Novak Djokovic se dit prêt à renoncer à Roland-Garros et Wimbledon plutôt que de recevoir le vaccin anti-Covid

Jeux interdits – Novak Djokovic, symbole de la résistance !

Novak Djokovic

Traité en paria, Novak Djokovic ne lâche pas ! Opposé à l’obligation vaccinale réclamée par l’Australie, le meilleur tennisman du monde a été bloqué à son arrivée à l’aéroport de Melbourne. Une crise diplomatique est déclenchée, la Serbie n’appréciant guerre ce traitement inique.

On savait l’Australie hystérique sur la question du Covid, la voilà qui donne un nouvel exemple de ses dérives totalitaires. A quelques jours du début du tournoi de tennis du Grand Chelem organisé sur son sol, le gouvernement australien met des bâtons dans les roues à celui qui est pourtant le recordman de victoires. Novak Djokovic a remporté cet Open d’Australie à neuf reprises, mais il n’y a plus de sentiment depuis bientôt deux ans et la prolifération du virus chinois. Après avoir confiné son peuple plus que n’importe quel autre pays au monde et ouvert des camps de quarantaine pour les personnes positives au virus, l’Australie a décrété l’obligation vaccinale pour ceux qui souhaitent franchir ses frontières.

Novak Djokovic, qui, comme nous l’indiquions dans notre chronique sportive du 7 décembre dernier, laissait planer le doute sur son statut vaccinal, avait en fait demandé une dérogation. Celle-ci avait été validée à condition qu’il présente un test négatif, ce qu’il a fait à son arrivée le 5 janvier, mais le pouvoir fédéral a décidé de frapper fort et de le bloquer à l’aéroport.

Ce fut le début des ennuis pour le champion, isolé « dans des conditions de merde dans un hôtel avec des réfugiés ou des migrants », comme l’a souligné son compatriote Viktor Troicki, capitaine de l’équipe serbe de Coupe Davis.

On ne peut plus populaire dans son pays, Novak Djokovic a immédiatement reçu un soutien extraordinaire, y compris du président serbe, Aleksandar Vucic, qui déplore « une chasse politique », l’assurant du soutien de son peuple et notant en plus que plusieurs joueurs avaient eu l’autorisation d’entrer dans le pays avec un statut pourtant identique à celui du no 1 mondial.

Le père du tennisman s’est lui longuement exprimé, clamant que si son fils était en captivité, « il n’a jamais été aussi libre », car « il est devenu le symbole et le leader du monde libre », le comparant au passage à Spartacus.

Jeudi, le tennisman a déposé un recours en justice contre son expulsion. Il s’est aussi exprimé par l’intermédiaire de son frère, en bon chrétien : « Dieu voit tout. La morale et l’éthique, les plus grands idéaux, sont des étoiles qui brillent vers l’ascension spirituelle. Ma grâce est spirituelle et la leur est richesse matérielle. »

Ce n’est pas la première fois que Novak Djokovic prend le contre-pied de l’idéologie dominante et assume ses positions. En 2008, il avait qualifié l’indépendance du Kosovo comme l’un des pires moments de l’histoire de la Serbie et ne cesse depuis de venir en aide aux Serbes des enclaves de Kosovo-Métochie.

La situation actuelle fait naturellement réagir dans le monde entier. En France, citons les propos improbables du député communiste Fabien Roussel, déclarant qu’il était normal que le Serbe ne puisse rester en Australie s’il n’en respectait pas les règles. Il faudra s’en souvenir la prochaine fois que lui et ses amis nostalgiques de Mao et des autres dictateurs rouges prendront la défense de criminels africains, maghrébins ou moyen-orientaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2022