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Ismaël Omar Mostefaï Musée des Martyrs

Berlin : le tueur du Bataclan Ismaël Omar Mostefaï au Musée des Martyrs !

[Dans ce Musée des Martyrs], on trouve Socrate, Martin Luther King, saint Maximilien Kolbe, saint Sébastien, sainte Apolline, Jeanne d’Arc et… Ismaël Omar Mostefaï, djihadiste, l’un des trois auteurs du massacre du 13 novembre à Paris.  Il s’agit de l’une de ces « installations artistiques » d’art contemporain si bien épinglées dans le film The Square, qui, généralement, allient le vaste foutage de gueule au scandale. Pari totalement réussi donc, cette fois encore. 

Œuvre de deux artistes danois, Ida Grarup Nielsen et Henrik Grimbäck et présenté à la maison des artistes de Béthanie à Berlin, le « Musée des martyrs » est une installation d’environ 4 mètres de large sur 8 mètres de long et 4 mètres de haut. Le public pénètre obligatoirement déchaussé (tiens ?) dans une pièce délimitée par deux grands rideaux bleus, où figurent au total 20 portraits de « martyrs », accompagnés de 20 textes descriptifs et d’objets (reconstitués) liés aux individus présentés.

Durant une demi-heure, assis sur un cube, le public écoute grâce à l’audioguide la présentation de cinq « martyrs » sur les vingt, dans l’ordre suivant : le frère franciscain Maximilien Kolbe mort à Auschwitz. Le leader de la secte Heaven’s Gate, Marshall Applewhite. La kamikaze des attentats du métro de Moscou en mars 2010, Dzhennet Abdurakhmanova. Le bonze vietnamien qui s’était immolé par le feu en 1963, Thich Quang Duc. Et enfin l’un des terroristes islamistes du Bataclan, Omar Ismael Mustafaï. Puis, durant une dizaine de minutes, il peut se déplacer dans la pièce pour s’approcher religieusement des portraits et observer les reliques reconstituées.

Le texte consacré au djihadiste explique au spectateur qu’il s’est « sacrifié pour sa cause, la lutte contre la culture occidentale ».

Une description défendue par Ricarda Ciontos, responsable de l’association Nordwind qui a installé l’expo : « Les artistes ont cherché à élargir le concept du martyr ». Ajoutant qu’ils souhaitaient présenter des personnalités « au-delà de tout jugement de valeur » et aider les spectateurs « à se glisser dans la peau des martyrs pour un bref moment ».

[…] L’ambassade de France a fait part de sa « consternation ». Rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, Sonia Nour, la collaboratrice communiste du maire de la Courneuve, avait qualifié de « martyr » l’égorgeur de Mauranne et Laura.

Nicolas Dupont-Aignan a fustigé cette « injure aux victimes de l’islamisme », tandis que le député LR Eric Ciotti a jugé le procédé « honteux ». En Allemagne, un cadre de l’AfD, a décidé de porter plainte contre les créateurs de l’exposition. Alain Jakubowicz, qui vient de quitter la présidence de la LICRA, a dénoncé ce « relativisme triomphant où tout égale tout » :

« Dans ce cas précis, l’art a bon dos et je soupçonne des arrière-pensées politiques. »

Le député FN Sébastien Chenu rappelle que cette monstruosité est « financée par le Fonds culturel de la capitale et la Fondation pour la culture de la République fédérale, donc par les impôts payés par les Allemands eux-mêmes ».

Il demande à la ville de Berlin et aux autorités allemandes de « prendre leurs responsabilités au plus vite » : « pour la mémoire des victimes du Bataclan et le respect dû aux familles et pour la France qui ne cesse de payer un lourd tribut au terrorisme islamiste ».

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 6 décembre 2017