Racisme anti-blanc – Me Frédéric Pichon : « On va poursuivre Nick Conrad de notre côté ! »

On apprend que le parquet a classé sans suite l’enquête contre les propos de Nick Conrad. Le rappeur, déjà condamné une première fois pour avoir appelé « à tuer des bébés blancs » dans une première chanson, avait récidivé par ces paroles : « Je baise la France jusqu’à l’agonie. »

Maître Frédéric Pichon a, de son côté, initié une procédure de poursuite contre Nick Conrad.

Après avoir fait une chanson où il incitait à tuer les bébés blancs, Nick Conrad avait récidivé avec une chanson qui disait « je baise la France jusqu’à l’agonie ». Le parquet n’a entrepris aucune poursuite contre le rappeur. Cette décision vous surprend-elle ?

Elle me choque, mais ne me surprend pas hélas ! De mon côté, pour le compte de l’association résistance républicaine, j’avais aussi engagé une procédure par voie de citation indirecte. Cette procédure permet de saisir directement le tribunal correctionnel. J’avais eu connaissance que le ministère public avait engagé une action suite au propos de monsieur Nick Conrad, mais j’avais des doutes sur la réalité de cette déclaration d’intention. De fait, le ministère public a classé l’affaire sans suite.
Je ne veux pas faire de procès d’intention, mais face à l’indignation que cette nouvelle vidéo avait suscitée, je pense que le ministère public n’avait pas eu le choix que de faire semblant de lancer l’action publique pour ensuite se désister.
Si le ministère public considère qu’elle était justifiée, je ne comprends pas pourquoi il arrête en cours de route. Il faut savoir qu’en matière de presse, au stade de l’enquête préliminaire ou de l’instruction, le but de l’enquête n’est pas de dire si les propos constituent une infraction pénale. Le but est simplement de déterminer qui est l’auteur des propos et de leur mise en ligne. Le tribunal analyse ensuite la question sur le fond. Je pense que le parquet a voulu faire un effet d’annonce pour calmer la colère qu’avait suscitée cette vidéo. Toute la procédure n’est pas terminée. Nous allons pouvoir poursuivre Nick Conrad.

Selon vous, les paroles du rappeur sortent-elles du champ de la liberté d’expression ?

À mon sens, oui. Le caractère artistique ne permet pas de tout dire et de tout faire, d’autant plus que dans le cas d’espèce, il ne s’agit pas d’art. Il est incroyable d’entendre des propos comme « j’ai brûlé la France » ou « je baise la France ». Dans cette mise en scène, on le voit en train d’étrangler une femme blanche.
Il est pourtant en récidive. Il avait déjà été condamné pour sa précédente vidéo où il appelait à tuer les bébés blancs. Sa deuxième vidéo est en quelque sorte en réponse à sa précédente condamnation. Les caractères de sa condamnation étaient, je crois, une amende avec sursis. Cette réponse est sans commune avec les jurisprudences qui s’appliquent lorsqu’il s’agit de propos supposés islamophobes. Cela n’a eu aucun effet et il a récidivé.

Jean-Yves le Gallou dénonçait un deux poids deux mesures en matière de liberté d’expression. Partagez-vous ce sentiment ?

Cela fait 21 ans que je suis avocat et cela fait 21 ans que je le dis. J’avais fait mon mémoire sur la liberté d’expression dans le domaine du respect des croyances religieuses. À l’époque, j’avais déjà constaté ce deux poids deux mesures selon que vous vous attaquiez au christianisme ou à d’autres religions. Aujourd’hui, la 17e chambre correctionnelle a condamné ma cliente qui a engagé l’action contre Nick Conrad, parce qu’elle avait mis en ligne sur son site internet des autocollants sur lesquels était écrit « islam, hors d’Europe ».
La 17e chambre a considéré que ce n’était pas simplement une religion, mais la communauté de tous les croyants. Par conséquent, c’était une provocation à la haine. On voit bien que lorsqu’il s’agit du christianisme, on peut tout dire et tout faire. C’est du bon vieil anticléricalisme. En revanche, lorsqu’il s’agit de l’islam, c’est : « une récidive des heures les plus sombres de notre Histoire ».

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Racisme anti-blanc – Bernard Antony : « La condamnation de Nick Conrad est une bonne chose mais c’est une condamnation a minima »

Bernard Antony, président de l’AGRIF, revient sur la condamnation du rappeur Nick Conrad à 5.000 euros d’amende avec sursis pour sa chanson incitant à « pendre les Blancs » et sur l’action pionnière de son association.

L’AGRIF avait attaqué en justice le rappeur Nick Conrad pour avoir, dans un clip, appelé à tuer des bébés blancs. Pourquoi l’AGRIF s’est-elle emparée de ce dossier-là ?

Je voudrais rappeler que Nick Conrad ne s’appelle pas réellement Nick. Il a choisi Nick en référence à « Nique la France », cette création abominable de madame Houria Bouteldja, présidente des Indigènes de la République.
Ensuite, je rappelle que l’AGRIF a, pendant des années, été seule à poursuivre les parents spirituels de Nick Conrad, madame Houria Bouteldja et monsieur Saïd Bouamama, son conseiller sociologique. Nous avons été les seuls, pendant des années, à combattre leurs délires racistes anti-Français et anti-Blanc.
Certains découvrent, aujourd’hui, le racisme anti-Blanc. Nous ne les avons pas attendus. Mais nous nous réjouissons que la LICRA, enfin et plutôt pitoyablement, suive nos traces.

Ce procès est terminé. Le rappeur a été condamné à 5.000 euros d’amende avec sursis et à verser 1.000 euros à l’AGRIF. Qu’est-ce qui a motivé le juge à rendre ce jugement ?

Pourquoi une condamnation ? Cela semble évident quand on regarde d’un peu plus près les paroles de ce chanteur.
Il ne dit pas « Attaquez les Blancs », mais « Pendez les Blancs ». Le début de la chanson de monsieur Moukouri Manga Moussole Conrad – de son vrai prénom – est le suivant : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs. Attrapez-les vite et pendez leurs parents. Écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tous âges petits et grands. Fouettez les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang. » Et ces paroles continuent comme cela sur des pages entières.
Imaginez la chose contraire, « Pendez les Noirs ». Ce serait chose tout à fait abominable et l’AGRIF combattrait tout autant de tels propos.
On sait, aujourd’hui, le poids, après le philosophe René Girard, de l’incitation mimétique, du martèlement, de la tentation, du poids des mots et des images. Nick Conrad a aussi publié des images où l’on voit la torture d’un Blanc.
Alors, pourquoi une condamnation ? Parce qu’on baigne, là, dans une quintessence du racisme chimiquement pur.

Êtes-vous satisfait du jugement ?

Non. Nous préférons avoir gagné, mais nous espérons, en avril, que la condamnation sera aggravée. Imagine-t-on, si un Blanc ou un Jaune disait « Pendez les Noirs ». Cette personne ne prendrait pas 5.000 euros avec sursis, mais plutôt 20.000 euros et deux mois de prison, et même peut-être pas avec sursis. On est devant une condamnation vraiment a minima.

On s’était ému, à l’époque, que le racisme anti-Blanc peine à être connu en tant que tel. Pensez-vous qu’aujourd’hui, le racisme anti-Blanc est reconnu par la Justice ? La justice est-elle rendue au même niveau pour ce racisme-là que pour celui contre les Noirs, les musulmans ou les juifs ?

Non, bien sûr que non ! Je rappelle que l’AGRIF, que j’ai créée avec mes amis avocats, est une organisation ancienne. Elle a été reconnue en 1990. L’AGRIF avait, comme son intitulé l’indique, pour vocation de combattre prioritairement le racisme anti-Français et le racisme antichrétien.
Cela dit, cela ne nous a pas empêchés de défendre des juifs injuriés parce qu’ils étaient juifs ou des musulmans injuriés parce qu’ils étaient français, et que sais-je encore…
Le racisme anti-Blanc est une réalité observable depuis environ l’influence de madame Houria Bouteldja avec son parti des Indigènes de la République. C’est un phénomène relativement nouveau. Nous avons été les premiers à l’appréhender et à le poursuivre.
La LICRA l’a enfin reconnu, ainsi que d’autres. Je me souviens d’un reportage de Paris Match qui titrait « Le racisme anti-Blanc » à propos du lynchage de femmes blanches par des barbares noirs et autres sur la place des Invalides. Mais cela met du temps. Nous sommes tenaces, et au moins aussi tenaces que madame Bouteldja.

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Pour Radio France et Éric Fassin, dans les sciences sociales le racisme anti-blancs n’existe pas

« Je rentre dans les crèches et je tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands » rappait Nick Conrad, artiste jusqu’alors pratiquement inconnu. Face à la tempête médiatique, le rappeur s’était défendu en expliquant qu’il avait voulu « inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir ».

Des « idées claires », mais pas pour les Blancs

Régissant à cette polémique, dans Les idées claires, émission hebdomadaire (10 octobre 2018) co-produite par les médias publics France Info et France Culture, le professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, Éric Fassin répondait à la question « Le racisme anti-Blancs existe-t-il ? » : « Le racisme anti-Blancs n’existe pas pour les sciences sociales, ça n’a pas de sens. » Concédant que les « insultes » et les « agressions » existent, le sociologue considère qu’on ne peut cependant pas appeler cela du racisme. « Si on commence à reprendre à son compte le discours de l’extrême-droite qui nous dit qu’au fond tous les racismes se valent, on est en train de nier la réalité de l’expérience d’une partie importante de nos concitoyens et concitoyennes », estime-t-il.

Éric Fassin argumentait sur France Culture : « Être minoritaire ce n’est pas seulement une question statistique, ce n’est pas « combien il y en a », ce sont des rapports de pouvoir. » Pour les sciences sociales, le racisme, c’est à la fois des agressions et des injures, mais avant tout une expérience sociale de discrimination, qui favorise les risques face à l’emploi, face au logement, face à la police, ce dont les Blancs ne souffrent pas.

Les sciences sociales au service de l’idéologie racialiste

Depuis une dizaine d’années, dans les départements universitaires français de Sciences humaines, nombre de chercheurs reprennent les grandes théories des gender studies ou des racial studies élaborées aux États-Unis. Ils expliquent que ce qui compte, ce n’est pas l’expérience individuelle, mais l’expérience collective. Ce n’est pas le réel, mais les représentations mentales et sociales.

Le concept de « construction sociale » ou d’« inconscient collectif » permet d’attribuer toute pensée déviante à un groupe social. On vous enferme dans un groupe d’appartenance – supposé ou réel – en vous attribuant une identité négative ou positive, qui détermine votre pensée. Ainsi, tous les « vieux mâles blancs hétérosexuels » deviennent nécessairement racistes et sexistes. A l’inverse, si vos ascendants furent esclaves, colonisés, exterminés ou si vous êtes née femme, vous êtes à jamais victime. Les indigénistes recourent systématiquement à l’essentialisation pour stigmatiser les « oppresseurs ». Essentialisation qu’ils ne manquent cependant pas de dénoncer dès qu’il s’agit des « victimes ».

Conclusion : pour une bonne partie sciences sociales, comme pour Radio France, les Blancs sont par essence des oppresseurs, jamais des victimes. Vous êtes prévenus.

Article paru sur le site Ojim daté du 17 octobre 2018

Racisme anti-blancs : Le rappeur Nick Conrad n’est même pas poursuivi pour incitation à la haine raciale

Le rappeur Nick Conrad, qui a fait scandale avec sa chanson dans laquelle il disait « Pendez les Blancs », n’est pas poursuivi pour incitation à la haine raciale alors que la loi punit ceux qui provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une race. La qualification retenue par le parquet de Paris contre Nick Conrad est la « provocation publique à la commission d’un crime ou d’un délit ». Noëlle Lenoir, ancien membre du Conseil constitutionnel, a dénoncé publiquement une omission. Pour elle, Nick Conrad devrait être poursuivi pour incitation à la haine raciale. La défense du rappeur a invoqué « une distanciation grâce à l’art ».

Cette affaire apporte un démenti cinglant à l’idéologie qui prétend que les Blancs sont systématiquement des oppresseurs de minorités. Pour cette doxa, le racisme anti-Blanc ne peut pas exister et seuls les Blancs peuvent être racistes. Le « deux poids, deux mesures » découle de ce positionnement idéologique. Les uns sont accablés en raison de leur race et les autres exonérés en raison de leur race. Il n’y a rien de politiquement correct dans l’idéologie qui se prétend, sans modestie, politiquement correcte. Elle est, en réalité, moralement condamnable et politiquement antirépublicaine. Elle appelle sans vergogne à des discriminations qualifiées de « positives ». Mais elles ne sont pas positives pour ceux qui les subissent (par exemple, les hommes blancs de plus de 50 ans).

Ce rappeur a au moins le mérite de montrer les conséquences de la propagande que nous subissons depuis cinquante ans. Cette idéologie est un cadeau de la gauche libérale américaine des années 60 qui s’est implantée dans les esprits des gauchistes européens. Les Européens de l’Est sont libérés de la propagande communiste. À quand la libération pour les Européens de l’Ouest ?

Jean-Luc Tari

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Pour Éric Coquerel, député de La France insoumise, le racisme anti-Blancs n’existe pas !

Quand un rappeur de troisième zone, musicien raté, sort un clip ignoble appelant au meurtre des Blancs, le député Éric Coquerel, élu de La France Insoumise en Seine-Saint-Denis, n’y voit qu’un malheureux cas isolé. Non non, il l’assure, juré craché par terre, le racisme anti-Blancs, « c’est dans le discours du Front national ». Point barre.

Le site lintern@ute n’y croit pas non plus, qui écrit : « Ce mercredi, Nick Conrad s’est fait un nom bien malgré lui (sic) après l’indignation générale à propos de l’un de ses clips dans lequel il appelle à “pendre les Blancs”. »

Alors, faut pas lui en vouloir, à ce garçon. En appelant à « écarteler » les bébés blancs pour « divertir les enfants noirs de tout âge petits et grands », il n’a pas songé à mal. Juste cherché des rimes riches.

Pour les faits, on sait aujourd’hui que le clip de « Pendez les Blancs », où l’on voit le rappeur Nick Conrad et l’un de ses acolytes torturer un homme durant plusieurs minutes, a été tourné dans sa ville natale de Noisy-le-Grand. « Filmé avec des moyens techniques importants », nous dit-on, ce clip a été produit par la société Pharaonicks, propriété dudit Nick Conrad dont on se demande bien où il a trouvé les fonds pour pareille entreprise. D’aucuns rappellent qu’il vient de la cité du Champy, certes considérée dans tout le département comme le supermarché de la drogue, mais on n’en tirera pas de conclusion hâtive.

J’imagine que Nick Conrad, qui a tenté précédemment de se faire connaître sous le nom de Nixon (!), doit aussi être un quelconque Charles-Édouard ou Jean-Baptiste à l’état civil. Fils de diplomate camerounais, il a largement bénéficié de notre système de santé en raison d’une « enfance compliquée faite de nombreux allers-retours à l’hôpital à cause d’une maladie génitale » (sic), écrit lintern@ute. D’autres la qualifient de génétique… Même génitale et génétique, ça ne justifie pas de vouloir pendre les Blancs. Et si ses années de conservatoire ne lui ont pas permis de devenir Miles Davis, ça n’est pas non plus une raison suffisante. D’autant, nous précise-t-on également, qu’il a « grandi parmi des intellectuels, aux traditions africaines bien ancrées ». On ne sache pas que la pendaison des Blancs figure parmi ces traditions, ou alors on nous aurait menti…

Raciste, Nick Conrad ? Non, poète, dit-il. Et Coquerel l’assure, tout comme Brigitte Marsigny, le maire de Noisy-le-Grand : ce garçon un peu énervé n’est en rien représentatif d’un fait social. « Voilà, je vous le dis, je pense qu’il ne représente pas du tout un courant dans la société qui serait une réponse par rapport au racisme dont souffriraient nos concitoyens ou les personnes noires ou les personnes maghrébines », affirme Coquerel sur BFM TV. Quant au maire, elle « n’analyse pas ça comme du racisme anti-Blancs à l’échelle d’une commune où à l’échelle d’un groupe d’individus. Pour moi, dit-elle, c’est un fait isolé d’un monsieur qui a envie de se faire connaître, qui a envie de faire parler de lui. »

Pas comme ce salaud de Zemmour qui, lui, est un vrai raciste. C’est Coquerel qui souligne : « Moi, j’ai été aujourd’hui interrogé par plein de journalistes, à l’Assemblée, sur qu’est-ce que (sic) je pensais de cette histoire. Excusez-moi, mais je n’ai pas été interrogé de la même manière sur les propos d’Éric Zemmour. » Et à la journaliste qui lui fait remarquer que Zemmour n’appelle pas au meurtre, il répond : « Ce chanteur n’a quasiment personne qui l’écoute, ce qui prouve bien que ce racisme anti-Blancs dont vous parlez n’est pas si large que vous l’interprétez. Il faut le condamner. Ce que j’observe, c’est qu’Éric Zemmour, quand il tient des propos racistes sur une grande chaîne de télé, non seulement c’est pas lui qui est viré, mais c’est la personne qui en est victime, et qu’il peut continuer à venir comme chroniqueur parler de ça. »

Vous savez quoi ? Les Nick Conrad ont de beaux jours devant eux.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Heureusement que le racisme anti-blanc n’existe pas, par Caroline Parmentier

« Pendez les Blancs », exhorte le rappeur Nick Conrad dans un clip de 9 minutes : « Je rentre dans des crèches je tue des bébés blancs. Attrapez-les vite et pendez leurs parents, écartelez-les pour passer le temps, divertir les enfants noirs de tout âge, petits et grands. Fouettez-les fort, faites-le franchement. Que ça pue la mort que ça pisse le sang. »

La vidéo, tournée à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis, s’ouvre sur une scène où le rappeur allume un cigare, décontracté. Derrière lui un Blanc pendu se balance au bout d’une corde. Puis démarre le morceau : « Pendez les Blancs ». Dans un des plans suivants, Nick Conrad enfonce un revolver dans la bouche d’un Blanc séquestré dans un coffre de voiture, avant de lui tirer dessus.

La grande leçon de l’affaire « Pendez les Blancs », c’est que même avec ces paroles, même avec ces images – on se demande ce qu’il faudrait de plus ? –, le racisme anti-blanc n’existe pas. Hors de question de prononcer ce mot au gouvernement : c’est un tabou. Gérard Collomb « condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses » : « Mes services œuvrent au retrait sans délai des contenus diffusés. Il appartiendra à l’autorité judiciaire de donner les suites appropriées à ces odieux appels à la haine. » Le parquet de Paris ouvre une enquête pour « provocation publique à la commission d’un crime ou d’un délit ». Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat et porte-parole du gouvernement, dénonce « avec la plus extrême fermeté les paroles haineuses et écœurantes ». Mais rien de leur côté, sur le racisme caractérisé de ce rappeur noir. Rien sur la provocation à la haine et à la violence raciale. Dans notre doxa, le racisme ne peut provenir que de l’homme blanc et colonialiste, il ne faut pas tout mélanger. Eric Coquerel, député de la France insoumise, s’est chargé de rappeler les règles sur BFM TV. Il a nié l’existence du racisme anti-blanc et condamné le rap raciste car celui-ci donne l’impression que le racisme anti-blanc existe alors qu’il n’existe pas… Avant d’accuser Zemmour de racisme.

Seule Marine Le Pen a souligné clairement le phénomène-qui-n’existe-pas : « De nombreux compatriotes subissent un racisme anti-blanc dont aucun expert autoproclamé ni média ne parle. »

C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ce déni imposé à tous que Nick Conrad, qui a participé par le passé au Téléthon sur France Télévisions et se décrit comme un « artiste noir, parisien, fier et raffiné », peut affirmer avoir fait une « fable » pour « inverser les rôles de l’homme blanc et de l’homme noir et proposer une perception différente de l’esclavage ». Aucun regret et encore moins de remords chez celui qui peut se payer en plus la gueule du monde en s’étonnant que son « procédé pédagogique » n’ait pas été saisi. Avant d’en appeler à la fameuse immunité de l’art : « Je ne peux pas renier ce que j’ai écrit, ça touche le racisme, c’est la beauté de ce morceau, ça reste de l’art. » « Moi aussi, dans ma vie, il m’a été donné de voir des scènes choquantes », ajoute-t-il, faisant référence à la violence des tableaux de Delacroix au Louvre… On vous a bien dit que c’était un Parisien raffiné.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2018

“Pendez les Blancs” : quand le rappeur raciste Nick Conrad met à mort un Blanc dans un clip insoutenable