« Swift Response »: L’OTAN multiplie les manœuvres agressives vis-à-vis de la Russie, l’Ukraine jette de l’huile sur le feu

31/08/2015 – MONDE (NOVOpress)
Dans un silence assourdissant, se déroulent en ce moment même les manœuvres de l’OTAN, Swift Response. Des nuées de parachutistes sont sur le pied de guerre en Europe, alors même que l’Ukraine multiplie les provocations vis-à-vis de la Russie.

Du 17 août au 13 septembre en Italie, Allemagne, Bulgarie et Roumanie, se déroule Swift Response « le plus grand exercice OTAN de forces aérotransportées, environ 5000 hommes, depuis la fin de la guerre froide », selon un communiqué officiel. Le terrain de jeu comprend l’Allemagne, la Bulgarie et la Roumanie, avec la participation de troupes étasuniennes, britanniques, françaises, grecques, hollandaises, polonaises, espagnoles et portugaises. Naturellement, confirme la même source, « sous la direction de l’U.S. Army ».

Fait significatif, l’US Army déploie pour cet exercice la 173e Brigade de la 82e Division aérotransportée. Celle-là même qui entraîne depuis avril, en Ukraine, les bataillons de la Garde nationale dominée par les néonazis de Pravyi Sektor (Secteur droit) et qui commence aussi à entraîner aussi les forces armées « régulières » de Kiev.

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Des paras américains et polonais largués à Hohenfels (Allemagne) dans le carde de Swift Response.

Deuxième fait significatif, on sait que l’objectif de Pravyi Sektor est de saboter les accords de Minsk II (et de renverser le gouvernement de Kiev si nécessaire), afin de déclencher une guerre avec la Russie.

Troisième fait significatif, le régime de Kiev prépare, sous pression du Secteur Droit et des USA une offensive visant à encercler la ville de Donestk, dans l’est de l’Ukraine. Ceci ferait non seulement voler en éclats les accords de Minsk II, mais ouvrirait la voie à un affrontement généralisé, incluant le recours à l’arme nucléaire, entre l’Occident et la Russie.
Le plan de guerre de Kiev a été communiqué à la presse le 20 août par le Porte-parole militaire de la République de Donestk, Édouard Bassourine, après qu’il a été transmis par une source travaillant au sein de l’état-major ukrainien.

Les informations que contient ce plan concernant les mouvements à venir de l’armée ukrainienne ont été reçues d’une source dans l’état-major ukrainien, et aussi étrange que cela puisse paraître, il y a encore de vrais officiers qui ne veulent pas se battre contre leur propre peuple.

rapporte l’agence Tass. L’entêtement de Kiev à vouloir s’emparer par un « blitzkrieg » des deux républiques de l’est de l’Ukraine, et ce malgré l’échec lamentable, à deux reprises, d’un plan similaire en août 2014 et janvier 2015, indique que le seul but de l’opération est d’entraîner la Russie dans le conflit et de déclencher un affrontement généralisé avec l’Occident.

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Le mur de l’ouest n’est pas tombé [Livre]

24/06/2015 – EUROPE (NOVOpress)
L’économiste Hervé Juvin publie un essai-choc aux éditions Pierre Guillaume de Roux dans lequel il observe que l’Europe soumise d’aujourd’hui n’est pas loin de l’Europe occupée de naguère, celle que la chute du Mur de l’Est a libérée.

Le mur de l'ouest n'est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux
Le mur de l’ouest n’est pas tombé. Editions Pierre Guillaume de Roux

Les États-Unis ont donné l’ordre à l’Est européen d’empêcher le passage du gazoduc Southstream, abandonné en décembre 2014. Des appels quotidiens du département d’État à l’ambassade de France à Washington ont donné l’ordre à la France de bloquer la livraison des deux navires « Mistral » à la Russie. Les lobbyistes américains ont donné l’ordre à leurs collaborateurs de la Commission et du Parlement européens d’autoriser la culture des plantes OGM sur les terres de l’Union européenne, et l’ont obtenue (sauf décision contraire des États, depuis décembre 2014). Le 18 février 2015, le secrétaire d’État américain aux Finances, Jacob Lew, a donné l’ordre au ministre grec de l’Économie de trouver un accord avec l’Union européenne et le FMI. Le spectacle que donne l’Europe n’est pas celui d’une Europe libre.

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Un sondage révèle la fragilité de l’OTAN

13/06/2015 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)
Faut-il intervenir en Ukraine ? Un sondage qui révèle la fragilité de l’OTAN

Le Pew Research Center, centre de recherches américain, a publié mercredi un sondage de grande ampleur intitulé « OTAN : l’opinion publique blâme la Russie pour la crise ukrainienne, mais est réticente à apporter une aide militaire ».

Que dit le sondage ?
D’après le sondage, 48 % des pays membres de l’OTAN sont prêts à recourir à la force militaire si la Russie entre en conflit avec un pays membre voisin. Ce chiffre cache des disparités : du côté des Américains ainsi que de la plupart des Canadiens, des Britanniques et des Polonais, on prône majoritairement la résolution d’un conflit éventuel par voie militaire. Mais en France, en Allemagne et en Italie, les personnes interrogées sont généralement contre le recours à la force militaire en cas d’agression contre l’un des pays de l’Alliance. En particulier, en Allemagne où le chiffre est de 58 %.
Dans l’ensemble, les gouvernements préfèrent apporter à l’Ukraine un soutien économique plutôt que militaire.

On note aussi que seul un quart des pays de l’OTAN a une vision favorable de la Russie, quand 12 % des Russes notent positivement l’OTAN !

Et on enregistre une montée du nationalisme russe : 63 % des Russes ont une opinion très favorable de leur pays, soit 34 points de plus que l’année dernière. Et un pourcentage plus grand encore regrette la dissolution de l’Union soviétique.

Que signifient ces chiffres ?
Ils disent que les nations de l’OTAN hésitent et ne savent pas jusqu’à quel point elles doivent s’engager dans le conflit ukrainien, surtout du point de vue militaire. Un grand nombre de pays alliés rechignent à respecter l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord, qui stipule que les membres de l’OTAN doivent défendre un allié attaqué, avec la force armée si nécessaire.
Même si l’on dit volontiers que les statistiques sont la forme la plus raffinée du mensonge, on remarque une perte de confiance générale de l’opinion publique dans l’OTAN, dans les hommes politiques européens, dans les manipulations américaines via l’OTAN.

Crédit photo : Jos van Zetten via Flickr (CC) = manif anti-OTAN à Strasbourg le 4 avril 2009


Des djihadistes pourraient se cacher parmi les clandestins, selon l’Otan

The Spanish coastguard intercepts a traditional fishing boat carrying African migrants off the island of Tenerife

20/05/2015 – EUROPE (NOVOpress)
Des « terroristes » et djihadistes pourraient se mêler aux clandestins qui traversent la Méditerranée, selon le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’avertissement est clair : Jens Stoltenberg prend au sérieux la menace proférée par l’État Islamique en Libye d’envoyer des flots de clandestins sur les cotes européennes, parmi lesquels seraient infiltrés des djihadistes. Il faut dire que la première partie de la menace de l’EI, en cours d’exécution sous nos yeux, donne du poids à la seconde.
Le secrétaire général de l’OTAN a ainsi averti les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des 28 à Bruxelles lors d’une réunion consacrée à la mise sur pied d’une opération navale européenne pour contrer l’action des passeurs de migrants en Méditerranée.

L’un des problèmes est qu’il peut y avoir des combattants étrangers, qu’il peut y avoir des terroristes qui se cachent, se mêlent aux migrants

Une mise en garde qui va à l’encontre du discours larmoyant de l’UE sur le drame des « migrants » (drame par ailleurs bien réel), forcément tous de pauvres réfugiés qu’il convient de répartir dans les pays de l’Union, en fonction de quotas. C’est donc sans surprise que le chef du groupe des socialistes et démocrates (S & D) au Parlement européen, Gianni Pittella, a écarté l’avertissement d’un revers de la main, arguant qu’

Après avoir parlé avec le directeur de Frontex, il est nécessaire de souligner qu’il n’a pas et qu’il n’y a pas eu jusqu’ici de preuve de la présence de terroristes parmi les migrants.

Argument spécieux s’il en est, la nature même du terroriste étant de ne pas déclarer ou rendre évidentes ses intentions. Au vu des moyens de Frontex et des polices italiennes, grecques, espagnoles ou maltaises face au flot de clandestins, on imagine mal que les autorités puissent mener une enquête approfondie sur chaque personne débarquée en Europe. Cela doit se limiter à peu près à la question rituelle des douaniers américains à l’entrée de leur pays « Do you have anything illegal to declare ? » (Avez-vous quelque chose d’illégal à déclarer ?)

menaces Etat islamique à Rome
Des partisans de l’EI brandissent des panneaux menaçants dans des lieux publics à Rome

Par ailleurs, l’l’État Islamique lui-même fait tout pour accréditer la thèse des combattants infiltrés. Guerre psychologique rustique ou réelle menace, des partisans de l’EI ont récemment posté des photos sur les réseaux sociaux montrant qu’ils étaient déjà en Europe, notamment en Italie.

l’État Islamique est à Rome, en train d’identifier ses cibles, en attendant l’heure zéro

Il serait préférable de laisser vos enfants à la maison

Clament en Arabe les pancartes brandies devant le Colisée de Rome ou dans des lieux publics tels que des gares et des expositions. Là encore, le modus operandi de l’EI, qui annonce toujours la couleur, donne du poids à la menace. Rappelons que les djihadistes avaient déclaré dans une vidéo montrant les exécutions de 21 Coptes égyptiens « Vous nous avez vus sur les collines Syriennes, mais maintenant nous sommes au sud de Rome. En Libye », avertissant ainsi qu’ils arrivaient.
Quand M. Pittella ajoute, à propos du risque de djihadistes dissimulés parmi les clandestins qu’

Il est improbable que des terroristes soient prêts à risquer la mort par noyade ou d’être identifiés

se rend-il compte qu’il parle de personnes pour qui la mort par « martyr » est une bénédiction qui leur garantit l’accès au paradis ?
Une réaction en tout cas symptomatique de l’aveuglement mêlé de mauvaise foi de la plupart de nos dirigeants face au péril islamiste.

Crédit photo : UNHCR Photo Unit, A. Rodriguez, via Flickr (CC) = Les garde-côtes espagnols interceptent un bateau de pêche transportant des clandestins africains au large de l’île de Tenerife


 

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Géopolitique : actualité des Balkans, par Alexis Troude

Source : REALPOLITIK.TV Analyse géopolitique d’Alexis Gilles Troude, spécialiste du monde balkanique, auteur d’un Balkans : un éclatement programmé, paru chez Xenia éditions en 2012.

L’Europe du sud-est ne fait guère l’actualité, mai connaît toujours de fortes turbulences. Elle est est devenue une véritable tête de pont des États-Unis dans son système de redéploiement de ses effectifs militaires vers le Moyen-Orient et l’Eurasie. C’est le lieu d’une forte confrontation entre les États-Unis, qui accentuent leur pression politique et culturelle sur les élites locales, qui ouvrent des bases dans la région, et de nouveaux acteurs. Dans ce jeu entre un occident fortement influencé par les États-Unis, et un Orient plus multipolaire, avec ces acteurs que sont la Russie, l’Iran, ou la Chine, nous avons une région qui subit de plus en plus des influences extérieures.

Les États-Unis ont bombardé à plusieurs reprises cette région. Ils ont depuis profité de l’absence politique de l’Union européenne pour ouvrir un certain nombre de bases militaires. Quand on regarde la carte de cette région, il est sidérant de voir à quel point l’intégration euro-atlantique a signifié pour les peuples balkaniques une très forte implantation de bases militaires américaines : une base en Bosnie-Herzégovine, une base au Kosovo, quatre bases en Roumanie, dont deux sur le littoral de la mer Noire, une base en Bulgarie.

À propos de l’auteur
Alexis Troude. Chargé de cours de géographie à l’Université de St Quentin-Versailles, Directeur du Département d’études balkaniques à l’Académie internationale de Géopolitique. Thèmes de recherche : géostratégie, frontière, identité et régions, géo économie, histoire des Balkans, territoires européens.

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

Bombardement de la Serbie : un triste anniversaire que les Européens oublient de fêter…

29/03/2015 – PARIS (NOVOpress/Kiosque courtois)
C’était, il y a 16 ans, c’était en mars 1999… l’Otan sous les ordres des Etats‑Unis et la complicité effective des gouvernements européens déclenchait le bombardement de la Serbie.

80 jours, 80 nuits de bombardement pour imposer la partition du Kosovo, berceau de la nation serbe, et son transfert à l’organisation mafieuse UCK.

Cette opération “humanitaro‑militaire” violait plusieurs lois et conventions internationales, et pour quel résultat ?

La moitié de la population kosovare est au chômage, un tiers de ses habitants vit avec 1,5 $ par jour, plusieurs des leaders politiques kosovars issus de l’UCK sont suspectés de crimes de guerre ou d’avoir participé à des trafics d’organes, la région est devenue une plate-forme des trafics d’armes, de drogue (40 % de l’héroïne consommée en Europe vient du Kosovo), d’êtres humains, etc. Et la population musulmane kosovare fuit en masse le Kosovo pour coloniser le reste de l’Europe.

Dans cette histoire, la France a trahi son fidèle allié serbe, et quittant une diplomatie gaullienne a adopté un interventionnisme pseudo humanitaire plus que contestable…

Comme le chante In Memoriam, l’histoire est un éternel recommencement, le Kosovo a ainsi ouvert la voie à la Libye, l’Ukraine… et demain ? La Seine‑Saint-Denis ?

Crédit carte : DR.

Encore une brillante réussite américaine : la création et l’abandon du Kosovo

Encore une brillante réussite américaine : la création et l'abandon du Kosovo

Le texte qui suit est une traduction condensée d’une tribune de Thomas S. Harrington, professeur d’études ibériques au Trinity College de Hartford, Connecticut. Source originale : commondreams.org


Le Kosovo s’effondre, et par milliers ses habitants cherchent désespérément et par tous les moyens à le quitter. Vous n’en avez pas entendu parler ? Peut-être tout simplement parce que les États-Unis sont quasiment les seuls responsables de la création d’un Kosovo indépendant et de la mise en place d’un pouvoir brutal et corrompu qui régit cruellement la vie de son peuple.

Cette création d’un Kosovo indépendant au nom de la démocratie et de l’humanisme est d’ailleurs considérée par les Clinton et leur clan comme le dernier succès en politique extérieure américaine depuis la fin de la guerre froide.

Sous l’impulsion de feu Richard Holbrooke (1), père spirituel – si l’on peut l’exprimer ainsi – de Susan Rice ou Samantha Powers, un nouveau protectorat américain a été créé au cœur des Balkans, une des régions historiquement les plus instables du monde occidental.

Bien sûr, cette aventure n’avait à l’évidence aucun lien avec la démocratie ou l’humanisme, mais par contre, et comme pour toutes les grandes opérations déclenchées par les États-Unis dans le monde depuis 1989, un lien évident avec le besoin de donner aux USA la possibilité :
– de pouvoir intervenir y compris par la force en n’importe quel point du globe ;
– de déjouer les plans de n’importe quel pays ou groupe de pays en perturbant ses desseins économiques ou militaires.

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Le Monde déroule le tapis rouge au secrétaire général de l’Otan

Le Monde déroule le tapis rouge au secrétaire général de l'Otan

08/03/2015 – (source : ojim.fr) – Toujours enclin à l’anti-Poutinisme primaire, l’occasion de la visite du secrétaire général de l’Otan à Paris était une aubaine à ne pas manquer pour Le Monde.

Le Norvégien Jens Stoltenberg (photo) s’est ainsi vu offrir un entretien des plus complaisants dans les colonnes du quotidien du soir. À cette occasion, la journaliste Nathalie Guibert, « qui est passée d’”experte” en faits divers à “experte” en questions de Défense depuis qu’elle a passé un mois à bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque en mission », comme le note le site d’E&R, n’a, c’est le cas de le dire, utilisé que le dos de la cuillère dans le choix de ses questions à propos du conflit ukrainien.

« Combien y a-t-il de soldats russes aujourd’hui en Ukraine ? », « Avez-vous noté des mouvements russes autour de Marioupol ? », « Que faire ? », « L’Alliance doit se préparer à l’escalade ? », « La France doit-elle faire plus et fournir une aide militaire directe ? »… les exemples sont légion. En somme, un entretien atlanto-atlantiste qui ne se soucie guère de neutralité et adopte une posture sournoise de solidarité occidentale.

À ce stade, d’ailleurs, peut-on encore parler d’entretien, ne s’agit-il pas plutôt d’une tribune libre dissimulée ? Au regard de la teneur des questions, plus destinées à laisser à l’interlocuteur toute la liberté de dérouler son discours que de soulever d’éventuels contradictions, il est permis de s’interroger… Pourtant, il aurait été avisé, par exemple, de l’interroger sur le soutien, tout aussi visible et critiquable en matière d’ingérence, de l’Otan à Kiev, ou sur les véritables instigateurs du chaos de la « révolution » de Maïdan.

En attendant, le conflit ukrainien suit son cours, avec toute sa complexité, et ne doit en aucun cas être résumé, comme Le Monde vient de l’illustrer, à cet angle biaisé qui voudrait que l’on s’interroge uniquement sur ce que doit faire « l’Occident » face à la nouvelle menace rouge.

Télécharger l’infographie de l’Ojim consacrée au groupe Le Monde

Crédit photo : arbeiderpartiet via Flickr (cc)

Reportage sur le conflit en Ukraine : crime de guerre en direct

Reportage sur le conflit en Ukraine : crime de guerre en direct

10/02/2015 – KIEV (NOVOpress) – Alors Que François Hollande et Angela Merkel sont devenus les coursiers d’Obama et de l’Otan pour obtenir un cessez le feu en Ukraine et laisser les milices et mercenaires pro-UE s’échapper de la poche de Debaltsevo, la chaine d’informations TCH du plus important groupe de média Ukrainien passe un documentaire à la gloire de Simion Semenchenko, le commandant du bataillon Donbass.

Dans ce reportage, l’on peut clairement voir des troupes de Kiev utiliser un transport marqué de l’emblème de la Croix Rouge pour se protéger. Comme l’indique clairement la Cour Pénale Internationale de la Haye, se dissimuler faussement derrière le droit des conflits armés est qualifié de « perfidie » et constitue un crime de guerre : abriter des combattants derrière l’emblème de la Croix-Rouge est une perfidie.

En 2104, le Hamas avait été accusé d’utiliser des ambulances pour transporter armes et explosifs à travers les lignes Israéliennes. De telles utilisations avaient été alors fermement critiquées par les Nations Unies et nul doute que cela inspirera une réaction similaire pour l’Ukraine.

Terrorisme : le roi de Jordanie ne soutient plus l’État islamique

Terrorisme : le roi de Jordanie ne soutient plus l’État islamique

« Si n’importe quel fils de pute m’attaque, je ne vais pas seulement le tuer, je vais tuer sa femme et tous ses amis et incendier sa saloperie de maison. » Abdallah II

Ancien pilote de chasse, général de l’armée de l’air, le roi de Jordanie Abdallah II prend désormais personnellement part aux bombardements contre l’État islamique, selon plusieurs articles parus dans la presse arabe. Le roi souhaite venger la mort atroce d’un jeune pilote de l’armée de l’air jordanienne, Moaz al-Kassasbeh, brûlé vif dans une cage le 3 janvier.

Cette information fait suite à la déclaration enflammée du roi Abdallah aux membres du Congrès américain lors d’une récente visite aux États-Unis. Le représentant républicain de Californie, Duncan Hunter, a rapporté au Washington Examiner que le roi a cité la scène où le personnage d’un film de Clint Eastwood, Impitoyable, annonce son plan de vengeance, et que ne désavouerait pas Vladimir Poutine : « Si n’importe quel fils de pute m’attaque, je ne vais pas seulement le tuer, je vais tuer sa femme et tous ses amis et incendier sa saloperie de maison. » Selon le roi, « le seul problème que nous aurons est d’être à court de carburant et de balles ».

Le sénateur républicain de Caroline du Sud Lindsey Graham a déclaré après une réunion privée avec le roi que la Jordanie aurait une réponse « forte et énergique » en réponse à la l’exécution de l’otage.

En outre, le département d’État a déclaré mardi que l’administration va augmenter son aide annuelle à la Jordanie de $ 660 millions pour l’aider à payer le coût des réfugiés d’Irak et de Syrie – et lui fournir de nouveaux moyens pour lutter contre ISIS.

L’État Islamique avait proposé d’épargner la vie de Kassasbeh et de libérer un journaliste japonais en échange d’une femme kamikaze condamnée à mort en Jordanie. Elle a été exécutée mercredi.

Retour de bâton pour la Jordanie : les critiques ironiques du « Ron Paul Institute »

Dans un article publié le 4 février sur son site et intitulé « Les larmes de crocodile du roi Abdallah sur le pilote brûlé », l’institut Ron Paul ironise sur la position très ferme du roi Abdallah à l’égard de l’État islamique, rappelant que la Jordanie a fourni camps d’entraînement et armes à l’EI, avec le soutien de l’OTAN et des États-Unis.

En effet, « cette très ferme prise de position du roi Abdullah contre les djihadistes qui luttent pour renverser le gouvernement d’Assad en Syrie est en fait un véritable revirement. Après tout c’est lui qui a fourni pendant ces trois dernières années plusieurs formes d’assistance et un droit de passage aux djihadistes pour entrer en Syrie via la Jordanie. »

« En 2013 le président syrien Assad avait mis en garde Abdullah en lui disant qu’il « jouait avec le feu » en soutenant les terroristes qui tentent de renverser le gouvernement syrien. Comme il avait raison. Au sens littéral ! »

Sources : Daily MailRon Paul Institute


Les Etats‑Unis et l’OTAN veulent à nouveau livrer des armes à Kiev

Les Etats‑Unis et l’OTAN veulent à nouveau livrer des armes à Kiev

03/02/2015 – PARIS (NOVOPress via Bulletin de réinformation)
La lutte interposée contre la Russie se poursuit : les Américains veulent livrer des armes à Kiev pour lutter contre les séparatistes.

Fin janvier la  situation s’est détériorée en Ukraine. L’OTAN et les Etats-Unis pourraient fournir des armes à l’armée ukrainienne. Ces moyens sont demandés par un rapport qui conseille d’envoyer à Kiev 2,6 milliards d’euros d’armes et d’équipements défensifs. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, ne se dit pas hostile à une discussion sur cette question. Quant au commandant des forces de l’OTAN, Phillip Breelove, il se montre favorable à une fourniture d’armes.

Pourquoi l’OTAN et les Etats‑Unis feraient cette démarche ?
D’une part parce que les Etats‑Unis accusent la Russie de soutenir les militaires pro‑russes de l’est de l’Ukraine. Moscou a démenti être impliqué directement dans le conflit. D’autre part, la situation s’est dégradée depuis fin janvier avec une violente reprise des offensives modifiant la situation.

Quelle est cette situation ?
Les séparatistes ont commencé à reprendre de l’avance en investissant plusieurs villages depuis deux semaines. Surtout la ville de Krosny Partizan a été prise (elle est située à 30 km au nord de Donetz) par le commandant Douchman. Ce dernier explique que l’armée ukrainienne a bombardé la ville par vengeance. Les hostilités devraient durer, ainsi que l’explique le chef des séparatistes pro‑russes « Il n’y aura plus de trêve. Kiev ne comprend pas que nous avons les moyens d’attaquer dans trois directions à la fois ».

Photo : vue de Kiev. Crédit photo : Gouveia2, via Wikipédia, (cc).

Guerre de l’information entre OTAN/UE et Russie

Guerre de l’information entre OTAN/UE et Russie

16/01/2015 – PARIS (via OJIM)
Pour réagir aux chaînes d’information internationales russes, de plus en plus regardées, l’Union Européenne envisagerait la création d’une chaîne russophone atlantiste.

Edgars Rinkevics, ministre letton des Affaires étrangères, a souligné dans un entretien à BuzzFeed News que « la télévision russe, en particulier sur les deux dernières années, a été très agressive dans ce qui ne peut plus être considéré comme des actualités normales ou du journalisme normal, et il s’agit plus d’une guerre de l’information et de propagande. » Et comme les habitants des pays de l’ex-Union Soviétiques ont pour habitude de regarder les chaînes russes, l’UE souhaite réagir vite.

13 États-membres (pays baltes, scandinaves et Pologne) soutiendraient ce projet, qui est dans les cartons depuis une dizaine d’années. Selon M. Rinkevics, cette chaîne serait destinée à diffuser des informations « bien conformes à la réalité » (laquelle ?) et également de proposer des divertissements, le tout en langue russe.

Sans doute que les objectifs affichés cachent également une volonté de s’immiscer sur les écrans russes pour enrayer la popularité grandissante de Vladimir Poutine auprès de son peuple. Mais le Kremlin est déjà préparé à une telle éventualité : Moscou a d’ores et déjà mis en place une limitation des investissements étrangers dans les médias russes. Aussi, la Russie va prochainement poursuivre sa politique d’expansion médiatique internationale en lançant la chaîne Russia Today en version française.

Libye : le but de la guerre était-il d’assassiner le colonel Kadhafi ? Par Bernard Lugan

Idriss Déby

Mardi 16 décembre 2014, à Dakar, lors de la clôture du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, acclamé par les participants, le président tchadien Idriss Déby a lâché une véritable bombe quand, en présence (photo) du ministre français de la Défense, il déclara qu’en entrant en guerre en Libye : “l’objectif de l’OTAN était d’assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint“.

Cette accusation est gravissime car, si ce qu’a dit cet intime connaisseur du dossier est fondé, c’est en effet toute l’histoire d’une guerre insensée et aux conséquences dévastatrices qui doit être ré-écrite. Sans parler d’une possible saisine de la Cour pénale internationale. D’autant plus que ce conflit rationnellement inexplicable fut déclenché au moment où, paradoxalement, le régime libyen était devenu notre allié à la fois contre le jihadisme et contre les filières d’immigration.

Revenons donc en arrière: l’intervention décidée par Nicolas Sarkozy influencé par BHL ne prévoyait originellement qu’une zone d’exclusion aérienne destinée à protéger les populations de Benghazi d’une prétendue “extermination”. Il n’était alors pas question d’une implication directe dans la guerre civile libyenne. Mais, de fil en aiguille, violant avec arrogance la résolution 1973 du 17 mars 2011 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France et l’Otan menèrent une vraie guerre tout en ciblant directement et à plusieurs reprises le colonel Kadhafi.

L’attaque la plus sanglante eut lieu le 1er mai 2011 quand des avions de l’Otan bombardèrent la villa de son fils Saif al-Arab alors que s’y tenait une réunion de famille à laquelle le colonel assistait ainsi que son épouse. Des décombres de la maison furent retirés les cadavres de Saif al-Arab et de trois de ses jeunes enfants.

Réagissant à ce qu’il qualifia d’assassinat, Mgr Martinelli, l’évêque de Tripoli, déclara : “Je demande, s’il vous plaît, un geste d’humanité envers le colonel Kadhafi qui a protégé les chrétiens de Libye. C’est un grand ami.” Telle n’était semble t-il pas l’opinion de ceux qui avaient ordonné ce bombardement clairement destiné à en finir avec le chef de l’État libyen sans tenir compte des “dégâts collatéraux”… La guerre “juste” permet bien des “libertés”.

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Marion Maréchal-Le Pen au sujet des djihadistes français : “Dix ans de prison, c’est autre chose qu’un accompagnement socio-éducatif”

Marion Maréchal-Le Pen au sujet des djihadistes français : "Dix ans de prison, c'est autre chose qu'un accompagnement socio-éducatif"

18/11/2014 – PARIS (via BFMTV)
Invitée ce matin de Jean-jacques Bourdin, Marion Maréchal-Le Pen (photo), député de Vaucluse, est revenue sur l’actualité internationale, où eelle a indiqué qu’elel voterait la reconnaissance d’Un Etat palestinien. Interrogée sur les djihadistes “français”, Marion Maréchal-Le Pen a indiqué : “Dix ans de prison, c’est autre chose qu’un accompagnement socio-éducatif”. Elle a précisé que le Front national voulait étendre les possibilités de déchéance de nationalié notamment pour les bi-nationaux. Elle souhaite également que la France sorte de l’OTAN. Revenant sur le cas de Maxence Buttey, Marion Maréchal-Le Pen a affirmé qu’elle était favorable à sa suspension, estimant que Maxence Buttey s’était moqué du Front national. Enfin, s’agissant de la loi Taubira, Marion Maréchal-Le Pen a réaffirmé que le FN et Marine Le Pen étaient pour son abrogation, et s’est moqué de l’attitude de Nicolas Sarkozy.

Crédit photo : Gauthier Bouchet via Wikipédia (cc).

Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal

Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal

Le traitement du conflit russo-ukrainien par Arte Journal ou l’analyse d’une vérité obérée. Source : www.ojim.fr
Éléments de contexte
L’OJIM a choisi cette semaine de s’intéresser à Arte Journal, et plus particulièrement au regard porté par la chaîne franco-allemande sur le conflit russo-ukrainien. Alors qu’un nouveau cessez-le-feu a été signé entre les belligérants le vendredi 5 Septembre dernier, et alors que les chaînes d’informations continues ont désormais le regard rivé sur le Moyen-Orient et/ou sur l’Afrique de l’Ouest en pleine crise du virus Ebola, nous avons souhaité voir de plus près si Arte Journal respectait à la lettre son intention de « poser un regard original sur le monde et proposer une approche européenne et culturelle de l’actualité ».

Au préalable, il convient de rappeler le format de ce journal. Présenté à 19h45, « majoritairement orienté vers l’actualité internationale », Arte Journal dure environ vingt minutes et s’appuie sur trois sujets principaux (d’une durée de 2 à 3 minutes chacun) ainsi que des brèves énoncés en début de programme, le tout précédé par une vérité assénée soir après soir : « Tout ce qui fait l’actualité internationale est dans Arte Journal ». Après avoir regardé Arte Journal pendant une semaine, nous voilà rassurés d’apprendre qu’il est futile de considérer comme important le fait que, durant la même période considérée, le Parlement Libyen s’est réfugié sur un ferry grec (The Guardian, 9 Septembre 2014) ou que la Russie déploie des forces navales pour rouvrir une base en Arctique (Channel News Asia, 6 Septembre 2014), ce dont le journal n’a pas dit un mot.

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Euractiv, le site euro-atlantiste qui réclame la tête d’Aymeric Chauprade

Euractiv, le site euro-atlantiste qui réclame la tête d'Aymeric Chauprade

11/09/2014 – PARIS (NOVOpress) – La bombe géopolitique lancée par Aymeric Chauprade le 11 août dernier sur son blogue, appelant à un renouveau de la diplomatie française face à la menace islamique dans le monde, n’en finit pas de faire des vagues. Ce géopolitologue réputé, auteur de nombreux ouvrages de référence et par ailleurs député européen sous les couleurs du Front National, explique regretter les “vieux” régimes laïcs arabes et y défend la “solidarité civilisationnelle” avec le monde chrétien en Orient. Face à la menace globale du djihad musulman, Aymeric Chauprade appelle également à une réponse globale, allant du Rafale pulvérisant a coups de missile des pick up sans trier les ressortissants par nationalité jusqu’aux forces spéciales et moyens spéciaux. Il ne s’agit donc pas tant de peine de mort mais bien de guerre.

Nous ne devons pas […] considérer [les djihadistes] comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays.

En réaction à cette mesure imposée par le bon sens, les officines atlantistes (les mêmes qui défendent les djihadistes en Syrie contre Bachar Al-Assad, des groupuscules nationalistes en Ukraine contre la Russie ou porno-libertaires en Europe de l’Ouest contre les valeurs traditionnelles) appellent à une sanction contre Aymeric Chauprade. C’est ainsi que le site Euractiv, qui promeut l’idéologie de l’Union européenne et plus largement pro-OTAN, s’interroge sur les potentielles sanctions que mériterait ce député patriote, et n’hésite pas à parler de “dérapage”, mot sidérant employé dès qu’une opinion ne convient pas à l’idéologie dominante : « Depuis la montée en puissance des partis d’extrême droite lors des élections européennes de mai 2014, et notamment celle du Front national qui a remporté 24 sièges contre 3 sous la mandature précédente, les risques (sic !) de dérapages se multiplient » et d’effectuer des comparaisons pour le moins douteuses avec les propos d’un autre député afin de discréditer Chauprade.

Alors que la France et la Belgique se disputent le palmarès des exportations de terroristes en Syrie et en Irak, faut-il attendre le retour de centaines de Mohamed Merah et de Mehdi Nemmouche en Europe pour que la raison l’emporte ?

Crédit photo : Renaud Khanh (DR)

[Tribune ] La nécessité de quitter l’OTAN – Par Vincent Revel

[Tribune ] La nécessité de quitter l’OTAN - Par Vincent Revel

Début mai, je déplorais le manque de lucidité et de courage des dirigeants européens vis-à-vis de la crise ukrainienne. J’expliquais, en reprenant les réflexions de géopoliticiens sérieux et reconnus, que « l’Ukraine, voie historique de la Russie vers la Méditerranée, était devenue à présent l’enjeu d’un bras de fer engagé par les Américains contre les Russes. » Qu’à vouloir faire croire aux Ukrainiens de l’ouest du pays « que l’Union européenne et l’OTAN leur étaient grandes ouvertes, que la Russie était au centre de leurs problèmes, qu’ils pouvaient quitter la sphère russe au profit de celle des Etats-Unis en oubliant et négligeant l’avis des 20% d’Ukrainiens d’origine russe, était juste une véritable erreur stratégique et un monstrueux mensonge. »

Les politiques européens, au nom d’une Union servant docilement les consignes de l’Oncle Sam, affichent leurs incompétences là où leurs actions devraient permettre de construire un continent uni et soudé.

A la suite d’Alfred Sauvy, le professeur Gérald-François Dumont regrettait dans un numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire que nos politiciens modernes ne se réfèrent pas mieux aux lois de la géographie des populations « pourtant essentielles à la compréhension du monde et donc aux choix géopolitiques à effectuer. » Les dirigeants de l’Union européenne n’agissent que selon les intérêts et les volontés de Washington. Comment avons-nous pu penser une seule seconde que la Russie allait laisser l’Ukraine devenir un pion de l’OTAN en voyant une région si importante pour son histoire et ses intérêts sortir de sa sphère d’influence ? Comment avons-nous pu jouer à ce point le jeu des Etats-Unis sans chercher en amont à désamorcer la tension entre ces deux peuples européens ? Comment pouvions-nous croire, qu’après deux décennies d’humiliation, voulues par l’Occident, que la Russie allait rester les bras ballants à contempler l’avancée américaine jusqu’à Kiev ? Les politiques européens, au nom d’une Union servant docilement les consignes de l’Oncle Sam, affichent leurs incompétences là où leurs actions devraient permettre de construire un continent uni et soudé.

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