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Le pape François lance encore un appel pour accueillir les migrants en Europe

15/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
Le pape François a une nouvelle fois lancé un appel à l’hospitalité envers les immigrés. “Le péché est de renoncer à la rencontre avec l’autre”, a-t-il martelé à l’occasion de la 104e Journée mondiale des migrants et réfugiés.

Les communautés locales ont parfois peur que le nouveau venu dérange l’ordre établi, prenne ce qui a été laborieusement acquis. Et le nouveau venu arrive aussi avec des peurs. Peur de la confrontation, du jugement, de la discrimination, de l’échec. Ces craintes sont légitimes, basées sur des doutes compréhensibles d’un point de vue humain. Avoir des doutes et des craintes n’est pas un péché. Le péché c’est de laisser ces craintes déterminer nos réponses, conditionner nos choix, compromettre le respect et la générosité.

“Le péché est de renoncer à la rencontre avec l’autre”. Et si l’on préférait défendre les nôtres avant les autres ?


Immigration et pape François : où est passée la prudence traditionnelle de l’Église ? – par Christian Vanneste

Les papes nous avaient habitués à plus de sagesse et à plus de lucidité.

Malgré quelques références à ses prédécesseurs, il est évident que le souverain pontife accorde à la question des migrations une importance beaucoup plus grande qu’ils ne le faisaient, et surtout qu’il abandonne la position équilibrée du Saint-Siège pour développer une conception très favorable à l’immigration.

Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église n’évoquait les immigrés qu’à six reprises en 330 pages et ne consacrait, en fait, que deux courts paragraphes au problème, essentiellement sous l’angle du travail.

« L’émigration peut être une ressource, plutôt qu’un obstacle », résume la pensée. L’idée que l’immigration était une nécessité pour les régions les moins favorisées et qu’elle répondait à une offre de travail non satisfaite conduisait à la considérer comme un phénomène bénéfique, mais à réglementer dans un souci d’équilibre et d’équité, en excluant l’exploitation des travailleurs, en respectant les liens familiaux et en encourageant le maintien dans les zones d’origine, grâce à l’aide au développement.

Même si l’on pouvait formuler des critiques techniques sur l’offre de travail non satisfaite ou sur le regroupement familial, l’inspiration morale du texte était clairement évangélique et, par ailleurs, prudente. On retrouve ce même souci d’équilibre dans les déclarations de Benoît XVI qui, dans son encyclique Caritas in veritate, met en regard « la sauvegarde des droits et des exigences des personnes et des familles émigrées » et « ceux des sociétés où arrivent les immigrés ».

Benoît XVI est européen. Il est informé d’un certain nombre de comportements et des réactions qu’ils entraînent chez les chrétiens.

Le Pape François a abandonné cette prudence et cet équilibre. Il a multiplié les gestes symboliques depuis son premier voyage pontifical le 8 juillet 2013 à Lampedusa. Depuis quelques mois, les déclarations se succèdent. Le jour de l’Assomption, il signe un texte destiné à la 104e Journée mondiale des migrants et réfugiés et formule vingt et une propositions. Celles-ci sont, sans retenue, un appel en faveur d’une politique d’ouverture à l’immigration. Les visas doivent être facilités. Un système d’immigration, des corridors doivent permettre de légaliser l’immigration illégale. Il ne faut pas recourir aux expulsions « non adéquates ». Il faut éviter les détentions. Il faut accorder le maximum de droits, de libertés et d’aides aux immigrés, en matière de justice et d’accès au travail notamment. Il faut respecter leur identité culturelle, mais leur offrir une citoyenneté dissociée du travail et de la pratique de la langue… C’est-à-dire sans intégration ni même insertion, pour ne pas évoquer l’assimilation qui ne respecterait pas l’identité culturelle des nouveaux arrivants !

Ce texte politique, donc hors infaillibilité, dépasse de très loin le domaine où le pape doit être écouté par les catholiques avec respect et fidélité. Il s’agit d’un texte qui entend dicter leurs choix aux États et aux peuples au mépris de ce que les nations peuvent légitimement concevoir comme leur bien commun. Que les catholiques eux-mêmes s’inquiètent de la présence grandissante et parfois provocatrice d’une religion qui n’est ni proche du christianisme, ni « de paix et d’amour », devrait interpeller le successeur de saint Pierre. Que des décisions en matière de sécurité, de détention, d’octroi de visas et, plus encore, d’acquisition de la citoyenneté relèvent des États selon la volonté des peuples est une évidence criante qui semble échapper au souverain pontife.

Sa cinquième proposition est inacceptable : « Toujours faire passer la sécurité personnelle avant la sécurité nationale », autrement dit, la sécurité du migrant passe avant la sécurité de l’État qui accueille.

En novembre dernier, à l’occasion de la 5 1e Journée mondiale de prière pour la paix, le Saint-Père avait fixé quatre objectifs : accueillir, promouvoir, protéger, intégrer. Ce cadre s’accompagnait d’une critique de la suspicion dont témoigneraient les populations locales. Et il concluait en appelant les médias à démasquer les stéréotypes qui en seraient responsables.

Il est éprouvant, pour un catholique qui balance entre charité et responsabilité, de trouver dans les propos du pape non une source d’inspiration, mais exactement les mêmes arguments que ceux répandus par le mondialisme et la pensée unique. Le grand Autre n’est plus le prochain mais le lointain, sans souci du petit peuple. Les papes nous avaient habitués à plus de sagesse et à plus de lucidité.

Christian Vanneste

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Les migrants et le pape

16/09/2017 – VATICAN (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Le 21 août dernier, le pape François publiait un message annuel pour la Journée mondiale des migrants. Il demandait des mesures concrètes visant à protéger juridiquement les migrants, avant leur départ, pendant leur trajet, à leur arrivée, en leur garantissant une protection sociale, une scolarité pour les plus jeunes, une retraite pour les plus anciens. Sans limite aucune, la vision du pape semblait faire parfaitement fi des frontières en ce qui concerne l’accueil de l’autre. Cela allait d’ailleurs très clairement avec la ligne du livre Politique et société. On y voit en effet le saint Saint Père se définir comme sans réelle culture. Et on y trouve l’idée que la sécurité personnelle doit toujours passer avant la sécurité nationale.

Cependant on semble observer un revirement ?

En effet, on ne peut pas dire que les propos du 4 août sont dans la ligne de ceux du 10 septembre. Lors d’un de ses habituels interview de retour de voyage, le pape a avancé deux idées :

La première est un appel à la prudence : Les « gouvernements », a affirmé le pape, doivent réguler avec « prudence » les accueils, selon leur capacité à « intégrer » de nouvelles populations. « Il ne suffit pas d’ouvrir son cœur », a t il lancé, mais un gouvernement doit se dire: « Je ne peux pas accepter un nombre plus important, car il y a danger de la non intégration ». On se souvient qu’en 2016, à son retour de Suède, il avait déjà justifié le principe d’une régulation.

La seconde idée, consiste à dire que l’Occident a la responsabilité « d’investir » en « Afrique » pour que ses habitants puissent vivre sur un continent en « croissance ». Ce qui revient à traiter, à la source, l’une des causes de l’immigration économique. C’est un des fondamentaux de l’enseignement social de l’Eglise. Mais François ne l’avait encore quasiment jamais utilisé, accusant plutôt l’Europe d’égoïsme.

Parolin Vatican

Le secrétaire d’Etat du Vatican est intervenu au forum de Davos

Mgr Pietro Parolin, évêque italien fait cardinal par le pape François en février 2014, est le secrétaire d’État du Vatican qui, lors de la venue du président François Hollande au Vatican en janvier 2014, avait invité celui-ci à davantage « écouter et dialoguer avec les catholiques ». Intervenant au dernier forum de Davos le 19 janvier, le prélat a été interrogé sur les spécificités de la diplomatie vaticane.

Celle-ci, a-t-il expliqué, se concentre sur trois objectifs principaux : la lutte contre la pauvreté, la construction de ponts et l’instauration de la paix dans des situations concrètes. Mgr Parolin a beaucoup insisté sur les personnes et les problèmes concrets placés au centre de l’attention des services diplomatiques du Vatican qui ne se contentent pas de proclamer des principes.

Le cardinal a aussi fait remarquer que la présence de catholiques partout dans le monde permettait au Vatican d’avoir une grande connaissance de la situation sur le terrain. Et il a mis en avant l’importance pour l’Église de défendre la liberté religieuse de toutes les personnes, pas uniquement des catholiques ou des chrétiens :

« Les religions ne peuvent pas être cantonnées à la sphère privée. Elles ne sont pas que l’expression des sentiments personnels d’une personne, les religions ont quelque chose à dire dans le domaine public. Bien entendu en dialogue avec les autres fois, nous ne demandons pas de privilège pour l’Église catholique. […] Nous savons que nous vivons maintenant dans une société pluraliste où il y a de nombreuses expressions de la croyance religieuse et de la foi religieuse ».

Parlant d’une manière générale des problèmes du monde contemporain, Mgr Parolin a fait remarquer le caractère transcendant de chaque personne qui doit être reconnu, faute de quoi les gens risquent de se trouver réduits à leur dimension économique.

Insistant sur la valeur de solidarité entre êtres humains et l’importance de la fraternité entre tous, le secrétaire d’État du Vatican n’a pas échappé à la question du conflit entre cette nécessité et l’attitude des États européens qui n’ouvrent pas leurs frontières en grand ou qui les ferment pour préserver leur identité. Même s’il est resté toujours très politiquement correct, parlant de l’enrichissement issu de la rencontre entre les cultures et les religions, il a reconnu que l’ampleur du phénomène était nouvelle en Europe, et qu’il était indéniable qu’il y avait ici un réel problème. Mais, a-t-il encore insisté, toute attitude de fermeture et de non-acceptation des autres nous appauvrit.

Quant au terrorisme perpétré au nom de la religion, il a répété après le pape François, et comme lui sans citer l’islam, que c’était un détournement de la religion, la foi en Dieu ne pouvant pas conduire à de tels actes horribles. Avec de tels propos, le secrétaire d’État du Vatican devait se sentir comme un poisson dans l’eau au très mondialiste forum économique de Davos. L’auditeur qui aurait aimé connaître l’action de la diplomatie vaticane pour les chrétiens persécutés et notamment pour nos frères d’Orient persécutés au nom de l’islam sera resté sur sa faim, pas un mot n’ayant été prononcé sur ce thème.

Olivier Bault

Article paru dans le quotidien Présent sous le titre
« Le cardinal Parolin à Davos comme un poisson dans l’eau »

McDo

Un McDonald’s ouvre à Rome dans un immeuble du Vatican !

McDo Paradis03/01/2017 – ROME (NOVOpress) : L’installation d’un nouveau McDo à Rome, qui en compte pourtant déjà plusieurs dizaines, fait polémique. Celui-là, qui vient d’ouvrir rue Borgo Pio, se trouve en effet à proximité immédiate de la place Saint-Pierre. Non seulement l’enseigne emblématique de la malbouffe s’installe à une portée d’oraison du Vatican – et non pas au Vatican comme cela a pu être écrit –, mais l’immeuble qui abrite le McDo est la propriété du Vatican !

Quand le projet a été connu, à l’automne, des cardinaux ont tenté de s’y opposer et ont même écrit au pape François, d’autant que l’immeuble abrite les habitations de plusieurs dignitaires de l’Eglise catholique, dont le cardinal allemand Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et proche de Benoît XVI.

Le cardinal Elio Sgreccia, président émérite de l’Académie Pontificale pour la Vie, a par exemple dénoncé, dans La Repubblica, une décision « aberrante », exprimant sa « honte » de voir des « aliments malsains » vendus en un tel endroit. En vain.

Les marchands du temple avaient des arguments bien supérieurs à faire valoir : la location du rez-de-chaussée de l’immeuble à la société américaine rapportera au Vatican 30 000 euros par mois…

Conférence des évêque de France

Dites, les évêques, c’est quoi un « habitant de France » ?

Livre Evêques13/10/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Les évêques auraient pu écrire aux Français catholiques, ou bien à tous les Français, non, ils ont choisi de s’adresser… aux « habitants de notre pays » ! La formule se veut sans doute consensuelle, elle révèle surtout une profonde méconnaissance du sens des mots. Car dans le même temps, ces mêmes évêques qui forment le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France, et sont supposés constituer la fine fleur de l’aristocratique ecclésiale, disent vouloir contribuer à « la réflexion citoyenne » et usent du mot « concitoyen » comme s’il était synonyme de celui d’« habitant ». Comme si celui qui possède le droit de vote, parce qu’il est français, et celui qui ne le possède pas, parce qu’il ne l’est pas, et même celui qui se trouve dans « notre pays » en toute illégalité, devaient mener une réflexion commune sur la présidentielle de 2017…

Car tel est bien le but de la brochure (96 pages) que publient demain les évêques sous le titre Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique (Bayard/Cerf/Mame) : intervenir dans le débat présidentiel et, plus largement sur le débat politique français, ce qui pourrait avoir du sens s’ils le faisaient au nom du catholicisme, mais perd de son poids avec une série de lieux communs empruntés à bien pensance. Ainsi de ce passage sur les personnes « d’origine étrangère » qui « n’arrivent pas à trouver leur place » dans la société – les Français de souche encore moins, si ça peut leur ouvrir des perspectives… –, ou de cet autre, sur les djihadistes : « Sans minimiser en aucune façon leur responsabilité ni celle des commanditaires qui ont manipulé leur destin, il convient de se demander pourquoi l’intégration n’a pu s’opérer. » Ça valait vraiment le coup de faire un livre…

Pape François

Tribune libre – Un pape très médiatique, par Vincent Revel

Depuis quelques décennies, l’Europe occidentale a épousé avec ferveur la nouvelle religion des « droits de l’homme ». Issue conjointement de la pensée chrétienne, du siècle des Lumières, du néo-libéralisme mais aussi d’un internationalisme à la sauce antiraciste et altermondialiste, cette spiritualité universaliste a fait du grand métissage et du multiculturalisme une doctrine nouvelle à laquelle se réfèrent les sociétés dites modernes.

En dehors de ce chemin balisé par les nouveaux censeurs : point de salut ! Avec cette nouvelle foi, qui se veut paradoxalement simple pensée laïque et progressiste, la théocratie la plus impitoyable n’est pas loin de prendre forme. Tout est réuni pour une nouvelle inquisition, plus sournoise, plus monstrueuse et plus pernicieuse que la précédente. Faisant mine d’être indépendante, cette nouvelle chasse aux sorcières est pourtant tout aussi implacable. Ayant remplacé la charité par l’égalitarisme, les juges des temps modernes cherchent inlassablement la bête immonde pour la détruire froidement.

Associée à ce nouveau messianisme apocalyptique, l’Eglise post-Vatican II ne rechigne pas à la tâche. Déconnecté et déraciné des nations qui l’ont vu naître, le catholicisme n’en finit plus d’accabler les peuples européens d’une culpabilité oppressante. Ayant abandonné l’Europe pour faire leur ce nouveau message « christique » de l’amour de l’Autre sans aucune condition, de hauts prélats des églises occidentales ont décidé de parier sur la disparition des patries charnelles pour mieux aborder le nouveau monde globale se dessinant à l’aube de ce XXIe siècle.

Pouvant également s’apparenter à une forme de névrose nihiliste, cette volonté de voir mourir les vieilles nations, symboles de l’identité profonde des peuples, n’avait à ce jour jamais trouvé un tel écho à la cité du Vatican. Après le pape polonais anti-communiste, attaché aux véritables valeurs de la famille, après le souverain pontife allemand soi-disant islamophobe, protecteur des traditions et théologien dans l’âme, nous avons l’Argentin acquis bec et ongle à l’idée absurde du « citoyen monde » et à l’utopie du multiculturalisme.

Jamais un pape ne fut si populaire dans les médias ! Jamais un pape ne fut autant à la « mode » ! Le gentil pape François arriverait même à devenir fréquentable auprès des sympathisants de la gauche française, pourtant connus pour leur anticatholicisme chronique. Avec un peu de temps et de persévérance, il arrivera même à devenir une référence intellectuelle au sein des milieux antifascistes, altermondialistes et gauchistes d’Europe !

Le sans-frontiérisme et la dictature antiraciste, héritiers « light » d’un communisme stalinien à l’agonie, donnent à cette Eglise nouvelle l’occasion de s’émanciper du continent européen pour tenir un rôle nouveau, mêlant morale progressiste et vertus chrétiennes, en espérant devenir le guide du monde moderne.

Orphelins, les Européens, devenus pour le plus grand nombre de simples consommateurs narcissiques, se retrouvent à présent, sans l’avoir vu venir, dans une situation délicate. Trahie par ses instances religieuses, abandonnée par ses politiques corrompus et vaniteux, l’Europe se retrouve, tel l’agneau pascal, offerte en sacrifice pour obtenir les faveurs des nouveaux censeurs mais aussi de l’Oncle Sam, devenu en peu de temps l’unique modèle du Vieux Continent, désarmé, sans volonté de résistance.

Vincent Revel

Zemmour

Pour Eric Zemmour, le pape « abandonne l’Europe à son destin islamique »

19/04/2016 – France (NOVOpress) : Eric Zemmour n’a pas aimé, mais alors pas du tout, le geste du pape François qui est revenu de Lesbos avec douze Syriens musulmans, et la chronique qu’il a livrée ce matin sur RTL devrait lui valoir une nouvelle polémique.

Après avoir salué les talents de communicant du pape François (« Il fait honneur à la réputation légendaire de machiavélisme des jésuites »), Eric Zemmour déplore : « Le signal qu’il envoie est redoutable. Son habileté se retourne contre lui. C’est la maladresse des habiles diagnostiquée par ce grand chrétien qu’était François Mauriac. Les enfants de Dieu qu’il défend ne sont donc plus ceux de Jésus-Christ. Peut-être espère-t-il les convertir au catholicisme ? Mais il devrait savoir qu’en Europe, les conversions nombreuses ont lieu plutôt dans l’autre sens. »

« Le pape nous explique, non sans une pointe d’ironie, que les familles chrétiennes qu’on lui a présentées n’avaient pas leurs papiers en règle. On ne savait pas la miséricorde divine si procédurière… Ou doit-on comprendre que la religion lui importe peu ? Qu’il fait une croix sur l’Europe, terre chrétienne ? Il refuse de privilégier la défense des chrétiens d’Orient persécutés et abandonne l’Europe à son destin islamique. Les ponts qu’il veut édifier favoriseront toujours la civilisation la plus conquérante et la démographie la plus vigoureuse. […] Mais les lointains prédécesseurs de ce pape furent pourtant heureux dans les siècles passés que les Etats et peuples d’Europe viennent défendre par les armes une chrétienté alors menacée par les invasions ottomanes. »

« Le pape François semble ignorer ou mépriser cette longue et tragique histoire européenne. […] L’Europe est, aux yeux du pape, pourrie par l’argent et le relativisme, par le capitalisme et la théorie du genre, rongée par l’individualisme destructeur des familles et l’absence d’enfants. Qu’elle crève, mais que les principes soient saufs. Que la volonté de Dieu soit faite, même si le Dieu s’appelle Allah. »

Le mot « invasion » fait-il trembler Ouest-France ?

Source : OJIM

Mardi 1er mars, le pape François recevait à Rome une délégation de catholiques français de gauche.

Parmi eux trois députés, mais aussi deux journalistes : François Vercelletto, pour Ouest-France et Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie. À la lecture de leurs articles respectifs ici et là, on se demande si les deux hommes ont assisté au même entretien…

En effet, de cette rencontre, la presse française – à tort ou à raison, là n’est pas la question – ne retient que les termes pour le moins inhabituels, d’« invasion arabe » utilisés par le pape François et rapportés par Jean-Pierre Denis.

Toute la presse ? Non… François Vercelletto, pourtant présent à l’audience, ne fait aucune mention de ces termes pourtant très forts employés par le Souverain pontife, dans son long papier paru le 3 mars dans Ouest-France…

Est-ce parce que le mot « invasion », même prononcé par maladresse ou par contre-sens, fait peur ?

Le pape, la repentance et la condamnation, il entre en guerre contre le totalitarisme du "genre"

Pour le pape François, l’Europe est touchée par une “invasion arabe”

03/03/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Mardi 1er mars le pape François a reçu à Rome, en audience privée, une délégation d’acteurs du christianisme social. Le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire catholique La Vie relate dans un article les réflexions du souverain pontife sur des sujets tels que l’Europe, la laïcité ou la mondialisation.

Voici un extrait du récit de Jean-Pierre Denis :

« On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social », affirme-t-il froidement, comme on relèverait que le fond de l’air est frais. Mais il enchaîne très vite, et les théoriciens du « grand remplacement » cher à l’extrême-droite en seront cette fois pour leurs frais : « Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. »


Pour la première fois depuis mille ans, Rome et Moscou parlent d’une même voix

Source : Boulevard Voltaire
Jour historique que ce vendredi 12 février 2016. Le pape François et le patriarche Cyrille de Moscou se sont rencontrés à Cuba, pour s’entretenir durant quelques heures.

Jour historique que ce vendredi 12 février 2016. Le pape François et le patriarche Cyrille de Moscou se sont rencontrés à Cuba, pour s’entretenir durant quelques heures. C’est la première fois que le chef de l’Église catholique rencontre un patriarche russe. Suite à cet entretien, une déclaration commune a été cosignée par les deux pontifes qui y développent leurs engagements communs et mettent l’accent sur le besoin d’unité entre chrétiens.
Environnement, Ukraine, Proche-Orient, lutte contre la pauvreté : aucun sujet n’aurait été éludé durant cet entretien, dont les deux hommes ont également profité pour faire connaissance.
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Le pape n’aime pas les femmes ?

12/01/2016 – EUROPE (Présent 8522)

Pas un mot pour elles. Pas plus que si elles n’avaient jamais existé. Ces centaines de femmes allemandes, violentées, agressées sexuellement par près d’un millier d’hommes d’origine maghrébine en majorité des « réfugiés ». Les vœux du pape au corps diplomatique (presque entièrement consacrés aux migrants !) n’y ont pas fait une seule allusion. En revanche le souverain pontife a continué à exhorter l’Europe à rester accueillante et à demeurer ce « phare d’humanité ».

Le pape François a invité les Européens à « vaincre leur peur » des migrants, « en dépit des inévitables difficultés ». Est-ce cela l’allusion ? Les agressions sexuelles de masse utilisées comme arme de guerre pour terroriser les populations envahies sont une des « inévitables difficultés » de l’accueil des migrants auxquelles il faudra s’habituer ?

L’affaire monumentale de Cologne, mais aussi celles de Stockholm, Hambourg, Düsseldorf, Bielefeld, ou encore la Finlande, l’Autriche, la Suède qui reconnaît avoir caché une vague d’agressions sexuelles, ne change rien au discours idéologique et droit de l’hommiste du pape.
Rien n’y changera jamais rien.
La compassion et la charité pontificales ne fonctionnent que dans un sens. Si une seule réfugiée avait été violée par un policier allemand on imagine le tollé international et les condamnations mondiales. Mais les mots déchirants et les pleurs de ces femmes allemandes, leur terreur, leur humiliation, la colère que nous ressentons toutes, comptent pour rien. Le « cri de Rachel qui pleure ses enfants » cité par François, c’est exclusivement celui des migrants.
De même que toutes les comparaisons avec l’Ancien Testament dont il a nourri son discours, de l’exil du Paradis terrestre jusqu’à la marche vers la Terre promise en passant par l’Exode et la Fuite en Égypte, ne sont que paraboles des migrants « pour atteindre une terre dans laquelle coulent le lait et le miel ». Particulièrement bien venu quand on sait comment ces barbares se sont servis le soir du Réveillon !

Et le souverain pontife veut que l’Italie donne l’exemple : « Je souhaite que le traditionnel sens de l’hospitalité et de la solidarité qui distingue le peuple italien ne s’affaiblisse pas par les inévitables difficultés du moment, mais à la lumière de sa tradition multimillénaire qu’il soit capable d’accueillir et d’intégrer l’apport social, économique et culturel que les migrants peuvent offrir. » C’est-à-dire la destruction de sa culture multimillénaire justement, par l’immigration et le multiculturalisme.

Caroline Parmentier

Le Pape contre les murs

23/11/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)

« Quelle est la plus grande tentation en temps de guerre, comme en ce moment ? Les murs. C’est de se défendre, ce sont les murs ». Recevant, samedi 21 novembre, 2000 responsables scolaires et universitaires au Vatican, le pape François s’est lancé dans une dénonciation passionnée des « murs ». L’Europe, a-t-il conclu d’après la RAI, « doit être rééduquée aux valeurs de l’inclusion ».

C’était déjà la morale tirée par François des attentats de Paris, le 15 novembre, lors de sa visite à la communauté luthérienne de Rome. Une militante de l’accueil des « réfugiés d’Afrique du Nord » l’avait interrogé : « que pouvons-nous faire, en tant que chrétiens, pour que les gens ne construisent pas de nouveaux murs ? » En réponse, François avait commenté à sa façon l’épisode biblique de la Tour de Babel. « Le récit de la Tour de Babel est l’attitude de l’homme et de la femme qui construisent des murs, parce que construire des murs revient à dire : “Nous sommes les puissants, vous dehors”. […] Faire un mur, c’est pour exclure, cela va dans ce sens. […] L’égoïsme humain veut se défendre, défendre son propre pouvoir, son propre égoïsme, mais en se défendant ainsi, il s’éloigne de la source de la richesse. Les murs à la fin sont comme un suicide, ils t’enferment. C’est une vilaine chose d’avoir le cœur fermé. Et aujourd’hui nous le voyons, le drame… Mon frère pasteur [le pasteur luthérien] aujourd’hui a cité Paris : des cœurs fermés. Le nom de Dieu est aussi utilisé pour fermer les cœurs ».
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L’immigrationniste en chef de l’épiscopat italien promu cardinal

L’immigrationniste en chef de l’épiscopat italien promu cardinal

07/01/2015 – ROME (NOVOpress)
Dimanche 4 janvier, le pape François a annoncé la nomination de vingt nouveaux cardinaux, dont quinze électeurs. Comme l’explique Sandro Magister, un des vaticanistes les plus réputés, ces choix sont d’autant plus intéressants que François a décidé de ne pas suivre les règles non-écrites traditionnelles, d’après lesquelles les titulaires de certaines charges à la Curie ou de certains très grands diocèses devenaient automatiquement cardinaux. Cela lui a permis « de faire entrer dans le collège cardinalice un bon nombre de ses favoris, en le remodelant à son image et à sa ressemblance plus que cela n’était le cas par le passé ». Les noms retenus reflètent directement les grandes orientations du pontificat.

C’est ainsi que, alors que les occupants de deux sièges italiens traditionnellement cardinalices, Turin et Venise, ont été laissés de côté, François a choisi d’élever au cardinalat Mgr Francesco Montenegro (photo), archevêque d’Agrigente, que La Repubblica qualifie de « figure clé de l’Église de l’accueil ».

Mgr Montenegro s’était fait connaître par diverses manifestations immigrationnistes, par exemple en janvier 2010, quand il avait fait supprimer les rois mages dans la crèche de sa cathédrale, en signe de protestation contre la politique migratoire, trop restrictive à son goût, du gouvernement de Silvio Berlusconi. Un écriteau avait été mis dans la crèche : « les mages ne viendront pas car ils ont été refoulés à la frontière avec les autres immigrés ».

Le diocèse d’Agrigente englobe l’île de Lampedusa. Mgr Montenegro avait à ce titre accompagné François lors de sa fameuse visite aux clandestins, le 8 juillet 2013. C’est lui qui, en juillet dernier, a célébré sur l’île l’anniversaire de la venue du pape et relayé son nouvel appel à accueillir les clandestins.

Mgr Montenegro est également président de la commission de la Conférence épiscopale italienne pour les migrations et de la fondation “Migrantes” pour l’accueil des immigrés. En novembre dernier, interrogé sur les manifestations des quartiers populaires de Rome contre les centres d’accueil pour clandestins, qui pourrissent la vie quotidienne des habitants (« vols, actes de vandalisme, de tapage nocturne »), il avait paisiblement répondu : « Si j’étais un migrant de 20/30 ans, qui doit rester toute la journée sans rien faire, à attendre une réponse sur son propre avenir, après quelques jours moi aussi je deviendrais méchant ! »

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Habemus Bisounours !

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