El Khomri, le maillon faible

03/03/2016 – POLITIQUE (Présent 8559)

En plein débat sur la réforme du droit du travail, le ministre Myriam El Khomri, a dû être brièvement hospitalisée, on a parlé de « stress » parce qu’elle était lasse que des députés socialistes lui savonnent la planche pour la faire choir. En réalité, elle a bien glissé, mais dans sa baignoire, l’hygiène recelant des dangers insoupçonnés.
Quittant son lit de douleur, elle s’est donc attelée de nouveau à sa tâche, la mission impossible qui consiste à faire avaler à la gauche une réforme du Code du travail qu’applaudissent le Medef et la droite libérale. Elle a foncé sans états d’âme, le premier ministre ayant assuré qu’il « irait jusqu’au bout » malgré les cris des syndicats et les chuchotements de ses propres ministres.
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Las, à peine avait-elle repris le collier, que Valls et Hollande amorçaient la marche arrière ! Reculade ? Renoncement devant le flot des protestations ? Mais non ! Seulement, concertation avec les syndicats, explication avec les députés socialistes pour « améliorer » le texte, jure Hollande la main sur le cœur.
Pensez si la CGT va l’améliorer, qui en demande l’abrogation ! Aucun gouvernement d’ailleurs n’enterre un projet de loi ! Il le confie à une commission, il annonce une consultation nationale ou il en suspend l’application provisoirement, cela va de soi, et au bout d’un moment on n’en parle plus. Là, Valls consulte jusqu’à ce que son texte, passé à la moulinette syndicale, ne soit plus qu’un simulacre de réforme.

Myriam El Khomri ne sait plus sur quel pied danser, elle sait seulement que ce ne doit pas être dans sa baignoire. En bon petit soldat, elle s’inclinera. C’est pour cela qu’elle a été choisie. Rien ne la prédisposait à occuper ce poste clé.
Jusque-là secrétaire d’État à la politique de la Ville après avoir été chargée de l’enfance à la mairie de Paris, le droit du travail lui était Terra incognita. Il y avait sur les rangs des postulants bien plus compétents, tels Alain Vidalies ou Jean-Marc Germain. Mais ils étaient moins dociles, car ils pesaient d’un autre poids politique que Mme El Khomri. À ces hommes « forts », on a préféré ce maillon faible que Valls et Hollande peuvent soumettre à leur guise, elle suivra fidèlement leurs tours et détours.

Lors du récent remaniement, le critère pour nommer les nouveaux ministres et sous-ministres était leur capacité à avaler les couleuvres de l’Élysée et de Matignon. Voyez les écologistes, qui sans frémir, en une semaine, ont accepté de voir l’activité des centrales nucléaires prolongée de dix ans, constaté le dépôt d’un amendement du gouvernement mettant fin à la règle « pollueur-payeur » et, enfin, la décision d’un tribunal autorisant la prospection pour le gaz de schiste !

Revenons à la slalomeuse de baignoire. Elle n’a évidemment aucune autorité face aux syndicats qui savent qu’elle n’est qu’un pion sur l’échiquier du gouvernement, ils ne lui accordent donc aucun crédit. D’ailleurs, la concertation avec eux se fera autour de Valls, Myriam El Khomri n’en étant que la greffière en chef. Alors que le chômage déchire le tissu national, un ministre du travail sans autorité et déjà déconsidéré ne peut qu’aggraver de son insignifiance personnelle l’impuissance générale pour le malheur du pays.

Guy Rouvrais

Le Parti Socialiste lutte contre le Front National… à coup de subventions

03/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Un reportage de France 2 a dévoilé comment le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a utilisé une partie de sa réserve parlementaire pour financer la Ligue de l’Enseignement, un réseau d’associations ouvertement hostiles au Front National.
À titre d’exemple, lors des élections régionales, ils avaient appelé à faire barrage au Front National, un parti qui renvoie « aux années les plus soooombres de l’histoire de notre pays ».
Le groupe PS ne s’est pas caché de vouloir abonder un fonds « qui sera destiné au soutien du tissu associatif dans les communes administrées par le Front National ».
Les élus socialistes ont ainsi été invités à donner au moins 1 000 € à la Ligue de l’Enseignement « dont le Parti Socialiste est proche » a précisé France 2. Sauf avis contraire, l’allocation de 1 000 € serait réalisée automatiquement. Au final, 201 députés sur 287 ont accordé une partie de leur réserve parlementaire, pour un montant total de 268 300 €.


Projet de loi El Khomri : tentatives de diversion de l’exécutif socialiste ?

02/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, nous avions abordé la question du projet de loi El Khomri à l’égard duquel le gouvernement a reculé de 15 jours sa présentation officielle en conseil des ministres. Mardi, on a assisté à des démarches visant à faire croire qu’il n’y avait pas de recul.

Expliquez-nous !
Si, d’un côté, il y a la peur d’être désavoué, notamment par les syndicats, de l’autre, la peur d’apparaître comme un gouvernement qui recule est présente. Manuel Valls a affirmé : « le recul, ce serait abandonner le texte ». En réalité, François Hollande cherche à masquer un recul, ce qui est habituel depuis plusieurs années. Les gouvernants tentent de dissimuler, quitte à adopter des postures apparemment agressives.
Ainsi, Hollande a déclaré « J’ai fait tout au long de ces années la priorité à l’emploi, je ne changerai pas, pour moi c’est l’essentiel. Il n’y a pas d’autre voie que le mouvement. Rien ne serait pire que l’immobilisme ». Certes, des paroles martiales, mais on peut se demander si elles ne masquent pas des faiblesses. Autre élément de phraséologie hollandienne : « Il vaut mieux prendre du temps pour mieux en gagner ». Bref, la rhétorique offensive quand le bateau coule…

Il s’agirait donc d’une pure stratégie de communication
Il est intéressant de noter que le malaise du ministre de Travail a fait l’objet d’un traitement médiatique au sommet. Hollande a affirmé que le malaise n’était qu’« un accident domestique » et que l’intéressée serait « sur pied dès ce soir ». Faut-il y voir une volonté d’allumer un contre-feu médiatique, quitte à se servir d’un fait banal ? La question est posée. Bref pour dissimuler une affaire — en l’espèce, un recul qui écorne une image réformiste —, on crée une autre affaire… Stratégie classique. Dans un monde médiatique, tout peut servir. Peut-être faudrait-il voir la récente polémique sous cet angle ?

Éric Zemmour fait tomber les masques du socialisme

01/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Dimanche soir, Éric Zemmour faisait son grand retour sur le plateau d’Apolline de Malherbe sur BFMTV, pour un débat l’opposant à Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du parti socialiste.

Durant trente minutes, les téléspectateurs ont pu voir un débat houleux, où Éric Zemmour a réussi avec brio à faire tomber les fantasmes idéologiques du socialisme sur la question identitaire, face à un Premier secrétaire en perdition.
Quand Éric Zemmour met en lumière l’idéologie gauchiste de déconstruction de la nation, de la famille et des sexes, Cambadélis affirme qu’il « incarne un mouvement xénophobe comme il en existait dans l’entre-deux-guerres ».
Quand Éric Zemmour parvient à restituer la triste réalité du Grand remplacement dans les banlieues françaises, Cambadélis multiplie sans réelle conviction les incantations surannées à la France fraternelle, tolérante, ouverte sur le monde, « dialoguant avec l’autre ».
Confronté à la responsabilité de la gauche dans l’échec de l’intégration de l’immigration maghrébine, Cambadélis préfère rappeler les bavures françaises en Algérie et la décolonisation.
Lorsque Zemmour démontre l’incompatibilité de l’islam avec la France et alerte sur la souffrance des Français de souche, Cambadélis met en garde contre les amalgames et la séparation des Français, renouvelant son souhait de « bâtir du commun ».

Face à cette apathie, Éric Zemmour a pu ponctuer le débat de phrases-chocs et pertinentes.
En effet, le journaliste a rappelé au sujet des migrants « qu’on n’arrête pas les envahisseurs avec de belles paroles » et directement invectivé le Premier secrétaire : « De Gaulle disait qu’il était possible d’intégrer des individus, mais pas des peuples. Vous avez fait venir des peuples, vous aurez une situation à la libanaise ».


Faillite des gauches

26/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8555)

Tandis que notre pays s’enfonce dans la crise, que se creusent la dette et les déficits, que l’ombre noire du terrorisme islamique plane sur lui, les socialistes débattent âprement d’une question existentielle qui s’apparente à celle sur le sexe des anges : où est la vraie gauche ? « Nous représentons la gauche moderne », assure Martine Aubry parlant d’elle et des frondeurs, reprenant la formule de Manuel Valls qui l’appliquait à sa politique et fustigeait la « gauche passéiste ».
Réplique de l’édile lilloise : « Nous sommes la gauche progressiste. » Mélenchon explique que Martine Aubry ne fait que se rallier à ce qu’il a toujours dit, lui le porteur de la vraie croix socialiste. Ce jeu de ping-pong peut durer un moment encore, car dans cette querelle des anciens et des modernes, tout le monde veut être moderne.
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C’est la réforme du Code du travail, portée par Myriam El Khomri, qui a déclenché les hostilités et a contraint Mme Aubry à sortir de sa tranchée nordiste pour monter au front. Depuis, les vieux croyants du socialisme ne sont qu’imprécations, fulminations, condamnations, hurlant à la trahison des sublimes idéaux de la gauche. La vérité pourtant est que les socialistes ont depuis un moment déjà mis de l’eau libérale dans le vin rouge du socialisme, non par vertu, mais par nécessité, le projet du ministre du Travail aujourd’hui n’en est que la dernière manifestation.

Qui, chez les anciens comme les modernes du PS, donne toujours du socialisme la définition du dictionnaire : « l’appropriation collective des moyens de production » ? Qui fait toujours sienne la formule de Mitterrand en 1971 : « Celui qui n’accepte pas la rupture avec le capitalisme celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti socialiste » ? En 1983, alors au pouvoir, il dut renoncer à ces billevesées pour éviter d’achever la ruine du pays par l’application du programme commun.
En 2002, loin de rompre avec le capitalisme, le gouvernement Jospin le restaura de 1997 à 2002, il fut le Premier ministre qui privatisa le plus. Rappelons que Martine Aubry et Jean-Luc Mélenchon y étaient ministres. La « trahison » vient de loin, les poulains de Hollande, Valls, Macron, El Khomri, s’inscrivent dans sa continuité en dépouillant le socialisme de ses dogmes exténués.

Mais cette faillite idéologique s’accompagne d’une autre, bien plus grave, dont Hollande est le syndic. Les socialistes ont trahi les ouvriers, les oubliés, les laissés-pour-compte de la société dont ils prétendaient être les défenseurs.
L’ancêtre du PS, c’était la SFIO : Socialistes français de l’internationale ouvrière. Il n’y a plus d’ouvriers au Parti socialiste, occupé par les bobos, les hauts fonctionnaires et les apparatchiks. Au point qu’en 2002 Pierre Mauroy, qui avait connu, dans le Nord, un socialisme ouvrier, dut lancer au candidat Jospin : « Ouvrier, ce n’est pas un gros mot ! »
Ces gens-là n’ont entendu parler du peuple que par ouï-dire. De Hollande à Mélenchon en passant par Aubry et Valls, ils sont pour les immigrés au détriment des travailleurs français dont ils ignorent la souffrance.
Et ils s’étonnent que ceux-là, leurs électeurs d’hier, se tournent vers le Front national, seul à les défendre.

Guy Rouvrais

Désunion à gauche

25/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La maire de Lille Martine Aubry a publié une tribune incendiaire dans Le Monde, attaquant la politique gouvernementale, et visant particulièrement Manuel Valls puis François Hollande. Dans cette tribune, intitulée « Sortir de l’impasse », elle est accompagnée de plusieurs autres membres du Parti socialiste, comme Benoît Hamon, Daniel Cohn-Bendit, Yannick Jadot ou encore Christian Paul, pour aborder certains points comme la réforme sur le droit du travail, la déchéance de nationalité et la gestion de la crise migratoire. Ils déplorent au fur et à mesure toutes les mesures prises par l’exécutif depuis le début du quinquennat.

En parallèle, Martine Aubry affirme qu’il existe des réponses et des réponses modernes. Pour le droit du travail par exemple, dite loi El Khomri, il y a des solutions pour que, d’une part, la compétitivité des entreprises soit améliorée, et, d’autre part, assurer davantage de protections aux salariés. Elle renchérit ensuite en scandant « La gauche progressiste et moderne, c’est nous ! Il y a une gauche réformiste, c’est nous ! »

Cette attaque frontale ne manifeste-t-elle pas une crise plus globale au sein de la gauche ?
La gauche française connaît aujourd’hui de véritables dissensions et cette tribune ne fait que les révéler. À quelques mois des campagnes électorales, les auteurs de cette tribune précisent que le problème vient du gouvernement en place et pas du socialisme, et s’en désolent pour le futur et pour la France « Que restera-t-il des idéaux du socialisme lorsque l’on aura, jour après jour, sapé ses principes et ses fondements ? ».
Il y a donc une opposition entre la gauche passée « Les vieilles recettes » et la gauche moderne, réaliste, qui a les solutions. Mais pour d’autres politiques, comme Michel Sapin, cette opposition anciens/modernes est pratique pour la critique, et ils estiment que les alternatives concrètes manquent encore à ce discours.

Crédit photo : Parti Socialiste via Flickr (CC) = Martine Aubry 2eme primaires citoyennes


Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.

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I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

https://www.youtube.com/watch?v=vRX9fB7yeRI

Loi El Khomri : la réforme du Code du travail ne passe pas à gauche

19/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le MEDEF en a rêvé, Myriam El Khomri l’a fait, c’est le sentiment d’une bonne partie de la gauche, qui se braque à l’idée d’un passage en force de la réforme du Code du travail.

Le projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du Code du travail braque la gauche. Alors que le texte n’est même pas arrivé sur les pupitres des députés, les frondeurs du PS – et pas qu’eux — mettent en garde le gouvernement tant sur le fond du texte que sur la forme.

Pour la forme, Myriam El Khomri a menacé d’emblée de recourir au 49.3. « Nous voulons convaincre les parlementaires de l’ambition de ce projet de loi. Mais nous [avec le Premier ministre] prendrons nos responsabilités. » Cette phrase, prononcée par le ministre du Travail a mis le feu aux poudres. Elle porte bien la patte de la méthode Valls, habitué à mettre une pression maximale en début de négociation et à ne pas lâcher par la suite, comme l’a montré l’adoption sans vote de la loi Macron, une grosse arête qui est restée coincée dans la gorge des députés socialistes.

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À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.

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Procès Cahuzac : Hollande s’en tire

09/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8542)
Cahuzac s’indigne d’être traité comme un paria. Il fallait y penser avant. Son procès est bien celui de la racaille en col blanc qu’il incarne superbement. Le champion de la rigueur morale, chargé de traquer la fraude fiscale à son poste de ministre du Budget et qui exhortait les Français à payer vertueusement leurs impôts, est devenu le symbole du mensonge et de l’imposture socialistes.

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Jérôme Cahuzac est représentatif de cette classe politique qui se fout totalement de la morale publique et de l’intérêt général et ne s’intéresse qu’au sien propre. Et qui au passage prend des postures et donne des leçons à tout le monde.
Le scandale Cahuzac aurait dû entraîner la chute du gouvernement Hollande. Son cirque devant l’Assemblée nationale jurant ses grands dieux qu’il n’avait pas de compte en Suisse, restera dans les annales de l’un des plus gros mensonges publics. Hollande était alerté depuis des mois que son ministre des Finances, son étoile montante, fils de résistants, qui devait incarner sa « République exemplaire » détenait un compte caché de 600 000 euros en Suisse. Et pas seulement.

L’instruction a mis au jour une fraude fiscale décrite comme « obstinée », « sophistiquée » et « familiale ». À l’origine de l’entreprise, le chirurgien Cahuzac et sa femme ont tenu une florissante clinique spécialisée dans les implants capillaires. « Le récit des manœuvres de fraude, tel qu’il est fait par les enquêteurs, oscille entre roman de gare et manuel de délinquance financière internationale » souligne L’Indépendant. Est relaté comment Jérôme Cahuzac, sous le nom de code « Birdie », se fait livrer 10 000 euros en espèces, dans la rue, à Paris. Même les comptes de la mère du ministre servent à « blanchir », entre 2003 et 2010, quelque 200 000 euros de chèques établis par les clients de la clinique.

Hollande a fait comme si de rien n’était. S’il avait voulu démêler le vrai du faux à cette époque, il avait tous les moyens pour le faire. Mais surtout il le devait. Il a choisi la lâcheté et l’incapacité à gouverner son propre gouvernement.
Après plusieurs semaines d’audition et les convocations des trois ministres Valls, Moscovici et Taubira, le président de la commission d’enquête parlementaire était arrivé à la conclusion suivante : « Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé. »
Et qu’il s’est parfaitement remis de ce mensonge d’État.

Caroline Parmentier

Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut en finir avec cette idée « inacceptable » de « Français de souche »

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Luc Mélenchon ne voit-il pas que cet acharnement contre les mots « Français de souche » est à la fois profondément insultant et irrationnel ?

Benoît Hamon et 35 députés veulent profiter de la révision constitutionnelle pour remettre sur le tapis, à travers un amendement, le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.
Aussitôt, Jean-Luc Mélenchon a ouvert les volets et montré sa tête à la fenêtre comme un coucou alsacien, pour twitter : « Bravo @Benoît Hamon ! Il est temps d’en finir avec cette idée “inacceptable” de “Français de souche” ».

Dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, les mots de « Français de souche » reviennent avec une régularité de métronome. Inutile de faire des statistiques, c’est l’homme politique qui les prononce le plus. Tous les prétextes sont bons, même les plus éloignés de la question. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.
De la rage, en effet, avec en général deux variantes : le « Français de souche » n’existe pas ou – c’est ce qu’il tweete, aujourd’hui – l’idée de « Français de souche » est inacceptable.

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Jérome Guedj loue son hôtel particulier sur Airbnb

03/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Conseiller général du canton de Massy-Est et se revendiquant de l’aile gauche du PS, Jérome Guedj a mis en ligne sur le site AirBnb une annonce de location. On y découvre qu’il possède, selon les termes de l’annonce : « Un superbe hôtel particulier de 400 m² à 100 m des arènes d’Arles, sans aucun vis-à-vis, petite piscine, jardin, 5 chambres etc… ». Sans doute un beau lieu de repos pour cet ancien député qui lors de sa lourde défaite aux départementales exhortait l’exécutif à « Renouer avec les classes populaires ». Faites ce que je dis pas ce que je fais.

Déchéance de la nationalité : quand le débat se complique

L'Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014

06/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La question avait été lancée par François Hollande, dans son intervention devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles, le 16 novembre 2015. Dans ses vœux du 31 décembre dernier, il avait appelé à inscrire cette question dans la Constitution. Le débat fait rage et divise les différentes familles politiques.

Justement que se passe-t-il ?
Certains se réjouissent de cette annonce, y compris le FN. Pour Florian Philippot, la déchéance de la nationalité doit être envisagée pour des motifs autres que le terrorisme. Mais il existe des divisions aussi bien au PS que chez les Républicains. Des associations proches du PS comme SOS racisme ont appelé à manifester contre ce projet. Le planning familial s’est même prononcé contre la déchéance de nationalité sans que l’on voie le rapport avec ses actions. Les Républicains n’ont toujours pas pris position et doivent se réunir aujourd’hui en bureau politique. Ils semblent désunis. On peut se demander si la démarche n’aura pas pour effet de diviser la droite parlementaire, de rendre Sarkozy inaudible et de satisfaire François Hollande. Le refus des centristes et des Républicains pourrait se retourner contre eux dans la mesure où l’opinion publique est pour la déchéance de nationalité. Rappelons qu’une révision de la Constitution suppose notamment une majorité de trois cinquièmes des parlementaires, ce que François Hollande pourrait obtenir en raison du contexte.

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Bernard Tapie revient en politique pour faire barrage au FN

21/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Il n’a rien perdu de son bagou et de son aplomb. C’est quatre jours à peine après avoir été condamné par la justice à rembourser plus de 400 millions d’euros que Bernard Tapie annonce son retour en politique. Dans ses cartons : un plan pour éradiquer le chômage des moins de 25 ans et l’ambition de lutter contre le FN. Et peut-être une forme de chantage déguisé à la gauche pour effacer ses ardoises et/ou obtenir un maroquin en cas de victoire de la gauche en échange de sa non-présentation aux prochaines présidentielles, candidature qui coûterait très probablement une place au second tour au candidat PS. Rappelons-nous que c’est pour uniquement pour l’empêcher de se présenter contre lui que Hollande conserve près de lui Taubira… 

https://www.youtube.com/watch?v=3Osr2lDDRGo


Présidentielles 2017 : Le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? Par Franck Guiot

19/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Franck Guiot nous livre un scénario pour la présidentielle de 2017 qui verrait l’arrivée de Marine Le Pen à la présidence de la République. Optimiste ? peut-être. Mais c’est surtout un appel à un sursaut d’énergie et d’intelligence politique auquel nous appelle cette tribune.

Après le récent sondage IFOP du 17 décembre 2015 donnant François Hollande devant Nicolas Sarkozy au premier tour de la Présidentielle de 2017, les scénarios se précisent. A moins de 18 mois de la présidentielle, les instituts de sondages laissent la première place à Marine Le Pen, la deuxième place étant incertaine.
Loin de prétendre prévoir l’avenir, je me livre pourtant à un scénario basé sur un tripartisme désormais installé depuis la victoire du Front National en nombre de voix aux élections régionales de décembre 2015.

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Automne 2016 :
Nicolas Sarkozy est élu sans surprise lors de primaire organisée par les « républicains » à destination des électeurs partageant les « valeurs » de la droite et du centre.
Dès lors, les Républicains se déchirent entre le camp des sarkozystes traditionnels et ceux de la « droite molle » du clan Juppé, Alain Juppé appelle alors à une candidature du « centre-droit » pour faire barrage à la « droite dure » de Nicolas Sarkozy.
Les caillassages de policiers par les racailles deviennent le quotidien dans les zones de non-droit, et les menaces islamistes aux cris d’« Allah Akbar » se succèdent un peu partout sur le territoire.
L’invasion migratoire est telle qu’on ne sait plus à 10 000 clandestins près combien ils sont sur notre territoire. Leur nombre à Calais dépasse les 15 000, les agressions sont quotidiennes.
Dans les campagnes, des comités de vigilance citoyenne se mettent en place pour faire face à cette délinquance liée à l’invasion migratoire et à la justice devenue totalement absente pour condamner les agissements de la racaille en France.

23 avril 2017 :
Premier tour de la présidentielle : coup de tonnerre : la droite « traditionnelle éliminée du jeu »
19 h : les journalistes sur les chaînes infos sont tétanisés.
20 h : le verdict tombe : Marine Le Pen : 29 % — François Hollande : 22 % — Nicolas Sarkozy : 21.9 % — François Bayrou : 10 % — Nicolas Dupont-Aignan : 7 % — Jean-Luc Mélenchon : 5 % — Cécile Duflot : 2 % — Candidat divers-gauche : 1.9 % — Candidat divers-droite : 1.2 %
20 h 30 : François Hollande appelle au rassemblement des Français pour faire barrage au péril de l’extrême-droite.
20 h 50 : Nicolas Sarkozy prend acte de la défaite, mais ne donne aucune consigne de vote pour le second tour.

Dès le lundi 24 avril 2017, des rassemblements hétéroclites composés de lycéens bobos, d’antifas et d’immigrés sans papiers se multiplient çà et là dans plusieurs villes de France. Parallèlement, la jeunesse de France manifeste pour appeler au sursaut patriote et à l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.
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Durant les 2 semaines de l’entre-deux-tours, les unes des médias basculeront une fois de plus dans l’outrance en appelant ouvertement à faire barrage au « péril fasciste ».
Manuel Valls ira une nouvelle fois mener campagne aux frais de l’état pour faire barrage au FN en crachant sa haine sur ceux qui veulent tout simplement rester Français en France.

7 mai 2017 :
19 h : Sur I-télé, Mickael Darmon affiche une mine terrifiée, sur BFMTV Ruth Elkrief ne parvient plus à dissimuler sa peur.
20 h : Les résultats tombent : Marine Le Pen est élue Présidente de la République Française avec 50.3 % des voix face à François Hollande.

Des émeutes ont lieu dans Paris et en Banlieue où des racailles instrumentalisées par la Gauche cassent et vandalisent tout.
Marine Le Pen demande aux forces de police et à l’armée de rétablir l’ordre.
Tout ne sera que désordre jusqu’aux élections législatives de juin au cours desquelles Marine Le Pen n’a pas de majorité absolue pour gouverner, étant donné le mode de scrutin sans proportionnelle :
• Front National : 185 députés
• LR et centre-droit : 202 députés
• Socialistes et divers gauche : 190 députés
Un grand nombre de députés LR assurent à Marine Le Pen leur volonté de travailler ensemble pour relever la France entraînée dans la déchéance socialiste depuis 2012 et même avant…
Marine Le Pen nomme Robert Ménard Premier ministre, il est chargé de nommer un gouvernement représentatif de la population Française dont les ministres sont issus en partie de la société civile avec pour mot d’ordre : restaurer l’ordre républicain, sauvegarder notre identité nos valeurs et nos traditions, interdire toute forme de communautarisme, mettre fin immédiatement à l’immigration en rétablissant des frontières strictes.

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Robert Ménard choisit l’ouverture à droite (conformément à l’entretien qu’il a accordé à Valeurs Actuelles en date du 18 décembre 2015 http://www.valeursactuelles.com/cest-a-droite-quon-trouvera-de-nouveaux-electeurs-57946) en associant toutes les forces patriotes, bien au-delà du FN et du rassemblement bleu Marine pour se rassembler autour des valeurs suivantes : identité, immigration, sécurité, défense de la famille, des valeurs traditionnelles et de la libre entreprise.
Contrairement à ce que prédisaient les mauvaises langues,
Il trouve sur son chemin beaucoup de députés « Républicains » qui se disent prêts à l’accompagner dans cette rude tâche de redresser la France après 40 ans de laisser–aller…
Aux postes clefs, Robert Ménard choisit de nommer Stéphane Ravier, ministre de l’Intérieur et Marion Maréchal Le Pen à la justice.
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Certains diront que ce scénario ne peut pas se réaliser. Je pense pourtant qu’il n’est pas utopique étant donné le message envoyé par plus de 8 millions d’électeurs lors des élections régionales de décembre en faisant du Front National le premier parti de France en terme de voix.

Ce scénario ne se fera pas sans concessions, le programme présidentiel de Marine Le Pen devra tenir compte des priorités des Français (sauvegarde de notre identité, restauration de la sécurité, arrêt de l’immigration, baisse du chômage, baisse de la fiscalité et liberté d’entreprendre…) exprimées lors de leur vote en décembre 2015.

Le Front républicain décidé par la gauche et accueilli à bras ouverts par les candidats des « républicains » en Régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nord-Pas de Calais-Picardie ne fonctionnera pas dans l’autre sens : si les électeurs de Gauche ont voté massivement pour les candidats des républicains pour faire « barrage » à la « dangereuse extrême-droite, les électeurs des “Républicains” ne voteraient pas pour un candidat de gauche qui a menti et trahi les Français matin, midi et soir pendant 5 ans.

Que chacun d’entre — nous qui voulons mettre fin au chaos orchestré par la gauche sorte de son “entre-soi”, mais sachons faire le tri entre ceux qui veulent défendre nos valeurs, nos traditions et notre identité et ceux qui les piétinent chaque jour à coups de “vivre ensemble” et de “multiculturalisme”.
Il est possible et indispensable que les patriotes s’unissent maintenant pour la France et les Français d’abord !

Le travail de conquête du pouvoir après 40 ans d’immigration massive et de laxisme, c’est maintenant !

Bonnes fêtes de Noël et de fin d’année !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Valls et Raffarin pour une lutte fraternelle contre le chômage

17/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Jean-Pierre Raffarin, sénateur Les Républicains de la Vienne, en collaboration avec Manuel Valls, veut mettre en place un « pacte républicain », afin de lutter contre le chômage et le Front National, faisant ainsi, semble-t-il, d’une seule pierre deux coups. En effet, mercredi matin, invité sur Europe 1, Jean-Pierre Raffarin a proclamé : « Si, on veut éviter que le FN gagne la présidentielle, il faut baisser le chômage, et c’est l’intérêt de tous », proposant ainsi au gouvernement une alliance avec la droite parlementaire, pour un pacte républicain pour l’emploi. Le Premier ministre n’a alors pas tardé à répondre sur Twitter, avec enthousiasme : « OK avec Jean-Pierre Raffarin ! » Ce pacte doit se concrétiser en janvier, pour tenter d’améliorer la situation d’un pays de 6,3 millions de chômeurs.

Lutter contre le chômage, est ce donc lutter contre le FN ?
Il s’agit en effet pour Raffarin et Valls de mettre en place une équation pour contrer le FN dans l’optique des présidentielles. Mais cela nous rassure Raffarin, sans compromission, mais dans l’intérêt réel de la France. Le sénateur LR ne veut pas parler d’union nationale, mais proclame : « On a été d’accord, droite et gauche, pour battre le FN aux élections régionales. Alors, soyons ensemble, d’accord, pour faire en sorte que la cause du Front National première, le chômage, soit réglée ». On met donc un point d’honneur à s’occuper de la cause du chômage, dès lors que le FN semble se l’être accaparée.

Peut-on y voir une union qui se confirme entre la droite et la gauche, dans l’angoisse des résultats du FN ?
Raffarin semble vouloir à tout prix se justifier, et répète : « nous n’avons rien à voir avec le parti socialiste, et nous le combattrons à l’élection présidentielle, mais aujourd’hui il faut s’occuper de la France ». Le véritable but de ce pacte semble donc assez flou. Est-ce donc vraiment le chômage que l’on combat ? Il semble surtout que la baisse de la courbe de celui-ci soit le meilleur atout pour re-crédibiliser les partis de l’oligarchie.

Crédit photo : UMP via Flickr (CC) = Jean-Pierre Raffarin