Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

18/11/2011 – 15h10
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) — La Russie étudie les demandes de citoyenneté déposées par plus de 20 000 Serbes du Kosovo a déclaré hier à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Ces demandes font suite aux dépôts d’octroi de la nationalité russe auprès de l’ambassade russe à Belgrade par plus de 20 000 Serbes du Kosovo. Les Serbes veulent ainsi protester contre l’incapacité des autorités de Belgrade à les protéger contre les persécutions perpétrées par les Albanais et par les missions occidentales déployées dans la région.

Pour le ministre, « les Serbes se trouvent dans une situation désastreuse, ils se sentent dans l’impasse, parce qu’on les oblige à se soumettre au diktat de Pristina et à renoncer à disposer d’eux mêmes en dépit de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU ».

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et Kosovo s’est aggravée en septembre 2011 suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Acid Zebra via Flickr (cc)

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

28/10/2011 – 18h00
BRASILIA (via infosyrie.fr) — Recevant, mercredi 26 octobre, les lettres de créance du nouvel ambassadeur syrien à Brasilia, le directeur du département du Proche-Orient et de l’Asie centrale au ministère brésilien des Affaires étrangères a réaffirmé la position de son pays sur le dossier syrien, c’est-à-dire le refus de l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de ce pays.

Carlos Martins Cegila a notamment pu dire à son interlocuteur syrien, Mohammad Khadour, que la nouvelle présidente du Brésil, Dilma Roussef, portait un grand intérêt à la Syrie et était prête à l’aider à sortir de la crise actuelle. Et qu’elle faisait confiance au président Al-Assad pour mener à bien les réformes nécessaires, et jeter les bases d’un vrai dialogue inter-syrien.

Le Brésil, un des « 5 mousquetaires » onusiens du BRICS, avec l’Afrique du Sud, l’Inde, la Russie et la Chine, confirme ainsi sa ligne diplomatique de rejet des pressions et manoeuvres para-diplomatiques de l’axe Washington-Londres-Paris au Conseil de sécurité.

Des liens anciens, et charnels

Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010
Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010. Crédits : presidentassad.net

Donc, pas vraiment de « prise de distance », là non plus, de Brasilia avec Damas. Il n’est pas indifférent de noter que 12 millions de Brésiliens – sur 192 millions – sont d’origine arabe, et que la majorité d’entre eux proviennent de Syrie et du Liban, les principales vagues d’immigration étant intervenues dans la seconde moitié du XIXème siècle, alors que la Syrie et le Liban étaient parties intégrantes de l’empire ottoman. Les Arabo-Brésiliens sont concentrés dans la province de Sao Paulo, une des plus dynamiques économiquement du pays. La majorité de ces immigrants et descendants d’immigrants sont catholiques ou chrétiens, ce qui n’a pu que faciliter leur intégration. Selon une estimation parue dans une étude publiée en 2006 par le mensuel de politique internationale catholique 30 jours, 140 parlementaires – sur les 594 députés et sénateurs brésiliens – étaient d’origine arabe. Tout ceci entretient l’amitié entre les deux pays. Et les relations commerciales : en juin 2010 le président brésilien Lula avait reçu son homologue syrien et avait exprimé à cette occasion son souhait de voir se développer les relations commerciales entre les deux nations, via la signature d’un « accord de libre-échange », et il avait exprimé son soutien à l’adhésion de la Syrie à l’OMC.

Le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba étant, sur le dossier syrien, sur la même longueur d’ondes que le Brésil, on constatera, pour s’en réjouir, que l’Oncle Sam, si acharné à isoler Damas, a réussi en fait à susciter contre lui une « alliance de revers », dans ce qui, selon la doctrine de Monroe, constituait son pré-carré géopolitique. « Mala suerte » comme on dit du côté de Managua et de Caracas…

[box]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

Photo en Une : Bachar Al-Assad et Lula Da Silva le 30 juin 2010, à Brasilia. Crédits : presidentassad.net

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier Moreau [tribune libre]

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier Moreau

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier MoreauL’échec de la résolution occidentale contre la Syrie porte un nouveau coup sévère a l’imperium américain. Contrairement à la Serbie en 1999 et à l’Irak en 2003, l’administration américaine ne peut passer outre le droit international. La colère impuissante de Susan Rice (photo), l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, témoigne du délabrement de la position de l’ex-puissance mondiale sur la scène internationale. Le discours moralisateur, tenu par la diplomatie américaine ces vingt dernières années, n’émeut plus que la presse occidentale. Les États-Unis de Barack Obama ne sont plus ceux de Bill Clinton, ou la planification et l’exécution d’une épuration ethnique, comme celle des Serbes de Krajina, pouvaient se dérouler sans éveiller la moindre opposition internationale sérieuse.

Les États-Unis récoltent aujourd’hui les fruits de 20 ans d’une politique étrangère cynique et contre-productive. La servilité de la presse occidentale a perdu de son intérêt, tant les populations européennes ne lui font plus confiance. Certes, les régimes islamistes et islamo-mafieux mis en place en Bosnie et au Kosovo, le soutien aux terroristes dans le Caucase et désormais aux Frères musulmans dans les pays arabes, n’ont pas ému les opinions publiques occidentales. Cependant, pour la Chine et la Russie, l’ « Islamérique » est une menace parfaitement prise en compte, non seulement en politique étrangère mais également en politique intérieure.

La Russie, au bénéfice de ces crises arabes, a fait passer un message clair. Elle soutiendra toujours ses alliés loyaux. La Syrie peut se féliciter aujourd’hui de n’avoir pas eu de comportement ambigu avec son puissant allié. En 2010, l’Iran avait fait les frais de son rapprochement avec la Turquie et la Russie avait laissé agir alors le Conseil de Sécurité de l’ONU contre Téhéran. En ce qui concerne Kadhafi, ses atermoiements avec l’Occident en avaient fait un partenaire douteux aux yeux de Moscou. Ce dernier a signé sa chute, le jour ou il a souhaité devenir l’allié des Occidentaux, comme tous ces « visionnaires » que furent le shah d’Iran, le général Noriega, Slobodan Milosevic, Saddam Hussein, Laurent Gbagbo…

Les futurs potentats mis en place dans les pays nouvellement conquis par l’OTAN feraient mieux de se rapprocher de la Russie, car comme Moubarak ou Ben Ali, ils sont remplaçables, jugeables et condamnables.

Xavier Moreau

[box class=”info”] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Le Congrès américain bloque l’aide aux Palestiniens

Le Congrès américain bloque l'aide aux Palestiniens

02/09/11 – 19h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Tous les moyens sont bons pour faire pression sur les autorités palestiniennes et les décourager de poursuivre leur démarche de demande de reconnaissance auprès de l’ONU, y compris priver la population palestinienne en situation de grande précarité de toute aide financière.

Le Congrès américain a ainsi bloqué l’octroi de 200 millions de dollars d’aide à l’Autorité palestinienne.

Une décision drastique, contraire à la volonté du président Obama, qui reflète à la fois la défiance du Congrès envers le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et son souhait de marquer de façon éclatante son soutien absolu à la position d’Israël.

Cette aide financière pourrait donc être bloquée jusqu’à ce que la « question » de la reconnaissance d’un Etat palestinien par l’ONU soit résolue.

[box class=”info”]Crédit photo : Rusty Stewart, sous licence Creative Common[/box]

La reconnaissance d’un Etat palestinien est largement souhaitée

La reconnaissance d’un Etat palestinien est largement souhaitée

19/09/11 – 12h30
LONDRES (NOVOpress)
– Alors qu’approche l’échéance de la démarche palestinienne visant à faire reconnaître un Etat palestinien à l’ONU, le BBC World Service a réalisé un vaste sondage afin de prendre le pouls de l’opinion publique sur ce délicat dossier.

Il ressort de ce sondage que les partisans dans le monde d’une reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU sont nettement plus nombreux (49%) que ceux qui y sont opposés (21%). Cependant, une forte minorité des sondés (30%) préfère ne pas se prononcer.

Pour obtenir ces résultats, les enquêteurs de la BBC ont sondé plus de 20 000 personnes dans le monde et ont pu établir une cartographie des positionnements vis-à-vis de cette question

Les pays les plus largement favorables à une reconnaissance sont l’Egypte (90% pour, 9% contre) et la Chine (56% pour, 9% contre) tandis que ceux où l’opposition, sans jamais être majoritaire, est la plus importante sont les Etats-Unis (45% pour, 36% contre), le Brésil (41% pour, 26% contre) et l’Inde (32% pour, 25% contre).

Dans les pays de l’Union européenne, les opinions favorables sont également largement majoritaires, atteignant 54% en France contre seulement 20% de refus.

C’est le 23 septembre prochain que sera étudiée, à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ONU, la demande d’adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU.

État palestinien à l’ONU : Israël promet des « représailles »

Etat palestinien à l’ONU : Israël promet des « représailles »

15/09/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Les autorités israéliennes réagissent de plus en plus violemment à la volonté affichée des Palestiniens de déposer une demande d’adhésion à l’ONU.

Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a notamment annoncé qu’une telle démarche signifierait la caducité de tous les accords conclus avec les Palestiniens.

De son côté, le chef de la diplomatie, le très controversé et poursuivie judiciairement Avigdor Lieberman, a menacé les Palestiniens de “conséquences dures et graves” à la demande que doit présenter Mahmoud Abbas la semaine prochaine à l’ONU.

Le climat se tend donc de plus en plus à l’approche de l’échéance, et les efforts diplomatiques des uns et des autres – notamment la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton en séjour prolongé en Israël – ne semblent nullement porter leurs fruits.

L’un des points les plus aigus des frictions concerne Jérusalem-est qu’Israël a annexée et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État, ce que refuse catégoriquement le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Le secrétaire général de l’ONU soutient la création d’un Etat palestinien

Le secrétaire général de l’ONU soutien la création d’un Etat palestinien

09/09/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– . Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a renouvelé son total soutien à la création d’un Etat palestinien. Pour lui cet Etat “devrait exister depuis longtemps”.

“La vision de deux Etats permettant à Israël et aux Palestiniens de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, c’est une vision toujours valable et je la soutiens pleinement”, a ainsi déclaré le secrétaire général

Ce soutient intervient alors que les Palestiniens s’apprêtent à demander devant l’Assemblée générale de l’ONU la reconnaissance de leur Etat malgré l’opposition nette d’Israël et des Etats-Unis et qui divise les pays européens.

Les Palestiniens ont lancé une grande campagne pour appuyer leur demande, baptisée “Campagne nationale pour la Palestine, 194e Etat “.

Egypte : un chercheur perd un prix d’État

Manifestations square Tahrir en février 2011

28/07/2011 – 14h00
LE CAIRE (NOVOpress) — Le savant et chercheur égyptien Sayed al-Kemni, âgé de 64 ans, se prononce de longue date dans ses écrits en faveur d’une relation ouverte et décomplexée envers l’islam et ses sources, refusant ce qu’il décrit comme l’instrumentalisation du jihad par les fondamentalistes et les terroristes, manière de penser, selon lui, anachronique. Parmi d’autres ouvrages, il est l’auteur de L’histoire de la création (1999), Les traditions de l’Islam (2001) et Merci… Ben Laden (2004).

Titulaire en 2009 d’un prix d’État en Sciences Sociales accordé par le ministre de la culture de l’époque, Faruk Hosni, il vient de se le voir retirer par une instance juridique égyptienne qui aurait agi sous la pression de religieux, qui considèrent que ce dernier ne doit pas être dilapidé au profit “d’incroyants”, information reprise de sites en langue arabe par le quotidien autrichien Nachrichten.at.

Les contradicteurs de Sayed al-Kemni l’accusent en effet “d’être un hérétique”, “d’insultes envers l’islam”, et d’être “le défenseur d’une laïcité infâme”, la mouvance islamiste lui ayant déjà adressé de nombreuses menaces de mort.

Un renforcement de l’islam radical en Égypte

Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité
Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité

Avec la chute d’Hosni Mubarak et de son régime en février dernier, de tendance autoritaire mais plutôt laïque, les activistes religieux ont considérablement renforcé leur influence dans le pays.

Le Conseil d’État, haute instance juridique appelée à trancher les différents entre citoyens et institutions de l’État, s’est donc naturellement rangé de leur côté quant au jugement porté à l’encontre du savant stigmatisé. Selon les termes de l’arrêt, les écrits de Sayed al-Kemni iraient “à l’encontre du Coran et des traditions de la Sunna, rendraient le prophète méprisable et insulterait Dieu”, ce prix d’État financé par l’argent public “ne doit donc pas être gaspillé en étant décerné à des incroyants”.

Loin des naïves images d’Épinal véhiculées par l’intelligentsia parisienne et les gauches européennes, voyant en la révolution égyptienne l’arrivée en grande pompe de la démocratie libérale et des droits de l’homme, penseurs, journalistes, universitaires, mais aussi chrétiens, de moins en moins nombreux, sont devenus depuis la chute de Mubarak la cible privilégiée des tenants d’un islam décomplexé jusqu’aux plus hauts sommets de l’État. Une relecture attentive des événements survenus en Libye et plus récemment en Syrie doit nous faire nous interroger : quels Proche et Moyen-Orient pour demain ?

[box]Crédit photo : Ramy Raoof + Michael Thompson // images sous licence creative commons[/box]

Proche-Orient : la Syrie reconnaît l’Etat palestinien

Proche-Orient : la Syrie reconnaît l'Etat palestinien

18/07/11 – 19h00
DAMAS (NOVOpress)
– La Syrie reconnaît un État palestinien avec la frontière du 4 juin 1967, en vigueur avant la guerre israélo-arabe de 1967 et ayant Jérusalem-est pour capitale.

C’est ce qu’a officiellement annoncé aujourd’hui le ministère syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que la Syrie traitera désormais le bureau de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) à Damas comme une ambassade.

Face à l’échec répété des négociations de paix, les Palestiniens souhaitent débloquer la situation en demandant à l’ONU l’admission d’un État de Palestine. Une perspective bien évidemment rejetée par Israël et son indéfectible allié Washington, qui a déjà annoncé son intention d’y opposer son veto.

La demande d’adhésion des Palestiniens à l’ONU sera soumise par la Ligue arabe comme l’a annoncé jeudi à Doha, le chef de l’organisation panarabe, Nabil al-Arabi.

Afghanistan, le pire est à venir

Afghanistan, le pire est à venir - photo [cc] Luca Conti 2011

11/07/2011 – 10h42
PARIS (NOVOpress) – Le jeudi 14 juillet, la France a célébré ses forces armées à l’occasion d’un défilé militaire qui reste un des derniers exemples du genre dans le monde développé. Le même jour, le pays a encaissé la nouvelle de la mort de cinq soldats en Afghanistan ce qui a largement terni la fête nationale.

La mission de l’ONU à Kaboul a également choisi le 14 juillet pour publier un rapport dont les conclusions sonnent le glas de l’optimisme de l’OTAN quant à l’évolution du conflit en Afghanistan.

Selon les experts onusiens, plus de civils meurent aujourd’hui en Afghanistan que dans la pire des périodes de la décennie qui vient de s’écouler.

La guerre atteint désormais des régions du pays qui en avaient été épargnées et les insurgés font davantage appel à des terroristes suicides, à des enfants soldats et à des engins explosifs improvisés que dans le passé.

Le froid constat des chiffres pour les six premiers mois de l’année 2011 est un aveu d’échec pour la coalition occidentale : 1462 civils tués et 2144 blessés, soit 15 % de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Il est important de noter que les islamistes sont responsables de 80% de ces pertes humaines.

L’ONU s’attarde sur le nombre en hausse de femmes et d’enfants utilisés dans des attentats suicides. Par exemple, le 12 mai dernier, un enfant de 12 ans s’est fait sauter entraînant la mort de trois civils et en blessant douze autres.

L’agence internationale conclut son rapport en s’inquiétant des conséquences du désengagement progressif des forces occidentales. A titre privé, des experts de l’ONU font part de leurs craintes qu’au départ du dernier soldat de la coalition, le retour au pouvoir des islamistes ne se traduise par un gigantesque bain de sang au côté duquel le massacre des harkis fera pâle figure.

[box class=info]Photo [cc] Luca Conti[/box]

Italie : « Tour de vis » sur l’immigration clandestine

17/06/2011 – 14h52
ROME (NOVOpress) – Octroi massif de permis de séjour aux Tunisiens de Lampedusa, dans l’espoir de s’en débarrasser aux dépens de la France ; intervention suicidaire dans la guerre civile libyenne ; annulation du délit de clandestinité par la Cour de justice européenne : par le fait des événements et par la faute de ses propres choix politiques, le gouvernement italien a vu réduit à néant, en quelques mois, tout le dispositif qu’il avait mis des années à édifier pour endiguer un tout petit peu l’invasion migratoire. Le ministre Roberto Maroni, comme tétanisé, ne s’est plus occupé que de gérer l’intendance des clandestins, en organisant leur sauvetage en mer, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie.

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Entretien audio exclusif pour Novopress : le cri du coeur d’un Africain

Entretien audio exclusif pour Novopress : le cri du coeur d'un Africain

Entretien avec Serge Boret Bokwango, représentant du Congo au sein de la commission permanente des Nations unies à Genève. Novopress a rencontré Serge Boret Bokwango, suite à l’interview polémique donnée à nos confrères Italiens sur les immigrés africains en Italie du Sud. Lors de cet entretien ont été évoqués le drame de l’émigration de l’Afrique vers l’Europe ainsi que la situation des Africains en Europe (clandestins ou non).

Serge Boret Bokwango parle à coeur ouvert, non en tant que représentant du Congo mais en tant qu’Africain et que pan-africain, de la situation dramatique qui se dresse sous nos yeux en Europe et sous les siens en Afrique. Au-delà d’un simple message d’un pan-africain révolté, des propositions concrètes pour mettre fin à l’émigration de l’Afrique vers l’Europe ainsi qu’à la dramatique situation des clandestins.

Ces propos vont dans le sens de ceux que nous avions recueillis précédemment auprès d’Omar Ba, auteur de “N’émigrez pas, l’Europe est un mythe”, ou encore d’Emile Bomba, de l’ALCEC. Entretien réalisé par Yann Vallerie pour Novopress le 17/06/2011.