Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

Les « Droits de l’Homme », fondement de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy

04/01/2012 – 18h30
BREST (NOVOpress Breizh) –
« La France doit défendre partout et en tout lieu le respect du droit international et la liberté de l’Homme ». Nicolas Sarkozy était hier à l’École navale de Lanvéoc-Poulmic (Finistère) pour présenter ses vœux aux armées. Une occasion pour lui de rappeler sa conception de l’emploi de l’armée française dans les conflits internationaux. Une conception fondée sur l’idéologie des « Droits de l’Homme », à l’opposé de la realpolitik, fondée sur la défense des intérêts géopolitiques de la France.

Arrivé à 11 heures dans une presqu’ile de Crozon battue par la pluie et le vent, le président de la République, après avoir passé en revue les troupes et assisté à une démonstration des commandos marine, s’est adressé aux 1 800 militaires et 500 invités présents, parmi lesquels on remarquait la présence de Jean-Yves Le Drian, président (PS) de la région administrative Bretagne.

Nicolas Sarkozy  a commencé son allocution en exprimant sa « pensée émue » pour les deux légionnaires morts en Afghanistan au mois de décembre, dans la région de Kapisa, rappelant le sens de l’intervention française dans ce conflit : « Pour que des petites filles qui n’étaient pas les leurs puissent tout simplement aller à l’école et ne soient pas mariées de force à 12 ans… pour que des femmes qui n’étaient pas les leurs ne soient pas échangées comme des marchandises… pour que des hommes et des femmes qui ne parlaient pas leur langue puissent échapper aux ténèbres d’un obscurantisme médiéval… ».

Constatant que « c’est en Afghanistan, que nos troupes sont aujourd’hui confrontées au travail le plus délicat (sic) » il a confirmé que les troupes françaises quitteraient le pays en 2014, date à laquelle « les Afghans assumeront la responsabilité de leur sécurité ». Ce qui n’est, semble-t-il, pas évident. Selon une étude de Michel Lhomme publiée par  Métamag,  près de 24 000 soldats afghans auraient déserté au premier semestre 2011, soit 8% des effectifs ! Pour le seul mois de juin 2011, 5 000 hommes auraient quitté l’armée, soit 3% des troupes nationales composées de 170 000 hommes. La question demeure aussi, pour rester dans la logique sarkozienne, de savoir si à cette date le statut des femmes et des petites filles se sera amélioré, échappant aux « ténèbres d’un obscurantisme médiéval ».

Concernant la Lybie, le chef des Armées a rappelé que l’intervention française avait pour but d’ « empêcher un massacre programmé et proclamé La France peut être fière de s’y être opposé, a-t-il poursuivi. La France fut la première à dire son indignation. La France fut la première aux avant-postes. L’armée française fut, une fois encore, l’armée de la liberté. » 

Depuis la « libération » de ce pays – où la charia est désormais la source du droit – les différentes factions rebelles, comme le rappelle le professeur Bernard Lugan dans son blog, s’affrontent violemment entre elles. Des combats ont ainsi opposé mardi dans le centre de Tripoli des groupes rivaux, faisant quatre morts et au moins cinq blessés, selon le chef du Conseil militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj.

Evoquant la situation en Syrie, le Président de la Républiquea invité la « communauté internationale » à prendre  « les sanctions les plus dures ». « Le Président syrien doit quitter le pouvoir et laisser son peuple décider librement de son destin. (…) C’est ce à quoi nous allons travailler d’arrache-pied », a-t-il martelé. Un prochain engagement pour les troupes françaises ?

Crédit photo : John Wagner sous licence Creative Common

7000 détenus sans droits dans les geôles de la « nouvelle Libye »

7000 détenus sans droits dans les geôles de la « nouvelle Libye »

24/11/11 – 12h15
TRIPOLI (NOVOpress)
— Après les exécutions sommaires, l’interdiction du divorce et le retour de la polygamie via la Chiara, voici les détentions arbitraires massives. Décidément, le visage de la « nouvelle Libye », fondée à coup de missiles français par messieurs Nicolas Sarkzozy et Bernard-Henri Lévy, est loin d’être aussi « démocratique » qu’on a bien voulu nous faire croire en nous jouant l’air bien connu du « méchant dictateur combattu par les forces de la liberté ».

En effet, selon un rapport du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon, les nouvelles autorités libyennes détiennent plus de 7 000 personnes privées de toute protection juridique. La majorité de ces prisonniers sans droits sont originaires de l’Afrique subsaharienne.

Le rapport précise que ces prisonniers “sont privés de toute garantie juridique en l’absence d’une police et d’une justice en état de fonctionner“, les groupes paramilitaires ne faisant aucune distinction entre les mercenaires pro-Kadhafi venus des pays voisins et le reste des Africains travaillant simplement en Libye. Il s’agirait donc purement et simplement d’arrestations arbitraires à connotation raciste.

Crédit photo : Dar, via Flirckr (cc)

Fraude sociale : Le nouvel échec de Nicolas Sarközy

Fraude sociale : Le nouvel échec de Nicolas Sarközy

15/11/2011 – 19h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, était en déplacement aujourd’hui dans la capitale girondine, afin de parler de la fraude sociale. « Voler la Sécurité sociale, c’est trahir la confiance de tous les Français » a-t-il déclaré. Alors que celui-ci est au pouvoir depuis de nombreuses années, c’est seulement à 6 mois des élections présidentielles que le futur (?) candidat pointe du doigt les « profiteurs » du système.

L’offensive du chef de l’Etat débouche sur plusieurs annonces : les bénéficiaires du RSA devront travailler au moins sept heures par semaine pour pouvoir toucher leurs prestations. Cette mesure sera testée d’ici la fin de l’année dans dix départements. De plus, un Haut Conseil (un de plus !) au financement de la protection sociale va être créé. Cet organisme devra « travailler avant la fin de l’année » afin de proposer des solutions pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

Le président de la République confirme l’échec de sa politique en matière de fraude : «En 2010, trois milliards et demi d’euros de fraude fiscale, sociale et douanière ont été détectés, dont un demi-milliard d’euros au titre des organismes de Sécurité sociale. C’est 20% de plus qu’en 2009 ».

Le responsable du Front national, Jacques Colombier, a quant à lui, réagi par communiqué de presse : «Nicolas Sarközy s’est bien gardé d’évoquer une des causes majeures de la fraude sociale que constitue l’immigration continue dans notre pays ».

Selon l’expert et spécialiste des migrations, Jean-Paul Gourévitch, le coût de l’immigration en France est d’environ 26 milliards d’euros par an. De possibles économies en perspective !

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la “propagande soignée” de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

1811-2011 : l’Elysée copie-t-il la "propagande soignée" de la naissance du fils de Napoléon Ier ?

21/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
L’exploitation médiatique et politique de la grossesse de Carla Bruni s’accélère. Particulièrement depuis que l’épouse du chef de l’Etat a décidé de poser devant l’objectif des caméras, samedi, à l’occasion des Journées du patrimoine. Carla Bruni a en effet exposé ses états d’âme et ses rondeurs aux visiteurs du palais présidentiel devant une foule de journalistes : elle n’en peut plus, notamment de « ne plus fumer, ni boire de vin » à cause de son bébé.

La chanteuse de 43 ans semble vouloir tenir en haleine les Français : « A partir du 1er octobre, cela peut intervenir n’importe quand », met-elle en garde. Le feuilleton semble se mettre en place. Nouvel épisode : des artisans, dont une auto-entrepreneuse installée à Fégréac (Loire-Atlantique), vont envoyer par la poste une dizaine de couches écolos et cousues main à l’épouse du chef de l’État.

L’exploitation politique de la naissance d’un héritier au sommet de l’Etat rappelle celle qui a été utilisée sous le Premier Empire il y a juste 200 ans. Nicolas Sarkozy est souvent caricaturé en Napoléon ou comparé à l’illustre vainqueur d’Austerlitz. Or, pour le site Herodote.net, la naissance du fils de l’empereur des Français avait déjà fait l’objet d’une « propagande soignée ».

Un « évènement politique et “people” sans précédent » pour ce site d’Histoire, intervenu le 20 mars 1811 à Paris. Deux siècles plus tard, le bébé du couple Bruni-Sarkozy doit voir le jour vers le 30 octobre, probablement à la très chic clinique de la Muette dans le XVIème arrondissement de Paris. Pas très loin des Tuileries où était né le fils de Napoléon… Cette nouvelles naissance devrait donner lieu elle aussi à une « propagande soignée » à quelques mois de l’élection présidentielle. En tout cas, c’est bien parti.

Comment Sarkozy changera-t-il son image auprès des musulmans ?

Comment Sarkozy changera-t-il son image auprès des musulmans ?

04/08/2011 – 08h00
LINCOLN (NOVOpress) –
La population musulmane en France a une très mauvaise image du président de la République, Nicolas Sarkozy.

D’après un sondage Ifop en partenariat avec le journal “La Croix”, “Analyse : 1989-2011 Enquête sur l’implantation et l’évolution de l’Islam de France”, seulement 21% des musulmans ont une bonne opinion de l’ancien maire de Neuilly. Qu’ils soient pratiquants ou non, les mahométans rejettent dans une très large mesure la politique menée par Nicolas Sarkozy.
Il y a donc fort à parier que pour relever son image au sein de cette population, le président de la République et son gouvernement multiplient les gestes de bienveillance à l’égard de la population musulmane et de ses représentants. Officialisation du financement public des mosquées ? Jours fériés pour les fêtes musulmanes ? La campagne électorale de 2012 risque bien de réserver quelques surprises.

La pièce de théâtre sur l’immigration de l’UMP va continuer

La pièce de théâtre sur l'immigration de l'UMP va continuer

20/07/11 – 14h45
PARIS (NOVOpress)
– Le politologue Jean-Yves Camus est venu confirmer, dans un entretien au site lexpress.fr, ce que bon nombre de déçus de la politique de Nicolas Sarkozy pensent pensent désormais tout haut : “Sur l’immigration, la droite n’a jamais pu aller au-delà des déclarations de principe : la France est liée par des traités internationaux et par son appartenance à l’Union européenne. L’UMP sait en outre que les milieux économiques et patronaux ne sont pas favorables à une restriction de l’immigration, encore moins à son arrêt. [souligné par Novopress]”

Avant d’ajouter : “la frange la plus droitière de l’électorat veut bien plus : elle souhaite que certaines catégories d’étrangers, en raison de leur identité même, ne puisse plus devenir français. Selon eux, la nationalité ne doit plus s’acquérir par un acte de volonté mais seulement par la transmission. Or, pour aboutir à cela, il faudrait une révolution juridique qui constituerait une rupture majeure du pacte démocratique. L’UMP ne prendra pas ce risque mais elle ne peut pas le dire à ses électeurs droitiers. Pas plus qu’elle ne peut dire l’inverse aux centristes.”

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

Nicolas Sarkozy a aggravé la dette publique

M. Sarkozy est un connaisseur. Un grand connaisseur en matière de dette publique. Ce qui l’autorise à s’en prendre au programme du PS pour 2012. En effet, à l’entendre, les propositions socialistes présentent de grands dangers : « ceux qui auront l’idée de revenir sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, de refuser une règle d’or qui oblige tout nouveau gouvernement à prévoir un budget en équilibre » conduiront « à l’explosion de la dette et des déficits et à l’impossibilité pour la France de les financer » (quatrième conférence de presse de Nicolas Sarkozy, lundi 27 juin 2011). Fermez le ban.

D’après l’INSEE, à la fin mars 2011, la dette publique française atteignait 1646,1 milliards d’euros, soit 84,5% du PIB. Un record toutes catégories. Surtout lorsqu’on sait que, d’après le traité de Maastricht, le ratio de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB. Avec une progression de 55 milliard d’euros en trois mois, Nicolas Sarkozy fera figure de « grand argentier » de la Vème République.

Certes, la crise est passée par là, creusant les déficits de l’Etat : 56 milliards en 2008, 138 en 2009,148 en 2010. Quand tout va bien (?!), le déficit structurel de l’Etat tourne autour de 40 milliards d’euros. Un exemple : 43,9 milliards en 2004. Quelquefois la moisson est bonne : seulement 34,7 milliards de déficit en 2007.

En 2008 et 2009, la baisse des recettes fiscales pour cause de dégradation de la situation économique et le coût du plan de relance sont pour beaucoup dans l’aggravation des déficits de l’Etat.

Pour autant la situation internationale n’explique pas tout. La Cour des comptes estime ainsi que, depuis deux ans, les orientations politiques, indépendantes de la crise, ont mené à une aggravation du déficit structurel comprise entre 0,9 et1,2 point de PIB (un point de PIB = 20 milliards d’euros). En cause : les baisses des prélèvements obligatoires (exonérations diverses, baisses d’impôts ciblées) qui ont amenuisé les recettes. Mais aussi la croissance des dépenses publiques, qui a continué en dépit du discours du gouvernement. Au total, depuis 2007, les choix politiques du Président de la République expliquent entre un quart et un tiers de la dégradation du déficit.

Bercy 1

A la vérité, les exploits financiers de Nicolas Sarkozy ne datent pas d’aujourd’hui. Il a déjà fait ses preuves à Bercy en tant que ministre du Budget (29 mars 1993 -11 mai 1995) ; son patron s’appelait Edouard Balladur, Premier ministre et prétendant à l’Elysée. Tout ce petit monde s’activait pour remporter l’élection présidentielle de 1995. Donc l’équilibre des comptes publics ne constituait pas la préoccupation première de ces messieurs. Pas question d’effrayer l’électeur avec des histoires d’augmentation des impôts ou de baisse de la dépense publique. Pourtant la baisse de l’activité économique l’aurait exigé. A la fin 1993, la dette publique représente 440,1 milliards d’euros. A la fin 1994, 570 milliards. A la fin 1995, 662,8 milliards.

Bercy 2

Lors de son second mandat à la présidence de la République, Jacques Chirac donne, lui aussi, l’occasion  à M. Sarkozy de briller de tous ses feux. Ce dernier revient en effet à Bercy avec le titre ronflant de ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (31 mars 2004 au 29 novembre 2004) du gouvernement Raffarin. Pendant ces huit mois, ses résultats n’épatent personne. Sauf ceux qui suivent de près l’évolution des Finances publiques. A la fin 2003, la dette publique s’établit à 994,5 milliards d’euros ; à la fin 2004 elle atteint 1068,3 milliards d’euros. Titre de gloire de l’intéressé : c’est sous son magistère que la dette publique a franchi la barre des 1000 milliards d’euros.

Un président de la République se doit de faire mieux qu’un simple ministre. Nicolas Sarkozy l’a compris. La dette publique était de 1142,1 milliards d’euros à la fin 2006 ; à fin mars 2011, elle a bondi à 1646,1 milliards. Soir une progression formidable de 504 milliards en quatre ans. Qui dit mieux ?

Dans le projet socialiste intitulé « Le changement » (« 30 priorités pour 2012 »), il est écrit que « la diminution des déficits ne fait pas à elle seule une politique ». Il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy a fait sienne cette devise.

NDLR – On appelle dette publique l’addition des dettes de l’Etat, des collectivités territoriales, des administrations de sécurité sociale et des ODAC (organismes divers d’administrations centrale, des annexes de l’Etat). La dette de l’Etat représente environ 80% de la dette publique. Contrairement au Traité de Maastricht, la Commission européenne et Eurostat (organisme statistique de l’Union européenne) ne prennent en compte que la dette publique. Ce sont les déficits de l’Etat – réguliers et de plus en plus volumineux – qui gonflent la dette publique.