De la propagande dans l’Éducation nationale

propagande

L’Éducation nationale est un haut lieu de la propagande en faveur de l’idéologie dominante. Elle dispose de nombreux outils pour ce faire, en particulier un internet dont elle use à profusion. Un exemple ? La mise en avant de concours auxquels les enseignants sont appelés à faire participer leurs élèves. Petit tour d’horizon du côté de l’enseignement de l’histoire et de la citoyenneté.

La page dédié », « Prix et concours », du site du ministère de l’Éducation nationale indique que « Différents concours scolaires sont proposés en partenariat avec de nombreux partenaires. Ils permettent d’initier des projets avec les élèves autour des valeurs de la République et de l’engagement. »

Quel est le menu proposé sur le versant « Histoire » et « citoyenneté » ? Voici quelques exemples révélateurs.

Des « concours en lien avec la citoyenneté et les valeurs de la République »

Concours Clémenceau. Objectif : « rapprocher les jeunes et les forces de sécurité de l’État ». Il concerne les élèves de 4e et 3e. Un objectif louable ? En apparence seulement. Pourquoi ? Le concours est réservé aux élèves d’établissements « situés dans les quartiers de reconquête républicaine sur tout le territoire ».
Louable ? Un aveu d’échec, surtout. Il y a donc des quartiers que la République doit reconquérir. Lesquels ? Des quartiers ethniques ?
Le Prix Ilan Halimi. Un jeune homme assassiné dans une cité de Bagneux (92) et dont le corps avait ensuite été abandonné sur le bord d’une ligne de RER. Il s’agit de l’affaire dite du « gang des barbares », en 2006. Le meurtre a été perpétré par une bande dirigée par Youssouf Fofana. Ilan Halimi a été choisi car il était juif et que, pour la bande en question, être juif c’est être par nature riche. Un crime antisémite, donc. Il s’agit de ne pas oublier que l’antisémitisme gangrènerait la société française. Le prix concerne des collectifs de jeunes de moins de 25 ans et vise à « faire reculer les préjugés racistes et antisémites ».
Le concours Nous autres. Objectif : « faire réaliser à des classes des productions artistiques illustrant la déconstruction du racisme et la défense de l’égalité entre tous ». Le concours concerne les élèves de la maternelle à la 6e.
Partenaires du concours : la CASDEN Banque Populaire, la Fondation Lilian Thuram et la MGEN.

Des « concours en lien avec les enjeux mémoriels »

Le Concours national de la résistance et de la déportation. Objectif : « transmettre aux jeunes générations l’histoire et la mémoire de la résistance et de la déportation ». Le concours concerne les élèves de 3e et les lycéens.
La Flamme de l’égalité. Objectif : « mener une réflexion sur l’histoire de la traite et des captures, sur la vie des esclaves et les luttes pour l’abolition, sur leurs survivantes, leurs effets et leurs héritages contemporains ». Les élèves de primaire et du secondaire réalisent « collectivement une production dont la forme finale est libre ».
Ce concours est la porte ouverte aux théories décoloniales.

Pour plus d’informations sur ces théories, voir ici la brochure de l’OJIM.

Globalement, les concours proposés par l’Éducation nationale, versant enseignement de l’Histoire et de l’éducation civique, ne concernent que trois thèmes spécifiques : le racisme, l’antisémitisme et l’esclavage. Ce simple choix est par nature idéologique. L’histoire de France, de l’Europe et du monde ne sont pas propices à d’autres concours et prix scolaires ? Poser la question, c’est y répondre.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

La manipulation des algorithmes, moyen de dominer l’information ?

manipulation des algorithmes

Les algorithmes, surutilisés et sophistiqués par les GAFAM permettent de manière subtile le « shadowing » (de shadow, ombre en anglais), en clair de mettre dans la soute une information « négative » ou – a contrario – de mettre au grand soleil une information dite « positive ». L’OJIM a eu la bonne idée de reproduire un article de Caitlin Johnstone paru sur son blog le 4 mai 2021.

La manipulation des algorithmes de la Silicon Valley est la seule chose qui maintient les médias grand public en vie.

L’émergence d’Internet a été accueillie avec espoir et enthousiasme par des personnes qui avaient compris que les grands médias contrôlés par les ploutocrates manipulaient l’opinion publique pour fabriquer un consentement au statu quo. La démocratisation du partage de l’information allait donner naissance à une conscience publique émancipée de la domination du contrôle narratif ploutocratique, ouvrant ainsi la possibilité d’un changement révolutionnaire des systèmes corrompus de notre société.

Mais cela ne s’est jamais produit. L’utilisation d’Internet est devenue courante dans le monde entier et l’humanité est capable de se mettre en réseau et de partager des informations comme jamais auparavant. Mais nous restons fermement sous la coupe des mêmes structures de pouvoir qui nous gouvernent depuis des générations, tant sur le plan politique que psychologique. Même les institutions médiatiques dominantes sont en quelque sorte toujours les mêmes.

Alors qu’est-ce qui a mal tourné ? Plus personne n’achète de journaux, les audiences de la télévision et de la radio diminuent. Comment est-il possible que ces mêmes institutions oligarchiques impérialistes contrôlent encore la façon dont la plupart des gens pensent à leur monde ?

La réponse est la manipulation des algorithmes.

Le mois dernier, une interview très instructive a vu le PDG de YouTube, qui appartient à Google, discuter franchement de la façon dont la plateforme utilise les algorithmes pour élever les médias traditionnels et supprimer les contenus indépendants.

Lors du sommet mondial sur la gouvernance technologique 2021 du Forum économique mondial, Susan Wojcicki, PDG de YouTube, a expliqué à Nicholas Thompson, PDG d’Atlantic, que si la plateforme permet toujours aux vidéos artistiques et de divertissement d’avoir les mêmes chances de devenir virales et d’obtenir un grand nombre de vues et d’abonnés, dans des domaines importants comme les médias d’information, elle privilégie artificiellement les “sources faisant autorité”.

“Ce que nous avons fait, c’est vraiment affiner nos algorithmes pour nous assurer que nous donnons toujours aux nouveaux créateurs la possibilité d’être trouvés lorsqu’il s’agit de musique, d’humour ou de quelque chose de drôle”, a déclaré Wojcicki. “Mais lorsqu’il s’agit de domaines sensibles, nous devons vraiment adopter une approche différente.”

Wojcicki a déclaré qu’en plus d’interdire les contenus jugés préjudiciables, YouTube a également créé une catégorie appelée “contenu limite” qu’il déclasse de manière algorithmique afin qu’il n’apparaisse pas comme une vidéo recommandée aux spectateurs intéressés par ce sujet :

Lorsque nous traitons de l’information, nous voulons nous assurer que les sources que nous recommandons sont des informations fiables, de la science médicale, etc. Nous avons également créé une catégorie de contenu plus limite, dans laquelle nous voyons parfois des gens qui regardent du contenu de moindre qualité et limite. Nous voulons donc faire attention à ne pas trop recommander ces contenus. Il s’agit donc d’un contenu qui reste sur la plateforme mais que nous ne recommandons pas. Nos algorithmes ont donc définitivement évolué en termes de traitement de tous ces différents types de contenu.

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GAFAM, des entreprises privées plus puissantes que des États ?

GAFAM

Tout le monde n’a pas subi la pandémie de coronavirus aussi difficilement. Certaines sociétés privées s’en sont même très bien sorties avec un chiffre d’affaires et des profits explosant tous leurs précédents records. En tête : les fameux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).

Il est difficile de reprocher à une entreprise de faire du bénéfice. En revanche, on peut leur reprocher une optimisation fiscale à outrance qui les préserve de nombreux impôts. Cette optimisation devient scandaleuse et immorale en leur permettant d’exploiter les failles administratives et juridiques, nationales et internationales des lois fiscales. On se retrouve in fine avec des sociétés dégageant des bénéfices colossaux et ne payant pratiquement aucun impôt alors qu’en France et une bonne partie de l’Europe les plus petites entreprises sont souvent assommées fiscalement.

Une pandémie « favorable »

La pandémie est venue enfermer des millions de gens dans leur domicile mais a également enrichi considérablement les géants de la technologie. Ces derniers ont en effet été les premiers appelés à la rescousse morale et psychologique des détenus du XXIè siècle en leur apportant les réseaux sociaux, le commerce en ligne, tout ce qui permettait de survivre sans contact avec le réel. Les déclarations de Sundar Pichai, le directeur de Google (récemment renommé Alphabet) sont éclairantes à ce propos : « les investissements réalisés dans l’intelligence artificielle et les autres technologies, afin de fournir des services vers lesquels les gens se tournent en cas de besoin, au quotidien ou en période de crise sont la preuve de l’appréciation des différents utilisateurs. »

Des chiffres faramineux

Ainsi Google, le géant de la publicité en ligne, a augmenté ses ventes de 34% au premier trimestre 2021 (55 milliards de dollars) et triplé son bénéfice (18 milliards de dollars).

De son côté, Amazon a dépassé pour la première fois les 100 milliards de chiffre d’affaires trimestriel et vu son bénéfice doubler au quatrième trimestre 2020, atteignant 7,2 milliards de dollars.

Facebook, numéro 2 de la publicité en ligne et malgré un boycott subi l’été 2020, s’en sort remarquablement en enregistrant une hausse du nombre d’utilisateurs (+ 14%), un chiffre d’affaires augmenté de 22% et quasi 10 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2021.

D’après une étude recensant les entreprises les plus rentables au monde, datée du 11 janvier 2021 et en classant par capitalisation boursière, on obtient :

Facebook 757 milliards $ 8ème place soit le PIB de la Turquie
Alphabet (Google) 1 203 milliards $ 6ème place ; le PIB du Mexique
Amazon 1596 milliards $ 4ème place ; le PIB de la Corée
Microsoft 1653 milliards $ 3ème place ; le PIB de la Russie
Apple 2213 milliards $ 2ème place, plus que le PIB de l’Italie

(Source pour les PIB, Banque mondiale, 2019)

Toutes ces données ne sont pas véritablement encourageantes quand on sait la puissance de ces sociétés et leur capacité d’influence quand elles se mêlent de politique.

Plus puissantes que des États

Ces entreprises privées sont simplement plus puissantes que des États entiers malgré toutes leurs prérogatives. Elles font plus de bénéfices quand le monde entier est à l’arrêt, tout en payant très peu d’impôt. Thomas Mercey, avocat spécialisé en fiscalité internationale, déclare à ce sujet : « Toutes les entreprises agissent pour gagner de l’argent. Les GAFAM utilisent les leviers les plus efficaces, légalement. »

De son côté, l’ONG Global Justice Now veut mobiliser l’opinion publique sur un projet de traité international actuellement en chantier, visant à contraindre juridiquement les grandes entreprises à respecter les « droits de l’homme ». Touchante et naïve tentative d’humaniser ces entreprises qui se sont achetées une bonne conscience en militant pour BLM, les woke et autres combats pour les trans comme le notait le journaliste Glenn Greenwald que nous citions récemment. Le monde libéral et le monde libertaire, main dans la main.

Texte repris du site OJIM

Propagande anti-Trump et pro-BLM : un directeur de CNN passe aux aveux (en caméra cachée)

Projet Veritas

Le média Projet Veritas, spécialiste des enregistrements en caméra caché mettant à nu le parti- pris des médias américains, a frappé fort en ce mois d’avri 2021. Si fort même que son chef James O’Keefe a été banni du média social Twitter au lendemain de la publication de la première partie d’une nouvelle vidéo dévoilant la propagande mise en œuvre par la télévision CNN pour faire perdre Donald Trump face à Joe Biden.

Tu as le bonjour de Charlie

La série de trois vidéos met en scène un certain Charlie Chester, directeur technique de CNN. Après la publication de la première partie, le média MEAWW News s’est intéressé à la personne de Charlie Chester. Pour discuter avec le directeur technique de CNN, la journaliste de Project Veritas l’avait abordé sur le site de rencontre Tinder en se faisant passer pour une infirmière. MEAWW News a pu vérifier qu’il s’agissait bien du directeur technique de CNN, une chaîne que Chester a rejoint en 2018.

Après la diffusion de la vidéo, son profil LinkedIn, où il apparaissait comme tel, a immédiatement été supprimé, et MEAWW News n’a donc pas pu vérifier l’affirmation de James O’Keefe, qui préside le média Project Veritas, selon laquelle la description du rôle professionnel de Chester sur LinkedIn mentionnait : « a joué un rôle important dans les élections présidentielles de 2020 ».

Le rôle de Chester est toutefois purement technique, mais s’il a été visé, selon O’Keefe qui s’est exprimé pour Mediaite, c’est parce qu’« en tant que directeur technique, Charlie Chester est pleinement impliqué dans les opérations quotidiennes de la salle de presse de CNN. Il est le témoin des décisions qui sont prises, et de qui elles émanent. Il a un accès total à la culture de la chaîne et explique – sur vidéo – comment les directives de l’entreprise sont mises en œuvre. »

Or ce que dit Chester à la femme rencontrée sur Tinder est terrible pour l’image de son employeur, même si beaucoup diront qu’ils savaient déjà tout cela tellement cela paraissait évident aux yeux du camp conservateur depuis l’élection de Trump en 2016.

Première vidéo accablante

Dans la première vidéo, qui est une compilation des passages les plus révélateurs concernant l’attitude de la chaîne CNN vis-à-vis, respectivement, de Donald Trump et de Joe Biden, Chester se vante par exemple de la manière suivante : « Regardez ce que nous avons fait, nous [CNN] avons dégagé Trump. Je vais le dire à 100%, et je le crois à 100%, que s’il n’y avait pas eu CNN, je ne sais pas si Trump aurait perdu l’élection… Je suis venu à CNN parce que je voulais faire partie de cela. »

Sur la manière de procéder du média pour lequel il travaille, Chester donne des exemples concrets, comme la présentation de l’état de santé des candidats respectifs : « La main de [Trump] tremblait ou quelque chose comme ça, je crois. Nous avons fait venir tant de médecins pour raconter une histoire qui n’était que spéculation, qu’il avait des problèmes neurologiques, et qu’il perdait la tête. Il est inapte à… tu sais, peu importe. Nous avons créé une histoire dont nous ne savions rien. C’est ce que… je pense que c’est de la propagande. »

Inversement, Chester affirme pour Biden : « On montrait toujours des images de lui (Biden) faisant son jogging et comme quoi il est en bonne santé, tu sais, et avec ses lunettes de soleil. Comme si on le dépeignait comme un jeune vieux. »

Et s’il meurt avant la fin de son mandat, demande la journaliste, ce sera un problème, non ? Non, pas vraiment, selon Chester, parce que la vice-présidente Kamala Harris, qui le remplacerait alors, est encore mieux.

Recours au bon vieux « story telling »

Et pour la suite, maintenant que CNN n’a plus Trump à la Maison blanche et voit son audience divisée par deux, et alors que les Américains commencent à en avoir assez d’entendre parler de la pandémie de Covid-19 ? Le directeur technique de la chaîne a la réponse : « Je pense qu’il y a une fatigue avec le COVID. Et donc, dès qu’une nouvelle histoire va surgir, ils [CNN] vont s’y accrocher. Ils ont déjà annoncé dans notre bureau qu’une fois que le public y sera ouvert, nous allons commencer à nous concentrer principalement sur le climat ».

Chester précise ensuite ce scoop pas vraiment surprenant : « Ce sera notre objectif [celui de CNN]. De même que notre objectif était de faire perdre le pouvoir à Trump, n’est-ce-pas ? Sans le dire, mais c’est ce que c’était, non ? Et donc notre prochain sujet, ce sera la sensibilisation au changement climatique. »

Mais comment se fait-il que les opinions et les versions exprimées sur CNN aillent globalement toutes dans même sens ? C’est ce qu’explique Chester dans la deuxième vidéo diffusée par Project Veritas : « N’importe quel journaliste de CNN, ce qu’il fait en réalité, c’est qu’il dit à la personne ce qu’elle doit dire… C’est toujours comme s’il l’orientait dans une direction avant même qu’elle n’ouvre la bouche. Les seules personnes que nous [CNN] laissons passer à l’antenne, pour la plupart, ce sont celles qui ont prouvé qu’elles mordaient à l’hameçon… »

Texte repris du site OJIM

Agences de renseignement et grandes entreprises : l’idéologie Woke en commun

idéologie woke

L’idéologie Woke (éveillé) a constamment besoin de faire contrition face aux minorités de tout genre : raciales, sexuelles, en particulier celles du monde LGBTQ+ etc. Mais elle rejoint aussi d’autres intérêts, économiques et financiers.
L’OJIM a publié un résumé en français d’un article de Glenn Greenwald sur son blog publié en anglais le 13 avril 2021.

Le Woke capitalisme

L’article dénonce l’idéologie du « Woke capitalism », les grandes entreprises rentrent dans le débat politique en se polarisant à l’extrême et avec des moyens disproportionnés qui biaisent complètement le débat démocratique et sont vecteurs de division difficilement réconciliables ensuite tant les sujets sont clivants.

L’observation des agences de renseignements américaines (CIA, NSA) et britanniques (GCHQ) est éclairante : elles sont capables d’ignobles actions mais se drapent fréquemment dans les atours de la bien-pensance SJW (social justice warrior) pour défendre les causes LGBT féministes, BLM (Black lives Mattter) et Cie, ce qui leur assure une sorte d’immunité totale à la critique : « qui pourrait bien critiquer des gens aussi vertueux ? Ce sont de saintes personnes puisqu’elles défendent telle ou telle cause mainstream. »

L’auteur appuie son propos sur nombre d’exemples médiatiques. Les causes LGBT féministes BLM ne sont pas mauvaises en soi, mais servent de prétexte et détournent bien souvent des vrais problèmes d’une part et d’autre part les moyens des grandes entreprises sont tellement disproportionnés que le seul qui pourrait faire face c’est l’État sauf que celui-ci est déjà assujetti à ces grandes entreprises en général puisque les politiques doivent souvent leur succès aux soutiens financiers qu’ils ont reçus.

CIA, FBI, Silicon Valley même combat

Le GCHQ hisse un drapeau arc en ciel et illumine ses locaux avec ses couleurs pour la journée internationale LGBT. La CIA abrite des activités pour le mois de la fierté LGBT et organise des évènements autour de l’histoire noire africaine. Il en est de même pour le FBI.

De grandes entreprises ont constaté la réussite de cette tactique : embellir la face militariste et impérialiste en revêtant le costume de la justice sociale. Les grandes entreprises avaient l’habitude d’acheter le pouvoir politique en soutenant des campagnes électorales ou en faisant du lobbying. Elles vont plus loin maintenant et deviennent des partisans de plus en plus polarisés dans le débat démocratique. Il est devenu virtuellement obligatoire pour chaque grande société de proclamer son soutien pour BLM, alors qu’elle n’avait jamais démontré d’intérêt pour cette cause.

La neutralité est punie, les médias veillent

Une entreprise qui ne suivrait pas cette mode sera alors punie. La plateforme d’échange de crypto-monnaie de la Silicon Valley, Coinbase avait annoncée qu’elle resterait neutre dans le débat BLM, son co-fondateur estimant que si « ces efforts sont bien intentionnés, ils ont le potentiel de détruire beaucoup de valeurs dans les entreprises, à la fois en étant une distraction et en créant de la division interne ». Mal lui en a pris, sa société a été dénoncée, par un journaliste célèbre comme adepte de la censure, dans le New York Times comme un bastion du racisme et de l’intolérance ; puis d’autres journalistes on fait chorus quand l’entreprise a osé répondre au NYT.

La mode s’est rapidement répandue, les grandes entreprises sont devenues des SJW soutenant les platitudes libérales pour éviter consciencieusement de s’occuper des vraies injustices qui les concernent directement mais pourraient gêner leur business. Les démocrates étant en position de force, les grandes entreprises pensent que servir l’agenda démocrate servira leurs intérêts. La Silicon Valley et les plus riches corporations sont ouvertement pro-démocrate.

La nature grotesque de tout ceci saute aux yeux. Comme il est ridicule de voir la CIA ou la GCHQ s’occuper de « justice sociale », l’idée que de gigantesques corporations qui utilisent une forme d’esclavage par le travail, le licenciement de masse et l’abus de la force de travail s’occupent avant tout de leur image libérale sur les réseaux sociaux, devrait faire suffoquer n’importe quelle personne rationnelle sur leur sincérité.

Quand de grandes entreprises utilisent leur pouvoir financier incomparable pour contourner le processus démocratique, alors le système ressemble plus à une oligarchie qu’à une démocratie. Au-delà des dangers d’un contrôle par les corporations, toujours plus grand sur nos vies et nos politiques, l’exploitation trompeuse de causes « sociales » cache la concentration de la richesse et du pouvoir entre les mains de la classe des grandes entreprises. Nous sommes aveuglés par leurs vertueuses déclarations sur Instagram qui cachent la destruction des classes ouvrières et moyennes. Nous oublions alors à quel point ce pouvoir est menaçant et incontrôlable et à quoi il est utilisé en général. Et c’est exactement ce qu’ils veulent.

Texte repris du site OJIM

Facebook et Trump : maintenant, la censure préventive

censure réseaux sociaux

Après les évènements du 6 janvier 2021, lorsqu’une foule de partisans de Trump avait envahi le Capitole aux États-Unis, les réseaux sociaux Facebook et Twitter avaient pris la décision de censurer Donald Trump. La nouvelle avait fait scandale, des dizaines de millions d’abonnés voyaient leur président se faire couper la parole définitivement. D’autres médias avaient suivi en censurant à leur tour (Instagram, YouTube, Twitch, Snapchat). Les archives nationales étasuniennes conservant toutes les publications du compte Twitter de l’ancien président, ceux qui voulaient à nouveau les rendre publiques ont vu leur tentative immédiatement bloquée par l’oiseau bleu.

Trump annonce une vidéo sur Fox News

Après son échec à la présidentielle, Trump ne cessait de clamer qu’il serait de retour en 2024. Le 31 mars 2021, le Daily Mail nous apprenait qu’une vidéo était postée sur Facebook pour annoncer officiellement l’engagement de Trump pour la prochaine présidentielle. En effet, l’ancien président donnait le 30 mars une interview à sa belle-fille, Lara Trump (qui travaille pour Fox News), lors de l’émission en ligne The Right View. Petit hic : 4 minutes (quatre minutes !) avant même que la vidéo ne soit mise en ligne par sa belle-fille, Facebook prévenait déjà que tout contenu montrant Donald Trump ou relayant simplement sa voix serait supprimé. Ce qui arriva 20 minutes après que la vidéo soit postée.

« Tout contenu avec la voix du président Trump sera supprimé »

Les réactions ne se sont pas faites attendre : « nous sommes un peu plus proche de 1984 d’Orwell » déclarait Lara Trump. Les employés de Facebook se contentent de répondre laconiquement : « tout contenu publié avec la voix du président Trump n’est actuellement pas autorisé sur nos plateformes (y compris les nouvelles publications avec le président Trump qui parle) et sera supprimé ».

De l’autre côté de l’Atlantique, les émotions de la dernière présidentielle sont encore vives et la nouvelle fait scandale. En France, personne ne semble s’inquiéter qu’un réseau social se permette d’annoncer une censure systématique alors même que les réseaux sociaux servent aussi à provoquer le débat. Pas sûr que la démocratie intéresse vraiment ces grandes entreprises privées. Dans ces conditions, n’y a‑t-il pas un danger à leur confier tant de pouvoir sur notre liberté d’expression ?

Amazon/Twitch surveille et punit y compris hors ligne

Ajoutons que Twitch, la célèbre plateforme de streaming devenue très populaire appartenant à Amazon, vient de s’octroyer un nouveau droit de sanction. Ses représentants ont en effet déclaré : « Nous sanctionnerons les comptes […] dès la première infraction dans le cadre de certains comportements hors ligne ou sur d’autres services internet ». C’est-à-dire que vous serez surveillés en dehors même de ladite plateforme et que tout comportement, y compris dans la vie réelle, aura des répercussions. La liste des comportements « déviants » comprend des actions mortelles ou violentes, menaces de mort, activité terroristes, participation à un groupe de haine notoire ou exploitation sexuelle d’enfants. Mais qui donc se fera juge de ce qu’est un « groupe de haine notoire » ? Nous vous laissons deviner.

Donald Trump semble avoir compris l’ampleur de tous ces dangers. Big Brother et Big Other ont la main mise sur les réseaux sociaux et pour se libérer de leur emprise, le mieux est encore de créer son propre réseau social. Jason Miller, un proche de l’ancien président, a donc annoncé cette création en cours lors d’une interview accordée à Fox News fin mars. Les GAFAM, quant à eux, déclarent que leur censure s’étendra aussi à tous ceux qui soutiennent ou relaient les personnalités qui dérangent.

Reste à voir si un réseau social aussi marqué politiquement par son créateur parviendra à séduire massivement tout homme de bonne volonté cherchant liberté de parole et liberté d’opinion.

Texte repris du site OJIM

RTL vous aide à bien vivre votre ramadan

RTL

L’approche du Ramadan est chaque année devenue l’occasion de montrer patte blanche de bien-pensance pour les médias de grand chemin. Le ramadan ayant commencé le 13 avril pour se terminer le 12 mai 2021, RTL s’y est pris en avance, dès le 9 avril.

Terre de spiritualités au pluriel, la France a des racines polythéistes celtes, romaines, grecques et monothéistes chrétiennes. Un peu de polythéisme lui est aussi parvenu depuis la Scandinavie sur ses façades maritimes Nord et Ouest et germaniques de l’est.

Ces différentes spiritualités ou religions sont d’anciennes histoires dont les médias dominants ne parlent plus ou guère. Ainsi, aucune radio ni chaîne de télévision, pas un quotidien ou un site internet ayant pignon sur rue idéologique ne mentionne les fêtes païennes issues des religions celtes, romaines, grecques ou scandinaves, pourtant encore parfois pratiquées dans le pays, pensons aux feux de la Saint Jean au solstice d’été.

Ces médias ne mentionnent pas plus les fêtes chrétiennes, sauf si elles sont partie prenante de moments commerciaux, type Noël ou Pâques, et encore. Des périodes clés d’un christianisme dont le terroir de France est imprégné, les paysages semés d’églises romanes le montrent, telles que le Carême n’ont pas plus le vent en poupe au sein des rédactions.

Un traitement médiatique de faveur pour quoi faire ?

Il n’en va pas de même de l’islam. La religion musulmane bénéficie d’un traitement de faveur médiatique, sa principale période religieuse de l’année, le ramadan, faisant l’objet d’un écho dont le carême n’a plus qu’un très lointain souvenir.

Cette incongruité médiatique a déjà pu être remarquée au sujet des Unes de La Croix, quotidien se revendiquant du christianisme, ne pensant pas à titrer sur le carême mais n’omettant par contre pas de le faire au sujet du Ramadan. Il en va de même en 2021 quand ce dernier média, parmi d’autres, publie par exemple des vidéos expliquant ce qu’est le ramadan, sans trouver étonnant de ne pas le faire au sujet des autres religions, tant pour Pâques que pour les Solstices.

Un « bon » exemple en 2021 : RTL

L’article publié le 9 avril 2021 sur le site de RTL est signé du journaliste Ryad Ouslimani, peut-être issu de la communauté musulmane et de culture musulmane. RTL évite ainsi un écueil très important : l’appropriation culturelle. Autrement dit, le fait de permettre à des personnes non directement concernées, suppose-t-on, de parler d’un sujet qui relèverait d’un type déterminé de personnes. Ainsi, seuls des noirs pourraient parler des noirs, les musulmans des musulmans et les asiatiques des asiatiques. Pour les blancs, les choses demeurent différentes.

Dans le cas présent, RTL n’a pas évité un deuxième écueil qui pouvait lui valoir un procès d’intention sur les réseaux sociaux, s’il avait été remarqué : l’article est écrit par un homme et non par une femme…

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Didier Lemaire, le professeur de Trappes dont certains journalistes ne voulaient pas entendre parler

Didier Lemaire

Didier Lemaire est un professeur dont on aurait pu ne jamais entendre parler. Sa discipline, la philosophie, le prédisposait à donner à ses élèves des outils leur permettant d’aiguiser leur esprit critique et à les initier à l’histoire des idées. Son expérience dans un lycée de la commune de Trappes dans les Yvelines l’a amené à faire plus que son métier. Il a voulu alerter l’opinion publique et le gouvernement sur la progression de l’islamisme dans le secteur où il travaille. Mais 4 mois après l’assassinat sauvage d’un professeur d’histoire par un islamiste à Conflans-Sainte-Honorine, l’alerte qu’a voulu lancer Didier Lemaire n’est pas du goût de tout le monde. En particulier dans certains médias.

La lettre ouverte parue dans L’Obs

L’élément déclencheur de l’emballement médiatique autour de Didier Lemaire est la publication d’une lettre ouverte sur le site de L’Obs le 1er novembre 2020. Le professeur de philosophie y fait à partir de son expérience de terrain le constat de l’absence de véritable stratégie de l’État pour endiguer la progression de l’islamisme. Il lance pour l’occasion un « appel à la résistance ».

L’Obs mentionne en introduction de la tribune une autre démarche faite par le professeur de philosophie : l’envoi en 2018 d’une lettre d’alerte au président de la République sur la situation dans certains établissements scolaires co-signée par Jean-Pierre Obin, un inspecteur de l’Éducation nationale, par ailleurs auteur d’un rapport qui a fait date au début des années 2000 sur les atteintes à la laïcité à l’école. Mais si cette lettre ouverte a cette fois beaucoup fait parler d’elle, la démarche du professeur est, comme nous le verrons plus tard, loin d’avoir atteint son objectif.

Le reportage de Nieuwsuur

Les ennuis de Didier Lemaire ont véritablement commencé selon ses propos rapportés par le JDD après la diffusion fin janvier 2021 d’un reportage du magazine Nieuwsuur à la télévision néerlandaise, dans lequel il apparait lors d’une interview. Le professeur de philosophie y fait une nouvelle fois le constat de l’emprise croissante de l’islamisme dans la ville où il enseigne. C’est à partir de la diffusion de ce reportage qu’il aurait commencé à faire l’objet de menaces.

Quelques jours plus tard, Didier Lemaire témoigne dans un article du Point paru le 5 février. On y apprend que désormais, le professeur se rend au travail sous escorte policière car, « comme Samuel Paty, il a voulu défendre les principes républicains ».

Sur le plateau de LCI le 7 février, il décrit les réactions hostiles de la part de certains de ses élèves suite à son alerte dans L’Obs ainsi que les changements dans la ville de Trappes où il enseigne depuis une vingtaine d’années.

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Pulvar, UNEF : l’homme blanc forcément coupable, dans les médias de grand chemin

homme blanc Pulvar

Les élections régionales (si elles ne sont pas reportées) approchent et l’élection présidentielle se profile. Certains politiciens font une course effrénée à l’électorat « racisé » (lire d’origine extra-européenne). Les médias de grand chemin leur servent de porte-voix et leur permettent d’avoir une audience la plus large possible. Notre revue de presse montre que la bêtise le dispute parfois à l’aveuglement.

Emmanuel Macron, le sanglot de l’homme blanc ?

Avant même d’être élu, en février 2017, Emmanuel Macron, candidat à la présidence de la république, déclarait lors d’un meeting à Lyon : « il n’y a pas de culture française ». Cela amenait Yves Jego à souligner dans les pages du Figaro que « cette déclaration n’est pas anecdotique, elle est même le signe inquiétant d’une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays ».

On n’avait pas tout vu. Sous des airs de gendre parfait, l’ancien banquier d’affaire semble un « woke ». Le woke (« éveillé ») a un besoin constant de faire acte de contrition, car il a eu le tort d’être né blanc. Lors d’une conférence de presse en mai 2018, il ironisait sur la capacité de « deux mâles blancs » à prendre à bras le corps les problèmes de la banlieue, comme le soulignait Ouest-France.

En décembre 2020, le président de la république évoquait dans les colonnes de L’Express le « privilège blanc », cette théorie selon laquelle les blancs bénéficient de privilèges indus dans la société du seul fait de leur couleur.

Rien d’étonnant dans ces conditions qu’il nomme l’historien Benjamin Stora à la tête d’une mission sur « la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie », comme nous l’apprenait Le Monde en juillet 2020. Benjamin Stora fait-il l’unanimité ? Le 25 mars au micro de Bercoff dans tous ses états, l’historien Bernard Lugan estimait que Benjamin Stora « écrit l’histoire de l’Algérie vue par le FLN. C’est un historien engagé. Stora a fait l’histoire officielle du FLN ».

La LICRA, pas assez islamophile

Difficile d’être « antiraciste » ces temps-ci, ceux qui le souhaitent sont souvent dépassés par leur gauche. Ainsi le Progrès nous apprend le 23 mars que « le syndicat Solidaires étudiants Lyon et le collectif féministe de Sciences-Po Pamplemousse ont demandé que la Licra soit exclue de la semaine dédiée à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme ». La raison : « les nombreuses ambiguïtés » de la Licra, « notamment vis-à-vis de son rapport à l’islamophobie, ainsi qu’à la laïcité ». La ligue contre le racisme (parfois mal intentionnée et souvent mal inspirée) ne serait donc pas assez antiraciste pour certains ? Comprenne qui pourra…A moins que les réticences contre l’islamisme soient un point de blocage ?

Audrey Pulvar et les blancs qui doivent se taire

L’engagement politique d’Audrey Pulvar était connu bien avant qu’elle ne quitte son ancien métier de journaliste. Mais elle n’est pas à un revirement près quand elle sent le vent tourner. Ainsi en 2017, sur Twitter, réagissant sans doute à l’annonce d’une réunion interdite aux blancs, elle écrivait « l’afro-féminisme exclusif des blancs : j’imagine qu’un salon à l’accès interdit aux noir.e.s, ça vous irait aussi ? » Mais nous sommes désormais en 2021. Le mouvement Black Lives matters est passé par là. Il faut flatter le ressentiment des minorités qui deviennent un électorat de plus en plus important.

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Reporters sans frontières demande plus de censures sur Facebook

RSF censure

RSF se veut l’apôtre d’un bon combat, celui de la liberté d’informer. Mais son comportement dans les faits est à l’exact contraire et quand RSF porte plainte contre Facebook en France ce n’est pas pour protester contre la censure mais pour la réclamer.

Plainte pénale en droit de la consommation

La forme juridique est inusitée et la plainte est portée à la fois contre Facebook France et Facebook Irlande pour « pratiques commerciales trompeuses ». L’association estime que le réseau social laisse proliférer des commentaires désobligeants voire haineux contre certains journalistes ainsi que des messages de désinformation en particulier en ce qui concerne la pandémie. L’association met le doigt sur une « contradiction manifeste entre les engagements du réseau social vis-à-vis des consommateurs et la réalité de son fonctionnement ». Cette contradiction constituerait selon le code de la consommation un délit passible d’une amende pouvant atteindre 10% du chiffre d’affaires annuel moyen. Remarquons que pour RSF l’information s’adresse à des consommateurs et non à des citoyens, selon une logique de marché. Des plaintes identiques pourraient être déposées dans d’autres pays.

Les journalistes, des êtres à part ?

Sont cités en exemple des commentaires « haineux » contre Yann Barthès et son émission Quotidien sur TMC (groupe TF1) qui a succédé à un même type d’émission, Le Petit journal sur Canal+. RSF signale (sans rire) que “de nombreux commentaires dénigrants envers des journalistes du journal télévisé “Quotidien” [apparaissent] parmi les “commentaires les plus pertinents”. Nous avons dit tout le mal que nous pensions de ces deux émissions, superficielles, maniant la dérision et le ricanement, dans un entre soi narcissique et une vulgarité « djeune » plutôt répugnante. Tous les goûts sont dans la nature disait la concierge mais nous sommes surpris d’apprendre qu’il est maintenant interdit – ou sera interdit si RSF est suivi dans ses réclamations – de critiquer ces émissions sur les réseaux sociaux“.

Désinformation sur Hold-Up

Que fait une association de journalistes devant un documentaire ? Elle le regarde, le critique, en fait un compte-rendu négatif si besoin, répond le commun des mortels. Que nenni, répond RSF, il faut l’interdire, stopper sa diffusion par tous les moyens, partout et tout le temps car il « désinforme ». Nous n’avons pas d’opinion tranchée sur le documentaire Hold-Up, dont nous avons parlé ici, mais il nous semble raisonnable de laisser chacun se faire son idée.

Pas pour RSF qui couine : « Cette vidéo a ainsi été partagée 426 fois au sein de pages et de groupes publics, générant 36 843 réactions. Celle-ci ne comportant aucun étiquetage “fausse information”, plus de 5,5 millions d’utilisateurs ont [potentiellement] été exposés à ces désinformations ».

Cachez ce sein que je ne saurais voir,
Par de pareils objets les regards sont blessés,
Et cela fait venir de coupables pensées.
Molière,Tartuffe

La plainte de RSF stipule « une simple recherche par mots-clés dans la barre de recherche du réseau social suffit à afficher les nombreuses occurrences du film ». Diantre, les croquants se révoltent, ils veulent avoir accès à une information (de qualité relative certes, comme nombre d’informations des médias de grand chemin, soit dit en passant) et ne pas se voir imposé un filtre. La messe est dite, bas les masques, RSF rejoint les rangs – en réalité les avait rejoints depuis longtemps – des liberticides soft, ceux qui vous étranglent en souriant au nom des droits de l’homme.

Texte repris du site OJIM

L’anarcho-tyrannie : une idée qui monte dans la société, silence gêné des médias de grand chemin

Macron anarcho-tyrannie

Certaines idées mettent parfois du temps à germer. En 1992, l’essayiste américain Samuel T. Francis était à l’origine du terme d’anarcho-tyrannie, qui désigne la répression par l’État des citoyens ordinaires et l’extrême laxisme vis-à-vis des délinquants. Ce nouveau concept n’a longtemps eu quasiment aucun écho en France, hormis dans des cercles restreints.

En ce début d’année 2021, plusieurs intellectuels français reprennent à leur compte le terme d’anarcho-tyrannie pour décrire la situation actuelle de la France. D’autres, sans reprendre le concept, décrivent l’attitude d’un pouvoir qui est fort avec les faibles et faible avec les forts. Les médias de grand chemin observent dans un silence gêné ce qui s’apparente à une prise de conscience qui prend de l’ampleur dans l’opinion publique.

Fort avec les faibles, faible avec les forts, l’anarcho-tyrannie

Si le concept d’anarcho-tyrannie est assez connu aux États-Unis, on ne peut pas en dire autant en France. Le site Fdesouche a consacré en 2008 un article à l’anarcho-tyrannie, dans lequel ce terme est présenté assez succinctement. L’expression est restée en sommeil pour refaire surface en 2013 sur le site Riposte Laïque, à l’occasion d’un nouvel article de présentation.

Le début de l’année 2021 a été marqué par une médiatisation de ce terme plus importante que pendant toutes les années précédentes.

Philippe-Joseph Salazar a consacré le 4 janvier sur le site Les Influences un article écrit sur le sujet. Celui-ci commence par une présentation biaisée : la théorie de l’anarcho-tyrannie serait « la coqueluche des suprémacistes ». On peut s’étonner de l’emploi du qualificatif de « suprémacistes » pour l’associer à l’anarcho-tyrannie, alors que Philippe-Joseph Salazar l’aurait trouvé « racoleur » au sujet d’un récent livre qu’il vient de publier…

L’article de Philippe-Joseph Salazar a été repris in extenso sur le site de la fondation Polémia le 14 janvier. Son président, Jean-Yves Le Gallou, illustrait dans une interview donnée le 11 février à Breizh info les nombreuses manifestations de l’anarcho-tyrannie. Pour n’en citer que deux :

« Un propriétaire dont la maison est squattée mettra plusieurs années à exiger de la justice qu’elle le rétablisse dans ses droits et aura du mal à obtenir le concours de la force publique pour reprendre possession de son bien. Et en même temps, s’il tente de récupérer son logement par ses propres moyens, la justice sera aussi rapide qu’implacable. »

Un citoyen agressé ou cambriolé peut rarement bénéficier d’un concours rapide des forces de l’ordre. Et en même temps, s’il se défend lui-même, la justice considérera généralement la riposte comme disproportionnée et ne reconnaîtra presque jamais le droit à la légitime défense. »

Pour évoquer la dissolution de Génération identitaire, Éric Zemmour a présenté le terme sur le plateau de Face à l’Info sur CNews: « Il y a un concept américain qui s’appelle l’anarcho-tyrannie ». Philippe-Joseph Salazar a saisi l’occasion pour de nouveau expliciter ce concept et en présenter quelques enjeux dans un article paru sur le site de Causeur le 17 février.

Éric Zemmour y a également consacré un article le 19 février dans Le Figaro :

« Le pouvoir macronien est un mélange d’anarchie — car il ne punit pas assez les délinquants et les séparatistes islamistes — et de tyrannie car il n’hésite pas à prendre des mesures liberticides contre ceux qui «pensent mal ».

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Dissolution de Génération identitaire : l’impossible braquage des projecteurs sur l’invasion migratoire

Génération identitaire

Cela faisait plusieurs mois que l’extrême gauche demandait la dissolution du mouvement Génération identitaire. Comme Éric Zemmour l’a souligné à plusieurs reprises sur CNews, après la dissolution du CCIF, le gouvernement a décidé de mener une opération de communication afin de montrer qu’il est en équilibre sur une jambe droite et une jambe gauche. Gérald Darmanin a donc annoncé la dissolution de Génération identitaire peu de temps après son action symbolique le 19 janvier 2021 au Col du Portillon à la frontière franco-espagnole. Cette affaire et une récente action du militant no border Cédric Herrou nous montrent toute la difficulté de braquer les projecteurs des médias sur l’immigration massive qui arrive en France.

« La lutte contre l’islamisme »

Après les différents attentats islamistes survenus à l’automne 2020, le gouvernement a voulu afficher sa détermination à combattre l’islamisme qui gagne chaque jour du terrain en France. Une progression que soulignait en septembre 2020 Le Figaro en publiant les résultats d’un sondage parmi les jeunes de culture arabo-musulmane. Coup sur coup, la dissolution des associations Baraka city et du CCIF était annoncée comme premières mesures d’un combat dont la loi sur le « séparatisme » devait être la consécration. Peu importe que, comme le souligne l’Observatoire de l’islamisation, cette loi comporte « des failles béantes de la stratégie du locataire de la place Beauvau contre l’islamisme ». L’essentiel n’est-il pas de bien communiquer et de faire des gestes symboliques ? En termes moins diplomatiques, on appelle cela de l’affichage. Surtout si comme le souligne Actu.fr, le ministre de l’intérieur réfute le lien entre islamisme et immigration.

Un calendrier presque parfait

Alors qu’une partie de la gauche en pleine dérive n’avait de cesse de crier à l’islamophobie pour évoquer la loi sur le séparatisme en débat au parlement, des militants de Génération identitaire ont mené une action visant à mettre en lumière le manque de contrôles à la frontière franco-espagnole. Les frontières françaises semblent en effet toujours aussi poreuses, comme l’illustre la situation au Col de Montgenèvre par exemple, où des militants no border ne cachent pas que « tous les jours, ils sont une dizaine (environ) de migrants à essayer de passer par le col ».

Cette mise en accusation a fortement déplu au ministre de l’intérieur qui annonce à intervalle régulier des « renforcements des contrôles aux frontières ». Après la dissolution de Baraka city et du CCIF, le ministre de l’intérieur n’a donc pas résisté à la tentation d’envoyer un signal à sa gauche en annonçant la dissolution de Génération identitaire.

Génération identitaire : l’agit prop criminalisée

L’Observatoire du journalisme a déjà eu l’occasion de souligner la différence de traitement et de présentation par les médias de grand chemin entre les actions de mouvements catalogués à gauche et celles menées par des mouvements catalogués à droite. Ainsi, Greenpeace, une organisation dont les militants n’hésitent pas à entrer clandestinement dans une centrale nucléaire, a un capital de sympathie intact auprès de nombreux médias. Le mouvement est appelé une « organisation non gouvernementale » et ses activistes sont qualifiés de « militants écologistes ».

À l’opposé, dénoncer l’absence de contrôles aux frontières en ces temps de pandémie et de crise économique vous expose à une présentation stigmatisante. Le mouvement Génération identitaire est fréquemment présenté comme un « groupuscule » et ses membres de militants d’extrême voire d’ultra droite.

Braquer les projecteurs sur les frontières passoires : pas bien

L’action pacifique des militants de Génération identitaire le 19 janvier 2021 à la frontière franco-espagnole a permis de mettre en lumière les frontières passoires, des frontières qui sont loin d’être contrôlées comme la situation l’exige, en dépit des coups de menton du ministre de l’intérieur. Comme lors des actions précédentes, nulle violence dans cette opération de communication, nul dérapage verbal, en dépit des tentatives notamment de Marianne de chercher la faute dans un article à charge, avec un registre lexical tiré des « heures les plus sombres de notre histoire » (la citation est de la rédaction).

Mais l’affaire n’en est pas restée là. Reprenant la présentation à charge et parfois totalement délirante de certains médias, toujours prompts à trouver de la haine là où il ne s’agit que de promouvoir le respect du principe de nationalité et de régularité du séjour, Ouest-France nous apprenait que « le parquet de Saint-Gaudens annonce l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « provocation à la haine raciale » après l’action coup de poing menée par les membres du groupe d’extrême droite Génération identitaire ».

Chacun appréciera la tentative de Ouest France d’introduire un peu de violence lors d’une opération « coup de poing » là où il n’y en pas eu… Un cran au-dessus, 20 Minutes nous apprenait le 15 février que « le procureur de la République de Saint-Gaudens a indiqué qu’il avait saisi l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre après l’opération anti-migrants de Génération identitaire dans les Pyrénées ». Dans ces conditions, la réouverture du tribunal de Nuremberg parait envisageable comme prochaine étape, en dépit de l’absence de tout préjudice tant matériel que moral à qui que ce soit…

Préjudice matériel

Pendant ce temps, Cédric Herrou, le militant no border aux 200 passages clandestins revendiqués, s’épanche dans les colonnes de Libération le 13 février. Des caméras installées dans la vallée où il habite l’inquiètent. N’écoutant que son courage, et ces caméras risquant peut-être de braquer les projecteurs sur les nombreux passages de clandestin dans cette vallée à la frontière franco-italienne, il affirme sans crainte : « J’en ai volé une dizaine. Partout, sur tous les chemins ou près de la voie ferrée ».

On apprend dans l’article que ces boitiers sont peut-être la propriété de la SNCF ou de gendarmes mobiles.

L’histoire retiendra que braquer les projecteurs sur des frontières poreuses vous expose non seulement à une présentation plus que négative par de nombreux médias de grand chemin mais également aux poursuites et incriminations judiciaires les plus extrêmes, tandis que revendiquer avoir aidé à des passages clandestins et rendre inopérant des projecteurs qui risqueraient de filmer des clandestins qui franchissent la frontière vous expose à l’impunité voire la sympathie de nombreux médias. Comprenne qui pourra… à moins que ce ne soit que trop facile à comprendre.

Texte repris du site OJIM

Après le bannissement de Trump, Twitter veut renforcer la censure contre ses partisans

censure Twitter

De nouvelles vidéos tournées en caméra caché par Project Veritas montrent que la censure dont le média social Twitter a frappé Donald Trump et ses partisans après l’irruption de manifestants au siège du Congrès le 6 janvier 2021 s’inscrit dans une action de censure beaucoup plus large.

Twitter et la « politique d’intégrité civique »

« Nous sommes concentrés sur un compte maintenant », expliquait Jack Dorsey dans une vidéo datée par Project Veritas du 8 janvier 2021, deux jours après les émeutes, en parlant du compte [@realDonaldTrump] du président sortant Donald Trump, suivi par plus de 88 millions de personnes, le jour où sa compagnie le suspendait définitivement. Et Dorsey de continuer ainsi sa phrase : « Mais ça va être bien plus gros que juste un compte, et ça va durer bien plus longtemps que ce jour, cette semaine, et les quelques prochaines semaines, et ça va continuer au-delà de l’investiture [du président Biden] ».

« Nous avons décidé de renforcer la mise en œuvre de notre politique d’intégrité civique et d’utiliser un marquage qui désactive les interactions afin d’arrêter la diffusion de contenu incendiaire, c’est-à-dire du contenu concernant les ingérences dans les élections, la fraude électorale, le vol de l’élection et ce type de choses », précise dans une vidéo également datée du 8 janvier la responsable mondiale de Twitter pour les questions juridiques, les politiques, la confiance et la sécurité, Vijaya Gadde. Originaire d’Inde, Gadde a été qualifiée en octobre 2020 par le média Politico de « directrice de média social la plus puissante dont vous avez jamais entendu parler ». Décrite par Politico comme ayant la fibre « libérale » (au sens américain de progressiste, libertaire), la responsable de Twitter serait à l’origine de la décision prise par Jack Dorsey en octobre 2019, à un an des élections présidentielles américaines, d’interdire toute publicité politique sur sa plateforme. Gadde serait également à l’origine du blocage sur Twitter en octobre 2020, à quelques semaines des élections, de l’article du New York Post qui décrivait les pratiques douteuses de Joe Biden et de son fils en Ukraine quand Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.

Une approche mondiale

Dans la conversation vidéo publiée par Project Veritas, Vilaya Gadde déclare aussi que pour mettre en œuvre sa politique, Twitter met à profit l’expérience acquise « sur les autres marchés » et que « dans ce sens » il s’agit pour Twitter d’une « approche mondiale ».

Dans cette même vidéo, où l’on voit Vijaya Gadde et Jack Dorsey participer à une réunion en ligne avec d’autres responsables de la société californienne, Gadde se réfère à une lettre d’employés de Twitter qui demandaient la suspension définitive du compte présidentiel alors que dans un premier temps, au moment des violences du 6 août au Capitole, celui-ci n’avait été bloqué que pour 12 heures. Gadde explique les raisons qui ont poussé Twitter à agir en deux temps, en justifiant la suspension définitive après avoir reconnu plus tôt que, après la première suspension de 12 heures, les tweets publiés par le président américain appelaient ses partisans au calme et condamnaient les violences.

Pour justifier la suspension définitive du compte du président sortant, Twitter avait cité deux messages ne comportant aucun appel à la violence, fait remarquer le site pro-vie Lifenews dans un article très fourni concernant la vidéo de Project Veritas et le contexte de l’acte de censure qui y est revendiqué par les dirigeants du média social. Dans les deux messages en question, Donald Trump avait écrit ce qui suit :

– « Les 7.500.000 Américains remarquables qui ont voté pour moi, L’AMÉRIQUE D’ABORD, et RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE, auront une VOIX DE GÉANT pour longtemps encore. Ils ne seront pas méprisés ou traités injustement de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit !!! »
– « Pour tous ceux qui ont posé la question, je n’irai pas à l’Investiture le 20 janvier ».

Pour Twitter, ces deux messages violaient sa « politique sur la glorification de la violence ». Chacun jugera. Twitter a également affirmé pour justifier sa décision que Trump « risquait très fortement d’encourager et inspirer les gens qui voudraient répéter les actions criminelles qui se sont déroulées au Capitole le 6 janvier 2021 ». Ceci alors que, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, Trump n’avait pas, dans ses propos tenus face à la foule de ses partisans le 6 janvier, appelé à commettre des actes de violence.

Regrets pour la galerie

Quoi qu’il en soit, les vidéos publiées les 14 et 18 janvier par Project Veritas montrent bien que les regrets exprimés par Jack Dorsey le 13 janvier à propos du bannissement de Trump de sa plateforme n’étaient que de façade.

Le média Project Veritas se spécialise dans l’utilisation de caméras cachées pour dévoiler le parti-pris des grands médias américains. Sans surprise, la recherche de l’expression « Project Veritas » sur Google n’affiche pas de lien au site de ce média et il faut passer par un autre moteur de recherche, comme par exemple Bing ou DuckDuckGo, pour le voir s’afficher dans les résultats (en première position). Il faut croire que les dirigeants de Google n’ont pas apprécié les vidéos mises en ligne par Project Veritas à propos de la censure et des manipulations massivement pratiquées par leur entreprise (voir par exemple : « Google en campagne pour Biden avec son moteur de recherche »).

Texte repris du site OJIM

PARLER : le libre réseau social tué par les GAFA

réseau PARLER

PARLER est un réseau social clone de Twitter. Fondé en 2018 ce nouveau site propose quasiment les mêmes fonctionnalités que Twitter à ceci près que la censure y est très limitée. Les seuls contenus explicitement proscrits sont ceux à caractère pornographique. John Matze est l’entrepreneur américain à la tête de ce projet. Il a été financé et propulsé en grande partie grâce au soutien de la famille milliardaire Mercer, connue pour son soutien envers le camp républicain avant d’être sabordé par Amazon son hébergeur avec l’aide de Google et de Facebook.

Un réseau indépendant

L’objectif de John Matze était de créer un réseau social indépendant de la politique de censure des GAFA afin que la liberté d’expression soit préservée. Il est vrai qu’aux États-Unis la liberté d’expression est (était ?) bien plus large qu’en France même si la censure sur internet est à peu près la même et c’est bien cette censure que l’entrepreneur voulait combattre.

Dans un monde gouverné par la bien-pensance, le simple fait de se méfier des GAFA est pratiquement vu comme du complotisme. Dans ce contexte, leur mener une guerre ouverte en étant officiellement soutenu par des milliardaires pro Trump c’est le sommet de la subversion. Le réseau sera combattu dès son origine par les libéraux (au sens américain, de gauche) tandis que ses soutiens proviendront essentiellement des gens de droite. C’est ainsi que les étiquettes « extrême droite », « complotistes » ou encore « suprémacistes » vont lui coller aux basques, vouant ce site aux gémonies par le camp du Bien.

Un réseau conforté par les censures des autres

Le réseau social a très lentement grandi pendant environ 18 mois en voyant sa croissance (aux Etats-Unis essentiellement) faire de nouveaux bonds chaque fois qu’une nouvelle personnalité de droite s’y inscrivait et chaque fois que Twitter ou Facebook provoquait un nouveau scandale par une censure.

PARLER a ainsi grimpé progressivement jusqu’à 2,8 millions d’utilisateurs en juillet 2020 ; ce qui reste très faible en comparaison de géants comme Twitter ou Facebook, mais l’actualité de la présidentielle américaine devait lui donner un sacré coup de fouet. Les scandales d’accusations de tricheries et de fraudes en tout genre ont fait exploser la censure des GAFA à l’encontre de Trump et de ses soutiens. C’est ainsi qu’un très grand nombre d’utilisateurs ont commencé à migrer sur PARLER afin de pouvoir échanger librement et sans peur de la toute puissante et oppressante bien-pensance. Le réseau a alors connu une croissance incroyable passant à 4 millions d’utilisateurs en septembre 2020 puis 10 millions en novembre et enfin près de 15 millions en janvier 2021.

Les GAFA contre attaquent

Tout ceci a fortement déplu aux GAFA qui, non content de supprimer définitivement les comptes Twitter, YouTube et Facebook de Donald Trump (à la suite de la manifestation qui a tourné à la prise du Capitole le 6 janvier 2021) ont décidé d’empêcher PARLER de prendre le relais. Ils ont pour cela accusé le réseau d’être complice et d’avoir permis aux extrémistes de s’organiser pour participer à la prise du capitole. C’est ainsi que Google et Apple ont simplement retiré l’application de leurs magasins respectifs tandis qu’Amazon (qui est l’hébergeur des données de PARLER) a coupé l’accès au site pour tous ses utilisateurs depuis lundi 11 janvier sous prétexte de « prolifération de menaces de violences et d’activités illégales ».

Samedi 9 janvier l’application PARLER était encore la plus téléchargée sur l’AppStore. John Matze ne s’est pas laissé faire et a immédiatement déclaré qu’il était « possible que le réseau social ne soit pas accessible sur Internet durant une semaine au plus ». « Nous allons tout faire pour trouver un nouveau fournisseur rapidement » ; il ajoute : « Amazon, Google et Apple ont fait cela dans un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et que cela nous infligerait le plus de dommages possibles au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech ».

Piratage des « Social Justice Warriors »

Pour PARLER ce n’est pas la fin du cauchemar puisque parallèlement à ce blackout imposé par les GAFA, des pirates informatiques ont réussi à voler plus de 70 To de données sur les utilisateurs du réseau social, y compris des données privées, même parfois de géolocalisation ainsi que des contenus qui étaient pourtant supposés avoir été supprimés. Toutes ces données ont ensuite été publiées par ces pirates de gauche (style Social Justice Warrior) qui, en toute transparence, déclarent agir ainsi dans le but de dénoncer les extrémistes qui avaient organisé la prise du Capitole le 6 janvier et afin qu’ils paient pour leurs actes. Un comportement qui rappelle celui des antifas en France.

John Matze a porté plainte contre Amazon, comparant la censure de ce dernier à un médecin qui « débranche un malade sous assistance respiratoire », mais il est difficile de savoir si PARLER survivra à ses déboires. In fine la leçon est claire : les GAFA se considèrent comme propriétaires de l’information, ils sont devenus des plateformes de surveillance et veulent désormais filtrer toute information contraire aux intérêts matériels et moraux du monde libéral libertaire. Il devient impératif que d’autres réseaux hors GAFA se développent : Signal, Telegram, VK (russe), Gab, Olvid (français et tout nouveau), Heypster… et d’autres. Les plus agiles et respectueux de la liberté survivront. À suivre.

Texte repris du site OJIM

Fatoumata Bond, Norman Thavaud et la police de la pensée

Norman antiracisme

Norman Thavaud est un célèbre YouTubeur français, présent sur la toile depuis une dizaine d’années. Il est humoriste, acteur et pratique le one-man-show depuis peu. En termes de chiffres, il est le 3ème plus gros vidéaste français sur internet et sa chaîne YouTube comptabilise plus de 2,4 milliards de vues. À la suite d’un sketch, il a été rattrapé par la police de la pensée.

Un humour adolescent

Depuis 10 ans la ligne directrice de Norman n’a pas changé. Son humour est très adolescent et s’adresse essentiellement aux jeunes. Il est difficile de faire moins subversif : du point de vue de la “bien pensance”, Norman Thavaud a toujours été parfaitement dans les clous.

Une James Bond noire ?

Pourtant, son dernier spectacle, diffusé sur Amazon Prime a déclenché une très vive polémique. Dans un sketch, Norman se permet d’ironiser sur le fait qu’une femme noire se verra endosser le rôle de James Bond dans le prochain film.

La chanteuse noire Yseult réagit sur Twitter. Et ses followers embraient instantanément dans un déferlement de haine assez spectaculaire.

Twitter s’est enflammé si brusquement avec tant d’ardeur qu’un grand nombre de médias, parmi lesquels de très respectables noms, se sont empressés de pondre un papier sur cette ridicule affaire : Cnews, Ouest-France, Huffingtonpost, Valeurs Actuelles…

Mais c’est surtout la presse féminine qui s’en donne à cœur joie dès qu’il y a possibilité de dénoncer un peu de misogynie supposée : TerraFemina, Aufeminin, Closer, Femme Actuelle…

Norman s’excuse

Ce déferlement de critiques excessivement violentes a forcé Norman a réagir. Il s’est empressé de rappeler que son spectacle n’était pas raciste : « dans ce spectacle, je parle du privilège blanc, de la culpabilité blanche, de mes potes rebeu qui passent leur temps à se faire contrôler, des inégalités salariales… (…) bref, la liste est longue ». Le malheureux garçon s’agenouille moralement (c’est à la mode) et demande platement pardon pour son sketch qu’il reconnaît maladroit. Il ajoute tout de même à la fin de son mea culpa :

« Le contenu du spectacle ne laisse planer aucun doute sur le fond de ma pensée et sur la sincérité de mon engagement antiraciste. »

Mais les critiques ont continué : plus vous vous excusez plus la meute s’acharne contre vous.

Un jour de plus au pays de la bienpensance totalitaire où même des humoristes ultra conformistes sont obligés de s’excuser lorsque certaines minorités susceptibles montent au créneau pour dénoncer un humour qu’elles jugent oppressant. Le tout aux dépens de la majorité des indigènes, nous parlons ici des Européens en Europe.

Comme l’écrit Jean-Yves Le Gallou (1) « Cessons de craindre les qualificatifs des adversaires : les épithètes ne mordent pas… Il faut assumer avec fierté la condition de diabolisé et ne pas plier » (Manuel de lutte contre la diabolisation, La Nouvelle Librairie éd, 2020, 80p, 7€).

Texte repris du site OJIM

Le racisme anti-blanc en mode mineur dans les médias

racisme anti-blanc

Le traitement journalistique d’un récent fait-divers vient de nous le rappeler, le racisme anti-blanc est un angle mort des médias de grand chemin. La réaction de Laurence Ferrari face à un déchainement de violence à Rezé contre un « blanc », désigné comme tel, en dit long sur leur embarras à ce sujet.

Lynchage à Rezé : what else ? (mais encore ?)

Le 12 décembre, dans la banlieue de Nantes, à Rezé, un homme de 52 ans a voulu récupérer la moto volée à son fils. Il a été sauvagement lynché par une bande de jeunes de la cité. Ouest-France relate l’événement dans l’édition du 14 décembre de la façon suivante : « ça se bagarrait durement, salement ». Le quotidien de l’ouest reprend à son compte les propos d’un témoin de la scène en évoquant une « bagarre ». En fait de « bagarre », il s’agit à la vue des images filmées par un habitant du quartier plutôt d’un lynchage en règle avec un appel à tuer le père de famille.

L’avocat Gilles William-Goldnadel a voulu évoquer cette agression sauvage sur le plateau de Laurence Ferrari, sur CNews le 16 décembre. Alors que l’on peut distinctement entendre « Wallah ! Nique le ! Tue le ! Sale Gwer! ( sale blanc) » dans la vidéo, Laurence Ferrari réagit au quart de tour :

« On n’a pas encore toutes les explications sur cette affaire, mais vous avez le droit d’en parler. (…) Oh n’exagérez pas, il faut juste savoir de quoi on parle dans cette affaire (…). On ne connaît pas encore les tenants et les aboutissants. Point à la ligne (…). Je pense que vous ne comprenez pas le sens général de cette histoire et qu’on attend d’en avoir les éclaircissements du côté de la police et de la justice, si vous le permettez. Voilà ».

Il faut toute la ténacité de Gilles William-Goldnadel pour que l’évocation de cette agression et son caractère possiblement raciste ne passent pas trop rapidement à trappe sur le plateau de CNews.

On ne se souvient pas d’autant de précautions lors de l’accusation de racisme d’un arbitre qui a désigné un joueur de football par sa couleur de peau, lors du match PSG-Basaksehir mardi 8 décembre. Comme L’Équipe le relate le 9 décembre, « toute l’Europe (en a) parlé ». Pour L’Équipe, c’était aussi immédiatement le lendemain de l’incident « le ras le bol ».

Peut-importe qu’il n’y avait peut-être pas de connotation raciste dans la désignation du joueur de couleur. On aura compris que désigner un français de souche comme un « blanc », c’est normal, tandis que désigner un homme de couleur par sa couleur de peu, c’est mal.

Flagrant délit de déni

Le déni du racisme anti-blancs n’est pas une nouveauté. En 2012, le sociologue Stéphane Beaud et l’historien Gérard Noiriel publiaient une tribune dans le journal Le Monde pour dénoncer « l’imposture du racisme anti-blancs ».

France Culture a consacré en 2018 une émission sur le sujet. La radio affiliée à l’État français choisit toujours précautionneusement ses invités. Éric Fassin est catégorique : « le racisme anti-blancs n’existe pas pour les sciences sociales ». Si l’on peut comprendre que choisir ce sujet d’étude recueillera difficilement l’approbation d’un directeur de recherche ou d’une commission accordant des crédits de recherche, est-ce pour autant que le racisme anti-blancs n’existe pas ? Le sociologue poursuit :

« Si on commence à reprendre à son compte le discours de l’extrême-droite qui nous dit qu’au fond tous les racismes se valent, on est en train de nier la réalité de l’expérience d’une partie importante de nos concitoyens et concitoyennes ».

Il y aurait donc une hiérarchie dans le racisme à établir. Nous y voilà…

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Liberté d’inexpression : entretien avec Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud a publié à l’automne un ouvrage remarquable sur la liberté d’expression ou plutôt son substitut contraire, Liberté d’inexpression : Des formes contemporaines de la censure (éditions de l’Artilleur). Le site de l’OJIM publie un court entretien qui ne rend compte qu’imparfaitement de son ouvrage, un excellent cadeau de fin d’année pour illustrer la liberté d’opinion.

Comment avez-vous eu l’idée de ce livre ? Quelle a été sa genèse ?

Ce projet de travail est issu d’un constat qui s’est imposé à moi de manière à la fois insidieuse et violente. Insidieuse car je percevais, comme beaucoup de nos concitoyens, depuis des années, le sentiment d’un étau se resserrant autour de notre liberté de parole, laquelle demeure toujours une porte d’entrée (et de sortie) ouvrant sur notre liberté d’opinion. A mesure que le gauchisme culturel devenait hégémonique (ce qui est sa position objective et constamment renforcée depuis plus de 40 ans) et confortait sa rente de situation dominante — dans toutes les instances du pouvoir notamment culturel, médiatique, éducatif mais aussi, en dépit des « alternances » politiques de façade, au sein même du pouvoir politique -, il devenait de plus en plus difficile de tenir un discours critique sur de nombreux sujets, toujours plus nombreux d’ailleurs : qu’il s’agisse des questions liées au genre, aux rapports hommes/femmes, aux problèmes causés par la crise migratoire, aux dangers du communautarisme, aux questions d’identité culturelle, à la critique de l’islam (par-delà même la dénonciation de l’islamisme) ou encore à de nombreux autres sujets couvrant toute la gamme des questions sociétales. Il n’est pas jusqu’à la langue elle-même qui ne fasse désormais l’objet d’une sorte de redoutable police de la pensée à travers les tripatouillages ineptes de l’écriture dite inclusive ou les constantes reformulations et euphémisations qu’elle subit.

Mais ce constat s’est également imposé de manière violente à travers notamment le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo dont les membres furent tués pour avoir caricaturé l’islam malgré les menaces, ou encore les très nombreux lynchages subis par tous ceux, célèbres ou anonymes, qui ont osé porter courageusement une parole non collaborationniste sur cette question. Les affaires Mila ou Samuel Paty sont une illustration de ce phénomène qui peut s’abattre désormais sur chacun. L’autocensure devenant le point d’intersection précis des censures insidieuses et des censures violentes.
J’ai donc souhaité comprendre comment fonctionnait cette nouvelle inquisition, quels en étaient les mécanismes, les formes diverses, les ressorts et en mesurer également l’étendue.

Vous dites que les « censures font système » pouvez-vous préciser ?

À mesure que je travaillais, cherchais, analysais, il m’est en effet apparu que la censure contemporaine fonctionnait, en France, grâce à une articulation très particulière entre différentes formes de pressions. Il y a la censure sociétale, évoquée plus haut, issue du monopole idéologique du gauchisme culturel. Cette forme de censure est la plus évidente à mettre en lumière, la plus « facile » à cerner, d’autant qu’elle s’exprime au grand jour, de manière volontiers hystérique et vindicative (et souvent grotesque), militante, bruyante. Mais cette censure ne serait rien si elle ne pouvait compter sur la pression juridico-judiciaire d’une part, et politique d’autre part, ces trois mécanismes fonctionnant ensemble comme larrons en foire du fait d’une grande porosité idéologique.

Au plan juridique, le régime de la liberté d’expression est protégé en France par la fameuse loi de 1881 dite loi sur la liberté de la presse. Mais celle-ci n’a cessé de subir de très nombreuses modifications, amendée par plus de 400 textes, visant à en limiter la portée, si bien qu’elle finit par porter assez mal son nom. Par ailleurs, nous souffrons d’une pathologie nationale spécifique caractérisée par l’inflation législative mais aussi par le fléau des lois dites mémorielles, qui viennent se mêler de censurer la possibilité même du débat historique (par exemple). L’empilement de lois liberticides (partant toujours de bons sentiments dont l’enfer est pavé) a fini par procurer aux activistes militants toutes les armes nécessaires afin d’instrumentaliser la justice dans un but inquisitorial et l’on a tôt fait désormais de se retrouver sur les bancs de la 17è chambre correctionnelle… C’est ce qu’on a par exemple appelé le jihad des tribunaux, avec pour exemple le procès abject tentant (finalement en vain) d’éreinter Georges Bensoussan. Cette privatisation de la censure, confiée aux mains des associations, militants etc, n’aurait toutefois pas été possible sans que le pouvoir politique (législatif en l’occurrence) ne leur en ait fourni tous les outils juridiques.

Pour finir, la censure politique elle-même, dans son acception classique, opère un grand retour assez caractéristique du post-socialisme macronien, très fertile en dispositifs liberticides de toutes sortes, et toujours, bien sûr au nom du Bien. Les lois anti fake news, les dispositifs prévus par la loi Avia (qui, ne l’oublions pas, prévoyait dans son exposé des motifs –et donc, dans son « esprit », pour reprendre l’expression de Montesquieu- de censurer l’ « islamophobie », c’est-à-dire le droit français imprescriptible de critiquer les religions), certes retoquée par le Conseil Constitutionnel mais qu’on ressort des cartons en instrumentalisant de manière assez honteuse l’assassinat de Samuel Paty, l’obsession idéologique pour des dispositifs prétendant lutter contre la « haine » (et permettant en réalité une censure de type politique et idéologique contre toute pensée dissidente), la répression brutale des oppositions sociales, la loi sur le secret des affaires (qui vient impacter lourdement le journalisme d’instigation et la liberté des sources et lanceurs d’alerte), le fameux article 24 de la loi de sécurité globale, le renforcement des mécanismes de censure sur les réseaux sociaux qui interviennent désormais directement dans le jeu politique (campagne électorale américaine, inquisition menée contre la liberté d’expression sur la gestion de la crise sanitaire etc.) par porosité idéologique entre la gouvernance des GAFA et le pouvoir politique néo-libéral/mondialiste… : tout cela permet d’affirmer que le paysage de la liberté d’expression est particulièrement sinistré.
Il importe de bien comprendre que ces trois types de censures forment un système, une mécanique bien huilée dont il est extrêmement difficile de s’extraire : censure sociétale/militante, censure juridico-judiciaire, censure politique.

Les choses bougent depuis trois ans dans le monde médiatique, dans le bon ou le mauvais sens ?

Les médias sont au cœur (à leur corps défendant, le plus souvent) d’un remaniement complet des pratiques d’expression et d’accès à l’information, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux. Les espaces de débat public libre se sont diversifiés, démocratisés, et le « monde médiatique » (entendons par là les médias traditionnels mainstream) a perdu sa situation monopolistique en termes de prescription et de fabrique de l’opinion. Votre propre site en est l’illustration, permettant de jeter un éclairage critique sur les pratiques médiatiques.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, souvent, ces mêmes médias sont les premiers à conspuer lesdits réseaux sociaux accusés de tous les maux, sous couvert de lutte contre les fausses informations, de lutte contre la haine etc. (relayant ainsi bon pied bon œil la vulgate du pouvoir sur ce sujet) : il s’agit surtout de protéger son territoire. Pourtant, ces réseaux, qui donnent certes parfois l’occasion à certains de déverser leur « haine » (ce qui est puni d’ores et déjà par la loi, à supposer qu’on veuille bien se donner la peine de l’appliquer) sont un lieu désormais incontournable d’exercice de la démocratie, une agora indispensable et qui permet souvent de faire surgir des vérités qui, sinon, sommeilleraient au fond des bois. Le numérique permet quant à lui à des supports d’information alternatifs (pure players par exemple) de voir le jour, dans une réelle indépendance par rapport à la concentration caractérisant les médias traditionnels (et leur proximité entre milieux d’affaires qui les possèdent et pouvoir politique).

Sous l’effet de cette dynamique bienvenue, la pensée unique, le politiquement correct sont contraints de reculer même s’ils demeurent encore très présents (songeons par exemple à la calamiteuse absence de réel pluralisme au sein de l’audiovisuel public, pétri de bons sentiments et donneur de leçons).
En dépit des pressions (généreusement relayées par le CSA), le succès d’une émission comme celle d’Eric Zemmour sur CNews, ou encore du lancement de la revue Front Populaire (dans un autre style), démontrent qu’il y a désormais de la place pour une information réellement diversifiée au plan idéologique. Pour autant, cette « libération » d’une parole non consensuelle, contraignant le discours médiatique à un réel débat dialectique auquel il n’était plus habitué, ne signifie pas que la partie démocratique est gagnée. Les procès en disqualification pour complotisme supposé, pour « fake news » et autres obsessions du « système » traditionnel sont à l’offensive, renforcés par l’hystérie sanitaire et la tentative de verrouillage du débat sur cette question.
Le maintien ou la reconquête de la liberté d’expression contre les pressions de la censure seront donc à mener sans la moindre faiblesse et avec une vigilance accrue dans les temps chaotiques que nous traversons.

Liberté d’inexpression : nouvelles formes de la censure contemporaine, 2020, L’Artilleur, 204 p., 18 €
Anne-Sophie Chazaud est philosophe et essayiste.

Publication reprise du site OJIM

Neo : Bernard de La Villardière lance son alternative enracinée à Konbini et Brut

Neo média

Le média digital Neo vient d’être lancé le lundi 30 novembre 2020. Son objectif ? Concurrencer Brut, Konbini, Loopsider et autres médias actifs sur les réseaux sociaux. Mais si le format sera similaire, il n’en est pas de même pour le fond.

Contre la repentance, pour promouvoir la France qui se lève tôt

Bernard de La Villardière qui en est le principal instigateur affiche clairement ses objectifs, celle d’un “média de proximité” qui parlera d’actualité mais aussi de “la France de Jean-Pierre Pernaut, celle de “Des racines et des ailes””.

L’idée est de mettre l’accent sur les “très petites entreprises, les agriculteurs et pas sur la France des 35 heures”. “C’est un média qui va montrer la France qui bouge, la France qui s’engage, sur des valeurs qui nous rassemblent et qui montrent qu’on est fiers d’être Français.”

Pour ce qui est des idéologies à la mode chez les concurrents Brut ou Konbini, Neo se veut un “média positif, loin des idéologies qui déconstruisent et tentent de culpabiliser la France et les Français”. L’idée est tout autre, le média veut “faire retrouver du commun et un peu de fierté” aux Français.

Les thèmes des premières publications ne contrediront pas ces déclarations. Parmi les premiers sujets abordés, on retrouve : “Charles, le soldat du Made in France”, “L’histoire derrière l’hymne légendaire du Racing club de Lens” ou un reportage sur la fabrication de fromages par des religieuses.

FOG du i au comité éditorial et Stéphane Simon de la revue Front Populaire dans les co-créateurs

Aux côtés de Bernard de La Villardière, on retrouve de nombreux noms connus. Parmi les co-créateurs de Neo, le journaliste Stéphane Simon, qui a déjà cofondé la revue souverainiste Front Populaire avec Michel Onfray. On retrouve aussi le banquier d’investissement, Sami Biasoni, contributeur entre autres à Causeur et à Front Populaire.

Le comité éditorial est pour le moment composé de trois membres et devrait bientôt en accueillir de nouveaux. On y retrouve Franz-Olivier Giesbert, ex-directeur éditorial de La Provence (possédé par Bernard Tapie), Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme, et Christine Goguet, directrice du mécénat et des partenariats du Centre des monuments nationaux. À la tête de la rédaction, c’est Arnaud Delomel, ancien rédacteur en chef de la société de production Ligne de Front (dirigée par Bernard de La Villardière).

Côté financier, la régie publicitaire est assurée par M6, qui s’occupera aussi de faire des partenariats avec des marques “qui souhaitent faire connaître leur engagement au cœur des territoires de France, au service de leurs habitants”. En juillet dernier, le média a fait une première levée de fonds de 1,55 million d’euros auprès d’investisseurs privés, dont ses co-créateurs.

Texte repris du site OJIM