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Donald Trump

La seule élection de Donald Trump a fait chuter l’immigration clandestine !

09/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le nombre d’immigrés entrés illégalement aux Etats-Unis depuis le Mexique a chuté avant même l’investiture de Donald Trump. Selon Euronews, « le secrétariat de la Sécurité nationale a enregistré 30 et 40 % d’arrestations en moins en janvier et février par rapport à la même période en 2016 ». L’explication en serait « les promesses de campagne pour le moins radicales du locataire de la Maison Blanche en la matière »…

Trump Président Mur

Donald Trump : « Nous construirons le mur ! »

Le mur ! Ce fameux mur dont on parle depuis 18 mois, depuis juillet 2015 exactement, lorsque Donald Trump réunit les journalistes dans sa tour de Manhattan pour leur annoncer qu’il briguait la magistrature suprême. A ce moment-là, le magnat de l’immobilier lança l’idée de construire un mur – pas une palissade, pas une barrière, pas des barbelés, un mur – le long des 3 300 kilomètres de frontière qui séparent les Etats-Unis du Mexique.

Au début, les médias prirent ce projet pour une bravade bien dans le style du New-Yorkais jamais en retard d’un coup de pub, d’un éclat qui provoque. Mais l’idée fit son chemin. Et Trump s’aperçut très vite qu’elle pouvait se transformer en un excellent slogan de campagne électorale. Le mur régna dans tous les discours, franchit tous les obstacles, meubla tous les débats. Plus tard, les historiens s’apercevront qu’il leur sera impossible d’écrire une ligne sur l’iconoclaste sans parler de ce fameux mur. Il est devenu une bannière, c’est-à-dire le contraire d’un mythe.

Un monument emblématique

Trump Mur MexiqueIl sera construit, ce mur, Trump l’a dit et répété mercredi dans le bureau ministériel du département de la Sécurité nationale, où il avait tenu à présider une petite cérémonie de signatures de décrets-lois concernant la lutte contre le fléau de l’immigration. Le mur, c’est la pièce maîtresse du dispositif, le monument emblématique, l’incontournable sceau. Mais bien d’autres mesures l’accompagnent. Elles poursuivent toutes les mêmes buts : verrouiller la totalité des frontières, éradiquer l’illégalité intérieure, filtrer les visas d’entrée. Ces mesures n’ont rien d’extraordinaire. Elles font même partie de la panoplie normale d’un chef d’Etat soucieux de protéger son pays de prédateurs allogènes et d’une subversion intestine.

Sur ce terrain explosif, Trump paraît monstrueux parce que ses prédécesseurs (Bill Clinton, George Bush et Barack Obama), confrontés au même défi, n’ont rien construit, rien proposé, rien imaginé pour y faire face. Trump passe pour un anticonformiste forcené tout simplement parce qu’il avance sur un terrain en friche, terrible miroir de l’establishment et de son incurie.

Faire en sorte que l’Amérique soit impénétrable aux sans-papiers et invivable aux clandestins. Pour cela, trois tours de vis qui s’articulent autour d’une constatation claironnée à tous les vents du pays : « Une nation sans frontières n’est pas une nation. »

D’abord, recruter 15 000 agents supplémentaires, dont 5 000 patrouilleurs de terrain, et se doter d’un matériel ultra-performant afin de rendre l’outil ministériel plus opérationnel. Ensuite, inciter à une plus grande collaboration entre les autorités fédérales et locales dans la recherche des illégaux au lourd passé criminel. Enfin, interdire indéfiniment l’accès de l’Amérique aux réfugiés syriens et, pendant trente jours, aux ressortissants de pays à risques comme l’Irak, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. A ces trois promesses tenues, s’ajoutent quelques compléments caractéristiques : les chrétiens du Moyen-Orient qui parviennent jusqu’aux portes de l’Amérique ne seront plus traités comme des chiens galeux. Les familles de victimes d’illégaux ne seront plus considérées comme d’horribles parias. Et les dizaines d’enclaves urbaines où pullule un tiers-monde incontrôlé ne seront plus regardées comme des sanctuaires intouchables.

En guerre contre les médias

L’obstination audacieuse et lucide du président a provoqué dans la mare somnolente de Washington des centaines d’ondes de choc, qui apparaissent à la surface en cercles concentriques. Le cercle du Mexique : furieux de devoir finalement verser, directement ou indirectement, sa contribution financière à la construction du mur, le président Enrique Pena Nieto vient d’annuler un voyage officiel aux Etats-Unis. Le cercle des shérifs : bien placés pour apprécier le trumpisme en action, quelques-uns de ces policiers ont décidé de rassembler certains de leurs prisonniers sur la frontière méridionale où le travail ne manquera pas. Le cercle du Congrès : étourdi par la fulgurante trajectoire de Trump, qui arrive au pied de son mur comme il l’a toujours annoncé, les élus de la nation se rassurent en se disant qu’ils sont plus que jamais les grands argentiers de ces virils projets. En d’autres termes, il faudra débattre, négocier, puis voter. Les batailles s’annoncent âpres. Mais Trump, porté par l’opinion, a de bonnes chances de voir son plan recueillir une majorité de voix.

Le cercle de la presse : c’est le plus affligeant. Il pousse même à la nausée. On le sait, Trump est en guerre contre les médias depuis 18 mois. Avec de bonnes raisons : informations falsifiées, scandales fabriqués, chiffres tronqués, interviews piégées – en plus d’un dénigrement systématique, méchant et souvent imbécile dans les éditoriaux. Celui du Wall Street Journaldépasse ses concurrents. « Un pays où la liberté est sacrée et qui a toujours accueilli et assimilé les immigrants, vient d’envoyer un message corrosif aux nouveaux arrivants qui ont toujours fait l’Amérique plus grande. » Emphase et contre-vérités. Le Wall Street Journal, comme le New York Times, le Washington Post et les autres, n’est que le porte-parole du Grand remplacement, du métissage et du terrorisme.

Christian Daisug
correspondant de Présent aux Etats-Unis

Article paru dans Présent daté du 28 janvier 2017