Syrie : la droite française enterre le gaullisme

Syrie : la droite française enterre le gaullisme

13/08/2012 — 19h00
PARIS (NOVOpress) — Charles de Gaulle doit se retourner dans sa tombe. En effet, trois de ses héritiers supposés, et non des moindres, tombent dans l’atlantisme le plus absolu. Jean-François Copé, François Fillon et même Dominique de Villepin pressent François Hollande d’intervenir en Syrie contre Bachar El Assad. Et n’oublions pas les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy.

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Nicolas Sarkozy se mèle à nouveau de politique

Nicolas Sarkozy se mèle à nouveau de politique

08/08/2012 — 18h30
PARIS (NOVOpress) — Nicolas Sarkozy signe son retour dans la vie politique française et de quelle manière… En effet, l’ancien chef de l’Etat s’est déclaré favorable à une action rapide de la communauté internationale en Syrie, comme son ami le très belliciste Bernard-Henri Lévy (BHL).  De plus, Nicolas Sarkozy s’est entretenu mardi par téléphone avec le président du Conseil national syrien (CNS), des opposants à Bachar el-Assad. C’est ce que l’on apprend via un communiqué commun de Nicolas Sarkozy et du président du CNS.

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8 mai : Sarkozy-Hollande, “apaisement” ou absence de désaccords profonds ?

8 mai : apaisement ou absence de désaccords profonds ?

09/05/2012 – 18h45
PARIS (NOVOpress) –
Hier, mardi 8 mai 2012, les journalistes n’avaient à la bouche que “démocratie apaisé”, “alternance civilisée”, “beau symbole républicain” à propos de la présence simultanée de l’ancien et du nouveau président à l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris (image en Une).

L’événement paraissait être moins la commémoration de l’armistice de la seconde guerre mondiale que la cessation des hostilités entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pour devenir ou rester président, une fois que la bataille est jouée. Cet apaisement pourrait rassurer tout le monde. Il serait le signe de la bienséance républicaine. Il laisse presque penser qu’en France, il ne saurait y avoir de conflits d’idées plus importants que le devoir de mémoire.

Cette réunion de François Hollande et Nicolas Sarkozy pour l’armistice du 8 mai est-il le symbole d’un “apaisement” ou le symbole de l’absence de désaccords profonds, simple différence de degrés, en particulier dans toujours plus de mondialisme, d’immigration extra-européenne et substitution de population, de discrimination négative en France pour les Européens de souche.

Crédit photo : copie d’écran d’une vidéo de CompteTest73000 sur YouTube

Vae victis : la défaite méritée de la droite la plus bête du monde – Par Michel Geoffroy

Vae victis : la défaite méritée de la droite la plus bête du monde - Par Michel Geoffroy

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.[/box]

[box class=”info”]Le 6 mai 2012, ce n’est pas la gauche qui a gagné. C’est la droite qui a perdu. Une défaite méritée, selon Michel Geoffroy. Car la droite a cumulé les erreurs : elle a délaissé la lutte des idées ; elle a adopté, dans sa pratique gouvernementale, l’idéologie de gauche ; elle a trompé en permanence son électorat ; elle a été incapable de s’unir ; elle s’est coupée du peuple. Deux mois de grand écart verbal sarkozyste ne pouvaient suffire à faire oublier des années de déceptions et d’humiliations. Le temps de l’analyse est venu.
Polémia
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La défaite de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles de 2012 n’est pas seulement celle d’un homme qui a très rapidement dilapidé son capital politique. Car en cinq ans le président sortant a réussi non seulement à faire gagner la gauche mais aussi à remettre en selle l’extrême gauche et le parti communiste, en catalysant le rejet autant de sa personne que de sa politique, tout en décourageant ses soutiens.

Et la crise n’explique pas tout, car cet échec est aussi celui de toute la droite française, qui est vraiment « la plus bête du monde », selon la fameuse expression attribuée au socialiste Guy Mollet !

La droite en France est, certes, en dormition depuis les épurations et diabolisations successives dont elle n’a cessé d’être frappée. Mais cela ne saurait tout excuser. La triste vérité est que la droite en France est bête et qu’elle ne cesse de commettre des bêtises. Retour sur cinq d’entre elles :

La première bêtise, la plus ancienne, est d’avoir délaissé la lutte des idées

Jusque dans la première moitié du XXe siècle, la droite en France rassemblait de brillants intellectuels et des artistes. La IVe République, qui a vu la mainmise de la gauche sur la culture, l’enseignement, l’édition et la presse, suite à l’Epuration, y a mis un terme.

Mais cela a malheureusement continué sous la Ve République : la droite a perdu en 1968, puis en 1986 avec la cohabitation, le combat culturel face à la gauche.

Cette droite n’a tenu compte, en outre, d’aucun des avertissements qui lui ont été adressés par certains intellectuels amis (de Michel Droit à Louis Pauwels) et par certains clubs de réflexion, en particulier après la victoire de la gauche en 1981 : elle n’a pas voulu comprendre que ce sont les idées qui mènent le monde, le monde politique en particulier.

La droite au front de taureau a continué de ne réfléchir à rien, de ne rien lire et de n’avoir des idées sur rien.

La droite n’a donc pas vu venir les nouveaux clivages culturels et politiques qui émergeaient en Europe et en France : le clivage identité/cosmopolitisme ; le clivage islam/chrétienté ; le clivage oligarchie/peuple ; le clivage souveraineté /mondialisme ; le clivage protection/libre-échangisme. Sur tous ces sujets, qui sont autant de « grandes querelles », comme disait De Gaulle, la droite de gouvernement n’a rien eu à nous dire en 2012. Elle n’a donc nullement profité de ces nouvelles lignes de fracture politiques.

La droite a longtemps cru que sa « bonne gestion de l’économie » constituerait son meilleur argument électoral face à une gauche « idéologique ». Car autrefois la droite rimait avec économie – au sens vertueux du mot –, avec confiance dans la monnaie ainsi qu’avec rigueur budgétaire et financière. Mais la droite a perdu aussi sur ce terrain-là !

Avec Chirac puis Sarkozy, la droite est devenue au moins aussi laxiste, sinon plus, que la gauche : les déficits et l’endettement publics se sont envolés. La France a perdu son triple A. Les transferts sociaux au profit de différentes clientèles et les réglementations bureaucratiques se sont, comme les radars, multipliés. Les impôts et prélèvements « sociaux » n’ont cessé de progresser, et cela avait déjà commencé sous Giscard d’Estaing.

Pas étonnant que les jeunes et les actifs se détournent de cette droite qui regarde, dans le rétroviseur, passer les trains de l’histoire !

La seconde bêtise a consisté à adopter l’idéologie de la gauche

Les « stratèges » de la droite ont cru habile, au surplus, pour contrer les communistes et les socialistes, de se placer sur le même terrain qu’eux.

Les mots d’ordre des hommes politiques de droite, véritables éponges idéologiques à la fin du XXe siècle, proviennent d’ailleurs quasiment tous de la gauche : la « nouvelle société » (car la société est bloquée par le conservatisme, bien sûr ! selon Chaban-Delmas), « la société libérale avancée » (c’est-à-dire une sorte de social-démocratie : Giscard d’Estaing), « le travaillisme à la française » (Chirac), le « changement » et « vivement demain » (en 1986), la « rupture » (Sarkozy après… Mitterrand en 1981). Le dernier chic à droite était d’ailleurs de se réclamer d’hommes de gauche : de Jaurès à Georges Mandel.

La droite s’est donc réclamée des droits de l’homme, de la République et surtout du libre-échangisme mondialiste. Mais c’était un cocktail à la fois ringard et dangereux ! Comme ces vieilles munitions que l’on déterre encore et qui vous explosent à la figure quand on commence à les manipuler…

Ainsi les droits de l’homme – instrumentés contre les communistes dans les années 70 – sont devenus en retour une arme aux mains des immigrationnistes et des mondialistes contre les droits des citoyens et contre la souveraineté des Etats. Chirac a fini par faire la guerre à la Serbie au nom des droits des mahométans du Kossovo. Et Sarkozy a promu « l’obligation de protéger » les Libyens, un remake de « l’urgence humanitaire » inventée par le socialiste Bernard Kouchner… et qui fut aussi son ministre d’ouverture.

Devenue anglophile, la droite s’est ensuite emparée avec délices du prêt à penser libéral, qui fut rapidement véhiculé par les intellectuels organiques de service et les représentants du patronat : trop d’impôts tue l’impôt, libérons les créateurs de richesses, dérégulons, privatisons, à bas l’Etat, vive l’Etat de droit !

Il s’agissait néanmoins d’un hara-kiri idéologique.

Car les droits de l’homme et la doctrine libre-échangiste se rattachent comme la gauche à l’idéologie des Lumières. Toutes ces idéologies prônent la déconstruction des traditions, des protections nationales et des frontières économiques et, finalement, de toutes les spécificités – c’est-à-dire des identités – comme autant d’obstacles au « doux commerce » entre des individus égaux et « rationnels » car libérés de toute appartenance.

On ne peut donc pas à la fois se déclarer en faveur de la famille, des traditions culturelles, de l’identité, de la citoyenneté ou de la nation et prôner le libre–échangisme et les droits de l’hominien : il y a dissonance cognitive entre les deux positionnements !

Le fait que la gauche – qui prétend de son côté que l’on peut préserver notre « modèle social », version 1946 modifiée 1981, dans une économie globalisée – porte comme un boulet sa propre dissonance cognitive ne change rien à l’erreur stratégique de la droite.

Le résultat est là : en 30 ans la droite est devenue une gauche qui ne dit pas son nom. Elle s’est progressivement ralliée à l’égalitarisme, à la « lutte contre les inégalités » et donc à l’ingénierie sociale, puis à « l’antiracisme », à l’écologisme, au féminisme et finalement au cosmopolitisme.

La troisième bêtise a consisté à tromper en permanence son électorat

La gauche a échoué à sortir du système capitaliste. Mais elle a, par contre, réussi à transformer la société conformément à son idéologie et elle a mis en œuvre une bonne partie de son programme électoral.

La droite, elle, n’a cessé de tromper ses électeurs. Elle scénarise à chaque élection un duel à mort avec la gauche. Mais c’est ensuite pour cohabiter avec elle, pour faire entrer au gouvernement des ministres issus de la gauche au titre de « l’ouverture » ou pour en rajouter sur le politiquement correct.

Elle met en scène un discours « souverainiste » (de Pasqua à De Villiers, sans oublier l’appel de Cochin de Chirac) ou « sécuritaire » (en général ce rôle incombe au ministre de l’Intérieur en place) pour aller à la pêche aux voix : mais ensuite ces joueurs de flûte rentrent piteusement dans le rang et font le contraire de ce qu’ils ont promis.

« Les réformes les plus contestables qui ont bouleversé notre société, et dont l’effet cataclysmique se fait sentir aujourd’hui, ont d’ailleurs été prises par des gouvernements et des présidents de droite et non de gauche : la déstructuration de l’enseignement scolaire et universitaire, la loi Pleven qui ouvre la voie au chantage « antiraciste », le regroupement familial des immigrés, la légalisation de l’avortement, l’imposition du Traité de Lisbonne, l’annonce des « repentances » successives, la perte de la souveraineté monétaire, la réintégration de l’OTAN, la mise en place des quotas féministes, la création de la HALDE, la « discrimination positive », etc.

« C’est aussi la droite et non la gauche qui a bouleversé l’esprit et les institutions de la Ve République. Avec la cohabitation de 1986, la droite a accepté de dissocier la majorité présidentielle et la majorité parlementaire, créant la confusion politique et l’immobilisme. Elle a ensuite réduit la durée du mandat présidentiel, diminuant du même coup sa dimension souveraine. Nicolas Sarkozy a achevé l’évolution en fusionnant de fait les fonctions de premier ministre et de président de la République, rabaissant le niveau de la fonction.

« C’est aussi la droite qui a bouleversé, au nom de l’idéologie néolibérale de « l’Etat de droit », le système de contrôle de la constitutionnalité des lois : elle a transformé le Conseil constitutionnel en gardien idéologique, c’est-à-dire qu’elle a organisé la primauté des juges inamovibles sur les législateurs élus.

« La gauche a certes supprimé la peine de mort, voté les lois Auroux sur le pouvoir syndical dans l’entreprise, instauré les 35 heures et voté la loi Fabius-Gayssot, des réformes également cataclysmiques. Mais cela ne saurait cacher que globalement c’est la droite de gouvernement qui a à son passif le plus de réformes calamiteuses pour notre pays. »

La quatrième bêtise de la droite a été son incapacité à s’unir

L’histoire de la droite en France depuis les années 1870 est l’histoire de ses déchirements et de ses luttes fratricides, alors que les querelles de la gauche sont toujours restées, selon la formule célèbre de Léon Blum, des querelles de famille.

A la différence de la gauche, la droite ne sait pas jouer collectif et sacrifie en permanence l’essentiel au nom de l’accessoire. C’est pourquoi elle ne parvient pas à s’imposer dans la durée.

Dernière illustration de ce travers historique : la droite au front de taureau a coupé les ponts avec le Front national tout en prétendant récupérer ses électeurs. Elle a donc fait le contraire de la stratégie victorieuse d’union de la gauche. Bravo les parangons du « vote utile » !

Cette préférence pour la désunion a eu pour seul résultat que la droite, bien que majoritaire dans le pays, s’est retrouvée prise en otage politique par une gauche minoritaire. Une performance remarquable !

Afin de se dédouaner, en effet, de l’accusation, constamment proférée par la gauche et les officines qui lui sont dévouées, de « pactiser » avec le diable « d’extrême droite », la droite a été contrainte de donner des gages de plus en plus élevés. Elle s’est déclarée de plus en plus « républicaine », c’est-à-dire toujours plus politiquement correcte.

Elle a dû aussi sacrifier impitoyablement tous ceux qui, dans ses rangs, prétendaient à l’union de la droite : ils ont été abandonnés, ostracisés, souvent ruinés et, comme par hasard, parfois aussi, objet de poursuites judiciaires.

Cette diabolisation permanente a aussi fait peser une chape de plomb politiquement correcte sur le pays.

Parler de l’immigration ou de l’islam autrement qu’en termes laudateurs, ou de l’insécurité, c’était bien sûr « faire le jeu » du Front national ou « lepéniser » son esprit ! Mais cette chape de plomb a nui plus à la droite qu’à la gauche, pour la raison principale que le politiquement correct est fondamentalement la déclinaison des tabous de gauche. La diabolisation du débat sur les enjeux de société a donc eu pour effet de stériliser encore plus ce qui restait du discours de droite.

Enfin cette diabolisation a ancré la droite de conviction dans l’espoir fou qu’elle pourrait gagner seule, interdisant en retour toute dynamique d’union : un espoir fou, car arithmétiquement impossible dans des conditions normales et par conséquent facteur de découragement et de discorde autour de la meilleure stratégie possible, en particulier pour sortir de la « diabolisation ».

Malgré ses ultimes et pathétiques appels du pied entre les deux tours, Nicolas Sarkozy n’a pas su sortir du piège où Jacques Chirac avait fourvoyé la droite.

La cinquième bêtise de la droite a consisté à se couper du peuple

Au début de la Ve République, la droite était majoritaire et populaire : c’est l’apport du gaullisme qui était bien à sa manière un « populisme » : un chef charismatique, une société politique implantée dans toutes les couches de la société et un appareil solide et structuré. Le fondateur de la Ve République voulait en outre sortir du « système des partis » et ancrer l’exécutif dans la souveraineté populaire directe : l’élection au suffrage universel direct du président de la République et la pratique référendaire devaient y pourvoir.

La droite est au contraire devenue oligarchique à la fin du XXe siècle ! C’est-à-dire qu’elle perçoit le peuple français désormais comme un obstacle à ses projets et non plus comme un levier. En témoigne l’attitude de Nicolas Sarkozy faisant adopter par le parlement un traité européen que les Français avaient refusé par référendum !

Dans l’esprit obtus des oligarques de droite, la souveraineté ne vient plus du peuple – en tout cas plus du peuple autochtone – mais d’ailleurs : du gouvernement des juges, des lobbies communautaires, des « autorités morales », du pouvoir médiatique, des marchés et de la « gouvernance » européenne et mondiale.

La droite a malheureusement oublié la leçon du gaullisme : la souveraineté politique vient du peuple, pas des appareils ni des notables ni des « communautés ». Elle s’est mise à courtiser les minorités et non à écouter la majorité.

Elle a donc raté son rendez-vous avec le peuple français à la fin du XXe siècle car, en se soumettant au politiquement correct, elle s’est interdit de répondre à ses attentes. Elle n’a profité qu’un temps de la désaffection vis-à-vis de la gauche et de la chute du communisme : elle a, au contraire, couru après la gauche tout en méprisant et ostracisant 20% du corps électoral. Elle a déçu ses électeurs naturels, elle a trompé leur confiance et elle n’a pas su répondre à l’angoisse montante des classes moyennes.

Tant pis pour elle ! Vae victis, comme disaient nos ancêtres.

Michel Geoffroy
6/05/2012

Image : Après avoir pillé Rome en 390 avant J.C. et assiégé, sans succès à cause d’une sombre histoire d’oies, ce qu’il restait de ses habitants réfugiés sur le Capitole, Brennus, chef de l’expédition des Sénons, accepta de lever le siège en échange d’un tribut de mille livres d’or. Constatant que les poids gaulois étaient faux, les Romains vinrent s’en plaindre à Brennus qui pour toute réponse ajouta son épée et son baudrier dans la balance en s’écriant « Vae Victis ! » (malheur aux vaincus). (Episode relaté par Tite-Live Histoire Romaine V- 48).
Crédit image : Paul Lehugeur, 1886. Domaine public

Vae victis : la défaite méritée de la droite la plus bête du monde - Par Michel Geoffroy

[Tribune libre] Henry de Lesquen : “Il faut sanctionner Nicolas Sarkozy en lui refusant notre voix”

[Tribune libre] Henry de Lesquen : "Il faut sanctionner Nicolas Sarkozy en lui refusant notre voix"

Il faut sanctionner Sarkozy, qui est au pouvoir depuis dix ans, en lui refusant notre voix

On assiste sur Internet à un déferlement inouï de propagande sarkozyste. Il y a des argumentaires aussi habiles que fallacieux. Ou des faux grossiers, par exemple la photo-montage reçue hier où Hollande apparaît aux côtés de Mohamed Merah.

Il faut savoir raison garder. Nicolas Sarkozy doit être jugé avant tout sur ses actes, et non sur ses beaux discours ou sur ses vaines promesses, qui ne sont pas crédibles. Il est au pouvoir depuis dix ans, ministre de l’intérieur de 2002 à 2007, à quelques mois près, président du parti majoritaire de 2004 à 2007, président de la république de 2007 à 2012. Il doit rendre compte de ce qu’il a fait.

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Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

Deuxième tour : le Crif choisit Nicolas Sarkozy

26/04/12 – 16h30
PARIS (NOVOpress)
– On connaissait la proximité de Nicolas Sarkozy avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et son empressement constant envers celui-ci.

Une déférence et un soutien permanent qui se révèlent ne pas être unilatéral puisque le président du Crif, Richard Prasquier, dans une tribune au journal israélien Haaretz, a implicitement soutenu le président sortant en s’inquiétant d’une éventuelle victoire de François Hollande à la présidentielle française.

En effet, s’il affirme penser que le candidat socialiste et le président sortant “ont des opinions similaires sur Israël et l’antisémitisme”, Richard Prasquier se dit préoccupé par les positions des alliés du PS sur ces questions, notamment les Verts qui, selon le président du Crif, “affichent une forte hostilité envers Israël et sont en pointe de toute manifestation”.

Au-delà de la démonstration que le Crif juge l’élection présidentielle française à l’aune des intérêts d’ Israël, la prise du position de Richard Prasquier, qui fait notamment miroir aux appels à voter François Hollande entendus dans diverses mosquées, renforce l’actuelle dérive d’un “vote communautaire” de plus en plus présent.

Crédit photo : Marcel Masferrer Pascual via Flickr, licence CC.

11 millions de pauvres en France

11 millions de pauvres en France

29/03/12 – 15h35
PARIS (NOVOpress)
– Le bilan social du sarkozysme et de sa gouvernance libérale est désormais sans appel : selon un rapport de l’Observatoire national de la pauvreté paru aujourd’hui, plus de 11 millions de Français sont touchés par la pauvreté ou l’exclusion, un chiffre en constante augmentation depuis plusieurs années.

Les trois critères retenus pour cette étude sont la “pauvreté monétaire”, “les privations matérielles sévères” et la “très faible intensité de travail”. En 2011, près de 700.000 personnes cumulaient les trois indicateurs.

L’organisme met également en lumière les catégories les plus fragiles de la société française: les familles monoparentales (près de 30% de pauvres), les jeunes (22,5%) ou les femmes âgées (environ 15%).

Par ailleurs, plus inquiétant encore, l’organisme constate que “disposer d’un emploi n’est plus une condition suffisante pour franchir le seuil de pauvreté“, tant l’emploi s’est raréfié et précarisé (chômage, CDD, intérim, temps partiel).

Crédit photos Damien via Flickr (CC)

Frontières, immigration, identité, autorité, sécurité : à Nantes, Nicolas Sarkozy tient un discours très « droitier », mais à la crédibilité limitée

Frontières, immigration, identité, autorité, sécurité : à Nantes, Nicolas Sarkozy tient un discours très « droitier », mais à la crédibilité limitée

28/03/2012 – 18h30
NANTES (NOVOpress Breizh) –« L’Europe passoire, c’est fini pour l’immigration ». Nicolas Sarkozy aura tenu hier à Nantes un discours très « droitier » – manifestement tiré de la plume de son très habile conseiller Patrick Buisson. Lutte contre le terrorisme, maitrise des vagues migratoires, importance des frontières, restauration de l’autorité à l’école, identité (« J’ose le mot »), tels étaient les thèmes abordés par le candidat de l’UMP. Reste le bilan du Président, qui ne plaide guère en faveur de sa crédibilité.

Ils étaient venus, ils étaient tous là, pour soutenir « Nicolas » : outre les 7.000 personnes qui remplissaient les gradins du Zénith, on notait au premier rang la présence de l’ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati – revenue soudainement en grâce, de Gérard Longuet, ministre de la Défense, de la locale de l’étape Roselyne Bachelot, ministre de la Cohésion Sociale et des Solidarités, de l’ancien ministre Jean-Louis Borloo – pour le côté « social » (?) du casting – de l’ex-ministre de l’intérieur Brice Hortefeux , sans oublier bien sûr Christine Boutin – pour son côté « valeurs judéo-chrétiennes », Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole du candidat qui reconnait volontiers préférer voter Hollande que Marine Le Pen et Bernadette Chirac – la célèbre conseillère générale de Corrèze. Même François Goulard, député et Président du conseil général du Morbihan – villepiniste convaincu et jusqu’à présent opposant notoire à N. Sarkozy – avait fait le déplacement. C’est tout dire.

Jean -François Copé assura l’ouverture de la réunion par un appel vibrant à la mobilisation dans ce « grand Ouest français » – la Bretagne n’était manifestement pas au programme de cette réunion nantaise, n’en déplaise à « Bretagne réunie » qui tractait à la porte – « cette terre de conquête », jusqu’à la victoire non seulement à la présidentielle mais aussi aux législatives et aux futures élections locales.

Après avoir salué les personnalités présentes, N. Sarkozy a commencé son intervention de moins d’une heure en dénonçant l’action des permanents CGT qui ont bloqué la diffusion de Ouest -France car il contenait son interview : « Faut-il que vous ayez peur pour nous empêcher de parler ! ». Succès assuré auprès du public.

Après avoir évoqué les drames de Montauban et de Toulouse, il affirma « qu’on ne peut continuer à faire campagne comme si rien ne s’était passé… ». Pour lui, il est maintenant plus nécessaire que jamais de dire la vérité : « le vrai risque est de ne pas parler des sujets qui fâchent ». Une gageure pour Nicolas Sarkozy dont ce sera le fil conducteur de son intervention. A de nombreuses reprises, il affirmera, tel un leitmotiv, « oui, j’ose le dire » n’oubliant pas de dénonçer au passage la “méprisance” (sic) des “cercles dirigeants”.

« Comment intégrer, comment assimiler, si une vague migratoire incontrôlée vient indéfiniment réduire à néant les efforts de la République ? Comment notre société pourrait elle retrouver ses repères, ses marques, s’il y a encore d’autres personnes à intégrer, alors que ceux qui sont là, nous ne parvenons pas à les intégrer?» s’interroge le Président candidat qui semble avoir lu Le camp des saints, le célèbre roman de Jean Raspail. La main sur le cœur il assure, en direction des électeurs du FN, « je veux simplement parler au peuple de France, à la France qui souffre, quel qu’ait été son vote par le passé. »

Pour conserver notre souveraineté, le candidat de l’UMP rappelle « qu’il y a un besoin renouvelé de frontières… non pas comme une ligne Maginot ….mais comme une protection ». Cela est nécessaire pour réguler l’immigration car « la France a le droit de choisir qui elle veut accueillir. » Pour cela, il faudra, selon lui, revoir les accords de Schengen car « l’Europe doit protéger ses frontières » et, sinon, en suspendre l’application. De même, la France doit défendre ses entreprises et ses emplois « puisqu’ailleurs dans le monde, on ne respecte aucune des règles qu’on nous impose ». Ainsi, pour les marchés publics, Nicolas Sarkozy promet de mettre en place l’équivalent des règles américaines pour les réserver aux entreprises françaises ou européennes.

Reprenant quasiment mot pour mot les propos tenus par Marine Le Pen dimanche à Bouguenais, le Président de la République affirme qu’il veut redonner à l’Etat les moyens d’agir et, en priorité, restaurer l’autorité et en finir avec le laxisme « car il ne fait pas reculer la délinquance ». Cela est également, selon lui, indispensable à l’école, où doit être restaurée « l’autorité du maître ou l’autorité du savoir ». Cela l’est également pour empêcher le développement des communautarismes. L’Etat doit aussi s’attaquer aux fraudeurs sociaux ou fiscaux. N. Sarkozy promet qu’un lien sera rétabli entre la nationalité et le paiement des impôts pour lutter contre l’évasion fiscale, tout en se gardant d’évoquer la question, de plus en plus d’actualité, de la double nationalité.

La réussite de cette démarche passe selon lui par le retour de la morale républicaine : « il faut tenir bon sur les droits mais aussi les devoirs » car « il ne peut y avoir de socialisation sans sanction ». Mais cette morale repose sur notre identité : « Nous ne voulons pas changer les valeurs qui sont les nôtres ». C’est ainsi que fonctionnera « le creuset républicain, fabrique de l’assimilation » autour d’une culture commune, d’une histoire commune, d’un destin commun.

Aussi, affirme l’orateur, tout nouvel immigré devra connaître la langue française et les lois principales notamment sur les droits de la femme qui devront être respectés. Pour tous les Français, N. Sarkozy veut promouvoir « une école d’exigence, qui enseignera la politesse, le respect, le sens de l’effort », et – vaste programme – rétablira une égalité des chances, il est vrai bien mal en point aujourd’hui, l’oligarchie en place réservant à ses enfants les meilleures filières, quitte à en concéder quelques strapontins à la seule « diversité ».

Rappelant enfin qu’au cours des cinq dernières années, il a dû affronter des « crises inouïes sans reculer malgré les pressions », le candidat de l’UMP termine son discours en affirmant : « notre bilan est mieux que ce qu’ils en disent », mettant ainsi le doigt sur ce qui constitue son vrai problème. Les résultats du bilan présidentiel sont en effet, pour beaucoup, bien loin des espoirs soulevés par les promesses faites en 2007.

Renouveler cette année l’opération qui avait si bien marché il y a cinq ans, tel est le pari que tente aujourd’hui le Président de la République. Un pari risqué, mais compte tenu du contexte politique, obligé. Reste à savoir ce qu’en penseront les électeurs, dont la naïveté n’est pas – quoi qu’il en pense – sans limites. Réponse, au plus tard, le 6 mai.

Crédit photos : UMP, via Flickr, licence cc.

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

27/03/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 Alors que l’on vient d’apprendre que Al jazeera France vient de recevoir les vidéos prises par le terroriste pendant ses massacres, la famille de Mohamed Merah veut enterrer la dépouille du terroriste en Algérie. Selon l’oncle maternel de Mohamed Merah, la dépouille du terroriste islamiste de Toulouse devrait être enterrée en Algérie. Il s’agirait de l’enterrer dans la région de Médéa à 80 km au sud d’Alger d’où son père est originaire.

Père qui a annoncé vouloir porter plainte contre la France “pour avoir tué” son fils, je cite : « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils ».

La semaine dernière, les quatre victimes de l’école juive ont été rapatriées en Israël et enterrées dans le grand cimetière de Jérusalem.
La dépouille d’Imad Ibn Ziaten, quoique soldat français a été rapatriée au Maroc avec un drapeau marocain sur le cercueil.
Parmi les sept victimes du terroriste islamiste, seul Abel Chennouf, d’origine kabyle et de confession chrétienne et Legouade ont été enterré en France.

Ainsi, dans la tragédie de Toulouse, les sépultures des victimes comme celle du bourreau confirment l’adage de la fidélité du sang au sol. Manifestement en devenant multiculturelle, la France devient multi-conflictuelle.

Quoi qu’il en soit cet événement a été l’occasion pour Sarkozy de prendre deux points supplémentaire dans les sondages.
Tous les moyens sont bons pour le président candidat qui passe d’un rôle à l’autre sans changer de casquette tant que cela lui profite.
C’est par l’intermédiaire d’un courriel personnel adressé aux Français résidents à l’étranger et que lui permettait sa fonction de président, que Nicolas Sarkozy a fait de la publicité pour sa campagne.
Des Français qui d’après les sondages sont toujours prêt à croire au kärcher tant promis du président candidat.

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

Nicolas Sarkozy : La République est-elle « submergée par une immigration incontrôlée » ?

05/03/2012 – 08h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Les clins d’œil envers l’électorat du Front national se multiplient. Après la dernière sortie du ministre de l’intérieur, Claude Guéant, associant immigration et insécurité, c’est le président de la République qui a poursuivi cette stratégie samedi à Bordeaux devant près de 8000 personnes.

Oubliant qu’il y avait été favorable, Nicolas Sarközy a déclaré que « donner le droit de vote aux étrangers, (…) c’est porter atteinte à la République, parce que c’est ouvrir la voie au vote communautaire ».

Récupérant la dernière proposition de Marine Le Pen sur l’étiquetage halal, le président de la République souhaite étiqueter la viande selon les méthodes d’abattage. Rompant avec le politiquement correct (ce qui a du faire frémir Alain Juppé, maire de Bordeaux), celui-ci s’est inquiété des vagues migratoires qui mettent depuis des années notre identité en danger : « La République ne peut accueillir dignement que si elle n’est pas submergée par une immigration incontrôlée (…) l’immigration peut être aussi un problème ».

Si les propositions du candidat ont soulevé l’enthousiasme des militants UMP, le décalage entre ses nouvelles promesses et son bilan est pourtant criant. Pourquoi Nicolas Sarközy ferait lors de son hypothétique prochain quinquennat, ce qu’il n’a pas voulu faire lors du premier ?

« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient » avait déclaré Charles Pasqua il y a quelques années. Il n’est pas évident que les Français, « cocus » depuis cinq ans, lui repassent la bague au doigt !

Crédit photo : DR.

Rama Yade dans la nasse ?

Rama Yade dans la nasse ?

02/03/12 – 16h20
NANTERRE (NOVOpress via le Bulletin de réinfo de Radio Courtoisie) –
La situation de Rama Yade devient de plus en plus délicate.

Radiée des listes électorales de Colombes, l’ex‑secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme pourrait comparaître devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir triché sur sa domiciliation.

Et ce n’est pas son prochain ralliement à Nicolas Sarkozy qui pourrait arranger les choses.  Ce surprenant « soutien » intervient deux jours après que Rama Yade a été entendue par la Brigade de la répression de la délinquance aux personnes dans l’enquête préliminaire sur sa domiciliation et son inscription sur les listes électorales de Colombes.

Rama Yade soutenue par le Parti radical, qui a fait de son investiture « une priorité » selon un dirigeant, se trouve donc dans une impasse. Une impasse électorale car sa candidature est au cœur des négociations pour les législatives entre le parti de Jean‑Louis Borloo et le parti présidentiel. Et une impasse judiciaire si l’enquête confirme qu’elle n’a pas de domicile réel à Colombes. Le parquet de Nanterre se verrait dans l’obligation de la poursuivre pour fraude électorale. Voire pour faux et usage de faux si elle a trafiqué son bail, ce qui lui ferait encourir un an d’emprisonnement et 15000 € d’amende.

Crédit photo : Neno via Flickr, licence CC.

Deux poids, deux mesures – Nicolas Sarközy à Bayonne : Alain Juppé dénonce un guet-apens

Deux poids, deux mesures - Nicolas Sarközy à Bayonne : Alain Juppé dénonce un guet-apens

02/03/2012 – 14h00
BAYONNE (via Infos Bordeaux) —
Le ministre des affaires étrangères et maire de Bordeaux, Alain Juppé, a fait part hier soir de son « indignation » et a dénoncé « un guet-apens » après les incidents impliquant des militants de gauche hier, dans les rues de Bayonne.

« J’exprime mon indignation devant le guet-apens qui a été monté contre Nicolas Sarkozy et cette conjonction entre des indépendantistes basques, dont on sait souvent les excès voire la violence, et des militants socialistes qui brandissaient le programme de François Hollande ».

Alain Juppé réagissait en marge de l’inauguration d’un salon du chocolat dans sa ville. « C’est un très mauvais signe dans la campagne car il faut se respecter, ne pas céder à cette tentation, et j’appelle tout le monde à garder son sang-froid dans la campagne », a-t-il ajouté.

Si les médias s’agitent sur l’accueil reçu par le candidat de l’UMP hier à Bayonne, ceux-ci sont bien silencieux sur les violences dont ont été victimes les membres du Bloc identitaire, réunis à l’Amatcho Hôtel Anton à l’occasion de la création d’une section basque du mouvement.

Crédit photo : DR.

Nicolas Sarkozy : le travail rend libre !

Nicolas Sarkozy : le travail rend libre !

25/02/12 – 14h15
PARIS (NOVOpress) –
C’est une surprenante nouvelle erreur que viennent de commettre les communicants de Nicolas Sarkozy.

Lors du meeting du candidat UMP à Lille jeudi dernier axé sur la “valeur travail”, une phrase n’est pas passée inaperçue auprès de nombreux internautes. Nicolas Sarkozy, en déclarant qu’ “il ne faut pas opposer le travail à la vie, parce que le travail c’est le moyen d’être libre !, a tout simplement repris une des devises du national-socialisme : “le travail rend libre” (“Arbeit macht frei”). Une expression qui ornait l’entrée des camps de concentration notamment Auschwitz, Dachau, Gross-Rosen, Sachsenhausen.

La France Forte de Nicolas Sarkozy est en fait grecque !

La France Forte de Nicolas Sarkozy est en fait grecque !

17/02/2012 – 11h10
NUMERAMA
 Oops. Il faut désormais penser à tout lorsque l’on est communicant, même aux petits détails que l’on croyait invisibles. L’équipe du candidat Nicolas Sarkozy a dévoilé mercredi soir l’affiche de campagne de l’actuel président de la République, qui promet “La France Forte” aux électeurs. Mais @shloren révèle qu’en fait de France, le paysage marin qui se cache derrière Nicolas Sarkozy n’est autre que la mer Égée, en Grèce. Une trouvaille d’autant plus gênante s’agissant d’un pays dont le Smic vient d’être raboté à moins de 40 % du salaire minimum français, et qui se situe au bord de l’insurrection et du chaos financier.

La découverte a été permise par la diffusion du fichier numérique de l’affiche, qui révèle les données EXIF du fichier. On voit que la description de l’image de fond n’a pas été changée, et qu’il s’agit d’une photo de la banque d’images Tetra Images intitulée “Greece, Clouds over Aegean See”. On la retrouve effectivement sur le site de l’agence :

La France Forte de Nicolas Sarkozy est en fait grecque !

La France Forte de Nicolas Sarkozy est en fait grecque !

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article original de Numérama publié le 16/02/2012. Licence cc[/box]

Boutin : une nouvelle « mission » pour prix de son retrait de la présidentielle ?

Boutin : une nouvelle « mission » pour prix de son retrait de la présidentielle ?

14/02/12 – 20h00
PARIS (NOVOpress)
– Le ralliement de la « caution catho » de la droite UMP, Christine Boutin, à la candidature de Nicolas Sarkozy a-t-elle été négociée en échange d’une promesse d’une « mission », toujours très rémunératrice, qui lui serait confiée en 2012 par l’Elysée ?

C’est en tout cas ce qu’affirme la radio RTL. Selon elle, Christine Boutin aurait reçu l’assurance qu’en cas de victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, elle recevrait la direction d’une mission sur le « revenu de base ».

Toujours selon la radio, Christine Boutin aurait rencontré à plusieurs reprises le chef de l’Etat qui lui aurait promis une « belle place dans la campagne présidentielle » et la direction de cette mission sur la « viabilité » du revenu de base (revenu universel, non conditionné, de la naissance à la mort et qui remplacerait des dizaines d’autres subventions existantes).

Par le passé, Christine Boutin avait déjà bénéficié des largesses de l’Elysée dans le cadre d’une « mission » sur la mondialisation pour laquelle elle était rémunérée plus de 9.000 euros mensuels et dont les conclusions et la portée ont échappé à la plupart des observateurs.

Crédit photo : Thibault Coulon/Flickr sous licence CC

Immigration : le gouvernement bidonne les chiffres

Immigration : le gouvernement bidonne les chiffres

10/02/2012 – 13h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
C’est en toute discrétion que le ministère de l’Intérieur a rendu public hier le rapport annuel qui contient les derniers indicateurs “officiels” des flux migratoires en France. Les chiffres livrés par ce rapport prennent le contre-pied des déclarations gouvernementales. Flairant le danger, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, s’était empressé de donner d’autres chiffres il y a un mois.

C’est officiel, avec Nicolas Sarkozy, les chiffres de l’immigration ont explosé

Le nombre total de premiers titres de séjour délivrés entre 2007 et 2010 a bondi de plus de 7 %. Chaque année, quelque 200 000 personnes obtiennent ce fameux sésame pour s’installer en France. On est donc loin des rodomontades de Nicolas Sarkozy ou de Claude Guéant sur la baisse de l’immigration. Au niveau de l’immigration de travail, c’est même pire, +51 % depuis 2007 pour les immigrés extra-européens !

La prétendue « lutte contre l’immigration » est donc une vaste mascarade ?

En matière de reconduites à la frontière, le rapport rendu au Parlement montre aussi qu’entre 2009 et 2010 celles-ci avaient baissé de 4,4 % passant de plus de 29.000 à environ 28.000. Comme le note le journal Le Monde, contrairement au discours d’extrême fermeté affiché à l’époque, particulièrement à la suite du discours de Grenoble de l’été 2010, le système d’éloignement des étrangers en situation irrégulière a été entravé par l’essor d’une jurisprudence favorable aux étrangers et par l’inflation de recours contentieux.

Quid des régularisations ?

Traditionnellement, dans ce rapport annuel, il existe une ligne statistique qui permet de connaître leur nombre approximatif. Celui-ci tourne généralement autour de 30.000. Cette année, et pour la première fois, la case n’est pas renseignée. Il est donc impossible de savoir le nombre de régularisations ces dernières années. Un sujet sensible à quelques mois de l’élection présidentielle. Autre perle de ce rapport : pour faire baisser le nombre d’étrangers en France, le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que d’ouvrir les vannes des naturalisations. Près de 110.000 par an depuis 2007.
[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]
Photo : Ministère de l’intérieur, place Bauveau à Paris. Crédit : fredpanassac via Flickr (cc)

La classe politique se presse au dîner annuel du Crif

La classe politique se presse au dîner annuel du Crif

09/02/12 – 11h30
PARIS (NOVOpress)
– Comme chaque année, on se bousculait au dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France. L’affluence était même cette année encore plus importante que lors des dernières éditions, l’année électorale poussant les hommes politiques de tous bords à venir solliciter la bienveillance de la communauté.

Villepin, Sarkozy, Hollande, Manuel Valls, Bertrand Delanoë, Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet… ils étaient tous là pour cette soirée d’œcuménisme républicain dont seuls sont exclus les représentants de la droite nationale au premier rang desquels, bien entendu, Marine Le Pen.

Dans son discours, le président Sarkozy n’a pas ménagé ses efforts et ses effets pour satisfaire le public et démontrer sa préoccupation constante des intérêts de la communauté.

Le chef de l’Etat s’est ainsi taillé un beau succès à l’applaudimètre en rappelant son engagement en faveur de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien libéré après avoir été détenu par le Hamas :
« Gilad a été persécuté, torturé, maltraité. Honte a ceux qui ont fait ça. » a notamment déclaré le chef de l’Etat avant d’affirmer que «l’acquisition de l’arme atomique par l’Iran est inacceptable ».

Crédit photo : Marcel Masferrer Pascual via Flickr, licence CC.

Des figurants et des travaux fictifs pour la visite de Nicolas Sarkozy

Des figurants et des travaux fictifs pour la visite de Nicolas Sarkozy

03/02/12 – 16h00
PARIS (NOVOpress)
– Au plus bas dans les sondages, plombé par un bilan des plus catastrophiques, le président Nicolas Sarkozy tente de regagner du terrain en rejouant la carte de l’agitation médiatique tous azimus. Quitte, parfois, à utiliser des méthodes plus proches du spectacle et du grand guignol que de la politique…

Ainsi, lors d’une visite de Nicolas Sarkozy sur un chantier dans l’Essonne jeudi 2 février, l’Élysée a fait venir en renfort des ouvriers extérieurs au site pour faire de la figuration. C’est la radio Europe 1 qui a révélé l’information.

Plusieurs dizaines de personnes, n’appartenant pas au chantier, auraient ainsi été rameutées pour assurer une présence importante sur les lieux lors du passage du chef de l’Etat.

Par ailleurs, le chantier était fermé pour cause de température glaciale, mais les ouvriers et les figurants ont été priés de faire semblant de travailler devant les médias. Dès la fin de la représentation, tout le monde est rentré chez soi.

Si pour sa part, l’équipe de communication sarkozyste ne nie pas les faits malgré leur ridicule, elle répond, dans un bel exemple de langue de bois qu’elle a « simplement voulu donner la possibilité d’être présents, à tous ceux qui ont, par le passé, ou auraient à l’avenir à travailler sur ce chantier ».

Crédit photo : Guillaume Paumier/Flickr sous licence CC.