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Zadistes : un autre monde. Ben voyons… , par Pierre Duriot

« Vivre autrement », allons donc, les vrais artisans du vivre « autrement » sont des gens intelligents, charismatiques et travailleurs qui s’insèrent dans la société et contribuent par leur génie, à la transformer.

Étonnantes interviewes de zadistes du dernier carré.

Éternellement à visages cachés, ces gens que l’on devine jeunes, d’assez bonne famille, souvent étudiants, donc arrivés à un niveau d’après-bac, ne veulent pas des règles de l’État, en apparence seulement. En fait, ils ne veulent pas de l’autorité de l’État quand elle ne les arrange pas, quand elle leur interdit de s’installer sur une terre qui n’est pas la leur, quand elle leur demande de décliner une identité sur un papier administratif, quand elle leur impose de se plier aux règles sanitaires pour leurs produits agricoles, quand elle leur demande de payer l’impôt ordinaire sur le travail et l’exploitation de la terre.

En revanche, ils expliquent très savamment quelles sont les règles auxquelles les gendarmes doivent se plier, quelles sont les limites de leur action. Ils expliquent aussi doctement quelles devraient être les postures de la préfète de Loire-Atlantique et à quelles entorses à la loi générale elle devrait se plier pour leur faire plaisir et satisfaire leurs revendications. Ils argumentent encore sur le fait que l’État parle de « loi, de conformité », quand eux parleraient « de cœur, de projet, d’amour, de paix et d’une autre société ».

Gageons tout de même que ces gens vivent avec de l’électricité, qu’ils payent ou pas, qu’ils volent peut-être sur les lignes qui traversent leur territoire devenu tribal, qu’ils entendent mener leurs beaux projets sur une terre qui appartient à l’État, donc à nous tous, sans que cela ne leur occasionne la moindre gêne aux entournures, et qu’ils préfèrent, tout en prônant la paix et l’amour, affronter violemment les policiers, dont certains seraient assurément morts sans leurs protections personnelles de combat. Quand leurs femmes accoucheront, ils tiendront à bénéficier des services de la maternité d’une société à laquelle ils refusent de contribuer.

Ils occupent exactement la même posture que ces enfants de trois ans, arrivés au stade du « non » bien connu des parents et des psychologues, qui acceptent en apparence les règles qui les arrangent et refusent celles qui les frustrent. Ils ne supportent pas la loi de l’État, perçu comme paternaliste, comme ils n’ont vraisemblablement pas supporté celle du père, avec un fonds de pulsions liées au stade anal qui les a poussés, détail révélateur, à bombarder les forces de l’ordre avec leurs propres excréments, méticuleusement mélangés dans des cocktails de type Molotov. On les devine aisément ex-enfants très gâtés, ou éventuellement très abandonnés, au point de n’avoir jamais subi la moindre autorité frustrante dans une trop bonne famille, ou de n’avoir jamais rencontré les moindres limites lors d’une enfance ballottée.

« Vivre autrement », allons donc : les vrais artisans du vivre « autrement » sont des gens intelligents, charismatiques et travailleurs qui s’insèrent dans la société et contribuent, par leur génie, à la transformer. Les autres déguisent leur asociabilité, leur incompétence, dissimulent leur violence et leurs pulsions avec du discours humanitaire.

Pierre Duriot

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Notre-Dame-des-Landes : 2 500 gendarmes pour déloger 200 illuminés, par Francis Bergeron

Notre-Dame-des-Landes : un si joli nom pour désigner un cloaque boueux encombré de carcasses rouillées et de cabanes de clochards. La ZAD de NDDL : un sigle qui va mieux à la fausse modernité de cette zone de non-droit investie depuis neuf ans par 200 marginaux, curieux mélange de drogués et poivrots, et de dévots du véganisme et de la culture bio. Un endroit que l’on nous présente comme un modèle de contre-société mais qui a tout d’un bidonville infâme.

Le 17 janvier dernier, Edouard Philippe avait annoncé l’abandon du projet de construction du nouvel aéroport dans cette zone. Il aurait pu, il aurait sans doute dû, dans la foulée, faire évacuer le camp des pouilleux. Il a préféré jouer l’apaisement, la concertation, et garantir une impunité aux « maquisards » (comme se nomment ces pseudo-Résistants).

Du coup, l’évacuation du camp s’opère au plus mauvais moment, alors que la CGT paralyse la SNCF, que les néostaliniens bloquent les facultés, et que les « islamo-progressistes » marquent des points dans nos banlieues. La « convergence des luttes », pour parler comme un militant NPA, doit englober aussi les « résistants » de NDDL.

Perfectionner les chausse-trappes

Le jour, l’heure et la minute du mouvement de reconquête de l’espace public étaient connus de tous les zadistes, qui ont passé la nuit de dimanche à lundi à reconstruire barricades et chicanes et à perfectionner les chausse-trappes. Lorsque les gendarmes ont investi les lieux, ils se sont retrouvés face aux habituels deux cents militants et marginaux, passablement mis en condition par force libations et pétards, rejoints au fil de la journée par quelques dizaines de marginaux armés, de type « black bloc », venus essentiellement pour en découdre.

Mais la pluie, une pluie froide et continue, a davantage calmé les ardeurs guerrières que la présence massive des forces de l’ordre.

Autre coup de chance inattendu pour le gouvernement : la grève de la SNCF a empêché le déferlement d’anarchistes venus de Hollande, d’Allemagne ou de plus loin encore, comme cela avait été le cas dans le passé. Les renforts espérés par les zadistes étaient, lundi soir, plutôt maigres. Et la « résistance » de NDDL rappelait davantage la retraite de Russie que le plateau du Vercors.

Lundi en fin de journée treize squats sur quarante avaient été démantelés, un gendarme avait été blessé, et sept anarchistes mis sous les verrous, pour transport d’armes ou de stupéfiants et pour conduite en état d’ivresse.

Dans différentes villes, les mouvements anarchistes et néostaliniens ont cherché à mobiliser leurs troupes, avec des heurts et des saccages de boutiques en centre-ville à Rennes, à Nantes, et même à Paris. Mais au total les manifestants étaient assez peu nombreux. Et là aussi, pour l’heure, la grève des trains constitue un obstacle à la « convergence des luttes ».

Il reste néanmoins une trentaine d’autres squats à détruire. Deux cent cinquante enragés sont toujours là, multipliant les provocations devant les multiples caméras de télévision à l’affût de la bavure ou de violences photogéniques. Madame le préfet des Pays de la Loire, Nicole Klein, fait preuve d’un beau sang-froid, mais plus le démantèlement sera long, plus les zadistes espèrent que leurs appels à la mobilisation seront entendus. C’est leur seul véritable objectif.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Pour Marine Le Pen, “les zones de non-droit se multiplient”. De Notre-Dame-des-Landes à Mayotte en passant par les banlieues

10/04/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Au deuxième jour de l’expulsion des occupants du site de Notre-Dame-des-Landes, Marine Le Pen était l’invitée de RTL ce mardi 10 avril.
Si la présidente du Front national soutient l’initiative de l’exécutif de procéder à l’évacuation du site, qui fut pressenti pendant longtemps pour la construction d’un nouvel aéroport dans l’Ouest, elle la juge trop tardive.

Moi, j’aurais souhaité que les zadistes soient expulsés avant“, a reproché la députée, refusant de saluer davantage l’action de l’exécutif. “Pourquoi a-t-on attendu des années en laissant s’installer un état, une zone de non-droit à Notre-Dame-des-Landes ?“, s’est-elle interrogée au micro de RTL.

Puisque le gouvernement veut donner des signes de fermeté, qu’il aille au bout de sa logique, qu’il rétablisse la sécurité à Mayotte“, a poursuivi l’ex-candidate d’extrême droite à la présidentielle, appliquant également son analyse aux “banlieues“.


Ivan Rioufol

La “fermeté” de Macron à l’épreuve de Notre-Dame-des-Landes, par Ivan Rioufol

La “fermeté” est le terme que les médias emploient – y compris Le Figaro – pour rendre compte de la politique migratoire d’Emmanuel Macron. Il est vrai que, mardi à Calais, le chef de l’Etat a promis qu’il n’y aurait plus de “Jungle” à cet endroit. Il a dénoncé l’irresponsabilité de certaines associations d’aide aux migrants. Mais tout cela est la moindre des choses. Ce mercredi, dans Le Parisien, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, se dit d’ailleurs “déçu par le manque d’annonces claires sur le règlement de la question migratoire à Calais”. En réalité il y a, comme toujours, beaucoup d’effets d’annonces et de postures dans la stratégie du chef de l’Etat. Il y a peu, il prônait l’accueil pour tous et vantait la politique d’ouverture d’Angela Merkel. La poignée d’intellectuels qui signent, dans Le Monde daté de ce jour, un article intitulé : “M. Macron, votre politique contredit l’humanisme que vous prônez” n’ont pas tort quand ils pointent le double discours présidentiel. En fait, la “fermeté” de Macron se lira aux actes, c’est-à-dire en l’occurrence à la réalité des renvois des déboutés du droit d’asile politique. En attendant, l’autoritarisme dont fait preuve le chef de l’Etat sur des sujets annexes ressemble de plus en plus à une duperie. Le choix de renoncer à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), qui pourrait être annoncé ce mercredi, confirmerait la pusillanimité qui habite le président “jupitérien”.

“Je fais ce que j’ai dit”, aime à répéter Macron. En avril 2017, il assurait à propos de ce nouvel aéroport, dont le projet a été approuvé à 55,17% en juin 2016 par les habitants de la Loire-Atlantique : “Il y a eu un vote, mon souhait c’est de le respecter et donc de le faire”. La vraie fermeté serait, bien entendu, de mettre en œuvre ce projet qui a également passé tous les obstacles juridiques. Or ce qui se dessine – sauf surprise de dernière minute – est un renoncement du pouvoir à affronter la poignée de “zadistes” qui occupent les terres expropriées et s’opposent violemment à l’aéroport. Hier, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a précisé avant toute décision officielle que la ZAD allait être “évacuée des éléments les plus radicaux”. Cette annonce laisse comprendre que non seulement l’Etat s’apprête à reculer, mais qu’il maintiendrait sur place les éléments plus pacifiques, engagés dans une économie locale alternative et écologique. Il faut naturellement compter sur le savoir-faire des communicants de l’Elysée, qui ne manqueront pas de mettre en valeur la “fermeté” présidentielle consistant à clore un dossier vieux de cinquante ans. Mais le recul de l’Etat “bienveillant” sur Notre-Dame-des-Landes resterait, hélas, la victoire des minorités violentes. L’Etat faible le deviendrait encore bien davantage. Les contestataires retiendront la leçon.

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 janvier 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Veillée d’armes à Notre Dame des Landes

15/01/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le suspens continue avec la visite éclair d’Edouard Philippe samedi dernier sur les lieux de l’éventuel futur aéroport de Nantes, quelques jours avant la décision tant attendue du gouvernement. Après avoir commandé un rapport d’experts, le gouvernement doit maintenant décider s’il poursuit la construction du nouvel aéroport ou s’il préfère étendre l’actuel aéroport, situé un peu plus au sud.

Le caractère « d’utilité publique » du projet, qui remonte à 1978, arrive aussi à échéance le 8 février prochain.

L’Etat tente d’affirmer son autorité dans ce délicat dossier. Il ne veut pas donner l’impression de céder à la pression des militants de gauche. L’annonce d’une véritable armada pour venir à bout des 250 ZADistes qui ont pris possession des lieux, a bénéficié du relai des grands médias afin de préparer l’opinion publique à d’éventuels débordements.

Emblème de toutes les contestations gauchistes, qui vont de la lutte contre l’agriculture intensive, l’urbanisation sans limite, l’exploitation animale ou la mondialisation sauvage, la lutte contre la construction du nouvel aéroport fait plutôt figure d’un vaste mouvement social néo-ruraliste, bénéficiant du soutien de quelques 200 comités à travers la France.

Philippe de Villiers, tout en condamnant les squatters zadistes, souhaite la fin du projet.

Symptomatique d’une catastrophique opération d’aménagement du territoire, l’avortement probable du projet se soldera par le versement d’une indemnité de résiliation à VINCI qui avait remporté l’appel d’offre, pour un montant pouvant atteindre 300 millions d’euros. A comparer aux 958 millions d’euros empochés par Ecomouv’ suite à l’abandon du projet de l’Ecotaxe en 2014.

Cependant, VINCI pourrait être chargé de l’aménagement de l’aéroport existant, afin de réduire son indemnisation.

Notre-Dame-des-Landes, le “feuilleton qui ridiculise la République”

08/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Sur RTL, Olivier Mazerolle revient sur l’imminence de la décision du gouvernement quant à la construction – ou non – de l’aéroport controversé.

L’heure de la décision approche pour Notre-Dame-des-Landes. Édouard Philippe a entamé les ultimes discussions avec les responsables locaux, politiques et économiques concernés par la construction de l’aéroport controversé. Quelle que soit la décision du gouvernement, on sait qu’elle sera vigoureusement contestée, tant le dossier est brûlant.

Il n’y a pas de bonne décision possible“, commente Olivier Mazerolle, pour qui il “y a tout de même une bonne nouvelle : la décision va mettre fin à l’invraisemblable feuilleton qui ridiculise la République française depuis 50 ans”.

Le projet d’aéroport a été initié au milieu des années 1960. “Nous voilà donc 50 ans plus tard, en janvier 2018, dans l’attente de la décision, ouf !“, commente l’éditorialiste.


Eric Zemmour Françafrique

Éric Zemmour : “Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans”

16/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le rapport sur le projet controversé d’aéroport a été remis mercredi 13 décembre à Édouard Philippe. Les trois médiateurs refusent de trancher. Ce sera donc au président de la République de le faire à la fin du mois janvier.

C’est une longue histoire qui s’achève. Une très longue histoire. Presque aussi longue que la Ve République. Quand la déclaration d’utilité publique ouvre ce chantier en 1965, Charles de Gaulle est à l’Élysée.

Plus de cinquante ans plus tard, 178 décisions de tribunaux et sept présidents de la République, la première pierre de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’a toujours pas été posée. Le temps est passé qui a transformé une idée à la mode en une idée ringarde.

Dans les années 60, c’était le temps de l’État roi, l’État aménageur, l’État modernisateur, l’État bétonneur, l’État planificateur, qui construit à tout va. Tout un programme : la province comme la banlieue sont alors traitées par l’Administration comme une colonie. Dans l’intérêt général du pays, bien sûr, mais en se moquant comme d’une guigne de l’avis des populations.

Depuis, tout a changé. Les colonisés se sont rebiffés. Avec les “zadistes”, on se croirait revenu au temps des bandes qui écumaient la France sous l’Ancien régime. La mort d’un manifestant a durablement tétanisé l’État et ses représentants.

L’État est devenu un Gulliver aux mains attachées (…). L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes aurait dû être réalisé il y a cinquante ans. On a toujours tort d’arriver trop tard.


[Lu sur le Net] La droite, la gauche et les violences policières : deux poids, deux mesures ?

[Lu sur le Net] La droite, la gauche et les violences policières : deux poids, deux mesures ?

04/11/2014 – PARIS (via FigaroVox)
Depuis deux ans, un courageux activiste du nom de David Van Hemelryck déploie des trésors d’énergie et d’ingéniosité goguenarde pour réclamer la démission de François Hollande. Il a égayé les plages atlantiques d’une banderole aérotractée, s’est rendu jusqu’à Washington pour la déployer, a multiplié les rassemblements pour dénoncer les pratiques du pouvoir «hollandais». La droite parlementaire bien assise ne lui a apporté aucune aide ni aucun relais alors qu’il était soumis à une véritable persécution du gouvernement qui a multiplié les atteintes à sa liberté de manifester sous les prétextes les plus fallacieux. Au motif incongru et ridicule qu’un des ballons gonflables qu’il utilise ressemblait à une quenelle, il se fit même promptement arrêté et embastillé le temps de l’empêcher de prononcer un discours. C’était en France, patrie des droits de l’homme en déshérence, en janvier 2014, place du Châtelet à Paris. Nul communiqué de soutien UMPiste ou centriste ne vint s’en indigner.

Les gens de droite, sauf les plus extrémistes d’entre eux, sont des gens d’ordre. On l’a revu lors de l’incroyable succès populaire de la Manif pour tous, qui draina à plusieurs reprises des millions d’individus sans débordements autres qu’anecdotiques. Pourtant, la police, sur ordre du ministre de l’Intérieur, ne se priva pas de tirer parti du moindre prétexte pour conduire au poste des gens dont le seul délit consistait à demander la démission d’élus qu’ils jugent incapables, b.a.-ba de toute action de contestation. Manuel Valls y gagna tout au plus le doux sobriquet de Manuel Gaz.

(…)

Pour véritablement et rapidement affaiblir le pouvoir socialiste au point qu’il plie bagage, la droite a donc à faire une véritable révolution culturelle. Il lui faut changer ses réflexes politiques. Comprendre que la police n’est qu’un instrument. Que ceux qui contestent son utilisation ne doivent pas forcément être stigmatisés de prime abord sous prétexte qu’ils sont d’affreux anarchistes. Il faut faire l’effort d’examiner qui a provoqué l’autre et comment. De vérifier que la description des hordes barbares par une presse moutonnière n’est pas le fait de son indulgence coupable pour le pouvoir.

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Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire - par Guillaume Le Carbonel

Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire – par Guillaume Le Carbonel

07/07/2014 – NOTRE-DAME-DES-LANDES (NOVOpress)
Au lendemain du grand rassemblement d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (festival L’abandon c’est maintenant !), il convient de s’interroger sur l’absence totale sur ce terrain de radicaux identitaires. Pour les uns comme pour les autres, il apparaît clairement que nous n’avons pas su prendre la mesure de ce qui est en train de se passer là bas. Et pourtant, au risque de heurter quelques sensibilités, il nous faut comprendre que ce combat est aussi et avant tout le nôtre.

Certes, de vieilles barbes nationales-réactionnaires n’hésiteront pas à taper du point sur la table en dénonçant cet engagement « écolo-gauchiste ». Ces gens ont tort. Ils se trompent à la foi de combat et d’époque. Nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes et nous le répétons : la lutte identitaire ne peut s’inscrire que dans un projet de sortie du capitalisme qui est intrinsèquement ethnocidaire. Un projet cohérent de contre-société ne peut faire l’impasse sur le mouvement décroissant et sa proposition de rompre avec la société de croissance illimitée.

Or, qu’avons-nous vu et entendu ce week end autour des stands installés près de la ferme de Bellevue ? Quelques pancartes intitulées : « Des légumes pas du bitume », « Aéroport = capitalisme. Arrêt immédiat », « Quelle terre vont-ils nous laisser ? », « T’es rien sans terre ! » ou encore « Changeons de voix, changeons de voie ! ». Autant de slogans que nous pourrions reprendre à notre compte. Dominique Fresneau, l’un des co-présidents de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) clame à qui veut l’entendre : « Cet endroit, ces champs, ces fermes, on considère que c’est chez nous !»

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Journée de violences organisée par l’extrême-gauche à Nantes : Le Chaos de l’Etat Socialiste, tribune de Franck Guiot

Journée de violences organisée par l’extrême-gauche à Nantes : Le Chaos de l’Etat Socialiste, tribune de Franck Guiot

Je ne rentrerai pas dans le débat sur la nécessité ou non  de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, toutes les manifestations sont légitimes  et font partie du droit fondamental de chacun à s’exprimer, quel que soit le sujet.

Mais devant de telles violences qualifiées de « Guérilla Urbaine » par Manuel Valls dans la soirée du 22 février 2014, je voudrais simplement dénoncer l’étonnant  « deux poids, deux mesures » d’un pouvoir socialiste en fin de course et d’une police à ses ordres.

Journée de violences organisée par l’extrême-gauche à Nantes : Le Chaos de l’Etat Socialiste, tribune de Franck GuiotQue dire de l’appel à manifester de la ministre Cécile Duflot, membre du gouvernement Ayrault ? Peut-elle rester au gouvernement après avoir déclaré  « plutôt 2 fois qu’une » pour soutenir cette manifestation ?

Que dire des dégâts occasionnés par ces véritables « milices d’extrême-gauche » dans la belle ville de Nantes ? Les photos parlent d’elles-mêmes.

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Les militants d’ultra-gauche à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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La complaisance de Valls à l’égard des casseurs d’extrême gauche

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Notre-Dame-des-Landes : Hollande conseille à Ayrault de « prendre du recul »

Notre-Dame-des-Landes : Hollande conseille à Ayrault de « prendre du recul »

Photo ci-dessus : Jean-Marc Ayrault et Jacques Auxiette. Le projet des deux compères semble “légèrement” compromis.

26/05/2013 – 10H50 NANTES (NOVOpress Breizh) – Il faut savoir ménager la chèvre et le chou. C’est ce qu’a su faire Claude Chéreau, président de la commission du dialogue, machin inventé par Jean-Marc Ayrault (30/11/2012) « dans un souci d’apaisement » (sic) ; c’était au lendemain de vigoureux affrontements à Notre-dame-des-Landes. On ne pouvait attendre d’avantage d’un homme habitué à fréquenter les cabinets (François Mitterrand et Lionel Jospin).

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Opération bouclage ce samedi à Notre-Dame-des-Landes

Opération bouclage ce samedi à Notre-Dame-des-Landes

11/05/2013 – 13h00
NANTES (NOVOpress Breizh) –
A l’initiative de l’ACIPA, les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes organisent ce samedi après-midi une chaîne humaine avec pour objectif d’entourer les 25 km du périmètre du site. Pour réussir cette opération « bouclage » la présence de 20.000 personnes est nécessaire. Un pari osé alors que le gouvernement semble avoir mis – pour l’instant du moins  – ce projet de côté.

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