« Gauche pastèque »: Olivier Véran s’approprie (aussi) l’expression de Jean-Marie Le Pen

Olivier Véran : la nouvelle ancienne voix du gouvernement !

Olivier Véran

Le gouvernement a donc opéré un remaniement. Ou plutôt quelques ajustements. Outre quelques informations comme l’éjection de Damien Abad et le grand retour de Marlène Schiappa, il faut noter la nomination d’Olivier Véran au poste de ministre délégué chargé du Renouveau démocratique et porte-parole du gouvernement. Un changement notable pour l’ancien ministre de la Santé devenu, entre mai et juillet 2022, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement au sein du gouvernement d’Élisabeth Borne.

L’ancien ministre de la Santé, figure liée par l’opinion à la gestion politique du Covid-19, sera donc la voix et le visage du gouvernement Borne jusqu’au prochain remaniement. Au vu de la communication hasardeuse, pour ne pas dire contre-productive, du gouvernement lors des différents épisode épidémiques, on pourrait penser que ce choix n’est pas judicieux. Pour trouver un début d’explication, il faut sans doute revenir aux débuts d’Olivier Véran à la Santé. Avec l’imbroglio et le scandale autour du départ d’Agnès Buzyn, la figure d’Olivier Véran est apparue comme apaisante. Faisant la tournée des plateaux, le ministre médecin avait fait usage de pédagogie et de clarté et avait contribué, au début, à rassurer l’opinion par ses conférences de presse quotidiennes sur l’avancée de l’épidémie. Mais le médecin laissa vite la place au politique au même rythme qui voyait la politique sanitaire devenir une politique électorale.

S’il n’a pas été seul aux commandes, Olivier Véran incarne la faillite de la crise du Covid, la suspension des soignants non vaccinés et la mise en place d’une politique des plus répressives avec le vote du passe sanitaire et du passe vaccinal. Si le porte-parole du gouvernement est surtout en lien avec les journalistes davantage qu’avec le grand public, c’est un signe de continuité que marque Emmanuel Macron en remettant en avant l’une des figures du quinquennat précédent. Une nomination dans la lignée de ce faux remaniement mais véritable ajustement. En nommant un gouvernement recyclé, Macron a démontré qu’il se laissait du temps pour dompter l’Assemblée nationale. Aveu d’échec de constitution d’une forme de gouvernement de coalition ou volonté politique de laisser la situation se dégrader ? Avec Véran en porte-parole, on imagine le pire.

En tout cas, les réseaux sociaux ont salué à leur manière cette nomination : « Véran est le nouveau porte-mensonge du gouvernement » dénonce l’un. « La nomination de Véran confirme la stratégie du mensonge et de confusion permanente du gouvernement ! » affirme un autre. En tout cas, cela n’a pas ému le concerné puisque, lors de sa brève allocution qui le voit succéder à Olivia Grégoire, mise en difficulté par l’épisode tragique du Stade de France, il a affirmé qu’il sera « résolument ce relais d’une information fiable, accessible, au service de la démocratie ». On y croirait presque s’il n’avait pas raconté tout et son contraire pendant deux longues années !

Marc Eynaud

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Jordan Bardella à Olivier Véran : « Je pense d’abord aux familles françaises avant de vouloir faire de la France un guichet social pour la Terre entière »

Passe vaccinal : l’étau se resserre autour des non-vaccinés, par Franck Deletraz

pass vaccinal

Vendredi dernier, le gouvernement a sombré encore un peu plus dans la dictature sanitaire : intervenant à l’issue d’un énième « conseil de défense », le Premier ministre Castex a en effet annoncé la présentation, début janvier, d’un projet de loi prévoyant tout bonnement la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. Une mesure qui, si elle est adoptée, entraînera immédiatement l’exclusion de la quasi-totalité des lieux publics de nos compatriotes non vaccinés, ceux-ci n’ayant même plus la possibilité de présenter un test négatif ou un certificat de guérison. Surprise ? Pas vraiment : alors qu’il y a un an, presque jour pour jour, le menteur Macron jurait sur Twitter que « le vaccin ne sera pas obligatoire », l’exécutif n’a cessé depuis de multiplier les mesures discriminatoires à l’encontre des Français non piqués, reléguant ainsi honteusement ceux-ci au rang de pestiférés ! Et ce n’est pas fini : la prochaine étape sera évidemment l’obligation vaccinale pour tous.

Essayant de justifier ce nouveau projet liberticide, Castex n’a pas hésité, lui non plus, à user de manière éhontée du mensonge, en expliquant notamment qu’« il n’est pas admissible que le refus de quelques millions de Français de se faire vacciner mette en risque la vie de tout un pays ». Une affirmation profondément malhonnête puisque, comme chacun sait, leur vaccin, présenté comme un remède miracle depuis des mois, n’empêche nullement ceux qui l’ont reçu d’être contaminés ni de contaminer les autres ! De sorte que, malgré leurs déclarations, les autorités seraient bien en peine de prouver scientifiquement la responsabilité des non-vaccinés dans l’actuelle propagation du virus. Ce qui ne les empêche pourtant pas de préparer un nouveau tour de vis contre ces derniers. C’est ainsi que, si ce projet de loi est adopté, ce nouveau passe vaccinal interdira aux millions de Français non vaccinés l’accès à la plupart des lieux publics. A commencer par les bars et restaurants (y compris en terrasse), les cinémas et autres lieux culturels, les lieux de loisirs, les établissements de santé, ainsi que les longs trajets en avion, en car ou en train.

D’autre part, si le Premier ministre a laissé entendre que ce nouveau passe ne serait pas nécessaire dans le métro ou encore dans les écoles, l’exécutif, sous la pression des ministres de la Santé et du Travail, étudierait actuellement la possibilité d’imposer en entreprise le passe sanitaire ! Une question jugée « légitime » par Véran, qui a expliqué sur France Inter : « On ne peut pas empêcher les gens de travailler s’ils ne sont pas vaccinés, mais on peut exiger d’eux qu’ils passent un test s’ils ne sont pas vaccinés. » Et le « taliban de la vaccination » d’ajouter alors : « Je vais encore plus loin, je pense que dans le débat parlementaire, on peut reposer la question du contrôle d’identité associé au contrôle du passe » ! Une mesure qui avait pourtant été écartée en juillet dernier lors de l’extension du passe sanitaire aux bars, restaurants et autres cinémas…

Véran avoue une « obligation vaccinale déguisée » !

En attendant, interrogé samedi par les journalistes de Brut, Véran a fini par avouer ce que tous les Français avaient parfaitement compris la veille : à savoir que le basculement du passe sanitaire vers le passe vaccinal n’était pas autre chose qu’une « forme déguisée d’obligation vaccinale » décidée par le gouvernement. Une malhonnêteté d’ailleurs totalement assumée par le ministre de la Santé, qui est même allé jusqu’à expliquer que la formule retenue par l’exécutif était « plus efficace » qu’une obligation vaccinale classique… Quoi qu’il en soit, l’annonce par Castex du renforcement de l’ostracisation dont souffrent déjà les Français refusant la vaccination a immédiatement fait réagir les candidats de la droite nationale. Comme Marine Le Pen qui, dans un tweet accompagnant le message de Macron affirmant l’an dernier que le vaccin ne serait pas obligatoire, a dénoncé avec force une « mesure disproportionnée » qui « condamne à la mort sociale les Français qui ne sont pas vaccinés ». Ou encore Eric Zemmour qui, après avoir rappelé que « les Français sont déjà largement vaccinés », a vu aussi, et à juste titre, dans « le durcissement installé avec ce passe vaccinal », la volonté du gouvernement d’« instaurer une lutte des classes vaccinale, afin d’empêcher les Français de s’intéresser aux sujets sur lesquels Emmanuel Macron est en difficulté ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 décembre 2021

Pire Noël – Covid-19 : nouveau tour de vis macroniste

Jean Castex

Confronté à l’échec de sa politique de vaccination à marche forcée, le gouvernement annonce de nouvelles mesures restrictives afin de tenter de « sauver Noël ». Un Noël de toute façon déjà placé sous le signe de la peur, des interdictions et du contrôle généralisé. C’est encore loin « la vie d’avant » ? Tais-toi et fais-toi piquer.

« Et ça continue, encore et encore. C’est que le début, d’accord, d’accord. » Ce refrain du chanteur agenais Francis Cabrel vient immédiatement à l’esprit en assistant à la énième conférence de presse gouvernementale suivant le non moins sempiternel « conseil de sécurité » se penchant sur la situation sanitaire en France.

Lundi soir, Olivier Véran et Jean Castex, dans un numéro de clowns tristes désormais bien huilé, ont donc annoncé une nouvelle série de mesures censées endiguer le « déferlement » de la cinquième vague de l’épidémie. Pour tous ceux qui s’étaient précipités dans les centres de vaccination pour espérer retrouver la fameuse « vie d’avant », c’est une nouvelle douche froide. En effet, le développement apparemment exponentiel de cette « cinquième vague » est à lui seul la démonstration de l’échec complet de la politique vaccinale à marche forcée menée par le gouvernement. Ainsi, malgré un taux de vaccination très élevé, la France doit à nouveau prendre des mesures restrictives et coercitives. Un fiasco qu’il faut beaucoup de mauvaise foi pour attribuer aux méchants et égoïstes « non-vaccinés » ultra-minoritaires et interdits de tous les lieux à « fort potentiel de contagion » comme les bars, restaurants et autres salles de spectacle.

Parmi les mesures annoncées cette fois, on trouve le renforcement du protocole en vigueur à l’école primaire, avec notamment l’obligation du port du masque en extérieur, la limitation du brassage à la cantine, et des activités physiques en intérieur réduites.

Les discothèques, déjà exsangues, seront quant à elles fermées pour un mois à partir de vendredi. Rappelons que ces lieux étaient pourtant réservés aux détenteurs du sacro-saint « passe sanitaire » censé redonner accès à une (semi-) liberté.

Pour le reste, l’exécutif compte sur la « responsabilité dans la sphère privée », le recours élargi au télétravail, et la poursuite de la campagne d’injection de la troisième dose. En attendant la suivante…

Dans le même temps que ces annonces, on apprenait que le ministère japonais de la Santé s’alarmait des « effets secondaires graves » des vaccins et recommandait d’apposer la mention « effets secondaires graves » sur lesdits vaccins, après avoir répertorié des problèmes cardiaques à la suite du suivi d’un million de Japonais. Parallèlement, on découvrait une étude qui tendrait à prouver que la plupart des symptômes des prétendus « Covid longs » seraient d’ordre psychologique et que seule une infime partie des personnes affirmant souffrir de ce « mal » aurait réellement été touchée par le virus.

Des faits qui, pour le moins, suscitent des interrogations et mériteraient a minima un débat national contradictoire et non la fuite en avant vacciniste et liberticide à laquelle nous assistons. A moins que le but du gouvernement ne soit pas d’endiguer une pandémie mais d’instaurer un contrôle social de plus en plus resserré permettant de gouverner sans difficulté un peuple apeuré et servile. On n’ose évidemment y croire.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 décembre 2021

L’annonce choc d’Olivier Véran après l’allocution de Macron : « A partir du 15 septembre, les soignants non vaccinés ne pourront plus travailler et ne seront plus payés »

Vacciner n’est pas libérer ?

vaccination

L’expression « tricher n’est pas jouer » s’entendait beaucoup autrefois dans les cours de récréation. Au sujet de la pandémie, le gouvernement triche souvent avec la vérité, les chiffres, la communication, changeant les règles d’un jeu qui, de toutes les façons, n’est pas clair tant les règles en sont incompréhensibles. « Tricher n’est pas jouer » ? « Vacciner, n’est pas libérer » non plus, semble-t-il.

Saisi par un octogénaire vivant dans l’un des premiers départements concernés par les mesures de restriction maintenant étendues à tout le pays, le Conseil d’Etat a débouté sa demande. Que voulait-il ? Etre libre de se déplacer car il a reçu ses deux doses de vaccin. Problème réglé ? Non. Malgré les multiples affirmations des divers membres du gouvernement, être vacciné contre le coronavirus ne permet pas de se déplacer en France. Dans son ordonnance rendue le vendredi 2 avril, la plus haute juridiction administrative française indique que « les personnes vaccinées peuvent demeurer porteuses du virus et ainsi contribuer à la diffusion de l’épidémie ». La même ordonnance précise que le vaccin contre le Covid-19 « n’élimine pas complètement » le risque de contamination et que cette « atteinte à la liberté individuelle […] ne peut en l’état, au regard des objectifs poursuivis, être regardée comme disproportionnée en tant qu’elle s’applique aux personnes vaccinées ». Olivier Véran a confirmé le rejet de la requête. Etre vacciné ne rend donc pas plus libre.

La France est ainsi devenue le territoire d’Ubu roi. Les personnes vaccinées sont considérées comme ne l’étant pas puisque, à l’opposé de ce que répètent les mantras gouvernementaux, elles ne bénéficient pas d’une amélioration de leur situation quotidienne personnelle. Il n’y aurait pas encore assez de vaccinés, malgré la campagne de propagande d’un exécutif qui affirme le contraire tous les jours. Beaucoup pensaient que, une fois vaccinés, une fois franchi le cap de la peur de vaccins dont on ignore beaucoup sinon que les effets secondaires sont nombreux et dangereux, ils pourraient se déplacer librement sous réserve de bien appliquer les gestes barrières. Que nenni ! Vaccinés mais (faussement) confinés, comme tout le monde ! Une question vient évidemment à l’esprit : si cela ne permet pas la liberté de déplacement, autrement dit si cela ne protège ni ceux qui sont vaccinés ni les autres, à quoi bon aller se faire vacciner ? Une autre question : pourquoi annoncer une vaccination prochaine des enseignants s’ils ne peuvent pas aller enseigner ? Un nouveau mensonge pourrait bien se profiler : le vaccin ne conduira pas forcément à la sortie de la crise sanitaire.

Ce que le gouvernement confirme par défaut, selon l’avocat de l’octogénaire, en motivant son refus par le fait que les vaccins « ne fonctionnent pas à 100 % » et qu’il y a « une incertitude sur ces vaccins ». Ce sont les mots de deux mémoires communiqués par le ministère de la Santé. La vaccination à grande échelle démarrerait-elle avec des vaccins qui ne fonctionnent pas vraiment ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 6 avril 2021

Application StopCovid : Anticor porte plainte contre Olivier Véran

24/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Encore une polémique visant l’application StopCovid. L’association Anticor a déposé une plainte à la Cour de justice contre Olivier Véran.

Motif : l’absence de respect des règles d’attribution des marchés publics concernant les contrats liés à l’application. Y aurait-il eu favoritisme ? Les explications de Katia Pecnik.



Olivier Véran tire sur l’ambulance – Anarchie + dictature

Véran ambulance

Eric Zemmour décrit la macronie comme un système anarchique et dictatorial à la fois, deux concepts politiques théoriquement antinomiques, et en tout état de cause peu en rapport avec la feuille de route de 2017. Mais, pour ce qui concerne la gestion de la pandémie, le ministre Véran illustre parfaitement ce tropisme des marcheurs en direction de l’anarchie dans la dictature (ou l’inverse). Le ministre de la Santé nous ferait presque regretter Agnès Buzyn. Cette dernière, victime de son incompétence et de son manque de charisme, avait un côté pathétique qui pouvait la rendre sympathique. Le ministre Véran, lui, cultive sa morgue… pour des résultats aussi peu probants.

La pétition « Véran démission » du docteur Jean Lampert a recueilli près de 30 000 signatures en quelques jours, et il suffit de lire les milliers de commentaires déposés sur la Toile pour comprendre à quel point cet homme cristallise actuellement les mécontentements.

C’est le fiasco de la gestion des vaccins qui lui est d’abord reproché. Ces fameux vaccins nous ont été vendus comme la solution, la seule solution. Or force est de constater que non seulement la France est en retard par rapport à ses voisins européens, mais l’anarchie progresse. C’est Véran qui avait fixé les objectifs de vaccination, comme le rappelle la pétition, et pourtant nous ne les atteindrons pas. L’affaire prend une tournure inquiétante : des malades sont renvoyés chez eux avec un Doliprane en guise de médicament. Des traitements identifiés comme ayant des résultats positifs sont écartés. C’est le cas de l’ivermectine, traitement antiparasitaire, performant pour la prévention de la Covid-19, mais dont les essais cliniques ne sont pas terminés. Véran semble avoir tranché pour l’abstinence, même si pour l’heure les études identifient des résultats.

Grande-Bretagne : 15 millions de vaccinés, contre 3 millions pour la France

Du côté de la vaccination, les dérapages sont spectaculaires. D’abord, globalement, nous ne sommes qu’à trois millions de personnes vaccinées après un mois et demi de campagne, quand la Grande Bretagne en compte quinze millions. A ce rythme, il faudra donc près de trois ans à notre pays pour vacciner tout le monde.

Mais les choses se compliquent à nouveau : le vaccin AstraZeneca, homologué lundi par l’OMS, où sévit désormais une certaine… Agnès Buzyn, ne serait pas au point. Le programme de vaccination a été suspendu en Normandie et en Bretagne. En Moselle, département sinistré du fait de la crise sanitaire, le monsieur vaccin du gouvernement, Alain Fischer, a conseillé de ne pas vacciner les soignants, les informations recueillies étant trop imprécises. Des effets secondaires indésirables seraient à l’origine de ces décisions erratiques et anxiogènes.

Le recrutement de 7 500 infirmières et aides-soignantes est en cours, vient-il d’annoncer, en compensation. Mais, quand on décrypte la communication gouvernementale, on découvre que pour l’heure le gouvernement n’a fait que lancer un appel au recrutement, alors que tout processus de recrutement nécessite un minimum d’entretiens, de formalités, et, pour les professions de santé, un minimum de contrôle sur les compétences et les diplômes. Or la situation sanitaire est loin d’être stabilisée, et les besoins sont urgents. Cela fait beaucoup de ratés pour un seul homme.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 16 février 2021

Olivier Véran, l’as de Pique

Olivier Véran vaccins

Entre pénurie et saturation, la « stratégie vaccinale » d’Olivier Véran tourne en eau de boudin. Mais tout va très bien, Mme la Covid !

Bugs informatiques, prises de rendez-vous impossibles, centres de vaccination totalement débordés, stocks de vaccins largement insuffisants, ou encore refus aberrant de l’Etat de faire appel aux généralistes pour pallier le manque de médecins et d’infirmières affectés à la vaccination des Français : après un démarrage d’une misérable lenteur, qui a valu à notre pays d’être la risée du monde entier, la campagne de vaccination contre le Covid-19, que le pouvoir en place se vantait pourtant d’avoir organisée au détail près, tourne de plus en plus à la pantalonnade, mettant une fois de plus en évidence la terrible incompétence du gouvernement Castex.

Bugs informatiques et centre vaccinaux saturés

Ainsi, alors que le Premier ministre avait annoncé mercredi dernier l’élargissement de la campagne vaccinale à l’ensemble des « plus de 75 ans » à compter de ce lundi, et la possibilité pour les personnes concernées de s’inscrire dès jeudi par le biais d’Internet, le site prévu à cet effet, baptisé Santé.fr, n’aura guère résisté plus de 24 heures à une affluence certes énorme (plus d’un million de demandes) mais, cependant, tout à fait prévisible. Dès samedi matin, en effet, la plate-forme Sante.fr avertissait sur sa page d’accueil que, « compte tenu de l’importance des demandes », elle privilégiait « la présentation de l’offre de vaccination […] que vous trouverez ci-dessous classée par département ». S’ensuivait alors une simple liste de tous les centres de vaccination ouverts au public, là où, normalement, le site aurait dû proposer une carte permettant de géolocaliser le centre le plus proche de chez soi et permettre aux demandeurs de s’inscrire pour obtenir un rendez-vous. Rappelons que, jeudi dernier déjà, date de son lancement officiel, la plate-forme était carrément inaccessible en raison, selon certaines sources, d’un bug informatique. Version évidemment contestée par le ministère de la Santé qui s’était empressé d’expliquer que, si le site n’était pas encore accessible, c’était simplement parce que ses services étaient « en train de rentrer les données des centres de vaccination »…

Vers une pénurie de médicaments ?

Quoi qu’il en soit, à l’heure où nous écrivions ces lignes, les 833 centres mis en place par le gouvernement pour accueillir ce lundi le grand public étaient tous saturés et, dans nombre de villes, il n’était déjà plus possible de réserver un créneau, même à une date lointaine, pour recevoir une première injection. Notamment dans les Alpes-Maritimes, département français qui affiche pourtant aujourd’hui le plus fort taux d’incidence du pays : la demande y était à ce point massive que la plupart des sites vaccinaux du département ne proposaient, dès vendredi, « aucune disponibilité de rendez-vous » ! Mais peut-être plus révélatrice encore de l’incroyable impréparation du gouvernement, l’impossibilité dans laquelle se trouvent aujourd’hui les autorités sanitaires de créer d’autres centres de vaccination, faute tout d’abord d’un volume suffisant de vaccins. C’est que, en appelant comme ils l’ont fait les plus de 75 ans vivant encore chez eux (soit près de 800 000 personnes) à se faire vacciner plus tôt que prévu sans organiser, là encore, une augmentation parallèle du nombre global de doses (soit 500 000 par semaine), Castex et Véran ont évidemment fortement accru les risques d’une pénurie de vaccins dans notre pays. Cette situation inquiète aujourd’hui grandement les professionnels de santé, au sein desquels les médecins généralistes dénoncent par ailleurs l’absurde décision du gouvernement de renoncer à faire appel à leurs services dans le cadre de sa stratégie vaccinale. Un renfort qui aurait pourtant permis de désengorger nos fameux centres de vaccination et de pallier le nombre très insuffisant de médecins et d’infirmières affectés à celle-ci.

Treize victimes en Norvège

En attendant, et malgré la tournure anarchique qu’a prise la campagne vaccinale, les partisans de la piqûre obligatoire pour tous n’ont pas manqué, lors de ces dernières 72 heures, de remettre sur le tapis la question de la création d’un « passeport vaccinal » qui pénaliserait pourtant injustement ceux de nos compatriotes qui, que ce soit par conviction ou encore par prudence, ont fait le choix parfaitement légitime de ne pas se faire vacciner. Un projet liberticide contre lequel s’est d’ailleurs élevée Marine Le Pen dimanche sur BFMTV, en rappelant qu’elle était « extrêmement contre tout ce qui attente aux libertés individuelles ». Avant d’observer avec humour : « Compte tenu du fait que le gouvernement est incapable de vacciner ceux qui le souhaitent, parler d’un passeport vaccinal aujourd’hui m’apparaît assez ahurissant »… Un avis en partie rejoint par Nicolas Dupont-Aignan qui, se prononçant lui aussi contre la mise en place d’un « passeport vaccinal », a également dénoncé sur Twitter une « atteinte à l’égalité des citoyens pour l’accès à certaines activités », un « totalitarisme » et « une infâme et sournoise contrainte à la vaccination ». Il faut dire que le lien récemment établi par l’Agence norvégienne du médicament entre les décès de treize personnes âgées et fragiles ayant été vaccinées et les effets secondaires de la molécule proposée par Pfizer-BioNTech a largement de quoi renforcer les appréhensions des plus méfiants, et inciter les autres à davantage de prudence. Surtout quand les autorités sanitaires norvégiennes se voient contraintes de modifier en catastrophe leur guide de vaccination contre le Covid pour déconseiller aux « personnes frêles » de se faire vacciner, en précisant que pour ces dernières « même les effets secondaires relativement légers du vaccin peuvent avoir des conséquences graves ». Surprise ? Pas vraiment. Rappelons en effet que si les deux vaccins approuvés à ce jour en Europe (Pfizer et Moderna) ont bien été testés sur des dizaines de milliers de volontaires, le participant moyen à ces études était non seulement âgé d’une cinquantaine d’années, donc bien plus jeune que les personnes vaccinées aujourd’hui en priorité, mais surtout dépourvu de ces fameuses comorbidités dont souffrent, hélas, nombre de personnes très âgées.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 18 janvier 2021

Question sur l’utilité réelle du confinement

Le confinement sert-il à quelque chose ? Mardi, Emmanuel Macron rendra très probablement sa politique responsable de la baisse des contaminations, des réanimations, des morts du Covid. Cette énième prise de parole présidentielle sera l’occasion, pour le chef de l’Etat, de mettre à nouveau en scène son autorité, protectrice et éclairée. Pourtant, il serait temps de s’interroger sur cette « théâtralisation de la parole présidentielle », ainsi décrite ce lundi, sur RTL, par le maire (LR) de Cannes, David Lisnard. N’en déplaise à ceux qui croient voir des complotistes chez ceux qui mettent en doute la dramaturgie sanitaire cautionnée par l’Etat et sa presse, des questions s’accumulent sur l’exactitude des faits. Les perroquets du catastrophisme moquent ceux qui accordent du crédit aux « rassuristes » : leur auditoire serait composé, disent les affligés face à la piétaille, de demeurés prêts à croire aux miracles et aux gourous. En réalité, les « fake news », les « post-vérités », les « récits alternatifs » et les croyances dans une science sacralisée sont chez les faiseurs de peurs et les valets des puissants. Ces propagandistes empruntent les méthodes – mensonges, intimidations, excommunications- qu’appliquent toutes les démarches totalitaires.

De plus en plus de scientifiques et d’observateurs soutiennent que la deuxième vague serait déjà passée. Elle ressemblerait d’ailleurs davantage à un traditionnel épisode saisonnier, perdant en intensité au fil du temps. Les analyses des eaux usées par les pompiers auraient révélé ce fait dès avant le début du deuxième confinement : une observation identique à Paris et à Marseille, par exemple. D’où la question qui se pose de l’utilité réelle de cette mesure coercitive, ardemment défendue par Olivier Véran, le ministre de la Santé. Or le sanitairement correct est encore tel, actuellement, qu’il est difficile d’avoir accès à un contre-discours, sinon en naviguant avec prudence sur les réseaux sociaux.

L’autre jour, Véran a reconnu l’aggravation des cas de dégradations dans la santé mentale des gens, sans pour autant vouloir sortir de son tout-sanitaire, anachronique et brutal. Les aides alimentaires seraient en hausse de 30%, tandis que les suicides de petits commerçants deviennent des tragédies ordinaires. Il y a, au sommet de l’Etat, quelque chose qui ne tourne plus rond dans l’approche des réalités sanitaires. Macron acceptera-t-il, mardi, de redescendre sur terre ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 23 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’inutile acharnement de Véran contre Raoult

Les fabricants de peur détestent le professeur Didier Raoult. Il les rend hystériques. Cela fait des mois que le scientifique assure, en effet, que l’épidémie de coronavirus n’est pas si mortelle. Il l’a redit ce lundi matin sur CNews, interrogé par Laurence Ferrari : « Ca sert à rien de s’affoler (…) La mortalité de cette maladie n’a rien de terrifiant (…)« . Pour lui, les chiffres des décès causés par le virus ne seront pas significatifs sur l’ensemble de l’année 2020. Il parle également de « délire sur l’hydroxychloroquine« , interdite aux médecins depuis mai. Selon lui, elle « diminue la mortalité de 50%« .

Déjà, le 19 août, le médecin marseillais avait tenu des propos similaires. Mais cette fois, Raoult n’est plus seul. Vendredi, dans Le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins ont appelé « les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers (…)« . Ils ont dénoncé également la décision du ministère de la Santé de « suspendre leur liberté de prescrire les médicaments autorisés de leur choix« . Samedi, dans Le Figaro, des médecins de la région marseillaise ont apporté leur soutien à celui que des fanatiques, parfois liés à des intérêts pharmaceutiques, présentent comme un « gourou » ou un « charlatan » appuyé par « l’extrême droite ».

Olivier Véran est, depuis le début, en première ligne dans cette cabale qui a atteint l’irrationnel. Dans ce bras de fer, la science n’est qu’un prétexte. En réalité, le ministre de la Santé s’emploie à vouloir défendre un Ordre sanitaire qui répond davantage « au désir des politiques d’avoir un rôle » (Raoult, ce matin) qu’à des dangers réels.

Dès le 3 mai, Véran reprochait au médecin de « n’être pas très responsable« , en niant l’existence d’une deuxième vague. Or celle-ci, annoncée tout l’été, n’est toujours pas là. Début septembre, le ministre promettait pour dans quinze jours « une augmentation des cas graves de coronavirus« , tandis que le Conseil scientifique évoquait le 10 septembre « une circulation inquiétante du virus« . Ces discours alarmistes sont ceux d’un pouvoir qui prend goût à infantiliser les citoyens, en leur imposant des pénitences. Récemment, Véran a reproché à Raoult d’avoir dit « des trucs qui étaient faux« , sans s’interroger sur ses propres mensonges initiaux sur l’utilité des masques ou la véracité de l’étude bidonnée du Lancet démolissant le protocole Raoult. Ce matin le professeur a laissé poindre son agacement à être traité par le ministre « comme un vilain petit canard« . L’acharnement de Véran contre Raoult fera forcement une victime parmi les deux adversaires. Or Véran devrait se méfier : le vent tourne, les yeux s’ouvrent. Et les faits sont têtus.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 septembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol