Institute for Strategic Dialogue : tous unis contre la haine !

ISD France

Le 8 juin 2022, Le Monde publiait un article intitulé « Les influences prorusses en ordre de bataille » et s’appuyant sur une étude de « l’organisation indépendante Institute for Strategic Dialogue » (ISD). Dans le viseur de cette étude : des « personnes réparties dans huit pays occidentaux » accusées de « disséminer la propagande du Kremlin » et d’avoir des liens « flous » avec Moscou.

Deux Françaises sur la liste

Sur les douze influenceurs qui « répandent des discours de désinformation prorusses » identifiés par l’ISD, deux sont des Françaises : Anne-Laure Bonnel et Christelle Néant. Leur crime ? Présenter une version du conflit russo-ukrainien sensiblement différente de celle propagée par les médias de grand chemin occidentaux.

Anne-Laure Bonnel est connue pour son documentaire réalisé en 2016 sur le Donbass dans lequel elle montre que la vie des populations russes n’était pas un parcours de santé dans cette région alors encore sous le contrôle de Kiev. Fake-news, « fables concoctées par la télévision russe », selon le correspondant du Monde à Moscou, Benoît Vitkine.

Christelle Néant vit depuis six ans dans le Donbass d’où elle anime son média Donbass Insider. Elle se permet régulièrement de rappeler les liens entre Kiev et les bataillons néonazis ukrainiens, photos à l’appui. Une vue de l’esprit, circulez y’ a rien à voir !

Les passions que déchaîne dans la presse le bataillon Azov, débouchent systématiquement sur des situations totalement absurdes, comme par exemple le 30 mai, quand The Times titrait « Azov Battalion drops neo-Nazi symbol exploited by Russian propagandists » (Le bataillon Azov abandonne le symbole néo-nazi [sur son insigne] exploité par les propagandistes russes). À rien y comprendre, sauf si l’on part du principe que le quotidien de Rupert Murdoch se moque ouvertement de ses lecteurs.

L’ISD, boîte à idées contre la haine

Fondé en 2006 et principalement implanté à Berlin, Londres, Paris et Washington, l’ISD produit des études et des analyses sur ce qu’il considère comme étant les fléaux de notre temps, entre autres par la pratique du counter-narrative (la contre-narration). Ses domaines de recherche sont les suivants :

– La désinformation (désinformation électorale, climatique et sanitaire, réseaux conspirationnistes)
– L’extrémisme (extrémisme d’extrême-droite, islamisme, femmes et extrémisme)
– Polarisation et haine (islamophobie, antisémitisme, misogynie, LGBTQ)

Plus qu’un think-thank, un véritable tank destiné à broyer tous les esprits réfractaires sur son passage !

De mèche avec Facebook et Google

L’ISD est connu pour avoir lancé des projets en partenariat avec Google et Facebook dans le but de lutter contre la haine et l’extrémisme en ligne.

C’est le cas du fonds d’innovation d’un million de livres sterling créé en 2017 avec google.org dont le but est de « développer des solutions contre la haine et l’extrémisme » au Royaume-Uni. Cette enveloppe faisait partie des cinq millions de livres sterling consacrés par Google.org à cette cause au niveau mondial.

L’ISD dispose également d’un partenariat stratégique avec Facebook dans le cadre de son programme nommé Online Civil Courage Initiative (OCCI — Initiative pour le courage civil en ligne) lancé en 2016 en Allemagne puis en 2017 en France et en Angleterre. Cette initiative est « le premier effort stratégique non gouvernemental visant à organiser une réponse proportionnelle à l’échelle européenne à la haine, à la violence et au terrorisme en ligne. L’OCCI combine l’expertise de la technologie, de la communication, du marketing et du monde universitaire afin d’améliorer les compétences et la réponse civique à la haine et à l’extrémisme en ligne. »

Pour ses projets de lutte contre la haine en ligne, l’ISD peut compter sur son réseau YouthCAN (Youth Civil Activism Network), le principal réseau mondial de jeunes se consacrant à la lutte contre l’extrémisme, la polarisation, les discours de haine et la désinformation. Ils forment une communauté plus de 1 900 jeunes militants, créateurs et entrepreneurs dans le domaine de la technologie dans plus de 130 pays.

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Ukraine : les États-Unis responsables du conflit, un article du NYT

nyt ukraine

Le New York Times est le représentant attitré de l’« establishment » de la côte est et du versant woke de la côte ouest américaine. Mais il publie parfois des tribunes libres qui marquent un ton très différent, comme celle de Christopher Caldwell le 31 mai 2022, qui indique clairement un partage des responsabilités de la guerre Russie/Ukraine. Une analyse assez éloignée de ce que l’on peut lire habituellement dans les médias de grand chemin. Les intertitres sont proposés par la rédaction de l’Ojim.

La guerre en Ukraine pourrait être impossible à arrêter. Et les États-Unis en sont en grande partie responsables.

Dans le quotidien parisien Le Figaro de ce mois-ci, Henri Guaino, l’un des principaux conseillers de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était président de la France, a prévenu que les pays d’Europe, sous la direction peu perspicace des États-Unis, étaient “somnambules” dans la guerre avec la Russie. M. Guaino a emprunté une métaphore utilisée par l’historien Christopher Clark pour décrire les origines de la Première Guerre mondiale.

Responsabilités partagées

Naturellement, M. Guaino comprend que la Russie est la plus directement responsable du conflit actuel en Ukraine. C’est la Russie qui a massé ses troupes à la frontière l’automne et l’hiver derniers et qui, après avoir exigé de l’OTAN un certain nombre de garanties de sécurité liées à l’Ukraine que l’OTAN a rejetées, a commencé à bombarder et à tuer le 24 février.

Mais les États-Unis ont contribué à transformer ce conflit tragique, local et ambigu en une conflagration mondiale potentielle. Selon M. Guaino, en ne comprenant pas la logique de la guerre, l’Occident, dirigé par l’administration Biden, donne au conflit un élan qui pourrait être impossible à arrêter. Il a raison.

Retour à 2014 et au pseudo Maïdan

En 2014, les États-Unis ont soutenu un soulèvement — dans sa phase finale, un soulèvement violent — contre le gouvernement ukrainien légitimement élu de Viktor Yanukovych, qui était pro-russe. (La corruption du gouvernement de M. Ianoukovitch a été beaucoup mise en avant par les défenseurs de la rébellion, mais la corruption est un problème ukrainien permanent, même aujourd’hui). La Russie, à son tour, a annexé la Crimée, une partie de l’Ukraine historiquement russophone qui, depuis le 18e siècle, abritait la flotte russe de la mer Noire.

On peut discuter des revendications russes sur la Crimée, mais les Russes les prennent au sérieux. Des centaines de milliers de combattants russes et soviétiques sont morts en défendant la ville de Sébastopol contre les forces européennes lors de deux sièges, l’un pendant la guerre de Crimée et l’autre pendant la Seconde Guerre mondiale. Ces dernières années, le contrôle russe de la Crimée a semblé offrir un arrangement régional stable : Les voisins européens de la Russie, au moins, ont laissé les chiens dormir.

Ukraine/US, la Charte de partenariat stratégique de novembre 2021

Mais les États-Unis n’ont jamais accepté cet arrangement. Le 10 novembre 2021, les États-Unis et l’Ukraine ont signé une “charte de partenariat stratégique” qui demandait à l’Ukraine de rejoindre l’OTAN, condamnait “l’agression russe en cours” et affirmait un “engagement inébranlable” en faveur de la réintégration de la Crimée dans l’Ukraine.

Jusqu’à présent, le déroulement mouvementé de la guerre en Ukraine a justifié le diagnostic de M. Poutine, mais pas sa conduite. Bien que l’industrie militaire ukrainienne ait été importante à l’époque soviétique, en 2014, le pays n’avait pratiquement plus d’armée moderne. Les oligarques, et non l’État, ont armé et financé certaines des milices envoyées pour combattre les séparatistes soutenus par la Russie dans l’est du pays

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Finale de la Ligue des champions au Stade de France : une « razzia » un peu trop vite oubliée

médias stade de france

Samedi 28 mai 2022, la finale de la coupe de la Ligue des champions au stade de France à Saint-Denis a été marquée par des agressions et des vols en grand nombre. Ce qui devait être une fête du football a tourné au fiasco et au chaos. Après les agressions de masse à Cologne en 2015, à Milan en 2021, les informations disponibles accréditent une nouvelle fois la thèse d’une délinquance collective « ethnique » et concertée. Le présent article vise à faire un premier bilan de ce qui devrait être un scandale national, mais qui, conformément aux souhaits du gouvernement et grâce à des médias trop souvent serviles, semble voué à vite retomber dans l’oubli médiatique.

Huddersfield, Cologne, Milan, Saint-Denis

Les dernières années sont riches en phénomènes de délinquance collective et concertée à forte connotation « ethnique » : viols en série commis au Royaume-Uni par des individus d’origine pakistanaise, agressions sexuelles commises par des migrants lors de la nuit du réveillon en 2015 à Cologne et à Milan lors du passage à l’année 2022, etc.

Le 28 mai au stade de France, la motivation première des délinquants lors de leur expédition collective était, selon plusieurs sources, le vol. En dépit des premières informations qui ont filtré sur l’origine de nombre d’entre eux, le ministre de l’intérieur s’est refusé à révéler leur nationalité. Comme le soulignait Public Sénat, Gérald Darmanin a à l’occasion de son audition devant la Sénat le 1er juin, dénoncé à ce propos « une essentialisation » et « des liens nauséabonds » qui pourraient être établis.

Ainsi donc, lorsque certains tentent sans tabou de comprendre ce qui s’est passé le 28 mai au stade de France dans ses différentes dimensions, sociales, culturelles, ethniques, ce serait selon le ministre de l’intérieur « faire le jeu des extrêmes ». Gérald Darmanin avoue donc de façon implicite que son mutisme sur l’origine des délinquants à Saint-Denis a une visée électorale. Une fois de plus, sous couvert d’antiracisme, il faudrait taire certains faits car ils n’accréditent pas la vision « progressiste » de la société, où les différences sociales, ethniques et culturelles ne pourraient produire qu’un enrichissement mutuel. Heureusement, quelques informations ont bien malgré la volonté du ministre de l’intérieur filtré et ont été reproduites dans certains médias.

Un bilan qui reste à établir

Le bilan des exactions commises au stade de France et dans ses alentours le soir du 28 mai est, comme l’on dit habituellement, « en cours de consolidation ». Il ne pourra au mieux être établi que dans quelques semaines, si tant est que le ministère de l’intérieur communique à ce sujet. D’ici là, c’est à partir d’un faisceau d’indices et d’informations éparses qu’il faut évaluer le nombre de personnes agressées et volées et de délinquants impliqués dans ces événements. Mais selon les informations disponibles, tout indique que nous sommes en présence d’un phénomène massif, organisé et à forte connotation ethnique, une importante proportion des agresseurs étant d’origine africaine.

Des agresseurs par centaines

Lors de son audition devant le Sénat le 1er juin, le ministre de l’intérieur a fait état de 81 interpellations dans le secteur du stade de France et plus globalement de 105 interpellations à Paris et en Seine Saint Denis. RMC nous informe le 30 mai que des syndicalistes policiers ont apporté des précisions sur le profil des personnes interpellées : une cinquantaine d’entre eux seraient des « sans papier », en fait des clandestins. Parmi eux se trouvaient des mineurs ou pseudo mineurs non accompagnés.

L’impossibilité d’identifier toutes les personnes interpellées aurait abouti au classement sans suites des garde à vue de nombre d’entre eux et à leur libération. Selon des informations recueillies par le journal Valeurs actuelles auprès de la police nationale, les premières personnes interpellées étaient très majoritairement issues de pays du Maghreb.

Plus généralement, selon des informations obtenues par Le Figaro, les agresseurs, qui pour beaucoup n’ont pas été interpellés, étaient selon des sources policières « des délinquants venus d’autres villes limitrophes ». Leur nombre est évalué à plusieurs centaines, dans une fourchette oscillant selon les estimations données par un syndicaliste policier et une sénatrice du Val d’Oise sur CNews entre 300 et 500.

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RT France en mode survie

RT France

La chaîne russe est interdite (de manière scandaleuse, soulignons-le) depuis le 2 mars 2022 dans l’Union européenne, et tente de survivre en Afrique et en Suisse où elle est encore visible.

RT interdit mais pas partout

Si vous savez ce qu’est le mystérieux VPN et comment l’utiliser vous pouvez accéder à RT. Un VPN (en français, “réseau virtuel privé”) vous permet de créer un lien direct entre des ordinateurs distants en-dehors des réseaux de communication publics. Si les VPN se sont largement démocratisés au cours des dernières années, cela reste un frein conséquent pour l’accès à l’information pour le grand public.

Par contre RT en français est accessible en clair et gratuitement en Suisse et en Afrique francophone, un intérêt politique évident pour Moscou, en particulier pour le continent africain.

Relance des émissions

RT ne s’est jamais vraiment arrêté et a continué de produire plus ou moins à bas bruit. Il semble que les salaires soient versés, avec retard mais versés. À la mi-mai de nouvelles émissions sont diffusées, dont une destinée spécifiquement à l’Afrique. Les effectifs (source Lettre A) sont passés de 176 salariés à 131 entre la fin des CDD et les départs. Mais un certain nombre de journalistes se sont mis prudemment en arrêt maladie et d’autres souhaiteraient une rupture conventionnelle. Une situation d’entre-deux qui risque de se prolonger tant que le conflit russo-ukrainien ne sera pas engagé dans une phase de négociations et de stabilisation… et que l’État russe sera en mesure de financer la chaîne.

Texte repris du site OJIM

ECFR, une des tentacules de la pieuvre Soros

ECFR

Le nom de l’European Council on Foreign Relations (ECFR) (ou Conseil européen des relations internationales en français) reste inconnu du grand public.

Fondé en 2007 avec le financement de la fondation Soros elle dispose de bureaux à Londres, Paris, Berlin, Madrid, Rome, Varsovie et Sofia. Employant une quarantaine de chercheurs, disposant d’appuis politiques au plus haut niveau, la fondation milite pour une « Europe intégrée », comprenez la dissolution des États protecteurs, la fin des frontières, l’ouverture à une immigration de remplacement. Des objectifs conformes à ceux de son principal sponsor, l’Open Society de George Soros.

Elle comprend nombre de personnalités politiques, hommes d’entreprise, influenceurs, parmi ses membres. Un de nos lecteurs – que nous remercions vivement – a eu l’excellente idée de collationner les personnalités françaises y figurant. La liste ci-dessous ne se veut pas exhaustive, elle est un document de travail destiné à être complété et utilisé. Certains noms peuvent être mentionnés deux fois, ayant appartenu à l’ECFR et en étant sortis ensuite.

Parmi les heureux membres sorosiens on trouvera des journalistes (Sylvie Kauffmann, Christine Ockrent), des politiques (Clément Beaune, chargé des questions européennes (!) du gouvernement Castex, Pierre Moscovici, Pascal Lamy, Sylvie Goulard), des universitaires (Olivier Roy, Ghassam Salamé, père de Léa Salamé) et bien d’autres. Nous vous laissons le plaisir de les découvrir et le loisir de compléter cette liste édifiante.

Lien de téléchargement : ECFR-liste-FR-2022–05.xlsx (fichier Excel, 118 ko)

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La trop discrète tentative de justice punitive du militant no-border Cédric Herrou

Cédric Herrou

Cédric Herrou est un militant en faveur de l’abolition des frontières très populaire parmi les médias de grand chemin. Il est fréquemment invité sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio pour exposer ses généreuses convictions sur la grande communauté humaine. Ces mêmes médias ont par contre été très discrets sur les dernières frasques du militant no border, qui a récemment essayé de mener une expédition punitive à l’encontre d’un clandestin suspecté de viol. Dommage, car c’est du lourd !

Cédric Herrou, la coqueluche des médias

La France est un pays formidable. On peut y revendiquer avoir fait passer la frontière clandestinement à des dizaines de migrants et être présenté comme un héros, une figure romantique digne de l’admiration de tous. C’est le cas du militant no-border Cédric Herrou.

On ne compte plus ses passages dans les médias. En novembre 2020, sur la chaine France 5, l’émission C l’Hebdo invitait Cédric Herrou afin qu’il présente son dernier livre. En décembre 2020, la radio de service public France Info donnait la parole au militant d’extrême gauche. L’occasion pour lui de nous donner la leçon : « apprendre à partager, c’est l’éducation ».

« Symbole de l’aide aux migrants en France » selon Le Monde en mars 2021, « paysan rebelle ami des migrants » pour Ouest France en juin 2021. On pourrait multiplier les exemples de tribunes qui lui sont données pour exposer ses convictions en faveur de l’abolition des frontières, qu’il a mises à exécution en allant chercher des clandestins à la frontière italienne pour les amener en France.

Côté pile et côté face

L’Observatoire du journalisme a plusieurs fois eu l’occasion de souligner la présentation manichéenne du militant d’extrême gauche dans les médias. Ainsi, en janvier 2017, nous constations que le passeur avait été dépassé dans son domicile par l’ampleur de l’immigration clandestine qu’il appelle de ses vœux. En novembre 2017, nous relevions quelques outrances dans ses déclarations et sa propension à faire justice lui-même. A l’occasion du festival de Cannes en juin 2018, nous constations que la participation du passeur de clandestins à cet événement était pour lui et son réalisateur l’occasion de populariser son combat, sous l’œil plus que bienveillant d’une large frange des médias.

Justice punitive

La carrière mouvementée du militant d’extrême gauche vient de connaître un nouvel épisode passé sous silence dans les médias de grand chemin. Vendredi 13 mai, Cédric Herrou a mis en ligne sur son compte Twitter une vidéo, vite supprimée. Sur celle-ci, il dénonce le fait qu’une personne suspectée du viol de l’une de ses amies a été remise en liberté après 48 heures de garde à vue.

N’écoutant que son courage face à une justice décidemment trop laxiste, le militant no border indique toujours sur Twitter, dans un tweet déjà supprimé mais sauvegardé par un internaute vigilant :

« Une jeune femme a été violée par cet homme et le procureur de Nice vient de le libérer. Cet homme arrivera en gare de Nice dans la journée. Nous avons tenté de faire justice nous-mêmes mais les policiers sont venus avant ».

Hormis le site Fdesouche et Valeurs actuelles, la seule couverture médiatique que nous avons trouvé de cet événement est celle de Nice-Matin. On apprend dans un article du 13 mai que l’individu suspecté du viol d’une amie de Cédric Herrou, relâché à Breil sur Roya (la commune où C. Herrou vit), a finalement été arrêté à Nice. « L’homme est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire », indique laconiquement le journaliste en guide conclusion.

Arroseur arrosé

Résumons. Un militant en faveur de l’abolition des frontières, qui jouit d’une grande popularité dans le monde médiatique, a essayé de faire justice lui-même contre un étranger en situation irrégulière suspecté de viol, car il trouvait la justice de notre pays trop laxiste. Par chance, la police est intervenue avant que l’expédition punitive tourne mal.

En 2019, des habitants d’un village où des migrants sont hébergés par un membre de l’association de Cédric Herrou n’ont pas eu cette chance. Trois migrants nigérians et un Centrafricain y ont agressé un villageois. À la suite de cette agression, la victime et deux de ses amis ont essayé de faire justice eux-mêmes. Comme Le Figaro nous l’apprend, ils ont été condamnés en décembre 2021 à respectivement 18 mois de prison dont 12 avec sursis, six et huit mois de prison ferme. Le jugement les condamnant n’a donc pas retenu le principe de « fraternité » consacré par un autrement jugement, celui du Conseil constitutionnel en faveur de Cédric Herrou…

En conclusion, le tweet lapidaire d’Arpège LA résume les événements :

« L’immigrationniste Cédric Herrou se plaint qu’un migrant violeur soit aussitôt relâché par la “justice”. Belle synthèse ».

Texte repris du site Ojim

Monde libéral-libertaire : Netflix et Disney trébuchent

netflix

L’heure n’est pas à la fête pour les firmes mondialisées. Après qu’Elon Musk ait racheté Twitter et évoqué le possible retour de Donald Trump sur le réseau social, voilà que Netflix est en baisse de régime et que Disney est aux prises avec l’État de Floride.

Netflix chute en bourse, pour trop de woke ?

L’année 2022 démarre mal pour le géant de la diffusion en flux continu. Le premier trimestre a vu diminuer le nombre d’abonnés de 200.000, un chiffre modeste (sur 221 millions d’abonnés) mais qui a entraîné la chute de l’action de 25%, portant le niveau de la chute à presque 45% depuis le début de l’année 2022. Pourtant, les prévisions établies tablaient sur une hausse de presque 2 millions d’abonnements sur la même période. Un revers expliqué, selon la plateforme, par deux phénomènes : la perte des abonnés russes à la suite des sanctions prises contre Moscou et la difficulté à avoir du sang frais parmi ceux qui souscrivent un abonnement. D’autres explications viennent en tête : l’augmentation des tarifs ou encore la volonté d’incorporer de la publicité.

Toutes ces explications économiques occultent l’idéologie qui émane de nombre de productions Netflix, où les préoccupations de genre ou de race sont omniprésentes. C’est finalement Slate (que l’on peut difficilement accuser de fascisme) qui pose la question : « Netflix est-il trop progressiste pour plaire à la droite ? ». Des études réalisées aux États-Unis ont mis en lumière que les Républicains étaient plus réticents à l’idée de « Netflix and chill » que leurs congénères Démocrates. Une inclination qui se comprend au premier coup d’œil de certaines séries telles que Sex Education, une des productions emblématiques de la plateforme, où se confondent les odes à l’homosexualité, au métissage et à la remise en question des stéréotypes de genre.

Si certains pourraient se surprendre de ce parti pris, rappelons que le directeur des contenus de Netflix, Ted Saranbos, a organisé grâce à son carnet d’adresses bien garni une levée de fond pour la seconde campagne de Barack Obama. Indiquons aussi que l’audience majoritaire du site de streaming est cette « Génération Z », née entre 1997 et 2010, où les questions de genre et consorts sont bien représentées. Inspirant la concurrence, Sex Education a eu son équivalent sur Disney+. Intitulée Sex Nerd, la série « déniaise l’éducation sexuelle » selon Télérama.

Le climat de la Floride moins propice à Disney

À force de tendre la main, le bras vient avec. C’est ce que sont en train d’apprendre certaines de ces plateformes. Disney par exemple vient de perdre les privilèges fiscaux qui étaient les siens dans l’État de Floride depuis 1955. La raison ? Disney a contesté une loi jugée « homophobe », promulguée par le gouverneur de Floride, qui interdit de promouvoir les questions de genre et de sexe jusqu’à la troisième année de primaire. Le 11 mars 2022, Bob Chapek, le président de Disney a fait acte de contrition et promis « d’user de notre influence non seulement pour promouvoir des histoires inclusives, mais aussi pour défendre les droits humains (sic) ».

Une contestation faite sous la pression d’associations gays s’indignant que la firme ait financé la campagne électorale du gouverneur et donc, par ricochet, soutenu ce projet de loi. Paradoxalement, ce n’est pas la première fois que Disney se retrouve avec des accusations d’homophobie sur les bras. En avril 2022, l’acteur Chris Pratt, acteur central de la saga Les gardiens de la galaxie, a été au cœur d’une polémique pour fréquenter une église qualifiée d’homophobe selon ses détracteurs. Les hérauts de la tolérance ont exigé sa tête (sans l’obtenir). Citons aussi la sortie du film Mulan, ayant subi des appels au boycott car son générique de fin contenait un remerciement au gouvernement chinois alors occupé par l’affaire des Ouïghours.

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Élection présidentielle : les médias de grand chemin ont sorti l’artillerie lourde pendant la campagne électorale

medias propagande

Si certains pensaient que le respect du pluralisme avait fait des progrès en France, ils en sont pour leurs frais. Alors que 13 millions d’électeurs ont porté leurs suffrages à Marine Le Pen lors du 2ème tour de l’élection présidentielle, le Rassemblement National et ses soutiens continuent à être stigmatisés et à être considérés comme infréquentables. Avant le premier tour, c’est Éric Zemmour qui subissait les foudres de l’oligarchie médiatico-politique. Dans cette mise au ban, les médias de grand chemin prennent toute leur part. Nous en avons parlé brièvement le 25 avril 2022. La revue de presse qui suit rentre plus dans le détail.

Le paratonnerre Zemmour

De nombreux commentateurs de la vie politique en conviennent : Éric Zemmour a durant la campagne électorale précédant le 1er tour de l’élection présidentielle servi de paratonnerre à Marine Le Pen. Les médias de grand chemin ont en effet fait feu de tout bois pour écarter le candidat Éric Zemmour du cercle de la respectabilité et l’ostraciser.

L’OJIM y a consacré quelques articles, notamment à l’occasion d’un meeting à Nantes, d’un déplacement à Marseille et d’une tribune des « journalistes-pas-complices ».

L’approche du 2ème tour de l’élection présidentielle a été marquée par un retournement de situation. De nombreux « people » et journalistes ont rivalisé d’efforts pour diaboliser le vote en faveur de la candidate du Rassemblement national.

Les médias de grand chemin en campagne pour Emmanuel Macron

Pour ne citer que deux exemples des nombreuses tribunes appelant à faire barrage à Marine Le Pen, le 15 avril, dans L’Express, un collectif de professionnels de santé exprimait « sa préoccupation quant au projet porté par la candidate du RN ».

Le 20 avril, Libération nous informait que « près de 300 personnes issues du monde du sport se sont rassemblées à la Maison du judo à Paris pour appeler à faire barrage à l’extrême droite le 24 avril ».

Mais les médias de grand chemin ne se sont pas contentés de relayer des appels à voter en faveur d’Emmanuel Macron. Nombre d’entre eux ont de façon totalement décomplexée fait eux-mêmes campagne pour le candidat LREM.

Les exemples de ce parti-pris sont innombrables :

Le 8 avril, Challenges entendait nous faire savoir « comment Marine Le Pen camoufle ses folies budgétaires ».

France 24 reprenait mot pour mots le verbatim de militants écologistes dans un article au titre inquiétant : « avec Marine Le Pen au pouvoir, “il n’y aurait aucun espoir” pour la planète ».

Le Parisien n’a également pas ménagé ses efforts pendant la campagne électorale pour orienter le choix de ses lecteurs. Le 19 avril, il s’agissait de mettre en lumière « les 5 failles du programme économique » de Marine Le Pen.

Ce qui fut jadis un journal de référence et qui est devenu un journal de déférence à l’idéologie “woke”, Le Monde, nous mettait gravement en garde le 9 avril : « abstention, extrême droite, les pièges du premier tour ».

Le Figaro, à l’image d’une grande partie de son lectorat, a multiplié les articles très critiques à l’encontre de Marine Le Pen, tout en ménageant Emmanuel Macron, présenté comme plus « raisonnable », bien qu’il ait littéralement « cramé la caisse » durant son mandat.

Le service public de radiodiffusion, fidèle à son orientation idéologique, n’a pas été en reste. Pour ne donner qu’un exemple, le 19 avril, dans un nouvel exercice de diabolisation, France Info entendait nous démontrer « pourquoi le programme de Marine Le Pen reste ancré à l’extrême droite, malgré la dédiabolisation ».

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Censuré sur Twitter : entretien avec Grégory Roose

Grégory Roose

Grégory Roose est un influenceur politique, actif sur de nombreux comptes sociaux. Il est aussi auteur de nouvelles, comme Train de nuit. L’Ojim lui a posé quelques questions sur la censure dont il vient d’être la cible et sur la façon dont il a réagi.

Grégory Roose, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Je me décrirais comme un écrivain assez actif sur les réseaux sociaux pour réagir et faire réagir face aux nombreux dangers du progressisme et du “wokisme”, entre autres périls qui nous guettent.

Comment utilisez-vous Twitter, pourquoi et comment en avez-vous été évincé ?

J’étais utilisateur actif de Twitter depuis 2017 et m’en servais pour publier mes réflexions sur l’actualité, les menaces qui pèsent sur notre société ainsi que des réactions, souvent sur le ton de l’humour et du sarcasme, aux tweets d’autres utilisateurs, ce qui m’aura finalement valu le bannissement définitif de cette communauté virtuelle. Car la raison officielle de mon éviction est d’avoir réagi avec sarcasme et lassitude à un article de Libération dans lequel une féministe notoire prétendait le plus sérieusement du monde être menacée de mort en cas d’arrivée de Marine le Pen au pouvoir. Ma réaction à ce délire de persécution érigé en outil de propagande par la presse militante subventionnée ? “On va encore devoir supporter longtemps ces déficients mentaux ?”. Voilà. J’aurais pu dire “ces imbéciles”, ce qui revenait à la même chose, mais un obscur modérateur de Twitter a obéi à un délateur en fermant mon compte définitivement pour ce “comportement haineux en raison d’un handicap”. Orwellien. Pendant ce temps, d’autres insultent, menacent, harcèlent sans être inquiétés.

Avec plus de 38 000 abonnés qui suivaient mon compte, Twitter était pour moi un formidable outil de communication et de militantisme, certains de mes tweets ayant pu être lus plus d’un million de fois et parfois être repris dans la presse nationale. Ce fut notamment le cas lorsque j’ai lancé la pétition contre la venue de Médine au Bataclan qui fut ensuite reprise par la presse et d’autres militants ou quand j’ai publié un premier article sur ce qui deviendrait le scandale Nick Conrad qui appelait à “tuer des bébés Blancs dans les crèches” et à “pendre leurs parents”. On notera que Twitter a supprimé mon compte, mais celui de Nick Conrad est toujours en ligne. Twitter interdit le sarcasme à l’égard une féministe hystérique, mais tolère l’appel au génocide des Blancs.

Comment avez-vous répondu à cette censure ?

J’ai fait appel, pour la forme, mais sans grand espoir d’être entendu. Il fut unilatéralement rejeté en 1 heure et 3 minutes. Mon compte de secours vient de subir le même sort, trois jours après son lancement. Pourtant, j’ai démontré sans grande difficulté que cette censure était abusive en ce que le tweet incriminé n’enfreignait pas le règlement de Twitter : je n’ai menacé personne, ni appelé à la violence, ni harcelé. Le dialogue est impossible. Il me resterait bien la voie de la justice, ce qui me coûterait beaucoup de temps et d’argent pour un piètre résultat : même en cas d’improbable victoire, mon compte réactivé serait de nouveau banni au premier crime de lèse-wokisme. Le meilleur moyen de répondre à cette censure est donc de produire un travail de qualité sur le long terme. Si j’y parviens, d’autres utilisateurs pourraient prendre le relais en diffusant sur leur compte les réflexions qu’ils trouveront pertinentes, la sortie de mes nouveaux livres ainsi que des extraits.

Quels conseils donneriez-vous à un utilisateur de Twitter ?

Chevauchez le tigre ! Utilisez l’arme des adversaires à votre avantage ! L’humour et le sarcasme restent selon moi la meilleure arme pour contourner la censure des modérateurs tout en restant pertinents. Ces moyens d’expression m’ont permis de survivre longtemps en milieu hostile, mais le moindre écart de langage sera fatal dans tous les cas. Twitter est, comme d’autres réseaux sociaux, soumis à de très fortes pressions des autorités de l’UE pour faire des réseaux un espace exempt de toute critique contre l’immigration massive, l’écologisme dressé en religion, l’ordre établi, etc. L’Union vient d’ailleurs d’imposer une régulation renforcée et sous astreinte aux réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, Twitter ou TikTok et aux sites de vente en ligne. Concrètement, il sera demandé aux grandes plateformes de supprimer sous 24 heures tout contenu jugé “problématique”, notion volontairement vague, ce qui va mettre en danger la liberté d’expression et engendrer une censure encore plus excessive. La parole libre et la critique, même constructive, sont compromises sur les réseaux sociaux.

Où peut-on vous retrouver maintenant ?

J’écris une chronique chaque semaine pour Valeurs actuelles et je continue à communiquer activement sur mon site internet ainsi que sur Telegram, l’un des rares réseaux où la liberté de parole n’est pour l’instant pas totalement menacée. Et pour ceux qui aiment la lecture, je prévois de sortir trois livres cette année, dont deux recueils de nouvelles.

Tribune reprise de Ojim

Soft power : succès international pour la série ukrainienne « Serviteur du peuple »

Serviteur du peuple

Depuis le 24 février 2022, date de l’entrée des troupes russes en Ukraine, la série télévisée « Serviteur du peuple », dans laquelle l’actuel président Zelensky, ancien comique et acteur, tient le premier rôle, rencontre un fort succès d’audience à l’international et suscite l’intérêt de plusieurs groupes de médias s’étant subitement mis à racheter les droits de diffusion de cette production.

Des millions de vues sur Arte

Trois semaines après le début des opérations russes, la série ukrainienne avait déjà atteint plus de trois millions de vues sur Arte.tv. La chaîne en ligne du média franco-allemand diffuse cette fiction de fiction depuis le mois de novembre, mais n’avait pas réussi à séduire son public avant le 24 février, comme le déclare le directeur éditorial d’Arte France :

« Hélas, à la faveur de la guerre, [la série] est devenue une des séries incontournables d’Arte aujourd’hui [alors qu’] elle était moins regardée que d’autres séries. »

En France, c’est Arte qui avait obtenu les droits de diffusion de cette série à l’automne dernier. La chaîne en fait aujourd’hui sa fierté, cette « fiction prémonitoire » (sic) permettrait, toujours selon Boris Razon, de comprendre la cristallisation des attentes d’un peuple par rapport à une « classe politique dévalorisée, corrompue, dans l’orbite russe. »

Entre 2015 et 2019, plus de 20 millions d’Ukrainiens ont en effet visionné cette série, qui reste à ce jour le plus grand succès de télévision en Ukraine. « Serviteur du peuple », aussi devenu le nom du parti politique du président ukrainien, raconte l’histoire d’un professeur d’histoire, joué par Volodomyr Zelensky, devenu par un concours de circonstances président de l’Ukraine. Le scénario aurait été inspiré directement par Zelensky et aurait poussé ce dernier à entamer une carrière politique.

American hero

Cette série n’est bien évidemment pas le seul programme diffusé par la chaîne franco-allemande sur la guerre russo-ukrainienne. Le 15 mars, elle diffusait « Volodomyr Zelensky, L’homme de Kiev », un portrait louangeur décortiqué par nos confrères allemands de Junge Freiheit :

« Volodymyr Zelensky est désormais le héros de l’Occident : ce juriste de 44 ans, comédien comique de métier, défend la liberté et la démocratie, héroïquement et courageusement, selon le tableau global. Ses messages vidéo, méticuleusement enregistrés avec un téléphone portable, sont avidement partagés. En temps de crise, les héros ont apparemment toujours la cote, même à notre « ère post-héroïque »

Disponible sur Arte.tv et 6play, la série ukrainienne a également été diffusée à l’antenne d’Arte le 8 avril, alors que la chaîne vient d’annoncer l’acquisition des saisons 2 et 3, qui seront disponibles sur la plateforme en ligne au courant du mois de mai.

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Les 10 principes de la propagande de guerre

propagande guerre

28/03/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Au milieu des déferlantes d’informations orientées et de censures vigilantes, habituelles en période de conflit, il faut s’efforcer de garder la tête froide. À travers une courte vidéo, nous vous invitons à réfléchir aux dix principes de la propagande de guerre. Et ensuite à discerner leur application quotidienne sous le flot continu de bobards qui se déversent. Un flot continu sous forme d’un bombardement sidérant des médias de grand chemin.

« Sidération, état d’anéantissement subit produit par certaines maladies, qui semblent frapper les organes avec la promptitude de l’éclair ou de la foudre, comme l’apoplexie »

Littré, édition de 1875.


Ukraine : le nécessaire « tri » entre migrants, la question que les médias de grand chemin ne veulent pas poser

migrants

La guerre en Ukraine qui a débuté le 24 février dernier entraine d’importants mouvements de population. Le gouvernement français a rapidement annoncé que notre pays allait accueillir des réfugiés ukrainiens. Parmi les “migrants” qui arrivent en France, nombre d’entre eux n’ont pourtant pas la nationalité ukrainienne. Ceux qui l’ont souligné ont rapidement et vertement été critiqués par des médias de grand chemin. Était-ce justifié ? Revue de presse.

Le tir de barrage au « tri » des migrants

La question d’un tri entre refugiés ukrainiens et extra-européens a d’abord émergé lors de leur sortie du territoire ukrainien. Le journal La Croix, suivi par de nombreux autres médias, souligne ainsi le 1er mars que « les autorités faisaient le tri à la frontière ukrainienne ». Le journal d’extrême gauche Politis est encore plus explicite et parle d’un « tri racial » entre réfugiés.

Cette polémique ne s’est pas arrêtée là. Dans son édition du 9 mars, le journal Le Figaro révélait que parmi les 5 000 premiers migrants venant d’Ukraine arrivés en France à cette date, « 30 % sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens », suivis par les Ivoiriens, les Marocains et les Indiens.

Cette information allait provoquer un tir de barrage de nombreux médias de grand chemin français favorables à l’accueil inconditionnel des migrants.

« Ukrainiens, Syriens, Afghans… l’accueil des réfugiés en France est-il à géométrie variable ? », s’interroge le Parisien en père la morale le 2 mars.

L’Express se fait la porte-parole des migrants le 3 mars : « Alors que les initiatives se multiplient en France pour accueillir les réfugiés ukrainiens, une éventuelle hiérarchisation entre demandeurs d’asile suscite la polémique ».

L’Alsace s’empresse le 14 mars de faire une « désinfox » de l’article du Figaro. Le quotidien régional estime que « les chiffres officiels « ne disent pas que 30% des réfugiés venus d’Ukraine ne sont pas Ukrainiens. (…) Vendredi, le ministère de l’Intérieur a dit à l’AFP que 97,5% des 10 007 personnes en provenance d’Ukraine contrôlées sur le territoire national par la police aux frontières depuis le 25 février avaient la nationalité ukrainienne ».

Un faisceau d’indices troublant

Alors, la question d’un nouveau coup de bluff à l’occasion de la guerre en Ukraine pour faire accepter toujours plus d’immigration extra-européenne était-elle déplacée ?

Sur les réseaux sociaux, le député Aurélien Taché ex-LREM met en scène son accueil de « réfugiés d’Ukraine ». A voir la photo illustrant cet accueil, nous soulignions le 15 mars que certains arrivent jusqu’en France, plus enfants du soleil que de Kiev.

Bouli Billy relaie un article de La République du centre intitulé : « Orléans accueille ses premiers réfugiés “ukrainiens” ». Il est illustré par la photo de Mohamed et de sa famille.

Les Envahis retweete pour sa part un article de Paris Normandie consacré à l’arrivée de Youssouf à Val-de-Reuil.

Rares sont les journalistes à être allés sur le terrain pour vérifier si l’accueil des réfugiés ukrainiens en France crée un effet d’aubaine. Il est vrai que le sujet est inflammable.

Jean Bexon est de ceux-là. Il a publié sur le site Boulevard voltaire un reportage vidéo au centre Accueil Ukraine, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, près de la porte de la Chapelle. Il constate la présence de « nombreux jeunes Africains parmi les réfugiés d’Ukraine ».

Il relate ses constats dans l’article écrit à l’occasion de cette enquête :

« Une autre grande pièce jouxte la salle de réconfort. Une quarantaine de jeunes hommes, étudiants algériens pour certains, originaires d’Afrique subsaharienne pour d’autres, enregistrent un pré-dossier d’accueil ».

Un chauffeur salarié d’une compagnie de transport privée témoigne : « « Toute la journée d’hier, j’ai vu des “Blacks” ressemblant aux migrants que l’on croise habituellement dans Paris ».

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Le Media Development Investment Fund : arme financière des réseaux d’influence médiatique de George Soros

MDIF Soros

Anciennement “Media Développement Loan Fund” de 1995 à 2013, le Media Development Investment Fund (MDIF) est destiné à soutenir financièrement « les entreprises indépendantes du secteur des médias et de l’information opérant dans des environnements difficiles, surtout dans les pays ayant un passé en matière d’oppression de la presse ».

Les débuts du fonds d’investissement sorosien

Cette organisation à but non lucratif a été créée en 1995 par le journaliste serbe Saša Vučinić et le journaliste américain Stuart Auerbach grâce à un financement à hauteur de 500 000 dollars octroyés par le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros.

Initialement, elle est conçue comme une « banque des médias » et a été lancée dans le contexte de l’après chute du mur de Berlin en ayant principalement pour objectif d’aider les journalistes d’Europe de l’Est et du Sud, une région alors en pleine transition du communisme à l’économie de marché. Très rapidement, les contributeurs à ce projet se rendent compte du « besoin urgent de financer des médias de pays faisant face à d’autres formes de transition et de sociétés cherchant à échapper à l’autoritarisme et à la corruption systémique ». C’est ainsi que le MDIF est aujourd’hui présent du Guatemala à l’Indonésie, de l’Ukraine au Zimbabwe, dans 44 pays et à 88,6% dans des États où la presse est considérée comme « n’étant pas libre ou qu’en partie ».

Depuis sa création, cette organisation, dont le premier financement a été accordé à un média slovaque en 1996, a financé plus de 130 « médias indépendants » pour un total de 250 millions de dollars.

Le MDIF et l’OSF, une même famille

Basé à New York, le MDIF dispose aussi d’un siège à Prague, où officie notamment Maria Nemcová, au poste de directrice des opérations. Maria Nemcová est l’ancienne directrice des opération des Open Society Foundations à Prague et est membre du conseil de direction de Magyar Yeti Zrt., la société derrière le projet de fact-checking Lakmusz mis en place par le média en ligne libéral-libertaire hongrois 444 en collaboration avec l’AFP et la Commission européenne.

Maria Nemcová n’est pas la seule au MDIF à avoir des liens de premier avec la galaxie OSF. Le PDG du MDIF depuis 2011, directeur-adjoint de 1998 à 2011, Harlan Mandel, est l’ancien conseiller général adjoint de l’Open Society Institute et du Soros Foundations Network. L’avocate Elena Popovic, conseillère et secrétaire générale du MDIF, a rejoint l’organisation en 1997 après avoir s’être occupée de droit de la propriété des réfugiés et avoir géré une task force sur la Yougoslavie à partir des bureaux de l’Open Society Institute de New York. Par ailleurs, Patrice Schneider, le directeur stratégique du MDIF est basé à Zürich et a été en 1998 Senior Advisor pour le Forum économique mondial (Sommet de Davos) après avoir été directeur-adjoint chez Hachette Filipacchi Media entre 1994–1998.

L’équipe du MDIF est aussi composée de deux anciens dirigeants des médias QatarLiving et Al Jazeera. Mohamed Nanabhay, actuellement Senior Advisor au MDIF, a fondé QatarLiving en 2005 et était à la tête de la version en ligne anglaise d’Al Jazeera pendant les « Révolutions arabes » de 2011. Bilal Randeree, directeur des programmes pour l’Afrique et le Moyen-Orient au MDIF, est l’ancien PDG de QatarLiving et a été directeur des réseaux sociaux et éditeur en ligne chez Al Jazeera.

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Les Gafam monopolisent la publicité numérique

gafam publicité

Même si Meta (ex Facebook) souffre en bourse, ce sont les GAFAM qui dévorent les presque 8 milliards d’euros de la publicité numérique en France.

Un marché porteur

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, en 2013 la « publicité digitale » en France représentait 2,5 milliards d’euros, malgré un léger fléchissement de la croissance en 2020 (plus 4%) et avec une progression de 24% en 2021, le marché à triplé de valeur en 8 ans pour représenter 7,7 milliards d’euros en 2021 (source Udecam). On prévoit 9 milliards pour 2022.

Le GAM des Gafam

Le GAM c’est Google, Amazon, Meta qui confisquent 67% du marché, laissant des miettes aux autres intervenants. Le retail media (les produits publicitaires sur les sites des grandes plateformes marchandes, pratique à laquelle nous avons consacré un dossier numérique réservé à nos donateurs) a progressé de 56% en un an.

Google à lui tout seul c’est 40% du marché de la publicité digitale en France. On comprend les aumônes qu’ils font à la presse écrite de temps en temps. Mieux ou plutôt pire, Google et l’AFP s’allient pour créer « Objectif Désintox » pour instaurer une sorte de « monopole de la vérité ». Avec plus de 3 milliards de revenus annuels en France sur le seul marché de la publicité en ligne, Google peut bien dépenser quelques millions en faveur de la censure…

Texte repris du site OJIM

Censure ou mensonge organisé, l’AFP, Google et la bande des 17

Objectif désinfox

Ce pourrait être un conte revisité de Perrault : Google jouerait le rôle de l’ogre, l’AFP celui de la sorcière et les 17 médias qui les suivent, ceux de leurs enfants ou des nains, au choix. Bienvenue chez « Objectif désinfox », un outil de période électorale.

Sonnez buccins, les élections approchent

Ne pas oublier les trompettes, pas celles de Jéricho mais bien celles des 10 et 24 avril (présidentielle) suivies de celles des 12 et 19 juin (législatives). Pour les préparer les médias de grand chemin et ceux qui les accompagnent et/ou les contrôlent ont préparé un menu copieux, pêle-mêle :

Le rapport de la commission Bronner qui préconise plus de censures.
La mise en place de Viginum qui veut lutter contre la vilaine désinformation ?
Le retour de la loi Avia sous le couvert de la loi contre le séparatisme, même motif même peine que les deux premiers.

Mais il fallait un instrument de plus pour l’orchestre, un orchestre lié peu ou prou aux soutiens, rapprochés ou éloignés, d’un président en recherche de réélection. Ce sera « Objectif Désintox » dont nous avons déjà parlé fin 2021. Une alliance entre Google, l’AFP et 17 médias qui pourraient être rejoints par d’autres.

Objectif Intox

Comme dans 1984 d’Orwell, il faut comprendre un langage codé par antiphrase, la liberté c’est l’esclavage, l’amour, c’est la haine etc. La juste information c’est la censure, c’est ainsi qu’il faut comprendre le mode opératoire de cette alliance à 19. L’AFP met gracieusement à la disposition des médias membres son fil de « fact checking ». Un fil bien maladroit ou usé quand l’AFP invente des casseurs pro Zemmour lors d’un meeting à Nantes de ce dernier attaqué par les antifas. Et l’ami Google mettra à disposition ses moyens techniques pour signaler les « fausses informations ».

Les 17 nains

Papa Google et maman AFP ont dix-sept enfants (certains parlent de nains adoptés) dont la liste suit et qui vont suivre leur éducation le temps des élections :

TF1 et LCI (même groupe)
RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya (groupe France médias monde)
BFMTV (et ses épigones)
RMC
France Maghreb 2
20 Minutes
Médiacités (plusieurs sites)
Rue 89 (plusieurs antennes)

Le tout est opérationnel depuis le 8 février. Si avec ça le bon président Macron n’est pas réélu, certains crieront à l’injustice…

Texte repris du site OJIM

Les Gafam, un appétit d’ogre !

gafam

Vous connaissez les « marronniers », ces sujets récurrents que l’on voit sur les couvertures de magazines, le salaire des cadres, les villes où il fait bon vivre, etc. Un marronnier moderne serait « la régulation des Gafam », un vœu pieux, la réalité démontre au contraire leur appétit insatiable.

Un reportage de CNBC

CNBC est une chaîne américaine en continu d’informations financières, diffusant par câble et par satellite, elle a deux filiales CNBC Europe (Londres) et CNBC Asia (Singapour). La chaîne vient de publier une intéressante enquête sur les opérations d’achats de sociétés par une partie des Gafam en 2021.

Des milliards de dollars à foison

Vous voulez des chiffres qui donnent le tournis ? Microsoft a acheté 56 sociétés pour environ 26 milliards (oui, milliards) de dollars dont 19 pour le seul Nuance, une société spécialisée dans la reconnaissance vocale, en particulier dans le domaine de la santé. Google a déboursé 22 milliards de dollars pour 120 sociétés, Amazon a racheté 29 sociétés dont le studio de cinéma MGM. Apple plus discret a racheté Curious Al (Finlande) une société dédiée à l’intelligence artificielle et Primephonic (Pays-Bas) du streaming de musique classique. Meta (le nouveau nom de Facebook) a racheté Scape (Londres) et Lemnis (Singapour) deux sociétés liées à la vidéo en 3D. La liste est interminable et ne comprend que les sociétés cotées.

Toujours plus !

Mais tout ceci n’est que roupie de sansonnet à côté de l’annonce de janvier 2022 du rachat de la société de production de jeux vidéo Activision Blizzard par Microsoft pour 69 milliards de dollars. Activision est connu pour ses jeux au succès planétaire, Call of duty, Candy crush, World of warcraft etc…

Les valeurs en bourse des Gafam (au 29 janvier 2022 et en milliards de dollars) n’ont jamais été aussi élevées.

Des chiffres qui leur donnent plus de pouvoir que bien des États. Les rodomontades de sleeping Joe Biden et des démocrates américains pour juguler ces hydres modernes sont bien oubliées.

Tribune reprise de OJIM

“Mafias”, “déconstruction” : mots et concepts massacrés par les médias d’information

langage mots concepts

Quand un prince lui avait demandé quelles seraient ses édits prioritaires s’il était au pouvoir, Confucius avait répondu « respecter les rites et restaurer le langage ». C’est à la deuxième partie de cette tâche que s’attelle pour l’OJIM le criminologue Xavier Raufer, déjà auteur d’un succulent « Édulcorer-oblitérer le crime, l’information selon les Gafam ».

Tordre en tous sens les mots et concepts c’est, à terme, l’assurance que nul ne s’entendra sur rien. Or, quoiqu’à l’origine in-former signifie donner une forme, des médias “d’information” massacrent allègrement, par sensationnalisme ou ignorance, des termes importants — certes, en criminologie ; mais aussi, en philosophie et pour les sciences humaines au sens large. À titre d’alerte, voici deux de ces termes utilisés à tort et à travers, générant de ce fait de pénibles confusions : “mafia” et “déconstruction”. Pour “mafia”, la critique sera factuelle, donc brève ; mais “déconstruction” nécessitera d’avancer un peu dans le conceptuel.

Médias d’information et “mafia”

Mafia, ce mot, au sens criminologique précis, désigne une redoutable “aristocratie” criminelle apparue dans moins de dix pays au monde ; or des médias mettent, par ivresse spectaculaire, le mot “mafia” à toutes les sauces : “la mafia des ordures”, lit-on ainsi récemment. Bien sûr, ce cafouillis sémantique provoque confusions et erreurs de diagnostic. Que dirait-on d’un médecin nommant “cancer” un “panaris” ou l’inverse ? Le mésusage du mot mafia est tout aussi dangereux ; en premier lieu, pour les populations subissant ce gravissime fardeau criminel.

Qu’est-ce alors qu’une vraie mafia ? Une entité séculaire accessible par initiation, fondée sur le triptyque intimidation-omerta-soumission. En février 2012, la Revue d’Histoire des Religions définit justement Cosa nostra de Sicile : “Société secrète dépourvue de statuts et de listes d’appartenance, disciplinée par des règles transmises oralement. Au sein de Cosa nostra, seule la ‘parole d’honneur’ engage à vie”. Et quelle pérennité ! Le 2e repenti de l’histoire de Cosa nostra se présente ainsi au juge Giovanni Falcone : “Je suis Salvatore Contorno, Homme d’Honneur de la 7e génération, de la famille de Santa Maria di Gesù” (Palerme). Hors de rares mafias, qui a jamais vu des criminels de père en fils, en ligne directe sur deux siècles ?

Enfin, les vraies mafias sont quasi-indéracinables : Cosa nostra traversa vingt ans de fascisme ; les grandes Triades chinoises, soixante-dix ans de communisme, dont dix d’une “Révolution culturelle” aux dizaines de millions de victimes ; toutes ont survécu. Le reste, y compris la fictive “mafia russe”, ne sont que bandes n’ayant jamais dépassé la première génération.

Libération et la “déconstruction”

En mode victimaire, Libé s’afflige en décembre passé que la “déconstruction” devienne “la nouvelle cible des conservateurs” : “Nouvelle obsession de la droite pour disqualifier les combats progressistes… Marotte idéologique… Nouvelle obsession pour polémistes de la réaction”… Mais comment osent-ils offusquer ainsi la “pensée deridienne” [de Jacques Derrida], qui nous permet, à nous la gauche, de “penser au-delà des structures binaires” ?

Nul besoin d’être “de droite”, “conservateur” ou “réactionnaire” ; simplement, d’avoir une modeste culture philosophique, pour vouloir rectifier ces larmoyantes sottises. Remarquons d’abord que jadis, Libé disposait de chroniqueurs de philosophie compétents ; mais, à mesure où les titres de ses articles sombrent dans ce qu’on nommait jadis “plaisanteries de garçon de bains” [1], le contenu s’affaiblit de même.

Voici donc ce qu’est le concept de déconstruction — inscrit dans un ouvrage illustre, trois ans avant que naisse M. Derrida. Depuis les “présocratiques”, Anaximandre, Héraclite, Parménide, etc., que parvient-il au philosophe du début du XXe siècle de l’expérience originelle de la pensée grecque ? “Un passé simplement conservé auquel on se cramponne sans que rien de fécond n’en jaillisse jamais”. Pour l’émergeant courant phénoménologique, tradition philosophique égale sclérose. L’originel “est recouvert par un passé devenu impropre” et ce conservatisme “fabrique la règle et l’idéal seulement à partir de ce qui est advenu” (le passé).

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Censures : la Loi Avia revient par la fenêtre !

loi avia

L’élection présidentielle de 2022 approchant à grands pas, les mesures de censure ou de pré-censure s’accumulent. Après la commission Bronner, après Viginum, la loi Avia — retoquée par le Conseil Constitutionnel — revient sous le couvert de la loi sur le séparatisme (sic).

La loi Avia est morte ! Vive la loi sur le séparatisme !

La haine, la hêêêne (vous pouvez rajouter deux ou trois ê pour accentuer), elle rôde, la démarche souple, le mufle bavant, elle est partout, elle se faufile, elle se camoufle sous des plaisanteries soi-disant anodines, elle règne sur les réseaux sociaux. La députée LREM d’origine togolaise Laetitia Avia, proche d’Emmanuel Macron, avait fait discuter la loi éponyme début 2020 dans un sens clairement liberticide. La loi avait été votée à une large majorité le 13 mai 2020, avant d’être mise sur la touche par le Conseil Constitutionnel en juin de la même année.

Le Conseil estimait que la loi encourageait directement « les opérateurs de plate-forme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites. Le texte portait donc « une atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ». De même l’obligation de supprimer en moins d’une heure les contenus « terroristes ou pédopornographiques » n’a pas été retenue, ce délai empêchant toute action d’un juge.

Coucou la revoilou ! L’article 42

On aurait pu croire Laetitia Avia, déjà mise en cause pour avoir mordu un chauffeur de taxi et maltraité ses collaborateurs, enterrée avec sa loi et repartie au Togo, charmant pays au demeurant. Que nenni ! Nécessité électorale dans des temps incertains, le prétexte bouffon pour son retour déguisé, fût la loi « sur le séparatisme », riche invention.

L’article 42 de la loi dans son décret d’application anticipe le DSA (Digital Services Act) en discussion à Bruxelles. Il contraint les plateformes à coopérer encore plus avec les autorités judiciaires (comprendre dénoncer les contrevenants à fins de poursuites devant les tribunaux) et à accélérer toutes mesures humaines ou algorithmiques pour « empêcher la diffusion des discours de haine ». Le décret pourrait donc être signé à la mi-janvier 2022 et s’appliquerait aux campagnes des élections du printemps, présidentielle puis législative. Vous êtes prévenus…

Tribune reprise de Ojim