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Éric Zemmour : “Immigration, PAC : le système européen ne fonctionne plus”

07/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Après l’échec du sommet au Luxembourg de l’Europe sur les migrants, l’Europe semble en panne sèche. Mais il y a d’autres sujets de discorde, assure le polémiste Éric Zemmour.

On nous avait dit “l’Europe protège”. On nous avait dit “l’union fait la force”. On nous avait dit “la France est notre patrie, l’Europe est notre avenir”. Pas un jour où tous ces beaux slogans ne montrent pas leur inanité. Migrants, agriculture, euro, défense, Gafa, Iran, Russie, commerce international. Pas un sujet, où l’Europe ne déploie pas son incapacité à tenir ses promesses.

Europe bloquée, Europe divisée, Europe impuissante. Ce n’est plus une simple crise, mais une crise du système. Ce ne sont plus des limites ou des insuffisances, mais un vice de fabrication. Un péché originel.
L’Europe s’est bâtie sur deux piliers, le marché et le droit. Le marché concurrentiel pour faire prospérer les européens ; le droit pour réguler une société ouverte et démocratique. Ces deux piliers de la construction européenne sont aujourd’hui défaillants.


Crise agricole : la colère prend de l’ampleur

04/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

« Des subventions non, des prix, oui ! » Voilà l’un des nombreux slogans des éleveurs de l’Ouest pour protester contre la chute des prix de leur production.
« On en a assez que le gouvernement nous considère comme des mendiants », déclare Éric, agriculteur dans le Vexin français. « L’aide publique ne nous sauvera pas. Nous, ce que l’on veut, c’est une juste rémunération pour notre travail ».

Alors que le ministre de l’Agriculture a annoncé une rallonge de 125 millions d’euros aux 700 millions accordés l’an dernier dans le cadre du plan d’aide aux éleveurs, la colère du monde paysan face à la crise agricole ne faiblit pas.

En effet, aucune réforme n’a été amorcée pour réduire les normes et les charges qui pèsent lourdement sur la profession
malheureusement, le nerf de la guerre ne réside pas à Paris, mais bien à Bruxelles et Chicago.

Explication : beaucoup d’agriculteurs travaillent aujourd’hui à perte, tant les prix fixés par les géants de l’agroalimentaire et de la distribution sont bas. En ce qui concerne les marchés mondiaux, qui se font à la Bourse au grain de Chicago, ceux-ci fluctuent selon un cocktail mêlant catastrophes climatiques et spéculation boursière.

Ainsi, en pleine période de morosité économique mondiale, une sécheresse en Russie ou une inondation en Australie, sont aujourd’hui les seuls phénomènes capables de dynamiser les cours mondiaux et d’assurer un revenu décent aux agriculteurs céréaliers français…

En ce qui concerne les normes, selon une étude de la FNSEA, l’agriculteur passe aujourd’hui jusqu’à 20 % de son temps à remplir déclarations, justificatifs et duplicata pour toucher les aides liées à la PAC, et surtout éviter qu’il ne souffre de pénalités. Qui aurait cru que la pérennité de ceux qui nourrissent le monde dépende aujourd’hui de bureaucrates et de traders ?