Syrie : victoire à la Pyrrhus de l’“Empire” à l’ONU

Syrie : victoire à la Pyrrhus de l’“Empire” à l'ONU

05/08/2012 — 12h00
NEW YORK (via InfoSyrie.fr) — Notre média français de « référence » – en matière de mensonge et de désinformation -, I-Télé, présente le vote de l’Assemblée générale des Nations-Unies, vendredi à New York, comme une nouvelle défaite de la Syrie et de ses soutiens.

Il devient patent que pour avoir une lecture claire et juste des événements autour de la Syrie, il convient de prendre l’exact contrepied de ce que racontent ce genre de médias « autistes-atlantistes ». Et, à l’évidence, les Américains et leurs auxiliaires ou clients diplomatiques n’ont quand même pas de quoi pavoiser. Certes la résolution – présentée, il faut le rappeler, par cet État « exemplaire » qu’est l’Arabie séoudite – condamne les seules actions militaires de l’armée régulière syrienne et réclame une transition politique immédiate.

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Syrie : le général Mood de l’ONU suspend sa mission, et après ?

Syrie : le général Mood de l'ONU suspend sa mission, et après ?

18/06/2012 — 16h00
DAMAS (via InfoSyrie) — La décision annoncée samedi après-midi par le général Mood de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » les déplacements des observateurs, qui resteront désormais dans leurs hôtels et quartiers, est une demi-surprise. Quelques heures plus tôt, dans une conférence de presse, le chef de la mission d’observation de l’ONU en Syrie avait déploré que ses casques bleus ne puissent exercer leurs attributions vu l’accroissement des violences, qu’il attribuait prudemment aux deux parties. Le ministère syrien des Affaires étrangères a dit comprendre la décision du général norvégien.

Un échec annoncé, mais une étape nécessaire

On l’a déjà dit, mais à partir du moment où l’opposition CNS/ASL, pour ne pas parler des islamistes les plus durs, restait accrochée à son objectif de renversement complet du régime et où ce dernier n’avait aucune intention de laisser les groupes armés étendre leur influence, le cessez-le-feu était condamné dès l’origine. Et, de fait, la proclamation de celui-ci, le 12 avril, n’a vu aucun arrêt des attaques des groupes d’opposition, et assez tôt le gouvernement a pu annoncer des centaines de violations de la trêve par l’ASL. Les embuscades, attentats, assassinats se sont poursuivis à un rythme de plus en plus soutenu, et l’armée, qui a perdu des centaines d’homme depuis deux mois, a dû riposter, et s’efforcer de maintenir l’autorité de l’État dans ses villes et ses provinces. Plus le temps passait, plus le cessez-le-feu tournait à la farce tragique. Fin mai, le massacre de Houla, dont l’ONU tarde toujours à attribuer la responsabilité, a servi de prétexte à l’ASL pour dénoncer un rêve jamais respectée par elle. Peu après, le 3 juin, dans un discours prononcé devant le nouveau parlement syrien, Bachar al-Assad sifflait, en quelque sorte, la fin de la récréation – ou de la fiction du cessez-le-feu – en disant que son pays était confronté à une vaste offensive terroriste, et que celle-ci serait combattue jusqu’à la victoire.

On résumera les réactions occidentales à cette annonce du général Mood par celle des États-Unis qui ont parlé de « moment critique » et ont annoncé de prochaines consultations avec ses alliés « sur les prochaines étapes à suivre pour la mise en oeuvre d’une transition politique menée par les Syriens ». On n’a pas encore de réaction russe ou chinoise, mais ce n’est pas cet épisode qui va dissuader Moscou d’organiser sa conférence internationale « rééquilibrée » sur la Syrie : le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est du reste entretenu du sujet avec Kofi Annan, selon un communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères le 16 juin.

Certains parmi les habitués du site ont vu dès le départ dans la mission des casques bleus une manoeuvre des Occidentaux pour préserver les rebelles, en difficulté militaire, d’un désastre irrémédiable. Et sûrement les Euro-américains avaient la chose en tête. Oui, mais Russes et Chinois ont appuyé de leur côté le plan Annan pour couper l’herbe diplomatique sous le pied des Occidentaux, et tout à la fois montrer que le gouvernement syrien était prêt à jouer le jeu, et mettre l’opposition radicale au pied du mur. Moscou défend depuis des mois, au Conseil de sécurité notamment, l’idée – qui est une réalité objective – que l’opposition est responsable d’une grande partie de la violence. Elle a d’ailleurs réussi à le faire reconnaitre, dans les textes onusiens, à ses adversaires diplomatiques. Pour les Russes, la tentative d’application du plan Annan allait être une sorte de « leçon de choses » pour la communauté internationale, qui démontrerait que la mauvaise volonté n’était pas du côté où Washington et ses alliés le disaient. La démonstration n’a pas vraiment réussi, compte tenu du « bétonnage » de l’information occidentale par les milieux atlantistes, mais tout de même on a vu ceux-ci développer, au fil des dernières semaines, la thèse de la « guerre civile » menaçante en Syrie, ce qui équivalait à une reconnaissance implicite d’une réalité devenue incontournable : la présence de milliers de combattants armés résolus à ne laisser aucun répit au gouvernement.

Nous continuons de penser que Mood et ses hommes ne sont pas responsables des arrières-pensée des uns et des autres, et se sont efforcés honnêtement de remplir leur « mission impossible ». On a en tous cas pas de preuve flagrante du contraire.

Que va-t-il se passer ? Eh bien la lutte de l’armée contre les bandes va s’intensifier, avec de bonnes chances de succès. Il pourrait y avoir, dans cette lutte pour la destruction des groupes armés qui veulent le chaos s’ils ne peuvent avoir la victoire, de nouveaux succès comme celui de Haffé dans les jours à venir. Le tout étant que soient évitées au maximum les bavures sur les civils. Mais la Syrie ne peut décidément pas faire l’économie d’une victoire militaire décisive sur des forces qui sont dans une logique de révolution violente, et sont soutenues ouvertement par la Turquie et le Golfe, et à peine plus discrètement par l’axe Washington/Londres/Paris.

[Lu sur le net] L’ONU (re)portraiture Bachar en bourreau d’enfants

[Lu sur le net] L’ONU (re)portraiture Bachar en bourreau d’enfants

13/06/2012 – 12h00
DAMAS via infosyrie.fr Les Nations-Unies, en tous cas une de leurs nombreuses subdivisions, ont produit mardi un nouveau rapport dirigé contre le régime syrien, accusé – ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté – d’avoir fait torturer voire exécuter par ses sbires des centaines d’enfants, en utilisant d’autres comme bouclier humains dans les opérations de l’armée.

Rhadikaa Coomaraswamy
La représentante spéciale de l’ONU pour les enfants impliqués dans les conflits armés, Rhadikaa Coomaraswamy, a même assuré que rarement au cours de sa carrière elle avait vu un pays commettre autant de brutalités. Photo : United Nations Information Service - Geneva (cc) via Flickr

La représentante spéciale de l’ONU pour les enfants impliqués dans les conflits armés, Rhadikaa Coomaraswamy, a même assuré que rarement au cours de sa carrière elle avait vu un pays commettre autant de brutalités. Et cette « performance » vaut au pays de figurer en « pool position » sur la liste établie par cette branche de l’ONU, liste dite « de la honte ». Décidément, on peut dire que la Syrie aura eu droit à toutes les attentions médiatiques et diplomatiques depuis 16 mois !

Ça sent le témoignage « militant »…

Coomaraswamy cite à l’appui de ses dires un exemple survenu à la mi-mars, dans le village d’Ayn l’Arouz, dans le gouvernorat d’Ibleb : pour attaquer les rebelles qui y était retranchés, militaires et membre des services de sécurité, sans oublier les incontournables chabihas, auraient poussé devant eux, devant leurs autocars pour être précis, des « dizaines » de garçons âgés de huit à treize ans, et au moins trois d’entre eux auraient péri dans les échanges de tirs consécutifs.

Nous n’étions pas, Madame Coomaraswany non plus d’ailleurs, sur place. Tout est possible dans une guerre impliquant guérilla et contre-guérilla. Tout est possible, mais de là à dire que c’est probable, ou mieux avéré, c’est aller trop vite en besogne. D’abord on serait curieux – sinon forcément surpris – de connaître les sources du rapport Coomaraswany. N’émaneraient-elles pas, par hasard, de témoignages labellisés opposition ? L’AFP, Reuters et bien sûr les représentants des Nations-Unies ont été gâtés, depuis le début des troubles, en histoires horrifiques sur la brutalité du régime et de ses troupes. Souvent, c’est la corde très sensible des enfants tués et maltraités qu’ont fait vibrer l’OSDH, les Comités locaux de coordination (CLC) sans oublier les cyber-propagandistes genre Syrian Revolution 2011.

Bachar el-Assad
Bachar el-Assad à Paris en juillet 2008. Photo : Ammar Abd Rabbo (cc) via Flickr

Il y a dans ce systématisme et dans cette surenchère constante sur la barbarie supposée du régime quelque chose de suspect. Surtout en ce qui concerne les cas de torture d’enfants emprisonnés, subissant brûlures de cigarettes et décharges électriques sur les parties génitales, histoire d’ajouter l’horreur à la cruauté. En 1914, les soldats allemands ont pu être accusés de couper les mains d’enfants, en1989, la Securitate de Ceaucescu de carnage de nouveaux nés à Timisoara, en 1990, les soldats irakiens de débrancher les couveuses de bébés koweitiens. La Syrie mise au banc de la planète (enfin de la partie occidentale de celle-ci) ne pouvait donc pas échapper à ce classique propagandiste disqualifiant.

Encore une fois, nous ne savons pas pour Ayn l’Arouz, mais ce que nous savons en revanche des mensonges et bidonnages de l’opposition, et de la perméabilité des média et d’institutions internationales comme l’ONU à ces fausses nouvelles nous conduit, tout bacharisme ou anti-américanisme mis à part, au scepticisme.

Une dernière chose : nombre de photos ou de vidéos diffusées par l’opposition syrienne attestent que celle-ci n’hésite pas à enrégimenter en grand nombre les enfants dans ses manifestations du vendredi. Pour étoffer les rangs bien sûr. Mais peut-être aussi pour dissuader les forces de l’ordre de les disperser trop rudement. Dans ce cas, ces enfants-là ne sont-ils pas aussi des « boucliers humains » ? Mais peut-être Rhadikaa Coomaraswany préfère dans ce cas parler de « boucliers citoyens » ?

Image en une : capture d’écran d’infosyrie.fr – légende : L’opposition manifeste à Deraa, le 12 mai : vous avez dit « boucliers humains enfantins », Madame Coomaraswamy ?

Les conditions de détention en Israël dénoncées de toutes parts

Les conditions de détention en Israël dénoncées de toutes parts

06/05/12 – 14h30
TEL-AVIV (NOVOpress)
– Ce sont plusieurs centaines de détenus palestiniens qui ont entamé une grève de la faim pour dénoncer les conditions de détention « inhumaines» qu’ils subissent dans les geôles israéliennes.

Une action légitimée par les propos du rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés, Richard Falk, qui s’est dit «écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes ».

«Je suis écœuré par les violations continues des droits de l’homme dans les prisons israéliennes et j’appelle le gouvernement d’Israël à respecter les obligations internationales en matière de droits de l’homme à l’égard des détenus palestiniens», a ainsi affirmé le diplomate américain.

Les grévistes de la faim réclament notamment l’abolition de l’isolement carcéral et de la détention administrative, une disposition héritée du mandat britannique sur la Palestine qui permet l’incarcération sans inculpation ni jugement de suspects pour des périodes de six mois renouvelables indéfiniment.

Credit photo jillylovesdurham via Flickr (CC).

[Tribune libre] Syrie : Tiens, l’ONU reconnaît des tueries commises par les groupes armés ! Par Louis Denghien

[Tribune libre] Syrie : Tiens, l’ONU reconnaît des tueries commises par les groupes armés ! Par Louis Denghien

Alors que les habituels bateleurs d’estrades bobos vont agiter des chiffons blancs ce soir au Trocadéro pour signifier devant les caméras leur engagement « citoyen » en faveur d’une Syrie créée de toutes pièces par les médias, l’organe central de la pensée bobo, justement, Le Monde, publie ce mardi 17 avril sur son site un article (copie d’écran ci-dessus) sur les crimes et violations de droits de l’homme commis par les amis opposants de Stéphane Hessel et de Jane Birkin. En fait, Le Monde.fr rend compte du rapport présenté lundi 16 avril à Genève par la commission d’enquête mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Selon lequel, les groupes armés se sont rendues coupables de « tueries extra-judiciaires de soldats capturés lors de confrontations armées« .

Les images d’Épinal ont jauni

Le mot « tueries » traduit un assez haut niveau de violence criminelle. Il est vrai que le Conseil onusien de droits de l’homme ne pouvait continuer à faire comme si, en Syrie, la violence, les « massacres » n’étaient le fait que du gouvernement et de ses forces armées. Ce alors que les premières tueries d’ampleur commises par les bandes islamistes remontent au moins au début de juin dernier (massacre de 100 ou 120 policiers à Jisr al-Choughour). Ce après qu’une envoyée spéciale du Spiegel a recueilli les confidences de bourreaux de l’ASL réfugiés au Liban, et se vantant de centaines d’exécutions à Bab Amr (voir notre article « Der Spiegel a interrogé des rebelles-tortionnaires de Bab Amr », mis en ligne le 30 mars). Ce alors que les victimes – civiles – des groupes armés continuent de tomber chaque jour, même pendant le cessez-le-feu.

Le rapport, histoire de se donner des allures d’objectivité, s’inquiète aussi des arrestations d’opposants à Hama et Alep, et de la poursuite de bombardements à Homs, voire à Damas. Il est vrai que les institutions internationales, au diapason de pas mal de gouvernements et de médias, sont allés tellement loin dans le schématisme bien pensant et dans le manichéisme hollywoodien qu’il leur est difficile de « lâcher du lest » par rapport à la doxa suivie depuis plus d’un an. Mais la vérité se fait jour peu à peu et à reculons en Occident. S’imposant aux plus professionnels ou honnêtes des journalistes, qui, pour des raisons de crédibilité – une crédibilité certes bien entamée – ne pourront plus se permettre de parler de la Syrie sans instiller quelques vérités déplaisantes, fut-ce homéopathiquement. L’opinion publique suivra avec retard.

Maintenant il est certain que les désinformateurs de France 2, d’Arte, d’I-Télé ou de France 24 s’accrocheront aussi longtemps que possible à leurs « visions » d’une Syrie artificielle et « bobo-compatible ». Peut-être autant par paresse intellectuelle que par aveuglement idéologique. Mais ce qui est nié en France est à peu près connu dans la partie émergente de la planète, et en Russie.

Bien sûr, ce rapport de l’ONU n’atteindra pas les clowns citoyens et people du Trocadero : mais ceux-ci agiteront, de plus en plus, leurs chiffons blancs dans le vide.

Louis Denghien

[box class= »info »] Source : InfoSyrie. [/box]

Colonisation israélienne: énième rappel à l’ordre de l’ONU

Colonisation israélienne: énième rappel à l'ordre de l'ONU

15/01/02 – 12h45
BEYROUTH (NOVOpress)
– Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réaffirmé que « l’occupation par Israël des territoires palestiniens devait cesser« .

Rappelant l’illégalité de ces occupations, le secrétaire général a ajouté: « L’occupation par Israël des territoires arabes et palestiniens doit cesser. La violence contre les civils aussi. Les colonies, nouvelles ou anciennes, sont illégales. Elles contrarient la naissance d’un Etat palestinien viable« .

Ces propos ont été tenus à l’occasion d’une conférence à Beyrouth sur la transition démocratique dans le monde arabe. Ils devraient rester sans plus de suites ni de conséquences que les nombreuses mises en gardes et autres résolutions passées, démontrant une fois encore la géométrie très variable de l’application du droit international.

Crédit photo : World Economic forum via Flickr, licence CC.

Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

Serbes du Kosovo : Moscou étudie les demandes de citoyenneté

18/11/2011 – 15h10
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) — La Russie étudie les demandes de citoyenneté déposées par plus de 20 000 Serbes du Kosovo a déclaré hier à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Ces demandes font suite aux dépôts d’octroi de la nationalité russe auprès de l’ambassade russe à Belgrade par plus de 20 000 Serbes du Kosovo. Les Serbes veulent ainsi protester contre l’incapacité des autorités de Belgrade à les protéger contre les persécutions perpétrées par les Albanais et par les missions occidentales déployées dans la région.

Pour le ministre, « les Serbes se trouvent dans une situation désastreuse, ils se sentent dans l’impasse, parce qu’on les oblige à se soumettre au diktat de Pristina et à renoncer à disposer d’eux mêmes en dépit de la résolution 1244 du Conseil de sécurité de l’ONU ».

La situation à la frontière administrative entre la Serbie et Kosovo s’est aggravée en septembre 2011 suite à la prise de contrôle par les Kosovars albanais de plusieurs postes douaniers situés dans les régions peuplées de Serbes.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Acid Zebra via Flickr (cc)

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

Syrie : le Brésil, lui aussi, persiste et signe

28/10/2011 – 18h00
BRASILIA (via infosyrie.fr) — Recevant, mercredi 26 octobre, les lettres de créance du nouvel ambassadeur syrien à Brasilia, le directeur du département du Proche-Orient et de l’Asie centrale au ministère brésilien des Affaires étrangères a réaffirmé la position de son pays sur le dossier syrien, c’est-à-dire le refus de l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de ce pays.

Carlos Martins Cegila a notamment pu dire à son interlocuteur syrien, Mohammad Khadour, que la nouvelle présidente du Brésil, Dilma Roussef, portait un grand intérêt à la Syrie et était prête à l’aider à sortir de la crise actuelle. Et qu’elle faisait confiance au président Al-Assad pour mener à bien les réformes nécessaires, et jeter les bases d’un vrai dialogue inter-syrien.

Le Brésil, un des « 5 mousquetaires » onusiens du BRICS, avec l’Afrique du Sud, l’Inde, la Russie et la Chine, confirme ainsi sa ligne diplomatique de rejet des pressions et manoeuvres para-diplomatiques de l’axe Washington-Londres-Paris au Conseil de sécurité.

Des liens anciens, et charnels

Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010
Bachar Al-Assad en discussion avec le président cubain Raul Castro, le 28 juin 2010. Crédits : presidentassad.net

Donc, pas vraiment de « prise de distance », là non plus, de Brasilia avec Damas. Il n’est pas indifférent de noter que 12 millions de Brésiliens – sur 192 millions – sont d’origine arabe, et que la majorité d’entre eux proviennent de Syrie et du Liban, les principales vagues d’immigration étant intervenues dans la seconde moitié du XIXème siècle, alors que la Syrie et le Liban étaient parties intégrantes de l’empire ottoman. Les Arabo-Brésiliens sont concentrés dans la province de Sao Paulo, une des plus dynamiques économiquement du pays. La majorité de ces immigrants et descendants d’immigrants sont catholiques ou chrétiens, ce qui n’a pu que faciliter leur intégration. Selon une estimation parue dans une étude publiée en 2006 par le mensuel de politique internationale catholique 30 jours, 140 parlementaires – sur les 594 députés et sénateurs brésiliens – étaient d’origine arabe. Tout ceci entretient l’amitié entre les deux pays. Et les relations commerciales : en juin 2010 le président brésilien Lula avait reçu son homologue syrien et avait exprimé à cette occasion son souhait de voir se développer les relations commerciales entre les deux nations, via la signature d’un « accord de libre-échange », et il avait exprimé son soutien à l’adhésion de la Syrie à l’OMC.

Le Vénézuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba étant, sur le dossier syrien, sur la même longueur d’ondes que le Brésil, on constatera, pour s’en réjouir, que l’Oncle Sam, si acharné à isoler Damas, a réussi en fait à susciter contre lui une « alliance de revers », dans ce qui, selon la doctrine de Monroe, constituait son pré-carré géopolitique. « Mala suerte » comme on dit du côté de Managua et de Caracas…

[box]Auteur : Guy Delorme. Article reproduit avec l’aimable autorisation d’infosyrie.fr[/box]

Photo en Une : Bachar Al-Assad et Lula Da Silva le 30 juin 2010, à Brasilia. Crédits : presidentassad.net

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier Moreau [tribune libre]

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier Moreau

Multipolarité 1 — OTAN 0, par Xavier MoreauL’échec de la résolution occidentale contre la Syrie porte un nouveau coup sévère a l’imperium américain. Contrairement à la Serbie en 1999 et à l’Irak en 2003, l’administration américaine ne peut passer outre le droit international. La colère impuissante de Susan Rice (photo), l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, témoigne du délabrement de la position de l’ex-puissance mondiale sur la scène internationale. Le discours moralisateur, tenu par la diplomatie américaine ces vingt dernières années, n’émeut plus que la presse occidentale. Les États-Unis de Barack Obama ne sont plus ceux de Bill Clinton, ou la planification et l’exécution d’une épuration ethnique, comme celle des Serbes de Krajina, pouvaient se dérouler sans éveiller la moindre opposition internationale sérieuse.

Les États-Unis récoltent aujourd’hui les fruits de 20 ans d’une politique étrangère cynique et contre-productive. La servilité de la presse occidentale a perdu de son intérêt, tant les populations européennes ne lui font plus confiance. Certes, les régimes islamistes et islamo-mafieux mis en place en Bosnie et au Kosovo, le soutien aux terroristes dans le Caucase et désormais aux Frères musulmans dans les pays arabes, n’ont pas ému les opinions publiques occidentales. Cependant, pour la Chine et la Russie, l’ « Islamérique » est une menace parfaitement prise en compte, non seulement en politique étrangère mais également en politique intérieure.

La Russie, au bénéfice de ces crises arabes, a fait passer un message clair. Elle soutiendra toujours ses alliés loyaux. La Syrie peut se féliciter aujourd’hui de n’avoir pas eu de comportement ambigu avec son puissant allié. En 2010, l’Iran avait fait les frais de son rapprochement avec la Turquie et la Russie avait laissé agir alors le Conseil de Sécurité de l’ONU contre Téhéran. En ce qui concerne Kadhafi, ses atermoiements avec l’Occident en avaient fait un partenaire douteux aux yeux de Moscou. Ce dernier a signé sa chute, le jour ou il a souhaité devenir l’allié des Occidentaux, comme tous ces « visionnaires » que furent le shah d’Iran, le général Noriega, Slobodan Milosevic, Saddam Hussein, Laurent Gbagbo…

Les futurs potentats mis en place dans les pays nouvellement conquis par l’OTAN feraient mieux de se rapprocher de la Russie, car comme Moubarak ou Ben Ali, ils sont remplaçables, jugeables et condamnables.

Xavier Moreau

[box class= »info »] Source : Realpolitik.tv. [/box]

Le Congrès américain bloque l’aide aux Palestiniens

Le Congrès américain bloque l'aide aux Palestiniens

02/09/11 – 19h30
WASHINGTON (NOVOpress)
– Tous les moyens sont bons pour faire pression sur les autorités palestiniennes et les décourager de poursuivre leur démarche de demande de reconnaissance auprès de l’ONU, y compris priver la population palestinienne en situation de grande précarité de toute aide financière.

Le Congrès américain a ainsi bloqué l’octroi de 200 millions de dollars d’aide à l’Autorité palestinienne.

Une décision drastique, contraire à la volonté du président Obama, qui reflète à la fois la défiance du Congrès envers le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et son souhait de marquer de façon éclatante son soutien absolu à la position d’Israël.

Cette aide financière pourrait donc être bloquée jusqu’à ce que la « question » de la reconnaissance d’un Etat palestinien par l’ONU soit résolue.

[box class= »info »]Crédit photo : Rusty Stewart, sous licence Creative Common[/box]

La reconnaissance d’un Etat palestinien est largement souhaitée

La reconnaissance d’un Etat palestinien est largement souhaitée

19/09/11 – 12h30
LONDRES (NOVOpress)
– Alors qu’approche l’échéance de la démarche palestinienne visant à faire reconnaître un Etat palestinien à l’ONU, le BBC World Service a réalisé un vaste sondage afin de prendre le pouls de l’opinion publique sur ce délicat dossier.

Il ressort de ce sondage que les partisans dans le monde d’une reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU sont nettement plus nombreux (49%) que ceux qui y sont opposés (21%). Cependant, une forte minorité des sondés (30%) préfère ne pas se prononcer.

Pour obtenir ces résultats, les enquêteurs de la BBC ont sondé plus de 20 000 personnes dans le monde et ont pu établir une cartographie des positionnements vis-à-vis de cette question

Les pays les plus largement favorables à une reconnaissance sont l’Egypte (90% pour, 9% contre) et la Chine (56% pour, 9% contre) tandis que ceux où l’opposition, sans jamais être majoritaire, est la plus importante sont les Etats-Unis (45% pour, 36% contre), le Brésil (41% pour, 26% contre) et l’Inde (32% pour, 25% contre).

Dans les pays de l’Union européenne, les opinions favorables sont également largement majoritaires, atteignant 54% en France contre seulement 20% de refus.

C’est le 23 septembre prochain que sera étudiée, à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’ONU, la demande d’adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU.

État palestinien à l’ONU : Israël promet des « représailles »

Etat palestinien à l’ONU : Israël promet des « représailles »

15/09/11 – 12h30
PARIS (NOVOpress)
– Les autorités israéliennes réagissent de plus en plus violemment à la volonté affichée des Palestiniens de déposer une demande d’adhésion à l’ONU.

Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a notamment annoncé qu’une telle démarche signifierait la caducité de tous les accords conclus avec les Palestiniens.

De son côté, le chef de la diplomatie, le très controversé et poursuivie judiciairement Avigdor Lieberman, a menacé les Palestiniens de « conséquences dures et graves » à la demande que doit présenter Mahmoud Abbas la semaine prochaine à l’ONU.

Le climat se tend donc de plus en plus à l’approche de l’échéance, et les efforts diplomatiques des uns et des autres – notamment la chef de la diplomatie de l’Union européenne Catherine Ashton en séjour prolongé en Israël – ne semblent nullement porter leurs fruits.

L’un des points les plus aigus des frictions concerne Jérusalem-est qu’Israël a annexée et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de leur futur État, ce que refuse catégoriquement le gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Le secrétaire général de l’ONU soutient la création d’un Etat palestinien

Le secrétaire général de l’ONU soutien la création d’un Etat palestinien

09/09/11 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– . Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a renouvelé son total soutien à la création d’un Etat palestinien. Pour lui cet Etat « devrait exister depuis longtemps ».

« La vision de deux Etats permettant à Israël et aux Palestiniens de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, c’est une vision toujours valable et je la soutiens pleinement », a ainsi déclaré le secrétaire général

Ce soutient intervient alors que les Palestiniens s’apprêtent à demander devant l’Assemblée générale de l’ONU la reconnaissance de leur Etat malgré l’opposition nette d’Israël et des Etats-Unis et qui divise les pays européens.

Les Palestiniens ont lancé une grande campagne pour appuyer leur demande, baptisée « Campagne nationale pour la Palestine, 194e Etat « .

Egypte : un chercheur perd un prix d’État

Manifestations square Tahrir en février 2011

28/07/2011 – 14h00
LE CAIRE (NOVOpress) — Le savant et chercheur égyptien Sayed al-Kemni, âgé de 64 ans, se prononce de longue date dans ses écrits en faveur d’une relation ouverte et décomplexée envers l’islam et ses sources, refusant ce qu’il décrit comme l’instrumentalisation du jihad par les fondamentalistes et les terroristes, manière de penser, selon lui, anachronique. Parmi d’autres ouvrages, il est l’auteur de L’histoire de la création (1999), Les traditions de l’Islam (2001) et Merci… Ben Laden (2004).

Titulaire en 2009 d’un prix d’État en Sciences Sociales accordé par le ministre de la culture de l’époque, Faruk Hosni, il vient de se le voir retirer par une instance juridique égyptienne qui aurait agi sous la pression de religieux, qui considèrent que ce dernier ne doit pas être dilapidé au profit « d’incroyants », information reprise de sites en langue arabe par le quotidien autrichien Nachrichten.at.

Les contradicteurs de Sayed al-Kemni l’accusent en effet « d’être un hérétique », « d’insultes envers l’islam », et d’être « le défenseur d’une laïcité infâme », la mouvance islamiste lui ayant déjà adressé de nombreuses menaces de mort.

Un renforcement de l’islam radical en Égypte

Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité
Les lubies des gauches occidentales au sujet des révolutions proche-orientales se heurtent comme de coutume à la réalité

Avec la chute d’Hosni Mubarak et de son régime en février dernier, de tendance autoritaire mais plutôt laïque, les activistes religieux ont considérablement renforcé leur influence dans le pays.

Le Conseil d’État, haute instance juridique appelée à trancher les différents entre citoyens et institutions de l’État, s’est donc naturellement rangé de leur côté quant au jugement porté à l’encontre du savant stigmatisé. Selon les termes de l’arrêt, les écrits de Sayed al-Kemni iraient « à l’encontre du Coran et des traditions de la Sunna, rendraient le prophète méprisable et insulterait Dieu », ce prix d’État financé par l’argent public « ne doit donc pas être gaspillé en étant décerné à des incroyants ».

Loin des naïves images d’Épinal véhiculées par l’intelligentsia parisienne et les gauches européennes, voyant en la révolution égyptienne l’arrivée en grande pompe de la démocratie libérale et des droits de l’homme, penseurs, journalistes, universitaires, mais aussi chrétiens, de moins en moins nombreux, sont devenus depuis la chute de Mubarak la cible privilégiée des tenants d’un islam décomplexé jusqu’aux plus hauts sommets de l’État. Une relecture attentive des événements survenus en Libye et plus récemment en Syrie doit nous faire nous interroger : quels Proche et Moyen-Orient pour demain ?

[box]Crédit photo : Ramy Raoof + Michael Thompson // images sous licence creative commons[/box]

Proche-Orient : la Syrie reconnaît l’Etat palestinien

Proche-Orient : la Syrie reconnaît l'Etat palestinien

18/07/11 – 19h00
DAMAS (NOVOpress)
– La Syrie reconnaît un État palestinien avec la frontière du 4 juin 1967, en vigueur avant la guerre israélo-arabe de 1967 et ayant Jérusalem-est pour capitale.

C’est ce qu’a officiellement annoncé aujourd’hui le ministère syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que la Syrie traitera désormais le bureau de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) à Damas comme une ambassade.

Face à l’échec répété des négociations de paix, les Palestiniens souhaitent débloquer la situation en demandant à l’ONU l’admission d’un État de Palestine. Une perspective bien évidemment rejetée par Israël et son indéfectible allié Washington, qui a déjà annoncé son intention d’y opposer son veto.

La demande d’adhésion des Palestiniens à l’ONU sera soumise par la Ligue arabe comme l’a annoncé jeudi à Doha, le chef de l’organisation panarabe, Nabil al-Arabi.

Afghanistan, le pire est à venir

Afghanistan, le pire est à venir - photo [cc] Luca Conti 2011

11/07/2011 – 10h42
PARIS (NOVOpress) – Le jeudi 14 juillet, la France a célébré ses forces armées à l’occasion d’un défilé militaire qui reste un des derniers exemples du genre dans le monde développé. Le même jour, le pays a encaissé la nouvelle de la mort de cinq soldats en Afghanistan ce qui a largement terni la fête nationale.

La mission de l’ONU à Kaboul a également choisi le 14 juillet pour publier un rapport dont les conclusions sonnent le glas de l’optimisme de l’OTAN quant à l’évolution du conflit en Afghanistan.

Selon les experts onusiens, plus de civils meurent aujourd’hui en Afghanistan que dans la pire des périodes de la décennie qui vient de s’écouler.

La guerre atteint désormais des régions du pays qui en avaient été épargnées et les insurgés font davantage appel à des terroristes suicides, à des enfants soldats et à des engins explosifs improvisés que dans le passé.

Le froid constat des chiffres pour les six premiers mois de l’année 2011 est un aveu d’échec pour la coalition occidentale : 1462 civils tués et 2144 blessés, soit 15 % de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Il est important de noter que les islamistes sont responsables de 80% de ces pertes humaines.

L’ONU s’attarde sur le nombre en hausse de femmes et d’enfants utilisés dans des attentats suicides. Par exemple, le 12 mai dernier, un enfant de 12 ans s’est fait sauter entraînant la mort de trois civils et en blessant douze autres.

L’agence internationale conclut son rapport en s’inquiétant des conséquences du désengagement progressif des forces occidentales. A titre privé, des experts de l’ONU font part de leurs craintes qu’au départ du dernier soldat de la coalition, le retour au pouvoir des islamistes ne se traduise par un gigantesque bain de sang au côté duquel le massacre des harkis fera pâle figure.

[box class=info]Photo [cc] Luca Conti[/box]

Italie : « Tour de vis » sur l’immigration clandestine

17/06/2011 – 14h52
ROME (NOVOpress) – Octroi massif de permis de séjour aux Tunisiens de Lampedusa, dans l’espoir de s’en débarrasser aux dépens de la France ; intervention suicidaire dans la guerre civile libyenne ; annulation du délit de clandestinité par la Cour de justice européenne : par le fait des événements et par la faute de ses propres choix politiques, le gouvernement italien a vu réduit à néant, en quelques mois, tout le dispositif qu’il avait mis des années à édifier pour endiguer un tout petit peu l’invasion migratoire. Le ministre Roberto Maroni, comme tétanisé, ne s’est plus occupé que de gérer l’intendance des clandestins, en organisant leur sauvetage en mer, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie.

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Entretien audio exclusif pour Novopress : le cri du coeur d’un Africain

Entretien audio exclusif pour Novopress : le cri du coeur d'un Africain

Entretien avec Serge Boret Bokwango, représentant du Congo au sein de la commission permanente des Nations unies à Genève. Novopress a rencontré Serge Boret Bokwango, suite à l’interview polémique donnée à nos confrères Italiens sur les immigrés africains en Italie du Sud. Lors de cet entretien ont été évoqués le drame de l’émigration de l’Afrique vers l’Europe ainsi que la situation des Africains en Europe (clandestins ou non).

Serge Boret Bokwango parle à coeur ouvert, non en tant que représentant du Congo mais en tant qu’Africain et que pan-africain, de la situation dramatique qui se dresse sous nos yeux en Europe et sous les siens en Afrique. Au-delà d’un simple message d’un pan-africain révolté, des propositions concrètes pour mettre fin à l’émigration de l’Afrique vers l’Europe ainsi qu’à la dramatique situation des clandestins.

Ces propos vont dans le sens de ceux que nous avions recueillis précédemment auprès d’Omar Ba, auteur de « N’émigrez pas, l’Europe est un mythe », ou encore d’Emile Bomba, de l’ALCEC. Entretien réalisé par Yann Vallerie pour Novopress le 17/06/2011.