Le Gouvernement britannique estime qu’à la différence des musulmans les chrétiens n’ont pas le droit de porter de signes religieux sur le lieu de travail

Le Gouvernement britannique estime qu’à la différence des musulmans les chrétiens n’ont pas le droit de porter de signes religieux sur le lieu de travail

10/04/2012 – 12h00
LONDRES (NOVOpress Breizh) – Les chrétiens n’ont pas le droit de porter ostensiblement une croix ou un crucifix sur leur lieu de travail. Telle est la position que le gouvernement britannique entend défendre dans un litige porté par deux femmes devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Selon le Sunday Telegraph, qui a révélé cette affaire, le Gouvernement conservateur de David Cameron estime que le fait de porter une croix sur son lieu de travail n’étant pas une « exigence » posée par la foi chrétienne, les employeurs peuvent interdire le port de la croix et licencier les salariés qui persistent à le faire. Cette position a fait l’objet de critiques de la part de nombreuses personnalités. Lord Carey, l’ancien archevêque de Canterbury, a accusé le 10 Downing street de vouloir dicter aux chrétiens leur conduite et a affirmé que c’était là un nouvel exemple de marginalisation du christianisme dans la vie officielle.

Nadia Eweida, une chrétienne copte salariée de British Airways, avait été suspendue en 2006 pour avoir refusé d’enlever la croix qui, selon ses employeurs, ne correspondait pas à l’uniforme réglementaire de la compagnie. Mme Chaplin, une femme originaire d’Exeter, s’est vu dénier quant à elle le droit de travailler en qualité d’infirmière dans un établissement hospitalier par Royal Devon and Exeter NHS Trust après avoir refusé de cacher la croix qu’elle portait au bout d’une chaînette. Cette décision a eu pour effet de mettre fin à sa carrière longue de 31 ans.

Ayant été déboutées devant les tribunaux du Royaume-Uni, les deux femmes ont porté le litige devant la Cour de Strasbourg en se fondant sur les dispositions de l’article 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, selon lesquelles : « Tout un chacun jouit de la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit inclut la liberté de changer sa religion ou sa croyance, et la liberté de manifester, seul ou en commun avec d’autres en public ou en privé, de manifester sa religion ou sa croyance, dans le culte, l’enseignement, la pratique et l’observation. »

Les avocats des deux requérantes estiment que la position du Gouvernement britannique est excessivement restrictive et que la « manifestation » de la religion inclut le fait de faire des choses qui ne sont pas une « exigence de la foi » ; que de ce fait leurs clientes sont protégées par les Droits de l’Homme.

Ce refus du gouvernement de David Cameron de reconnaître aux chrétiens le droit d’afficher le symbole de leur foi sur le lieu de travail intervient alors que les membres d’autres religions se sont vu accorder un statut spécial pour des tenues ou des symboles tels que le turban sikh, le bracelet kara ou le hijab (photo) musulman. Manifestement, dans le royaume de sa Très gracieuse Majesté, il est aujourd’hui des communautés qui sont plus privilégiées que d’autres. Le titre officiel d’Élisabeth II – « par la grâce de Dieu, reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et de ses autres royaumes et territoires, chef du Commonwealth, défenseur de la foi » – serait-il devenu obsolète ?

Nantes : La traite arabo-musulmane, une réalité occultée [vidéos]

La traite arabo-musulmane : une réalité occultée

25/03/2012 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors que sera inauguré aujourd’hui à Nantes, en présence d’éminents représentants de l’oligarchie mondialiste et des ligues de vertu antiracistes, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage, monument destiné, selon ses concepteurs, à la seule mémoire de la Traite Atlantique, il n’est pas inutile d’aborder cet autre aspect de l’esclavage que fut la Traite arabo-musulmane. Une traite qui présente, selon les historiens qui ont étudié la question, toutes les caractéristiques d’un authentique génocide. Après le témoignage de Tidiane N’Diaye, la remarquable enquête menée par Antoine Vitkine pour la chaîne Arte, « Les esclaves oubliés », retrace sans complaisance une histoire que d’aucuns – pour d’inavouables raisons – voudraient voir occultée.

« Le Marché aux esclaves », par Jean-Léon Gérôme (1824–1904). Sterling and Francine Clark Art Institute Williamstown (Massachusetts, USA)

Anthropologue, cadre de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) Guadeloupe et directeur de recherche à Sup-de-Co Caraïbes, Tidiane N’Diaye est l’auteur de nombreux ouvrages sur les civilisations négro-africaines. Il fait partie de ces historiens d’origine africaine noire qui, comme le Ghanéen John Alembillah Azumah, osent rompre le tabou de la traite arabo-musulmane des Noirs, que le politiquement correct occulte par une « amnésie volontaire ». Un phénomène d’occultation qui touche également la traite arabo-musulmane des Européens, laquelle a porté sur plus de quatre millions de personnes et ne s’est arrêtée que parce que l’augmentation de la puissance militaire des pays européens l’a rendue impossible à partir du 19ème siècle.

Dans l’interview télévisée ci-dessous, diffusée sur le Réseau France Outre-mer (RFO, France Ô) Tidiane N’Diaye parle de son livre, Le génocide voilé, paru en 2008. Il y démontre notamment que l’esclavage arabo-musulman des Noirs fût un véritable génocide. Cette traire négrière a amené 10 à 11 millions d’esclaves dans les pays arabo-musulmans mais la brutalité des razzias et des conditions de transport en ont tués trois fois plus. En outre les esclaves noirs, une fois arrivés chez leurs maîtres arabes, subissaient une castration massive ce qui explique qu’il n’y ait pratiquement pas de population africaine noire au Maghreb, au Moyen-Orient, en Turquie et en Iran. Alors que la Traite Atlantique, pour une population amenée aux Amériques comparable, a abouti à ce qu’il y ait actuellement 70 millions de descendants d’esclaves africains noirs dans ces Amériques

 

Ci-dessous « Les esclaves oubliés » d’Antoine Vitkine (Arte) : l’ enquête qui remet les pendules à l’heure

 

 

« Amalgame » et « stigmatisation » : les mots du jour

« Amalgame » et « stigmatisation » : les mots du jour

22/03/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
« Amalgame » et « stigmatisation », tels sont les mots qui depuis hier sont répétés doctement par la majorité des commentateurs de l’affaire « Mohamed Merah ». Se garder des amalgames, éviter la stigmatisation : la découverte de l’identité de l’assassin, a radicalement changé leur perception.

Mais ceux là même qui exhortent chacun à distinguer musulmans et islamistes, ceux là même qui dénoncent aujourd’hui l’amalgame et la stigmatisation, ne semblaient pourtant pas gênés de stigmatiser la droite nationale et l’amalgamer à d’éventuels terroristes néo nazis, lundi et mardi. Ou quand la sémantique est à géométrie variable…

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]

Mairie de Londres : le candidat travailliste joue la carte islamique

Mairie de Londres : le candidat travailliste joue la carte islamique

21/03/2012 – 10h00
LONDRES (NOVOpress) –
« Je ferai de Londres un phare de l’Islam ». C’est la promesse de Ken Livingstone, candidat à la mairie de Londres aux élections municipales qui auront lieu au mois de mai.

Livingstone s’est adressé aux musulmans vendredi dernier, lors de la prière à la mosquée de Finsbury Park (photo), longtemps contrôlée par l’islamiste Abu Hamza, actuellement en prison pour terrorisme, et désormais contrôlée par une association extrémiste liée au Hamas, la Muslim Association of Britain. Livingstone a expliqué qu’il avait lu l’année dernière « le dernier sermon du Prophète (que la paix soit sur lui) » et qu’il y voyait « un programme pour l’humanité tout entière » et « un Credo pour nous tous ». Il a continué en s’engageant à « arrêter la démonisation de l’Islam», qui, selon lui, est répandue « par des journaux empoisonnés comme le Daily Mail et le Daily Telegraph ». « Je veux passer les quatre années qui viennent [les quatre années de mandat du maire, NdR] à assurer que tous les non-musulmans à Londres connaissent et comprennent les paroles et le message » de Mahomet. Pour joindre, si l’on ose dire, l’utile à l’agréable, Livingstone a promis aux fidèles de la mosquée de « rendre votre vie un peu plus facile sur le plan financier ».

Livingstone avait été maire de Londres de 2000 à 2008 et, en cette qualité, avait accordé de très généreuses subventions aux mosquées et aux associations musulmanes de la ville, qui l’en avaient remercié en faisant activement campagne pour sa réélection à un troisième mandat en 2008. Il n’en avait pas moins été battu par l’actuel maire conservateur, Boris Johnson. Il est prêt à tout pour reconquérir la mairie en 2012.

Les statistiques ethniques étant, comme on sait, autorisées en Grande-Bretagne, un rapport officiel sur les élections municipales de 2004 et de 2008 à Londres  avait souligné l’importance dans le vote de l’appartenance ethnique et religieuse. «Le lien entre le vote pour le parti travailliste et les zones à pourcentages élevés de Pakistanais et de Bangladeshis s’est renforcé entre 2004 et 2008. Un autre important changement enregistré concerne le rapport entre le vote pour le parti conservateur et les zones à pourcentages élevés de population Britannique blanche. La corrélation positive entre ces éléments est passé de 0,44 en 2004 à 0,56 en 2008 » (le coefficient de corrélation est compris entre -1 et 1 ; un coefficient de +/- 0,5 est considéré comme fort). Il y a de même une forte corrélation positive (0,57) entre vote travailliste et pourcentages élevés de musulmans, comme entre vote conservateur et pourcentages élevés de chrétiens.

Commentant les propos de Livingstone sur son blogue du Daily Telegraph, Ed West  estime que « Ken va probablement perdre l’élection, et la raison est qu’il a un sérieux problème blanc ». « Des propos comme ceux qu’il a tenus à la mosquée de Finsbury Park ont peu de chances de renverser cette tendance ». Compte tenu de l’évolution de la population londonienne, brutalement manifestée par les émeutes de l’été dernier, on peut pourtant penser que Ken Livingstone sait ce qu’il fait.

Crédit photo : Matt Buck, via Flickr, licence CC.

Un bien triste anniversaire : 8 ans après le pogrom au Kosovo et en Métochie – Par Solidarité Kosovo

[box class= »info »] NDLR : Ce texte a été écrit hier 17 mars 2012. [/box]

Aujourd’hui marque le huitième anniversaire du pogrom anti-serbe au Kosovo du 17 mars 2004, lorsque 19 personnes ont été tuées et 34 églises orthodoxes serbes ont été détruites sous le regard quasiment impassible de l’ONU et des soldats de l’OTAN sur place.

La violence a explosé après une campagne savamment orchestrée par les médias albanais faisant accroire que des Serbes avaient poursuivi de jeunes Albanais dans la rivière Ibar, causant au moins trois d’entre eux de se noyer.

Suite à ce montage médiatique, une véritable déferlante de haine albanaise s’est abattue sur tout ce qui était serbe. En plus des morts et des églises profanées, plus de 5.000 Serbes et non-Albanais ont été expulsés de leurs maisons et plus de 900 personnes ont été blessées dans la violence qui a éclaté.

270 Albanais ont été arrêtés après la plus grande violence à caractère ethnique au Kosovo depuis l’arrivée des forces internationales en 1999 : 143 suspects ont été reconnus coupables de violence. La majorité d’entre eux a été condamnée à une simple amende.

Après une enquête de police de la MINUK (ONU) il a été prouvé que les accusations étaient fausses et que «les jeunes Albanais qui ont survécu étaient sous beaucoup de pression de la part des médias et des politiciens albanais pour accuser les Serbes du village voisin ». Les représentants de la communauté internationale ont évalué à l’époque que «la violence à caractère ethnique contre les Serbes du Kosovo a été planifiée et bien orchestrée».

Il est aujourd’hui certain que ce pogrom s’inscrivait dans la stratégie de purification ethnique du Kosovo organisée par les Albanais et leurs alliés depuis de nombreuses années et visant à couper définitivement le Kosovo et la Métochie de leurs racines serbe et chrétienne.

Un service commémoratif pour les victimes se tiendra aujourd’hui à l’Eglise Saint-Nikola à Pristina par l’évêque de Raška et de Prizren Monseigneur Teodosije, ami de Solidarité Kosovo.

Solidarité Kosovo

Cet élu du Front national qui fait son beurre grâce à la viande halal

Cet élu du Front national qui fait son beurre grâce à la viande halal

Mangez-vous halal ? Depuis quelques jours, la polémique autour de la viande halal fait la une des médias français. Le 18 février, Marine Le Pen, présidente du Front National et candidate à l’élection présidentielle de 2012, a jeté un pavé dans la mare en affirmant que la totalité de la viande vendue en Ile-de-France était halal. L’eurodéputé d’extrême droite a annoncé son intention de porter plainte pour «tromperie sur la marchandise».

Pourtant, les propos de Marine Le Pen sont contredits par des professionnels de la viande interrogés par Le Parisien:

«Certes, trois des quatre abattoirs de mammifères d’Ile-de-France (le quatrième est spécialisé dans le porc) pratiquent l’abattage rituel. Toute la viande abattue en région parisienne l’est selon les traditions musulmanes et juives. Ce qui ne signifie pas, comme le laisse entendre Marine Le Pen, que 100% de la viande distribuée est halal.»

De plus, le Front national n’est pas totalement étranger à la viande halal. Al Kanz, site consacré au marché halal, avait révélé en octobre 2011 le cas de Paul Lamoitier, 75 ans. Cet élu du Front national depuis mars 2010, doyen du Conseil régional du Nord-Pas de Calais, est aussi le premier fournisseur halal de cette région du nord de la France.

Début novembre, Les Inrockuptibles ont contacté Paul Lamoitier qui a confirmé sa fonction, précisant qu’il n’abattait pas le bétail et ne servait que de «grossiste».

Paul Lamoitier estime que «ceux qui combattent la viande halal ne la connaissent pas». […]

A l’époque, l’élu du Nord-Pas de Calais avait été soutenu par sa hiérarchie. […]

Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire [avait, lui, déclaré] :

«Il y a une véritable incohérence entre le discours du Front et le profil de cet élu local. Pour nous au sein du Bloc identitaire, consommer du halal c’est financer l’islam et les mosquées.»

[…]
[box class= »info »] Source de ces extraits et article complet sur SlateAfrique. [/box]

Les Européens se sentent menacés par l’islam chez eux

Les Européens se sentent menacés par l’islam chez eux

23/02/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Un sondage de l’IFOP, intitulé : « Le regard des Européens sur l’islam », révèle que les Européens estiment que la religion musulmane est une menace pour l’identité de leur pays : 47 % au Royaume-Uni, 44% aux Pays-Bas et 42 % des sondés en France.

L’échec de l’intégration des musulmans dans la société, une certitude largement partagée par les habitants du continent européen, constate l’Ifop. Les Néerlandais (77 %), les Allemands (75 %) se montrent les plus critiques, suivis par les Français (68 %) et les Britanniques (65 %). Pour les Européens, les raisons de cet échec sont liées au refus de ces populations de s’intégrer, aux trop fortes « différences culturelles », très loin devant les causes économiques ou sociales.

Réalisé du 9 au 18 avril 2011 (mais publié seulement tout récemment), ce sondage révèle aussi qu’une majorité d’Européens considère que la visibilité donnée à l’islam est trop importante. Ainsi, 90 % des sondés s’opposent au port du voile islamique à l’école en France, 70 % en Allemagne, 64 % au Royaume-Uni et 62 % aux Pays-Bas. De plus, les Hollandais sont opposés à 51% à l’édification de mosquées.

Un autre sondage de l’IFOP pour Europe 1 et Paris Match, début décembre 2011, avait souligné que pour 76 % des Français, « l’islam progresse trop ». Ils n’étaient que 14 % à penser que l’État devrait aider à financer la construction des mosquées.

Crédit photo : DR.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Toujours moins de chrétiens en Turquie

L’église Sainte-Sophie de Nicée (aujourd’hui Iznik) (photo) est un haut lieu du christianisme. Elle accueillit jadis deux importants conciles avant d’être transformée en mosquée par la conquête turque. Désaffectée depuis 1923, elle a été restaurée en 2007 pour servir de musée. A la veille de Noël, elle a de nouveau été transformée en mosquée…

Il y a un siècle, 30 % de la population vivant dans les frontières de l’actuelle Turquie étaient chrétienne; ils ne sont plus que 0,2 % aujourd’hui. Tout est dit dans ces deux chiffres: la Turquie est devenue entièrement musulmane au XXe siècle par la déportation et le massacre de ses minorités. C’est ce que publie régulièrement M. Ragip Zarakoglu, un éditeur courageux qui brise les tabous et qui défait l’histoire officielle. Erol Özkoray, rédacteur en chef de la revue « Idea Politika », écrit à son sujet: « En Turquie, il est le premier à briser le tabou concernant le génocide. […] C’est grâce à lui que nous avons su que dans ce pays nous avons eu plusieurs génocides: les Arméniens, mais aussi les Grecs d’Anatolie, les chaldéens, les cyriaques, bref tous les chrétiens de Turquie. »

Des chrétiens torturés, égorgés, décapités…

La Turquie est aussi, faut-il le rap peler, toujours candidate à l’entrée dans une Union européenne qui ne manifeste, elle, qu’un maigre intérêt pour les questions religieuses. Un de nos diplomates en poste dans le pays a bien voulu nous exposer la situation: « 99 % des Turcs se déclarent musulmans et l’islam s’exprime ici dans un cadre défini par l’Etat. » Et de préciser: « Ce dernier, croyez-moi, n’est en rien laïque: il recrute et rétribue les 83000 imams, contrôle toutes les mosquées, finance toutes les écoles coraniques, supervise les manuels d’enseignement et fait même figurer l’appartenance religieuse sur les cartes d’identité! Le regard des autorités turques sur les cultes non musulmans est donc absolument conditionné par l’islam: ils sont tolérés, mais perçus comme intrinsèquement étrangers ».

En 2006, un prêtre catholique a été assassiné à Trébizonde. En 2007, ce fut le tour d’un journaliste arménien à Istanbul, puis, en avril, eut lieu un crime particulièrement odieux, celui dont furent victimes deux Turcs et un Allemand, égorgés après de longues tortures sur leur lieu de travail, une maison d’édition protestante qui diffusait des Bibles. Et en 2010, Mgr Luigi Padovese, le vicaire apostolique, fut assassiné et décapité…

Un prêtre autrichien nous confie: « Les chrétiens en général et les catholiques en particulier sont ici dans une situation extrêmement précaire. Une estimation précise est difficile parce que depuis 1965, il n’y a plus de statistiques ethnico-religieuses officielles et les autorités se bornent à indiquer des chiffres frisant le ridicule ». Les chiffres officieux qu’il nous communique parlent de 130000 chrétiens. Les plus nombreux sont les Arméniens d’Istanbul (60000 à 90000) qui ont échappé aux déportations de 1915. Il y a environ 33000 catholiques (dont 15000 latins) et il ne subsiste sur ces vieilles terres de l’hellénisme qu’à peine 4000 Grecs orthodoxes.

Pas une seule église édifiée depuis 1911

La plupart de ces chrétiens ne disposent pas de lieux de culte et doivent donc se contenter de réunions dans des lieux privés. Aucune construction d’église « visible » (avec croix ou clocher) n’a été autorisée depuis 1911! Les Eglises ne peuvent d’ailleurs pas accéder à la propriété. Pourtant leurs biens immobiliers existent. Ils sont même innombrables (églises, séminaires, écoles, hôpitaux) mais ils ont simplement été confisqués, décennie après décennie, à l’image de l’église de Nicée.

Aussi, depuis 1970, l’Eglise catholique demande-t-elle à l’Etat turc une reconnaissance juridique. En vain. Elle ne bénéficiera pas plus de la récente loi sur la restitution de certains biens confisqués. Publiée le 27 août 2011, cette loi ne s´applique parcimonieusement qu’aux Arméniens, aux Grecs orthodoxes et aux Juifs. Mais pas à l’Eglise catholique. Et encore moins à l’église Ste Sophie de Nicée.

M. Selcuk Mülayim, professeur d’histoire de l’art à l´université de Marmara s’en était inquiété et avait prévenu ses compatriotes: « Cette mesure va déclencher des protestations du monde entier en raison de l´histoire de l´édifice et de sa signification pour le monde chrétien. » Ses craintes ne se sont pas vérifiées; les protestations ont été rares et inaudibles… Pour Mgr Edmond Farhat, ancien nonce apostolique à Ankara et qui, comme Libanais, s’exprime à la fois librement et dans un français parfait: « La Turquie est un pays qui se définit comme une démocratie laïque mais la liberté religieuse n’y existe que sur le papier. Il existe en fait en Turquie une christianophobie institutionnelle pas très différente de celle qui existe dans les autres pays musulmans ».

Un chrétien turc d’Istanbul nous a confié quant à lui, sous couvert d’anonymat bien entendu: « Les Européens se trompent; je croirai leurs discours généreux sur la cohabitation des religions et des peuples quand je verrai les Etats musulmans favoriser sur leur territoire tous les cultes. Soyez fermes! Aidez-nous! Rappelez à vos interlocuteurs turcs que la réciprocité est la clef de toute relation humaine. »

Message relayé, mais qui a peu de chances d’être entendu. Lorsque l’église Sainte-Sophie est redevenue mosquée, sur décision du pouvoir turc, l’Union européenne s’est tue. Pourquoi s’émouvoir? Il ne s’agissait après tout que d’un petit édifice de rien du tout, juste une église construite au VIe siècle sur le modèle de Sainte- Sophie de Constantinople par l’empereur Justinien Ier. Juste une église dont le nom, Hagia Sophia, signifie, en grec, la « sagesse divine ».

Dominique Fabre

[box class= »info »] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 janvier. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : CyberMacs via Flickr, licence CC.

Donne-moi ton église que j’en fasse une mosquée

Grande-Bretagne : les députés refusent la viande halal dans leurs restaurants

Grande-Bretagne : les députés refusent la viande halal dans leurs restaurants

07/01/2012 – 18h20
LONDRES (NOVOpress) –
On est habitué dans toute l’Europe à l’hypocrisie de l’oligarchie dominante, qui impose le multiculturalisme aux peuples tout en s’en protégeant soigneusement elle-même. Mais, aux yeux de bien des observateurs, le Parlement britannique vient de battre les records du deux poids deux mesures.

Le Parlement a en effet opposé une fin de non recevoir aux députés et membres de la chambre des Lords musulmans, qui réclamaient de la viande halal dans les restaurants et cafés du palais de Westminster – lequel n’en compte pas moins de 23 –, au motif que « la méthode – trancher la gorge d’un animal sans étourdissement – est choquante pour beaucoup de leurs collègues non-musulmans ». Le « baron Ahmed of Rotherham » (Nazir Ahmed, un militant travailliste devenu le premier pair d’Angleterre musulman par la grâce de Tony Blair) a protesté en vain contre cette décision.

Alison Ruoff, membre du Synode général de l’Église anglicane, a commenté de son côté : «C’est un peu hypocrite pour le Parlement, après avoir autorisé les autres à servir de la viande halal, de la refuser dans ses propres locaux».

En 2010, le Mail on Sunday avait révélé qu’écoles, hôpitaux et restaurants servaient d’autorité de la viande halal à leurs clients. Les principaux supermarchés (Waitrose, Marks & Spencer, Sainsbury’s, Tesco, Somerfield et Co-op) avaient tous reconnu qu’ils vendaient de la viande issue de l’abattage rituel sans en informer les consommateurs. De nombreuses chaînes de restaurations rapides, dont Domino’s Pizza, Pizza Hut, KFC, Nando’s et Subway, servent également de la viande halal à l’insu de leurs clients.

Si la Grande-Bretagne continue à accepter la substitution de population, la question du halal au Parlement sera résolue (vidéo) !

NB : Le sous-titrage français de cette vidéo date de 2009. Actuellement Shahid Malik n’a plus les mêmes fonctions que celles citées dans ce sous-titrage.

Crédit photo : copie d’écran de la vidéo « Abattage rituel sans étourdissement » de l’association GAIA.

Abdallah Zekri désinforme sur la réalité des profanations anti-religieuses en France

Abdallah Zekri désinforme sur la réalité des profanations anti-religieuses en France

29/12/2011 – 12h00
CARCASSONE (NOVOpress) –
Suite à la détérioration, lundi, d’une trentaine de tombes d’anciens combattants musulmans au cimetière de Carcassonne (Aude), Abdallah Zekri, président de l’Observatoire des actes islamophobes, a mis l’accent sur l’explosion des « actes d’islamophobie » dans les cimetières français. Cette déclaration, consistant une nouvelle fois à poser les musulmans comme les premières victimes des profanations de cimetières en France, cache une autre réalité.

Selon le groupe d’études sur la politique de prévention et de lutte contre les profanations des lieux de culte et des cimetières, ce sont les chrétiens qui sont particulièrement visés : + 33 % de profanations par rapport à 2009. En 2011, 434 actes de dégradation ont été enregistrés sur des sites chrétiens, 41 sur des sites musulmans et 34 sur les sites juifs. Plutôt qu’une réalité « islamophobe », il faudrait parler d’une actualité christianophobe dans l’Hexagone, mais c’est moins médiatique.

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

 

Editorial de Bernard Lugan

Derrière la victoire des islamistes en Tunisie, en Libye et en Egypte, se cache une réalité ignorée de la plupart des observateurs qui en sont encore à opposer islam « radical » et islam « modéré », ne voyant pas que depuis le XXe siècle, deux grands courants parcourent le monde arabo-musulman sunnite[1] :

1) Synthèse du socialisme et du panarabisme, le « nassero-baassisme » a un temps prôné l’union du monde arabe avant de se fragmenter en plusieurs nationalismes sous l’influence de leaders charismatiques comme Gamal Abd-el Nasser en Egypte, Saddam Hussein en Irak ou même d’une certaine manière Hafez el-Hassad en Syrie. Alors que la realpolitik commandait aux Occidentaux de s’appuyer sur ces Etats, ils les ont au contraire combattus et l’échec du « nassero-baassisme » dont ils sont largement responsables, a créé un vide désormais comblé par l’islamisme politique.

2) L’islamisme politique a la même aspiration supranationale que le « nasserobaassisme », mais pour lui, c’est la religion islamique et non la langue arabe qui doit être l’élément fédérateur.

Durant des années, les Occidentaux se sont comportés à la manière des alouettes devant un miroir : attirés par la nébuleuse Al-Qaïda, ils sont partis à sa recherche en Irak et en Afghanistan, laissant ainsi le terrain libre à cet islamisme politique que BHL qualifie de « modéré ». Or, ce courant a pour objectif, non pas de faire sauter des bombes en Europe, mais de prendre appui sur la population immigrée musulmane pour y imposer son contre-pouvoir. En France, cela est déjà clairement le cas dans plusieurs émirats de la périphérie de villes comme Paris, Marseille ou Lyon, où les populations vivent de fait selon la loi islamique et où il ne reste plus à l’islamisme politique qu’à faire élire des municipalités – ce qui ne saurait tarder – afin de légitimer démocratiquement sa conquête territoriale.

Le moteur de cette gigantesque subversion qui se déroule sous nos yeux et que la bienpensance interdit de voir est l’Organisation des Frères musulmans(image en Une : logos des Frères musulmans), mouvement né en 1928 en Egypte et qui a reçu deux grandes idées de ses deux principaux fondateurs, Hassan Al-Banna et Sayyed Qutb.

1) Pour Hassan Al-Banna le panarabisme était une vision politique ethnoréductrice car tous les musulmans ne sont pas des Arabes. En revanche, l’arabe est bien la langue liturgique commune à tous les musulmans. Cette vision non raciale fait de l’organisation un modèle universel pour tous les croyants.

2) Pour Sayyed Qutb exécuté par Nasser en 1965, le monde était divisé en deux, d’une part le dar el-Islam et d’autre part le monde de l’ignorance (de Dieu) ou jahaliyya.

Le but des Frères musulmans est l’instauration d’un Etat islamique mondial, mais le réalisme commandant de procéder par étapes, la priorité est de renverser les régimes arabes nationalistes ou bien alliés de la jahaliyya ; si possible d’ailleurs avec l’aide de cette dernière, comme cela vient d’être réalisé en Tunisie, en Egypte, en Libye et demain en Syrie. Plus tard, une fois l’unification du dar el-Islam réalisée, la guerre sera menée contre la jahaliyya afin d’établir l’Etat islamique universel. Mais avant de passer à cette étape finale, il est nécessaire de la désarmer mentalement et de la rassurer en lui tenant les discours lénifiants qu’elle attend et dont sa lâcheté, autant que son masochisme, se satisferont avec à la fois soulagement et gourmandise.

Les cocus d’Occident qui rêvaient de démocratie en se pâmant devant le « printemps arabe » ont donc offert le pouvoir à leurs pires ennemis. Il est minuit moins cinq, docteur Schweitzer…

Bernard Lugan

[1] Pour ce qui concerne les chiites, la clé de compréhension est différente.

 

L’Afrique Réelle N°24, décembre 2011 est parue

SOMMAIRE :

Actualité :
– L’année 2011 en Afrique
– Egypte : la grande misère des Coptes

Dossier :
Les tragiques conséquences de la départementalisation de Mayotte

Repentance :
Le procès de Tintin au Congo

Opinion :
L’immigration choisie cette détestable forme moderne de la Traite des Africains

[box class= »info »] L’Afrique Réelle est une revue mensuelle par Internet, au format PDF et envoyée le 15 de chaque mois aux abonnés par courrier électronique. On peut s’abonner ici. [/box]

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

Les risques sanitaires liés à l’abattage Halal – Par Alain de Peretti, Docteur vétérinaire

On évoque toujours les problèmes posés en la  matière  par la souffrance animale, et par  la « taxe » de financement occulte de l’islam par les consommateurs.

Ces problèmes sont bien sûrs réels. Il en est un autre qui nous concerne tous et mérite d’être évoqué, une question essentielle et occultée : l’aspect sanitaire et de sécurité alimentaire.

Alain de Peretti
Alain de Peretti

En effet, rappelons que dans l’abattage halal, l’animal est tourné vers la Mecque, saigné sans étourdissement ;  il est pratiqué une très large incision  de la gorge jusqu’aux vertèbres, sectionnant tous les organes de la zone, veines jugulaires et carotides pour la saignée, mais aussi la trachée et l’œsophage.
Cette pratique entraîne les conséquences anatomo-physiologiques suivantes :

  • Une régurgitation du contenu de l’estomac par l’œsophage, lequel se trouve anatomiquement juste à côté de la trachée.
  • L’animal continue de respirer, même très fort du fait de l’agonie qui peut durer jusqu’à 1/4 h rappelons le, et inspire ces matières souillées riches en germes de toutes sortes.
  • Ces matières inspirées jusqu’aux alvéoles pulmonaires larguent leurs germes  dans le sang d’autant plus facilement que la paroi des alvéoles pulmonaires est très mince et que la circulation sanguine, rappelons le, est toujours en cours dans cette période d’agonie, et même accélérée par le stress au niveau des organes  essentiels.
  • Un risque énorme de contamination en profondeur de la viande est donc encouru.
  • On observe de plus, du fait du stress intense, 2 phénomènes physiologiques qui  se conjuguent : la chute de tous les mécanismes de défense immunitaires, et la concentration du sang dans les organes essentiels, on peut dire que l’animal « retient son sang ». C’est un processus naturel de survie qui entraîne vraisemblablement d’ailleurs une saignée moins bonne contrairement aux allégations des tenants de cette pratique. Il y a de plus une forte production de toxines.
  • La longueur de l’agonie entraîne enfin des soubresauts violents accompagnés de défécation et émission d’urine, le tout éclaboussant toute la zone d’abattage !!!

On voit donc bien les conséquences pour la sécurité alimentaire des consommateurs.
C’est si vrai que le règlement européen, CEE 853/2004, dans son annexe, chapitre IV intitulé Hygiène de l’abattage, paragraphe 7, alinéa (a) dit : « LA TRACHÉE ET L’ŒSOPHAGE DOIVENT RESTER INTACTS LORS DE LA SAIGNÉE « ( avec une dérogation pour l’abattage rituel…).

Le problème est que, selon des estimations récentes, 50% environ de la viande consommée est maintenant halal.  Car si les musulmans sont encore minoritaires, ils ne consomment que certains morceaux, et qu’on ne peut laisser perdre le reste de la carcasse. De plus les industriels trouvent plus simple et plus profitable de n’avoir qu’une seule chaîne d’abattage : ainsi des bêtes entières qui seront consommées hors du marché halal sont néanmoins égorgées selon ce rite oriental.

Conclusion : On enfreint le sacro saint principe de précaution, pour respecter une pratique exotique irrationnelle, insoutenable sur tous les plans, basée sur une superstition moyenâgeuse absurde. Dans ces conditions, les actuelles dérogations à la règlementation européenne permettant l’abattage rituel sont elles acceptables ?

La multiplication des cas de toxi-infections alimentaires est en tous cas prévisible… et elle touchera surtout des non musulmans, inconscients de ces risques incontrôlés et dont les habitudes culinaires les amènent  à  consommer la viande beaucoup moins cuite.

Alain de Peretti, Docteur vétérinaire, pour Novopress France.

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Vidéo : Enquête de l’association belge GAIA dans un abattoir halal.

Allemagne : campagne nationale contre la « discrimination » des musulmans

Allemagne : campagne nationale contre la « discrimination » des musulmans

08/12/2011 – 14h00
BERLIN (NOVOpress) –
Le Service fédéral contre la Discrimination (Antidiskriminierungsstelle des Bundes), équivalent allemand de la Halde, vient de lancer une grande campagne, qui doit durer jusqu’à fin janvier 2012 : « Aucune personne ne rentre dans un tiroir». Des affiches placardées dans toute l’Allemagne sont censées illustrer les six formes possibles de discrimination par des tiroirs munis d’une étiquette : l’âge (un tiroir étiqueté « Très vieux »), le handicap (« Aveugle »), le sexe (« Femme »), « l’identité sexuelle » (« Lesbienne), l’origine ethnique (« Turcs »), la religion ou la vision du monde (« Musulmans », bien sûr). En dessous du tiroir « Musulmans », on peut lire « Êtes-vous discriminés en raison de votre religion ? » avec le numéro de téléphone à appeler pour porter plainte (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

Que d’autres que des musulmans puissent être victimes de discriminations religieuses n’a visiblement jamais effleuré le Service fédéral contre la Discrimination. Il affirme « mettre sur le même plan toutes les formes de discrimination, qu’elles soient dues à l’origine ethnique, à la religion, à la vision du monde, à l’identité sexuelle, à l’âge, à un handicap, ou au sexe d’une personne ». Mais pour chaque forme de discrimination, il a décidé d’avance qui étaient les seules victimes possibles – et les coupables désignés.

Le Service fédéral contre la Discrimination tient à préciser que « souvent les personnes ne sont pas défavorisées à cause d’un seul caractère, mais de caractères combinés, comme par exemple “jeune et féminin”, “vieux et handicapé” ou “étranger et musulman” ». Des combinaisons comme « jeune et blanc » ou «allemand et catholique » sont évidemment exclues a priori : tout simplement impensables pour le Service fédéral contre la Discrimination !

Allemagne : Yunus ne priera pas à l’école !

Allemagne : Yunus ne priera pas à l'école !

03/12/2011 – 08h30
BERLIN (NOVOpress) –
Comment nos voisins allemands gèrent-ils les comportements et autres signes religieux ostentatoires en milieu scolaire?

Allemagne : Yunus ne priera pas à l’école ! La cour administrative fédérale (Bundesverwaltungsgericht) (photo ci-contre) a tranché : Yunus M., fils d’un allemand converti à l’Islam et d’une turque ne pourra plus prier dans son lycée berlinois du quartier populaire de Wedding à midi. [Le rythme scolaire allemand ne comporte pas de pause de midi, et c’est donc pendant les heures normales d’enseignement]. Le lycéen de 18 ans « ne pourra pas être autorisé à pratiquer la prière rituelle, si cela risque de troubler l’ordre de l’établissement. »

Le lycéen avait porté plainte il y a déjà quatre ans, parce qu’il lui avait été interdit de prier avec des camarades sur des manteaux étalés par terre, tourné vers la Mecque, dans le couloir du lycée.

Yunus qui prépare aujourd’hui son bac, maintient que ses camarades ne se sentaient pas gênés par ses prières qui par ailleurs ne duraient que cinq minutes. Son avocat Bülen Yasar n’a pas encore décidé s’il déposera ou non un recours devant la Cour constitutionnelle, en soulignant que, selon lui, la décision des juges de Leipzig remet en cause la liberté de culte garantie par la constitution. Et le nœud du problème est bien là : la liberté de culte doit-elle le cas échéant griller la politesse à un possible trouble de l’ordre scolaire ?

L’avocate Margarete Mühl-Jäckel qui représentait le land de Berlin a mis en avant que dans le lycée en question, il n’y avait pas moins de cinq religions contraintes à coexister et pour elle, l’État serait donc bien avisé d’appliquer une forme de neutralité religieuse. La direction de l’établissement a pour sa part pu observer des animosités envers certains élèves, soit parce qu’ils mangent du porc, soit parce qu’ils ne respectent pas le Ramadan. Les filles se voient reprocher des tenues trop légères et on leur conseille le port du foulard. L’on en serait même déjà arrivé à de vives tensions dans une salle de prière, des garçons musulmans déclarant la pièce profanée parce que des filles désiraient y prier selon le rite Alévi (communauté musulmane turque proche des Chiites, et attachée à la laïcité). La prière rituelle musulmane avec sa prosternation en direction de la Mecque aurait un caractère prosélyte manifeste, et provoquerait des tensions.

Les juges quant à eux soulignent, ce qui ne simplifie pas le problème, que l’Allemagne n’est pas un état laïc, et que l’on peut donc autoriser les élèves à prier à l’école, en dehors des heures de cours, et à la condition que cela ne nuise pas à l’ordre de l’établissement.

On peut bien sûr se demander si, comme l’estime la Berliner Zeitung, le verdict du tribunal renforce ainsi la position des responsables d’établissements, qui peuvent décider si la prière rituelle trouble ou non le déroulement normal de l’enseignement ; ou si cela ne les laisse pas complètement seuls face aux problèmes à gérer.

La sphère bienpensante s’en trouve en tous cas fort satisfaite. Par l’entremise de sa porte parole, l’administration responsable de l’enseignement berlinois a salué ce verdict, qui « confirme qu’il n’y a pas de directives au sujet des lieux de prière dans les établissements scolaire ». Les deux principales confessions chrétiennes s’en réjouissent tout autant, ainsi le porte parole de l’archevêque Stefen Förner pour qui cette décision de justice ne permet pas de fonder « un bannissement du fait religieux de la sphère publique comme des écoles ».

Alors que se réunissent à Berlin d’éminents membres de la Cour constitutionnelle pour chercher des moyens légaux visant à pourchasser la pensée déviante et l’islamophobie, peut-on encore estimer honnêtement, comme le prétend une grande partie de la classe politique en Allemagne -comme d’ailleurs chez nous- qu’il n’y a aucun souci à se faire avec une « soi disant islamisation » des pays d’Europe ?

Crédit photo : PearlsofJannah (photo en Une) et Manecke, licences CC.

La tension est vive entre musulmans bordelais

La tension est vive entre musulmans bordelais

11/11/2011 – 20h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Nos confrères de Sud-Ouest ont révélé hier les tensions qui sont chaque jour plus grandes, au sein de la communauté musulmane installée dans la région bordelaise. En cause, un conflit larvé dont l’enjeu est le contrôle de l’association des musulmans de Gironde (AMG), qui gère les principales mosquées de l’agglomération. Cette association, proche des islamistes de l’UOIF est connue pour abriter les imams Tareq Oubrou (photo) et Mahmoud Doua.

Dernier incident en date, une violente dispute qui aurait éclaté au sein de la mosquée de Cenon. Pour les opposants à l’actuelle direction, « les dirigeants actuels sont soumis à l’UOIF ». Ces derniers reprochent notamment à la direction l’inefficacité dans le « projet phare » de l’association : la construction d’une mosquée cathédrale dans le quartier de la Bastide (à Bordeaux), projet contesté par de nombreux habitants et commerçants.

Violence, tension, altercations, la communauté musulmane s’entre-déchire. Joint par Infos-Bordeaux, un commerçant du quartier de la Bastide, situé tout près du terrain visé par les musulmans, ne cache pas sa joie. Sous couvert de l’anonymat, il déclare ainsi à Infos-Bordeaux « Ils sont en train de perdre le peu de crédit qui leur restait aux yeux de la municipalité, c’est plutôt une bonne nouvelle ».

[box] Voir aussi hier, Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien. [/box]

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

Aïd : l’imam de Saint-Brieuc verrait bien les abattoirs ouvrir le dimanche

08/11/2011 – 18h00
SAINT-BRIEUC (NOVOpress Breizh) – Cette année l’Aïd al Adha, l’une des fêtes musulmanes les plus importantes, tombait un dimanche. Un jour où les abattoirs sont fermés. Une situation que déplore, dans un entretien accordé au Télégramme, Taïcha Ben Taleb, l’imam de Saint-Brieuc.

L’Aïd al-Adha (« la fête du sacrifice « ), appelé aussi Aïd al-Kabïr (« la grande fête ») commémore la soumission d’Abraham à Dieu, symbolisée par l’épisode où il acceptait d’égorger son fils sur l’ordre de Dieu, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cet épisode, les familles musulmanes sacrifient un animal, le plus souvent un mouton ou un bélier, en l’égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l’Aïd.

L’abattage privé étant interdit en France, se sont les abattoirs qui procèdent à cette opération. « Le gros souci, c’est que l’abattoir de Quintin, avec lequel la population musulmane travaille tout au long de l’année, n’a pas souhaité ouvrir le dimanche. Je comprends parfaitement que les salariés se reposent le dimanche, le problème c’est que nous n’avons pas eu le choix et que nous n’avions pas d’autres solutions » reconnait l’imam, qui admet implicitement que des abattages sauvages ont été pratiqués par la communauté musulmane, malgré l’interdiction rappelée par la préfecture.

Manifestement, la loi républicaine a ses limites : celles imposées par la Charia. Les consommateurs de viande provenant d’un abattage clandestin sont passibles de peines d’amendes d’un montant maximum de 1 500 euros et de 3 000 euros en cas de récidive, mais il est peu probable que le parquet de Saint-Brieuc décide d’engager des poursuites.

« J’espère que l’on va travailler dès maintenant avec la préfecture pour trouver une solution pour 2012. Plusieurs choses peuvent être imaginées : on peut se tourner vers un autre abattoir. Certains fidèles ont également dit que la préfecture aurait dû obliger l’abattoir à ouvrir le dimanche » conclut Taïcha Ben Taleb, qui, tout en affirmant « comprendre » ( ?) que les salariés soient attachés au repos dominical, verrait bien l’Etat se soumettre à l’Islam en imposant l’ouverture des abattoirs le dimanche pour cause d’Aïd. Sans doute ce qu’on appelle une conception « républicaine » de l’Islam. Qui ne s’embarrasse pas du principe de laïcité.

Crédit photo : Père Igor Licence CC

[Kiosque étranger] Une manifestation à Moscou contre l’islamisation

Une manifestation à Moscou contre l'islamisation

05/11/2011 – 14h00
RENNES (NOVOpress) –
Le journaliste du Daily Mail Craig MacKenzie n’est pas réputé pour son sens des nuances et sa profonde connaissance de l’histoire européenne.

Néanmoins, son compte rendu de la manifestation contre l’islamisation de la Russie qui eu lieu le 4 novembre dans la capitale russe a au moins le mérite d’exister.

Près de cinq mille Russes ont défilé dans les rues de Moscou pour protester contre la présence grandissante d’immigrants musulmans venus des républiques islamisées du Caucase.

Même si la présence de petits groupes radicalisés a terni la manifestation, cette importante marche révèle la préoccupation croissante de l’opinion russe face à l’islamisation.

[box]Consulter l’article (en anglais) : Daily Mail[/box]

Photo : L’université d’état de Moscou. Crédit : JackofDiamonds1 via Flickr (cc)

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes [vidéo]

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

[box class= »info »] Par Caroline Alamachère. [/box]

Le 30 octobre prochain se tiendra à Nanterre la Conférence contre l’Islamophobie organisée par le CCIF, Collectif Contre l’Islamophobie en France et accessoirement membre consultatif de l’ONU.

L’islamophobie faut-il le rappeler est littéralement la peur de l’islam (du grec phobos), or à ce jour il n’existe en France aucune loi contre l’islamophobie et pour cause, on ne peut pas sérieusement envisager de créer une loi autorisant l’emprisonnement ou la mise à l’amende d’un individu qui a peur !

En effet, on est islamophobe comme on est hippopotomonstrosesquippedaliophobe (peur des mots trop longs), cuniculophobe (peur des lapins), hypégiaphobe (peur des responsabilités), medorthophobe (peur de voir des pénis en érection), anuptaphobe (peur du célibat), hexakosioihexekontahexaphobe (peur du nombre 666), bref, de quoi emprisonner pas mal de monde…

La petite vidéo de propagande est assez intéressante, on y voit quelques personnes du Bloc Identitaire, Marine Le Pen, Christine Tasin en guest star mais surtout une silhouette découpée représentant une charmante petite famille composée de seulement deux enfants mais dont on imagine la nombreuse descendance à venir, avec le papa barbu et la maman voilée jusqu’au trognon pour représenter la famille musulmane ordinaire. Les musulmans modérés apprécieront certainement la caricature. Ces braves gens apparaissent en bleu-blanc-rouge sur fond noir ce qui symboliquement présente un grand intérêt puisque notre drapeau devient le leur avec le territoire qui va avec tandis que leur environnement, en l’occurrence la France, devient du même coup toute noire ! On notera bien sûr la cible centrée sur les deux mains jointes du couple et tendant à les séparer. Je précise au passage que personnellement je n’ai jamais vu un couple de ce style se tenir la main dans la rue mais bon, on ne va chipoter pour si peu.

Une conférence contre l’islamophobie pour nous convaincre que les méchants Français sont racistes

Le message est on ne peut plus explicite : la France c’est eux, les musulmans c’est eux et les méchants islamophobes que nous sommes veulent leur tirer dessus. Ceci dit, la cible aurait pu viser le cœur plutôt que la main mais il semblerait que le Collectif n’ait pas osé aller si loin dans ses délires malgré l’alerte alarmante décrétant « l’état d’urgence ». Eh oui, on n’a peur de rien au CCIF !

Le but de cette conférence sera de combattre une « idéologie qui vise au rejet de toute pratique visible de l’islam et à la haine des musulmans » parce que bien sûr les musulmans eux n’éprouvent pas de haine quand ils massacrent des chrétiens, quand ils appellent à égorger les juifs, quand ils tabassent à mort ou pendent les homosexuels, quand ils frappent leur femme au prétexte qu’elles leur sont inférieures… Les conférenciers seront amenés à discuter de la dénonciation de la haine islamiste en faisant passer cette dénonciation pour de la haine. On accuse son chien d’avoir la rage quand on veut le tuer, c’est bien connu.

Parmi ceux qui nous considèrent comme des « faussaires » comme dit dans l’annonce de présentation, nous avons la délicieuse Rokhaya Diallo toujours très complexée et gênée par à peu près tout : la couleur de peau, les cheveux lisses, Michel Leeb, les termes littéraires, le Djamel Comedy Club, les Français, les blancs, etc, qui parle de « ciment national » alors qu’elle exècre manifestement tout ce qui est national et blanc, ce qui la classe de fait dans la catégorie des racistes. Elle encore qui exclut le principe de race tout en dénonçant le racisme découlant pourtant de la notion de race ! Hum, cherchez l’erreur. Elle toujours qui ne considère pas la culture comme quelque chose se transmettant de génération en génération, ce qui tendrait à prouver que finalement l’excision par exemple n’est au fond qu’un acte spontané curieusement effectué dans certaines parties du monde une génération après l’autre mais sans la moindre transmission de type culturel. Elle enfin qui dans une mauvaise foi spectaculaire et dangereusement haineuse assimile l’islamophobie – la peur d’un dogme politico-religieux dangereux en premier lieu pour ses adeptes – à une fantasmatique hiérarchisation des races.

Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et initiateur du sympathique mouvement Muslim Pride est également invité. Celui qui considère que l’interdiction du port du voile par des jeunes filles à l’école n’est que l’illustration d’une pensée unique et le refus d’une adhésion à ce qu’il nomme « l’esthétique officielle » oubliant ostensiblement ce qu’a d’avilissant et de rétrograde cette tenue pour les femmes, a déclaré ces jours-ci que « François Hollande ne semble pas être dans des réactions épidermiques sur l’islam ». François n’a de toute façon de réactions épidermiques sur rien ni même de réaction tout court d’ailleurs.

Michel Collon le « muslim friendly » de service sera là aussi, de même que Doudou Diene, rapporteur général des Nations Unies, Mohamed Moussaoui qu’on ne présente plus et enfin Marwan Mohammed, spécialiste ès bandes de jeunes et pour qui ces pauvres petits sont dans une phase d’incertitude sociale, de mutation physique et psychologique mais qui restent disponibles et prêts à adopter de nouveaux rôles sociaux stables et reconnus leur permettant finalement de bien s’insérer. C’est merveilleux, tout cela finit bien finalement.

Il ne semble pas que des contradicteurs aient été invités, la conférence se déroulera donc entre islamophiles soucieux seulement du bien-être de la communauté et prêts à vomir tranquillement toute leur haine du peuple français raciste et islamophobe, tellement islamophobe qu’il autorise une semaine durant la tenue d’une fête de l’Aïd à Marseille (http://www.ufm13.org/ ), c’est dire s’il est malveillant.

Caroline Alamachère

[box class= »info »] Source : Riposte Laïque. [/box]