Démographie : la population européenne continue de vieillir

Démographie : la population européenne continue de vieillir

11/10/2012 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) – L’Allemagne est la plus vieille population d’Europe et la deuxième du monde, derrière le Japon, selon l’Office fédéral des statistiques Destatis.

En 2010, seulement 13,5% de la population du pays avait moins de 15 ans. Concernant la part des personnes âgées, l’Allemagne arrive en tête en compagnie de l’Italie, avec 20,4% de la population ayant 65 ans ou plus.

Outre-Rhin, seulement huit enfants naissent pour 1 000 habitants, soit le taux le plus bas au monde, selon Destatis. En 1964, naissaient encore 1,4 million d’enfants. En 2011, ils ne sont plus que 663 000 (et ce nombre intègre la surnatalité des immigrés non-européens). La tendance au vieillissement de la population de la première économie européenne va s’accentuer car le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants se réduit.

Lire la suiteDémographie : la population européenne continue de vieillir

Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

Des vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

03/08/2012 — 17h00
PARIS (NOVOpress) —
Pour sa dernière campagne de promotion du don de spermatozoïdes et d’ovules (ovocytes) en faveur de couples stériles, l’Agence de la biomédecine utilise des vidéos humoristiques.

Rappelons que ce don est un acte gratuit et anonyme mais que réciproquement les frais que peuvent avoir, en particulier les donneuses, sont pris en charge. Les dons de spermatozoïdes et d’ovules étant insuffisants, de nombreux couples stériles sont en attente.

Lire la suiteDes vidéos décalées pour le don de spermatozoïdes et d’ovules

Amélioration démographique en Russie – Par Alexandre Latsa

Amélioration démographique en Russie - Par Alexandre Latsa

Vidéo : La situation démographique comparée de la Russie et de l’Europe de l’Ouest vue par le géopoliticien Aymeric Chauprade en 2009.

Le thème de la crise démographique russe est en train de passer de mode. Curieusement en effet on trouve beaucoup moins d’articles sur la crise démographique russe. Il y a encore un an ou deux pourtant, nombre d’experts prévoyaient un effondrement total de la population russe, le pays étant menacé par une crise démographique sans précédent. La Russie lisait-on, était en outre une société ” trop fermée et conservatrice, pour accepter une réelle politique migratoire” et l’inertie des phénomènes démographiques était soit disant tel telle “qu’elle ne pourrait espérer renverser l’évolution”. Bien souvent, ces prévisions démographiques étaient totalement irrationnelles et émotionnelles, et basée sur des données ne prenant absolument pas en compte ni la structure sociologique de la population, ni les changements démographiques brutaux, eux-mêmes liés à de brutaux changements sociopolitiques.

Lire la suiteAmélioration démographique en Russie – Par Alexandre Latsa

Allemagne : enfants ou impôt supplémentaire, faudra-t il choisir ?

Allemagne : enfants ou impôt supplémentaire, faudra-t il choisir ?

15/02/2012 – 12h00
BERLIN (NOVOpress) —
 Les gouvernements allemands de l’ouest sont longtemps restés très réticents à toute forme d’aide aux familles chargées d’enfants : il n’était pas question d’adopter la moindre mesure qui ait pu rappeler de près ou de loin le IIIème Reich. Certes, quelques progrès ont été faits depuis la réunification et l’arrivée au gouvernement d’Angela Merkel, mais ils sont encore insuffisants pour corriger des décennies de mauvaise gestion de la démographie, et combattre efficacement l’inévitable vieillissement du pays.

Pour enfin prendre ce problème à bras-le-corps, de jeunes députés de la CDU/CSU (chrétiens démocrates et socio-démocrates) proposent maintenant un impôt nouveau qui frapperait les adultes sans enfants dès leur vingt-cinquième année. « Et ce n’est même pas par souci d’équité. Les allemands chargés de famille touchent aujourd’hui des subventions, des allocations, payent moins d’impôts, et lorsqu’ils occupent une place supplémentaire dans les transports en commun, il est rare qu’ils aient à débourser un centime en plus ».

Mais il est après tout normal d’inciter à désirer et à avoir des enfants en cette période difficile : « c’est important pour la société exposée sinon au vieillissement, et aussi pour les retraites des jeunes générations qui à défaut risquent de devenir très hypothétiques ».

Simplement, ces jeunes députés CDU/CSU du Bundestag estiment que quand la carotte ne suffit plus, il peut être judicieux de lui adjoindre le bâton ! Ne pas avoir d’enfants pourrait donc exposer, si leur projet aboutissait, à un impôt catégoriel supplémentaire qui serait de 1% du salaire à partir de 25 ans et réduit de moitié dès le premier enfant. Le second enfant suffirait déjà pour se libérer de cette contribution, et le porte-parole du groupe voudrait même faire inscrire cet impôt dans la constitution.

Contrairement à la prudente réticence de la ministre fédérale de la famille qui pourtant appartient au même groupe parlementaire, la ministre de la famille de Bavière, Christine Haderthauer, a accueilli cette proposition avec enthousiasme : « nous devons à nouveau créer une société où la manière dont on vit n’est plus totalement indifférente ».

Un projet certes symbolique, mais qui risque assurément d’alimenter de nombreuses polémiques et surtout de faire hurler tous les tenants d’une existence exclusivement tournée vers l’hédonisme et le carriérisme !

[box]Source : Berliner Zeitung[/box]
Crédit photo : Arne Bevaart via Flickr (cc)

65 Millions

65 Millions

Pour la première fois de notre histoire, nous serions plus de 65 millions. Cela ferait même un an que nous aurions dépassé cette barre, depuis le 1er janvier 2011 exactement, et nous ne l’apprenons que maintenant – en raison de la lourdeur du système informatique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)…

« Nous », c’est la population de la France, un peu rapidement appelée « population française » par l’Insee, qui s’émerveille: « C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958. » Comme « il n’est de richesse que d’hommes », selon la célèbre phrase du philosophe Jean Bodin, nous voici parmi les plus riches d’Europe! D’autant qu’avec les 795000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), ajoute l’Institut, « la population de l’ensemble des territoires français atteint 65,8 millions ».

Du 1er janvier 2010 au 1er janvier 2011, la population de la France a donc augmenté officiellement de 358 000 personnes. La principale raison: l’excédent des naissances sur les décès. Si, si ! En 2010, 828000 bébés sont nés en France, dont 797000 en métropole. « L’indicateur conjoncturel de fécondité, se réjouit l’Insee, atteint ainsi son plus haut niveau en France depuis la fin du baby-boom, avec 2,01 enfants par femme. » [NDLR ce qui reste quand même encore insuffisant pour renouveler les générations, il en faudrait 2,1].
L’Institut explique que la progression de la fécondité « est imputable en totalité aux femmes de plus de 30 ans, et surtout à celles de 35 ans ou plus », car il apparaît que seulement 46 % des bébés nés en 2010 ont une mère de moins de 30 ans, alors qu’ils étaient 62 % en 1990.

Que les suspicieux se taisent, une fois pour toutes : le solde migratoire ne compte pour rien ou presque dans l’accroissement de la population de la France ! La différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire français et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année 2010 ne serait… que de 75000 ! La polémique, récurrente, entre l’Insee et Claude Guéant est donc relancée. Pour le ministre de l’Intérieur, « il y a à peu près 200000 étrangers supplémentaires (par an) qui sont autorisés à séjourner en France ». Il est tellement sûr de ce chiffre qu’il a même promis de réduire ces entrées « supplémentaires » et annuelles de 20000.

L’Insee n’explique pas non plus pourquoi, alors que la fécondité ne cesse de diminuer en Allemagne, en Autriche ou en Espagne, elle augmente en France. Il est vrai qu’en France, les statistiques ethniques sont interdites…

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 4 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

65 Millions

Dans l’Union Européenne, les Irlandais sont les seuls à ne pas disparaitre

15/07/11 – 18h00
BRUXELLES (NOVOpresss) –
En fonction des données démographiques, l’ONU prévoit que l’Irlande est le seul pays de l’Union européenne qui n’aura pas de diminution de sa population d’origine locale au cours des prochaines décennies. Au contraire elle aura une légère croissance. Dans tous les autre pays de l’UE, à moins d’une remontée à une natalité normale, la population d’origine locale diminuera et souvent de beaucoup, ceci malgré l’augmentation de la durée de la vie.

L’Irlande a le taux de fécondité le plus élevé de l’UE, 2,07 enfants par femme ce qui est le taux permettant le renouvellement des générations.

L’Irlande est suivie par la France où le taux de fécondité est de 2,00 ; mais en fait en France ce taux moyen est particulièrement gonflé par la surnatalité des immigrés non-européens ; des démographes indépendants ont pu évaluer par recoupements le taux de fécondité des Européens en France à environ 1,75 enfants par femme (les statistiques officielles sont interdites, probablement pour que la population de souche européenne ne connaisse pas la vitesse à laquelle elle disparait et à laquelle se fait la substitution de population).

D’autres peuples de l’Union Européenne disparaissent encore plus vite qu’en France avec des taux de fécondité de : Autriche 1,38 enfants par femme, Allemagne (1,36), Hongrie et Portugal (1,32) et Lettonie (1,31). Et là aussi il s’agit de taux globaux incluant une surnatalité d’immigrés non-européens qui sont nombreux dans certains de ces pays.

Les Irlandais ont leur “droit à la vie” qui est protégé dés la conception par le Huitième Amendement à la Constitution irlandaise. C’est probablement un des éléments de leur persistance.

[box]Photo : Enfants irlandais. crypto / Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)[/box]