La cage aux fioles – Acharnement mondial contre les non-vaccinés

vaccins covid

Du Canada au Pakistan en passant par le Vatican, le monde devient une prison pour les non-vaccinés. Chaque semaine, les mesures prises à leur encontre sont plus violentes. En France, Christian Estrosi, maire de Nice et proche d’Emmanuel Macron, aimerait les confiner et les priver de chômage.

« Au Québec, les non-vaccinés vont être taxés, le gouvernement prétendant qu’ils seraient un fardeau pour l’ensemble de la communauté. » C’est l’information scandaleuse que Xavier Eman rapportait vendredi dans Présent.

Cet exemple est cependant loin d’être isolé, comme l’a développé l’hebdomadaire Marianne, souvent politiquement correct mais parfois un brin honnête.

Dans un article publié le 6 janvier, l’on pouvait trouver une recension particulièrement effrayante des mesures liberticides prises à l’encontre des non-vaccinés autour du globe.

Le cas de l’Italie ouvrait le bal. Nos voisins frappent fort avec l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans sanctionnée en cas de refus d’une amende de 100 euros. Le Vatican n’est pas en reste. L’Etat du pape n’a aucune pitié et impose la vaccination pour tous. Trois gardes suisses ont préféré démissionner, montrant ainsi que les règles absurdes pouvaient entraîner une juste désobéissance, y compris au sein de l’Eglise !

L’obligation vaccinale est également prévue en Grèce et en Autriche, avec comme en Italie des amendes pour les récalcitrants.

Le Québec compte priver les non-vaccinés des commerces d’alcool et de marijuana (mieux vaut être drogué que non-vacciné dans ce pays !) tandis que les allocations-chômage seront suspendues pour ceux qui refusent la piqûre.

A Singapour, les non-vaccinés admis en soins intensifs devront payer 16 200 euros pour être hospitalisés. Les mesures les plus surprenantes sont peut-être celles mises en place en Indonésie et au Pakistan. Dans le premier cité, les non-vaccinés peuvent se voir refuser leur permis de conduire tandis que dans le second, la carte SIM du téléphone peut être bloquée.

Pour compléter la liste de Marianne, notons que le Québec a aussi momentanément retiré la garde de son fils à un père non vacciné.

Ces punitions dignes de la Chine communiste ont inspiré l’idole des boomers, Christian Estrosi. Sur BFM TV, le maire de Nice a exprimé jeudi matin son souhait d’une « tolérance zéro » à l’égard des non-vaccinés, qui se manifesterait par un confinement strict pour ces Français sans possibilité d’obtenir un chômage partiel.

Pendant que les non-vaccinés sont traités en parias, la France pourrait bien à nouveau libérer ses prisonniers.

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a écrit au ministère de la Justice afin de lui expliquer « la nécessité de recourir rapidement à des mesures équivalentes à celles qui avaient été prises en mars 2020 », c’est-à-dire à « libérer les personnes détenues proches de la fin de peine » et à « différer les incarcérations qui peuvent l’être », et ce afin de contrer « la promiscuité insensée de la plupart des maisons d’arrêt ».

L’autoritarisme est pour le peuple, pas pour les truands. Pas sûr que la mesure soit du meilleur effet à quelques mois de l’élection présidentielle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2022

Québec : les non-vaccinés vont être taxés

vaccin covid

C’est une nouvelle étape dans la persécution des non-vaccinés qui a été franchie chez nos cousins de Nouvelle France. En effet, le gouvernement de la province francophone est en train de mettre en place « une contribution santé », en prétendant que les non-vaccinés seraient un « fardeau» pour l’ensemble de la communauté alors que la plupart d’entre eux sont en parfaite santé, ne demandent rien à personne, et contribuent déjà, comme tous les autres citoyens, par l’impôt, au financement du système médical.

Le gouvernement du Québec souhaite que cette taxe soit d’un « montant significatif » qui est actuellement en cours de discussion.

Cette taxe est une nouvelle façon de discriminer et de pointer du doigt les non-vaccinés, boucs-émissaires de tous les maux et de toutes les difficultés actuelles. On assiste ainsi à inquiétant crescendo dans les mesures vexatoires prises envers une partie de la population qui, rappelons-le, n’a commis aucun délit si ce n’est celui de ne pas se soumettre aux oukazes – par ailleurs clairement inefficaces – du gouvernement.

Eric Duhaime, le chef du parti conservateur du Québec, a estimé pour sa part sur Twitter que le Premier ministre continuait « de trouver des outils et même une nouvelle taxe pour diviser les Québécois ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 12 janvier 2022

Les libéraux se déshonorent en avalisant le passe vaccinal, par Ivan Rioufol

manif pass sanitaire

Où sont passés les libéraux ? Ils devraient être à la pointe des contestations contre la collectivisation des peurs sanitaires et l’intrusion du pouvoir politique dans les vies intimes. En réalité, rares sont les Républicains, parti dépositaire de la pensée libérale, qui protestent contre les atteintes constantes aux libertés, sacrifiées au nom de l’hygiénisme d’Etat. Le spectre d’une société aseptisée, adepte de la ségrégation et de la dénonciation, laisse de marbre les prétendus défenseurs de la démocratie et de la république. Ce lundi, sur Europe 1, le sénateur Claude Malhuret a offert la caricature du dogmatisme, construit sur la haine de l’autre et un monde divisé entre gentils et méchants.

Pour cet ancien médecin, qui s’était déjà fait remarquer par son mépris de classe contre les Gilets jaunes, les « anti-passes » seraient coupables de « foutre la trouille aux Français », d’être « du côté de l’erreur », de « contrevenir à leur devoir moral », de « bassiner avec les libertés ». Ce parlementaire, impertinent avec les faibles, trouve normal le fonctionnement de la démocratie parlementaire, qui avalise les choix de l’exécutif avec des coups de pieds au derrière. Il ne trouve rien à dire, non plus, des « contre-pouvoirs » (Conseil d’Etat, Conseil constitutionnel) qui s’aplatissent devant la volonté du chef de l’Etat. Pour lui, « si tout le monde était vacciné, il n’y aurait plus de problème ». La France, vaccinée à 92%, ne maîtrise pas l’épidémie et les vaccins s’avèrent clairement décevants. Mais Malhuret est l’exemple de l’idéologue fanatisé par ses croyances et indifférent aux faits. Ils sont nombreux à lui ressembler.

Ceux qui défendent les libertés sont dans la rue. Samedi, il y avait foule dans Paris et partout en France pour crier : « Macron, on t’em-merde ! ». Réduire ces citoyens à des illuminés « antivax » (Le Parisien dimanche) est une autre manière de ne pas vouloir entendre ces protestations contre une oppression étatique disproportionnée et une hystérie sanitaire qui devient démente. Le Parisien a accepté ce week-end d’abriter une tribune, co-signée par le professeur David Smadja (hématologue) et l’avocat Benjamin Fellous, qui proposent de poursuivre au pénal les non-vaccinés qui transmettraient le virus, sans vouloir s’arrêter aux vaccinés qui contaminent les non-vaccinés (ce qui a été mon cas).

Un sondage Ifop fait ressortir que 51 % des Français approuveraient que les non-vaccinés payent tout ou partie de leurs frais d’hospitalisation, sans oser pour l’instant appliquer ce raisonnement à ceux qui boivent trop, fument trop, conduisent trop vite, etc. Emmanuel Macron, tel Néron regardant Rome en feu, voit son pays s’enflammer à mesure qu’il déverse ses bidons d’essence, avec les encouragements de vaccinés qui ne veulent pas admettre qu’ils pourraient avoir été abusés. Paradoxe : c’est une philosophe proche de la France insoumise, Barbara Stiegler, qui, ce lundi dans Libération, alerte contre le passe liberticide et la propagande de la nouvelle hygiénocratie. Les libéraux se déshonorent.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 janvier 2022 et repris du blog d’Ivan Rioufol

« Macron livre les non-vaccinés à une partie de l’opinion publique », selon Arnaud Benedetti

Arnaud Benedetti

10/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
La stratégie sanitaire du gouvernement est désormais claire et nette : la contrainte sera désormais portée sur les non-vaccinés, taxés d’être « irresponsables » par le Président de la République en personne.

Mais que se cache-t-il exactement derrière cette charge violente contre ceux qui sont qualifiés d’« antivax » et sont accusés par Emmanuel Macron de « saper la solidité de la nation » ?

Pour l’essayiste Arnaud Benedetti, cette stratégie du bouc émissaire est une faute morale et politique inédite.


Insultes et menaces d’Emmanuel Macron : le monde politique en ébullition

Macron anarcho-tyrannie

Est-ce le début d’une crise politique majeure ? Au lendemain des déclarations insultantes, provocatrices et menaçantes d’Emmanuel Macron à l’encontre des Français non vaccinés, l’ensemble de l’échiquier politique est sens dessus dessous.

Les députés de la majorité n’ont pas désamorcé la situation puisque ceux qui se sont exprimés ont pris fait et cause pour leur chef (leur gourou ?), expliquant qu’ils n’auraient peut-être pas employé un vocabulaire aussi fleuri que le sien mais qu’ils n’en pensaient pas moins.

Gabriel Attal, dont l’agressivité semble servir à compenser un manque de virilité criant, qui tient par ailleurs le rôle de porte-parole du gouvernement, a quant à lui remis une pièce dans la machine, se demandant « qui emmerde la vie de qui aujourd’hui ? qui gâche la vie de nos soignants ? ».

La réponse du petit protégé du président ne vise bien sûr pas le gouvernement, qui a continué de fermer des lits dans les hôpitaux du pays depuis l’arrivée du Covid, mais les non-vaccinés, boucs émissaires parfaits. Gabriel Attal ose même dire que les propos d’Emmanuel Macron sont « en deçà » de la colère de nombreux Français.

L’on va finir par se demander si la crise n’est le but recherché par l’exécutif puisque le Premier ministre Jean Castex a tenu des propos similaires, clamant qui plus est qu’« être libre, ce n’est pas contaminer les autres ». Un raisonnement absurde pointé du doigt par de nombreux Français honnêtes reconnaissant avoir eux-mêmes contaminé leurs proches alors qu’ils étaient doublement ou triplement vaccinés.

Un boulet dans la campagne ?

S’il est donc défendu par toute sa cour, Emmanuel Macron traînera probablement cette affaire comme un boulet durant la campagne présidentielle, bien que sa candidature ne soit toujours pas officielle. Le doigt d’honneur d’Eric Zemmour envers une militante « antifa » à Marseille paraît désormais bien dérisoire.

L’opposition n’a pas manqué d’attaquer le président de la République sur son langage ordurier envers plusieurs millions de Français mais aussi pour la petite phrase quelque peu passée inaperçue mais sans doute encore plus grave, à savoir qu’« un irresponsable n’est plus un citoyen », les irresponsables étant bien sûr à ses yeux les non-vaccinés.

Eric Zemmour s’est fendu de commentaires lapidaires sur les réseaux sociaux, soulignant que « pendant 5 ans, Emmanuel Macron a soigneusement refusé d’“emmerder” les racailles, les gangs, les apprentis djihadistes, les immigrés hors la loi, les antifas et les idéologues qui lavent les cerveaux de nos enfants », promettant que lorsqu’il serait président, il « arrêterait d’emmerder les Français ».

Pour Marine Le Pen, « faire porter la responsabilité des contaminations sur les non-vaccinés est un mensonge scientifique ».

Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella ou Stéphane Ravier ont également réagi avec vigueur. Le sénateur du RN a pu expérimenter le traitement de sous-citoyen réservé aux non-vaccinés sur le plateau de LCI, mis à l’écart et placé plus bas que les autres invités en raison de son statut vaccinal. Les humiliations incessantes pourraient bien, tôt ou tard, susciter de vives réactions dans les urnes ou dans les rues.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2022

« Un irresponsable n’est plus un citoyen »… sauf s’il est djihadiste, ça va de soi

citoyen

Nous évoquions, récemment, « la mauvaise réputation » de Georges Brassens et son fameux refrain « Non, les braves gens n’aiment pas que/L’on suive une autre route qu’eux ». Évidemment, cela s’applique parfaitement à la « stratégie vaccinale » du gouvernement… et à son stratège, Président jupitérien en diable, Emmanuel Macron, Président de tous les Français, qui souhaitait à « chacune-et-chacun » une année bienveillante il n’y a pas si longtemps.

Tout le monde se concentre sur le moment de son entretien au Parisien où il dit vouloir « emmerder les non-vaccinés » le plus longtemps possible. Certes, tout est odieux, là-dedans : le fond, la forme et surtout, à mes yeux, cette fausse familiarité, forcée et calculée. Dans L’État-spectacle (1977), Roger-Gérard Schwartzenberg, politologue de gauche, se moquait déjà des tentatives de la droite pour faire peuple : Giscard jouant de l’accordéon ou s’invitant chez les Français, parce que de Gaulle disait de lui « son problème, c’est le peuple ». De Gaulle lui-même, un peu plus tôt, sortant de son habituelle distance, théorisée dans Le Fil de l’épée (« L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans éloignement ») pour, disait Schwartzenberg, parler « le langage de Sganarelle » en interview : « On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « l’Europe, l’Europe, l’Europe ! ». »

On a donc, peu ou prou, droit au même sketch, en 2022, à l’extrême centre. Un bourgeois bien élevé qui utilise le registre le plus relâché en pensant que c’est une arme, que ça va « faire bien » – comme Chirac et « l’affaire qui fait pschitt ». Méprisable. Haïssable, même.

Mais, en vérité, le point le plus remarquable de cet entretien est celui où le président de la République, décidément bienveillant, considère qu’« un irresponsable n’est plus citoyen ». Emmanuel Macron vient de s’arroger le droit de dire qui est citoyen et qui ne l’est pas. Comme ça, tranquille, sans un coup de matraque ni un manifestant éborgné. Chapeau, l’artiste ! De plus, on n’a pas souvenance qu’il ait eu la même intransigeance avec les terroristes, dont Éric Ciotti rappelait judicieusement, sur France Inter, qu’il avait refusé, en 2016, de les déchoir de leur nationalité parce que « tout le monde est citoyen ».

Conclusion partielle du raisonnement : refuser un vaccin non obligatoire, c’est donc plus grave que d’assassiner des Français ? Plus grave que d’appeler au meurtre en chanson ? Plus grave que de violer, de piller, de saccager ce qui reste de notre cher beau pays ?

La France n’est pas en train de devenir décadente ; ça, c’est fait depuis longtemps. Depuis 1815, 1789, 1685 ou même 1314, pour les plus énervés. Elle vient d’inventer un autre régime, celui de l’inversion de toutes les valeurs : inciter à pendre les Blancs, c’est de l’art ; manifester contre le Grand Remplacement, c’est du terrorisme ; mettre la France à feu et à sang, ce n’est pas un motif de déchéance ; refuser la sainte piqûre, c’est de la sédition. On devient un loup quand on refuse d’être un mouton. D’ailleurs, la possibilité de conditionner l’accès aux supermarchés à la détention du passe vaccinal n’a pas ému grand monde. Michel-Édouard Leclerc lui-même en est convenu sur BFM. Alors qu’il s’agit tout simplement de manger…

Emmanuel Macron a-t-il perdu l’élection sur un coup facile, en lançant les dés une fois de trop ? Les Français vont-ils s’apercevoir – enfin – qu’ils ont fait n’importe quoi ? Lénine disait : « Le communisme, c’est les Soviets plus l’électrification. » Macron, c’est la Corée du Nord avec la fibre. On attend le réveil du peuple. On se prend à rêver.

Arnaud Florac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Mathieu Slama : «En faisant des non-vaccinés des ennemis de la nation, le Président se pose en diviseur des Français»

Macron

En déclarant dans Le Parisien qu’il voulait «emmerder» les non-vaccinés et en les qualifiant d’«irresponsables», qui ne sont plus, selon lui, des «citoyens», le chef de l’État trahit notre héritage républicain, argumente Mathieu Slama.

« Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie. (…) Et ça, c’est l’immense faute morale des antivax : ils viennent saper ce qu’est la solidité d’une nation. Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen. »

Par ces mots d’une gravité sans précédent (prononcés dans le cadre d’un entretien au Parisien), Emmanuel Macron a franchi une étape supplémentaire dans la rupture avec nos principes démocratiques et républicains qui est à l’œuvre depuis maintenant deux ans. Par ces mots, le chef de l’État lève le peu d’ambiguïté qui restait sur la politique menée envers les non-vaccinés depuis la mise en place du passe sanitaire en juillet dernier, qui est bel et bien une politique de déchéance de citoyenneté. Déchéance de citoyenneté : déchoir de leurs droits inaliénables des millions de citoyens français parce qu’ils ont commis le crime (non prévu par la loi) de ne pas se faire vacciner, et les condamner de facto à la mort sociale.

« J’ai très envie d’emmerder » : il y a dans cette formule familière quelque chose de très dérangeant, une forme d’agressivité joviale et cruelle qui contredit totalement la mission même d’un président de la République. Aucun de ses prédécesseurs, même les plus décomplexés, ne s’était permis un tel dérapage. Le « jusqu’au bout » qui conclut la séquence a également quelque chose de glaçant : jusqu’au bout de quoi ? Comment imaginer qu’un président de la République menace de cette manière ses propres concitoyens, son propre peuple ?

Mais la phrase essentielle est ailleurs. « Un irresponsable n’est plus un citoyen ». Par cette phrase, Emmanuel Macron trahit l’intégralité de notre héritage républicain en affirmant, au mépris de tout sens de l’État et de l’intérêt général, que les non-vaccinés ne sont plus des citoyens. Cette manière de désigner comme ennemis de la nation des millions de citoyens français est sans précédent dans l’histoire de la Ve République. Elle jette une lumière crue sur l’incroyable régression démocratique qui nous accable, et dont l’illustration la plus spectaculaire de ces derniers mois est le concept de passe sanitaire, devenu passe vaccinal par la simple décision présidentielle prise dans le cadre d’un conseil de défense opaque et anti-démocratique.

À mesure qu’il s’installait dans la vie publique, l’idée même de passe s’est banalisée, normalisée. Or elle porte en germes la déchéance de citoyenneté induite par les propos du chef de l’État, car elle implique une chose absolument gravissime et sans précédent : que l’accès à la pleine citoyenneté est désormais conditionné à un vaccin. Le passe sanitaire ou vaccinal n’est pas un « passe », mais un permis de citoyenneté. Si vous n’avez pas votre passe (ou s’il n’est pas « à jour »), vous êtes déchu de votre pleine citoyenneté et ne pouvez plus accéder aux lieux et événements de la vie sociale, jusqu’aux lieux de culture et aux hôpitaux. Une rupture incroyable avec le principe de l’indivisibilité de la République et de la citoyenneté, principe qu’avait brillamment et courageusement rappelé l’ex-défenseur des droits Jacques Toubon à l’occasion des débats autour de la déchéance de nationalité en 2016 : « Ce projet revient à graver dans le marbre de notre norme supérieure une division fondamentale des Français en deux catégories, à l’encontre de l’esprit et de la lettre de la Constitution. La citoyenneté est aussi indivisible que la République. Son principe fondamental est que les citoyens sont égaux et qu’il n’y a pas de citoyens moins citoyens que d’autres. » Et si la République est une et indivisible, alors le président de la République est le Président de tous les Français, quelles que soient leurs opinions, leurs origines, leurs convictions, leurs choix de vie. En se présentant comme le Président d’une partie des Français contre d’autres Français, Macron rompt avec un principe républicain fondamental. Et il a commis une faute morale impardonnable – et irréparable.

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L’hôpital se moque de la charité – Vers l’euthanasie des non-vaccinés ?

hôpital non-vaccinés

Depuis plusieurs jours, certains représentants de la gauche dite morale n’hésitent pas à évoquer la possibilité de limiter ou de fermer l’accès aux soins aux personnes non vaccinées contre le Covid-19. Ces grands humanistes, qui par ailleurs appellent à accueillir et à soigner toute la misère du monde, ne se cachent donc même plus pour appeler à l’établissement d’un véritable apartheid médical visant les récalcitrants au Nouvel Ordre sanitaire.

Mais jusqu’où ira la stigmatisation des Français refusant de se soumettre à la politique de vaccination forcée du gouvernement Castex ? Déjà largement exclus de la société par l’adoption du passe sanitaire (bientôt renforcé par le passe vaccinal), sans cesse pointés du doigt et rendus injustement responsables de la propagation du virus par les autorités et les grands médias à leur botte, ces autres « boucs émissaires » de la Macronie, en raison d’un manque de lits en réanimation dont l’exécutif porte seul la responsabilité, devraient maintenant être contraints de rédiger des directives anticipées précisant s’ils souhaitent ou non être réanimés en cas de forme grave du Covid ? Cette proposition, profondément révoltante et immorale, en contradiction totale avec le serment d’Hippocrate prêté par tout médecin, c’est pourtant un ponte de la médecine française qui n’a pas hésité à la faire : André Grimaldi, professeur émérite en diabétologie à la Pitié-Salpêtrière !

Payer pour l’incurie du gouvernement

Dans une tribune qu’il a publiée dimanche dans Le JDD, ce médecin, devenu par ailleurs une « figure » de la défense de l’hôpital public, n’a en effet pas eu peur d’expliquer que « la question que posent la 5e vague en cours et la 6e vague annoncée est à nouveau celle du tri des patients à admettre en réanimation ». Or, a poursuivi André Grimaldi, si les médecins prêtent le serment d’Hippocrate, « ce rappel éthique ne gomme pas la question du tri quand il n’y a qu’un lit pour deux patients relevant tous deux de la réanimation ». Demandant alors auquel des deux « donner la priorité », Grimaldi en vient à écrire qu’« il serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid ». Avant d’ajouter, très sérieusement : après tout, « une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer ? »

Une insulte envers les soignants

Une conclusion totalement scandaleuse qui a – tout de même ! – déclenché une importante vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Et d’abord de la part des soignants, qui se sont sentis à fort juste titre insultés par cette proposition : comment, en effet, imaginer que ces gens qui font l’impossible depuis deux ans pour sauver un maximum de vies puissent accepter d’effectuer un tri entre leurs malades en fonction de telles directives anticipées ! Pourtant, le Pr Grimaldi est loin d’être le seul favorable à une telle « solution » au problème du manque de lits de réanimation : fin décembre déjà, une quinzaine de médecins avaient signé dans Le Monde une tribune posant « la question de la prise en compte du statut vaccinal dans la priorisation des patients Covid en réanimation ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2022

“Consternant”, “quel mépris”… Les politiques réagissent aux propos d’Emmanuel Macron qui a “très envie d’emmerder” les non-vaccinés

macron

Dans une volonté d’aller au bout de sa stratégie vaccinale, en marge de la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron a accordé un long entretien au Parisien, mardi 4 janvier, dans lequel il fustige « la petite minorité » de Français qui est réfractaire à la vaccination. Ensuite, il a suggéré de la réduire « en l’emmerdant encore davantage ». Des propos qui ont fortement déplu à certaines personnalités politiques. Et les réactions ne se sont pas fait attendre sur les réseaux sociaux…

« On le vire en 2022 »

« Le Président maîtrise-t-il ce qu’il dit ? L’OMS dit « convaincre plutôt que contraindre ». Et lui ? « Emmerder davantage ». Consternant. » C’est en ces termes que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur Twitter les propos tenus par Emmanuel Macron dans cette interview accordée au Parisien. De son côté, l’ex-ministre Nadine Morano a demandé au président de la République s’il comptait « l’emmerder », en l’obligeant à recevoir une nouvelle dose de vaccin, alors même que son taux d’anticorps « ne nécessite pas de nouvelles doses ».

« Un Président ne devrait pas dire ça »

Même son de cloche du côté de l’ancien député Luc Carvounas, qui a écrit ces quelques mots sur Twitter : « Quand un président de la République se délecte de vouloir « emmerder cinq millions de Français » – même si comme une majorité, je ne suis pas d’accord sur le fait qu’ils ne se vaccinent pas – on se dit qu’il a quitté la fonction présidentielle. » Et de conclure en ces termes : « On le vire en 2022. » Des prises de position visiblement partagées par le député Eric Coquerel, qui a pointé « le mépris » d’un « souverain envers le peuple ».

Quant à Gilbert Collard, il a simplement jugé, lui aussi sur Twitter, que ce n’était « pas le rôle du chef de l’Etat d’ostraciser une partie des Français non vaccinés ». Raison pour laquelle il a ensuite qualifié Emmanuel Macron de « fauteur de troubles ». Enfin, Marine Le Pen a estimé qu’« un Président ne devrait pas dire ça. Le garant de l’unité de la nation s’obstine à la diviser et assume vouloir faire des non-vaccinés des citoyens de seconde zone. Emmanuel Macron est indigne de sa fonction. En avril, je serai la Présidente de tous les Français ». « Président, j’arrêterai d’emmerder les Français, a promis de son côté Eric Zemmour. Le Président sortant, lui, parle ouvertement d’emmerder une catégorie de Français. »

Article repris de Valeurs Actuelles

Non-vaccinés : la minorité que l’on peut discriminer

masque covid

Le gouvernement a annoncé vouloir transformer le passe sanitaire en passe vaccinal. Un acte de guerre contre une partie de la population française.
Une tribune de Pierre Boisguilbert

Bouc émissaires

La prochaine étape sera sans doute de leur accrocher des clochettes, comme aux lépreux du Moyen-Âge. Comme il n’arrive pas à maitriser l’épidémie covidienne, il en désigne les responsables. La transformation du passe sanitaire en passe vaccinal en apporte la preuve. Les non-vaccinés vont devenir des sous-citoyens privés de presque toutes les libertés. La vaccination devient donc obligatoire dans une démarche parlementaire de remarquable hypocrisie démocratique. Mais ce qui est le plus remarquable, c’est la désignation d’un bouc émissaire. Les non-vaccinés sont désignés aux Français comme les seuls responsables des privations de liberté de fin d’année et des engorgements de l’hôpital. Hier, l’hôpital était fait pour soigner les malades, aujourd’hui les malades et même ceux qui ne le sont pas doivent sauver l’hôpital. Cherchez l’erreur.

On stigmatise donc auprès de l’immense majorité des Français — les vaccinés —, les coupables — les non-vaccinés. Cette politique est non seulement odieuse, mais elle est surtout en totale contradiction avec « leurs » valeurs. Nous sommes dans la république qui, par la lutte morale et obligatoire contre toutes les discriminations, impose la dictature de toutes les minorités sur l’immense majorité. Il existe pourtant une minorité qui n’est pas admirable et n’a droit à aucune protection. Dont acte.

Anne Hidalgo, qui pense que les musulmans sont traités dans la France de 2021 comme les juifs des années 30, va-t-elle faire des comparaisons avec la discrimination par la loi des non-vaccinés ? Toutes les minorités sont protégées surtout raciales et sexuelles mais une minorité va être persécutée, les non-vaccinés. Cherchez l’erreur.

Créer une caste d’intouchables

Le vaccin semble le seul moyen d’éviter des formes graves de la Covid et de ses variants africains et indien. Qui ne voit que, si on leur donne des noms de lettres grecques, c’est pour éviter d’en stigmatiser l’origine géographique et ethnique ? Mais, justement, en Inde que se passe-t-il ? Les chiffres sont vraiment étonnants. Depuis fin novembre, l’Inde enregistre moins de 10 000 nouvelles infections au coronavirus par jour — dernièrement, la moyenne sur sept jours était de 8 500. D’après plusieurs études, la majorité des 1,4 milliard d’habitants du pays a déjà développé des anticorps contre le coronavirus.

Cité par Le Figaro, le virologue Jacob John, professeur émérite au Christian Medical College de Vellore, dans le Dekkan, est convaincu que « l’Inde est le premier pays au monde à avoir vaincu la pandémie et à être passé en « phase endémique ». « Cette phase est atteinte lorsque les nouvelles infections se stabilisent à un faible niveau », explique Jacob John. Et c’est précisément dans cette situation que se trouve l’Inde actuellement. D’un point de vue allemand, cette évolution a des allures de miracle. Car il y a encore six mois, l’Inde comptait pour un nouveau cas de coronavirus sur trois dans le monde. Virage incompréhensible… comme l’apparition et la disparition des épidémies dans l’histoire de l’humanité.

Mais alors, en pleine « vague » indienne, en attendant la sud-africaine est-il bien raisonnable, alors que l’épidémie parait partir partout sauf en Occident — bizarre, diraient les complotistes —, de créer chez nous, dans la patrie des droits de l’homme, une caste à mépriser, une catégorie d’intouchables ?

Tribune reprise de Polémia

Trois fois rien – Le gouvernement durcit sa dictature sanitaire

vaccin obligatoire

Les Français devront s’injecter une troisième dose de vaccin anti-Covid d’ici la mi-janvier pour conserver leur passe sanitaire. Les arguments gouvernementaux vantant l’efficacité du produit en prennent un coup, tout comme les libertés des non-vaccinés.

Passe sanitaire conditionné à une troisième injection, validité des tests négatifs réduite à 24 heures, retour du port du masque obligatoire en intérieur (et parfois même en extérieur), renforcement des contrôles policiers, et bientôt vaccination des 5-11 ans : en détaillant jeudi midi lors d’une conférence de presse les nouvelles mesures du gouvernement censées empêcher la propagation du Covid-19 sur notre sol, les trois oiseaux de mauvais augure que sont Olivier Véran, Jean-Michel Blanquer et Jérôme Salomon ont surtout annoncé aux Français un nouveau renforcement de leur dictature sanitaire.

Une vaccination obligatoire de fait

En imposant le passe sanitaire, qui n’est pas autre chose qu’une vaccination obligatoire de fait, le gouvernement avait assuré nos compatriotes que la conservation de ce dernier ne serait pas conditionnée à l’injection d’une troisième dose ni à un quelconque rappel. Or, une fois de plus, l’exécutif aura menti aux Français. A compter du 15 décembre, en effet, toutes les personnes âgées de 65 ans et plus devront avoir subi une troisième injection de vaccin pour pouvoir conserver leur passe sanitaire, et donc un semblant de liberté. Pour les autres, les 18 ans et plus, ce sera à partir du 15 janvier. Quant aux enfants âgés de 5 à 11 ans, pour lesquels le régulateur européen du médicament a – sans surprise – approuvé jeudi l’injection de sérum Pfizer, ils devraient eux aussi se voir imposer la vaccination à partir du « début de l’année 2022 » : l’exécutif attend juste le feu vert du Comité consultatif national d’éthique et de la Haute autorité de santé pour mettre en route la machine…

Les non-vaccinés traités comme des parias

En même temps, la vie va devenir totalement infernale pour les non-vaccinés, déjà traités par le gouvernement comme des citoyens de seconde zone. L’objectif, pas même dissimulé, étant de contraindre l’ensemble des Français à la vaccination, l’exécutif a annoncé que les tests, obligatoires pour bénéficier du passe sanitaire et pouvoir accéder aux lieux publics, resteraient non seulement payants, mais qu’en outre leur validité, en cas de résultat négatif, sera dès ce lundi ramenée de 72 heures à… 24 heures seulement ! Face à cette nouvelle dérive totalitaire du gouvernement, des voix n’ont fort heureusement pas manqué de s’élever. Comme celle de Marine Le Pen, qui a dénoncé des mesures non seulement « inutiles », mais surtout « attentatoires à nos libertés individuelles ». Avant d’ajouter : « Nous sommes passés d’un passe sanitaire à un passe vaccinal ». Ou encore Nicolas Dupont-Aignan, qui a estimé que « le gouvernement est devenu fou ». Ou encore Florian Philippot qui, après avoir fustigé « un régime carcéral de liberté conditionnelle à vie », a une nouvelle fois appelé tous les Français à refuser de se soumettre à la dictature sanitaire.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 26 novembre 2021

Les non-vaccinés, boucs émissaires

vaccin covid

Le débat envahit les radios depuis le début de la semaine dernière : la France peut-elle imiter l’Autriche et forcer les non-vaccinés au confinement ? Sans minimiser la portée symbolique extrêmement grave de cette mesure, rappelons que le confinement autrichien, sans attestation de sortie ni kilomètre obligatoire, est plus souple que son équivalent français. Dans un pays aux réflexes soviétoïdes comme le nôtre, une telle mesure d’incarcération pseudo-sanitaire verrait ses effets décuplés. Un faux principe de responsabilité justifierait cette politique carcérale : « les non-vaccinés ne peuvent faire porter à la société tout entière la responsabilité de leur choix, ils doivent assumer ».

Il est goûteux de voir les partisans du statu quo politique, droite et gauche confondues, eux qui ont toujours érigé l’irresponsabilité en dogme intouchable (remboursement de l’avortement par la Sécurité sociale, art contemporain subventionné, impunité pour les délinquants…), réclamer subitement une sévérité exemplaire pour les non-vaccinés. Les non-vaccinés sont donc le bouc émissaire tout désigné de la diffusion de la grippe de Wuhan, alors que nous savons très bien que le virus circule plus efficacement à cause des vaccinés, qui répandent le Covid grâce à leur passe sanitaire, avec une bonne conscience de citoyen modèle. Les gens auraient le droit sacro-saint de choisir, dans l’isoloir, entre Emmanuel Macron et Xavier Bertrand, mais ne pourraient pas se soigner comme ils l’entendent.

Pourtant, il y a des votes plus nocifs que certains choix sanitaires. Un macroniste est beaucoup plus responsable de l’état déplorable de la France qu’un non-vacciné. Mais l’hypocrisie est le vice le plus répandu dans les nations sur le déclin. Même les libéraux adhèrent au totalitarisme sanitaire, comme la majorité des Grandes Gueules de RMC, qui n’ont de « grande gueule » que le nom, puisque l’ancienne émission estampillée « rebelle », du moins « décalée » du paysage audiovisuel français, est devenue le lieu d’un plat conformisme. Encore une imposture médiatique, un simulacre de diversité d’opinion qui, ne remplissant plus son rôle de défouloir populaire, est légitimement concurrencé par d’autres médias comme CNews ou Sud Radio.

Les libéraux qui invoquent la responsabilité à tout bout de champ font mine d’ignorer ce qui, pourtant, les dérange la plupart du temps : le système de santé français est un organisme étatique auquel on n’échappe pas, tout le monde cotise pour le même service public, qu’on le veuille ou non. Un service public sous tension, secoué par la contestation récurrente des urgentistes, le manque de lits, de reconnaissance, de salaire digne de ce nom… L’hôpital français est malade. Au nom de quoi soignerait-on un vacciné de préférence à un non-vacciné alors que les deux contribuent à la solidarité nationale ? Un immigré clandestin venu en France pour se faire soigner aurait donc plus de droit, s’il est vacciné, qu’un honnête citoyen français non-vacciné. On n’a jamais entendu les parangons de la « responsabilité individuelle » tonner contre l’AME, véritable pompe aspirante.

Julien Langella

Article paru dans Présent daté du 19 novembre 2021

Le sanitairement correct s’égare à chasser les non-vaccinés

ivan-rioufol

Le sanitairement correct, qui rêve d’une vie aseptisée, use de tous les mensonges pour imposer sa tyrannie des bons anticorps. Il est prêt à prendre la relève du politiquement correct, ce robinet d’eau tiède qui a voulu faire croire en une société apaisée et consensuelle. Or les mêmes désinformations, qui font s’effondrer cette idéologie des bons sentiments, sont reprises par les fanatiques de l’hygiénisme en tout. Dimanche soir, lors du débat sur BFMTV entre les prétendants LR à la candidature, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand n’ont pas exclu de faire peser sur les non-vaccinés un possible reconfinement en cas de relance de l’épidémie de Covid. Déjà, le 7 juillet, Bertrand avait déclaré, parlant d’eux : « S’ils font le choix de ne pas se faire vacciner alors ils doivent savoir qu’ils n’auront pas les mêmes libertés que les autres ». Le 12 juillet, Emmanuel Macron avait soutenu cette même ségrégation sanitaire, en faisant de la vaccination un acte de « civisme ». Or ces nouveaux idéologues de l’homme sain, aveuglés par leurs certitudes, ne voient rien des effets contestables de leur politique. Plutôt que de s’interroger sur l’efficacité de la vaccination massive, qui n’arrive pas à venir à bout de l’épidémie, ils préfèrent accuser ceux qui doutent ou contestent leurs choix. Ainsi font les vendeurs d’orviétan.

Rien n’ébranle les convictions des docteurs Folamour. Ils voient la France comme un grand hôpital empli de patients terrorisés et dociles. Il est inutile de leur faire valoir que le tabac ou l’alcool tuent 7 fois plus que le Covid , ou que ceux qui en sont atteints n’ont que 0,5% de risque d’en mourir (0,1% pour la grippe). Les imprécateurs ne sont même pas capables de se relire. Le 12 juillet, Macron assurait, reprenant les arguments des fabricants de ces produits expérimentaux : « Tous les vaccins disponibles en France nous protègent solidement contre ce variant Delta : ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95% des formes graves. L’équation est simple : plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d’espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations ». En réalité, il est admis aujourd’hui que ces vaccins ne protègent, au mieux, qu’à 50 % même s’ils semblent en effet efficaces pour les cas les plus graves.

Il n’empêche : pousser à la vaccination, sans tenir compte non plus des cas d’effets secondaires de plus en plus nombreux, relève du discours automatique. D’autant que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation a démoli la dramatisation officielle de l’épidémie en faisant remarquer qu’en 2020 les patients Covid ont représenté 2% des hospitalisés et 5% en soins critiques. Ce lundi, les enfants des écoles primaires doivent reporter leur masque, dans une obligation anxiogène qui laissera des traces psychologiques. Ceux qui avaient cru en la parole donnée – la suspension du passe sanitaire ce 15 novembre – savent désormais que la machine hygiéniste ne s’arrêtera plus. Tant que les Français laisseront faire…

Ivan Rioufol

Texte daté du 15 novembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Non-vaccination et immigration : le grand non-dit

vaccin covid-19

C’est la grande question qui nous agite tous, une question en forme d’étau qui se resserre sur cette minorité de récalcitrants irresponsables qui pourraient faire dérailler la stratégie parfaite de lutte contre le coronavirus. Qui sont les non-vaccinés ? Où se cachent-ils ?

Je dis tous car, en quelques jours, de nombreuses personnalités, notamment de droite, se sont ralliées au panache d’Olivier Véran et à sa fameuse thèse, son « Je dis juste que » du 2 juillet dernier : « Je dis juste que 20 % de Français non vaccinés ne pourraient pas contraindre 80 % à ne pouvoir accéder à des activités de la vie courante. » Un dogme à partir duquel on réduira drastiquement les libertés des non-vaccinés, tout en rappelant « en même temps » qu’on « refuse de diviser les Français entre vaccinés et non-vaccinés » (le même Véran, le même 2 juillet, dans la même phrase).

Donc, une bonne partie des responsables politiques et médiatiques de droite, que l’on aurait pu croire davantage attachés à la défense de certaines libertés, sont sur cette ligne de l’injonction vaccinale. Robert Ménard, dans ses interventions télé, par exemple, ou, dans Le Figaro, Mathieu Bock-Côté, avec un petit texte intitulé : « Les antivax ou l’esprit critique devenu fou » et qui se termine par cette phrase : « Je confesse un sincère émerveillement devant cet accomplissement scientifique qui a permis de trouver en moins d’un an un vaccin capable, selon toutes les indications disponibles, de dominer le virus, de vivre avec lui, en limitant sa circulation et en le rendant globalement inoffensif. » On peut être un ravi de la crèche et un ravi des « vaccinodromes ».

Étonnante euphorie pro-vaccinale. Peut-être l’effet des sondages. Et la peur de passer pour obscurantiste. Peut-être, aussi, leur analyse de la carte – j’allais dire « électorale » – des non-vaccinés. Ben oui, car elles sont drôlement parlantes, ces cartes.

Un reportage du Monde dans le monde parallèle de cette population à « l’esprit critique devenu fou » nous emmène sur le terrain, dans ces territoires perdus dominés par l’obscurantisme, « à la base de loisirs de Jablines-Annet et à Meaux, en Seine-et-Marne, le département de France métropolitaine où la couverture vaccinale est la plus faible ». Vous y découvrirez, en images et dans le texte, une France colorée, essentiellement d’origine immigrée, dont les réticences à la vaccination auraient une origine « communautaire » : « Henda Coulibaly, l’une des cinq blouses blanches des MLAC, est originaire du Mali, comme la famille Doumbia. Elle a une explication à cette réticence, qu’elle qualifie de “communautaire”. Une histoire qui, dit-elle, s’est propagée dans toute l’Afrique au début de l’épidémie. » En dehors de ces « rumeurs » africaines, les personnes interviewées dans ce reportage avancent des arguments de bon sens.

Ce qui est certain, c’est que la carte des non-vaccinés correspond à la carte des territoires où la population d’origine immigrée est la plus dense, et aussi où l’abstention fut la plus forte aux dernières élections : à Paris, comme en Île-de-France, où la division ouest-est est nette, et partout dans le pays. Par exemple, dans le Sud-Ouest, comme le montre l’article de La Dépêche intitulé « Vaccin contre le Covid-19 : quels sont les départements en avance ou en retard en Occitanie ? », les départements les plus vaccinés sont aussi les plus civiques, les plus historiquement « républicains » (de droite comme de gauche), comme les Hautes-Pyrénées, le Lot ou les Pyrénées-Atlantiques, et le moins vacciné est la Haute-Garonne, le plus peuplé, mais aussi celui comptant une forte population d’origine immigrée.

Certes, d’autres facteurs entrent en jeu, comme l’âge. Mais la réticence à la vaccination des « territoires perdus » de la République est une réalité incontestable. Et, bien sûr, totalement absente de la logorrhée gouvernementale.

Quelque chose me dit d’ailleurs que dans la campagne de diabolisation des non-vaccinés, le gouvernement saura habilement contourner la Seine-Saint-Denis pour venir stigmatiser la Lozère.

Frédéric Sirgant

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid 19, à qui profite la peur?, par Maxime Tandonnet

covid port du masque

Echange authentique avec une personnes de mes relations : « Non, je ne suis pas vaccinée. On ne sait pas ce qu’il y a dedans. Il y a déjà eu le sang contaminé, l’hormone de croissance, Médiator. Je ne suis pas vaccinée, mais ne le dis surtout à personne. » Le discours sur une obligation vaccinale imposée à la population dans son ensemble et le matraquage politico-médiatique n’y changeront rien. C’est la confiance qui manque pour expliquer, rassurer et convaincre. Un pouvoir aussi discrédité par les mensonges (sur les masques, les places en réanimation, le nombre des morts prévisibles, etc.) n’est plus en mesure d’inspirer la confiance.

La contrainte généralisée et les menaces n’ont jamais permis de résoudre quoi que ce soit. Et puis que faut-il comprendre? 60% des Français sont vaccinés, en particulier les personnes à risque. Selon le discours médical et scientifique, le vaccin protège contre les formes graves, évite l’hospitalisation et la mort. La Grande-Bretagne (vaccinée) connaît une flambée épidémique – sous forme de rhumes – mais quasiment aucun décès. Si tout cela est vrai, les Français (soit vaccinés soit ne relevant pas des catégories à risque) n’ont aucune raison d’avoir encore peur du Covid et de ses variants. Quant aux personnes qui ne veulent pas être vaccinées, elles font un choix relatif à leur santé et leur intégrité corporelle qui n’appartient qu’à elles – et au secret médical.

Il est doublement incohérent de dire qu’elles mettent les « vaccinés » en péril puisque d’une part le vaccin protège contre les formes graves mais n’empêche pas (semble-t-il) d’attraper la maladie et de contaminer autrui, et d’autre part, les vaccinés sont en principe à l’abri du risque vital. Ce n’est sûrement pas par l’opprobre, l’exclusion, le lynchage et la diabolisation qu’elles seront convaincues.

La rage qui se développe contre les « non vaccinés » dans la population française rappelle étrangement les chasses aux boucs-émissaires du Moyen-âge lors des grandes pestes. Ah la nature humaine… Le monde politico-médiatique évoque une situation ou des variants aux noms bizarres venus du fond de l’enfer s’apprêtent à déferler sur la France comme des cavaliers de l’apocalypse. Les lâches, les pleutres et les pervers, les despotes de plateau se réveillent pour réclamer de nouvelles restrictions à la circulation et atteintes aux libertés. A qui profite la peur?

NB: heureux que Mme Natacha Polony, dans Marianne, dise la même chose que moi (en mieux)

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet