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Theresa May

Le Parlement britannique accorde à Theresa May des législatives anticipées

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Le Premier ministre britannique Theresa May a demandé hier que les élections législatives soient avancées de trois ans. Cette requête a pour objectif de faire avancer les négociations dans le cadre du Brexit grâce à la constitution d’une nouvelle Chambre des communes. Elle justifie son acte ainsi :

« Des élections générales vont apporter aux pays cinq ans de leadership fort et stable pour mener à bien les négociations et nous assurer d’en faire un succès. »

Ce renouvellement de députés devrait lui permettre en même temps d’augmenter le nombre de sièges conservateurs.

Comment sa requête a‑t‑elle abouti ? Suite à la demande de Theresa May, le Parlement britannique a validé la proposition avec une majorité écrasante de 522 voix contre 13 à l’issue d’une heure et demie de débats. Une centaine d’élus se sont abstenus. Le Premier ministre, qui avait besoin de deux tiers des bulletins en sa faveur sur les 650 membres de la Chambre des communes, va pouvoir avancer les élections au 8 juin. Pour faire leur campagne, en urgence, les candidats n’auront que cinq semaines à compter du 3 mai, date après laquelle l’assemblée actuelle ne siègera plus.

Quelle est la réaction de ses rivaux ? Certains députés comme Jeremy Corbyn, chef du Parti travailliste et rival du Premier ministre, ont approuvé la proposition alors même qu’ils pourraient y perdre leur poste. Ce pro‑Union européenne espère ainsi donner la possibilité de changer de direction. En réalité, la campagne est déjà engagée puisque le Premier ministre n’a pas hésité à le qualifier d’« inapte à diriger ».

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Hamon et Valls, c’est un peu Corbyn et Blair »

24/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Après que le premier tour de la primaire de la gauche a désigné ses finalistes, Manuel Valls et Benoît Hamon, Eric Zemmour y a vu ce matin sur RTL une correspondance avec le Parti travailliste britannique : « Do you speak english ? Le Parti socialiste parle anglais mais ne le sait pas, ne veut pas le savoir. Il croit être l’héritier du parti d’Épinay, fondé par François Mitterrand en 1971, alors qu’il est devenu une copie du Parti travailliste britannique. »

« Manuel Valls, c’est Tony Blair, poursuit l’éditorialiste, mais il en a honte aujourd’hui, alors qu’il en était si fier naguère. Il imitait son style direct, son obsession de la com, son souci de l’efficacité, son respect de l’ordre, son rejet de la culture de l’excuse, son libéralisme, son culte de l’ouverture au monde, sa modernité, sa proximité décomplexée avec le patronat, son goût de la transgression son mépris des tabous de la gauche. »

« Au début de cette campagne des primaires, se gausse Eric Zemmour, [Valls] a essayé de se travestir en socialiste à l’ancienne, en roi de la synthèse à la Hollande, et le costume lui allait aussi bien que des lunettes roses à un canard. Il l’a compris mais un peu tard. »

Selon lui, le combat du second tour face à Hamon « va l’obliger à jeter ce costume de carnaval à la poubelle et à redevenir le vrai Valls ». Mais c’est sans doute trop tard, le « moderne » est déjà « désuet ». Car outre-Manche, Jeremy Corbin a succédé à Tony Blair à la tête du parti.

Et « Corbyn, c’est le travaillisme à l’ancienne, classe contre classe, anti-capitaliste, anti-mondialisation, anti-occidentaliste même. Un pacifiste, un tiers-mondiste, un  multiculturaliste, un anti-sioniste militant », décrit Éric Zemmour.

Selon lui, « cette campagne des primaires a révélé le Jeremy Corbin français en la personne de Benoît Hamon », qui « a coché toutes les cases », « ne reculant devant aucune démagogie ». Comme Corbyn, il « a rassemblé les jeunes diplômés prolétarisés des centres urbains et un électorat de banlieues ». Il a aussi « réussi dans les urnes la jonction dont rêvaient en vain les agitateurs de Nuit Debout ».