La fin de l’Internet illimité

La fin de l’Internet illimité

12/10/2012 — 18h00
PARIS (Novopress via le bulletin de Réinformation) — Selon la confidentielle Lettre A de cette semaine, Orange « prépare activement des offres de débits différenciés ». Ce qui revient à dire que des formules d’abonnements Internet « à tiroir » verront le jour : un forfait de base pour l’accès aux moteurs de recherche et aux réseaux sociaux.

Mais pour avoir par exemple accès à des plates‑formes vidéos, il faudra payer plus cher. Et encore plus cher pour utiliser Skype, ou des logiciels de téléchargement, etc. Cette « formule différenciée » sonne la fin de l’Internet illimité.

Plus grave, Orange pourrait faire appel à la technologie dite du « Deep packet inspection » dont le principe repose sur l’inspection des connexions Internet pour en déterminer leurs contenus, pratique très bien connue des dictatures. Une phase de test aurait été menée en concertation avec la Cnil, organisme pourtant censé défendre la vie privée sur les réseaux. Des tests réalisés « pour mieux cerner la consommation réelle et trouver des axes de différenciation des services ».

Crédit photo : DR

Convention identitaire à Orange, les 3 et 4 novembre : “Direction reconquête”

Convention identitaire à Orange, les 3 et 4 novembre : "Direction reconquête"

06/09/2012 — 18h00
ORANGE (NOVOpress) —
La prochaine Convention identitaire, qui marquera le dixième anniversaire du mouvement identitaire, sera “l’occasion de dresser un bilan des 10 années de combat écoulées, mais surtout de tracer l’horizon des luttes futures.” Comme l’indique le communiqué d’annonce de cette convention.

Organisée par le Bloc Identitaire, l’association Les Identitaires et Génération IDentitaire, la convention aura lieu à Orange.

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“Orange ou un exemple politique réussi de base autonome durable” par Georges Feltin-Tracol

“Orange ou un exemple politique réussi de base autonome durable” par Georges Feltin-Tracol

02/09/2012 — 14h30
ORANGE (via Europe Maxima) — On doit à Michel Drac l’excellente notion de BAD ou « base autonome durable ». S’inspirant de la célèbre TAZ – « zone autonome temporaire » (en anglais) – de l’anarchiste étatsunien Hakim Bey(1), Michel Drac va néanmoins à l’encontre du dessein initial de l’auteur. Ce dernier place son concept, repris par les altermondialistes les plus violents, dans l’ontologie liquide de la mondialisation marchande. Afin de l’étayer, Hakim Bey se réfère à la fois à la flibuste du XVIIème siècle et aux républiques nomades cosaques d’Ukraine. Ainsi estime-t-il que « la T.A.Z. est un campement d’ontologistes de la guérilla : frappez et fuyez(2) ». Cette occupation se veut donc éphémère, instantanée, brève et fluide : « la T.A.Z. occupe un lieu temporaire, mais actuel dans le temps et dans l’espace(3) ». Hakim Bey qui vante par ailleurs l’expérience de Fiume(4) s’inscrit au final dans une démarche hypermoderne de renforcement de la domination globalitaire.

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Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! – Par Jean-Yves Le Gallou

Histoire économique. Mairies FN : elles auraient mérité le triple A ! - Par Jean-Yves Le Gallou

L’opinion médiatique est unanime : la gestion des mairies FN (conquises en 1995 et 1997) a été catastrophique, absolument ca-tas-tro-phi-que, vous dis-je. Le Front national lui-même ne cherche pas à démentir : pour certains de ses dirigeants, parce que les maires des villes concernées ont été exclus du FN ; pour les autres, parce que de toute façon on ne peut rien contre une opinion médiatique aussi fermement (même faussement) établie.

Il n’y a qu’un seul problème : cette opinion médiatique est complètement à l’opposé de la réalité. Tous les maires FN, ou ex-FN, ont rétabli la situation financière de leur ville. Ce n’est pas ici une question d’opinion, c’est une question de chiffres.

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Pas une question d’opinion : une question de chiffres

Prenons la ville d’Orange, toujours dirigée par Jacques Bompard. Quand ce militant national a pris la ville en 1995, la dette par habitant s’élevait à 1462€ par habitant ; elle n’est plus que de 79€ par habitant en 2010 : 20 fois plus faible qu’à Carpentras ou Cavaillon ; 40 fois plus faible qu’à Avignon. Et les taux des quatre taxes locales ont baissé. Et pourtant, en 2010, les investissements à Orange restent élevés : 571€ par habitant, plus que dans les autres grandes communes du Vaucluse. Quant au taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, c’est le plus bas du Vaucluse.

Catherine Mégret est devenue maire de Vitrolles en 1997. Ella a été réélue en 2001 (avant de perdre son mandat à la suite d’une annulation survenue dans une période particulièrement difficile pour sa formation de rattachement, le MNR). Mais, là encore, la comparaison des ratios financiers entre 1997 et 2001 montre l’ampleur du redressement financier accompli. L’endettement a baissé, passant de 811 millions de francs à 687 millions de francs ; et ce alors même que la taxe d’habitation a diminué, que le prix de l’eau a baissé de 10% et celui de la taxe des ordures ménagères de 25%. Dans le même temps la capacité d’équipement est remontée.

Une analyse comparable peut être faite sur Marignane dont Daniel Simonpieri fut le maire de 1995 à 2008.

Les campagnes de sidération et de désinformation

Il est d’ailleurs intéressant de rappeler les résultats d’un sondage, publié en 2001 et portant sur l’opinion des habitants de Marseille, Vitrolles et Marignane sur leur municipalité : sur les faits – qualité de la gestion, fiscalité, propreté, sécurité – Vitrolles et Marignane devançaient Marseille. En revanche, Jean-Claude Gaudin jouissait de la meilleure image ! On mesure ici l’effet des campagnes de désinformation et de sidération des médias nationaux ainsi que de France3 Provence et de La Provence.

A Toulon aussi il y a eu redressement financier, selon la Cour des comptes

Reste Toulon. C’est la ville la plus importante prise par le Front national en 1995, une ville qui a cumulé les problèmes et les polémiques. Pourtant, là aussi, le bilan financier est positif. Il y a à l’appui de cette affirmation un rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 1995-2005. Certes, le rapport ne va pas sans formuler des critiques : par exemple certaines pratiques anciennes – des avantages sociaux remontant aux années cinquante – ont perduré et l’absentéisme est resté à un niveau élevé. Mais l’encours de la dette par habitant a diminué, passant de 1491€ à 1382€ de 1997 à 2000. La capacité d’autofinancement disponible s’est aussi améliorée.

Cela n’a pas empêché les campagnes de diffamation de durer jusqu’en 2010. Ainsi, lorsqu’un litige opposant Jean-Marie Le Chevallier à son successeur agissant au nom de la ville de Toulon fut tranché par le Conseil d’Etat en faveur de l’ancien maire de Toulon, Le Point titra sur le thème « Toulon, la facture du FN s’alourdit encore ! » alors que le Conseil d’Etat venait simplement de rappeler des règles de droit habituelles. Evidemment tout cela laisse des traces dans les esprits. C’est le but, d’ailleurs…

Un jugement plutôt positif des électeurs

Les électeurs locaux, eux, ont porté un jugement nuancé et souvent positif sur les mairies Front national. Notons d’abord qu’en dehors de Vitrolles, conquise à la majorité absolue en 1997, les mairies de Marignane, Toulon et Orange ne furent gagnées, en 1995, que dans le cadre d’élections triangulaires, les vainqueurs ne commençant leur mandat qu’avec un potentiel de moins de 40% des suffrages. Pourtant trois des quatre maires furent réélus en 2001. Et Jacques Bompard le fut à nouveau en 2008.

Après Orange, Bollène se redresse financièrement

Sa gestion d’Orange a d’ailleurs paru si convaincante que les électeurs de la commune voisine de Bollène ont porté à la tête de leur ville Marie-Claude Bompard, la femme de Jacques Bompard. A Bollène aussi le redressement financier est en cours : ainsi la dette par habitant est passée de 1646€ au 1er janvier 2008 à 1143€ au 1er janvier 2012.

Ces résultats financiers sont d’autant plus remarquables que, durant les mêmes périodes, l’endettement de l’Etat et des collectivités territoriales a explosé. A contrario on peut dire qu’avec une gestion comparable à celle des villes FN, la France aurait gardé le triple A et surtout ne serait pas plombée par l’endettement excessif qui est le sien.

Cette affirmation est, bien sûr, politiquement incorrecte. Mais elle repose sur des faits et des chiffres, ce qui la rend peu susceptible d’intéresser les médias de l’oligarchie. Car dans le monde médiatique les faits comptent peu, les préjugés comptent davantage.

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Photo : Hôtel de Ville d’Orange. Crédit photo : Véronique PAGNIER via Wikipédia, domaine public.

Jeudi 29 septembre 2011 à Orange : “L’épée n’a jamais émoussé la plume, ni la plume l’épée”

Jeudi 29 septembre 2011 : "L'épée n'a jamais émoussé la plume, ni la plume l'épée"

Rencontre littéraire jeudi 29 septembre à partir de 19h30 autour de Bruno Favrit (essayiste) et Philippe Vardon (responsable identitaire) au théâtre municipal d’Orange (Vaucluse), organisée par l’association Lou Faro.

Bruno Favrit : “Vitalisme et vitalité”

Philippe Vardon : “Eléments pour une contre-culture identitaire”

Discussion – dédicace – Apéritif.

Paf : 5 €
Renseignements : loufaro@gmail.com