Vont-ils réussir à entériner le Pacte mondial pour les migrations ?

04/12/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En effet, un sommet se tiendra les 10 et 11 décembre à Marrakech. Organisé par l’ONU, il traitera du sujet épineux des migrations et cherchera à aboutir sur l’entérinement du Pacte mondial pour les migrations.

Mais qu’est-ce que ce Pacte mondial sur la migration ?

De son nom complet le Pacte mondial pour les migrations, sûres, ordonnées et régulières, ce document de 25 pages avait été rédigé cet été à New-York après de nombreuses délibérations entre les États membres. Même s’il déclare vouloir améliorer la coopération entre les États afin d’enrayer l’immigration illégale, ce texte pose clairement les bases d’un encadrement des flux migratoires où « les États s’engagent à faciliter la migration sûre, ordonnée et régulière. » Il ne s’agit donc pas d’enrayer les flux migratoires mais bien de faciliter et de favoriser l’immigration légale, qui est présentée par Louise Arbour, la représentante spéciale de l’ONU pour les migrations, comme un phénomène non seulement inéluctable mais fondamentalement bénéfique, « Nous avons donc un intérêt commun à gérer les flux migratoires et à assurer des voies sûres et régulières de mobilité ». Si ce pacte n’est pas juridiquement contraignant, comme le rappellent ses défenseurs, il n’en restera pas moins, s’il est adopté, un nouvel étalonnage moral dont les limites resteront difficiles à franchir politiquement pour les États signataires.

Ce texte a-t-il des chances d’être adopté unanimement ?

Dès juillet, seuls les Etats-Unis avaient choisi de ne pas valider le texte, estimant qu’il allait à l’encontre de leurs intérêts et de leur propre politique migratoire. Depuis, d’autres pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas le pacte la semaine prochaine. Les exemples les plus criants sont au sein de l’Union européenne. En effet, si celle-ci avait annoncé avoir parlé « d’une seule voix » à New-York l’été dernier, plusieurs États membres ont depuis changé de discours. Ainsi, la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, la Bulgarie, la République tchèque et la Slovaquie ont déjà annoncé qu’elles renonçaient à signer ce pacte pour le moment. L’Italie a elle aussi annoncé que son gouvernement ne serait pas présent à Marrakech la semaine prochaine et que la participation italienne à ce pacte serait entre les mains de son parlement. La Belgique fait face quant à elle à une crise gouvernementale, puisque l’un des partis du gouvernement, les nationalistes flamands du N-VA, a annoncé qu’il retirerait son soutien à un gouvernement qui se rendrait à Marrakech. Toujours en Europe, la Suisse a également annoncé, sous pression de l’opposition parlementaire, qu’elle ne signerait pas la semaine prochaine. Enfin l’Australie et Israël se sont également opposés à ce pacte. En Europe, il ne reste guère que la France et l’Allemagne, sous l’égide d’Emmanuel Macron et Angela Merkel, comme soutien de taille à ce projet. Néanmoins, face à la situation politique actuelle en France et une grogne qui s’organise en Allemagne, il se pourrait que ces deux gouvernements se posent des questions.

Pacte migratoire de l’ONU – Pour Nicolas Bay, on cherche à aboutir “à la consécration d’un prétendu droit à la migration”

30/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Si le gouvernement français soutient le pacte migratoire de l’ONU, le Rassemblement national s’y oppose logiquement, voyant dans ce texte la porte ouverte à de nouveaux mouvements migratoires.

Selon Marine Le Pen, ce texte “exprime un immigrationnisme radical qui non seulement engage tous les pays à faire la promotion de cette immigration sans limite, mais fait disparaître le concept de clandestinité.”

Nicolas Bay ajoute : “C’est toujours la même manière de procéder. On va aboutir à la consécration d’un prétendu droit à la migration présenté comme un nouveau droit de l’homme“.

Diverses pétitions fleurissent sur le Net pour dénoncer ce projet de l’ONU. Exemple avec celle-ci : “Non au Pacte mondial sur les migrations qui met en danger la France et l’Europe


Merkel, Macron et le pacte migratoire, par Jean-Gilles Malliarakis

Courant décembre, trois réunions vont orienter la politique de l’Union européenne et conditionner son avenir.

La conférence dite COP24 se tiendra à Katowice en Pologne. Elle prétendra trancher sur le climat. Elle préoccupe certes notre président préféré et les stratèges politiciens parisiens[1].

Or nos grands habiles ne sauraient ignorer que deux échéances plus importantes et probablement plus explosives attendent les Européens. On y débattra, en deux temps, du projet tout à fait délirant d’un pacte mondial migratoire. IL consiste à imposer, à quelques pays cibles, considérés comme importateurs de main-d’œuvre, d’accueillir la misère du reste du monde.

Chaque jour ce dossier s’aggrave. Et, dans certaines nations développées, un conformisme idéologique de plus en plus intolérant proclame une réponse que l’on qualifiera de complaisante.

Rappelons avant tout que, si le projet onusien apparaît en surface comme ratifié par 190 États, bien peu nombreux se trouvent les pays d’accueil en capacité, en désir ou en capitulation devant l’application du principe.

Or, le pacte doit être entériné à Marrakech les 10 et 11 décembre. Il doit cependant être dénoncé comme totalement faux de limiter les réticences à deux ou trois mauvais coucheurs. En mettant seulement en avant, le 27 novembre, les craintes de l’Autriche et de la Hongrie, Le Monde reste fidèle à ses habitudes. Il rappelle, mais de façon subliminale, leur défaite en 1918 et le démantèlement de l’Europe centrale.

Et, certes les discours d’une Merkel, de l’actuelle commission Juncker à Bruxelles, de Macron en France, d’un Trudeau au Canada vont hélas dans le sens du projet et de sa moraline hypocrite.

Au contraire, les grands pays du monde, dans les faits, ne se préparent pas à accueillir la vague migratoire qui en résulte, et qui se révélerait un tsunami. Les soi-disant experts onusiens manifestent au moins le mérite de nous en révéler la dimension. Leur chiffrage ne se limite pas aux 25 millions de réfugiés vrais ou faux. Il atteint actuellement une projection 9 (neuf) fois plus large soit 225 millions de « chances » pour leurs pays, offertes essentiellement à 400 millions d’Européens et aux Canadiens. Ce chiffre pour commencer…

Notons qu’ailleurs personne ne s’y consent.

Ne parlons même pas des pays musulmans riches : les pays du Golfe ou l’Arabie saoudite manifestent une compassion bien limitée envers leurs frères islamiques pauvres.

Les États-Unis, où les bien-pensants feignent de rappeler qu’ils ont été peuplés d’immigrants, les refoulent activement à la frontière du Mexique. Mais ni la Chine, ni le Japon, ni la Russie, le plus vaste espace sous-peuplé du monde ne leur ouvre vraiment les bras. N’oublions pas que la raison principale de la victoire du Brexit en Angleterre en 2016 vient de ce dossier. L’immense Australie les rejette à la mer : ils n’y viennent plus.

Le 28 novembre il se confirme que deux pays comme l’Italie[2] ou la Belle Province du Québec[3] se rallient à une opposition significative.

Et, deux jours avant la conférence de Marrakech des 10 et 11 décembre, en Allemagne, les 7 et 8 décembre, les 1000 délégués de la droite en débattront.

Ce 21 novembre, au Bundestag, favorable au texte, la chancelière a encore cru pouvoir soutenir que “la question migratoire ne peut être abordée que dans un cadre international, et il ne faut pas croire qu’un pays peut à lui seul affronter cet enjeu”.

En face Jens Spahn, candidat à sa succession et opposant au projet a pu obtenir, le 26 octobre que le congrès se prononce sur le texte. Sa rivale Annegret Kramp-Karrenbauer, au contraire, s’est prononcée sans ambiguïté en faveur du pacte tout en ronchonnant contre la double nationalité, ce qui ne fait, à terme, qu’aggraver le problème.

Ceci concerne en fait l’ensemble de l’Union européenne puisque son enjeu déterminera le premier et le plus puissant des États-Membres. Hors d’Allemagne l’Union CDU-CSU, est considérée en général comme la représentative de la partie conservatrice de l’opinion. Mais, attelage un peu étrange, elle est composée d’un parti implanté dans l’ensemble des Länder et d’un autre qui domine en Bavière, ceci pratiquement depuis les élections régionales de 1946. Sous l’étiquette chrétienne-sociale, cette CSU constitue sans doute l’une des principales forces authentiquement étiquetées à droite outre-Rhin. Elle ne manque pas de se présenter comme très proche de partis homologues dans l’espace germanique, l’Union du centre en Suisse alémanique et l’ÖVP, parti populaire en Autriche. Une forte résonance fonctionne aussi dans des pays de tradition habsbourgeoise et catholique comme la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et même la Pologne.

La CDU qui, elle aussi, a le plus souvent dominé les autres Länder cherche aujourd’hui à survivre aux deux grandes erreurs émotionnelles imposées au pays par la chancelière Merkel. Celle-ci, en 2011, avait prétendu rompre avec le modèle dit “multikulti” laissait certes un espace économique social libre à ceux qu’on appelait des Gästarbeiter, des travailleurs hôtes. Mais on ne leur accordant pas ou très difficilement la citoyenneté allemande. L’idée nouvelle consistait à leur imposer une assimilation, comparable à [l’ancien] modèle français, l’apprentissage de la langue allemande, etc. Les immigrés allaient devenir citoyens, et électeurs, beaucoup plus vite, et ceci pour des rasions analogues à celles de la Troisième république en France, ou dans le Bas Empire Romain : la dénatalité. Rappelons que la plupart de nos dirigeants, à commencer par celle qu’on appelle Mutti, n’on pas élevé d’enfants.

En 2015, faute pratiquement impardonnable aux yeux de la majorité de ses compatriotes, la chancelière allait élargir le champ de cette politique en accueillant massivement les réfugié, son fameux “wir schaffen das” – “nous y parviendrons”. Cette nouvelle politique n’a pas seulement produit de graves remises en cause dans le paysage politique de son pays, elle a engendré un déséquilibre et une crise d’identité dans toute l’Europe.

[1] cf. Chronique de L’Insolent du 28 novembre : “L’Écologisme dictatorial persiste dans son mépris”
[2] cf. “Les députés italiens adoptent la loi anti-migrants souhaitée par Matteo Salvini”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

La Suisse ne sera pas présente à Marrakech pour signer le pacte mondial sur les migrations

29/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Alors que le 10 octobre, le gouvernement suisse avait annoncé approuver le Pacte sur les migrations de l’ONU, il ne se rendra finalement pas à Marrakech les 10 et 11 décembre pour signer le texte.

Le Conseil fédéral suisse a écouté l’opposition manifestée par les commissions parlementaires qui ont voté pour les trois quarts contre l’adoption du pacte sans débat. Le Parlement pourra ainsi en débattre convenablement, avant une éventuelle signature à une date ultérieure.

Cette décision réjouit le parti populiste UDC qui espère que le texte de l’ONU serait soumis au peuple suisse, sous forme de référendum.

Salvini et Pellegrini hostiles au Pacte de l’ONU sur les migrations, par Olivier Bault

Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur de l’Italie et chef de la Ligue, a déclaré mardi être « absolument opposé au Pacte sur les migrations » et a assuré vouloir en parler avec ses alliés du Mouvement 5 étoiles (M5S). « Je ne vois pas pourquoi il faudrait déléguer aux organisations supranationales des choix qui reviennent aux pays » et « je ne vois pas pourquoi on mettrait sur le même plan les immigrants économiques et les réfugiés politiques », a expliqué Salvini, qui a cité le pape Benoît XVI, quand celui-ci avait rappelé qu’avant le droit d’émigrer, il y a un droit à rester dans son propre pays.

C’est donc un nouveau front qui pourrait s’ouvrir entre les deux alliés « populistes » au sein du gouvernement Conte, juste au moment où le parlement italien doit voter sur la loi relative à la Sécurité, qui permettra de mieux lutter contre l’immigration illégale mais qui déplaît au sein de l’aile gauche du M5S.

Néanmoins, la Ligue dépassant désormais 36% des intentions de vote dans les sondages, contre 27% pour le M5S (sondage IPSOS du 22 novembre), Matteo Salvini est en position de force pour imposer ses vues.

En Slovaquie aussi, ce « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » suscite des remous au sein du gouvernement depuis que le premier ministre Peter Pellegrini a annoncé dimanche que son pays ne le signerait pas.

La Slovaquie rejoint ainsi la liste des pays qui ont annoncé leur retrait officiel et définitif de ce pacte immigrationniste: les États-Unis, l’Australie, Israël, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne. La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie pourraient suivre bientôt, et peut-être même aussi la Belgique où l’un des partis de la coalition gouvernementale s’y oppose. En Allemagne, le débat fait rage au sein de la CDU et la CSU.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doit être signé à Marrakech les 10-11 décembre prochain.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 novembre 2018

D’après la Conférence internationale des ONG africaines, l’immigration africaine n’est pas du tout une menace pour l’Europe

26/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les membres du Conseil économique et social de l’ONU (Ecosoc) se réunissaient à Alger du 19 au 21 novembre, selon le journal El Watan.

Le thème de la rencontre était « Impliquer l’Afrique pour faire face à la crise migratoire ». Mais le Conseil est finalement loin de considérer les vagues d’immigration clandestines qui touchent l’Europe comme une « crise » puisque la conclusion que, « les migrants africains ne constituent pas une menace pour l’Europe ».

Les chercheurs africains ont avancé moult chiffres pour nier les statistiques européennes. Selon eux, les pays européens utiliseraient les chiffres de l’immigration comme un levier de pression sur les pays africains en leur faisant porter la responsabilité. Commence alors le révisionnisme des chiffres. « Ainsi l’Italie accueille 7% des migrants africains, alors que ses médias avancent le chiffre de 24,6%, le Portugal en accueille 6,2% et en déclare 20,6%, la Grèce 8,4% et en déclare 20%, l’Allemagne en accueille 8,8% et déclare 13% de migrants africains sur son sol ».

Jean-Paul Gourévitch : « Ce pacte mondial de l’ONU sur les migrations est déséquilibré, vide, et inapplicable ! »

21/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations qui sera ratifié en décembre 2018 s’inscrit dans cette volonté internationale de tentative de régulation des flux migratoires. Ce document formel n’a pas de valeur contraignante, certains pays comme les États-Unis, la Hongrie, Israël et d’autres ont refusé de le signer. Explication de Jean-Paul Gourévitch au micro de Boulevard Voltaire.


La fronde monte contre le pacte de l’ONU sur les migrations

14/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les 10 et 11 décembre prochain, les États membres des Nations unies seront invités à signer à Marrakech un « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ». Cette convention internationale a été élaborée sous l’égide de l’ONU, en parallèle d’un autre pacte en cours d’élaboration, qui portera quant à lui sur les réfugiés. Selon l’ONU, le pacte vise, à « faire face aux défis qui sont associés aux migrations d’aujourd’hui, et [à] renforcer la contribution des migrants et des migrations dans le développement durable ».

Que signifie concrètement ce charabia ?

Hormis le droit d’asile, régi par la convention de Genève sur les réfugiés, les migrations internationales ne sont aujourd’hui en tant que telles pas réglementées par les conventions internationales. Elles relèvent donc du pouvoir souverain des États. L’objectif de l’ONU est de commencer à encadrer l’action des États en vue d’organiser une gestion coordonnée des mouvements de personnes au niveau mondial.

Le pacte comporte 23 objectifs, formulés en termes assez généraux et qui peuvent paraître équilibrés…

D’un côté, par exemple, le pacte affirme que les immigrants contribuent à la prospérité mondiale et devraient être davantage protégés dans les pays d’immigration. D’un autre côté, « en même temps », le pacte indique que la lutte contre les filières de passeurs devrait être accentuée et que les États devraient mieux collaborer pour organiser le retour dans leur pays des émigrés.
Pour rassurer les peuples, les partisans du pacte font valoir qu’il ne sera pas juridiquement contraignant…

Sauf qu’en signant le pacte, les États s’engageront politiquement auprès des autres signataires à agir de manière conforme aux objectifs du texte, sous le contrôle de l’ONU et de la Cour internationale de justice de La Haye, voire des juges nationaux. On ne peut exclure qu’un juge écarte un jour une législation restrictive contre l’immigration au motif qu’elle est contraire au pacte mondial sur les migrations.

Pour sauvegarder leur souveraineté, plusieurs États ont déclaré qu’ils ne signeraient pas le texte.

C’est notamment le cas des Etats-Unis, mais aussi de la Pologne, de la Hongrie, de l’Autriche ou encore de la Bulgarie. Le vice-chancelier autrichien, Heinz-Christian Strache, a expliqué qu’il ne devait pas y avoir de droit de l’Homme à la migration. Une position prudente à l’heure ou certains parlent de « réfugiés climatiques » que les États développés auraient l’obligation morale d’accueillir.

Voile intégral : l’ONU met en demeure la France de modifier sa loi

24/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Comme l’avait déjà révélé le journal La Croix il y a deux semaines, le comité des Droits de l’Homme de l’ONU s’apprêtait à condamner la loi française sur le voile intégral d’ici la fin du mois. C’est chose faite depuis hier. Cette décision intervient alors que la Cour européenne des droits de l’homme, sur cette question, avait jugé normal de laisser les pays européens, pour des raisons de sécurité, de laisser les pays européens légiférer dans un sens comme dans l’autre.

Quelles sont les conclusions du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies ?

Pour rappel, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU dépend du Haut-Commissariat pour les droits de l’homme de l’ONU. Il est composé de 18 juristes, chargés de surveiller le respect, par les pays membres, du pacte international de 1966 relatif aux droits civils et politiques que la France a ratifié. Le groupe d’experts de l’ONU vient donc de condamner la France pour avoir verbalisé deux femmes qui portaient le voile intégral. Estimant que « l’interdiction du niqab viole la liberté de religion et les droits humains » de ces deux musulmanes, ils demandent à l’Etat d’indemniser les plaignantes et surtout de réviser sa loi.

Cette condamnation sera-t-elle nécessairement suivie d’effet ?

Beaucoup de journaux minimisent la portée des conclusions rendues par l’instance onusienne car elles ne sont pas juridiquement contraignantes. Si cela est vrai, stricto sensu, c’est cependant oublier un peu vite que le respect du pacte international de 1966 est obligatoire et que par conséquent les juridictions nationales ou européennes ont le pouvoir de contraindre les Etats à revoir leur législation. D’ailleurs, cet été la France a été condamnée par ces mêmes experts dans l’affaire de la salariée marocaine de la crèche Baby Loup, licenciée en raison de son refus de retirer son voile sur son lieu de travail. A la suite de cette décision, le premier président de la Cour de cassation avait clairement fait entendre aux magistrats que la Cour devra se conformer aux exigences du comité onusien et revoir sa jurisprudence en conséquence. Toutefois, dans le cas présent, les choses ne sont pas aussi claires du fait que deux jurisprudences s’opposent : celle de la Cour européenne qui a validé l’interdiction du niqab dans l’espace public et désormais celle du Comité des Droits de l’Homme qui estime que cette interdiction porte atteinte au principe de non-discrimination entre les religions. Laquelle de ces deux jurisprudences l’emportera ? Le débat juridique est lancé et sera, n’en doutons pas, lourd de conséquences…

Interdiction du port de la burqa – Le Comité des droits de l’homme de l’ONU épingle la France, par Pierre Malpouge

Depuis 2010, une loi française interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Une loi qui vise les femmes d’origine musulmane (ou converties) portant de plein gré ou de force la burqa comme le niqab et autre voile intégral – vêtements si seyants qui, comme chacun sait, cachent le corps et le visage de ces dames imbibées d’islamisme radical.

Une loi sur le port du voile intégral qui, comme l’a rappelé Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, « est si peu appliquée ou si peu contraignante que l’homme le plus recherché de France [Redoine Faïd] se sent en sécurité quand il est couvert par un vêtement pourtant interdit par la loi » – et, comme nous l’écrivions dans Présent du 6 octobre, combien d’autres dangereux criminels, terroristes islamistes ou de droit commun –, lequel Bruno Retailleau et son club de réflexion Force républicaine ont récemment proposé de transformer cette infraction, simple contravention, en délit.

Une loi si peu appliquée mais dérangeante malgré tout. Du moins selon le Comité des droits de l’homme (CDH) de l’ONU, comme le rapporte La Croix.

A l’heure où plusieurs voix s’élèvent en France pour demander un durcissement de cette loi, des juristes experts internationaux du Comité des droits de l’homme de l’ONU, estimant que cette loi porte atteinte à la liberté religieuse et crée une discrimination, remettent en cause l’interdiction et épinglent la France. Lesquels juristes experts avaient déjà désavoué la Cour de cassation qui, en 2014, avait validé le licenciement d’une puéricultrice voilée par une crèche (Baby Loup) dont le règlement intérieur imposait un devoir de neutralité.

Notons que cette loi (par ailleurs symbole d’une position jugée islamophobe par de nombreux Etats musulmans), qui chagrine les membres du CDH, est également en vigueur dans plusieurs pays européens – Autriche, Belgique, Danemark, Italie, Espagne – touchés comme la France par des attentats islamiques.

Toutefois, si le CDH de l’ONU (qui n’est pas une juridiction) épingle la France, la portée de ses appréciations est toute relative. Il ne s’agit pas là de condamnation mais de simple recommandation… pour satisfaire les « caprices » d’une seule religion. Et ce d’autant plus que la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a une autre vision quant à l’interdiction du port du voile intégral. Jugeant cette loi « nécessaire » dans une société démocratique, la CEDH estime que cette législation vise à assurer « la sécurité publique, l’égalité entre l’homme et la femme et une certaine conception du vivre-ensemble dans la société ». Il serait bon de rappeler aux blablateurs du CDH de l’ONU, dont les décisions n’ont aucune valeur juridiquement contraignante, que vivre en France, c’est avant tout vivre sous les lois françaises.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 12 octobre 2018

L’ONU via Le Monde : « une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde »

C’est sous ce titre anodin et en apparence facilement partagé par beaucoup de monde que le quotidien du soir interroge (numéro daté du 4/5 mars 2018) Louise Arbour représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales. En juillet 2017 nous analysions les « recommandations » de l’Union Européenne concernant les « bons usages journalistiques » face à la question migratoire. Dimitri Avramopoulos, commissaire européen aux Migrations et aux Affaires Intérieures, affirmait de son côté à la Tribune de Genève en mars 2017 : « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés. Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjour) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ». Un langage assez proche de celui de Madame Barbour. Extraits commentés.

Un titre biaisé

« Une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde », le titre peut paraître neutre mais il induit dans son intitulé que la migration est une donnée incontournable et qu’elle doit se poursuivre. Seuls son rythme et son intensité sont discutables. Louise Arbour met de côté ceux qu’elle appelle les « réfugiés » (vrais ou faux, les Nigérians qui ont dépecé une jeune italienne en février 2018 n’étaient pas des réfugiés) et dont elle estime le nombre à 25 millions. Ceux ci ont droit « à la protection de la convention de 1951 … qui fait partie de notre histoire ». Une convention internationale signée il y a 67 ans, à une époque où les migrations ne représentaient pas la même problématique. Elle ajoute que la « mouvance migratoire » (hors réfugiés) représente 225 millions de personnes. Ces personnes par défaut « sont appelés migrants économiques. Mais cette appellation véhicule la perception qu’ils sont un fardeau ou une menace… ». Si nous comprenons bien c’est la perception qu’il faut faire évoluer.

Opinion publique et démocratie

Alors que le secrétaire général de l’ONU veut présenter celle-ci comme un « atout pour la société », Louise Arbour constate que les opinions publiques ne sont pas à l’unisson. « Les hommes politiques dans les pays démocratiques nous disent toujours “Notre opinion publique n’est pas en mesure de suivre“. Je pense que c’est là le plus gros défi… » . Et elle ajoute ingénument « Convaincre les décideurs politiques serait relativement facile s’il était possible de changer cette perception négative ». Traduisons : les élites oligarchiques mondialisées ont déjà intégré l’impératif politique et moral migratoire, reste à convaincre les peuples. Les résultats des élections du 5 mars 2018 en Italie avec la poussée du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue de Matteo Salvini ne semblent pas aller dans ce sens.

Pacte mondial en préparation

Les opinions publiques sont vent debout et il faudra « un certain courage politique » (sic) pour les convaincre ou les contraindre car (ces pays) « devront s’ouvrir à une main d’œuvre étrangère », dont il faudra « améliorer les conditions de travail » et bien entendu « combattre la xénophobie et le racisme ». L’objectif de la représentante de l’Onu c’est un « pacte mondial pour la migration ». Un pacte en théorie non juridiquement contraignant mais qui permettra aux partisans de l’immigration d’avoir un discours moral encore plus impératif. In fine Louise Arbour dévoile le fonds du discours onusien « Il faut arrêter de parler des pays comme pays d’origine, de transit ou de destination, il sont tout cela à la fois ». Plus d’origine, plus de destination, plus de pays non plus, tout est dans tout et réciproquement. Amen.

Texte repris du site OJIM

Discours nationaliste de Donald Trump à l’ONU

Donald Trump Onu

S’afficher comme défenseur de l’Etat-nation au sein même de la citadelle du supranational et du globalisme : Donald Trump – qui d’autre ? – vient de lancer ce défi à la communauté mondiale du haut de la tribune de l’Organisation des nations unies. Il fallait à la fois de l’audace et de la fidélité. Audace, parce qu’une fois de plus le régime républicano-populiste né le 8 novembre dernier se retrouvera mis au ban par l’univers politiquement correct. Fidélité, parce que depuis les combats des primaires de l’hiver 2016, Trump répète ce qu’il a clamé lundi et mardi derniers dans le palais de verre de Manhattan. Discours percutant devant l’assemblée générale de l’ONU. Discours passionnément nationaliste : le slogan America First (l’Amérique d’abord) repris comme un leitmotiv et l’importance soulignée de la souveraineté nationale comme fondement d’une coopération internationale. Du sans précédent dans des travées où s’élaborent en silence les prochaines structures d’un gouvernement mondial.

« La véritable énergie de l’ONU », a martelé Trump, « se trouve dans les Etats-nations quand ceux-ci sont forts, indépendants et libres ». Puis il a enchaîné dans un rare moment voué aux applaudissements :

« Chaque leader a le devoir de penser d’abord à son pays, à son peuple, et l’Etat-nation reste le meilleur cadre pour améliorer la condition humaine. »

Retour aux fondamentaux du trumpisme : remplir ses obligations au sein du forum de Manhattan, mais surtout veiller aux intérêts de l’Amérique et aux besoins des Américains.

Le ton et l’esprit du discours furent 100 % pur Trump avec, pour la formulation, l’assistance de Steve Miller, l’un de ses conseillers. On craignait un effritement du populisme avec le départ en août de Steve Bannon, l’un de ses théoriciens. L’escapade new-yorkaise de Trump prouve que ces craintes n’étaient pas justifiées. D’autant moins que l’ex magnat de l’immobilier a su, comme toujours, montrer les dents : révision probable du traité nucléaire avec l’Iran et « destruction du régime nord-coréen » si Kim poursuit sa mission suicide.

Mais Trump ne s’est pas contenté de rappeler les principes de gouvernement qui sont les siens depuis janvier dernier. Quitte à froisser bon nombre de ses pairs. Quitte à braver les dogmes du nivellement universel. Il a également asséné à l’ONU ses quatre vérités, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’avait osé faire. Avec un budget en hausse de 140 % chaque année, l’ONU est scandaleusement dispendieuse. Elle est inefficace et gangrenée par une bureaucratie qui a doublé depuis 2000. Elle étouffe les souverainetés nationales indispensables à la paix et à la prospérité. Enfin, elle encourage l’irresponsabilité dans une phraséologie qui lui tient lieu de conscience.

Bref, Trump l’a souligné : il faut délivrer l’ONU de ses bureaucrates et de son incompétence. Il faut la réformer.

Trump s’est permis de conseiller au secrétaire général, Antonio Guterres, de « se concentrer davantage sur les résultats que sur les procédures » et de faire en sorte que l’institution qu’il dirige ne ressemble plus à « un club fermé où des gens se retrouvent pour discuter et passer du bon temps ». Image cinglante qui fut celle du candidat Trump pendant sa campagne. Elle est restée celle du président, même si celui-ci s’est montré plus conciliant dans ses derniers mots adressés directement à Guterres : « Nous lutterons ensemble […] pour la paix, pour la liberté, pour la justice, pour la famille, pour l’humanité – et pour Dieu tout-puissant qui nous a tous créés. »

Christian Daisug

Article publié par Présent daté du 21 septembre 2017

Corruption et impunité : le livre qui accuse l’ONU

rasna-warah ONU

livre-corruption-onu04/11/2016 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Un récent livre, UNsilenced : UNmasking the United Nations’ Culture of Cover-ups, Corruption and Impunity (AuthorHouseUk) dénonce l’impunité dont bénéficie l’ONU face à la corruption qui règne à tous les étages de l’organisme international.

Son auteur, Rasna Warah, écrivain et journaliste kényane, a été attaché de rédaction à l’ONU de 1994 à 2009. Elle connaît donc la maison de l’intérieur. Dans le cadre de sa mission, elle a pu constater que des services de l’ONU « fabriquent des données » afin de justifier leur travail au sein de l’organisme international. Preuves à l’appui, la journaliste affirme par exemple que des rapports sur les « famines » en Somalie ont été créés de toutes pièces par l’organisme international qui s’est ensuite servi de ce qu’elle appelle « l’effet CNN » pour orienter judicieusement l’action des politiques et créer ainsi un financement de masse, avec de substantiels détournements afférents.

Les agences de l’ONU profitent du malheur des populations, quand elles ne le créent pas. Ces agences ont ainsi l’habitude d’inonder les marchés africains de denrées gratuites au moment de la récolte, ce qui fait chuter les prix et incite les producteurs locaux à aller faire autre chose. Avec, au bout du compte, une dépendance accrue des populations, non seulement par rapport à ces agences, financées par le contribuable occidental, mais aussi, et c’est sans doute le but final, par rapport aux grands groupes internationaux de distribution.

Rasna Warah raconte dans son livre, comment on a tenté de la faire taire. Attaques, menaces, intimidations, humiliations publiques, tous les moyens ont été bons pour la dissuader de dénoncer publiquement les malversations dont elle a été témoin. L’ONU agit de la même manière à l’encontre de tous les lanceurs d’alerte qui la mettent en cause, affirme Mme Warah. Ainsi, d’Anders Kompass, après qu’il avait révélé de nombreux cas de viols d’enfants par des « soldats de la paix » en Afrique. Mme Warah, qui se qualifie elle‑même « de gauche » note que bien des médias refusent de critiquer l’ONU, de peur d’être assimilés à l’« extrême droite ».

La Corée du Nord lance un missile longue portée

Après le tir d’une fusée, menace d’escalade en Corée ?
08/02/2016 – MONDE (NOVOpress)
Après l’essai nucléaire de janvier, la Corée du Nord a procédé au tir d’une fusée visant à mettre un satellite en orbite. Une action condamnée par la communauté internationale, qui conduit à un regain de tension dan la région.

Le tir d’une fusée visant à mettre un satellite en orbite peut paraître anodin, sauf lorsqu’on se souvient que de tels vecteurs peuvent aussi transporter des armes nucléaires. C’est dans un contexte déjà tendu suite à l’essai nucléaire de janvier que la Corée du Nord a procédé à la mise sur orbite d’un satellite d’observation, un geste considéré comme agressif par ses voisins, notamment japonais ou coréens du sud.

Ces derniers ont aussitôt entamé des pourparlers avec les États-Unis pour l’installation de barrière anti-missiles sur son sol. Une perspective fermement rejetée par la Chine pour qui le déploiement d’un système de défense antimissiles américain, dit THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), théoriquement installé en Corée du Sud pour intercepter, des missiles nord-coréens, pourrait aisément viser, des missiles intercontinentaux chinois et ruinerait ainsi les capacités stratégiques de la Chine.

La région est maintenant sous tension maximale, comme en témoigne l’incident naval entre les deux Corée : dans la matinée, les autorités de Séoul ont révélé qu’un de leurs navires militaires avait du effectuer des tirs de sommation pour chasser un patrouilleur nord-coréen, qui était entré illégalement dans les eaux du Sud.



Un survol américain près de la Corée du Nord suite à ses essais nucléaires de mercredi

11/01/2016 – MONDE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

La Corée du Sud a été survolée hier par un bombardier américain et deux autres appareils hier. Cela fait suite aux essais nucléaires de la Corée du Nord mercredi dernier. En effet, Kim Jong-Un aurait réalisé des essais nucléaires avec la bombe H ou bombe à hydrogène. Selon la Corée du Nord, il s’agit du premier essai avec ce type de bombe.

Suite à cet essai, les réactions ne se sont pas fait attendre ?
Les États-Unis ont survolé les environs, tout en restant à 70 km de la frontière nord-coréenne. C’est à l’aide d’un bombardier B-52 Stratofortress, d’un avion sud-coréen et d’un autre appareil de la flotte américaine qu’ils ont voulu surveiller la Corée du Nord. Ces vols avaient pour finalité d’éviter une agression de la part des Nord-coréens. Malgré l’interdiction de l’ONU, il s’agit du quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord. Dans un communiqué, le général Terrence J. O’Shaughnessy, commandant de la 7 th Air Force et commandant adjoint des forces américaines en Corée du Sud a déclaré que ces vols étaient « la dissuasion élargie apportée par nos forces conventionnelles et notre parapluie nucléaire ». Et d’ajouter : « les missions de B -52 renforcent l’engagement des États-Unis à assurer la sécurité de nos alliés et partenaires », a-t-il poursuivi. « Les forces aériennes américaines et sud-coréennes travaillent ensemble de manière rapprochée chaque jour et nous sommes totalement prêts à faire face à toute menace contre notre alliance ».

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La Corée du Nord aurait la bombe H

06/01/2016 – MONDE (NOVOpress)
Pas sûr que la Corée du Nord ait la Bombe à Hydrogène comme elle l’affirme ce matin. Pour autant, ce quatrième essai nucléaire de la dictature communiste risque bien de faire croître la tension dans la région.

La Corée du Nord affirme avoir mené ce mercredi son premier essai réussi de bombe nucléaire à hydrogène. «Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 heures», 2h30 en France, a annoncé la télévision officielle nord-coréenne, précisant que l’engin était «miniaturisé». «Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés.» Pyongyang, la capitale nord-coréenne, affirme que l’essai a été personnellement ordonné par Kim Jong-Un à deux jours de son anniversaire.

Plusieurs spécialistes expriment cependant des doutes. Jusqu’à présent, ils estimaient que Pyongyang était à des années de pouvoir développer une bombe thermonucléaire et étaient divisés quant à ses capacités de miniaturiser l’arme atomique, étape décisive dans la production d’ogives nucléaires.

Bombe H ou pas, ce quatrième essai nucléaire nord-coréen constitue un affront flagrant envers les ennemis comme les alliés de Pyongyang. Plusieurs résolutions de l’ONU interdisent en effet à Pyongyang toute activité nucléaire ou liée à la technologie des missiles balistiques. Ce qui n’a jamais empêché la Corée du Nord à poursuivre son programme : le pays a déjà testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la seule fission, en 2006, 2009 et 2013. Le fait que les précédentes sanctions internationales n’aient pas empêché la Corée du Nord de procéder à un quatrième test devrait susciter des appels à des réactions plus dures cette fois-ci. Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence ce mercredi matin à New York. Cette réunion a été demandée par les États-Unis et le Japon et prendra la forme de consultations à huis clos entre les 15 pays membres.