La droite européenne suspend le Fidesz, le parti de Viktor Orban

21/03/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Parti populaire européen (PPE) a voté le 20 mars la suspension avec effet immédiat du parti du Premier ministre Hongrois Viktor Orban, le Fidesz.

En cause, une campagne jugée diffamatoire du Fidesz envers l’Union Européenne et Jean-Claude Juncker et diffusée en Hongrie le 19 février dernier.

Cette exclusion du parti hongrois Fidesz, présidé par Viktor Orban, pourrait ainsi entraîner une diminution de l’influence globale du PPE, car l’homme fort de la Hongrie ne compte pas en rester là. Ce dernier pourrait se tourner vers le parti polonais ultraconservateur « Droit et Justice » dans l’optique de former un nouveau groupe autour de valeurs communes. Cela créerait un appel d’air pour tous les partis conservateurs qui, au sein du Parlement, sont fatigués de composer sans cesse avec le politiquement correct de leurs groupes. L’exclusion de Viktor Orban pourrait donc marquer le début d’un renouveau du conservatisme européen, au cœur des institutions de l’Union.


Jean Messiha : «Le Parti populaire européen n’a pas intérêt politiquement à se séparer de Viktor Orban»

04/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, délégué national aux études du Rassemblement national, était l’invité de RT France.

Il est notamment intervenu au sujet de la potentielle exclusion du Premier ministre hongrois Viktor Orban du Parti populaire européen (PPE).


Europe : les caciques du Parti populaire européen furieux contre Viktor Orban

28/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Enfant terrible du PPE, le groupe classé à droite et majoritaire sur l’échiquier européen, le Premier ministre hongrois est de nouveau sur la sellette en interne. En cause, la campagne que son parti mène contre Jean-Claude Juncker, président de la Commission et lui aussi issu des rangs du PPE.

Une affiche de campagne accuse ce dernier d’affaiblir les droits des États membres à défendre leurs frontières et faciliter l’immigration au moyen d’un visa de migrant. « Fake news » a répliqué la Commission. Angela Merkel, dirigeante de fait du PPE, ainsi que Manfred Weber, patron du groupe PPE au Parlement européen s’en sont émus.

Quant à la tête de liste LR aux élections européennes, Bellamy, il a déclaré être plus proche de Juncker que d’Orban. Problème, si le Fidesz est exclu du groupe majoritaire, Orban sera naturellement tenté de se tourner vers ses soutiens.

C’est-à-dire la coalition des eurosceptiques qui semble se dessiner en Europe avec le PiS polonais, la Lega italienne, le FPÖ autrichien ainsi que le Rassemblement national, Vox et l’AfD. Un scénario cauchemardesque pour le PPE qui verrait son influence terriblement s’étioler au sein des institutions européennes.

Reportage : Viktor Orban, l’enfant terrible de la droite européenne

09/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Pour Euronews, le parti au pouvoir en Hongrie, le Fidesz du Premier ministre Viktor Orban, inquiète le PPE, le Parti populaire européen. La formation a soutenu au Parlement le recours à l’article 7 du traité sur le fonctionnement de l’Union qui peut entrainer des sanctions contre Budapest. Désormais la droite européenne s’interroge sur l’expulsion du parti hongrois.

La première force politique au sein de l’hémicycle a adopté une résolution qui appelle au respect des valeurs et des libertés européennes. La résolution ne mentionne jamais directement la Hongrie mais le message est bel et bien à destination du Premier ministre hongrois, présent à Helsinki pour le congrès du PPE. Face aux critiques Viktor Orban maintient son discours de fermeté à l’approche des élections européennes.

Mais Viktor Orban reste clair sur ses positions :

Pour notre victoire, retrouvons nos racines et parlons de la renaissance de la démocratie chrétienne.


Submersion migratoire : le PPE entre « politiquement correct » et « realpolitik »

23/10/2015 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le « problème migratoire », au menu du PPE, réunit mercredi et jeudi à Madrid pour son congrès
Le Parti populaire européen (PPE) est une large coalition des droites européennes. On y retrouve aussi bien Les Républicains, autour d’un Sarkozy qui redécouvre la « chienlit » gaullienne après les violences perpétrées cette semaine par les « gens du voyage », la CDU d’Angela Merkel qui accueillera deux millions d’immigrés sur le sol allemand, en 2015, que le Parti nationaliste hongrois présidé par Viktor Orban, aux positions anti-immigrationnistes tranchées. L’intervention mercredi du Premier ministre hongrois a été saluée par Nadine Morano, je cite, comme « Le meilleur discours [qu’elle ait] entendu pour l’instant au congrès du PPE ».

On notera aussi l’intervention de Joseph Daul
Président du PPE, et membre des « Républicains » présidé par Nicolas Sarkozy, Joseph Daul a adopté une position très hostile à l’accueil des clandestins déclarant « Nous ne pouvons pas en accepter encore des millions et des millions, que nous ne saurions pas gérer, et en plus qui déstabiliseraient beaucoup de pays et beaucoup de régions (…) Nous ne pouvons pas accepter l’ensemble de la misère du monde ». Cette dernière phrase reprend quasiment mot pour mot la célèbre sortie de Michel Rocard dans son discours du 6 juin 1989 devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre d’alors ajoutait sans ambages, « Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles (…) [Il faut] résister à cette poussée constante. »

Face à la submersion migratoire, le PPE a finalement adopté une « résolution d’urgence » particulièrement inconsistante
Cette résolution insiste en effet sur le renforcement des contrôles aux frontières, tout en recommandant une accélération des procédures d’asile et une amélioration de l’accueil des réfugiés. Un double langage qui montre l’embarras du PPE, pris entre le « politiquement correct » et le souci de ne pas braquer des opinions publiques de plus en plus ouvertement hostiles à l’immigration.