Pas d’argent musulman pour Notre-Dame : et si l’imam Khattabi avait raison ?

dons Notre-Dame

On le sait depuis Vespasien : l’argent n’a pas d’odeur. Pour certains, pour certains États, à certaines époques. Mais, en ces temps où la finance islamique, comme le marché halal, est en plein boom, où les questions de fraude et de blanchiment sont, paraît-il, prises à bras-le corps par les maîtres qui nous dirigent, force est de constater le contraire.

Et le gigantesque « Notre-Damethon » qui dépasse, à présent, le milliard a révélé plusieurs odeurs : les millions de nos milliardaires, les millions de nos collectivités – État, régions, ville de Paris – qui, avant la catastrophe, n’avaient pas un euro à jeter dans le tronc, et les millions des milliers de bienfaiteurs anonymes. Et là, difficile de détecter les odeurs. Tout a été fait pour que ça ne sente pas trop la sacristie : Notre-Dame n’était plus une cathédrale, selon M. Castaner, le CFCM (Conseil français du culte musulman) a appelé les musulmans à « participer à l’effort financier pour la reconstruction de ce chef-d’œuvre architectural qui fait la gloire de notre pays ». Déclaration qui a, au passage, une autre tenue que celles d’Anne Hidalgo ou de Castaner. Et, donc, des millions de Français, chrétiens ou pas, croyants ou pas, émus, ont donné. Odeurs mélangées, neutres. Même si on aimerait avoir un peu de traçabilité sur l’origine des dons. Comme ça, pour savoir.

Traçabilité ? Rapportée par le JT de France 2, vendredi dernier, certains ont lancé une chouette idée : puisqu’un milliard, c’est beaucoup trop pour la reconstruction de Notre-Dame, pourquoi ces dons ne serviraient-ils pas à la restauration d’autres lieux de culte, d’autres religions ? Ben oui, après tout. Donateurs, vous vous débrouillerez avec le général Georgelin, grand commandeur de la grosse cagnotte, pour la traçabilité de votre chèque – ou de votre paiement sans contact. Mais l’idée est vraiment sympa. Comment Castaner et Anne Hidalgo n’y ont-ils pas pensé avant !

Dans ce bel unanimisme, une voix discordante s’est élevée, qui en représentait certainement d’autres, celle de l’imam Khattabi, de la mosquée Aïcha de Montpellier :

« Former des savants, construire des mosquées, tout ça, c’est le devoir communautaire. […] Donc il est du devoir d’un groupe de répondre aux besoins de l’ensemble. […] On appelle cela le devoir communautaire. Donc, moi, musulman, il me revient, dans le devoir communautaire, les mosquées. Le chrétien, il lui revient comme devoir communautaire de construire l’église. Et si l’église brûle, de [la] renouveler. Il est du devoir de tout chrétien de le faire. Pourquoi ? Parce que c’est le symbole de leur religion et non le symbole des musulmans. C’est la même chose pour un juif avec la synagogue. »

Jusque-là, le raisonnement se tient, non ? Et il a aussi le mérite d’inviter les chrétiens, au sens le plus large, à un petit examen de conscience sur leur propre responsabilité, leur rapport à leurs églises, à leur foi (pour ceux qui l’ont encore) et à leur culture. Mais aussi à leur responsabilité de citoyens dans la France de 2019 où la loi de 1905 imposait à l’État, propriétaire de notre-Dame, de l’entretenir, de la sécuriser et de trouver les financements pour.

N’aurions-nous pas dû être plus vigilants depuis les années Lang, sur le budget misérable alloué au patrimoine par l’État ?

Traçabilité, encore, mais de nos impôts. Sur les choix de nos gouvernants, de tous nos élus, dont beaucoup n’ont aucun scrupule, par ailleurs, à s’asseoir une seconde fois sur ladite loi de 1905 pour financer, de façon indirecte, la construction de mosquées… On comprend, d’ailleurs, pourquoi notre Président n’avait que cette loi à la bouche, jeudi soir, histoire peut-être de faire oublier tous ces contournements.

Bien sûr, cet imam a servi d’idiot utile à certains, comme Éric Ciotti, pour montrer leur « fermeté ». La fermeté d’un tweet… Une fermeté d’autant plus ferme qu’ils ne sont pas au pouvoir et qu’ils n’ont rien fait pour éviter, quand ils y étaient, et la misère de Notre-Dame et la présence de cet islam qui, avec ses raisons et sa cohérence, n’est pas « Notre-Dame » et a le mérite de nous renvoyer à ce que nous sommes peut-être encore, un peu, et à nos responsabilités.

Dominique Monthus

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Incendie de Notre-Dame : nouveaux éléments, nouvelles polémiques en perspective

La cathédrale Notre-Dame de Paris victime d’un terrible incendie

24/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le dramatique incendie qui a ravagé la toiture de la cathédrale de Paris et fragilisé une part importante de l’édifice n’a pas fini de faire parler de lui. Les premiers éléments de l’enquête commencent à fuiter. Ils révèlent d’importantes failles de sécurité et une série d’erreurs humaines qui ont retardé l’intervention des pompiers, prévenus seulement 35 minutes après le retentissement de la première alarme. Par ailleurs, la Brigade criminelle écarte désormais les deux pistes qu’elle privilégiait jusqu’ici : celle du point chaud ainsi que celle du court-circuit lié aux ascenseurs menant en haut des échafaudages ou aux boîtiers électriques nécessaires aux travaux. Il n’y avait pas de point chaud sur le chantier, hormis les cigarettes des ouvriers. Les ascenseurs se trouvent trop loin de la flèche d’où est parti le feu.

Quelle serait donc la nouvelle piste privilégiée par les enquêteurs ?

Selon Le Canard Enchaîné, la flèche dont la charpente était en pin, bois très inflammable, abritait trois cloches, remises en service en 2012, au moment de la rénovation des grandes cloches des beffrois. L’origine du feu serait imputable à ces cloches électrifiées, qui n’étaient pas supposées être là et dont les câbles courraient dans les combles. Avec le chantier en cours, la probabilité que les ouvriers aient pu les endommager est bien réelle, provocant un court-circuit fatal. Les enquêteurs devront déterminer qui de l’architecte de la cathédrale, du clergé ou de l’Etat est responsable.

Si l’origine du feu déchaîne les passions entre les tenants de différentes thèses, le montant des dons pour la restauration de la cathédrale ne laisse pas indifférent.

Pour l’Observatoire du patrimoine religieux, cet élan de générosité ne doit pas faire oublier les 500 édifices religieux menacés et les plus de 5.000 sites mal entretenus. Selon La Fondation du ­patrimoine, « Il existe de nombreuses petites Notre-Dame à sauver à travers la France. ». Même les 87 cathédrales propriétés de l’Etat ne sont pas toutes bien conservées. David Nicolas, le référent patrimoine de l’Association des maires de France regrette que « Les restrictions budgétaires nous obligent à faire des choix. Nous préférons donc ­investir dans les écoles, les équipements sportifs ou les voiries. » L’Etat consacre 40 millions d’euros par an aux cathédrales. C’est insuffisant, de même que les moyens consentis par les communes, notamment à Paris.

Lilian Thuram s’indigne qu’on pleure plus sur Notre-Dame que sur les morts en Méditerranée

Lilian Thuram

Lilian Thuram est plus convaincant quand il joue au ballon rond que quand il joue au moraliste. Selon L’Équipe, à l’issue de rencontres avec des collégiens et lycéens corses, il s’est étonné devant la presse que « des hiérarchies s’installent dans l’émotion ». S’il trouve normal que l’incendie de Notre-Dame de Paris ait suscité une vague immense de solidarité, il regrette que, lorsque « des gens […] meurent en voulant traverser la Méditerranée », le monde ne soit pas aussi ému.

On ne savait pas que l’émotion pouvait aussi être un objet de compétition. Encore que le rapprochement entre ces deux événements ne soit pas évident. D’un côté, une cathédrale presque millénaire, ravagée par un incendie, un symbole de la religion chrétienne, une partie de l’Histoire de France ; de l’autre, des migrants fuyant la guerre ou en quête d’une vie meilleure. Faut-il peser au gramme près l’émotion que méritent ces deux tragédies ? L’une est comme un signe du destin ou un avertissement de Dieu, l’autre est le résultat de la politique internationale des pays occidentaux et de la cupidité des passeurs.

D’aucuns diront que, pour donner des leçons, il faut soi-même donner l’exemple. Le grand combat de Thuram, c’est aujourd’hui le combat contre le racisme, sous toutes ses formes. Depuis plusieurs années – avec le soutien du ministère de l’Éducation nationale –, il appelle les élèves à s’interroger sur les « injustices » et les « hiérarchies » construites entre les sexes, les couleurs de peau ou les religions. Mais lui-même semble faire des distinctions.

Il aime inviter son public à « sortir de [ses] prisons identitaires », répéter qu’« on ne naît pas raciste, on le devient ». Oubliant que l’antiracisme peut se métamorphoser dans son contraire. S’il est prompt à dénoncer le racisme, le sexisme ou l’homophobie, sa dénonciation est à sens unique. Ainsi, quand il déclare, comme l’an dernier, sur LCI, qu’« on parle des personnes qui sont discriminées mais on oublie de dire que par voie de conséquence certains sont avantagés, et qu’ils ont tout intérêt à faire en sorte que cela ne change jamais », il présente une vision binaire de la société, divisée en exploitants et exploités, qui n’est pas sans rappeler la vision marxiste.

En 2010, il avait signé un « manifeste pour une République multiculturelle et postraciale ». Avec Rokhaya Diallo, déjà ! Tout un programme, qu’Éric Zemmour nommait, à l’époque, « Vers une France multiraciale, mais post-culturelle ». Le grand fautif, vous l’avez compris, c’est l’homme blanc, ce colonialiste, cet esclavagiste, ce coupable de tous les maux ! Il faut réparer cela, donner mauvaise conscience à l’homme occidental. D’où la nécessité de la repentance, de la discrimination positive, de tous ces lieux communs à la mode qui ont perverti les esprits.

On aimerait que Lilian Thuram combattît avec autant de détermination le racisme anti-blanc, antichrétien ou antijuif. Puisqu’il intervient dans des établissements scolaires, le ministre devrait vérifier ses compétences. N’est-il pas urgent qu’il complète sa culture ? Qu’il sache, notamment, que les Arabes ont pratiqué la colonisation et l’esclavage, bien avant les Occidentaux. Et que des États africains reconnaissent les progrès que la colonisation leur a permis d’accomplir. Ce n’est pas avec du parti pris et de l’inculture qu’on corrige des préjugés.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Avec Notre-Dame, reconstruire la France, par Ivan Rioufol

Notre-Dame

Marie saura-t-elle rassembler les Français divisés ? Ce serait là un miracle pour l’Église éreintée et pour la nation déchristianisée. Néanmoins, force est de constater la sidération collective née de l’incendie de Notre-Dame de Paris, dédiée à la Vierge. Dès les premières flammes, la vie politique s’est effacée derrière la puissance intacte d’une mémoire millénaire. Le feu a jailli, lundi à 18 h 50, d’une partie de la charpente en chêne posée il y a huit cent cinquante ans. L’enfer a ravagé la toiture de la cathédrale, symbole de la chrétienté en Europe depuis le XIIe siècle. Emmanuel Macron, qui devait distiller à 20 heures ses premières mesures après le grand débat, a judicieusement choisi de différer ses annonces. Les partis ont également suspendu leurs joutes en perspective des élections européennes. La soudaine vulnérabilité de Notre-Dame, gravement défigurée en une poignée d’heures, est venue rappeler, comme un châtiment, la fragilité d’une nation quand elle devient oublieuse de son passé et de sa culture. Dans la soirée, le président a appelé, “tous ensemble”, à rebâtir l’édifice. Pour une fois, Macron a su être enthousiasmant.

Il faut parfois des tragédies pour sortir les peuples décadents de leur frivolité amnésique. Le temps dira si la douleur causée par la blessure d’un chef-d’œuvre, sorti des mains de générations d’anonymes inspirés par la quête du beau et du bien, saura se transformer en une renaissance. C’est pour avoir orgueilleusement négligé la mémoire et la lente expérience, au profit de la jouissance immédiate, que la modernité a renoncé à s’identifier à un idéal partagé. Le cheap, le toc, le bagou accompagnent son sillage. Rien n’est donc plus disruptif – ce mot macronien – que de tenter d’être à nouveau à la hauteur des humbles bâtisseurs du Moyen Âge. Lundi, une souscription nationale a été lancée pour faire renaître Notre-Dame de ses cendres. Beaucoup des plus grandes fortunes de France ont rapidement offert près d’un milliard d’euros. De nombreuses autres familles les suivront, sachant où ira leur argent.

L’occasion est donnée aux Français, éduqués dans l’illusion créative de la table rase et de l’homme nouveau, de retrouver le goût de la conservation, de la transmission, du respect des racines.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 avril 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Incendie de Notre-Dame : les islamistes applaudissent, les gauchistes en rient, les anarchistes encouragent

Incendie Notre Dame

En reprenant l’histoire de Notre-Dame, on réalise à quel point ce vaisseau de pierre, chéri par les Français et même bien au-delà, considéré comme un élément essentiel du patrimoine universel, a aussi suscité à toutes les époques, mais spécialement à l’époque moderne, la haine destructrice d’une petite minorité.

Il n’est donc pas surprenant que des voix s’élèvent aussi – surtout sur internet – pour se réjouir de l’incendie. La plupart de ces tweets, la plupart de ces messages de haine, proviennent d’extrémistes musulmans, qui applaudissent cette « punition d’Allah ». Messages d’autant plus grotesques que si Notre-Dame de Paris est un symbole d’abord religieux pour les chrétiens – les catholiques en premier chef –, elle est sans doute surtout un marqueur de l’identité parisienne et française, pour beaucoup de nos concitoyens, au même titre que la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe. Et elle est, pour le monde entier, un élément du patrimoine universel, comme les pyramides d’Egypte, par exemple, qui, pour le coup, sont les témoignages d’un culte mort. Aussi la joie de certains fidèles d’Allah est-elle totalement incompréhensible aux yeux du plus grand nombre.

Quelques exemples de messages ? « C’est le plus beau jour de ma vie. Je suis très très content » (Samir Bouafia) ; « dommage y avait pas de juifs à l’intérieur. On aurait pu faire un bon coup » (Majunali75) etc. Une déferlante ? En tout cas, plusieurs centaines de messages de ce genre ont envahi la toile. Et il continue à en tomber.

« Délire de petits blancs »

Mais plus grave encore, si l’on peut dire : des dirigeants de l’Unef, le syndicat étudiant de gauche, subventionné, marchepied des carrières politiques au PS ou à la France insoumise, ont envoyé des messages qui laissent sans voix, par leur stupidité, leur méchanceté, leur haine de la France et leur racisme : « Je m’en fiche de Notre-Dame de Paris comme je me fiche de l’histoire de France. Jsp quoi, allez-y mentionnez-moi jusque les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois. Wallah vs aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement. C’est votre délire de petits blancs » (Hafsa Askar). La direction de l’Unef a apporté son soutien (un peu gêné, tout de même) à ces dérapages immondes. L’avocat William Goldnadel annonce pour sa part qu’il va porter plainte. Il y a donc les islamistes qui se réjouissent, et les gauchistes qui se moquent du chagrin des défenseurs du patrimoine universel.

Mais voici la cohorte de ceux qui encouragent les incendies d’églises, les anarcho-communistes, les black blocs. Depuis quelques heures, un tee-shirt se vend comme des petits pains sur les sites anarchistes. Il porte le slogan suivant : « la seule église qui illumine est celle qui brûle ». Il s’agit d’une citation de l’un des pires tueurs anarchistes de la guerre d’Espagne, le dénommé Buenaventura Durruti. Le professeur de faculté Thierry Lodé, habitué de France Culture, admirateur de Durruti, et bien d’autres de ses congénères, ont contribué à propager ce genre d’ineptie, au nom de l’anarchie. Le problème étant qu’ils s’expriment en toute liberté dans nos établissements d’enseignement et sur les radios d’Etat, véritables gourous des black blocs et autres tueurs en puissance. Cet incendie, qui présente les apparences d’un accident, risque de susciter des vocations de pyromanes chez ces gens-là.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 17 avril 2019

L’effet Notre Dame, par Jean-Gilles Malliarakis

Notre Dame de Paris

L’inspirateur des erreurs communes nous murmure, qu’après un événement comme l’incendie de Notre Dame, rien ne redeviendra comme avant. Cette illusion d’optique réapparaît dans chaque circonstance analogue, durant les quelques jours de sidération et de chagrin. On chante Mémoire éternelle à la fin des liturgies et des offices des morts. Et, trop souvent, on s’empresse de n’y plus penser.

Qu’on se souvienne, pour ne citer qu’un seul exemple, des attentats islamo-terroristes de 2015, à la suite desquels le public parisien manifesta quelques jours son enthousiasme pour nos courageux policiers. On a même pu lire dans tel journal allemand très sérieux l’éloge de la grandeur de peuple français. Bientôt, tout est redevenu comme avant. Le jeu des gendarmes et des voleurs attire plus de monde dans la deuxième catégorie. Et les bons esprits médiatiques accordent toujours plus de crédit à la version des voyous, des gauchistes et des casseurs qu’à celle des forces de l’ordre.

Reste cependant, d’abord, certains souvenirs. Ils s’enfouissent au profond des mémoires. Mais ils n’en demeurent pas moins autant de marqueurs importants pour le futur. À la commémoration du bicentenaire de la révolution de 1789, a correspondu un courant d’intérêt renouvelé pour sa dimension historique. Un nombre non négligeable de nos compatriotes, en cette occasion, aura pu mesurer le caractère sanglant et funeste de cette séquence. N’a-t-elle pas été trop souvent saluée et enseignée comme la fondatrice indépassable de nos républiques, pourtant malencontreuses, successivement apparues en 1792, 1848, 1873, 1946 et 1958, maintes fois traversées par des révisions chaotiques.

Par le feu dramatique ayant embrasé ce 15 avril la grande église de nos rois, le grand public a pu soudain se souvenir qu’elle n’a été réhabilitée, reconstruite sous la direction de Viollet le Duc, chantée par un Victor Hugo, lui-même encore royaliste, qu’après 40 ans de déréliction, de profanation et d’abandon.

De nombreuses réactions publiques mériteraient d’être citées et, nous devons l’espérer, pourront bientôt se trouver rassemblées. Évoquons seulement ici celle d’un Fabrice Luchini[1] : “On pourrait presque penser à un signe…” et il ajoute “Charles Péguy et sa passion chrétienne nous ont plongés dans une communion dont je ne mesurais pas la puissance. Notre Dame de Paris, c’est un symbole d’Occident. Même si on n’est pas chrétien, même si nous ne sommes plus chrétiens : la France est chrétienne. C’est un fait. Moi-même je suis frappé en plein cœur. Hébété. Quelque chose de supérieur est venu perturber les calendriers.”

Dans les messages privés et commentaires reçus, le rédacteur de cette chronique trouve celui d’un de ses plus vieux amis. Réfléchissant à cette idée de “reconstruire”, titre de L’Insolent du 16 avril[2] juge le mot inapproprié. En effet, tout le monde s’en est vite rendu compte, l’édifice ne sera que difficilement “rebâti” à l’identique et l’on entend déjà certains vieux progressistes parler de quelque chose de plus moderne. En réalité on sait par exemple, qu’en dépit du merveilleux mouvement de petites municipalités retrouvant leurs vieux fûts de chênes centenaires, même les matériaux n’existent plus à disposition d’architectes et d’artisans qui n’arrivent guère à la cheville de ceux du Moyen Âge. Or, ce lieu que nous avons admiré en notre temps, ne correspondait qu’en partie à la cathédrale construite sur 107 ans entre le XIIe et le XIIIe siècle commencée sous Louis le Pieux pour être achevée sous saint Louis. Le vandalisme des jacobins, puis le style tant décrié des Restaurateurs étaient passés par là.

L’éternel retour deviendrait la plus désespérante des idées, Nietzsche sait le faire comprendre dans son écriture poétique, s’il ne s’agissait que d’une réapparition à l’identique.

“Reconstruire”, dans l’esprit du rédacteur, cela s’applique à la société française et à la civilisation européenne. En quelques heures, des sommes privées considérables ont été souscrites, que la cause du patrimoine, étouffée par la fiscalité, ne parvenait pas à réunir jusque-là. Ce simple rassemblement arithmétique des moyens matériels de notre pays montre qu’il existe une vie en dehors de l’étatisme.

La rumeur d’une intention présidentielle, qui pourrait se voir bientôt confirmée, d’une suppression salutaire de l’Ena, vient ici comme une cerise sur le gâteau. Sauf si l’idée devait sombrer dans quelque réforme aggravante, cette réponse à la crise des gilets jaunes pourrait nous donner, elle aussi, une raison d’espérer.

Retroussons donc nos manches en sachant que rien ne nous sera donné sans effort.

[1] Publiée par Le Figaro, Figarovox, le 16 avril.
[2] cf. L’Insolent du 16 avril 2019.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

La cathédrale Notre-Dame de Paris victime d’un terrible incendie à l’aube de la semaine pascale

La cathédrale Notre-Dame de Paris victime d’un terrible incendie

16/04/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Hier un peu avant 19 heures s’est déclaré un incendie à Notre-Dame de Paris. D’une ampleur incroyable, celui-ci a ravagé la majeure partie de la charpente et de la toiture, causant également l’effondrement de la flèche près d’une heure après le début de l’incendie. Si les dégâts sont colossaux, le commandant de la brigade des sapeurs pompiers de Paris a tout de même annoncé en fin de soirée après une diminution de l’intensité du feu que la structure de la cathédrale serait tout de même sauvée et préservée dans sa globalité. Par ailleurs la tunique de Saint-Louis et la couronne d’épine, reliques inestimables conservées dans la cathédrale, ont été préservées.

Les origines de ce drame ne sont pas encore connues

En effet, les premières déclarations sont contradictoires. Si certains médias ont tout d’abord évoqué deux foyers d’incendie, depuis l’Agence France Presse a dans son communiqué précisé que la piste accidentelle était privilégiée. Dans les faits qu’une cathédrale si emblématique prenne feu au premier jour des célébrations de la Semaine sainte, un mois après l’incendie criminel de Saint-Sulpice et deux mois après celui de la cathédrale Saint-Alain montre tout de même une fâcheuse suite d’événements récurrents.

Les réactions de soutien ont fusé du monde

En effet, outre bien évidemment les figures politiques majeures françaises, de nombreux chefs de gouvernements étrangers ont apporté publiquement leur soutien. Ils ont pour la plupart relevé la tragédie culturelle et la perte du patrimoine que cela représentait pour la France. L’aspect cultuel du lieu a finalement été assez mis de côté, à l’exception notable du président polonais qui a parlé « d’une tragédie pour les gens croyants, une catastrophe pour la culture et l’art mondiaux ».

Mais cet événement tragique pour les catholiques et le peuple français dans son ensemble n’a manifestement pas été vécu comme tel par tout le monde. Les réseaux sociaux ont ainsi vu éclore un florilège de réactions de joie venant notamment d’une partie de la jeunesse française musulmane. Si les neufs siècles d’histoire de Notre-Dame ne leur sont manifestement pas familiers, ce n’est heureusement pas le cas de tous les Français, qui ont afflué en nombre sur le site de la fondation du patrimoine collectant des dons pour sauver et réparer la cathédrale, au point de saturer celui-ci.

Incendie à Notre-Dame: les premières images de l’intérieur de la cathédrale

Incendie à Notre-Dame

16/04/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un incendie a donc ravagé la cathédrale de Notre-Dame ce lundi soir. Les premières images de l’intérieur, partiellement sauvé, sont terribles.

L’ensemble de la classe politique a fait part de son immense émotion devant ces images du feu dévorant Notre-Dame.

Le patron de LR Laurent Wauquiez a dit sa “désolation en voyant partir en fumée ce symbole de nos racines chrétiennes, de la littérature de Victor Hugo. C’est toute une part de notre Histoire, de nous-mêmes, qui brûle ce soir“.

Marine Le Pen a déploré des “dégâts (…) terrifiants. Tous les Français ce soir ressentent un chagrin infini et un vertigineux sentiment de perte“.

La présidente du Rassemblement national a également rendu hommage aux pompiers de Paris : “Il a fallu tout le courage des soldats du feu pour sauver la tunique de Saint-Louis et la couronne d’épines, et pour préserver la structure de #NotreDame. L’un d’eux est grièvement blessé. Toute la Nation est fière des #PompiersDeParis. MLP



L’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe

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05/12/2016 – EUROPE (NOVOpress) : Selon Europol, l’office européen de police, l’Etat islamique pourrait passer aux attentats à la voiture piégée en Europe, comme elle le fait en Irak et en Syrie. Selon un rapport actualisant l’état de la menace du terrorisme islamiste, il ne fait aucun doute que « d’autres attaques dans l’UE, tant par des acteurs isolés que par des groupes, sont susceptibles d’être tentées. Les estimations de certains services de renseignement indiquent que plusieurs dizaines de personnes envoyées par l’Etat islamique sont présentes en Europe avec la capacité de commettre des attaques terroristes ».

Europol alerte particulièrement sur les conséquences d’une défaite militaire de l’Etat islamique en Syrie et en Irak, qui va entraîner « un taux accru de retour des combattants étrangers et de leurs familles de la région vers l’UE ou vers d’autres zones de conflit » : « Les experts en matière de lutte contre le terrorisme s’attendent à ce que l’Etat islamique commence à planifier et à distribuer des attaques en provenance de Libye. »

« Les éléments de la diaspora syrienne de réfugiés, ajoute Europol, peuvent être vulnérables à la radicalisation une fois en Europe et peuvent être ciblés par des recruteurs extrémistes. […] Une certaine infiltration des camps de réfugiés et d’autres groupes de réfugiés/migrants est probable. »

L’office européen se montre particulièrement alarmiste sur les connections entre les terroristes et les criminels : « Les contacts entre terroristes et criminels de carrière sont généralement d’un caractère très pragmatique et opportuniste, et à des fins très spécifiques seulement. Cependant, l’incidence relative des cas où il y a des connexions semble avoir augmenté. »

Et de conclure que la menace terroriste en Europe ne se limite pas à l’Etat islamique :

« L’Etat islamique n’est pas la seule organisation terroriste ayant l’intention et la capacité de mener des attaques contre l’Occident ou d’inciter les individus et les groupes résidant dans les États membres de l’UE à le faire. Les groupes et les individus affiliés ou inspirés par Al-Qaïda et/ou Al-Nosra continuent de constituer une grave menace pour les États membres de l’UE et les intérêts occidentaux en général. »

Joyeux Noël !

Nouvelle relaxe pour les FEMEN

29/10/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce jeudi, la Cour d’appel de Paris a confirmé la relaxe de huit FEMEN, ce groupe féministe si actif ces derniers mois. Elles étaient jugées pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame en février 2013, lors de la démission du Pape Benoit XVI et le jour où allait être adopté à l’Assemblée le projet de loi sur le mariage homosexuel.

Cette cloche faisait l’objet d’une exposition particulière dans la nef à l’occasion du 850e anniversaire de la cathédrale.
Ces FEMEN, entrées discrètement, avaient fait irruption, seins nus, en criant « Pope no more », « plus de Pape » ou encore « in gay we trust » « nous croyons en l’homosexualité ».
Elles avaient fait sonner ces fameuses cloches avec des morceaux de bois. Elles s’étaient ensuite fait expulser non sans quelques dommages.
Lors de leur procès, ces FEMEN avaient dit avoir pris soin de recouvrir leurs bâtons avec de la feutrine… ce qui laisse perplexe, voire indigné.
D’autant plus que les surveillants qui les avaient maîtrisées ont été condamnés à des amendes avec sursis pour avoir touché à ces femmes.


 

 

 

Les Femen sont semblables aux Talibans – par Charles Demassieux

Les Femen sont semblables aux Talibans - par Charles Demassieux

13/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Les Femen ont donc été relaxées par le tribunal correctionnel de Paris pour les dégradations commises dans l’enceinte de Notre-Dame, et les vigiles de l’édifice le plus visité de France, quant à eux, condamnés à des amendes avec sursis.

Au-delà de ce jugement inique et partisan – la magistrature française n’en est plus à une aberration près ! –, il est une question qui mérite d’être soulevée : qu’en est-il de la protection du patrimoine religieux et souvent mondial que recèlent nos églises ? Et si la réponse est – permettez-moi de me lâcher ! – « On s’en tape ! », alors je me félicite que les Monuments Men – dont la mission a été remarquablement mise en scène par George Clooney dans son film éponyme – n’aient pas été des Femen !

Ces intégristes laïcardes et faussement féministes ignorent sans doute que, au hasard dans Paris, l’église Saint-François-Xavier renferme une œuvre inestimable de la Renaissance : La Cène du peintre vénitien Le Tintoret ; ou que celle de Saint-Sulpice abrite des fresques sublimes d’Eugène Delacroix, dans une de ses chapelles, dite « des Saints-Anges » : Saint Michel terrassant le Dragon (photo), Héliodore chassé du temple et La Lutte de Jacob avec l’Ange.

Imaginez un instant qu’elles aient jeté leur dévolu sur l’une de ces deux églises ; imaginez que, dans leur exaltation d’adolescentes écervelées et non moins hystériques, il leur soit passé par la tête l’envie irrépressible de détruire les œuvres susnommées. Après tout, ce ne sont là que des graffitis de cathos intégristes !

Evidemment, de bonnes âmes libertaires nous auraient vendu ces dévastations comme le paroxysme de la contestation féminine, oubliant au passage que la culture européenne est viscéralement chrétienne – ce qui ne l’a pas empêchée de représenter la femme sous toutes ses formes et sans burqa ! Amusez-vous, par exemple, à expurger Florence (en Italie) de toutes ses créations chrétiennes : il ne vous restera guère que quelques statues étrusques à présenter !

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Neuf militantes Femen relaxées : un encouragement au terrorisme christianophobe (Présent 8186)

Neuf militantes Femen relaxées : un encouragement au terrorisme christianophobe (Présent 8186)

11/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
La relaxe, ordonnée mercredi par le tribunal correctionnel de Paris, des neuf militantes Femen responsables d’une opération commando menée contre Notre-Dame en février 2013 pour « fêter » le renoncement de Benoît XVI, associée à la condamnation pour « violences » de trois vigiles qui avaient tenté de les arrêter, n’est pas seulement un scandale. C’est aussi, et surtout, un véritable encouragement à la haine et au terrorisme christianophobes. Un message d’ailleurs reçu 5/5 par Inna Shevchenko, leur chef de file en France, qui a d’ores et déjà promis de recommencer.

Écran de fumée

Une du numéro 8186 de "Présent"
Une du numéro 8186 de “Présent”
Elles étaient poursuivies pour des dégradations sur la cloche « Marcel », où des éclats de plus d’un centimètre avaient été relevés dans un procès-verbal. Or, suivant la plaidoirie de leur avocat Me Ghnassia, le tribunal a estimé que ces dégradations avaient pu être causées par des passants ou lors de l’acheminement de la cloche.

C’était d’ailleurs une erreur du Parquet, qui a fait appel mercredi de leur relaxe, de n’avoir retenu que cette seule qualification. En effet, expliquait très justement dans le Figarovox Julie Graziani, porte-parole d’Ensemble pour le bien commun, « en faisant le choix de ne retenir qu’une dégradation sur des biens matériels, le Parquet a non seulement préparé le chemin de la relaxe mais a créé un écran de fumée dissimulant la gravité des faits. (…) La qualification adéquate des faits ressortait de la provocation à la haine religieuse, qui est une sous-catégorie de l’incitation à la haine raciale ».

Incitation institutionnelle

Ce jugement est d’autant plus révélateur de la christinianopobie ambiante et en voie d’institutionnalisation que les gardiens de la cathédrale, qui n’ont fait que leur travail ont, eux, écopé d’amendes avec sursis ! Et c’est là le deuxième message : ceux qui s’opposeront à ce genre d’actes – même si c’est leur métier – s’exposeront à des condamnations.

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Les Femen qui ont dégradé la cloche de Notre-Dame sont relaxées

Les Femen qui ont dégradé la cloche de Notre-Dame sont relaxées

10/09/2014 – PARIS (NOVOpress)
Les arcanes de la justice en France semblent de plus en plus mystérieuses et prennent un tour de plus en plus politique. Pour preuve, les neufs Femen qui avaient dégradé une cloche de la cathédrale Notre-Dame de Paris viennent d’être relaxées. Pis, les trois gardiens de la cathédrale qui avaient mis fin aux actes délirants des neufs furies écopent d’amendes avec sursis car ils étaient poursuivis pour violence. En somme, la justice française vient de donner un laisser-passer aux Femen. Les réseaux sociaux, notamment Twitter, s’insurgent contre cette décision de justice.


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Profanation de Notre-Dame de Paris : le Parti socialiste complice ?

Profanation de Notre-Dame de Paris : le Parti socialiste complice ?

15/02/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) — Certaines voix se sont étonnées du pesant silence du premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Desir, suite à la profanation de Notre-Dame de Paris par un groupe d’extrémistes Femen venues fêter à leur manière la renonciation de Benoît XVI. En effet, l’apparatchik socialiste nous avait habitué à davantage de réactivité et de fermeté lorsque les jeunes identitaires avaient occupé le toit du chantier de la future mosquée de Poitiers, dénonçant dans l’heure un « acte de haine commis par des fanatiques violents » et demandant la dissolution de Génération identitaire « ce groupuscule fanatique dont les agissements violents sont une menace pour l’ordre public, la sécurité des personnes et pour la cohésion républicaine ».

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Les Femen profanent la cathédrale Notre-Dame de Paris

Les Femen profanent la cathédrale Notre-Dame de Paris

12/02/2013 – 20h20
PARIS (NOVOpress) – Un groupe de gauchistes, du mouvement Femen, a profané la cathédrale Notre-Dame de Paris mardi matin, afin de « fêter le départ du pape Benoît XVI ».

Huit femmes, entrées dans le flot des touristes, se sont mises nues à proximité des nouvelles cloches qui étaient exposées dans la nef du prestigieux édifice religieux parisien. Elles ont alors scandé des slogans violemment antichrétiens, également peints en anglais sur leur corps, du style : « Pope no more » (« Plus de pape »), « Crise de la foi », ou « Bye bye Benoît ! »

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