DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaise

DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaise

12/11/2011 – 19h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – « Ben dis donc, on ne te voit plus à l’Hôtel…? ». La question, posée par une jolie femme de chambre en tenue légère, sur le flyer invitant les étudiants nantais à se rendre à un tonus étudiant intitulé sobrement « DSK », fait du bruit dans la ville.

DSK s’invite dans une soirée étudiante nantaiseManifestement inspirées par l’actualité la plus chaude, sept associations étudiantes de l’Université de Nantes ont en effet dénommé leur prochaine soirée dansante «Tonus DSK». Le tonus aura lieu non pas au Carlton de Lille – c’est trop loin – mais plus prosaïquement au LC Club de Nantes le 24 novembre prochain.

Revendiquant haut et fort « leur droit à l’humour potache », les apprentis juristes, médecins, dentistes et autres kinés entendent bien faire valoir leur droit à la dérision, renouant ainsi avec l’esprit rabelaisien qui a longtemps prévalu dans les corpos étudiantes.

Cette initiative n’aura pas été du goût de tout le monde. Le Syndicat des étudiants nantais (SEN) et Sud étudiant – un syndicat d’extrême-gauche mondialiste – ont, d’après le quotidien Presse-Océan, dénoncé «une campagne sexiste» (sic).

« Syndicat étudiant qui se veut offensif afin de préserver les droits des étudiants mais également d’en gagner de nouveaux », le SEN édite un journal étudiant « engagé et engageant ouvert à toutes les plumes de bonne volonté » intitulé le ‘Nouvel Obsen’ (!). Des esprits malicieux pourraient penser qu’un papier consacré aux activités présumées lubriques de l’ex-futur candidat socialiste à la présidentielle Dominique Strauss-Kahn, dans un journal intitulé « Le Nouvel Obsen », ça ne manquerait pas de sel…

Les identitaires de Jeune Bretagne s’invitent à l’exposition “Nantais venus d’ailleurs” [audio]

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"

07/11/2011 – 15h00 NANTES
(NOVOpress Breizh) – Surprise hier après-midi pour les visiteurs du Château des ducs de Bretagne où se tenait l’exposition « Nantais venus d’ailleurs ». Très controversée, cette manifestation, qui se terminait hier, a reçu la visite d’un groupe de jeunes identitaires bretons. Une visite qui n’est pas passée inaperçue.

Les identitaires de Jeune Bretagne s'invitent à l'exposition "Nantais venus d'ailleurs"Les visages recouverts de masques blancs, musique « HardBass » à tue-tête, dansant et déambulant tout le long de l’exposition, les militants du mouvement Jeune Bretagne ont distribués aux visiteurs ébahis un tract dénonçant « la politique de substitution ethnique, sociale et culturelle menée par la ville de Nantes et par le département de Loire Atlantique au profit des extra-européens ».

Jeune Bretagne estime en effet que la Ville de Nantes, partenaire de l’exposition, se complaît à « mettre en valeur tout ce qui vient de l’étranger et tout ce qui peut porter atteinte à l’identité bretonne de la ville. Entre une exposition sur la traite des noirs présentant les Nantais comme de méchants esclavagistes, la politique quotidienne de négation de l’identité bretonne de Nantes. Nous n’oublierons pas le drapeau breton que Jean Marc Ayrault avait fait enlever de l’hôtel de ville lors de son investiture. »

« La coupe est pleine » affirme Jeune Bretagne, qui dénonce le confusionnisme opéré par la municipalité Ayrault avec cette l’exposition “qui veut raconter l’histoire des « nantais venus d’ailleurs », c’est à dire des africains, des asiatiques, des nomades et … des bigoudens” qui conclut :”vous ne rêvez pas, les bretons sont des étrangers en leur propre château.”

NOVOpress a interrogé le responsable de cette action :
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Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943

11/09/2011 – 17h00
NANTES/NAONED (NOVOpress Breizh) —
Le dernier numéro de la revue nantaise Neptuna revient sur la Seconde Guerre mondiale et les terribles bombardements qui ont endeuillé Nantes en 1943.

Histoire locale : retour sur les bombardements de Nantes en 1943La Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique est assurément l’une des plus anciennes associations de Bretagne : elle a été fondée en 1798. Présidée par Gilberte Martineau, elle se consacre aujourd’hui à l’histoire et au patrimoine de Nantes et des environs. Elle publie chaque année un ou deux numéros d’une revue toujours très documentée, Les Annales de Nantes et du Pays nantais, devenue en 2009 Neptuna – Revue d’histoire de Nantes, ville de culture. La collection de la revue forme une ressource documentaire exceptionnelle sur l’histoire locale.

La revue a aujourd’hui pour rédacteur en chef l’historien breton qui monte, Gildas Salaün, spécialiste de numismatique, responsable du médaillier du musée Dobrée à Nantes. Cerise sur le gâteau, sa mise en page bénéficie des soins professionnels d’Olwenn Manac’h.

Chaque numéro de la revue est consacré à un thème central. Celui de 2011 (n° 308) présente « Nantes et sa région durant la Seconde Guerre mondiale » ; suite du précédent numéro sur le même thème, il est en grande partie consacré aux bombardements américains des 16 et 23 septembre 1943 qui ont ravagé le centre ville et laissé environ 1 800 morts et 4 000 blessés. Il rassemble plusieurs témoignages vécus et de nombreuses reproductions de documents d’époque.

[box class=”info”]Le numéro 308 de Neptuna est disponible en librairie et auprès de la Société académique de Nantes et de Loire-Atlantique, 8 rue Garde-Dieu, 44000 Nantes, au prix de 8 euros.[/box]

Sous le signe de la repentance et sur fond de vaudou, Jean-Marc Ayrault en voyage au Bénin

Sous le signe de la repentance et sur fond de vaudou, Jean-Marc Ayrault en voyage au Bénin

31/08/2011 10h00
COTONOU (NOVOpress Breizh)
– Invité par le maire de Cotonou et ancien président de la République Nicéphore Dieudonné Soglo, Jean Marc Ayrault a entamé lundi un voyage de cinq jours au Bénin. Destiné officiellement à « renforcer la coopération entre Nantes, la ville de Cotonou et le Bénin », ce séjour est placé sous le signe de la repentance chère à l’oligarque nantais.

Affirmant sur son blog que ce voyage est pour lui « l’occasion de rappeler le rôle croissant de l’Afrique sur la scène internationale et de renforcer la coopération entre Nantes, la ville de Cotonou et le Bénin », le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale a rencontré hier le président de la République du Bénin, Thomas Boni Yayi, « afin d’évoquer avec lui les enjeux actuels de son pays et de l’Afrique subsaharienne (crise énergétique, urbaine et alimentaire). »

La question de l’évolution démographique de l’Afrique a été abordée lors de cet entretien – selon un rapport que vient de publier l’INED, la population africaine devrait en effet quadrupler d’ici la fin du XXIème siècle et passer de 800 millions d’habitants en 2000 à 3,6 milliards en 2100 – ce qui fait dire au maire de Nantes que « de la manière dont l’Afrique se développera dépendra l’avenir du monde. Ne pas voir que nos intérêts sont étroitement mêlés constituerait une faute historique. »

Prise de conscience qui aurait mérité mieux que la conclusion qu’il en tire en se bornant à suggérer que l’on réfléchisse « à la place de l’Afrique dans le G20 » (sic). Une réponse un peu courte en effet pour ce qui apparait probablement, pour l’Europe, comme la question géopolitique majeure du siècle.

Mais l’enjeu principal du voyage de Monsieur Ayrault n’est pas là. Il réside sans conteste, pour cet apôtre de la repentance, dans la question de la traite atlantique – la traite arabo-musulmane, qui fit deux fois plus de victimes, n’étant bien entendu pas d’actualité. Affirmant que « le Bénin fut une des plaques tournantes majeures de la traite atlantique » et que « le pays a accueilli une part importante des expéditions négrières nantaises », il omet toutefois de préciser que les Européens n’allaient pas chercher les esclaves à l’intérieur de l’Afrique : ils les achetaient à des marchands d’esclaves africains.

Sous le signe de la repentance et sur fond de vaudou, Jean-Marc Ayrault en voyage au Bénin
La porte du non-retour

Le maire de Nantes se rendra donc jeudi au mémorial de la « Porte du non-retour » à Ouidah. « Visite qui promet d’être émouvante » précise-t-il, tout en rappelant que « Nantes aussi est pionnière pour la reconnaissance de son passé de 1er port négrier de l’Hexagone: j’inaugurerai le 1er décembre prochain notre Mémorial de l’Abolition de l’esclavage, l’ouvrage le plus important de ce type en Europe. » Un monument qui aura coûté aux contribuables la bagatelle de 6,9 millions d’euros.

Très attaché à une « certaine forme » de laïcité, Jean-Marc Ayrault abordera-t-il cette question avec son hôte ? Avant d’être élu maire de Cotonou, Nicéphore Soglo fut en effet président de la République du Bénin de 1991 à 1996. A ce titre il s’empressa de rétablir le vaudou pour se concilier les pouvoirs traditionnels de ce pays où ce culte reste très implanté, et fit du 10 janvier de chaque année la Journée nationale du vaudou.

Franck Louvrier se met à son compte

Franck Louvrier se met à son compte

[box]Franck Louvrier (42 ans) prend place petit à petit dans la vie politique nantaise. Membre du premier cercle présidentiel, il dirige à l’Elysée le service communication (presse, internet, audiovisuel), soit une cinquantaine de personnes.[/box]

On l’a vu effectuer un tour de chauffe lors des dernières élections régionales en se faisant élire dans les Pays de la Loire. Simple amusement lorsqu’on a affaire à une élection à la proportionnelle ; il suffit de se trouver en position éligible sur la liste.

C’est en 2012 que les choses sérieuses vont commencer. En effet, monsieur Louvrier à l’intention de se jeter à l’eau en mettant un terme à sa carrière de communicant – après l’élection présidentielle. Fin de l’aventure élyséenne. On devrait donc le voir poser sa candidature dans une circonscription de l’agglomération nantaise aux élections législatives de juin 2012.

Etape indispensable pours se faire connaître du grand public et s’imposer à la droite locale. Avant la grande bataille de 2014 : les élections municipales à Nantes. « Il y a un mandat qui me plait énormément, c’est celui de maire », aime-t-il raconter aux journalistes qui l’interrogent sur ses ambitions.

Une certitude, Franck Louvrier est un professionnel de la politique et de la communication – au plus haut niveau. Donc un concurrent dangereux pour Jean-Marc Ayrault. Pour ce dernier les élections municipales ressemblaient fort – jusqu’à ce jour – à une promenade de santé puisque les locomotives choisies par la droite (Daniel Augereau, Elisabeth Hubert…) ne brillaient pas par leur efficacité. Des petites pointures incapables de battre Ayrault.

La prochaine fois, le facteur usure jouera contre M. Ayrault, maire depuis mars 1989. Il sera facile à l’équipe Louvrier de lancer à l’intention du sortant : « 25 ans, ca suffit ! ». Et de dénoncer son état de cumulard : maire de Nantes, président de la communauté urbaine, député, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Quatre métiers pour un seul homme…donc un élu absent, indisponible et inapprochable par le nantais de base.

Notons également qu’en cas de victoire de la gauche en 2012, Jean-Marc Ayrault deviendra forcément ministre. Ce qui le rendra encore un peu moins présent. D’où un inévitable affaiblissement sur le plan électoral.

Le programme socialiste pour la présidentielle de 2012 ambitionne, timidement, de limiter le cumul des mandats. Il est ainsi indiqué que « la modernisation de la vie politique ne peut faire l’économie de l’interdiction du cumul d’un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire ». Si ces bonnes intentions devenaient réalité, Jean-Marc Ayrault, ministre ou pas, devrait choisir entre Paris et Nantes. Parions que sa préférence ira à la capitale. Ce qui arrangerait bien les affaires de Franck Louvrier…

*** Photo : La mairie de Nantes.

Le constructeur de la mosquée Arrahma de Nantes fait faillite

Le constructeur de la mosquée Arrahma de Nantes fait faillite


04/08/2011 – 18h00
NANTES (Breizh NOVOpress) – Taner Topdemir, patron d’Océane constructions, a dû déposer le bilan de sa société, victime d’une crise de croissance mal gérée. Bénéficiaire de nombreux contrats de sociétés publiques d’HLM, le groupe s’était aussi lancé dans la promotion immobilière.

Océane constructions, une entreprise de bâtiment d’Orvault qui emploie environ 200 personnes, vient d’être mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce. « Océane constructions a été victime d’une erreur de gestion très classique », commente un comptable nantais. « L’entreprise n’a pas su gérer son développement. Son chiffre d’affaires a fortement augmenté ces dernières années, mais le fonds de roulement n’a pas suivi. Une crise de trésorerie était inévitable. » Afin de geler les créances, la société avait été placée en procédure de sauvegarde voici quatre mois ; cela n’a pas suffi à la sauver.

Océane constructions s’était imposée en quelques années dans les milieux nantais du BTP. Créée en 2002, elle était dirigée par un jeune Turc, Taner Topdemir. Elle bénéficiait de nombreux contrats attribués par des constructeurs de HLM de Loire-Atlantique et des départements voisins comme Atlantique Habitations ou ESH Logis Ouest, dans le cadre programmes comme La Frégate à Donges, les Jardins d’Amaryllis aux Sorinières ou le Domaine des Pépinières à Angers.

Elle avait aussi été choisie pour le chantier de la mosquée Arrahma, construite à Nantes avec le soutien de la municipalité de Jean-Marc Ayrault (photo de la mosquée avec ses deux minarets, cliquer sur la photo pour la voir en entier).

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Les incidents de Nantes Atlantique réjouissent les partisans de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

30/07/2011 – 17h00 NANTES (NOVOpress Breizh) – À qui profitent les débordements qui ont accompagné la manifestation du 27 juillet à Nantes Atlantique ? Certainement pas aux adversaires de l’Ayraultport ; ses partisans, au contraire, jubilent.

Les événements qui ont eu lieu à Nantes Atlantique le 27 juillet pourraient bien avoir sonné le glas du mouvement d’opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. C’est du moins une opinion qui se répand dans la métropole nantaise. On se rappelle que ce jour-là, environ 200 manifestants ont pénétré dans les locaux de l’aéroport actuel. À la suite d’incidents, quelques personnes ont été blessées et d’importantes déprédations ont été commises, au grand dam des manifestants venus là dans un esprit festif.

« Cette manifestation était un vrai cas d’école », estime un témoin. « Elle a suivi le cycle provocation-répression bien connu depuis les années 1960. Devant viennent les idiots utiles, ici d’inoffensifs marginaux qui se signalaient par leur accoutrement. Des casseurs peu nombreux mais bien plus agressifs se dissimulent derrière eux. Quand les incidents commencent, évidemment, les marginaux font des cibles idéales pour les policiers et s’en prennent plein la g…. » Selon certains, Europe Écologie-Les Verts porte une part de responsabilité à cause de son attitude de retrait, qui laisse les doux rêveurs à la merci des extrémistes.

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, est manifestement bien embêté. Il ne dit pas un mot de l’affaire sur son blog, qu’il présente pourtant comme sa « Chronique du quotidien ». En effet, les excès commis à Nantes Atlantique mais aussi à Notre-Dame-des-Landes, avec l’installation de nombreux squatters, ont anéanti en peu de temps une partie de la crédibilité et du respect acquis par l’Acipa, l’infatigable association « historique » de lutte contre l’aéroport.

Les partisans de l’aéroport se proclament indignés par les déprédations commises à Nantes Atlantique, affichant largement leur coût supposé : 100.000 euros. En réalité, ils jubilent. Jean-Marc Ayrault en profite pour s’essuyer carrément les pieds sur ses alliés écolos. « Europe Écologie Les Verts obtiendra tout au plus dans une négociation nationale un constat de désaccord », déclarait-il hier dans les colonnes de Presse Océan (1). Il assure même que la question de l’aéroport n’a donné lieu à aucune tractation lors de la constitution de la liste écolo-socialiste pour les prochaines élections sénatoriale. Que ses alliés se soient réellement couchés ou non, le député-maire de Nantes montre bien par cette petite dénonciation fielleuse à quel point il les tient pour quantité négligeable.

Largement devancés aux élections européennes de 2009, les socialistes locaux ont donc parfaitement réussi à renverser le rapport de force à leur profit. L’investissement a priori risqué effectué par Jean-Marc Ayrault en accordant un siège de député à François de Rugy a été payant. Son attitude méprisante pourrait cependant devenir contre-productive, craignent certains. En effet, si une partie des responsables verts sont prêts à vendre leur âme pour un poste électif et les indemnités qui vont avec, la base militante commence à renâcler et EELV n’est pas propriétaire de son électorat.

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(1) Propos rapportés par Marc Dejean.

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul Ladmirault

Un choeur nantais rend hommage au compositeur enraciné Paul LadmiraultLe chœur nantais Paul Ladmirault nous communique :

Le chœur nantais Paul Ladmirault est consacré au répertoire classique et éclectique du chant choral, ouvert aux adultes amateurs non débutants, un chœur qui veut aussi porter haut et loin les couleurs de sa ville en remettant à l’honneur l’un de ses enfants nantais, le compositeur Paul Ladmirault, compositeur enraciné. Il fut membre du Parti national breton et du groupe artistique Seiz Breur.

L’idée du chœur nantais Paul Ladmirault a germé au début de l’année 2011, portée par des choristes nantais désireux d’aller plus loin dans la réunion de l’exigence du chant, de la convivialité de groupe et de la collégialité associative.