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Le Congrès de l’UOIF attise la haine contre la France, par Caroline Parmentier

Le 35e rassemblement des islamistes de l’ex-UOIF a bien eu lieu samedi et dimanche au Bourget malgré les demandes d’interdiction de plusieurs personnalités dont Marine Le Pen. Le stand « Free Tariq Ramadan » y a connu un franc succès.

Quelques jours seulement après que Macron a juré sur la tombe d’Arnaud Beltrame qu’il allait s’attaquer à « l’hydre islamiste », Musulmans de France (nouveau nom de l’Union des organisations islamiques de France) lié aux Frères musulmans, interdit et classé comme groupe terroriste par de nombreux pays à travers le monde, a toujours pignon sur rue. En plein contexte des attentats islamistes de Trèbes et de Carcassonne et de l’assassinat de Mireille Knoll, ce rassemblement qui a réuni 170 000 musulmans, (le plus important du genre en Europe) avait annoncé ses prédicateurs attitrés, comme Ahmed Jaballah ou Tareq Oubrou, l’imam Iquioussen, célèbre pour avoir qualifié les juifs « d’avares et d’usuriers », Nabil Ennasri, pour qui « le djihad, dans le cadre d’une lutte armée défensive contre un système oppressif, est parfaitement légitime pour le peuple syrien » ou encore Sofiane Meziani, pour qui il faut « en finir avec la démocratie française ».

Rappelons que la très radicale UOIF a officiellement appelé à voter Emmanuel Macron à la dernière présidentielle. Un soutien que ce dernier n’a jamais rejeté.

Tariq Ramadan toujours influent

Mais l’un des orateurs vedettes de ce congrès manquait à l’appel. Et pour cause, il est en prison, accusé de viols par trois femmes. Toutefois ses livres, ainsi que ceux de son frère Hani Ramadan (qui appelle à la lapidation des femmes en cas d’adultère) sont en bonne place. Et surtout le stand de son comité de soutien « Free Tariq Ramadan » (Libérez Tariq Ramadan) à la place d’honneur dans le hall d’accueil, n’a pas désempli. Barbus et femmes voilées s’y pressent pour signer la pétition de soutien (adressée au président de la République et au ministre de la Justice) et acheter les livres du prédicateur islamiste. Cette pétition réclamant sa libération, rédigée en trois langues – français, anglais, arabe – a déjà recueilli près de 120 000 signatures, et la collecte de fonds pour les frais de justice avait atteint 100 000 euros en quelques jours.

Les leaders associatifs musulmans battent le rappel de la communauté depuis des semaines sur les réseaux sociaux. La banlieue n’est pas loin d’en faire un martyr. Il faut dire que Tariq Ramadan y a fait l’éducation politique et religieuse de beaucoup de jeunes Français de la deuxième génération d’origine maghrébine. Au Bourget, la révolte gronde : on entend que « ses droits fondamentaux sont bafoués » et qu’il vit une « incarcération sans jugement, sans fondement et dans un état de santé alarmant ». « L’affaire a perturbé la communauté, cela nous met en colère de voir qu’un musulman est traité de cette manière dans ce pays », déclare un certain Jamel au Figaro.

Le président des Musulmans de France, Amar Lasfar, fait monter la pression : « Nous assistons à un lynchage médiatique, nous prions Dieu pour qu’il soit libéré et blanchi. Même s’il était condamné, la pensée de Tariq Ramadan restera. Personne ne peut remettre en cause ce qu’il a enseigné. D’ailleurs, ses livres se vendent comme des petits pains sur son stand. »

Musulmans de France n’a pas formellement condamné les attentats de Trèbes et de Carcassonne.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 3 avril 2018

Tariq Ramadan contre vents, marées et procédures !, par Philippe Bilger

Au 35e rassemblement des Musulmans de France (nouveau nom de l’UOIF), il y a foule devant le stand Free Tariq Ramadan. On le vante, on le célèbre, on achète ses livres, on signe sa pétition de soutien, on a besoin de lui, pas une ombre à son tableau.

Il y aurait aussi certains visiteurs et exposants qui seraient “crispés” mais par rapport à l’enthousiasme suscité par ce prédicateur religieux absent pour cause de Justice, ces réserves pèsent peu. Pour le président des Musulmans de France, “sa pensée reste intacte”. Comme si concept et conduite de vie n’avaient rien à voir l’un avec l’autre !

Je trouve cela lamentable mais je ne me moque pas. Ce n’est pas le respect de la présomption d’innocence qui mobilise tous ses admirateurs. C’est le fait que contre vents, marées et procédures, Tariq Ramadan est inatteignable, demeure une sorte de mythe qui résiste à tout.

Ce qui fait réfléchir sur la psychologie humaine est que l’on pourrait généraliser sans forcer le trait cette adhésion inaltérable à l’égard de personnalités malgré les soupçons, insinuations, accusations, dénonciations, plaintes, mises en examen ou renvois qui ont pu les concerner ou les menacer. Il y a une inconditionnalité en gros qui ne supporte pas la lucidité au détail.

Je connais des gens dont l’intelligence est vive mais qui campés dans une position proche de l’idolâtrie s’arc-boutent sur celle-ci et jugeraient alors indécente la moindre critique. Ils se sentiraient mal si dans le bloc qu’ils ont créé et qui les rassure, la moindre fissure de doute venait à se glisser.

Les exemples sont nombreux qui, avant Tariq Ramadan et notamment sur le plan politique, révèlent comme le besoin de croire, l’envie d’aimer et le désir d’immobilité éperdue ont dominé toutes les informations susceptibles de les battre en brèche. Qu’on remonte à Jacques Mellick ou qu’on s’attache à Nicolas Sarkozy, en passant par tant d’autres, aussi paradoxal que cela puisse apparaître, la moralité publique questionnée ou contestée n’a jamais eu la moindre incidence sur l’appréhension forcément positive de celui qu’on a décidé de porter aux nues quoi qu’il lui arrive. Combien de fois ai-je entendu notamment au sujet de Patrick Balkany le propos suivant : “Oui mais c’est un bon maire” ! Autrement dit l’éthique est secondaire, périphérique, n’efface pas l’essentiel qui serait l’action.

On trouve tant de justifications prétendument honorables pour continuer à se lover confortablement dans son opinion qui, si elle n’était pas implacablement, voluptueusement fixe, déstabiliserait celui qui y tient plus que tout. Pour Tariq Ramadan et ceux qui comme lui sont passés d’une lumière éclatante à une ombre équivoque, il est si commode d’invoquer l’acharnement, la thèse du complot, la mauvaise foi des impies, la partialité des médias, l’évidente moralité dont on serait l’incarnation, l’impossibilité d’avoir pu commettre ce qui vous est reproché ou les mensonges des accusateurs. Tout est exploitable dès lors que le principal est sauf : il est inconcevable que cette personnalité s’échappe de mon estime, de mon admiration comme un vulgaire malfaiteur.

Il faut avoir quitté le monde du pouvoir sous toutes ses formes pour qu’avec une tendresse souriante et un peu cynique, le citoyen admette enfin qu’il n’avait pas eu affaire à un saint républicain mais à un homme auquel la pureté glaçante de l’éthique et de l’exemplarité était demeurée à peu près étrangère. Je songe ainsi à Jacques Chirac, aimé mais dorénavant sans illusion. La connaissance, le dévoilement, une fois la comédie finie, ont alors le droit d’exister.

Le succès d’un Tariq Ramadan d’autant plus porté aux nues qu’on lui prête l’auréole d’un martyr musulman me choque mais c’est comme cela. Ce n’est pas demain qu’on tirera les conséquences de ce ce qu’on apprend. Les leçons ne servent à rien puisqu’on ne les écoute pas.

On préfère se bercer d’illusions plutôt que s’indigner des malfaisances réelles ou plausibles de ses “élus”. Se mentir pour être bien plutôt qu’être mal en ouvrant les yeux et l’esprit.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Damien Rieu Mosquée de Poitiers

Mosquée de Poitiers : la déclaration intégrale de Damien Rieu devant le tribunal

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Poursuivi dans l’affaire de l’occupation du toit de la mosquée de Poitiers en octobre 2012, Damien Rieu s’est présenté, vendredi dernier, cinq ans après les faits, devant le tribunal correctionnel de Poitiers. Avant de garder le silence, comme il en tout à fait le droit, il a tenu à lire une déclaration, ce que le procédure lui permettait également. Nous publions ci-dessous cette intervention dans son intégralité, accompagnée de notes en bas de page de Novopress.

Damien Rieu Mosquée de Poitiers

Damien Rieu

« Je vous remercie de m’accorder un temps de parole. J’ai en effet choisi de ne pas répondre à vos questions, non par irrespect à l’égard du Tribunal, mais considérant d’une part que les explications qui vont suivre se suffisent à elles-mêmes, et d’autre part parce que j’estime que ma place n’est pas dans ce tribunal aujourd’hui. 

Je voudrais tout d’abord vous dire toute ma fierté d’être renvoyé devant le tribunal par les islamistes de l’UOIF, pour avoir participé à l’occupation pacifique du chantier de l’une de leur mosquée, le 20 octobre 2012. Il est important de rappeler que l’UOIF est l’antenne française des Frères musulmans en France, une organisation classée comme terroriste et interdite dans de nombreux pays.

L’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Boubaker El Hadj Amor, sans doute présent aujourd’hui dans le public, est d’ailleurs le vice-président de cette organisation. (1)

Youssef Al Qaradawi

Youssef Al Qaradawi

Il est également le directeur de l’IESH, un sulfureux institut de formation des imams qui a reçu le cheik Youssef Al Qaradawi, un dangereux prédicateur islamiste recherché par Interpol et désormais interdit de séjour aux USA, au Royaume-Uni et en France.

Pour bien situer, Youssef Al Qaradawi légitime les attentats suicides, la mise à mort des juifs et des homosexuels, la violence contre les femmes et a participé au financement d’Al Qaïda.

Aujourd’hui encore, quand on se rend sur le site internet de l’institut présidé par l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, Iesh.org, on trouve son nom inscrit en référence dans l’onglet Conseils et Fatwas. (2)

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Boubaker el Hadj Amor

Je rappelle également qu’en novembre 2014, l’imam de la Grande Mosquée de Poitiers, également professeur, s’était opposé à la diffusion d’un fascicule par le rectorat sur « la prévention de la radicalisation en milieu scolaire ». J’ai également ici des photos extraites de la page Facebook de la mosquée de Poitiers, où nous pouvons voir des fillettes de 6 ans en hijab (3) et des publicités de conférences avec les prédicateurs Hani Ramadan et Hassan Iquioussen, notamment connus pour ses sorties antisémites et ses propos sur les apostats auquel il faudrait mettre, je cite, 12 balles dans la peau.

J’invite donc chacun à ne pas se laisser avoir par l’habile vernis de tolérance régulièrement utilisé par Boubaker El Hadj Amor, pour cacher la vraie nature de sa mosquée. 

Ne soyons pas naïfs : oui la mosquée de Poitiers est radicale, oui les plaignants veulent interdire la critique de l’islamisme.

Maintenons que nous savons qui est qui, je souhaite revenir sur les faits qui me sont reprochés. Après cinq longues et intenses années d’instruction, il n’en reste que deux :

Tout d’abord les dégradations. On nous reproche d’avoir déplacé des tapis de prières. Aussi je demande aux plaignants de nous expliquer : que faisaient des tapis de prières sur ce chantier ? Ce chantier était-il utilisé comme une salle de prière annexe en toute illégalité ? C’est probable. Je tiens également à rappeler que ces tapis n’ont d’ailleurs été ni volés ni dégradés : ils ont simplement été déplacés et ont pris l’eau, car il pleuvait ce 20 octobre 2012 à Poitiers.

Ensuite, concernant les faits d’incitations à la haine, on nous reproche notamment d’avoir utilisé le nom d’un personnage historique (4). Faut-il le retirer des livres d’Histoire au nom du politiquement correct et interdire aux Français de prononcer son nom ? 

Vous en déciderez.

Je tiens néanmoins à souligner que le premier à avoir inscrit la mosquée de Poitiers dans cette dimension historique, c’est son imam lui même, qui, pour récolter des fonds pour sa construction, avait fait référence à la symbolique de l’histoire de la ville.

udc_minarets_ge_resultatJe rappelle enfin que cette occupation citoyenne d’un chantier s’est déroulée de manière totalement pacifique, et que les participants réclamaient un référendum sur l’immigration et la construction de mosquée, comme cela a été fait chez nos voisins suisses.

Alors si la méthode peut paraître un peu cavalière, j’en conviens, et même si depuis, ne faisant plus partie de Génération identitaire, j’ai choisi d’exprimer mes convictions patriotes sur d’autres terrains et avec des méthodes plus conventionnelles, il n’y a objectivement rien dans ce dossier qui puisse nous être reproché aux yeux de la loi, hormis peut être le fait d’avoir eut raison trop tôt. 

Car si en 2012 la chose était peut être moins évidente, personne ne peut aujourd’hui, en 2017, nier le fait que les problématiques de l’islamisme et de l’immigration soient au cœur des débats de société et des enjeux de sécurité qui préoccupent les Français.

Si votre tribunal décide de nous condamner, alors il offrira une victoire symbolique à des islamistes radicaux et enverra un signal terrible à toutes les victimes du terrorisme islamiste et à tous ceux qui risquent leur vie pour dénoncer cette menace dans notre pays.

Un islamisme qui, faut-il le rappeler, a tué des centaines de Français, de Charlie Hebdo au Bataclan, de la promenade des Anglais à Marseille.

Je finis d’ailleurs cette intervention en demandant au tribunal et au public de bien vouloir respecter une minute de silence en la mémoire de Laura et Maurane, tuées il y a 15 jours par un migrant clandestin islamiste. (5) »

Damien Rieu

Notes de Novopress :

(1) Effectivement présent, il s’est même constitué partie civile à l’audience. Il a confirmé avoir été vice-président de l’UOIF mais a déclaré ne plus l’être.

(2) L’imam El Hadj Amor a confirmé la présence de Youssef al Qaradawi dans l’organigramme de l’IESH, comme président de son « conseil scientifique », mais a expliqué avec art que celui-ci n’y figurait pas à titre personnel mais en vertu de sa fonction au sein du Conseil européen de la fatwa !

(3) Là encore, l’imam a confirmé mais a expliqué que ces fillettes étaient ainsi vêtues sur décision de leurs parents, et que d’autres n’étaient pas couvertes.

(4) Il s’agit bien sûr de Charles Martel. Voir à ce propos le long compte-rendu d’audience publié par l’hebdomadaire Minute dans son numéro de cette semaine.

(5) Minute de silence qui n’a pas été respectée.

Mosquée de Poitiers Loyer

Mosquée de Poitiers : le scandale du loyer annuel de moins de 5 euros !

25/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’information est révélée par l’hebdomadaire Minute, qui l’a découverte à l’occasion du « procès de la mosquée de Poitiers », en fait celui des Identitaires qui avaient occupé le toit du bâtiment en construction : l’UOIF ne paye que 4,5735 euros de loyer annuel (oui : quatre euros et cinquante-sept centimes !) à la Ville de Poitiers, propriétaire des lieux ! Comme le stipule le bail, cette somme ridicule n’est, de plus, due qu’à terme échu, c’est-à-dire au 31 décembre de chaque année.

« Qui dit mieux ? », ironise Minute, qui, par une simple division, a calculé que cela fait donc 0,3811 euro de loyer mensuel !

Ce scandaleux cadeau à l’UOIF, représentée représentée par Boubaker El Hadj Amor, l’imam de la mosquée de Poitiers, a été acté dans un bail emphytéotique, qui court jusqu’en 2021, que s’est procuré l’hebdomadaire et dont nous reproduisons l’essentiel ci-dessous.

On appréciera l’article 4 : « Le preneur s’engage à utiliser ces lieux exclusivement pour ses besoins associatifs. »

Le bail initial, auquel celui-ci se substitue, avait été conclu avec l’association nommée Communauté musulmane de Poitiers en 1991, d’où le montant originel de 30 francs, qui a simplement été converti en euros et même pas arrondi à l’euro supérieur.

Qui a décidé de cet invraisemblable cadeau ? Les élus de Poitiers, par une délibération du conseil municipal en date du 9 juin 2000, la municipalité étant alors dirigée par le socialiste Jacques Santrot qui fut maire de la ville de 1978 à 2008, et même député de la Vienne durant quinze ans.

« Le temps nous a manqué pour savoir s’il y a eu des oppositions, écrit Minute, mais l’enquête ne fait que commencer. »

Mosquée Poitiers Bail 1

Mosquée Poitiers Bail 2

Mosquée Poitiers Bail 3

Benjamin Griveaux

Benjamin Griveaux, porte-parole de Macron, veut dissoudre les Identitaires !

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pour Benjamin Griveaux, l’un des porte-parole d’Emmanuel Macron, Les Identitaires sont plus apparemment plus dangereux que l’UOIF ! Dans un débat houleux face à Sébastien Chenu, sur BFM TV, Benjamin Griveaux a radicalement refusé de se prononcer en faveur de la dissolution de l’Union des organisations islamiques de France – rebaptisée Musulmans de France –, et même de se dissocier du soutien que celle-ci apporte à Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, et a lourdement insinué que s’il fallait dissoudre une association, ce serait au contraire Les Identitaires qui devrait l’être !

« Le droit, en France, fait que vous pouvez dissoudre une association lorsqu’elle porte atteinte et qu’elle porte un danger sur la République, comme par exemple le groupe identitaire de Monsieur Philippe Vardon dont, vous le connaissez par cœur, puisqu’il était au premier rang du meeting de Marine Le Pen aujourd’hui. Nous, nous serons très stricts avec l’ensemble des associations qui ne respectent pas les valeurs de la République. »

Outre que Philippe Vardon n’a plus aucune responsabilité chez Les Identitaires – il lui a sans doute échappé qu’il était depuis 2015 conseiller régional FN de Paca –, le parallèle, en défaveur du mouvement qui défend l’identité européenne et française par rapport à celui qui veut islamiser l’Europe, est tout simplement odieux.

Et comme le président du Collectif Culture du Rassemblement Bleu Marine insistait pour que Benjamin Griveaux se prononce sur l’UOIF, celui-ci lui a répondu qu’il n’était pas question de faire quoi que ce soit contre cette émanation des Frères musulmans « parce que nous ne bâillonnons pas les gens » !

Benjamin Griveaux, comme beaucoup de « macronistes », vient du Parti socialiste – à supposer qu’il l’ait vraiment quitté – dont, membre pendant dix ans, il a été un militant, un cadre et un élu !

« En 2008, il est élu conseiller municipal à Chalon-sur-Saône, puis remporte les élections cantonales. Il est nommé vice-président du conseil général de Saône-et-Loire (alors présidé par Arnaud Montebourg), en charge de la politique sociale, puis des finances. »

UOIF Marine Le Pen

Marine Le Pen réclame l’interdiction du rassemblement islamiste de l’UOIF

15/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen réclame l’interdiction du Rassemblement annuel des musulmans de France (RAMF) organisé par l’UOIF, l’Union des Organisations islamiques de France, durant ce week-end pascal au Bourget. Voici le texte de son intervention, diffusée par vidéo.

Mes chers compatriotes,

A partir de demain, se tiendra à Paris, au Bourget, le grand rassemblement annuel organisé par l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France. Permettez-moi de prendre un instant pour vous rappeler ce qu’est cette organisation. L’UOIF est l’émanation en France de la mouvance islamiste radicale des Frères musulmans.

Cette organisation et ses penseurs ont été à l’origine, ou ont influencé, des groupes violents dans le monde entier. Ben Laden lui-même se réclamait de certains de ses théoriciens.

Aujourd’hui, les Frères musulmans sont classés comme organisation terroriste par des pays tels que l’Égypte, les Émirats arabes unis, la Russie ou Bahreïn. L’UOIF elle-même a été considérée comme liée au terrorisme par les Émirats !

L’UOIF contrôle plus de 100 mosquées dans notre pays et 250 associations. Ce sont 150 000 personnes qui se pressent chaque année à son grand rassemblement. Ce congrès a longtemps compté parmi ses intervenants réguliers le cheikh Al-Qaradawi, interdit d’entrée sur le territoire en 2012, grâce à nous, à la suite d’une nouvelle diatribe antisémite. Sommité mondiale des Frères musulmans, il s’est prononcé en faveur des châtiments corporels, de la peine de mort pour les homosexuels, de l’assassinat des Juifs.

Hani Ramadan, enfin expulsé de notre territoire la semaine dernière, était un autre invité récurrent. Petit-fils du fondateur des Frères Musulmans, il est notamment connu pour avoir considéré que la lapidation des femmes s’apparentait à « une forme de purification ».

Si on ne verra donc ni Hani Ramadan ni Al-Qaradawi cette année, les intervenants annoncés sont tout aussi extrémistes. On y retrouvera par exemple l’imam Iquioussen, lequel qualifiait les juifs d’« avares et usuriers » ou d’être « le top de la trahison et de la félonie » dans une conférence révélée par le journal l’Humanité.

Et les cadres de l’UOIF eux-mêmes ne sont pas en reste ! Ainsi Amar Lasfar, actuel président de l’UOIF, déclarant dans un entretien en 1999 :

« Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté ».

Ainsi, Ahmed Jaballah, ancien président, résumant en 2005 dans le journal L’Express :

« L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique. »

Voici, parmi d’autres, ceux qui s’exprimeront lors de ce grand rassemblement. Eh bien moi je vous dis ça suffit. Ça suffit !

Le rôle de l’autorité politique, le rôle de l’État est de dire ce qui est acceptable ou pas. Ce qui est acceptable ou pas dans notre République, dans notre pays. Et l’on ne peut plus continuer à tolérer que s’expriment en toute quiétude de tels discours de haine. Haine des homosexuels et des Juifs, soumission de la femme, rejet de nos lois et même de notre mode de vie.

De très nombreux élus locaux, par aveuglement idéologique ou – et c’est pire encore je crois – par cynisme électoraliste se sont directement et gravement compromis avec les islamistes radicaux et l’UOIF.

Mais ces compromissions ne sont pas que locales : les gouvernements qui se sont succédé en ont fait tout autant ! Ce fut le cas du gouvernement de Monsieur Fillon, marchant main dans la main avec l’UOIF, en faisant un interlocuteur privilégié après l’avoir intégré au Conseil français du Culte musulman. C’est aussi le cas du gouvernement de Messieurs Valls, Cazeneuve, Macron, donnant une place prépondérante à l’UOIF au sein de son Instance de dialogue avec l’islam. On a même vu en 2016 le CCIF, prétendue association de lutte contre l’islamophobie et véritable relais islamiste, intervenir dans 42 écoles !

Moi je ne le tolère pas.

Au nom de notre laïcité, au nom de notre identité, au nom de notre civilisation. Je n’attendrai pas 250 morts de plus pour éradiquer le fondamentalisme islamiste ! Puisant lui-même sa source dans l’immigration massive et le communautarisme, il est le vivier de recrutement du terrorisme djihadiste qu’il faut assécher.

Depuis des années, je réclame l’interdiction de l’UOIF et de toutes ses ramifications. Et pour commencer, je demande aujourd’hui solennellement au ministre de l’Intérieur de procéder à l’interdiction du rassemblement islamiste du Bourget. Chez nous, en France, les prêcheurs de haine ne doivent pas avoir droit de cité !