L’Observatoire des sources, reflet direct de l’idéologie Wikipédia

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Wikipédia promettait le règne de la foule éclairée, il est en réalité celui de minorités militantes. L’encyclopédie reflète l’activisme subversif de la gauche de la gauche libérale libertaire. Dernier exemple en date : l’Observatoire des sources de la communauté Wikipédia. Ce nouvel outil permet de perpétuer les préjugés dominants et d’excommunier les sources alternatives.

Malgré les formes, un outil de prescription

Ses auteurs l’assurent : l’Observatoire des sources n’est pas un « outil prescriptif ». Il n’interdit à personne l’accès à une source d’information, disent-ils. Pourtant, le ton de l’Observatoire s’avère particulièrement injonctif : « Puis-je utiliser un article d’@ojim_france comme source fiable ? » questionne-t-il pour la forme avant de répondre : « Non, car l’Ojim s’apparente à un blog d’extrême droite sans expertise reconnue. »

L’ODS, un outil pour orienter les esprits

Créé à l’été 2020 par la communauté Wikipédia, l’Observatoire des sources est formellement un index alphabétique de médias. Mais pas n’importe lesquelles : il recense ceux signalés pour leur manque supposé de fiabilité par la communauté wikipédienne. L’ODS présente un court résumé du média dénoncé et répertorie la discussion ayant amené à ce jugement, qui ressemble furieusement à une condamnation ou à un acquittement.

Ainsi l’Ojim n’est-il pas le seul média à faire les frais de cet outil incitatif :

Valeurs actuelles: « magazine marqué politiquement à droite, voire à l’extrême droite. Les discussions insistent quant à la nécessité de ne l’utiliser qu’en complément d’une source secondaire de qualité, et de veiller à WP:Proportion.»
Breizh info: « faux site d’infos. A été ajouté en liste noire locale. »
Causeur : « journal en ligne polémique, d’inspiration principalement « conservatrice, souverainiste et républicaine ». Sa fiabilité est contestée. La discussion a abouti à la conclusion qu’il peut être utilisé en complément d’une source secondaire de qualité (et dans le respect de Wikipédia:Importance disproportionnée). »
Aleteia : « site web d’information catholique, directement lié à l’Église catholique (…) peut être considéré comme une source secondaire, orientée. »
Conflits: « La seule discussion à son sujet a conduit à estimer que c’était une source à n’utiliser qu’en complément d’une source secondaire de qualité et en veillant au respect de Wikipédia: Importance disproportionnée. »
Sud Radio: « radio française se voulant généraliste. Elle a été épinglée à de nombreuses reprises comme diffusant des opinions minoritaires, voire de fausses informations. Selon la discussion, sa fiabilité est donc affaiblie, et elle ne devrait pas être utilisée seule pour justifier l’introduction d’une information spécifique. »
Boulevard Voltaire: « site d’opinion d’extrême droite… peu fiable. »
Russia Today: « chaine de télévision et site financés par l’État russe et assimilés à de la propagande et/ou désinformation. »

Ainsi les médias dénoncés se voient-ils, au mieux, relégués en seconde zone. Au pire sont-ils bannis. Inversement, des médias analogues, mais politiquement diamétralement opposés, se voient traités avec davantage d’indulgence :

Acrimed, « Source secondaire d’analyse et de critique des médias, sous forme d’association, ancrée politiquement à gauche », est jugé plus fréquentable que l’Ojim : « Son usage est régulièrement discuté ; dans tous les cas, Wikipédia:Importance disproportionnée s’applique.»
Bondy Blog: « média participatif consacré aux quartiers sensibles. Il est proche de revendications communautaristes musulmanes selon certains observateurs, tandis que d’autres sources y voient un média de qualité. Peut être utilisé comme source secondaire dans le respect de Wikipédia:Importance disproportionnée. »
Têtu : « Source de presse spécialisée, considérée comme fiable. Les discussions portent sur l’application de WP:PROPORTION. »

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