Scandale fiscal et double discours sur l’attentat de Benghazi : Obama dans la tourmente

Scandale fiscal et double discours sur l’attentat de Benghazi : Obama dans la tourmente

Image ci-dessus : affiche de campagne électorale présidentielle de Barack Obama.

18/05/2013 – 14h50
WASHINGTON (NOVOpress via Bulletin de réinformation) –
Après les révélations des agissements discriminatoires de l’administration fiscale américaine, Barack Obama a dû jurer ses grands Dieux qu’il n’était au courant de rien…

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Tea Party : L’Amérique à la reconquête de ses libertés

Tea Party : L’Amérique à la reconquête de ses libertés

19/03/2013 – 14h00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
À lire la presse française de ces dernières années, on s’étonne que Barack Obama n’ait pas été réélu avec 99 % des voix tant le président américain cumule les vertus et ses adversaires les défauts. À lire le livre Tea Party : L’Amérique à la reconquête de ses libertés, on comprend surtout que les commentaires usuels relèvent soit de la désinformation, soit de la nullité crasse. D’origines vendéennes et bretonnes, Évelyne Joslain connaît à fond les arcanes des idées politiques américaines et les expose ici avec passion.

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Les Blancs minoritaires avant 2014 en Californie

Les Blancs minoritaires avant 2014 en Californie

Manifestation de Latinos. Crédit photo : DR

08/02/2013 – 12h00
SACRAMENTO (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Vision apologétique du métissage, course effrénée vers toujours plus de régularisation d’immigrés clandestins, natalité galopante des familles immigrées telles sont les principaux ingrédients du changement de visage de l’Amérique d’Obama telle que voulue par l’oligarchie mondialiste.

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Etats-Unis : Obama veut une régularisation massive des immigrés clandestins

Etats-Unis : Obama veut une régularisation massive des immigrés clandestins

14/01/2013 – 16h10
WASHINGTON (NOVOpress) –
Le président américain, Barack Obama, envisage de pousser le Congrès à agir rapidement sur ce qu’il appelle une refonte “ambitieuse” du système d’immigration. Le but annoncé est de faciliter l’accès à la citoyenneté pour la plupart des 11 millions d’immigrés clandestins que compte le pays, selon de hauts responsables démocrates avec à leur tête le sénateur de New-York, Charles E. Schumer.

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Le président égyptien (re)demande la libération du cerveau des attentats de 1993 au WTC !

10/01/2013 — 08h00
LE CAIRE (via l’Observatoire de l’islamisation) — Tous les médias du monde en parlent sauf les médias français, qui veulent peut-être faire oublier qu’ils présentaient les Frères Musulmans comme de simples conservateurs.

Le président égyptien Mohamed Morsi a promis de faire pression sur le président Obama pour libérer le cerveau des attentats de 1993 au World Trade Center Omar Abdel Rahman, alias “Le cheikh borgne”, la prochaine fois qu’il verra le président américain.

Lorsque je le  rencontrerai je lui parlerai de cette question”, a déclaré Morsi lors d’un entretien ce lundi 7 janvier avec Wolf Blitzer de CNN (vidéo ci-dessus).

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L’oligarchie américaine s’accorde pour poursuivre la fuite en avant budgétaire

L’oligarchie américaine s’accorde pour poursuivre la fuite en avant budgétaire

Image : En noir la dette publique des Etats-Unis de 1993 à mi-2012 en milliards de dollars. Actuellement elle approche les 16,5 milliards.

07/01/2013 – 16h20
WASHINGTON (NOVOpress via le Kiosque courtois) –
Le Congrès américain a voté la semaine passée une loi permettant de contourner le « mur budgétaire » qu’il avait lui‑même édifié. En l’absence de nouvelle loi, une précédente loi de 2011 serait entrée en vigueur : le gouvernement américain aurait alors dû mettre en œuvre des mesures de réduction drastiques du déficit public. Il y aurait eu pour 200 milliards de dollars de hausses d’impôts et 400 milliards d’économies budgétaires.

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Bilan 2012 : ethnicisation des clivages politiques et post-démocratie

Bilan 2012 : ethnicisation des clivages politiques et post-démocratie

Même si l’on a échappé à la fin du monde, l’année 2012 s’achève dans l’inquiétude, la morosité, voire le dégoût, pour la majorité de nos concitoyens. Retour sur une année remarquable à plus d’un titre. Le bilan de Michel Geoffroy.
Polémia

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1/ L’ethnicisation des clivages politiques : l’immigration, boulet politique

2012 a vu la réélection de B. Obama qui n’a recueilli aux Etats-Unis que 39% du vote des électeurs blancs ; par contre, il a mobilisé le vote des Afro-Américains et des Hispaniques. En France, F. Hollande a été élu alors qu’il ne rassemblait ni la majorité des inscrits ni celle des votants ; par contre, il a bénéficié à 86% du vote des électeurs musulmans et, à une majorité écrasante, des voix des électeurs outre-mer.

La similitude des deux processus signifie que la grande substitution de population européenne initiée par l’oligarchie avec l’immigration de peuplement a commencé en 2012 à exercer des effets politiques nationaux d’envergure et manifestement durables.

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La réélection d’Obama comme symptôme de la « brésilianisation » des Etats-Unis

La réélection d’Obama comme symptôme de la « brésilianisation » des Etats-Unis

Comme Samuel Huntington, dans Qui sommes-nous ?, l’avait pressenti, l’immigration a changé la nature des Etats-Unis. Reste à savoir comment les communautés de cette polyarchie ethnique vont parvenir à vivre en société ensemble ? Comment parviendra-t-elle à imposer de nouveaux impôts à ceux qui les payent alors qu’ils ont de moins en moins de choses en commun avec ceux qui en bénéficient ? Pour le professeur Gérard Dussouy les turbulences de la mondialisation atteignent désormais les Etats-Unis.
Polémia.

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L’Amérique change, par Dominique Venner

L’Amérique change, par Dominique Venner

13/11/2012 — 12h20
WASHINGTON (via le site officiel de Dominique Venner) — La réélection de Barack Obama (50 % des voix contre 48 % à Romney) inspire trois sortes de remarques. Premièrement, le scrutin de 2012 fait apparaître un clivage racial accentué. Les hommes blancs ont voté majoritairement pour Romney et les minorités raciales pour Obama. Cette réalité est visible aux Etats-Unis (contrairement à la France) puisque chaque citoyen-électeur est identifié selon son appartenance raciale simplifiée. La fracture entre le vote des Blancs (hommes et femmes) et celui des minorités s’est accentuée depuis l’élection de 2008. Obama ne recueille plus que 39 % des voix chez les Blancs contre 43 % en 2008. En revanche, il reste plébiscité dans l’électorat noir (afro-américain) avec un léger tassement : 93 % des suffrages exprimés contre 96 % en 2008.

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Présidentielle américaine : Obama lâché par Goldman Sachs

Présidentielle américaine : Obama lâché par Goldman Sachs

Photo : Manifestation contre Goldman Sachs à Chicago.

27/10/2012 — 08h00
WASHINGTON (NOVOpress via le bulletin de Réinformation) – Goldman Sachs était depuis vingt‑trois ans le premier bailleur de fonds du parti démocrate.

Revirement complet : c’est maintenant le candidat républicain qui bénéficie de toutes les sollicitudes de la banque d’affaire new‑yorkaise. Pour l’équipe dirigeante, Obama a fait un faux‑pas majeur lorsqu’il a voulu délibérément ignorer l’avis de la banque au sujet des mesures qu’il a prises pour tenter de résoudre la crise financière.

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Madonna : Obama est un « musulman noir »

Madonna : Obama est un « musulman noir »

27/09/2012 – 10h00
WASHINGTON (NOVOpress) –
  En plein concert à Washington, lundi dernier, Madonna a appelé à voter pour Barack Obama « le musulman noir ». Habituée désormais à d’indigestes digressions politiques lors de ses shows, la chanteuse a ajouté : « Maintenant, c’est génial et incroyable d’avoir un afro-Américain à la Maison Blanche. Vous avez plutôt intérêt à voter pour Obama ! On a un musulman noir à la Maison Blanche. C’est un putain de truc. Un putain de truc de fou ! Ca veut dire qu’il y a de l’espoir dans ce pays » (voir vidéo), s’est réjouie l’interprète de Like a Virgin, copieusement insultée à Paris en juillet dernier.

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Manifestations monstres anti-américaines dans les pays musulmans : échec total de la politique pro-islam d’Obama

Manifestations monstres anti-américaines dans les pays musulmans : échec total de la politique pro-islam d’Obama

21/09/2012 — 12h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) —
On se souvient en particulier du discours de Barack Obama au Caire, le 3 juin 2009. Un discours qui se voulait une main tendue vers l’islam, une sorte de réconciliation après les années de méfiance consécutives aux attentats du World Trade Center. «Les Etats-Unis ne seront jamais en guerre contre l’islam» avait alors déclaré le président des Etats-Unis. On se souvient également de l’incroyable courbette de celui qui est en principe l’homme le plus puissant de la planète devant le roi d’Arabie saoudite, une courbette qui avait ulcéré nombre d’Américains.

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[Lu sur le Net] Énorme succès d’un film contre la corruption par Hollywood

[lu sur le Net] Enorme succès d'un film contre la corruption par Hollywood

12/08/2012 — 19h00
HOLLYWOOD (via Numerama) — 
Entre le gouvernement américain et Hollywood, les relations sont beaucoup plus étroites qu’il n’y paraît. Depuis le début de son mandat, Barack Obama s’est entouré de personnalités dont les liens avec l’industrie du divertissement sont connus. Des conseillers juridiques de la RIAA, de la MPAA et du BSA ont obtenu des postes importants au département de la justice, et le vice-président Joe Biden est très proche de la RIAA.

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« Les sept plaies de l’Amérique d’Obama » de Jean-Michel Quatrepoint

« Les sept plaies de l'Amérique d'Obama » de Jean-Michel Quatrepoint

Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, qui exerça au Monde puis comme directeur des rédactions de l’Agefi, de la Tribune, du Nouvel Economiste, auteur, dernièrement, de Mourir pour le yuan, paru en septembre 2011, a publié un article intitulé « Les sept plaies de l’Amérique d’Obama » dans le numéro 134 de la revue Politique Internationale. Analyse de l’article par Michel Leblay.

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« Les sept plaies de l'Amérique d'Obama » de Jean-Michel QuatrepointA quelques mois de l’élection présidentielle américaine de novembre 2012, l’auteur part d’un parallèle entre la situation internationale et économique des Etats-Unis à l’automne 1979, époque à laquelle Reagan menait sa campagne sur le thème « du retour de l’Amérique », et celle existant trente-trois ans plus tard. Confrontée à de graves revers dans la conduite de sa politique mondiale et surtout en proie à des difficultés économiques majeures, l’Amérique est, de nouveau, face à une interrogation essentielle : aujourd’hui, de quelle manière peut-elle recouvrer « ce dynamisme qui était sa marque de fabrique » ?

Si dans le domaine des relations internationales, la position des Etats-Unis paraît moins humiliante qu’elle ne le fut à la fin des années soixante-dix, en revanche le contexte économique et social, particulièrement préoccupant, retient toute l’attention de Jean-Michel Quatrepoint qui en analyse les différents aspects au travers de sept éléments, par référence aux sept plaies d’Egypte (1).

Après un court propos sur la position internationale des Etats-Unis, l’auteur caractérise leur situation économique avant de procéder à un examen critique de l’action de Barack Obama, la différenciant de l’approche de Ronald Reagan. Le contexte ainsi introduit, il passe en revue ce que sont, à son sens, les « sept plaies de l’Amérique d’Obama ».

Refluant sur la scène planétaire, l’Amérique est face, d’abord, à la dégradation profonde de son économie

Dans le domaine international, si des rapprochements peuvent avoir cours, pour autant, les positions, à plus de trente ans d’intervalle, ne sont pas analogues. Comparativement à la forme prise par l’abandon du Vietnam et à la faillite en Iran, Washington a su, cette fois, organiser « la retraite sur des positions préparées à l’avance ». Seulement, malgré l’exécution de Ben Laden, la guerre conduite en Afghanistan est un échec, celle d’Irak s’est avérée financièrement particulièrement coûteuse et dans le monde musulman en général, « les alliés de l’Amérique » doivent progressivement laisser la place aux islamistes.

Le plus alarmant tient à l’état de l’économie, marqué, malgré l’injection massive de liquidités, par un chômage devenu structurel, une pauvreté croissante, des déficits budgétaires et commerciaux en constante augmentation, une dette incontrôlée, certains Etats, telle la Californie en faillite. Depuis la grande dépression l’écart des revenus n’a jamais été aussi important. En recul dans le monde, l’Amérique découvre qu’elle n’est même plus la maîtresse chez elle, les Chinois, comme les Japonais auparavant, prennent des parts de marché. La confiance en son modèle, fondé sur la chance offerte à chacun de s’enrichir et le respect des règles, est profondément altérée : « trop de gens » ont maintenant l’impression « qu’ils ne pourront pas s’en sortir » ; la plupart considère que le « monde de la finance » a été insuffisamment sanctionné.

Pour un rebond, l’Amérique doit retrouver une « confiance en elle-même » au moment où elle sent qu’il ne s’agit peut-être pas de la fin d’un cycle commencé sous la présidence de Reagan mais de la mise en cause d’un modèle, celui de l’Occident qui a dominé la planète « depuis un peu plus de deux siècles ».

Un président louvoyant

Au-delà de cette appréhension de l’avenir, sans doute différente, entre deux époques, Jean Michel Quatrepoint met en exergue ce qui sépare les approches de Reagan et d’Obama. Le premier, lors de son accès au pouvoir, a non seulement un programme mais une assise idéologique, le retour aux sources du libéralisme prôné par l’Ecole de Chicago avec des références aux théories de Schumpeter ou de Hayek. Au contraire, le président en exercice, sans véritable programme, encore moins d’idéologie, comme d’ailleurs son adversaire Républicain de 2008, n’a pas su prendre de décisions « révolutionnaires » en appliquant, par exemple, au secteur financier les mesures administrées à celui de l’automobile.

Homme de compromis plus qu’homme d’action, Obama, est sous l’influence d’un entourage lié au milieu financier dont il faut remarquer qu’il est généralement plus proche des Démocrates que des Républicains. Ce même entourage, servant déjà Bill Clinton, s’était caractérisé par son approche particulièrement libérale (suppression du Glass-Steagall Act (2), complaisance à l’égard du secteur financier qui développa les prêts dits « subprimes », ouverture, sans condition, de l’OMC à la Chine).

Au fil de son mandat, le président s’est montré louvoyant, rassurant successivement sa droite et sa gauche alors que le pays aurait besoin d’un nouveau « New Deal » afin de porter remède à ce que l’auteur appelle, à l’instar de l’Egypte des pharaons, les sept plaies de l’Amérique. Elles sont ainsi présentées :

  • « croissance en berne et chômage structurel »
  • « le déficitaire en dernier ressort »
  • « quand Apple creuse les déficits américains »
  • « un capitalisme autophage »
  • « les riches et les autres »
  • « les lobbies contre la démocratie »
  • « un modèle en bout de course »

« Croissance en berne et chômage structurel »

La réunion d’un ensemble de données statistiques, d’ordre macroéconomique, témoigne de la profondeur de la crise que traversent les Etats-Unis. Déjà, depuis trois décennies, le taux de croissance économique des pays occidentaux, sous l’effet de crises financières successives, a baissé, en moyenne, d’un point tous les dix ans. S’agissant de l’Amérique, l’augmentation moyenne du produit intérieur brut (PIB) qui était de 3,6% dans les années quatre vingt-dix a été abaissée à 2% après les différents évènements qui marquèrent la première décennie du millénaire : le krach boursier lié à la « bulle internet », les attentats du 11 septembre 2001, la crise des « subprimes ». En dollar constant (2005), après une chute de 3,4% en 2009, le PIB a progressé de 3% en 2010 et de 1,75% en 2011. Ces niveaux de croissance sont en deçà de ceux exigés pour résorber le chômage. Celui-ci touchait officiellement 8,9% de la population active en 2011, 9,6% en 2010, 9,3% en 2009 (5,8% en 2008). Selon le Ministère du Travail, précise l’auteur, en prenant en compte « toute la population, y compris celle qui a cherché un emploi, le taux de chômage réel par rapport à la population active s’établirait à 16% ». L’auteur précise que quelque quatorze millions de personnes seraient sans travail. De plus, le faible montant des retraites conduit les individus les plus âgés à prolonger leur activité professionnelle au détriment des jeunes : un emploi sur cinq contre un emploi sur sept, il y a trente ans, est occupé par une personne âgée de plus de 55 ans.

Par crainte d’une perte d’emploi mais aussi d’une baisse des revenus, les ménages « consomment peu », contribuant à l’atonie économique. Comme conséquence, il faut souligner, aussi, un phénomène social important : un repli sur la structure familiale. En trois ans, le nombre d’américains vivant « dans une famille pluri-générationnelle » serait passé « de 46,5 millions à 51,4 millions ».

« Le déficitaire en dernier ressort »

Les années deux mille ont été marquées par une augmentation considérable des déficits, qu’il s’agisse de la balance commerciale, du budget fédéral ou du budget des Etats. La conséquence est la croissance corrélative de l’endettement. La dette totale des Etats-Unis, tous les agents confondus (ménages, entreprises, secteur financier, dette publique), représentait en 2000 280% du produit intérieur brut. En 2011, elle atteignait 400% du produit intérieur brut.

En fait, l’Amérique consomme plus qu’elle ne produit. Pour elle comme pour les pays occidentaux, dans leur ensemble, la « mondialisation », dont l’admission de la Chine à l’OMC constitue l’un des évènements majeurs, ne s’avère pas aussi bénéfique que le postulaient leurs dirigeants qui se refusent à admettre la réalité présente. La forme prise par la relation économique avec la Chine marque, peut-être, une évolution, fondamentale qui tient à la dissociation entre les intérêts des entreprises multinationales américaines, dans la recherche de leur expansion, et ceux de la population de leur pays d’origine. Le régime de Pékin offre à ces entreprises « un réservoir quasiment inépuisable de main-d’œuvre bon marché » à condition que les biens produits soient exportés. L’Empire du milieu est ainsi devenu la seconde puissance économique mondiale, accumulant des « excédents considérables ». L’équilibre extérieur des Etats-Unis a ainsi été affecté, à l’échelon de la balance commerciale, par un déficit des échanges de produits manufacturés sensiblement amplifié. Au niveau global de la balance des paiements, dont la balance commerciale est une composante, l’équilibre a été altéré par le transfert de capitaux à long terme pour le financement des investissements et la localisation des bénéfices hors du territoire américain.

Jean-Michel Quatrepoint note qu’entre 2006 et 2010 le déficit des échanges commerciaux des Etats-Unis par rapport à la Chine est passé de 83 milliards de dollars en 2000 à 272 milliards de dollars en 2010.

Le cumul de ces déficits accroît « inexorablement » la dette de l’Etat fédéral souscrite, dorénavant, pour une large part, par la Réserve fédérale, prêteur en dernier ressort, la Chine et le Japon détenant respectivement aux environs de 1 200 milliards et de 900 milliards de dollars de bons du Trésor américain. Les Etats-Unis sont, ainsi, devenus le « déficitaire en dernier ressort ».

« Quand Apple creuse les déficits américains »

Citant en préambule une affirmation du président de General Motors datant de 1953, « Ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour General Motors et réciproquement », l’auteur montre comment cette réciproque n’est plus vraie de nos jours. Au début des années 1990, les classes dirigeantes firent le choix de transférer vers les pays émergents « les productions de marchandises les plus polluantes », misant sur la haute technologie, le secteur financier et les services. Par rapport au secteur industriel ne sont conservés que la conception et « le marketing ». Le secteur financier, par la création de produits élaborés fondés sur des modèles mathématiques, a pour rôle de générer des plus-values. Il s’agit là du mouvement d’un capitalisme industriel vers un capitalisme financier. Ainsi, parallèlement à la baisse de la part du secteur industriel dans le produit intérieur brut, celle du secteur financier dans l’économie augmente sensiblement (8,4% du produit intérieur brut (3), 41% des bénéfices des entreprises américaines) (4). Dans la répartition de l’emploi, les services financiers représentent 6% du total au même niveau que les nouvelles technologies, les industries manufacturières occupant 7% de la main d’œuvre, le reste étant dévolu aux services qui offrent souvent des postes peu qualifiés et mal payés.

Le transfert de productions vers les pays émergents, en particulier la Chine, n’a pas seulement d’incidences quantitatives par rapport à la valeur ajoutée industrielle produite et à l’emploi mais il pourrait aussi se traduire à terme par une perte de la suprématie dans le domaine de la technologie. Outre le cas des panneaux solaires (depuis 2002 la balance commerciale dans ce secteur est devenue déficitaire de plus de 40 milliards de dollars par an), l’auteur se réfère à l’exemple d’Apple. L’entreprise ne compte plus aux Etats-Unis que 25 000 personnes, la production ayant été confiée à une société taiwanaise, Foxcom qui emploie en Chine 250 000 personnes exclusivement pour les besoins du fabricant d’ordinateurs. Dans un premier temps, après sa conception par des ingénieurs américains, les composants des produits sont confectionnés dans plusieurs pays dont la Corée, le Japon et l’Allemagne, pour les plus complexes puis assemblés en Chine. La valeur ajoutée de celle-ci dans le processus de fabrication est alors limitée (3,6% pour un iphone). Mais, avec la production de masse et la recherche de composants moins chers à réaliser et présentant les mêmes performances, la part des fournisseurs chinois augmente, permettant l’abaissement des coûts. Le revers est que ces fournisseurs ont pu copier certains composants. Globalement, pour un iPhone vendu 500 dollars sur le marché américain en 2009, la marge d’Apple était de 321 dollars (64%) et le coût de production de 179 dollars. Jean-Michel Quatrepoint évalue à une trentaine de dollars par appareil le prix d’un rapatriement de la production aux Etats-Unis, laissant encore une marge confortable à l’entreprise.

Ainsi, ce déplacement des productions vers des pays considérés comme émergents a des effets sociaux, en termes d’emplois, économiques, sur le plan de l’équilibre des échanges extérieurs et, enfin, technologiques au sens où il permet à ces pays d’acquérir des techniques de haut niveau et, potentiellement, des avantages concurrentiels. A cet égard, il faut remarquer que la Chine occupe, maintenant, la première place dans le domaine du photovoltaïque « à partir de technologies américaines ».

Comme l’indique Susan Hockfield, présidente du MIT [Massachusetts Institute of Technology], la croissance des Etats-Unis ne saurait reposer sur les seuls services, 20 millions d’emplois devant être créés dans la prochaine décennie et le déficit commercial propre aux produits manufacturés réduit. Le montant de ce dernier est actuellement de l’ordre de 500 millions de dollars. Cependant cet infléchissement ne pourra se faire sans l’adhésion des entreprises multinationales américaines.

« Un capitalisme autophage »

Un autre aspect exprimant la dissociation croissante entre ces entreprises multinationales et le pays de leur création, de leur siège et de leur développement est l’esquive devant l’impôt dont elle pourrait être redevable vis-à-vis de ce pays. L’évasion fiscale dénoncée par le sénateur Obama en février 2007 au travers d’un projet de loi destiné à prévenir les abus (« Stop Tax Haven Abuse Act ») est appréhendée comme un moyen « d’optimisation fiscale », permise par la mondialisation (facilité de transfert des capitaux) et les nouvelles technologies de traitement de l’information. Pour réaliser leurs fins, les entreprises usent du « savoir-faire » de juristes, de fiscalistes et de comptables. Elles répondent, ainsi, à l’exigence d’un actionnariat qui s’inscrit dans une logique à court terme, sensible, d’abord, au rendement offert. Ce rendement peut encore être amélioré lorsque les sociétés procèdent au rachat de leurs propres actions, diminuant ainsi leur capital nominal et augmentant proportionnellement les dividendes distribués. De cette dernière possibilité, celle d’une « destruction de valeur », l’auteur tire le terme de « capitalisme autophage ».

Devenu président, l’ancien sénateur de l’Illinois a nommé comme responsable du Conseil des conseillers économiques le président de General Electric. Celle-ci, en 2010, malgré un bénéfice conséquent au niveau du groupe mondial comme pour les activités sises sur le territoire américain, non seulement n’a pas acquitté d’impôt aux Etats-Unis mais a profité d’un crédit d’impôt grâce à un report de pertes de GE Capital, la branche spécialisée dans la fourniture de services financiers aux particuliers et aux entreprises.

Ainsi, ce capitalisme américain, devenu « autophage », a perdu ses valeurs, transférant hors du territoire américain le travail, l’impôt, le capital et les investissements.

« Les riches et les autres »

Ayant basculé depuis une trentaine d’années dans une autre forme de capitalisme où dominent les marchés financiers et l’esprit qu’il implique en termes de fonctionnement économique et social, l’Amérique a vu croître corrélativement les inégalités. Celles-ci ont touché, d’abord, la distribution des revenus. « Entre 1980 et 2005, plus de 80% de l’augmentation des revenus des Américains ont été captés par 1% de la population. Un phénomène confirmé par une étude plus récente : entre 2002 et 2007, les deux tiers de la croissance totale des revenus ont encore été récupérés par ce 1% ». Elles affectent aussi les règles ordonnant la vie collective avec la mansuétude dont ont bénéficié les banquiers après la crise de 2007-2008 alors que les faillites des Caisses d’Epargne dans les années quatre-vingt avaient conduit à de nombreuses arrestations. Depuis lors, selon l’auteur, le groupe de pression constitué par le monde de la finance et des sociétés multinationales « a désormais d’innombrables relais au sein de l’appareil d’Etat ».

« Les lobbies contre la démocratie »

Jean-Michel Quatrepoint remarque que la défense des intérêts du monde financier exerce une influence de plus en plus prégnante sur les autorités politiques américaines. Entre 1990 et 2010, 2,3 milliards de dollars ont été dépensés à ce titre. La commission parlementaire du Congrès sur les Services financiers, qui compte le plus de membres, est la plus sensible aux pressions, initiant des textes comme la « tax holiday » (2004) dont les effets sont loin de répondre aux promesses de ses instigateurs et bénéficiaires. Aux termes de cette disposition fiscale, les capitaux correspondant aux bénéfices réalisés hors du territoire national pouvaient être transférés à la société mère, c’est à dire aux Etats-Unis, moyennant le paiement d’une taxe d’un faible montant (5,5%). En contrepartie, les sociétés s’engageaient à investir localement et à créer des emplois. En fait, l’essentiel des montants a été redistribué aux actionnaires et dès l’année suivante, les entreprises concernées ont repris le mouvement d’implantations à l’étranger y laissant les bénéfices perçus.

Face à cette prééminence d’intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général par le jeu des influences et des pressions, Jean-Michel Quatrepoint marque son pessimisme quant à l’évolution à venir. En effet, la Cour suprême a autorisé « les entreprises à financer directement des campagnes publicitaires pour les élections » lesquelles campagnes sont de plus en plus coûteuses.

« Un modèle en bout de course »

La crise financière, étendue dans ses conséquences aux domaines économique et social, débouche sur une mise en cause de l’aptitude des dirigeants politiques à déterminer les solutions. Cette défiance à l’égard du pouvoir de Washington et, plus largement, vis-à-vis d’élites incapables de faire prévaloir le bien commun qui donnerait ainsi un sens à leur action, est incarnée par des mouvements comme le « Tea Party » et les Indignés. Une telle évolution touche « bien des pays occidentaux » à un moment où le modèle représenté par le capitalisme occidental, caractérisé par le développement d’une vaste classe moyenne, politiquement dominante et ainsi garante de la démocratie, est contesté.

Ce qui est récusé dans d’autres aires de civilisation n’est pas le principe d’une économie de marché mais le lien entre « la démocratie politique telle qu’elle est entendue depuis Tocqueville et le développement économique ». Ce lien n’est pas la référence aussi bien pour la Chine, dont l’économie prospère sans le corollaire démocratique, que pour « le monde arabo-musulman » où les évolutions en cours au travers « de la montée d’un islamisme dit modéré » témoigne de la recherche d’une voie propre de développement fondée sur « un modèle théocratique » par rapport auquel la femme ou les minorités n’ont pas la même place qu’en Occident.

En soulignant que l’atteinte portée aux valeurs n’est pas sans relation avec la crise présente, l’auteur observe, alors, que si « l’Amérique et plus généralement les Occidentaux » persévéraient à détruire la classe moyenne comme à « démanteler les systèmes de protection sociale », « le pire est à craindre ».

Devant cet ensemble de phénomènes qui atteignent la société américaine dans ses profondeurs et qui affectent une puissance maintenant confrontée à d’autres paradigmes de développement, les Etats-Unis se trouvent au croisement de deux voies possibles, celles du déclin ou de la « résilience ». La première signifie de poursuivre la politique actuelle, dépourvue d’une vision, au gré des pressions d’intérêts particuliers, s’abandonnant au repli. La « résilience » suppose de définir « un nouveau modèle », s’appuyant sur les fondements qui ont constitué l’Amérique mais délaissant toutes les dérives qui l’ont corrodées. Néanmoins, cette Amérique devra se garder de « vouloir l’imposer au reste du monde » car « l’altérité est source de progrès et n’est pas un obstacle aux échanges ».

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Au regard de l’état ainsi brossé de celle qui demeure malgré tout la première puissance économique et militaire du monde, deux questions, au moins, suscitent une réflexion de la part du lecteur de l’article :

  • n’est-il pas possible de rétablir sur le territoire national un potentiel de production manufacturière ?
    L’exemple d’Apple, cité par Jean-Michel Quatrepoint, montre que le déplacement d’activités industrielles vers des pays aux faibles coûts de main-d’œuvre n’est pas une exigence indispensable à la préservation de l’entreprise. En l’occurrence, il ne s’agit que d’assurer un niveau de marge le plus élevé possible. Certes, il ne faut pas en tirer une règle générale applicable en toutes circonstances et négliger les nécessités de développer des implantations locales pour capter des marchés extérieurs. Néanmoins, lorsque le transfert de fabrication voire de sièges sociaux trouve sa justification dans la recherche d’une rentabilité accrue, de commodités juridiques, d’allègements de contraintes sociales, l’Etat, garant de l’intérêt collectif, est fondé à décider de mesures de sauvegarde. Celles-ci peuvent affecter les règles du commerce international, lesquelles, il faut en convenir, ne sont pas réellement respectées par tous leurs souscripteurs. Les mesures à adopter toucheraient, notamment, aux mouvements de capitaux liés aux investissements réalisés à l’étranger et à leurs revenus. Elles devraient avoir un effet direct sur l’équilibre de la balance des paiements. Elles seraient complétées par des dispositions fiscales.
  • n’assistons-nous pas à la dissociation entre les intérêts propres du capitalisme américain et le bien commun de la nation ?
    L’économie est au fondement de l’expansion du modèle américain. Celui-ci, dans la sphère occidentale et au-delà, a attiré et imprégné les esprits par différentes références, influant même sur la langue. Le mouvement de « mondialisation » qui s’inscrit dans cette voie, voulu et initié par une élite dirigeante américaine associant à ses vues celle d’autres pays, principalement en Europe, vise à asseoir, au travers du modèle, liant libéralisme économique et démocratie, une hégémonie assurant la prospérité des Etats-Unis. Mais cette primauté de l’économie, dans son acception la plus libérale et la plus individualiste, a son revers. Les entreprises américaines peuvent croître et s’enrichir hors des frontières nationales et les Américains s’appauvrirent. Le modèle, dans la perspective « d’une société mondiale », illusoire, pourrait demeurer mais sa base territoriale, vaciller. Alors, toutes choses étant égales par ailleurs, comme à l’hellénisme des cités grecques, puissantes et florissantes, succéda un temps hellénistique (5)où seule se maintint l’empreinte de leur civilisation, ne pourrions-nous pas assister a la persistance de l’influence économique et culturelle de l’Amérique cependant que s’éroderait sa puissance politique ?

Michel Leblay

Notes :

(1) En réalité, selon le livre de l’Exode, dix plaies furent infligées à l’Egypte afin de convaincre le pharaon de laisser partir le peuple d’Israël. Cependant, il n’est pas rare qu’il soit fait mention des « sept plaies d’Egypte », les sept premières plaies étant décrites dans une division (« parasha ») du livre de l’Exode, les trois dernières dans la division suivante.
(2) Le « Glass-Steagall Act » ou « Banking Act » voté en 1933 » sous la présidence de Roosevelt rendait, notamment, incompatible les activités de banque de dépôts et de banque d’investissement.
(3) Selon James Bradford DeLong, le secteur de la finance et de l’assurance représenterait, aujourd’hui, 8,4% du PIB contre 2,8% en 1950, 3,8% en 1960 et 6% en 1990.
(4) Voir : http://economicsofcontempt.blogspot.fr/2009/03/is-financial-sector-too-big.html
(5) Ruinées par la guerre du Péloponnèse, au Vème siècle avant JC, les cités grecques ont été soumises par Philippe de Macédoine. L’époque « hellénistique » est la période courant du IVème siècle au Ier siècle avant JC, des conquêtes d’Alexandre le Grand jusqu’à l’achèvement de la domination romaine sur le bassin méditerranéen.

POLITIQUE INTERNATIONALE N° 134 – HIVER 2012
LES SEPT PLAIES DE L’AMERIQUE D’OBAMA
Article de Jean-Michel Quatrepoint, journaliste

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia – 26/06/2011. [/box]

Image : les sept plaies de la « Job machine » américaine. Depuis la crise de 2008, les Etats-Unis découvrent le chômage de masse. 14 millions de personnes sont sans travail, plus de 46 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Le redémarrage du marché de l’emploi sera au cœur de la campagne présidentielle de 2012.

Opération psychologique contre la Syrie : Quand le « shopping » de Mme Assad devient un « crime contre l’humanité »

Opération psychologique contre la Syrie : Quand le « shopping » de Mme Assad devient un « crime contre l'humanité »

[box class=”info”] Bobard, fausse nouvelle, canard, ragot, boniment, canular… tout est bon pour alimenter une guerre psychologique contre son adversaire et le dénigrer, en accompagnement de la guerre des armes. La presse a fait récemment état des mesures de rétorsion prises contre la Syrie. Ayant épuisé toutes les ressources de la guerre économique, les élites européennes s’en sont prises à l’épouse du président de la Syrie en gelant ses avoirs en Europe. Le journaliste irlandais, Finian Cunningham, correspondant du Centre de recherche sur la Mondialisation au Moyen-Orient traite ici avec humour un aspect très particulier de cette guerre psychologique menée en Syrie. On appréciera l’attitude toute digne de notre ministre des Affaires étrangères et de son homologue britannique.

Polémia [/box]

Les membres de l’Organisation de coopération de Shanghai, incluant la Russie, la Chine et l’Iran, Etat observateur, imposeront à Michelle Obama, femme du président Obama et icône de la mode, des restrictions en matière de déplacements.

Le budget annuel dans les six chiffres de Mme Obama alloué aux vêtements et accessoires de designer est perçu comme un affront à la moralité, au moment où son mari supervise des guerres d’agression à l’étranger, des meurtres de masse dans plusieurs territoires à l’aide de drones et qu’il ordonne l’assassinat d’individus tels que des scientifiques iraniens spécialisés dans le nucléaire.

Également victimes de la mode, les femmes des premiers ministres britannique et français, David Cameron et Nicolas Sarkozy, seraient elles aussi touchées par des sanctions dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Asie centrale en raison de l’appui donné par ces chefs d’État à la campagne de bombardement illégale et meurtrière menée par les États-Unis et l’OTAN en Libye.

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Le lecteur aura sans doute réalisé que le « reportage » ci-dessus est une parodie.

Cependant, en réalité l’Union européenne applique de telles mesures sans précédent à la femme du président syrien Bachar Al-Assad.

« L’UE flanque des sanctions à la femme d’Assad », pouvait-on lire à la une de plusieurs journaux après que le ministre européen des affaires étrangères eut interdit à Asma Assad, née en Grande-Bretagne, de voyager dans les États de l’Union. Il a par ailleurs ordonné le gel de ses avoirs personnels.

Le portrait sensationnel de la première dame syrienne de 36 ans, décrite comme, chic, glamour, voire sexy, avait pour but de présenter Mme Assad comme une ravissante idiote, insensible à la misère et à la violence incessante dans son pays.

Le Washington Post l’a surnommée la Marie-Antoinette de Syrie, affirmant qu’« alors que le bain de sang se poursuit, elle fait du shopping pour s’acheter des souliers de cristal ».

Les médias dominants ont employé les termes diffamatoires comme s’ils étaient d’ordre factuel. Or, il s’avère que le battage médiatique à propos de Mme Assad est basé sur de « précieux » courriels obtenus par le journal britannique The Guardian, révélant une prétendue correspondance privée de la famille Assad. Même le Guardian émet un avis de non-responsabilité quant à la véracité des courriels, transmis selon eux par les « opposants syriens ». Il y a de fortes chances que ces messages soient faux et aient été forgés par des groupes de services de renseignement, experts, à l’instar du MI6, dans la science occulte de la calomnie.

Le fait que des affaires aussi personnelles et banales que les présumées habitudes de shopping en ligne d’une femme deviennent un sujet ministériel de politique étrangère nourrit davantage les suspicions.

Née en Grande-Bretagne, Mme Assad aurait dilapidé plus de 40,000 euros sur des articles ménagers et de mode. A la suite des sanctions de l’UE, entrées en vigueur au cours de la fin de semaine, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a déclaré : « C’est un signe de détermination de l’Union européenne dans son ensemble, afin d’accentuer la pression, la mainmise économique et diplomatique sur ce régime. »

Entre-temps, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a commenté : « Nous avions un certain nombre d’indications – je suis certain que cela ne vous a pas échappé – de la façon dont Mme Assad utilise son argent. C’est sans doute ce qui nous a poussés à durcir les sanctions. » Les inquiétudes de M. Juppé quant à la probité financière sont particulièrement significatives, puisqu’en 2004 il a été condamné par un tribunal français à 18 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir « abusé des fonds publics ».

Lorsqu’un quotidien met l’accent sur un dossier louche de courriels, régurgité ensuite par tous et chacun dans les médias mainstream, incluant ceux dits de qualité, et que ce dossier suspect constitue le fondement de sanctions ministérielles de l’UE, alors il dégage l’odeur typique d’une opération psychologique (« psyops »).

Cela est d’autant plus perceptible si l’on considère que les gouvernements occidentaux et leurs médias serviles ont, pendant près d’un an, grossièrement déformé la réalité des violences et du conflit en Syrie, dans le but de déstabiliser l’alliance entre Damas et Téhéran. Le président Bachar Al-Assad a été continuellement accusé de « massacrer » son propre peuple. Pourtant, les preuves qui s’accumulent indiquent que les actions des forces de son gouvernement visent davantage à protéger la population civile de groupes terroristes armés et dirigés par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël, la Turquie et les monarchies du Golfe affiliées à Al-Qaïda.

La campagne de diabolisation du gouvernement syrien atteint désormais des sommets plutôt risibles, présentant Mme Assad comme une « insensible accro du shopping » qui doit être bannie des grandes rues de toutes les civilisations décentes et respectueuses des lois.

L’ironie de l’affaire est que ce geste dérisoire et cynique de l’Union européenne devrait en réalité s’appliquer à des criminels de guerre avérés. Il existe suffisamment de preuves pour condamner d’anciens et actuels leaders étasuniens et européens pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité relativement aux agressions militaires en Afghanistan, en Irak, en Libye et visant dorénavant l’Iran.

Des sanctions contre Michelle Obama, Samantha Cameron et Carla Bruni, basées sur des actes illégaux et criminels, ont beaucoup plus de sens.

Finian Cunningham
29/03/2012

[box class=”info”] Source : Mondialisation.ca [/box]


Article original en anglais : WESTERN PSY-OPS AGAINST SYRIA: When Mrs Assad’s « Shopping » Becomes a « Crime Against Humanity »
Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Photo : Le président syrien Bachar al-Assad accompagné de sa femme Asma, arrivant à Orly avant d’être reçu par le président français Nicolas Sarkozy le 12 juillet 2008. Crédit image : Ammar Abd Rabbo via Flickr, licence CC.

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

Bruits de bottes au Moyen‑Orient : Israël multiplie les menaces contre l’Iran

05/03/12 – 16h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
C’est aujourd’hui que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, doit rencontrer le président des Etats‑Unis Barack Obama. La question iranienne devrait tenir une place particulièrement importante dans l’ordre du jour de cette réunion.

De fait, la menace d’une attaque préventive d’Israël contre l’Iran est plus que jamais d’actualité.

Quels sont les risques qui pèsent réellement contre l’Etat hébreux ?

Ils sont assez difficiles à évaluer. Toutefois, Washington considère que Téhéran n’est pas encore en mesure de produire des armes nucléaires. Un constat qui n’est pas partagé par le gouvernement israélien qui pense pour sa part que « l’Iran continue à avancer rapidement et avec arrogance dans son programme nucléaire ».

Que peut‑on penser de l’engagement des Etats‑Unis au côté d’Israël ?

Alors qu’il bat la campagne pour récolter des fonds pour la prochaine élection présidentielle, Barack Obama n’a pas hésité à qualifier jeudi de « sacro‑saint » le soutien de son pays à Israël. Rappelons que depuis 2008 toutes les tentatives du président américain pour pacifier le Moyen‑Orient se sont soldées par des échecs retentissants.

Y a‑t‑il des liens entre ces tensions grandissantes et les autres conflits en cours au Moyen‑Orient ?

La Syrie théâtre d’une guerre civile sanglante en ce moment même est effectivement l’un des principaux alliés de l’Iran. L’incapacité des diplomates en poste à l’Organisation des Nations Unies pour trouver une issue à ce conflit pose question. Les alliés d’Israël, au premier rang desquels figurent les Etats‑Unis, pourraient avoir intérêt à laisser la situation pourrir, faute de mieux, pour mieux isoler l’Iran.

Aujourd’hui, les risques d’embrasement sont bien réels, avec toutes les conséquences possibles.

Photo : Barack Obama et Netanyahu à la Maison Blanche en 2009. Crédit photo : Executive Office of the President, domaine public.

Obama a des idées sur la Grèce !

Obama a des idées sur la Grèce !

[box] Les Américains ont la mémoire courte. Très courte. Mais beaucoup de culot. Alors que leur dette est abyssale, que leur déficit commercial ne cesse de s’accentuer, que leur déficit public et le poids de leur dette sont nettement supérieurs à ceux de l’Europe, Barack Obama a « exigé » des Européens qu’ils prennent rapidement des mesures quant à la crise grecque. Quand l’hôpital se moque de la charité…[/box]

Lundi 18 avril 2011 – L’agence de notation Standard & Poor’s abaisse de « stable » à « negative » la perspective de la dette à long terme des Etats-Unis – tout en maintenant sa note AAA –, en raison des déficits budgétaires très importants, du niveau de l’endettement du pays et de l’absence claire de politique pour y remédier.

Lundi 16 mai 2011 – La dette de l’Etat fédéral atteint 14.294 milliards de dollars. Depuis, le trou s’élargit de 2,5 millions de dollars chaque minute, soit près de 4 milliards supplémentaires chaque jour ; actuellement les Etats-Unis empruntent 40 cents pour chaque dollar dépensé.

Une estimation du département du Trésor fixe la dette publique à 15.480 milliards de dollars au 1er octobre 2011 – soit 99,5% du PIB. Notons qu’elle s’établissait à 11.876 milliards de dollars en 2009. Pour pouvoir tenir jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2012, l’administration Obama sera contrainte d’emprunter 1.500 milliards de dollars supplémentaires. Il est bon de savoir que cette dette s’est creusée ces trois dernières années sous l’effet combiné des réductions d’impôts adoptées sous la présidence Bush et des nouvelles dépenses entraînées par la crise. Les revenus de l’Etat fédéral, jusqu’à 21% du PIB à la fin des années 1990, ne représentent plus que 14% du PIB.

Goldman Sachs, New-York. La banque la plus puissante du monde.

Mardi 4 octobre 2011 – Le bureau du budget du Congrès (CBO) annonce que le déficit du budget fédéral américain s’est élevé à 1.300 milliards de dollars au cours de l’exercice fiscal 2010 – 2011 (30 septembre 2010 – 1er octobre 2011) ; soit 8,6% du PIB.

Il est important de souligner que ces chiffres concernent exclusivement les comptes de l’Etat fédéral. Un périmètre beaucoup plus limité que celui en vigueur dans l’Union européenne où les critères de Maastricht imposent de prendre en compte pour le calcul du déficit public et de la dette publique non seulement l’Etat, mais encore les collectivités territoriales, les administrations de sécurité sociale et les organismes divers d’administration centrale (ODAC) comme le CNRS, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Pôle Emploi, Météo France etc. Si les Etats-Unis utilisaient le même périmètre, leur déficit public se serait élevé à 9,6% en 2011, selon le FMI.

Du côté du déficit commercial, la situation n’est guère plus brillante : de 374,9 milliards de dollars en 2009 on passe à 497,82 milliards en 2010.

La confiance des milieux financiers ne semble pas au rendez-vous. Au 30 juin 2011 a pris fin le plan Ben Bernanke – « quantitative easing 2 » – qui consistait, pourla FED, à se donner les moyens de racheter 600 milliards d’emprunts d’Etat. On aura observé que, de novembre 2010 à juin 2011,la FED a épongé 70% à 80% du papier émis par l’Etat fédéral pour couvrir ses déficits.

Mais il n’y a pas que la machine fédérale à donner des signes de faiblesse. Quarante-six Etats américains sur cinquante ont été confrontés à une situation déficitaire en 2010, le total des besoins de financement s’élevant à 125 milliards de dollars ; la situation devrait empirer en 2011 et porter la somme des déficits à 140 milliards. Si bien que certains représentants américains songent à faire voter une loi autorisant les Etats à se déclarer en faillite…

Obama .Quand l'icône du système mondial donne des leçons à l'Europe

Jeudi 6 octobre 2011 – Lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, Barack Obama donne des ordres aux Européens : ceux-ci « doivent agir vite » face au risque de contagion de la crise grecque. « Il y a un sommet du G20 qui arrive en novembre », rappelle-t-il. « J’espère vraiment que d’ici au Sommet [les Européens] auront un plan d’action très clair et concret qui sera à la hauteur. »

Il serait facile de rétorquer à M. Obama que les comptes truqués de la Grèce l’ont été grâce aux bons offices d’une banque américaine – opération destinée à permettre à ce pays de remplir les conditions exigées pour rentrer dans la zone euro. C’est en effet une banquière de Goldman Sachs, Antigone Loudiadis, qui a monté des instruments financiers (« swaps de devises ») permettant au gouvernement grec de dissimuler sa mauvaise santé financière à ses partenaires européens.

Encore plus fort : en même temps que Goldman Sachs conseillait la Grèce, la banque en question conseillait à ses clients, principalement des fonds spéculatifs, de parier sur la défaillance prochaine d’Athènes. Montant des commissions recueillies par la banque la plus puissante du monde pour « ses bons conseils » : 300 millions d’euros versés par les Grecs.

Pour ces multiples raisons, rien n’autorise les Américains à prétendre donner des leçons aux Européens. Une comparaison reposant sur quatre chiffes clôt même le débat en leur défaveur. D’abord le déficit public : 4,4% du PIB pour la zone euro en 2011, et 10,8% pour les Etats-Unis. Ensuite la dette publique : 87,3% pour la zone euro et 99,5% pour les Etats-Unis. Ce sont quatre chiffres que Jean-Claude Trichet aimait à répéter ces derniers mois. En effet, en juillet, on s’attendait à un déficit fédéral Outre-Atlantique de 1.600 milliards, soit 11% du PIB. Avec un déficit de 1.300 milliards de dollars annoncé le 8 octobre, il est « seulement » de 8,6%…

On voit donc que les Américains ont encore beaucoup d’efforts à consentir pour se hisser au niveau des Européens dans le domaine des finances publiques. Fort de son statut d’icône du système mondial, Monsieur Obama se croit autorisé à donner des leçons à l’Europe. Il serait peut-être mieux avisé de s’occuper d’abord des affaires de son propre pays. Qui en a bien besoin.

Crédit photos. Dollar,symbol,money,shadow,3d,render, crédit Svilen.milev sous licence Creative Commons. Obama, Pete Souza sous licence CC. GoldmanSachsTower(Jersey City), Uris sous licence CC.

[Kiosque étranger] Etats-Unis : les nouveaux racistes

[Kiosque étranger] Etats-Unis : les nouveaux racistes

13/10/2011 – 15h30
PARIS (Novopress) –
L’universitaire américain Walter E. William est l’une des rares voix conservatrices de la communauté noire de son pays. Dans un article du magazine en ligne Townhall, il dénonce la vague croissante de violences racistes commises par des Noirs à l’encontre de Blancs et d’Asiatiques, dans l’indifférence générale des médias et de l’administration du président Obama.