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Autriche : la droite se réorganise pour les élections législatives du 15 octobre

Sebastian Kurz

Sebastian Kurz

Les élites politico-médiatiques européennes pensaient peut-être pouvoir reprendre un peu leur souffle après la défaite de Marine Le Pen aux élections présidentielles françaises, mais il n’en sera pas ainsi.

Après la démission du vice-chancelier et leader du parti ÖVP Reinhold Mitterlehner, le parti de centre-droit s’est choisi il y a une semaine, comme nouveau leader, le jeune ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, 30 ans, et a décidé de mettre fin à sa coalition avec les sociaux-démocrates (SPÖ) dirigée par le chancelier socialiste Christian Kern.

Avant d’accepter de prendre la tête de son parti, le jeune ministre, comparé au Français Emmanuel Macron et qualifié comme lui par certains médias de « gendre idéal », a exigé qu’il lui soit donné carte blanche pour définir la stratégie électorale et désigner les candidats. Aux élections présidentielles de 2016, qui avaient vu le candidat du parti national-conservateur FPÖ échouer de peu au deuxième tour, les deux partis de gouvernement avaient été éliminés dès le premier tour. Pour aborder ces élections législatives convoquées pour le15 octobre prochain, Sebastian Kurz a imposé la marque « Sebastian Kurz – le Nouveau parti populaire ». Le nom du parti, ÖVP, ne figurera même pas sur les bulletins de vote, et c’est encore une chose qui le rapproche du nouveau président français aux yeux des médias.

Mais à la différence d’Emmanuel Macron, Sebastian Kurz a bâti sa popularité en critiquant la politique d’ouverture aux immigrés d’Angela Merkel, et les élections de l’automne prochain pourraient bien déboucher sur une coalition entre son parti et le FPÖ qualifié « d’extrême droite » par l’establishment.

Le FPÖ, allié du FN au Parlement européen, est en tête dans les sondages, et une majorité ÖVP-FPÖ au parlement semble tout à fait probable. Une telle coalition a déjà gouverné l’Autriche de 2000 à 2005, ce qui avait provoqué des sanctions de la part de l’Union européenne. Ces sanctions n’avaient aucun fondement légal et avaient conduit à prévoir un mécanisme de sanction formalisé dans le traité de Lisbonne. Mais ce mécanisme nécessitant l’unanimité des Etats membres hormis le pays mis en accusation, il sera difficilement applicable alors que le Parlement européen a déjà appelé mercredi à ce qu’il y soit recouru contre la Hongrie et alors que la Commission européenne envisage aussi de l’utiliser contre la Pologne.

En arrière-plan dans les trois cas (Autriche, Hongrie et Pologne), il y a le refus de la politique immigrationniste de Bruxelles, Berlin, Paris et Rome.

Olivier Bault

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 23 mai 2017
(titre originel : « Elections anticipées en Autriche »)

Strache (FPÖ) : “la démocratie directe est un droit fondamental des citoyens”

30/12/2011- 10h00 VIENNE (NOVOpress) –“L’Autriche n’est pas seulement dans une crise financière et de la dette, mais dans une crise de la démocratie”, a déclaré le chef du FPÖ HC Strache. “Par conséquent, il est grand temps d’introduire le modèle suisse de la démocratie directe en Autriche”, a déclaré Strache. “La démocratie directe est un droit des citoyens.”

Dans ce contexte, les signaux positifs des Verts sont  à considérer comme du clientélisme pur et dur, parce que par le passé, les Verts ont toujours rejeté au parlement toutes les demandes pour mettre en place la démocratie directe. Selon Strache, la présidente du Parti Vert autrichien Glawischnig aurait perdu toute crédibilité. “Du côté des Verts, il n’ya rien à attendre en termes de démocratie directe, ils sont alliés avec le SPÖ (Parti Socialiste autrichien), devenu le parti de la soumission à l’UE”, dit Strache.

Dans le même temps, les négociations du FPÖ avec l’ÖVP (Parti Populaire autrichien) seraient en cours, a signalé Strache. Des discussions seraient en cours entre l’équipe de Mr Strache et MM. Spindelegger et Kopf de l’ÖVP. Les résultats de ces pourparlers sont attendus pour la mi-Janvier. “Nous allons voir  si le SPÖ souhaite poursuivre sa politique d’exclusion et de refus de parler avec le FPÖ ou s’il est enfin prêt à assumer ses responsabilités pour une politique nationale et démocratique”, a déclaré Strache. Cependant, sous l’actuel chancelier Faymann (SPÖ) il n’y aurait rien à attendre, selon Strache.