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Pourquoi Macron n’est pas un homme de paix, par Ivan Rioufol

Une mascarade de plus : Emmanuel Macron, grimé en promoteur du camp de la paix. C’est cette image avantageuse que le chef de l’Etat a voulu se donner dimanche, en détournant à son profit les commémorations du centième anniversaire de l’armistice du 11 novembre. Cependant, le général d’armée Pierre de Villiers relève la contradiction, tout en se gardant de désigner Macron. Dans son livre (1), le militaire, rendu célèbre par sa démission de chef d’état-major des armées en juillet 2017, écrit : “La paix commence par soi-même. Si vous êtes agressif, polémique, si vous confondez le volontarisme du chef avec l’agressivité et la pression, vous n’êtes pas un homme de paix“. Macron, au contraire de ce qu’il veut faire croire, n’est pas un homme de paix. Au contraire. Et la raison en est simple : il ne cesse de désigner des ennemis chez ses propres compatriotes, tout en ménageant la menace islamiste qu’il n’ose nommer. Certes, il a évoqué, hier, “des idéologies nouvelles (qui) manipulent des religions, prônent un obscurantisme contagieux“.

Mais il aurait été plus clair de parler de l’islam politique et totalitaire. En revanche, le chef de l’Etat n’a eu de cesse de fustiger le “nationalisme”, qui serait coupable de “trahison” face au patriotisme. Alors que partout, y compris en France, les peuples se réveillent et se retrouvent dans leur volonté de préserver les nations de la mondialisation, Macron se comporte comme un incendiaire. “En disant : “nos intérêts d’abord et qu’importent les autres !”, on gomme ce qu’une nation a de plus précieux, ce qui la fait vivre : ses valeurs morales”, a-t-il déclaré dimanche. Mais ce moralisme culpabilisant, qui rend suspect le désir élémentaire de s’attacher à une nation protectrice, ne peut être compris que comme une agression par ceux qui ne font pas de distinguo entre patriotisme et nationalisme.

Ce que Macron ne comprend pas, c’est que sa haine du nationalisme aboutit à la détestation de la nation. C’est d’ailleurs ce qu’il confirme lorsqu’il défend une “souveraineté européenne” plutôt qu’une souveraineté nationale. Comment prétendre être patriote quand, dans le même temps, la nation est remisée au nom de la lutte contre le “populisme” ? Faudrait-il craindre une Assemblée “nationale” ? Une Education “nationale”? Ce ne sont pas les nations démocratiques qui sont porteuses de guerre, comme le radotent les perroquets de la Macronie et ses idées toutes faites. Ceux qui dénoncent le retour aux années 30 sont eux-mêmes de possibles dangers, à cause de leur pacifisme qui conduisit à l’époque une partie de la gauche à la Collaboration avec l’Allemagne nazie. Aujourd’hui, les conflits sont dans les plis des sociétés multiculturelles, ouvertes à la mondialisation et à la conquête islamique. Le parti des médias, toujours lourdingue, a désigné Donald Trump comme étant l’intrus des cérémonies d’hier.

En réalité, le président américain a raison de vouloir donner la préférence à son pays : c’est ce que demande son peuple. Personne en revanche ne s’est ému de la présence de Recep Erdogan et de son épouse voilée. Or voici un responsable islamiste dont le pays, la Turquie, menace la Grèce, occupe une partie de Chypre, massacre les Kurdes, ne reconnait pas le génocide arménien, soutient la conquête coranique en Europe. Mais pour Macron, rien n’est plus urgent que de chercher noise à ses compatriotes attachés à leur nation. Cette trahison le condamne.

(1) Qu’est-ce qu’un chef ? Fayard

Ivan Rioufol

Texte daté du 12 novembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Ukraine : une avancée vers la paix ?

15/09/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

L’Ukraine se dirige t elle vers la fin des hostilités après l’accord de cesser le feu signé le 1er septembre ? Ce n’est pas l’avis de Philippe Migault, ancien journaliste du Figaro et chercheur à l’Iris. Selon lui, il y a, je cite : « Très peu de chances que ce cessez le feu perdure davantage que les précédents ». Fin de citation. Pour l’heure, du moins, il semblerait que cet accord soit globalement respecté.
De leurs côtés, Berlin et Paris ne perdent pas espoir et poursuivent la coopération avec la Russie et l’Ukraine. Le 12 septembre, les ministres des Affaires étrangères des quatre pays se sont retrouvés à Berlin pour préparer la réunion du 2 octobre à Paris. Les grands sujets de tension sont le projet de loi pour accorder plus d’autonomie aux régions de l’est de l’Ukraine et la tenue des élections locales dans cette partie de l’Ukraine.


Une pétition d’artistes d’Hollywood en faveur de la paix au Proche-Orient condamne fermement le Hamas

Une pétition d’artistes d’Hollywood en faveur de la paix au Proche-Orient condamne fermement le Hamas

27/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
200 membres de l’industrie du spectacle des Etats-Unis, dont Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger, ont lancé une pétition en faveur de la paix en Israël en demandant au Hamas de cesser sa politique de haine :

Nous, signataires de cette pétition, sommes attristés par les vies perdues et les dévastations supportées par les Israéliens et les Palestiniens à Gaza. Nous sommes peinés par les souffrances subies des deux côtés du conflit et gardons l’espoir en une solution de paix pour la région.

Mais dans notre engagement pour la paix et la justice, nous devons également rester fermes contre les idéologies de haine et de génocide présentent dans Charte du Hamas dont L’article 7 indique : “Il y a un juif se caché derrière moi, viens et tue-le”.

Le Hamas ne doit pas faire tomber une pluie de roquettes sur les villes israéliennes, ni être autorisée à détenir des otages.

Les hôpitaux sont pour les malades, pas pour cacher des armes. Les écoles sont pour l’enseignement, pas pour les rampes de lancement de missiles. Les enfants sont notre espoir, pas nos boucliers humains.
Nous nous unissons ainsi tous pour soutenir les valeurs démocratiques que nous chérissons et dans l’espoir les arts pourront être utilisés pour construire des ponts de paix.

Crédit photo : Sörn via Wikipédia (cc)

[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes - par Julien Fortezza

[Tribune libre] Jean Jaurès : plus proche des Identitaires que des socialistes – par Julien Fortezza

31/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Aujourd’hui 31 juillet 2014 est commémoré le centenaire de la mort de Jean Jaurès. L’homme politique français était un élu du Parti socialiste (à l’époque Section française de l’internationale ouvrière [SFIO]), mais également un historien, un philosophe et un journaliste. Il avait fondé en 1904 le quotidien L’Humanité dans lequel il n’hésitait jamais à manier la plume pour exprimer ouvertement son point de vue.

Jean Jaurès a marqué l’Histoire, et plus particulièrement l’Histoire de l’Europe, en étant l’homme qui s’est opposé à la Grande Guerre et qui a tout fait pour stopper la marche à la guerre. Lors de son dernier discours du 25 juillet 1914 à Lyon-Vaise, il mettait en garde son auditoire de la tragédie qui pointait à l’horizon avec le langage des visionnaires qui ont raison avant tout le monde : « Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe: ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! » Il souhaitait organiser une grève générale en Europe et préparait une manifestation contre la guerre qui aurait dû avoir lieu le 9 aout 1914.

Hélas, sa parole ne porta pas dans une France gagnée par la fièvre nationaliste, soigneusement excitée par les médias et les intellectuels de l’époque qui poussaient à la revanche sur l’Allemagne suite à la perte de l’Alsace-Lorraine en 1870. À 21h30, alors qu’il dînait au Café du Croissant, rue Montmartre à Paris (dans le 2ème arrondissement), il fût assassiné de deux coups de revolver par Raoul Villain, un nationaliste membre de l’association des Jeunes Amis de l’Alsace-Lorraine. « L’assassinat de Jaurès survient au moment où l’engrenage infernal s’est mis en route de manière implacable. La Russie a décrété la mobilisation générale, l’Allemagne a proclamé “l’état de danger de guerre” avant de passer à son tour à la mobilisation générale. Dans les 48 heures qui suivent, des fausses nouvelles, savamment distillées, suscitent les réactions bellicistes d’une partie grandissante de l’opinion », explique le professeur d’Histoire Maurice Martin dans le numéro hors série de La Nouvelle Revue d’Histoire actuellement en kiosque (« Eté 1914, pourquoi le suicide de l’Europe ? »).

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