I-Média – Insurrection à Washington, pédocriminalité à Paris

I-Média – Insurrection à Washington

08/01/2021 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Voici les principaux événements traités cette semaine :
L’image de la semaine : insurrection à Washington

I-Média analyse d’abord les incroyables images de l’entrée en force des partisans de Donald Trump dans le capitole, en pleine séance de ratification de l’élection de Joe Biden.

Olivier Duhamel : pédocriminalité et omerta

Puis, I-Média revient en longueur sur cette répugnante affaire de pédocriminalité qui agite le marigot politico-médiatique parisien. A l’image du sinistre Olivier Duhamel et ses proches, la gauche 68arde qui donnait des leçons d’humanisme à tout le monde abritait en réalité les pires déviances.


Pédophilie : l’omerta de la gauche caviar, par Ivan Rioufol

Olivier Duhamel

Ils savaient. A lire Camille Kouchner, qui révèle dans un livre le passé des abus sexuels d’Olivier Duhamel sur son frère jumeau “Victor” Kouchner, une partie de la gauche “morale” savait. Selon l’auteur, dans ce “microcosme des gens de pouvoir, Saint-Germain-des Prés, beaucoup savaient et la plupart ont fait comme si de rien n’était” (Le Figaro, ce mercredi). Le politologue et constitutionnaliste Olivier Duhamel était, jusqu’à présent, une figure mondaine et médiatique du progressisme sentencieux.

Chroniqueur notamment sur Europe 1 et LCI, président de la Fondation nationale des sciences politiques, membre du comité de pilotage Culture et Diversité de Marc Ladreit de la Charrière, avocat associé dans le cabinet de Jean Veil (fils de Simone Veil), il était également à la tête du Siècle, club d’influence qui regroupe par cooptation la crème de l’élite française. Dans la maison de vacances de Sanary (Var), héritée de son père Jacques Duhamel, ancien ministre de Georges Pompidou, la fine fleur de la bourgeoisie parisienne et socialiste était accueillie. C’est au cœur de ce petit monde influent, préservé et donneur de leçons, que Duhamel s’est laissé aller à des comportements pédérastiques en imposant des relations sexuelles à son beau-fils alors âgé de 13-14 ans. L’omerta a été la règle.

C’est le dégoût et la révolte que suscitent les faits relatés par Camille Kouchner, fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier, qui épousera par la suite Duhamel. Les sermonnaires, qui n’ont pas assez de mots pour dénoncer les crimes pédophiles commis au sein de l’Eglise, auront-ils le même goût à mettre au jour les turpitudes que la gauche caviar a pu s’autoriser ? Une gêne se devine dans les mots employés. C’est l’inceste que les médias dénoncent ici.

En réalité, cette circonstance aggravante n’a longtemps concerné que les relations sexuelles entre une même famille de sang. Ce n’est qu’en 2017 que la loi a élargi la notion, en faisant entrer le beau-père dans l’incrimination. A l’époque, quand Duhamel se glisse dans le lit de l’adolescent en lui disant : “Je vais te montrer. Tu vas voir, tout le monde fait ça“, il s’inspire peut-être des pratiques de la Grèce antique mais plus probablement de la liberté revendiquée par le libertarisme soixante-huitard. En effet, c‘est cette même gauche “libérée” qui pétitionnait dans les années soixante-dix pour défendre des pédophiles poursuivis par la Justice. Bernard Kouchner était parmi les signataires. Réduire l’affaire Duhamel à l’inceste évacue la responsabilité de cette gauche auto-satisfaite dans la violence faite aux enfants et adolescents.

Ivan Rioufol

Texte daté du 6 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Olivier Duhamel : l’effet Springora ?

olivier duhamel

Vanessa Springora a-t-elle été le caillou qui précède l’avalanche avec son livre « Consentement » ? L’éditrice qui, dans son ouvrage, a « balancé » Gabriel Matzneff en révélant l’emprise sexuelle qu’il exerçait sur elle au début de son adolescence, a semble-t-il ouvert les vannes. Après l’écrivain sulfureux, c’est le « politologue » Olivier Duhamel qui est visé depuis ce mardi par une enquête du parquet de Paris pour « viols et agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineur de 15 ans ». Beau-père de Camille Kouchner, Olivier Duhamel est accusé par celle-ci, dans un livre à paraître ce jeudi en librairie, d’agressions incestueuses imposées à son beau-fils « Victor », quand ce frère jumeau de Camille était adolescent à la fin des années 1980. Le politologue a indiqué sur son compte Twitter qu’en raison « d’attaques personnelles », il « met fin à ses fonctions » dans les institutions pour lesquelles il travaillait jusque-là. Un tweet qui ne conteste par ailleurs pas les accusations portées dans ce livre.

Dans ce livre, on découvre toutes les turpitudes d’une famille éclatée aux vies brisées. Ces quelques lignes rapportées par nos confrères du Figaro parlent d’elles-mêmes :

« Par sa tendresse et notre intimité, par la confiance que j’avais pour lui » décrit Camille Kouchner, « tout doucement, sans violence, en moi, il enracinait le silence ». Elle protège Olivier Duhamel parce qu’elle l’aime « comme un père et que dans l’explosion de notre famille, il était tout ce qui (lui) restait ». Quant à Victor, il ne « veut pas en parler ». « C’est le moyen que j’ai trouvé pour construire ma vie », explique-t-il à sa sœur. Le Monde, qui a révélé les faits lundi, l’a interrogé : « Je vous confirme que ce que ma sœur a écrit à propos des agissements d’Olivier Duhamel à mon égard est exact », a-t-il simplement répondu.

Trop de zones d’ombre encore dans cette affaire. Le nom de Marie-France Pisier, sœur d’Evelyne Pisier, mère des enfants Kouchner et compagne d’Olivier Duhamel, est dans tous les questionnements. L’actrice, retrouvée au fond de sa piscine coincée sous une chaise métallique, et dont l’enquête a conclu à un suicide, avait menacé de tout révéler. De quoi largement relancer l’enquête.

Il est difficile d’appréhender la puissance de l’onde de choc. Comme pour l’affaire Matzneff, l’intelligentsia parisienne semble tomber de sa chaise, comme si tous découvraient que Duhamel était un prédateur sexuel. Tous, jusqu’à Elisabeth Guigou, pourtant proche de l’ancien député européen socialiste et président du Siècle, ce club influent rassemblant ces mêmes élites, prétendent tout ignorer. Difficile à croire, tant la lecture des « bonnes feuilles » et des déclarations de Camille Kouchner sont sans équivoques. Une affaire qui accessoirement tombe mal pour Guigou qui s’est vu confier la tête d’une mission censée enquêter contre le drame de l’inceste dans la société…

Quand un fruit est pourri, on l’arrache. Mais quand un arbre ne donne que des fruits pourris, on le déracine et on le jette au feu. Il y a fort à parier qu’ils sont nombreux à trembler. Tous ces prédicateurs gauchistes vantant l’ouverture, la tolérance et la dissolution de la nation dans la mondialisation… Nous ne les nommerons pas mais tous les connaissent. Pour reprendre la formule de Roger Holeindre : « Que l’on m’arrête à la sortie si ce n’est pas vrai ».

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2021