Twitter désinforme en luttant contre la désinformation

L’été est une saison propice aux transformations ou annonces discrètes, souvent négatives, de l’augmentation du gaz aux nouvelles limitations de vitesse en ville jusqu’au nouvel outil de censure de Twitter, déjà bien armé dans le domaine.

Une solide expérience de censeur

Twitter s’était déjà illustré lors des élections américaines début 2020, en organisant une communauté de soi-disant fact-checkers, journalistes, tous libéraux libertaires de CNN au New York Times, au Washington Post et alia, pour « signaler les infox des politiciens américains ». En réalité pour favoriser à tout prix la candidature Biden en cachant entre autres les frasques politiques et économiques de Biden Junior.

Nous avons publié nombre de papiers sur le sujet, voir en particulier notre article de janvier 2021 sur le fondateur de Twitter Jack Dorsey. En janvier 2021 précisément Twitter présentait le projet Birdwatch (l’oiseau – le bleu, celui de Twitter – surveille), qui permettait à un utilisateur d’adjoindre au tweet d’un tiers une annotation incitant à la méfiance. Le système a été amplifié au printemps de la même année pour les tweets liés au Covid19.

Coucou, le 17 août Twitter s’adresse à ses utilisateurs

C’est la trêve estivale, la mi-août et c’est en deux tweets discrets que Twitter annonce sa nouvelle fonctionnalité qui permet de signaler un tweet comme trompeur. Le système avait été déjà utilisé pour l’élection américaine de 2020 avec le commentaire systématique « les élections américaines n’ont jamais été entachées de fraude » pour les observateurs inquiets des manipulations possibles sur les 71 millions de bulletins de vote par correspondance. Il est maintenant élargi aux catégories santé, politique et autre. Chacun et chacune pourra signaler un « mauvais tweet », les dénonciateurs sont à la fête.

Le persoptique

La nouvelle fonctionnalité sera testée aux États-Unis, Corée du Sud et Australie « avant de passer à l’échelle mondiale à d’autres zones ». Bentham avait inventé le panoptique, une prison où un seul gardien pouvait en un coup d’œil surveiller des centaines de détenus. Twitter fait mieux, il invente (osons un néologisme) le persoptique où chacun surveille chacun. Les Chinois vont adorer, les Européens peut-être moins mais ils le subiront. Bienvenue dans la société de surveillance mondiale et merci l’oiseau pour cette nouvelle cage, peinte en bleu peut-être ?

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Wikipédia, une encyclopédie très médiatique avec un parti-pris libéral libertaire

Wikipédia

« La relative neutralité de l’encyclopédie en ligne écrite par les internautes doit beaucoup au tout petit noyau de ses contributeurs les plus actifs, dominés par des hommes attirés par le savoir. », assurait encore le journal Le Monde en janvier dernier. Mais ce que ce journal de gauche libérale libertaire considère comme neutre ne l’est pas forcément pour les gens qui ne partagent pas sa vision considérée par beaucoup comme très orientée.

Le fondateur : Wikipédia a été piraté !

Pour l’Américain Larry Sanger, le philosophe et développeur de projets sur Internet qui a cofondé Wikipédia en 2001 avec l’homme d’affaires Jimmy Wales, la gauche a désormais piraté l’encyclopédie en ligne, la privant de sa neutralité. Résultat : on ne peut plus faire confiance à ses articles, en particulier s’ils concernent la politique ou des débats de société. Dans plusieurs interviews données à des médias anglo-saxons en juillet, Sanger mettait en garde contre le fonctionnement biaisé de Wikipédia et estimait que l’encyclopédie en ligne était devenue irréformable. Il citait l’exemple des articles sur Joe Biden et sur son fils Hunter Biden qui sont très avares en informations gênantes pour les deux hommes, avec très peu de références, par exemple aux scandales et accusations concernant leurs affaires en Ukraine.

Selon Sanger, c’est au cours des 4 ou 5 dernières années que Wikipédia est devenu otage de ses contributeurs bénévoles et administrateurs adhérant à une vision du monde gaucho-libérale (« libéral » est ici à comprendre au sens américain de progressiste et libertaire) et considérant le point de vue de l’establishment comme étant forcément une vérité objective, à l’exclusion de toute description qui pourrait contredire cette vérité-là.

Le rôle des entreprises et des espions

Dans un entretien avec Tucker Carlson sur Fox News, Sanger a également expliqué que la possibilité d’apporter des contributions anonymes aux entrées de l’encyclopédie en ligne est une « incitation naturelle pour que les gouvernements, les entreprises, les espions et même les organisations criminelles apprennent à jouer le jeu de Wikipédia ». Le site conservateur Breitbart, qui relatait le 23 juillet l’entretien de Tucker Carlson avec Larry Sanger, exposait en ces termes l’étendue du problème posé par le parti-pris libéral libertaire de Wikipédia :

« Ces dernières années, Google et d’autres grandes entreprises technologiques se sont largement appuyés sur Wikipédia pour lutter contre les “fake news” en ligne (…). De nombreux groupes et personnalités conservateurs ont fait l’objet de diffamations qui ont ensuite été diffusées par des plateformes en ligne utilisant Wikipédia dans leurs services. Carlson lui-même a été dénigré à plusieurs reprises sur Wikipédia, des rédacteurs l’accusant de racisme ou de faire l’apologie de la Russie en raison de ses critiques à l’égard des affirmations discréditées selon lesquelles M. Trump aurait collaboré avec ce pays pour truquer l’élection de 2016. Certains ont même cherché à rationaliser une attaque d’Antifa contre le domicile de Carlson, tout en censurant les aspects violents de l’incident.L’influence de Wikipédia ne se limite pas à son utilisation par les grandes entreprises technologiques, car les médias et les universités s’appuient également sur le site pour obtenir des informations, parfois en plagiant le contenu du site. Cela a souvent permis de diffuser des canulars provenant de Wikipédia. Outre les critiques de Sanger, des études et des analyses ont également démontré l’existence d’un parti pris de gauche sur l’encyclopédie en ligne. Sanger lui-même a été durement attaqué par les éditeurs de Wikipédia pour ses critiques, certains l’ayant qualifié de “théoricien du complot” et même d’“antisémite” en réponse à sa discussion sur le parti-pris de gauche du site. »

Les défenseurs de l’encyclopédie en ligne font toutefois remarquer que Larry Sanger avait quitté l’encyclopédie un an seulement après sa création et qu’il s’est depuis lancé dans des entreprises concurrentes, dont aucune n’a jamais connu le succès de Wikipédia, tout en multipliant les critiques à l’égard de son premier bébé. La dernière création de Sanger, c’est « Encyclosphere », qui se veut être un portail d’accès à différentes encyclopédies.

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Le rédacteur en chef de Politis mêlé à un trafic avec les clandestins

Politis migrants

Au moment où on annonce urbi et orbi un déferlement de réfugiés (vrais, faux, infiltrés) afghans en Europe c’est le moment de revenir sur une affaire estivale de trafics avec les clandestins où l’extrême gauche veut à la fois le beurre idéologique et l’argent du beurre financier.

Politis, de Pierre Bergé à Gilles Wulus

Nous avions consacré un premier article à Politis en 2015. Le journal avait été lancé en 1988 avec les fonds de Pierre Bergé par Bernard Langlois. 27 ans d’existence et 25 ans de pertes renflouées tant bien que mal.

Avec une valse des directeurs : Daniel Sieffert a quitté la barque en 2014, Laurent Laborie ancien des Cahiers du cinéma lui a succédé se mettant très vite la rédaction à dos. Puis c’est le tournis, Pouria Amirshahi ancien député de l’étranger et proche de Benoît Hamon, Stéphane Guillerm, Agnès Rousseaux venue du tout-en-ligne Bastamag, d’autres sans doute se succèdent jusqu’à l’ineffable Wulus arrivé en 2018.

Gilles Wulus et Azzedine Jamal sont dans un bateau

Gilles c’est le « mari » et Azzedine l’autre « mari ». Le charmant Gilles c’est le rédacteur en chef du journal. Le bateau, c’est Politis, hebdomadaire qui fût longtemps proche du défunt Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Gilles Wulus a un joli parcours de journaliste, AFP, Libération, Têtu, jusqu’à devenir rédacteur en chef de Politis.

Azzedine, plus jeune, se présente comme « avocat », un titre usurpé. Avec Gilles ils ont cofondé des sociétés aux États-Unis et en France. Azzedine, fragile est sous curatelle de Gilles, qui ne peut ignorer ses activités.

Quelles activités ? Escroquer les clandestins en leur proposant pour des sommes rondelettes de leur faire obtenir leur régularisation en préfecture. Des clandestins à l’aise, capables de payer plusieurs milliers d’euros (on parle de 4000 à 9000 euros par dossier, en liquide bien entendu). Pour cela on recrute des immigrés apporteurs d’affaires en leur promettant un pourcentage… qui ne sera jamais payé ou partiellement. Les apporteurs d’affaires se rebiffent et le tout-en-ligne Street Press publie un dossier accablant.

En l’espace de quelques années, le délicieux Azzedine aurait ainsi empoché plusieurs centaines de milliers d’euros et escroqué plusieurs dizaines de clandestins, leur promettant remboursement de ses « honoraires » en cas d’échec. Si un clandestin venait à protester, la réponse était limpide, nous citons :

« Vous allez me parler autrement, sinon je saisis les instances et personne n’aura jamais rien, est-ce que c’est clair ? Si vous me parlez encore une fois, c’est directement retour au pays. » (sic)

Le système de la pompe aspirante

Les relations de Gilles Wulus (Mélenchon, Taubira) impressionnaient les clients. Le bagout d’Azzedine faisait le reste. Résumons, Politis, à « l’engagement humaniste, social et écologiste », avait titré sa une en 2018 « La France manque d’immigrés », Gilles Wulus et Azzedine avaient fondé un petit business juteux qui ne pouvait fonctionner qu’avec la présence toujours croissante de clandestins.

C’est le système de la pompe à phynances du père Ubu. Côté cour, côté politique, j’encourage l’immigration et le grand remplacement. Côté ville, côté financier, je vis en escroquant les clandestins que j’ai contribué à faire venir. Le système n’est au fond pas différent de celui des ONG qui favorisent l’immigration maritime en mer Méditerranée , elles aussi humanistes et écologistes, comme Sea Watch et d’autres qui organisent le flux de clandestins par bateau en réclament des subventions pour cet exercice. Et c’est ainsi qu’Allah est grand aurait dit Alexandre Vialatte. Et parfois peu reluisant pourrait-on ajouter.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La manipulation des algorithmes, moyen de dominer l’information ?

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Les algorithmes, surutilisés et sophistiqués par les GAFAM permettent de manière subtile le « shadowing » (de shadow, ombre en anglais), en clair de mettre dans la soute une information « négative » ou – a contrario – de mettre au grand soleil une information dite « positive ». Nous reproduisons un article de Caitlin Johnstone paru sur son blog le 4 mai 2021.

La manipulation des algorithmes de la Silicon Valley est la seule chose qui maintient les médias grand public en vie.

L’émergence d’Internet a été accueillie avec espoir et enthousiasme par des personnes qui avaient compris que les grands médias contrôlés par les ploutocrates manipulaient l’opinion publique pour fabriquer un consentement au statu quo. La démocratisation du partage de l’information allait donner naissance à une conscience publique émancipée de la domination du contrôle narratif ploutocratique, ouvrant ainsi la possibilité d’un changement révolutionnaire des systèmes corrompus de notre société.

Mais cela ne s’est jamais produit. L’utilisation d’Internet est devenue courante dans le monde entier et l’humanité est capable de se mettre en réseau et de partager des informations comme jamais auparavant. Mais nous restons fermement sous la coupe des mêmes structures de pouvoir qui nous gouvernent depuis des générations, tant sur le plan politique que psychologique. Même les institutions médiatiques dominantes sont en quelque sorte toujours les mêmes.

Alors qu’est-ce qui a mal tourné ? Plus personne n’achète de journaux, les audiences de la télévision et de la radio diminuent. Comment est-il possible que ces mêmes institutions oligarchiques impérialistes contrôlent encore la façon dont la plupart des gens pensent à leur monde ?

La réponse est la manipulation des algorithmes.

Le mois dernier, une interview très instructive a vu le PDG de YouTube, qui appartient à Google, discuter franchement de la façon dont la plateforme utilise les algorithmes pour élever les médias traditionnels et supprimer les contenus indépendants.

Lors du sommet mondial sur la gouvernance technologique 2021 du Forum économique mondial, Susan Wojcicki, PDG de YouTube, a expliqué à Nicholas Thompson, PDG d’Atlantic, que si la plateforme permet toujours aux vidéos artistiques et de divertissement d’avoir les mêmes chances de devenir virales et d’obtenir un grand nombre de vues et d’abonnés, dans des domaines importants comme les médias d’information, elle privilégie artificiellement les “sources faisant autorité”.

“Ce que nous avons fait, c’est vraiment affiner nos algorithmes pour nous assurer que nous donnons toujours aux nouveaux créateurs la possibilité d’être trouvés lorsqu’il s’agit de musique, d’humour ou de quelque chose de drôle”, a déclaré Wojcicki. “Mais lorsqu’il s’agit de domaines sensibles, nous devons vraiment adopter une approche différente.”

Wojcicki a déclaré qu’en plus d’interdire les contenus jugés préjudiciables, YouTube a également créé une catégorie appelée “contenu limite” qu’il déclasse de manière algorithmique afin qu’il n’apparaisse pas comme une vidéo recommandée aux spectateurs intéressés par ce sujet :

“Lorsque nous traitons de l’information, nous voulons nous assurer que les sources que nous recommandons sont des informations fiables, de la science médicale, etc. Nous avons également créé une catégorie de contenu plus limite, dans laquelle nous voyons parfois des gens qui regardent du contenu de moindre qualité et limite. Nous voulons donc faire attention à ne pas trop recommander ces contenus. Il s’agit donc d’un contenu qui reste sur la plateforme mais que nous ne recommandons pas. Nos algorithmes ont donc définitivement évolué en termes de traitement de tous ces différents types de contenu.”

Le commentateur progressiste Kyle Kulinski a publié une bonne vidéo pour réagir aux commentaires de Wojcicki, disant qu’il pense que sa chaîne (tout à fait inoffensive) a été classée dans la catégorie “limite” parce que ses vues et ses nouveaux abonnés ont soudainement connu une chute spectaculaire et inexplicable. Kulinski rapporte que du jour au lendemain, il est passé de dizaines de milliers de nouveaux abonnements par mois à peut-être un millier.

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Fossé culturel entre migrants et autochtones : dans les médias, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

migrants france

Emmanuel Macron veut faire de la France un « poids lourd démographique » en Europe, suivant les conseils de son mentor, Jacques Attali, et ceux du haut-commissaire au plan, François Bayrou.

Il organise pour cela une immigration extra-européenne massive, indépendamment de toute considération culturelle et des difficultés d’intégration. Mais comme nous l’apprennent certains articles parus récemment, le choc des civilisations revient parfois en boomerang. Les cultures ont des pesanteurs que la raison de nos dirigeants ignore. Dans les médias de grand chemin, ce sont parfois les avocats des délinquants étrangers qui sont là pour nous le rappeler à leur corps défendant.

La nuit du nouvel an 2015 à Cologne : la cécité du clergé médiatique mise à nu

A la fin de l’année 2015, le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre, des milliers d’individus « d’origines arabes ou nord-africaine », ainsi qualifiés par les autorités, ont agressé sexuellement de nombreuses jeunes Allemandes de souche. La revue de presse faite alors par l’Observatoire du journalisme mettait en lumière que certains journalistes aux ordres continuent d’appliquer les directives idéologiques de Bruxelles et préfèrent la négation du réel à l’implacable constat d’une politique suicidaire.

Plus récemment, nous évoquions la véritable omerta au Royaume-Uni concernant les très nombreux viols de femmes blanches de milieu populaire commis par des agresseurs « asiatiques », terme utilisé outre-Manche pour désigner des Pakistanais.

Mais le réel revient parfois en boomerang. Dans les articles dont nous faisons une revue de presse, ce sont souvent les avocats de délinquants extra-européens qui décrivent le fossé culturel avec le pays d’accueil et les autochtones. Dans ces affaires sorties pour une fois de la discrétion des prétoires, la culture de l’excuse et le droit à la différence sont employés pour tenter d’excuser l’inexcusable…

Indispensables codes culturels

Tout homme sensé estime de bonne foi que l’étranger qui arrive dans notre pays doit faire des efforts pour s’adapter et respecter nos us et coutumes. Ce raisonnement de bon sens ne semble malheureusement pas partagé par tout le monde.

Fin 2015, un jeune « réfugié » d’origine bangladaise violait une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans le département de la Manche. Selon un article paru dans La Manche libre, l’avocate du violeur a invoqué au procès des difficultés d’interprétation de son client qui « n’avait pas les codes culturels » pour prendre conscience qu’il imposait une relation par crainte ou par surprise.

Le quotidien régional mentionne le témoignage du capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô : « Lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé “considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur ». Les experts décrivent quant à eux le migrant comme empreint de la culture masculine de son pays d’origine où « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

L’avocat de la plaignante a indiqué au Figaro après le jugement acquittant le prévenu du grief de viol que « les jurés ont estimé que l’auteur n’avait pas pris conscience de l’absence de consentement de la victime au moment des faits ». L’affaire a fait grand bruit, en particulier dans les réseaux sociaux, pour ensuite retomber dans l’oubli.

Le fossé culturel, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

En août 2018, un Afghan a violé un adolescent âgé de douze ans, dans une maison abandonnée située dans le centre-ville de Saint-Brieuc.

Le Télégramme nous apprend dans un article du 28 juin que « l’avocat général Grégory Martin-Dit-Neuville a évoqué la « Bacha Bazi, une pratique consistant à transformer de jeunes garçons en esclaves sexuels, tout en précisant qu’« une coutume n’est pas une loi ».

Pour l’avocat du jeune Afghan, il faut « tenir compte du gradient culturel », car « on est tous le produit de normes, d’une histoire. Et lui est né à cent kilomètres de Kaboul. On ne sait pas ce que c’est ».

Les juges n’ont pas été sensibles à ces arguments : ils ont condamné le prévenu déjà connu pour des faits similaires à une peine de prison de quinze ans de prison.

Un migrant syrien jugé pour viol victime du « choc culturel »

En novembre 2019, un migrant syrien était jugé pour le viol d’une jeune femme à Poitiers l’année précédente, nous apprend The Epoch Times. La formatrice en français du migrant a souhaité trouver des circonstances atténuantes à celui « dont le profil génétique a été retrouvé dans la culotte de la victime » : « Un grand enfant qui voit des femmes partout. Il n’en a pas l’habitude chez lui, c’est un choc culturel ». Le site d’information nous apprend que Mohamad a été condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il court dans les rues.

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Bobards d’or 2021 : du beau monde

Les Bobards d’or qui récompensent les « meilleurs mensonges » des médias de grand chemin se sont déroulés le 14 juin au Théâtre du Gymnase à Paris. Leur douzième édition fût à la hauteur des précédentes, quelques médailles pour amateurs.

Bobard Complot

Le Time a avoué un complot contre Trump dans un article assez étonnant (et naïf ?), qui a valu un bobard complot à l’envers contre les médias de grand chemin qui voyaient un complot russe partout. Un bobard de bronze pour l’inexistence du complot russe.

Bobard Lancet

La presse médicale anglo-saxonne qui fait habituellement la pluie et le beau temps dans le domaine médico-scientifique, le Lancet a été récompensé pour le magnifique faux article entièrement inventé contre la chloroquine du Professeur Raoult. Un bobard d’argent méritoire.

Bobard systémique

Bobard d’or à l’applaudimètre et toutes catégories, le bobard racisme systémique suite à la mort regrettable du repris de justice afro-américain George Floyd, ayant engendré génuflexions, torrents de larmes, scènes déchirantes sur tous les stades du monde inter-sidéral et au-delà, un grand moment doré.

Texte repris du site OJIM

Anthony Fauci, ex champion des super-virus et menteur, craint pour son matricule

Anthony Fauci

Anthony Fauci, super-vedette scientifique, anti Trump, star mondiale de la galaxie libérale libertaire, vient de se faire prendre en flagrant délit de fake news, les doigts tout poisseux juste sortis du pot de confiture du mensonge. Récit.

Fauci sauveur de l’Amérique

L’humanité fut assaillie en décembre 2019 par une terrible pandémie, et nous avons failli tous mourir. Fort heureusement les autorités sanitaires américaines réagirent magistralement contre le virus SARS-CoV‑2, en dépit de l’incompétence de Donald Trump. De plus avaient-elles également lutté efficacement contre les bobards complotistes promus par un président attardé et ses partisans. Fort heureusement encore, grâce à une légitime censure, la population se rangea au bon sens des experts, faisant preuve d’une discipline patriotique exemplaire. Mieux encore, grâce à sa sagacité, l’Amérique est désormais en vérité prête à affronter les futures vagues de ce virus naturel — nous disons bien naturel ! —, accompagnées de myriades de variants.

Merci au Docteur Anthony Fauci, 80 ans, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses (NIAID), qui a répandu quotidiennement la bonne parole sur tous les médias depuis un an et demi, se partageant d’ailleurs le travail avec son vieil ami le Gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

Merci donc à Anthony Fauci et Andrew Cuomo, modernes De Niro et Pacino, champions des médias qui ont su prendre en tenaille le nigaud Donald Trump qui n’avait rien compris à la scénarisation de la pandémie. Le naïf voulait faire payer la Chine parce que celle-ci aurait malencontreusement laissé échapper un SARS de 2e génération, manipulé. Dieu merci, la communauté internationale peut désormais réorganiser la bioéconomie mondiale, le dépérissement des peuples et états, afin d’assurer une meilleure distribution des richesses, autrement dit un meilleur retour sur investissement de l’übercapitalisme.

Also sprach die Wahrheit (pardon, ainsi parlait la Pravda!), coalescence de l’État profond, des médias, des übercapitalistes. C’était hier, presque avant-hier.

La surprise de juin 2021

De façon surprenante après cinq années de discipline de fer, les grands médias (bévue ou calcul, nous l’ignorons aujourd’hui), font éclater la Pravda officielle, et apportent de l’eau (pour ne pas dire un fleuve) au moulin des grands perdants de l’élection de 2020 : les partisans du « drain the Swamp » (drainons le marécage washingtonien), ou simplement ceux qui n’avaient pas encore voulu croire en l’existence dudit swamp..

Entre mai et juin 2021, ont en effet surgi les articles de Vanity Fair, du Wall Street Journal, et d’autres qui, assis sur la diffusion de plusieurs milliers de courriels entre le Dr Fauci et ses partenaires nationaux et internationaux obtenus par CNN, le Washington Post, puis BuzzFeed, projettent une tout autre histoire. Celle de la panique des bureaucrates, Fauci en tête, qui seront terrorisés à l’idée qu’un Tchernobyl biologique se déroule sous leurs yeux, et qui feront tout pour construire et inventer une autre histoire à l’intention du public, en mettant tous leurs alliés à contribution, car toute sortie officielle du dogme du-virus-naturel-qui-ne-provient-pas‑d’un-laboratoire-chinois ouvrirait une boite de pandore tant diplomatique que bureaucratique.

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Censure de certains hommes politiques par Facebook ? Le journal Le Monde ne s’inquiète pas

censure Facebook

En janvier 2021, alors que Donald Trump était toujours président des États-Unis, Facebook et Twitter fermaient ses comptes. Le président des États-Unis aurait favorisé une « tentative de coup d’État » quand des émeutiers ont envahi le Capitole. Facebook a confirmé la suspension. Qu’en pense Le Monde ? Du bien.

Conseil de surveillance

Mercredi 5 mai 2021, le récemment créé Conseil de surveillance de Facebook, mis en place pour un coût estimé à 130 millions de dollars, et largement constitué de proches de George Soros, a confirmé la suspension de l’ancien président des États-Unis pour avoir « légitimé et encouragé la violence. », et propagé de la « désinformation ». Cette confirmation était alors annoncée comme provisoire : le conseil demandait que la décision soit réétudiée dans 6 mois. Une interdiction de la liberté d’expression prise en dehors de toute décision de justice sur la base d’une interprétation de la notion de « désinformation ».

Le rapport du conseil de surveillance soulève d’autres problèmes que celui de la justice. Il questionne aussi le pouvoir des GAFAM : les réseaux sociaux qui ont interdit Trump de parole, Facebook, Instagram et Twitter, ont interdit d’expression une personne qui était toujours le président des États-Unis jusqu’à la date de la passation de pouvoir. Au même moment, un de ses discours était censuré sur CNN.

Le conseil de surveillance de Facebook, une façade en réalité, a dû réétudier la suspension du fait de la charte de l’entreprise qui ne comportait pas la possibilité de suspendre indéfiniment une personne. C’est pour cela que la décision devait être réétudiée. Le réseau social disposait de six mois pour prendre cette décision, suite à l’avis du conseil de surveillance. Elle survient après seulement un mois. Une formalité, en somme.

Facebook ne s’interroge donc pas sur le fond : est-il légitime pour une entreprise de décider qui a le droit de dire quoi ? L’ancien président des États-Unis ne s’y est d’ailleurs pas trompé, déclarant : « Ce que Facebook, Twitter et Google ont fait est une honte absolue. On a retiré la liberté d’expression au président des États-Unis parce que des fous de la gauche radicale ont peur de la vérité mais la vérité sortira de toute façon, plus grande et plus forte que jamais. »

Qu’en pense le quotidien Le Monde ?

Le Monde est revenu sur la question de la suspension/interdiction de Donald Trump dans sa rubrique « Pixels » datée du vendredi 4 juin 2021. Le quotidien analyse la décision de Facebook, prise à l’encontre de l’ancien président des États-Unis.

La décision ? Facebook maintient la suspension du compte de Donald Trump, par ailleurs toujours interdit de Twitter, pour deux ans. L’ancien président a immédiatement riposté : « La décision de Facebook est une insulte aux 75 millions de personnes qui ont voté pour nous en 2020 (…) Facebook ne devrait pas être autorisé à s’en tirer avec cette censure et ce muselage ».

Jusqu’alors, Facebook considérait qu’un message posté par un chef d’État, de gouvernement ou par des élus et responsables politiques devait rester en ligne en tant qu’information de nature politique et à caractère public. La suspension de messages d’hommes politiques était rarissime. Le cas de Donald Trump est un précédent qui va donc faire « jurisprudence » sauf que cela se passe en dehors de tout tribunal et de toute décision de justice. Aucun État de droit n’a condamné ce pour quoi Facebook sanctionne l’ancien président des États-Unis.

Le Monde ne trouve pas cela anormal, ne le suppose d’ailleurs même pas, alors que ce quotidien en appelle par ailleurs très souvent à la liberté d’expression (celle de ses idées). Au contraire, l’article paru dans la rubrique Pixels contient de nombreux éléments de langage qui, au coeur de la description des faits, reviennent à considérer que le problème n’est pas la censure sans base juridique de responsables politiques tels que Trump mais l’existence des idées qui ne sont pas celles du Monde.

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De la propagande dans l’Éducation nationale

propagande

L’Éducation nationale est un haut lieu de la propagande en faveur de l’idéologie dominante. Elle dispose de nombreux outils pour ce faire, en particulier un internet dont elle use à profusion. Un exemple ? La mise en avant de concours auxquels les enseignants sont appelés à faire participer leurs élèves. Petit tour d’horizon du côté de l’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté.

La page dédié », « Prix et concours », du site du ministère de l’Éducation nationale indique que « Différents concours scolaires sont proposés en partenariat avec de nombreux partenaires. Ils permettent d’initier des projets avec les élèves autour des valeurs de la République et de l’engagement. »

Quel est le menu proposé sur le versant « Histoire » et « citoyenneté » ? Voici quelques exemples révélateurs.

Des « concours en lien avec la citoyenneté et les valeurs de la République »

Concours Clémenceau. Objectif : « rapprocher les jeunes et les forces de sécurité de l’État ». Il concerne les élèves de 4e et 3e. Un objectif louable ? En apparence seulement. Pourquoi ? Le concours est réservé aux élèves d’établissements « situés dans les quartiers de reconquête républicaine sur tout le territoire ».
Louable ? Un aveu d’échec, surtout. Il y a donc des quartiers que la République doit reconquérir. Lesquels ? Des quartiers ethniques ?
Le Prix Ilan Halimi. Un jeune homme assassiné dans une cité de Bagneux (92) et dont le corps avait ensuite été abandonné sur le bord d’une ligne de RER. Il s’agit de l’affaire dite du « gang des barbares », en 2006. Le meurtre a été perpétré par une bande dirigée par Youssouf Fofana. Ilan Halimi a été choisi car il était juif et que, pour la bande en question, être juif c’est être par nature riche. Un crime antisémite, donc. Il s’agit de ne pas oublier que l’antisémitisme gangrènerait la société française. Le prix concerne des collectifs de jeunes de moins de 25 ans et vise à « faire reculer les préjugés racistes et antisémites ».
Le concours Nous autres. Objectif : « faire réaliser à des classes des productions artistiques illustrant la déconstruction du racisme et la défense de l’égalité entre tous ». Le concours concerne les élèves de la maternelle à la 6e.
Partenaires du concours : la CASDEN Banque Populaire, la Fondation Lilian Thuram et la MGEN.

Des « concours en lien avec les enjeux mémoriels »

Le Concours national de la résistance et de la déportation. Objectif : « transmettre aux jeunes générations l’histoire et la mémoire de la résistance et de la déportation ». Le concours concerne les élèves de 3e et les lycéens.
La Flamme de l’égalité. Objectif : « mener une réflexion sur l’histoire de la traite et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l’abolition, sur leurs survivantes, leurs effets et leurs héritages contemporains ». Les élèves de primaire et du secondaire réalisent « collectivement une production dont la forme finale est libre ».
Ce concours est la porte ouverte aux théories décoloniales.

Pour plus d’informations sur ces théories, voir ici la brochure de l’OJIM.

Globalement, les concours proposés par l’Éducation nationale, versant enseignement de l’Histoire et de l’éducation civique, ne concernent que trois thèmes spécifiques : le racisme, l’antisémitisme et l’esclavage. Ce simple choix est par nature idéologique. L’histoire de France, de l’Europe et du monde ne sont pas propices à d’autres concours et prix scolaires ? Poser la question, c’est y répondre.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La manipulation des algorithmes, moyen de dominer l’information ?

manipulation des algorithmes

Les algorithmes, surutilisés et sophistiqués par les GAFAM permettent de manière subtile le « shadowing » (de shadow, ombre en anglais), en clair de mettre dans la soute une information « négative » ou – a contrario – de mettre au grand soleil une information dite « positive ». L’OJIM a eu la bonne idée de reproduire un article de Caitlin Johnstone paru sur son blog le 4 mai 2021.

La manipulation des algorithmes de la Silicon Valley est la seule chose qui maintient les médias grand public en vie.

L’émergence d’Internet a été accueillie avec espoir et enthousiasme par des personnes qui avaient compris que les grands médias contrôlés par les ploutocrates manipulaient l’opinion publique pour fabriquer un consentement au statu quo. La démocratisation du partage de l’information allait donner naissance à une conscience publique émancipée de la domination du contrôle narratif ploutocratique, ouvrant ainsi la possibilité d’un changement révolutionnaire des systèmes corrompus de notre société.

Mais cela ne s’est jamais produit. L’utilisation d’Internet est devenue courante dans le monde entier et l’humanité est capable de se mettre en réseau et de partager des informations comme jamais auparavant. Mais nous restons fermement sous la coupe des mêmes structures de pouvoir qui nous gouvernent depuis des générations, tant sur le plan politique que psychologique. Même les institutions médiatiques dominantes sont en quelque sorte toujours les mêmes.

Alors qu’est-ce qui a mal tourné ? Plus personne n’achète de journaux, les audiences de la télévision et de la radio diminuent. Comment est-il possible que ces mêmes institutions oligarchiques impérialistes contrôlent encore la façon dont la plupart des gens pensent à leur monde ?

La réponse est la manipulation des algorithmes.

Le mois dernier, une interview très instructive a vu le PDG de YouTube, qui appartient à Google, discuter franchement de la façon dont la plateforme utilise les algorithmes pour élever les médias traditionnels et supprimer les contenus indépendants.

Lors du sommet mondial sur la gouvernance technologique 2021 du Forum économique mondial, Susan Wojcicki, PDG de YouTube, a expliqué à Nicholas Thompson, PDG d’Atlantic, que si la plateforme permet toujours aux vidéos artistiques et de divertissement d’avoir les mêmes chances de devenir virales et d’obtenir un grand nombre de vues et d’abonnés, dans des domaines importants comme les médias d’information, elle privilégie artificiellement les “sources faisant autorité”.

“Ce que nous avons fait, c’est vraiment affiner nos algorithmes pour nous assurer que nous donnons toujours aux nouveaux créateurs la possibilité d’être trouvés lorsqu’il s’agit de musique, d’humour ou de quelque chose de drôle”, a déclaré Wojcicki. “Mais lorsqu’il s’agit de domaines sensibles, nous devons vraiment adopter une approche différente.”

Wojcicki a déclaré qu’en plus d’interdire les contenus jugés préjudiciables, YouTube a également créé une catégorie appelée “contenu limite” qu’il déclasse de manière algorithmique afin qu’il n’apparaisse pas comme une vidéo recommandée aux spectateurs intéressés par ce sujet :

Lorsque nous traitons de l’information, nous voulons nous assurer que les sources que nous recommandons sont des informations fiables, de la science médicale, etc. Nous avons également créé une catégorie de contenu plus limite, dans laquelle nous voyons parfois des gens qui regardent du contenu de moindre qualité et limite. Nous voulons donc faire attention à ne pas trop recommander ces contenus. Il s’agit donc d’un contenu qui reste sur la plateforme mais que nous ne recommandons pas. Nos algorithmes ont donc définitivement évolué en termes de traitement de tous ces différents types de contenu.

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GAFAM, des entreprises privées plus puissantes que des États ?

GAFAM

Tout le monde n’a pas subi la pandémie de coronavirus aussi difficilement. Certaines sociétés privées s’en sont même très bien sorties avec un chiffre d’affaires et des profits explosant tous leurs précédents records. En tête : les fameux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Il est difficile de reprocher à une entreprise de faire du bénéfice. En revanche, on peut leur reprocher une optimisation fiscale à outrance qui les préserve de nombreux impôts. Cette optimisation devient scandaleuse et immorale en leur permettant d’exploiter les failles administratives et juridiques, nationales et internationales des lois fiscales. On se retrouve in fine avec des sociétés dégageant des bénéfices colossaux et ne payant pratiquement aucun impôt alors qu’en France et une bonne partie de l’Europe les plus petites entreprises sont souvent assommées fiscalement.

Une pandémie « favorable »

La pandémie est venue enfermer des millions de gens dans leur domicile mais a également enrichi considérablement les géants de la technologie. Ces derniers ont en effet été les premiers appelés à la rescousse morale et psychologique des détenus du XXIè siècle en leur apportant les réseaux sociaux, le commerce en ligne, tout ce qui permettait de survivre sans contact avec le réel. Les déclarations de Sundar Pichai, le directeur de Google (récemment renommé Alphabet) sont éclairantes à ce propos : « les investissements réalisés dans l’intelligence artificielle et les autres technologies, afin de fournir des services vers lesquels les gens se tournent en cas de besoin, au quotidien ou en période de crise sont la preuve de l’appréciation des différents utilisateurs. »

Des chiffres faramineux

Ainsi Google, le géant de la publicité en ligne, a augmenté ses ventes de 34% au premier trimestre 2021 (55 milliards de dollars) et triplé son bénéfice (18 milliards de dollars).

De son côté, Amazon a dépassé pour la première fois les 100 milliards de chiffre d’affaires trimestriel et vu son bénéfice doubler au quatrième trimestre 2020, atteignant 7,2 milliards de dollars.

Facebook, numéro 2 de la publicité en ligne et malgré un boycott subi l’été 2020, s’en sort remarquablement en enregistrant une hausse du nombre d’utilisateurs (+ 14%), un chiffre d’affaires augmenté de 22% et quasi 10 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2021.

D’après une étude recensant les entreprises les plus rentables au monde, datée du 11 janvier 2021 et en classant par capitalisation boursière, on obtient :

Facebook 757 milliards $ 8ème place soit le PIB de la Turquie
Alphabet (Google) 1 203 milliards $ 6ème place ; le PIB du Mexique
Amazon 1596 milliards $ 4ème place ; le PIB de la Corée
Microsoft 1653 milliards $ 3ème place ; le PIB de la Russie
Apple 2213 milliards $ 2ème place, plus que le PIB de l’Italie

(Source pour les PIB, Banque mondiale, 2019)

Toutes ces données ne sont pas véritablement encourageantes quand on sait la puissance de ces sociétés et leur capacité d’influence quand elles se mêlent de politique.

Plus puissantes que des États

Ces entreprises privées sont simplement plus puissantes que des États entiers malgré toutes leurs prérogatives. Elles font plus de bénéfices quand le monde entier est à l’arrêt, tout en payant très peu d’impôt. Thomas Mercey, avocat spécialisé en fiscalité internationale, déclare à ce sujet : « Toutes les entreprises agissent pour gagner de l’argent. Les GAFAM utilisent les leviers les plus efficaces, légalement. »

De son côté, l’ONG Global Justice Now veut mobiliser l’opinion publique sur un projet de traité international actuellement en chantier, visant à contraindre juridiquement les grandes entreprises à respecter les « droits de l’homme ». Touchante et naïve tentative d’humaniser ces entreprises qui se sont achetées une bonne conscience en militant pour BLM, les woke et autres combats pour les trans comme le notait le journaliste Glenn Greenwald que nous citions récemment. Le monde libéral et le monde libertaire, main dans la main.

Texte repris du site OJIM

Propagande anti-Trump et pro-BLM : un directeur de CNN passe aux aveux (en caméra cachée)

Projet Veritas

Le média Projet Veritas, spécialiste des enregistrements en caméra caché mettant à nu le parti- pris des médias américains, a frappé fort en ce mois d’avri 2021. Si fort même que son chef James O’Keefe a été banni du média social Twitter au lendemain de la publication de la première partie d’une nouvelle vidéo dévoilant la propagande mise en œuvre par la télévision CNN pour faire perdre Donald Trump face à Joe Biden.

Tu as le bonjour de Charlie

La série de trois vidéos met en scène un certain Charlie Chester, directeur technique de CNN. Après la publication de la première partie, le média MEAWW News s’est intéressé à la personne de Charlie Chester. Pour discuter avec le directeur technique de CNN, la journaliste de Project Veritas l’avait abordé sur le site de rencontre Tinder en se faisant passer pour une infirmière. MEAWW News a pu vérifier qu’il s’agissait bien du directeur technique de CNN, une chaîne que Chester a rejoint en 2018.

Après la diffusion de la vidéo, son profil LinkedIn, où il apparaissait comme tel, a immédiatement été supprimé, et MEAWW News n’a donc pas pu vérifier l’affirmation de James O’Keefe, qui préside le média Project Veritas, selon laquelle la description du rôle professionnel de Chester sur LinkedIn mentionnait : « a joué un rôle important dans les élections présidentielles de 2020 ».

Le rôle de Chester est toutefois purement technique, mais s’il a été visé, selon O’Keefe qui s’est exprimé pour Mediaite, c’est parce qu’« en tant que directeur technique, Charlie Chester est pleinement impliqué dans les opérations quotidiennes de la salle de presse de CNN. Il est le témoin des décisions qui sont prises, et de qui elles émanent. Il a un accès total à la culture de la chaîne et explique – sur vidéo – comment les directives de l’entreprise sont mises en œuvre. »

Or ce que dit Chester à la femme rencontrée sur Tinder est terrible pour l’image de son employeur, même si beaucoup diront qu’ils savaient déjà tout cela tellement cela paraissait évident aux yeux du camp conservateur depuis l’élection de Trump en 2016.

Première vidéo accablante

Dans la première vidéo, qui est une compilation des passages les plus révélateurs concernant l’attitude de la chaîne CNN vis-à-vis, respectivement, de Donald Trump et de Joe Biden, Chester se vante par exemple de la manière suivante : « Regardez ce que nous avons fait, nous [CNN] avons dégagé Trump. Je vais le dire à 100%, et je le crois à 100%, que s’il n’y avait pas eu CNN, je ne sais pas si Trump aurait perdu l’élection… Je suis venu à CNN parce que je voulais faire partie de cela. »

Sur la manière de procéder du média pour lequel il travaille, Chester donne des exemples concrets, comme la présentation de l’état de santé des candidats respectifs : « La main de [Trump] tremblait ou quelque chose comme ça, je crois. Nous avons fait venir tant de médecins pour raconter une histoire qui n’était que spéculation, qu’il avait des problèmes neurologiques, et qu’il perdait la tête. Il est inapte à… tu sais, peu importe. Nous avons créé une histoire dont nous ne savions rien. C’est ce que… je pense que c’est de la propagande. »

Inversement, Chester affirme pour Biden : « On montrait toujours des images de lui (Biden) faisant son jogging et comme quoi il est en bonne santé, tu sais, et avec ses lunettes de soleil. Comme si on le dépeignait comme un jeune vieux. »

Et s’il meurt avant la fin de son mandat, demande la journaliste, ce sera un problème, non ? Non, pas vraiment, selon Chester, parce que la vice-présidente Kamala Harris, qui le remplacerait alors, est encore mieux.

Recours au bon vieux « story telling »

Et pour la suite, maintenant que CNN n’a plus Trump à la Maison blanche et voit son audience divisée par deux, et alors que les Américains commencent à en avoir assez d’entendre parler de la pandémie de Covid-19 ? Le directeur technique de la chaîne a la réponse : « Je pense qu’il y a une fatigue avec le COVID. Et donc, dès qu’une nouvelle histoire va surgir, ils [CNN] vont s’y accrocher. Ils ont déjà annoncé dans notre bureau qu’une fois que le public y sera ouvert, nous allons commencer à nous concentrer principalement sur le climat ».

Chester précise ensuite ce scoop pas vraiment surprenant : « Ce sera notre objectif [celui de CNN]. De même que notre objectif était de faire perdre le pouvoir à Trump, n’est-ce-pas ? Sans le dire, mais c’est ce que c’était, non ? Et donc notre prochain sujet, ce sera la sensibilisation au changement climatique. »

Mais comment se fait-il que les opinions et les versions exprimées sur CNN aillent globalement toutes dans même sens ? C’est ce qu’explique Chester dans la deuxième vidéo diffusée par Project Veritas : « N’importe quel journaliste de CNN, ce qu’il fait en réalité, c’est qu’il dit à la personne ce qu’elle doit dire… C’est toujours comme s’il l’orientait dans une direction avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Les seules personnes que nous [CNN] laissons passer à l’antenne, pour la plupart, ce sont celles qui ont prouvé qu’elles mordaient à l’hameçon… »

Texte repris du site OJIM

Agences de renseignement et grandes entreprises : l’idéologie Woke en commun

idéologie woke

L’idéologie Woke (éveillé) a constamment besoin de faire contrition face aux minorités de tout genre : raciales, sexuelles, en particulier celles du monde LGBTQ+ etc. Mais elle rejoint aussi d’autres intérêts, économiques et financiers.
L’OJIM a publié un résumé en français d’un article de Glenn Greenwald sur son blog publié en anglais le 13 avril 2021.

Le Woke capitalisme

L’article dénonce l’idéologie du « Woke capitalism », les grandes entreprises rentrent dans le débat politique en se polarisant à l’extrême et avec des moyens disproportionnés qui biaisent complètement le débat démocratique et sont vecteurs de division difficilement réconciliables ensuite tant les sujets sont clivants.

L’observation des agences de renseignements américaines (CIA, NSA) et britanniques (GCHQ) est éclairante : elles sont capables d’ignobles actions mais se drapent fréquemment dans les atours de la bien-pensance SJW (social justice warrior) pour défendre les causes LGBT féministes, BLM (Black lives Mattter) et Cie, ce qui leur assure une sorte d’immunité totale à la critique : « qui pourrait bien critiquer des gens aussi vertueux ? Ce sont de saintes personnes puisqu’elles défendent telle ou telle cause mainstream. »

L’auteur appuie son propos sur nombre d’exemples médiatiques. Les causes LGBT féministes BLM ne sont pas mauvaises en soi, mais servent de prétexte et détournent bien souvent des vrais problèmes d’une part et d’autre part les moyens des grandes entreprises sont tellement disproportionnés que le seul qui pourrait faire face c’est l’État sauf que celui-ci est déjà assujetti à ces grandes entreprises en général puisque les politiques doivent souvent leur succès aux soutiens financiers qu’ils ont reçus.

CIA, FBI, Silicon Valley même combat

Le GCHQ hisse un drapeau arc en ciel et illumine ses locaux avec ses couleurs pour la journée internationale LGBT. La CIA abrite des activités pour le mois de la fierté LGBT et organise des évènements autour de l’histoire noire africaine. Il en est de même pour le FBI.

De grandes entreprises ont constaté la réussite de cette tactique : embellir la face militariste et impérialiste en revêtant le costume de la justice sociale. Les grandes entreprises avaient l’habitude d’acheter le pouvoir politique en soutenant des campagnes électorales ou en faisant du lobbying. Elles vont plus loin maintenant et deviennent des partisans de plus en plus polarisés dans le débat démocratique. Il est devenu virtuellement obligatoire pour chaque grande société de proclamer son soutien pour BLM, alors qu’elle n’avait jamais démontré d’intérêt pour cette cause.

La neutralité est punie, les médias veillent

Une entreprise qui ne suivrait pas cette mode sera alors punie. La plateforme d’échange de crypto-monnaie de la Silicon Valley, Coinbase avait annoncée qu’elle resterait neutre dans le débat BLM, son co-fondateur estimant que si « ces efforts sont bien intentionnés, ils ont le potentiel de détruire beaucoup de valeurs dans les entreprises, à la fois en étant une distraction et en créant de la division interne ». Mal lui en a pris, sa société a été dénoncée, par un journaliste célèbre comme adepte de la censure, dans le New York Times comme un bastion du racisme et de l’intolérance ; puis d’autres journalistes on fait chorus quand l’entreprise a osé répondre au NYT.

La mode s’est rapidement répandue, les grandes entreprises sont devenues des SJW soutenant les platitudes libérales pour éviter consciencieusement de s’occuper des vraies injustices qui les concernent directement mais pourraient gêner leur business. Les démocrates étant en position de force, les grandes entreprises pensent que servir l’agenda démocrate servira leurs intérêts. La Silicon Valley et les plus riches corporations sont ouvertement pro-démocrate.

La nature grotesque de tout ceci saute aux yeux. Comme il est ridicule de voir la CIA ou la GCHQ s’occuper de « justice sociale », l’idée que de gigantesques corporations qui utilisent une forme d’esclavage par le travail, le licenciement de masse et l’abus de la force de travail s’occupent avant tout de leur image libérale sur les réseaux sociaux, devrait faire suffoquer n’importe quelle personne rationnelle sur leur sincérité.

Quand de grandes entreprises utilisent leur pouvoir financier incomparable pour contourner le processus démocratique, alors le système ressemble plus à une oligarchie qu’à une démocratie. Au-delà des dangers d’un contrôle par les corporations, toujours plus grand sur nos vies et nos politiques, l’exploitation trompeuse de causes « sociales » cache la concentration de la richesse et du pouvoir entre les mains de la classe des grandes entreprises. Nous sommes aveuglés par leurs vertueuses déclarations sur Instagram qui cachent la destruction des classes ouvrières et moyennes. Nous oublions alors à quel point ce pouvoir est menaçant et incontrôlable et à quoi il est utilisé en général. Et c’est exactement ce qu’ils veulent.

Texte repris du site OJIM

Facebook et Trump : maintenant, la censure préventive

censure réseaux sociaux

Après les évènements du 6 janvier 2021, lorsqu’une foule de partisans de Trump avait envahi le Capitole aux États-Unis, les réseaux sociaux Facebook et Twitter avaient pris la décision de censurer Donald Trump. La nouvelle avait fait scandale, des dizaines de millions d’abonnés voyaient leur président se faire couper la parole définitivement. D’autres médias avaient suivi en censurant à leur tour (Instagram, YouTube, Twitch, Snapchat). Les archives nationales étasuniennes conservant toutes les publications du compte Twitter de l’ancien président, ceux qui voulaient à nouveau les rendre publiques ont vu leur tentative immédiatement bloquée par l’oiseau bleu.

Trump annonce une vidéo sur Fox News

Après son échec à la présidentielle, Trump ne cessait de clamer qu’il serait de retour en 2024. Le 31 mars 2021, le Daily Mail nous apprenait qu’une vidéo était postée sur Facebook pour annoncer officiellement l’engagement de Trump pour la prochaine présidentielle. En effet, l’ancien président donnait le 30 mars une interview à sa belle-fille, Lara Trump (qui travaille pour Fox News), lors de l’émission en ligne The Right View. Petit hic : 4 minutes (quatre minutes !) avant même que la vidéo ne soit mise en ligne par sa belle-fille, Facebook prévenait déjà que tout contenu montrant Donald Trump ou relayant simplement sa voix serait supprimé. Ce qui arriva 20 minutes après que la vidéo soit postée.

« Tout contenu avec la voix du président Trump sera supprimé »

Les réactions ne se sont pas faites attendre : « nous sommes un peu plus proche de 1984 d’Orwell » déclarait Lara Trump. Les employés de Facebook se contentent de répondre laconiquement : « tout contenu publié avec la voix du président Trump n’est actuellement pas autorisé sur nos plateformes (y compris les nouvelles publications avec le président Trump qui parle) et sera supprimé ».

De l’autre côté de l’Atlantique, les émotions de la dernière présidentielle sont encore vives et la nouvelle fait scandale. En France, personne ne semble s’inquiéter qu’un réseau social se permette d’annoncer une censure systématique alors même que les réseaux sociaux servent aussi à provoquer le débat. Pas sûr que la démocratie intéresse vraiment ces grandes entreprises privées. Dans ces conditions, n’y a‑t-il pas un danger à leur confier tant de pouvoir sur notre liberté d’expression ?

Amazon/Twitch surveille et punit y compris hors ligne

Ajoutons que Twitch, la célèbre plateforme de streaming devenue très populaire appartenant à Amazon, vient de s’octroyer un nouveau droit de sanction. Ses représentants ont en effet déclaré : « Nous sanctionnerons les comptes […] dès la première infraction dans le cadre de certains comportements hors ligne ou sur d’autres services internet ». C’est-à-dire que vous serez surveillés en dehors même de ladite plateforme et que tout comportement, y compris dans la vie réelle, aura des répercussions. La liste des comportements « déviants » comprend des actions mortelles ou violentes, menaces de mort, activité terroristes, participation à un groupe de haine notoire ou exploitation sexuelle d’enfants. Mais qui donc se fera juge de ce qu’est un « groupe de haine notoire » ? Nous vous laissons deviner.

Donald Trump semble avoir compris l’ampleur de tous ces dangers. Big Brother et Big Other ont la main mise sur les réseaux sociaux et pour se libérer de leur emprise, le mieux est encore de créer son propre réseau social. Jason Miller, un proche de l’ancien président, a donc annoncé cette création en cours lors d’une interview accordée à Fox News fin mars. Les GAFAM, quant à eux, déclarent que leur censure s’étendra aussi à tous ceux qui soutiennent ou relaient les personnalités qui dérangent.

Reste à voir si un réseau social aussi marqué politiquement par son créateur parviendra à séduire massivement tout homme de bonne volonté cherchant liberté de parole et liberté d’opinion.

Texte repris du site OJIM

RTL vous aide à bien vivre votre ramadan

RTL

L’approche du Ramadan est chaque année devenue l’occasion de montrer patte blanche de bien-pensance pour les médias de grand chemin. Le ramadan ayant commencé le 13 avril pour se terminer le 12 mai 2021, RTL s’y est pris en avance, dès le 9 avril.

Terre de spiritualités au pluriel, la France a des racines polythéistes celtes, romaines, grecques et monothéistes chrétiennes. Un peu de polythéisme lui est aussi parvenu depuis la Scandinavie sur ses façades maritimes Nord et Ouest et germaniques de l’est.

Ces différentes spiritualités ou religions sont d’anciennes histoires dont les médias dominants ne parlent plus ou guère. Ainsi, aucune radio ni chaîne de télévision, pas un quotidien ou un site internet ayant pignon sur rue idéologique ne mentionne les fêtes païennes issues des religions celtes, romaines, grecques ou scandinaves, pourtant encore parfois pratiquées dans le pays, pensons aux feux de la Saint Jean au solstice d’été.

Ces médias ne mentionnent pas plus les fêtes chrétiennes, sauf si elles sont partie prenante de moments commerciaux, type Noël ou Pâques, et encore. Des périodes clés d’un christianisme dont le terroir de France est imprégné, les paysages semés d’églises romanes le montrent, telles que le Carême n’ont pas plus le vent en poupe au sein des rédactions.

Un traitement médiatique de faveur pour quoi faire ?

Il n’en va pas de même de l’islam. La religion musulmane bénéficie d’un traitement de faveur médiatique, sa principale période religieuse de l’année, le ramadan, faisant l’objet d’un écho dont le carême n’a plus qu’un très lointain souvenir.

Cette incongruité médiatique a déjà pu être remarquée au sujet des Unes de La Croix, quotidien se revendiquant du christianisme, ne pensant pas à titrer sur le carême mais n’omettant par contre pas de le faire au sujet du Ramadan. Il en va de même en 2021 quand ce dernier média, parmi d’autres, publie par exemple des vidéos expliquant ce qu’est le ramadan, sans trouver étonnant de ne pas le faire au sujet des autres religions, tant pour Pâques que pour les Solstices.

Un « bon » exemple en 2021 : RTL

L’article publié le 9 avril 2021 sur le site de RTL est signé du journaliste Ryad Ouslimani, peut-être issu de la communauté musulmane et de culture musulmane. RTL évite ainsi un écueil très important : l’appropriation culturelle. Autrement dit, le fait de permettre à des personnes non directement concernées, suppose-t-on, de parler d’un sujet qui relèverait d’un type déterminé de personnes. Ainsi, seuls des noirs pourraient parler des noirs, les musulmans des musulmans et les asiatiques des asiatiques. Pour les blancs, les choses demeurent différentes.

Dans le cas présent, RTL n’a pas évité un deuxième écueil qui pouvait lui valoir un procès d’intention sur les réseaux sociaux, s’il avait été remarqué : l’article est écrit par un homme et non par une femme…

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Didier Lemaire, le professeur de Trappes dont certains journalistes ne voulaient pas entendre parler

Didier Lemaire

Didier Lemaire est un professeur dont on aurait pu ne jamais entendre parler. Sa discipline, la philosophie, le prédisposait à donner à ses élèves des outils leur permettant d’aiguiser leur esprit critique et à les initier à l’histoire des idées. Son expérience dans un lycée de la commune de Trappes dans les Yvelines l’a amené à faire plus que son métier. Il a voulu alerter l’opinion publique et le gouvernement sur la progression de l’islamisme dans le secteur où il travaille. Mais 4 mois après l’assassinat sauvage d’un professeur d’histoire par un islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, l’alerte qu’a voulu lancer Didier Lemaire n’est pas du goût de tout le monde. En particulier dans certains médias.

La lettre ouverte parue dans L’Obs

L’élément déclencheur de l’emballement médiatique autour de Didier Lemaire est la publication d’une lettre ouverte sur le site de L’Obs le 1er novembre 2020. Le professeur de philosophie y fait à partir de son expérience de terrain le constat de l’absence de véritable stratégie de l’État pour endiguer la progression de l’islamisme. Il lance pour l’occasion un « appel à la résistance ».

L’Obs mentionne en introduction de la tribune une autre démarche faite par le professeur de philosophie : l’envoi en 2018 d’une lettre d’alerte au président de la République sur la situation dans certains établissements scolaires co-signée par Jean-Pierre Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, par ailleurs auteur d’un rapport qui a fait date au début des années 2000 sur les atteintes à la laïcité à l’école. Mais si cette lettre ouverte a cette fois beaucoup fait parler d’elle, la démarche du professeur est, comme nous le verrons plus tard, loin d’avoir atteint son objectif.

Le reportage de Nieuwsuur

Les ennuis de Didier Lemaire ont véritablement commencé selon ses propos rapportés par le JDD après la diffusion fin janvier 2021 d’un reportage du magazine Nieuwsuur à la télévision néerlandaise, dans lequel il apparait lors d’une interview. Le professeur de philosophie y fait une nouvelle fois le constat de l’emprise croissante de l’islamisme dans la ville où il enseigne. C’est à partir de la diffusion de ce reportage qu’il aurait commencé à faire l’objet de menaces.

Quelques jours plus tard, Didier Lemaire témoigne dans un article du Point paru le 5 février. On y apprend que désormais, le professeur se rend au travail sous escorte policière car, « comme Samuel Paty, il a voulu défendre les principes républicains ».

Sur le plateau de LCI le 7 février, il décrit les réactions hostiles de la part de certains de ses élèves suite à son alerte dans L’Obs ainsi que les changements dans la ville de Trappes où il enseigne depuis une vingtaine d’années.

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Pulvar, UNEF : l’homme blanc forcément coupable, dans les médias de grand chemin

homme blanc Pulvar

Les élections régionales (si elles ne sont pas reportées) approchent et l’élection présidentielle se profile. Certains politiciens font une course effrénée à l’électorat « racisé » (lire d’origine extra-européenne). Les médias de grand chemin leur servent de porte-voix et leur permettent d’avoir une audience la plus large possible. Notre revue de presse montre que la bêtise le dispute parfois à l’aveuglement.

Emmanuel Macron, le sanglot de l’homme blanc ?

Avant même d’être élu, en février 2017, Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la république, déclarait lors d’un meeting à Lyon : « il n’y a pas de culture française ». Cela amenait Yves Jego à souligner dans les pages du Figaro que « cette déclaration n’est pas anecdotique, elle est même le signe inquiétant d’une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays ».

On n’avait pas tout vu. Sous des airs de gendre parfait, l’ancien banquier d’affaire semble un « woke ». Le woke (« éveillé ») a un besoin constant de faire acte de contrition, car il a eu le tort d’être né blanc. Lors d’une conférence de presse en mai 2018, il ironisait sur la capacité de « deux mâles blancs » à prendre à bras le corps les problèmes de la banlieue, comme le soulignait Ouest-France.

En décembre 2020, le président de la république évoquait dans les colonnes de L’Express le « privilège blanc », cette théorie selon laquelle les blancs bénéficient de privilèges indus dans la société du seul fait de leur couleur.

Rien d’étonnant dans ces conditions qu’il nomme l’historien Benjamin Stora à la tête d’une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », comme nous l’apprenait Le Monde en juillet 2020. Benjamin Stora fait-il l’unanimité ? Le 25 mars au micro de Bercoff dans tous ses états, l’historien Bernard Lugan estimait que Benjamin Stora « écrit l’histoire de l’Algérie vue par le FLN. C’est un historien engagé. Stora a fait l’histoire officielle du FLN ».

La LICRA, pas assez islamophile

Difficile d’être « antiraciste » ces temps-ci, ceux qui le souhaitent sont souvent dépassés par leur gauche. Ainsi le Progrès nous apprend le 23 mars que « le syndicat Solidaires étudiants Lyon et le collectif féministe de Sciences-Po Pamplemousse ont demandé que la Licra soit exclue de la semaine dédiée à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». La raison : « les nombreuses ambiguïtés » de la Licra, « notamment vis-à-vis de son rapport à l’islamophobie, ainsi qu’à la laïcité ». La ligue contre le racisme (parfois mal intentionnée et souvent mal inspirée) ne serait donc pas assez antiraciste pour certains ? Comprenne qui pourra…A moins que les réticences contre l’islamisme soient un point de blocage ?

Audrey Pulvar et les blancs qui doivent se taire

L’engagement politique d’Audrey Pulvar était connu bien avant qu’elle ne quitte son ancien métier de journaliste. Mais elle n’est pas à un revirement près quand elle sent le vent tourner. Ainsi en 2017, sur Twitter, réagissant sans doute à l’annonce d’une réunion interdite aux blancs, elle écrivait « l’afro-féminisme exclusif des blancs : j’imagine qu’un salon à l’accès interdit aux noir.e.s, ça vous irait aussi ? » Mais nous sommes désormais en 2021. Le mouvement Black Lives matters est passé par là. Il faut flatter le ressentiment des minorités qui deviennent un électorat de plus en plus important.

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Reporters sans frontières demande plus de censures sur Facebook

RSF censure

RSF se veut l’apôtre d’un bon combat, celui de la liberté d’informer. Mais son comportement dans les faits est à l’exact contraire et quand RSF porte plainte contre Facebook en France ce n’est pas pour protester contre la censure mais pour la réclamer.

Plainte pénale en droit de la consommation

La forme juridique est inusitée et la plainte est portée à la fois contre Facebook France et Facebook Irlande pour « pratiques commerciales trompeuses ». L’association estime que le réseau social laisse proliférer des commentaires désobligeants voire haineux contre certains journalistes ainsi que des messages de désinformation en particulier en ce qui concerne la pandémie. L’association met le doigt sur une « contradiction manifeste entre les engagements du réseau social vis-à-vis des consommateurs et la réalité de son fonctionnement ». Cette contradiction constituerait selon le code de la consommation un délit passible d’une amende pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel moyen. Remarquons que pour RSF l’information s’adresse à des consommateurs et non à des citoyens, selon une logique de marché. Des plaintes identiques pourraient être déposées dans d’autres pays.

Les journalistes, des êtres à part ?

Sont cités en exemple des commentaires « haineux » contre Yann Barthès et son émission Quotidien sur TMC (groupe TF1) qui a succédé à un même type d’émission, Le Petit journal sur Canal+. RSF signale (sans rire) que “de nombreux commentaires dénigrants envers des journalistes du journal télévisé “Quotidien” [apparaissent] parmi les “commentaires les plus pertinents”. Nous avons dit tout le mal que nous pensions de ces deux émissions, superficielles, maniant la dérision et le ricanement, dans un entre soi narcissique et une vulgarité « djeune » plutôt répugnante. Tous les goûts sont dans la nature disait la concierge mais nous sommes surpris d’apprendre qu’il est maintenant interdit – ou sera interdit si RSF est suivi dans ses réclamations – de critiquer ces émissions sur les réseaux sociaux“.

Désinformation sur Hold-Up

Que fait une association de journalistes devant un documentaire ? Elle le regarde, le critique, en fait un compte-rendu négatif si besoin, répond le commun des mortels. Que nenni, répond RSF, il faut l’interdire, stopper sa diffusion par tous les moyens, partout et tout le temps car il « désinforme ». Nous n’avons pas d’opinion tranchée sur le documentaire Hold-Up, dont nous avons parlé ici, mais il nous semble raisonnable de laisser chacun se faire son idée.

Pas pour RSF qui couine : « Cette vidéo a ainsi été partagée 426 fois au sein de pages et de groupes publics, générant 36 843 réactions. Celle-ci ne comportant aucun étiquetage “fausse information”, plus de 5,5 millions d’utilisateurs ont [potentiellement] été exposés à ces désinformations ».

Cachez ce sein que je ne saurais voir,
Par de pareils objets les regards sont blessés,
Et cela fait venir de coupables pensées.
Molière,Tartuffe

La plainte de RSF stipule « une simple recherche par mots-clés dans la barre de recherche du réseau social suffit à afficher les nombreuses occurrences du film ». Diantre, les croquants se révoltent, ils veulent avoir accès à une information (de qualité relative certes, comme nombre d’informations des médias de grand chemin, soit dit en passant) et ne pas se voir imposé un filtre. La messe est dite, bas les masques, RSF rejoint les rangs – en réalité les avait rejoints depuis longtemps – des liberticides soft, ceux qui vous étranglent en souriant au nom des droits de l’homme.

Texte repris du site OJIM