Royaume-Uni : des musulmans manifestent devant un cinéma de Bradford après le lancement du film The Lady Of Heaven jugé « blasphématoire »

Allemagne : des parents d’élèves musulmans font censurer un manuel scolaire jugé « discriminatoire » car celui-ci évoque le thème du mariage forcé

Idriss Sihamedi, fondateur de Barakacity, propose à Eric Zemmour, s’il est élu, d’organiser lui-même le départ de France des musulmans

Épidémie d’« Allah Akbar » : faits divers ou hiver de la France ?

islam religion paix

À l’approche des élections qui auront lieu en avril et mai prochains, la guerre en Ukraine est omniprésente dans l’actualité médiatique. L’attention de l’opinion publique est ainsi largement détournée de la situation en France. Un sujet semble avoir plus particulièrement déserté les journaux d’information : les manifestations plus ou moins violentes de l’islamisme. Cela signifie-t-il pour autant que la situation va mieux sur ce front-là ? Nous livrons à votre sagacité quelques exemples pour en juger.

L’attentat à Rambouillet en 2021, dernier acte terroriste fortement médiatisé

Le 23 avril 2021, Stéphanie M., une fonctionnaire affectée au commissariat de police de Rambouillet, périssait sous les coups de couteau de Jamel G. Ce Tunisien, originaire de la même ville que le terroriste qui a tué 86 personnes en fonçant avec un camion dans la foule le 14 juillet 2016 à Nice, avait été régularisé en 2019. Cet attentat aux motivations islamistes est à ce jour le dernier qui ait eu un retentissement médiatique important.

Le citoyen ordinaire pourrait en conclure que sur ce plan-là – au moins – la situation s’est calmée. La lecture de la presse quotidienne régionale nous apprend malheureusement qu’il n’en est rien.

La longue litanie des « Allah Akbar »

Sur la période qui s’étend du 1er novembre 2021 au 16 mars 2022, plusieurs individus ont invoqué leur religion en criant lors de leurs méfaits « Allah Akbar ».

Le 1er novembre, à la gare Saint-Lazare à Paris, deux agents de sécurité contrôlent un usager. L’homme contrôlé s’énerve rapidement. Il sort un couteau et court vers les agents de sécurité, en criant « Allahu Akbar. La France est dirigée par l’État islamique ». Les deux agents utilisent leur arme de service pour arrêter l’assaut de l’individu qui est grièvement blessé (1).

À Villeurbanne, le 6 novembre, vers minuit, les forces de l’ordre sont appelées pour un vol de voiture en cours. En se rendant sur les lieux, les policiers se trouvent nez à nez avec le suspect qui essaie de voler la voiture banalisée de la police. L’individu, armé d’un couteau, se met à réciter des versets coraniques et à crier « Allah Akbar » lors de son arrestation (2).

Un jour plus tard, à Paris, la police tente d’interpeller un homme d’origine marocaine qui vient d’insulter des personnes noires. Dans sa fuite, l’individu crie à plusieurs reprises « Allah Akbar ». Il subtilise un couteau dans un restaurant avant d’être arrêté (3).

Le 8 novembre, à Cannes, un homme agresse au couteau des policiers à proximité du commissariat central. L’un d’entre eux est assez sévèrement blessé au thorax. L’agresseur de nationalité algérienne indique avoir agi « au nom du prophète » (4).

Le même jour, à Évry-Courcouronnes, un prévenu s’en prend à plusieurs policiers dans les couloirs du tribunal correctionnel avant de crier son appartenance à Daesh. En situation irrégulière sur le territoire français, le délinquant affirme lors de son procès avoir simplement prié et crié « Allah Akbar ». Il est condamné à une peine de huit mois de prison ferme (5).

Le 8 décembre, à Nanterre, des catholiques en procession sont pris à partie par une dizaine de personnes. Les fidèles catholiques sont insultés et menacés : « Kouffars, bande de p…, sur le Coran je vais t’égorger », etc. Une enquête des chefs de menaces de mort ou de crime et délit contre les personnes et violences en réunion est diligentée par le parquet de Nanterre (6).

À Marseille, le 22 décembre 2021, Asma B. tente de percuter volontairement plusieurs véhicules sur un col du massif des Calanques. Lors de son interpellation, la suspecte, voilée, crie « Allah Akbar » à plusieurs reprises (7).

Le 4 janvier 2022, à Cavaillon, un homme tire avec une arme à feu à plusieurs reprises sur une voiture en stationnement dans la cité Saint-Martin. Lors de sa fuite, il hurle « Allah Akbar » et menace une joggeuse avec son arme (8).

Pour lire la suite, c’est ici !

Le New York Times évoque le « départ en sourdine des Musulmans de France »

« Islam de France » ? C’est terminé – Place aux islams séparatistes, par Francis Bergeron

CFCM islam Chard

Le 21 mars, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a explosé, mais pas façon puzzle. Il faut plutôt parler d’une scission : quatre des neuf organisations qui la composaient ont décidé de sortir du giron du CFCM. Ces quatre organisations confirment ainsi leur proximité avec l’islamisme… et ruinent au passage 20 années d’efforts pour faire émerger un « islam de France ».

En janvier, Darmanin s’était vanté d’avoir réussi à faire adhérer les musulmans vivant en France à une charte censée mettre un terme aux pratiques les plus détestables, comme les persécutions des musulmans abandonnant leur religion, l’excision, les mariages forcés, le voile intégral et la séquestration des femmes, le certificat de virginité…

Cette charte avait été signée par cinq des organisations constituant le CFCM, et tout le monde avait salué cette magnifique avancée, qui solennisait l’intégration de l’islam dans la République, et la signature des quatre autres n’était plus qu’une question de jours. A la vérité, écrivait Présent du 21 janvier, le CFCM n’était déjà guère représentatif, car les neuf associations constitutives ne supervisaient (plus ou moins) que 40 % des mosquées. Les quatre associations rétives n’avaient finalement pas signé la charte et elles viennent de quitter le CFCM.

Les dissidents veulent constituer une nouvelle organisation pour revendiquer le droit de pratiquer leur culte comme ils l’entendent, selon les us et coutumes ancestraux. On pourrait appeler cela la charia, tout simplement. Ces organisations qui entendent régir l’islam en France à leur manière sont la Fédération de la grande mosquée de Paris, le Rassemblement des musulmans de France et les associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA), ainsi que les Musulmans de France (ex-UOIF). Chacune de ces associations est inféodée ou soutenue, en sous-main ou officiellement, par des Etats étrangers. Cette scission illustre parfaitement la menace séparatiste que semblaient craindre Macron et Darmanin, et dont le CFCM était censé être la parade. Le CFCM est présidé actuellement par Mohammed Moussaoui, un « modéré », ou tout au moins, un homme en recherche de compromis avec les autorités politiques.

Quels appuis pour les musulmans « modérés » ?

Avec le départ de ces quatre composantes, c’est toute la stratégie gouvernementale qui s’effondre, et c’est aussi la ruine d’une vision simpliste, inspirée de la façon dont la république laïque des années 1900 avait maté l’Eglise, et au passage éradiqué une bonne partie du catholicisme français, et tout cela au prix, simplement, de la mort de « quelques Bretons arriérés » ayant trop vivement tenté de résister aux Inventaires.

Les choses risquent d’être plus compliquées avec les islamistes. Derrière les dissidents, il y a l’organisation égyptienne terroriste Les Frères musulmans, l’Algérie, l’islam marocain, ou encore l’ex-UOIF, très extrémiste, qui s’est toujours révélée incapable de désavouer clairement les pires actions terroristes. Sur qui peuvent s’appuyer les musulmans « modérés » ? Sur les organisations proches de la Turquie ? Les Français ayant des racines arméniennes ont pu constater récemment, à leurs dépens, à quel point ce courant s’était radicalisé, lui aussi.

La fin du projet d’un islam parlant d’une seule voix via le CFCM enterre en fait 20 années d’angélisme et de naïveté françaises. Les masses migratoires ont eu raison des stratégies fines.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 2 avril 2021

Alexandre Del Valle : “Erdogan incite les musulmans et les Turcs en particulier à ne surtout pas s’intégrer. Et à agir un peu comme des colons”

57% des jeunes musulmans pensent que la charia est plus importante que le droit français

Une étude de l’Ifop pour le Comité Laïcité République, publiée ce jeudi 5 novembre, met en lumière l’écart grandissant entre les musulmans et les autres Français sur le rapport à la laïcité. Signes religieux ostensibles, horaires réservés dans les piscines, enseignement de l’arabe à l’école… Autant de sujets qui opposent diamétralement ces deux France.

Le fossé se creuse entre les musulmans et les autres Français. Pour le “Comité Laïcité République”, l’institut de sondage Ifop s’est penché sur le rapport des Français à la laïcité. Une étude dont il publie les résultats ce matin, et qui ne manquera pas d’inquiéter tous ceux qui s’interrogent sur la possibilité pour les différentes communautés françaises de vivre ensemble. De fait, les chiffres sont éloquents. La majorité des musulmans de moins de 25 ans estiment que la Charia est plus importante que la loi de la République (57 %, en hausse de 10 points depuis 2016), quand à peine 15 % des catholiques estiment que les règles de leur religion devraient passer avant le droit français. Pareillement, deux musulmans sur trois sont opposés à l’idée que les enseignants puissent montrer des caricatures de personnages religieux à leurs élèves, alors que 75 % des Français et même 80 % des catholiques y sont favorables.

Port des signes religieux ostensibles, enseignement de l’arabe et des langues maternelles, observatoire de la laïcité… le gouffre béant qui sépare les musulmans du reste de la population

Il en va de même pour la très grande majorité des questions posées dans ce sondage : à chaque fois, l’opinion des musulmans s’oppose diamétralement à celle du reste de la France, donnant le sentiment de deux communautés ne partageant plus grand-chose sur le sujet de la laïcité. Le port des signes religieux ostensibles ? Qu’il concerne les parents accompagnant une sortie scolaire, les étudiants à l’université, les salariés du privé ou les agents du service public, les musulmans y sont largement favorables (respectivement 75 %, 70 %, 69 % et 63 %) quand les catholiques y sont farouchement opposés (18 %, 18 %, 19 % et 15 %) et les “sans religion” également (27 %, 23 %, 22 % et 18 %). L’enseignement de l’arabe et des langues maternelles à l’école publique ? 82 % des musulmans y sont favorables, contre 18 % des catholiques et 32 % des “sans religion”. L’obligation de signer un contrat de respect des valeurs de la République pour les associations recevant des subventions publiques ? À peine 58 % des musulmans y sont favorables, contre 85 % des “sans religion” et même 91 % des catholiques. Des horaires spécifiques pour les femmes dans les piscines municipales ? 81 % des musulmans sont pour, contre 16 % des catholiques et 24 % des “sans religion” Quant à la nomination à la tête de l’observatoire de la laïcité de personnalités qui seraient résolument engagées contre l’influence des intégristes religieux dans la société, seuls 35 % des musulmans l’approuvent, contre 76 % des catholiques et 77 % des sans religion.

« Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face », alertait début octobre 2018 Gérard Collomb, alors qu’il s’apprêtait à quitter le ministère de l’Intérieur. L’étude de l’Ifop publiée ce matin donne l’impression que ce demain n’est plus très loin. Plus que jamais, les musulmans — et non plus seulement les islamistes — semblent aspirer à un mode de vie radicalement opposé à celui des autres Français.

François Kraus, directeur du pôle politique / actualité de l’Ifop prévient :

« Aujourd’hui, certains ont tendance à présenter les terroristes islamistes comme des “loups solitaires“, des intégristes dont la vision littérale et radicale du Coran ne serait pas du tout représentative du point de vue des musulmans. Si cette enquête ne mesure pas leur soutien au recours “légitime” à la violence, elle montre néanmoins qu’une fraction importante de la jeunesse musulmane partage avec ces islamistes l’idée que les préceptes édictés par leur religion doivent primer sur le droit français. On voit donc que ces passages à l’acte émanent d’un terreau idéologique intégriste qui est, certes, minoritaire dans l’ensemble des musulmans mais qui imprègne un nombre d’adeptes très élevé chez les jeunes.»

Et les attentats qui ont secoué la France ces dernières semaines n’ont pas infléchi cette tendance.

Texte repris du site Valeurs Actuelles

« L’islamophobie, c’est fait pour créer et coaliser la communauté musulmane »

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La manifestation contre l’islamophobie du 10 novembre a suscité de nombreuses controverses, tant dans la teneur de son appel que sur le déroulé de l’événement.

Fatiha Boudjahlat, militante féministe et laïque, récuse au micro de Sputnik le discours véhiculé par les organisateurs de la manif.

Entretien.


« Manifestation contre l’islamophobie » : de l’anticléricalisme à l’islamo-gauchisme, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

La gauche et l’extrême gauche sont en pleine mutation. Ce changement que nous avions déjà analysé à plusieurs reprises (1) se confirme et s’accélère. La participation de Jean-Luc Mélenchon et de la CGT à la « manifestation contre l’islamophobie » du dimanche 10 novembre est en cela très significative. Houria Bouteldja, chef de file du courant indigéniste ne s’y est d’ailleurs pas trompée. Elle proclame que leur participation est une « éclatante victoire » de son courant de pensée. On ne saurait lui donner tort.

Des menaces à peines voilées

Dans le cortège, ce sont particulièrement les tenants de la gauche laïciste et féministe qui ont été conspués et livrés à la vindicte populaire. Zineb el Rhazoui et Laurent Bouvet en ont été les principales victimes. (2) En dehors du fait que désigner ainsi des cibles est pour le moins irresponsable en cette période de terrorisme islamique, cela témoigne d’une stratégie d’intimidation : faire taire tous ceux à gauche qui s’opposent à l’islamisation grandissante de la France.

L’extrême gauche en quête de nouveaux « damnés de la terre »

Plus question d’« opium du peuple » ou de « ni Dieu, ni maître », la démographie musulmane grandissante en France est devenue un potentiel électorat trop alléchant pour une gauche en perte de vitesse. L’électorat populaire apportant un soutien indéfectible au RN, il faut pour la France insoumise et les autres reliquats d’extrême gauche trouver des « damnés de la terre » de substitution.

Un basculement historique

Trente ans après la chute du mur de Berlin, l’intransigeance idéologique qui caractérisait marxistes et anarchistes jusque-là cède le pas aux permanences identitaires. En cela, Samuel Huntington avait vu juste, les confrontations idéologiques ont tendance à devenir minoritaires et les lignes de fracture – à l’intérieur des États comme dans le cadre des relations internationales – se dessinent dorénavant de plus en plus souvent autour des appartenances civilisationnelles.

(1) France Insoumise : dehors les « mâles blancs » ! & En choisissant Hamon, la gauche cède face au communautarisme islamique
(2) https://twitter.com/i/status/1193522274168692738

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Les musulmans victimes de discrimination en France ?

Lorsque le conseiller régional Rassemblement national de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, exige en pleine séance plénière qu’une mère accompagnatrice retire son voile, c’est tout le débat sur la place des musulmans au sein de la société française qui a ressurgi. Fatima s’épanche alors dans les médias français, évoquant cet ostracisme permanent dont les musulmans seraient les victimes. La polémique s’amplifie, le débat enfle, chacun apporte son grain à moudre à l’affaire.

Pour Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM), dont il est aussi un délégué général, l’affaire est déjà entendue : « Pour certains hommes politiques, tous les maux de la France viennent des [8 millions de] musulmans et de l’islam, c’est leur fonds de commerce », affirme-t-il sur les ondes de France Info.
Les musulmans, les enfants maudits de la République que le reste de la nation voue aux gémonies ? C’est ce que sous-entend un sondage IFOP commandé par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) et la Fondation Jean Jaurès. Selon cette étude, 42 % des musulmans affirment avoir été victimes d’une forme de discrimination liée à leur religion. La police responsable ? 28 % parlent d’un racisme ordinaire lors de contrôles de police ou encore 17 % lors d’une recherche d’emploi. Pour François Kraus, de la Fondation Jean Jaurès, les attentats islamistes de 2015 ont contribué à créer un amalgame entre une majorité intégrée et une minorité radicalisée. Et si le gouvernement dénonce la montée du communautarisme, Abdallah Zekri rétorque en pointant du doigt ces « maires des grandes villes, qui ont parqué les Noirs et les Arabes dans des banlieues qui sont devenues ingérables ».

Le CFCM va même plus loin. En aval d’une rencontre avec le président Emmanuel Macron, fin octobre, et après la tentative d’incendie de la mosquée de Bayonne, l’organe de représentation des musulmans de France décrit une « hystérie islamophobe agressive, voire criminelle qui s’est installée dans notre pays ». Le culte musulman qui compte, parmi ses élus, deux membres de l’Union des organisations islamiques de France, un mouvement lié à la ligue des Frères musulmans. Cette dernière désignée comme terroriste par plusieurs pays comme l’Egypte ou la Russie, mais jugée interlocuteur crédible pour la République française.

La Fondation Jean Jaurès entend pourtant nuancer la portée de ce sondage, préférant parler de « musulmanophobie » en lieu et place d’« islamophobie ». Tout est dans la nuance. Relayé par la presse à grand renfort d’articles, il a tout le goût de la culpabilisation. Exit celui paru peu de temps avant, qui, curieusement, montrait un autre visage de la réalité musulmane en France. Dans ce sondage publié par l’IFOP-Le Point, 27 % d’entre eux estiment que « la charia devrait s’imposer par rapport aux lois de la République », et pour 37 % que « c’est à la laïcité de s’adapter à l’islam, et non l’inverse ». Une progression de 10 % en 20 ans, nous indique le magazine Marianne. Pourtant tout n’est pas aussi manichéen qu’il y paraît. En 2018, le ministère de l’Intérieur a fait publier les chiffres annuels sur les faits à caractères antisémites, antichrétiens et antimusulmans. 1 063 actes antichrétiens avaient été recensés contre à peine 100 pour les musulmans. A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Jean-Louis Leroy

Article paru dans Présent daté du 7 novembre 2019

Quand Le Monde se fait le porte-parole de 90 personnalités criant à la haine des musulmans

Le 15 octobre 2019, Le Monde a publié une tribune de 90 « personnalités » intitulée “Jusqu’où laisserons-nous passer la haine des musulmans ?”.

Dans cette tribune adressée à Emmanuel Macron et signée par l’acteur (sic) Omar Sy, l’humoriste (sic) Kev Adams, le chanteur (sic) Nekfeu, et bien d’autres, est dénoncée l’islamophobie qui régnerait dans ce pays, et en particulier symbolisée par la prise de parole le 11 octobre de Julien Odoul (désavoué par sa hiérarchie), président du groupe RN au Conseil régional de la Bourgogne-Franche-Comté, pour pointer du doigt le port du voile par une accompagnante d’enfants en sortie scolaire.

Pleurnicheries, pathos, culpabilisation

La tribune commence avec l’éternelle culpabilisation des Français, “responsables collectivement” de tout cela. “Mais par notre lâcheté, par nos renoncements, nous avons contribué, petit à petit, à les laisser passer, à les accepter”. Au grand regret de ces personnalités, il est scandaleux qu’il n’y ait pas eu “d’indignation générale”. Que l’on attend d’ailleurs toujours de leur part, lors d’attentats islamistes.

Succède un petit florilège de termes nous donnant l’impression d’avoir vécu un événement d’une gravité extrême, “violence et haine inouïes” répété à trois reprises, “Qui se préoccupe du traumatisme que peut représenter une telle agression dans la tête d’un gamin d’à peine 10 ans ?”, “humiliation publique”, et tant d’autres… La femme concernée n’a d’ailleurs pas hésité à témoigner par la suite dans Le Parisien dans un article intitulée “ils ont détruit ma vie”. Rien que ça. De quoi alimenter les « mêmes » parodiques sur les réseaux sociaux : « Je suis rentré avec mon casque de scooter dans une banque, ils m’ont obligé à l’enlever. Ils ont détruit ma vie ».

“La droite et la gauche dites républicaines” sont aussi pointées du doigt car elles feraient quotidiennement le jeu de l’extrême droite par le biais de divers agissements. Même l’Université de Cergy-Pontoise en prend pour son grade pour “demander à son personnel de lui faire remonter les “signaux faibles” de détection de radicalisation d’étudiants ou de collègues”. Une demande d’abstention de recherche de « signaux faibles » qui devrait aussi être adressée à la Préfecture de Police peut-être ? Les “Indigènes de la République” seraient ravis, les familles des quatre policiers assassinés le 3 octobre 2019 sans doute moins.

Face au politiquement correct, les langues se délient dans les médias

Au même moment, de nombreuses voix se lèvent à contre-courant de ce type de tribune et les langues se délient désormais sur d’autres médias.

En l’espace d’une semaine, nous avons eu le droit à une critique de cette tribune sur RMC pour affirmer par ailleurs l’absence de “haine anti-musulmans, mais un rejet anti-islamistes”. Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro a déclaré sur LCI “détester la religion musulmane” et que “l’islamophobie n’existe pas”. Et l’émission “Face à l’info” de CNews avec Eric Zemmour a bien été maintenue.

Parmi les signataires de la tribune, on remarque Guillaume Meurice, un des humoristes autorisés de France Inter, Alessandra Sublet autrefois accusée de plagiat par une confrère, et Christophe Girard maire adjoint de Paris. Pour la signature de ce dernier, peut-être un clin d’œil à l’électorat musulman parisien. Un électorat de taille significative dans plusieurs arrondissements de Paris, à quelques mois d’élections municipales fort incertaines dans la capitale.

Article repris du site OJIM

Ces 90 « personnalités » qui appellent Macron à dire « stop à la haine contre les musulmans de France »

Les intellectuels musulmans face à l’islam, par Guillaume de Thieulloy

Il est bien connu – et assez évident – que l’islam constitue l’un des problèmes majeurs pour l’avenir du monde en général, et le nôtre en particulier.

Dire cela n’est pas tenir un discours de « haine » comme le prétendent les bien-pensants du jour ; ce n’est même pas un jugement de valeur. C’est un fait évident pour tout observateur de bonne foi.

Le monde compte plus d’un milliard de musulmans, dont une fraction d’extrémistes qui ont de solides raisons tirées du Coran et des hadiths pour justifier leurs exactions.

On peut se voiler la face. On peut chanter sur tous les tons de la gamme « padamalgam » ou « l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix ». Rien n’y fait !

Le Coran, supposé parole incréée de Dieu, invite les croyants à massacrer les « mécréants », à pratiquer l’esclavage, ou à considérer les femmes comme des bêtes de somme.

Et c’est au nom de cette idéologie barbare et totalitaire, bien davantage politico-juridique que spirituelle, que l’État islamique ou Al Qaïda ont commis leurs forfaits.

C’est dire si les mouvements d’idées au sein de l’islam devraient nous passionner. Et c’est dire à quel point la caste jacassante française est au-dessous de tout en occultant délibérément tout débat sur ces questions cruciales pour notre avenir.

Or, l’islam n’est pas traversé seulement par une forte revendication extrémiste. Il fait également face à une remise en cause inouïe dans son histoire.

On se souvient du discours historique du maréchal Al-Sissi à l’université Al-Azhar, réputée la plus haute autorité du sunnisme.

En décembre 2014, peu après la chute du gouvernement Morsi, soutenu par les Frères musulmans, il avait enjoint Al-Azhar de séparer la religion de l’idéologie mortifère.

Mais, au-delà de ces propos, de très nombreux intellectuels musulmans osent désormais dire publiquement leur opposition à l’islam ou, du moins, à une lecture littérale du Coran.

Ce livre contient une impressionnante anthologie de déclarations de tels intellectuels – qu’ils soient convertis au christianisme, devenus athées, ou demeurés musulmans.

L’idéologie se fissure, en effet, sous la pression du monde extérieur qui touche désormais une bonne partie du monde musulman.

Même Al Jazzeera, la chaîne qatarie, si proche des Frères musulmans, compte au moins une émission hebdomadaire de débat, au cours de laquelle sont souvent critiqués les principes fondamentaux de l’islam.

Pourtant, l’Occident, englué dans son idéologie du vivre-ensemble et du padamalgam semble tout ignorer de la révolution actuellement en cours.

Pire, avec son discours complaisant, la classe politico-médiatique française ne cesse de renforcer les plus fondamentalistes, au lieu d’aider les intellectuels et les hommes d’État musulmans à réformer l’islam de l’intérieur.

Un discours de courage et de vérité est possible. Ces intellectuels d’origine musulmane nous le montrent – même quand ils tiennent des propos avec lesquels nous ne pouvons pas être d’accord. Il est temps que l’Occident ouvre les yeux et cette anthologie peut y aider puissamment. Je ne peux donc que lui souhaiter un large succès !

L’Islam mis à nu par les siens – Anthologie d’auteurs arabophones post 2001 Broché – de Maurice Saliba

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com