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Eric Zemmour : « Et si on prenait acte que le premier ministre ne sert plus à rien ? »

04/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Et si on arrêtait les faux-semblants ? Et si on arrêtait l’hypocrisie ? Et si on débranchait l’hôtel Matignon ? », se demandait à haute voix Eric Zemmour ce matin sur RTL.

« Et si on renvoyait Édouard Philippe dans sa bonne ville du Havre ? Et si on prenait acte que le premier ministre ne sert plus à rien, qu’il est inutile, superflu ? »

« Cette question, explique-t-il, n’est pas nouvelle sous la Ve République. On la pose quasiment depuis les débuts du régime, lorsque le général de Gaulle nomma à Matignon son ancien collaborateur – déjà ce terme de collaborateur – Georges Pompidou. Mais la question a pris une acuité nouvelle depuis l’instauration du quinquennat qui prive le président de ce temps long qui lui donnait de la hauteur et laissait l’espace de la gestion au premier ministre. C’est ainsi après tout que la Constitution l’avait prévu [en son] article 20 : le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. »

« Le premier ministre, analyse Eric Zemmour, est le reliquat du monde d’avant, celui d’un régime parlementaire qui s’identifiait jadis avec la République. Pour le meilleur et pour le pire. »

Or « avec son discours devant le congrès, malgré ses précautions, [Macron] a pris le risque de court-circuiter le discours de politique générale du premier ministre. Mais après tout, ses prédécesseurs usaient aussi largement de messages au Parlement qui avaient le même effet. En revanche, les réformes annoncées, et en particulier la réduction du nombre de parlementaires, risquent d’éloigner encore plus le député de ses électeurs dans des circonscriptions géantes où l’élu n’aura plus guère d’ancrage. »

Pour Eric Zemmour,

« Macron est l’incarnation d’une technocratie qui ne veut plus se cacher ni derrière la droite et la gauche, ni derrière le Parlement. Elle gouverne en direct, dans un face à face avec le peuple. »

A cela, conclut l’éditorialiste, il y a « deux risques majeurs », qu’il expose.

Marion Maréchal Whirlpool RTL

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée”.

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

François Fillon

Les trois fautes de François Fillon, par Michel Geoffroy

François Fillon a été éliminé au premier tour de la présidentielle, alors même qu’il y a encore un an les « Républicains » pensaient gagner l’élection à l’issue de la catastrophique présidence Hollande. Le candidat « de la droite et du centre » a en outre précipité, par son échec, sa famille politique dans le chaos. François Fillon a commis trois fautes capitales.

François Fillon 2La naïveté

D’abord, il n’a pas pris au sérieux la machination médiatique et judiciaire qui se tramait contre lui. En tant que représentant de la France d’en haut, François Fillon ignorait manifestement l’engagement idéologique d’une certaine justice, comme les patriotes en font chaque jour la triste expérience.

Pire encore : il a trouvé le moyen de déclarer que s’il était mis en examen, il renoncerait à sa candidature, ce qui ne pouvait qu’inciter les manipulateurs à continuer de plus belle leur opération. Il s’est rendu aux convocations des juges, espérant naïvement que cela serait porté à son crédit.

Par son attitude soumise, il a donc encouragé l’intrusion du pouvoir judiciaire dans le processus électoral.

La contrition stupide

Ensuite, il n’a pas su se défendre. La politique reste un combat et un rapport de forces et non pas une aimable discussion entre Bisounours. En politique la seule défense qui tienne consiste à désigner et à attaquer son ennemi principal. François Fillon ne l’a pas fait.

Au lieu de contre-attaquer, en particulier sur les nombreuses zones d’ombre de la candidature et du patrimoine d’Emmanuel Macron, François Fillon a plaidé coupable. Il n’a cessé de s’excuser sur tous les tons, démontrant par là-même involontairement la pertinence des accusations portées contre lui.

Il a pris la pose du martyr. Ce n’était plus une campagne électorale, mais le martyre de saint Sébastien, criblé de flèches médiatiques ! Il a certes prétendu à la fin dénoncer le complot mené contre lui : mais on attend toujours les révélations qu’il promettait !

François Fillon a ajouté à la naïveté la contrition stupide.

La trahison gratuite

Enfin, au soir du 23 avril 2017, il a immédiatement appelé à voter au second tour pour Emmanuel Macron, qui était pourtant le bénéficiaire réel de la machination médiatique et judiciaire ourdie contre lui. Pourquoi une telle précipitation ?

A la naïveté et à la contrition stupide, François Fillon a ajouté la trahison gratuite.

Car par cet appel précipité François Fillon a déchiré en un instant toutes les illusions que l’on pouvait encore avoir sur sa personne : François Fillon n’était qu’un clone d’Alain Juppé et l’instrument symbolique du naufrage politique de la droite politicienne – des politiciens sans convictions qui s’empressent maintenant de prendre le train En Marche ! sans aucune vergogne pour sauver leurs places.

Fillon et Mélenchon, deux attitudes contraires dans l’adversité

Il est frappant de comparer le comportement de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon au soir du premier tour de la présidentielle, alors que leurs résultats et leur déception sont très proches.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas accepté sa défaite et n’a pas appelé à voter pour Emmanuel Macron. Son discours était digne et empreint d’émotion. François Fillon a fait exactement l’inverse. Il s’est empressé de se frapper la poitrine en se confessant une nouvelle fois. Son propos était comme sa campagne, morne, et François Fillon n’a paru retrouver un semblant d’énergie que pour attaquer… « l’extrême droite ». Même le discours comparable de Nicolas Sarkozy au soir du second tour de la présidentielle perdue de 2012 avait une autre allure !

François Fillon n’était pas l’homme d’Etat que ses électeurs attendaient. Il est venu, il n’a rien vu et il n’a pas su vaincre. Comme auraient dit les anciens Chinois : « Il n’avait pas le mandat du Ciel ».

Vae victis ! comme disaient nos ancêtres !

Michel Geoffroy

Texte repris de la Fondation Polémia

Primaire de la droite : Le blast sarkozyste a fait plouf !

21/11/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La presse française revient bien sûr largement, aujourd’hui, sur la large victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre.

«La déferlante Fillon», titre le Figaro, qui salue, d’abord, «le formidable succès de cette primaire », qui a mobilisé près de 4 millions d’électeurs – présentant la victoire de l’ex-Premier ministre, comme le sacre de « la droite tranquille». Plus de 44% des voix face à Alain Juppé, loin derrière avec 28%, et Nicolas Sarkozy, éliminé, avec 21%. «Le raz-de-marée Fillon» a des airs de revanche, selon l’Opinion, qui le montre, impassible, déclarant à son ex-patron, qu’il va avoir besoin de «collaborateurs». «Fillon écrase tout», annonce le Parisien, tandis que 20 minutes compte les points: «Fillon a tout bon, Sarko est K-O». Résumé de ce premier tour, avec Libération: «Fillon, l’envol, Sarkozy, la chute».

D’après le Parisien, «le vote anti-sarkozy» «ne suffit pas» à expliquer la large victoire de François Fillon. Ce que les électeurs ont choisi, explique le journal, c’est «un homme dont le discours ne varie pas depuis des années», un candidat «qui promet des coupes claires dans les effectifs des fonctionnaires, une augmentation du temps de travail, et une réécriture de la loi Taubira sur le mariage pour tous». Un résultat dans lequel le Parisien voit ce «paradoxe»: «des centaines de milliers d’électeurs de gauche ont (finalement) participé à la mise sur orbite du candidat le plus libéral». Si François Fillon a déjoué tous les pronostics, c’est parce qu’il a su convaincre que la «rupture» serait plus efficace que le «dialogue» pour permettre les réformes, d’après le Figaro, qui rappelle que l’élu de la Sarthe «admire Margaret Thatcher et ne s’en cache pas» – ce qui lui a d’ailleurs valu les railleries de Nicolas Sarkozy, qui a moqué un candidat cherchant à se faire élire en promettant «du sang et des larmes».

«François Fillon est bien plus à droite que vous ne pensez», prévient Slate, qui assure que le candidat vient certes «d’une France douce, tempérée, modérée – mais où flottent des vapeurs réactionnaires, jamais totalement dissipées» – une «douce France rance», qui aurait été sensible à «cette piété authentique» affichée par François Fillon, par opposition à «l’artificialité des postures sarkozystes». «François Fillon, ou la revanche de la France de l’ouest», analyse le Point, qui évoque le poids, dans son électorat, d’une «France rurale», ce qui ne voudrait pas dire «nostalgique, voire pétainiste», ou plutôt d’une «France des territoires», qui se moquerait «comme d’une guigne des effets de mode, des mouvements de balancier médiatique et des hommes providentiels auto-proclamés».

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Patrick Buisson en appelle à une révolte identitaire sur TV Libertés

19/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Politologue et historien, Patrick Buisson est directeur de la chaîne Histoire et auteur d’un des ouvrages politiques les plus polémiques de l’année 2016 : La Cause du peuple. La presse classique s’est beaucoup intéressée à la dénonciation dévastatrice du quinquennat de Nicolas Sarkozy par celui qui a été de 2007 à 2015 son principal conseiller. Patrick Buisson décrit un chef d’Etat en situation permanente de dépendance affective et ne cessant de faire des « génuflexions devant la doua conformiste ». Pour Patrick Buisson, la ligne qu’il défendait n’a été qu’un logiciel électoral sans la moindre application politique.

Au delà du témoignage sur les coulisses de l’Elysée, l’entretien que Patrick Buisson à accordé à Martial Bild sur le plateau de  TV Libertés s’attache à comprendre à quoi correspond la fameuse « ligne Buisson ». Le politologue développe la vision d’une « vraie droite » et en appelle à une grande politique conservatrice renouant avec le catholicisme social. Allant plus loin, il revendique, pour la France, une véritable révolte identitaire. 

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Le réquisitoire d’Eric Zemmour contre la primaire de la droite

17/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est livré à un véritable réquisitoire contre la primaire « de la droite et du centre », dont le dernier débat aura lieu ce soir sur France 2, et dont le premier tour aura lieu dimanche. « La primaire, explique-t-il, c’est une course de chevaux où les montures se prennent pour les jockeys sous des commentaires de journalistes qui ne distinguent pas les casaques et arbitrée par des juges sondeurs qui croient que c’est une compétition automobile. »

Eric Zemmour enchaîne :

« Le général De Gaulle voulait arracher l’élection présidentielle aux partis pour la donner au peuple. Les primaires ont rendu la présidentielle aux partis qui la confient aux médias et aux sondeurs, qui ne savent pas quoi en faire. »

Pour l’éditorialiste, « l’électeur de droite est un anarchiste qui aime l’ordre : il n’en fait qu’à sa tête », d’autant que « personne ne sait quel électeur de droite viendra voter ». Tout juste les sondeurs affirment-ils que l’électeur-type sera « un cadre retraité » et qu’il y aura peu de jeunes et peu d’ouvriers, ce qui fait dire à Zemmour que « la primaire est éminemment moderne » en ce qu’elle « réinvente de suffrage censitaire » : « Louis-Philippe, nous voilà ! »

Et Zemmour d’ironiser :

« Quand les ouvriers et les hommes non diplômés se déplacent, cela ne donne que des catastrophes : le Brexit et Trump ! »

A gauche, explique-t-il encore, la primaire fut un « accélérateur de carrière » puisque Manuel Valls devint premier ministre et Arnaud Montebourg ministre, malgré ou grâce aux scores qu’ils avaient obtenus. Pour la droite, elle tend à devenir « une machine d’ingratitude », et le phénomène va bientôt toucher la gauche.

Conclusion : « La présidentielle était un sacre, la primaire est une guillotine. »

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Patrick Buisson : « Le cycle ouvert par les Lumières est en train de se refermer »

10/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson a accordé un long entretien à L’Homme nouveau. Nous ne reproduisons ci-dessous qu’un extrait de ce texte magistral, en incitant ceux qui ne l’ont pas encore à acheter son ouvrage, La Cause du peuple (à commander ici), qui n’est pas le brûlot anecdotique que l’on a dit, mais, un ouvrage d’idées politiques, où l’analyse, comme l’écrit L’Homme nouveau, est « fondée sur les grands principes de notre civilisation ».

L’Homme nouveau : Gustave Thibon, auquel vous avez consacré un film, met en évidence dans Diagnostics l’artificialité des notions de droite et de gauche dont il dit qu’elles « mutilent l’homme ». Quelle analyse portez-vous à la fois sur les propos de Thibon et sur la permanence malgré tout d’un système reposant sur le couple droite-gauche ?

Patrick Buisson : Le diagnostic de Thibon porte sur la droite attachée à l’argent-chiffre, à l’argent-signe. Celle qui n’a jamais été, à travers l’histoire, autre chose qu’une force de conservation des privilèges des classes dominantes. Cette droite-là est, par définition, incapable de comprendre qu’avec l’avènement de l’économisme comme réenchantement du monde, quelque chose d’humain a pris fin selon le beau mot de Pasolini. Le fait marquant de ces dernières années réside dans l’apparition, au sein de ce qu’il est convenu d’appeler la droite, d’un mouvement antimoderne récusant le présupposé du libéralisme qui fait de la société une collection d’individus n’obéissant qu’aux lois mécaniques de la rationalité et de la poursuite de leur seul intérêt. Ce mouvement est en train de renouer, dans une fidélité inventive aux racines d’une droite plus originelle, avec l’idée qu’une société ne peut reposer exclusivement sur le contrat c’est-à-dire sur le calcul, mais sur l’adhésion à un projet qui fait d’elle une communauté.

Le cycle ouvert par les Lumières est en train de se refermer. Nous ne sommes qu’à l’aurore d’une nouvelle ère et nous voudrions déjà cueillir les fruits de la maturité. En fait, nous ne supportons pas l’idée que ces grandes questions de civilisation ne reçoivent pas de réponse dans la temporalité qui est celle de nos vies humaines. Toutes les raisons d’espérer sont pourtant réunies. À commencer par celle qu’exposait le vers fameux d’Hölderlin : « Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve ».

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Patrick Buisson parlera d’identité à 21 h 30 sur Radio Courtoisie

02/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson sera tout à l’heure l’invité du Libre Journal des Débats sur Radio Courtoisie (à partir de 21 h 30), animé par Charles de Meyer (pour l’écouter en direct sur votre ordinateur, c’est ici)L’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, auteur de La Cause du peuple (éd. Perrin), devrait avoir tout le temps d’y développer ses idées politiques, qualifiées de « réactionnaires » et qui sont inscrites dans la tradition.

Patrick Buisson sera notamment interrogé sur la question centrale de l’identité, à laquelle est consacrée une partie du long entretien qu’il a accordé au dernier numéro de Causeur, sorti ce matin. Avant d’en venir au fonds du sujet, que l’on vous laisse découvrir et sur lequel nous aurons l’occasion de revenir, Patrick Buisson rapporte à Elisabeth Lévy que Carla Bruni « a souvent fait montre d’un profond mépris de la classe à l’égard de la France des “petits Blancs“. Ce qui – je tiens à le dire – n’a jamais été le cas de Nicolas Sarkozy » :

« Je ne sais si François Hollande a pu parler en quelque occasion des “sans dents“ mais j’ai entendu cent fois Mme Bruni désigner les Français de condition modeste sous le vocable général de “ploucs“ ou de “péquenots“ et stigmatiser leur “racisme primaire“ et leur refus du métissage. »

Elysée off

Un cabinet noir contre Nicolas Sarkozy à l’Elysée

22/04/2016 – PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dès 2013, François Hollande aurait mis en place un cabinet noir pour faire tomber Nicolas Sarkozy avant 2017. C’est ce qu’affirment deux journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, qui racontent cela dans un livre L’Élysée off paru cette semaine chez Fayard.

La collecte d’informations est au cœur de ce système.

« Très clairement, un système a été mis en place, des hommes de confiance ont été placés à des postes stratégiques pour faire remonter les informations utiles, c’est‑à‑dire celles concernant les affaires judiciaires de Nicolas Sarkozy », a raconté Stéphanie Marteau ce mercredi dans l’émission du journaliste Eric Brunet sur RMC. Il s’agit du secrétaire général de l’Elysée, Pierre‑René Lemas jusqu’en avril 2014 puis de Jean‑Pierre Jouyet, « qui font remonter les informations au président de la République ».

Bernard Muenkel (recruté sous Sarkozy) s’est vu demander à plusieurs reprises d’aller fouiller dans les archives du président. Il devait « piocher dans tous les documents qui pouvaient servir la justice et le mettre en cause, notamment dans l’arbitrage Tapie ». Une pratique illégale qu’il a toujours refusée avant d’être écarté par le pouvoir, en 2013.

Une vieille idée. L’idée d’un cabinet noir monté par l’Elysée n’est pas neuve. Valeurs actuelles avait aussi enquêté sur le sujet. L’hebdomadaire révélait que Eric Bio-Farina, le commandant militaire du palais, demandait à Bernard Muenkel de fouiller dans les archives de l’ancien président de la République et de violer le protocole d’accord signé par Nicolas Sarkozy avec le ministère de la Culture qui règle l’accès aux archives du quinquennat de l’ancien chef de l’Etat.

Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

17/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

Nicolas Sarkozy sera le prochain Président de la République

08/03/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le maelström politique auquel nous assistons devrait malheureusement profiter à Sarkozy. La gauche s’effondre, le FN ne peut rassembler assez pour gagner et l’ex-président manœuvre pour verrouiller les primaires des Républicains.

Le 20 décembre 2015, j’écrivais une tribune intitulée « Présidentielles 2017 : le tripartisme va-t-il bouleverser le système ? » avec un deuxième tour : François Hollande face à Marine Le Pen.
Or, nous assistons depuis quelques semaines à une véritable explosion de la Gauche où tous les camps se déchirent autour notamment du projet de loi du travail mené par Myriam El Khomri : Une tribune sanguinaire de Martine Aubry à l’encontre de Hollande.
Une pétition de l’extrême-gauche contre la Loi El Khomri, des manifestations gauchistes, doublées d’une grève de la SNCF, Manuel Valls a même menacé de démissionner s’il ne pouvait appliquer cette loi…

Par ailleurs, coté Front National, le séminaire du FN qui s’est tenu début février 2016 n’a pas vu naître de grands changements au niveau de sa ligne politique. Deux jours durant lesquels ont notamment été réaffirmés les « principes de la souveraineté nationale et de la souveraineté économique et monétaire ».
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Bruno Le Maire, seul espoir de Hollande

24/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande poursuit sa descente aux enfers dans les sondages. Pour le dernier en date, menée par l’institut Ifop-Fiducial, seul un premier tour opposant le « président » à Bruno Le Maire lui permettrait de se qualifier pour le second tour.

D’après une enquête pour iTélé, Paris Match et Sud Radio, menée par l’institut Ifop-Fiducial, François Hollande serait devancé par la présidente du Front National, Marine Le Pen, ainsi que par un candidat de droite, que ce soit Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Bayrou.

Selon ce sondage, François Hollande ne se qualifierait pour le second tour que dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire pour la droite, avec 18 % des voix contre 17 à l’ancien ministre. Marine Le Pen serait en tête avec 28 %, François Bayrou obtiendrait 15 % et Jean-Luc Mélenchon 12 % des voix.

Dans l’hypothèse d’une candidature Fillon, Marine Le Pen arriverait également la première avec 28 %, devant l’ancien Premier ministre et l’actuel « chef » de l’État à égalité à 18 %. Dans ce cas, François Bayrou rassemblerait 14,5 % des voix et Jean-Luc Mélenchon 12 %.
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Sarko (re) mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8548)

Il paraît que les épreuves, loin de décourager Nicolas Sarkozy, le dynamisent. Ce qui pourrait être coup de grâce lui est coup de fouet ! On doit donc voir ces jours-ci l’ex-président se lancer avec une énergie décuplée dans la course aux primaires, puisqu’il a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 et est devenu témoin assisté pour faux, escroquerie et abus de confiance dans l’affaire Bygmalion.
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D’ailleurs, son avocat en sortant de chez le juge s’est « réjoui ». Car, a-t-il expliqué, son illustre client n’est mis en examen « que » pour financement illégal, il n’aurait donc rien à voir avec l’escroquerie Bygmalion portant sur des dizaines de millions. Mais être témoin assisté dans cette dernière affaire ne vaut pas absolution définitive. Le statut de témoin assisté est hybride, il indique que vous n’êtes pas assez suspect pour être mis en examen, mais encore trop lié aux faits délictueux pour y être tout à fait étranger. C’est une mesure conservatoire, autrement dit une épée de Damoclès, le témoin peut être mis en examen plus tard. La justice estime donc qu’il doit rendre des comptes, à elle, certes, mais d’abord aux Français.

Quoiqu’il vienne d’écrire ses Mémoires, la défense du président de LR consiste à dire qu’il ne se souvient pas, qu’il n’était au courant de rien, qu’il n’a rien vu, rien entendu, qu’il en a seulement entendu parler quand la presse s’en est fait l’écho. C’est pourtant lui, en tant que candidat, qui a signé ses comptes de campagnes officiels. Mais il n’a rien vérifié, il faisait confiance. Si cela est avéré, il est inquiétant de voir qu’un homme qui veut de nouveau gouverner la France signe des documents les yeux fermés, en s’en remettant à d’autres auxquels il fait indûment confiance. Est-ce avec un tel personnage, qui dépense sans compter lui-même, que l’on peut espérer restaurer les finances du pays ?

Les électeurs, ceux de la primaire et les autres, ne vont pas s’embarrasser d’arguties juridiques, du distinguo entre « mis en examen » et « témoin assisté » ni même de la présomption d’innocence. Ils diront que cela confirme ce qu’ils pensent des politiciens en général : des magouilleurs aimant l’argent qu’ils utilisent pour obtenir ou conserver le pouvoir.

Pour Sarko, cela intervient après un conseil national boudé par ses concurrents, dans un parti où son autorité est contestée, et des sondages catastrophiques que le succès de son livre ne parvient pas à enrayer. Alors que le projet politique doit « engager chaque membre du parti », aucun de ses rivaux de la primaire n’en veut. Il est vrai que ce programme est constitué de tout ce qu’il n’a pas fait ou mal fait pendant son quinquennat et qu’il accomplira sans férir dans le suivant, sur l’immigration, les 35 heures, l’ISF, l’aide médicale d’urgence, etc. C’est simple : pour le connaître, il suffit de recenser les mea culpa de son livre La France pour la vie, qu’il qualifie de « retour d’expérience ». Mais les Français, eux aussi, ont un « retour d’expérience » sur son quinquennat : 74 % d’entre eux croient que Sarkozy ne tiendra pas plus ses promesses d’aujourd’hui que celles d’hier. Les tribunaux n’ont pas encore tranché mais, pour nos compatriotes, la cause est entendue.

Guy Rouvrais

Affaire Bygmalion : Sarkozy mis en examen

17/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Dans le cadre de l’affaire Bygmalion-compte de campagne, Nicolas Sarkozy a été mis en examen hier soir du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir dépassé le plafond des dépenses électorales. La question de la surfacturation est toujours posée en raison de certaines zones d’ombre. Jean-François Copé avait réitéré qu’il ne savait rien, tout en étant lui-même entendu par les juges, le 8 février dernier. Bref, ça balance, comme on dit. L’affaire Bygmalion influencera-t-elle les primaires des Républicains ? Décidément le feuilleton des primaires à droite sera mouvementé avec un juge qui s’invite à l’ordre du jour…


Nicolas Sarkozy apparaît isolé au sein du parti Les Républicains

15/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Les primaires à droite doivent avoir lieu en novembre 2016 et c’est le temps des manœuvres. Ce week-end avait lieu le Conseil national du parti. Le parti était sous le feu des projecteurs médiatiques.

L’ancien président Nicolas Sarkozy s’est vu boycotté
Il a donné le discours de clôture dimanche matin sur la ligne du parti. Tous les cadres nationaux étaient bien présents, mais ses rivaux pour la candidature étaient tous absents, retenus par leur famille. 14 février oblige, Bruno Le Maire a même osé prétexter la Saint-Valentin pour rester chez lui. C’était un premier camouflet.

,Car il fallait s’attendre à un autre coup dur
Il est venu quelques heures plus tard de Jean-Pierre Raffarin. Il a en effet annoncé son soutien à Alain Juppé, favori des sondages. Le ralliement de l’ancien Premier ministre est un atout de poids dans la course à la candidature.

Un nouveau candidat s’est alors déclaré : Jean-François Copé
S’il ne décolle pas dans les sondages, c’est pourtant une candidature gênante pour Nicolas Sarkozy. C’est d’abord le risque de voir remis sur la scène médiatique l’affaire Bygmalion et le financement de la campagne présidentielle de 2012. C’est ensuite un rival qui se place sur la même ligne de « droite décomplexée » qui a fait gagner Nicolas Sarkozy. L’Élysée semble pour l’instant difficile à reconquérir pour l’ancien président.


Réforme constitutionnelle : François Fillon fait cavalier seul

09/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

La réforme constitutionnelle portée par le pouvoir exécutif, suite aux attentats de novembre, continue de secouer le monde politique. Dans une tribune du Journal du Dimanche, François Fillon s’est déclaré opposé, contre sa propre famille politique. Il a ainsi expliqué

Notre texte suprême n’est pas un outil de communication

et il dit plus loin : « Nul n’est tenu de céder au chantage de la peur et de marcher au pas ». Il met surtout en cause la déchéance de nationalité pour les terroristes dits binationaux nés en France. Il se marque alors en rupture avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui seront ses futurs adversaires des primaires de la droite et du centre.


Mariage gay : Sarkozy, l’homme sans convictions

25/01/2016 – POLITIQUE (Présent 8531)

Pour redevenir président de la République, Nicolas Sarkozy est prêt à tout, même à être sincère ou à feindre de l’être. Mais quand l’est-il ? Quand dit-il la vérité, sa vérité, s’il en a une ? Lorsque dans son livre il évoque « le mariage pour tous », il n’est plus question de son abrogation. Ce n’est pas son premier revirement, sera-ce le dernier ? Pourquoi Sarkozy a-t-il renoncé à abolir cette funeste loi ? Si on l’en croit c’est, tenez-vous bien, qu’il a réfléchi, ce qui l’a conduit à changer d’avis : « A la réflexion, je crains que, compte tenu de l’état de tension et de division de la société française auquel a abouti la méthode de François Hollande, le remède soit pire que le mal. »
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Quand, en 2014, il prônait un « mariage pour les homosexuels », mais différent « dans ses conséquences sur la filiation » du « mariage pour les hétérosexuels », entraînant la « réécriture » du texte, c’était donc qu’il n’avait pas assez réfléchi. Sa réflexion fit un pas de géant quand, exposant cette idée irréfléchie devant les opposants au « mariage pour tous » qui lui crièrent « Abrogation ! Abrogation ! » il leur lança : « Si vous préférez qu’on dise (qu’il faut) abroger la loi Taubira pour en faire une autre… En français, ça veut dire la même chose… Ça aboutit au même résultat. Mais enfin, si ça vous fait plaisir, franchement, ça ne coûte pas très cher. »

Ça lui coûte cher, pourtant : sa crédibilité. Il cède au dernier qui a parlé. Étant sans idée arrêtée sur ce sujet-là, comme sur d’autres, il sombre dans la démagogie, pour « faire plaisir », espérant piper quelques voix des adversaires de la loi Taubira, réunis dans une tendance de LR (UMP à l’époque) Sens commun. Il voulait qu’ils votent pour lui afin qu’il accède à la présidence de sa formation. Maintenant, sa priorité est autre : remporter la primaire. Or, les votants n’auront pas le choix : ses principaux concurrents Juppé, Fillon, Le Maire, refusent aussi de supprimer cette loi, seul Hervé Mariton le propose. Continuer à prôner l’abolition de ce « mariage » lui serait un handicap et non pas un atout, dans le cadre d’un large électorat de 3 millions d’électeurs, pense-t-il. Ses arguments ne sont qu’un emballage improvisé pour justifier cette nouvelle trahison : « Je ne souhaite donc pas qu’on légifère à nouveau, parce que la priorité doit être de rassembler les Français. » Comment peut-il rassembler les Français s’il divise son propre camp sur cette question en méprisant ceux devant lesquels il a promis l’abrogation ?

Mais cette trahison, il a tort de croire que seuls les adversaires du « mariage pour tous » lui en feront grief. Même ceux qui y sont favorables constatent son opportunisme, ses déclarations qui varient en fonction de ses intérêts électoraux. Ce qu’il professe aujourd’hui ne sera pas sa vérité de demain, frappant de suspicion ses engagements et ses promesses dans quelque domaine que ce soit. Ce ne sont que quelques lignes dans son livre, mais elles risquent de réduire à néant son grand dessein, séduire de nouveau les Français en faisant croire qu’il a changé. Or, il est toujours le même, un homme sans conviction gouverné par une seule ambition, exercer le pouvoir.

Guy Rouvrais

Marine Le Pen lors du 1e Mai 2012

Le Front National en pleine réflexion stratégique en vue des élections de 2017

13/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Pour les grands partis politiques, 2016 sera l’année de la préparation de l’élection présidentielle. Ce sera également le cas pour le Front National, avec une première différence : son candidat sera assurément Marine Le Pen. Les « Républicains » auront eux une primaire, à une date encore indéfinie. Quant au parti socialiste, il attend les augures de l’INSEE sur les statistiques du chômage.

Marine Le Pen a annoncé vouloir « Passer 2016 dans la plus grande proximité possible avec notre peuple »
Pour préparer l’élection présidentielle, qu’elle voit comme un rendez-vous entre les candidats et le peuple, Marine Le Pen a entamé une diète médiatique. Elle privilégiera les déplacements sur le territoire.

De quoi nourrir son projet présidentiel ?
Les responsables du Front National veulent croire au succès de Marine Le Pen en 2017. Pour cela, leur candidate aurait d’abord besoin de rassembler et fidéliser l’ensemble des électeurs qui ont déjà voté Front National – soit neuf millions de personnes aux deux tours des dernières régionales. Il faudra également rassurer davantage les électeurs de droite, encore peu convaincus par le programme économique et social du FN. Ce qui permettrait aussi d’engranger davantage de soutiens des rangs de droite et de la société civile.

Les cadres du Front National se retrouveront en séminaire les 5 à 7 février pour évoquer le programme et le nom du parti…
Il ne semble pas question de revenir sur des engagements forts comme le retour à la souveraineté monétaire. Mais de faire de la pédagogie, tant sur le fond que sur la méthode : pour Nicolas Bay, il conviendra d’expliquer qu’il faut une « sortie concertée » de la zone euro. En revanche, sur d’autres points du programme, il faut s’attendre à un aggiornamento : la retraite à 60 ans ou encore la fiscalité seront discutées. Une ligne plus réaliste et plus favorable à la liberté d’entreprendre pourrait se dégager. Enfin, Robert Ménard, qui a été convié au séminaire, suggérait de créer une nouvelle structure plus large que le Front National pour encadrer la campagne présidentielle.