Le 13 décembre, faisons exploser le « plafond de verre » !

09/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Le Front National a réalisé une percée historique lors du premier tour des régionales, au grand dam de la classe politico-médiatique qui refuse de voir les causes de ce vote et sa responsabilité. Reste à faire exploser le « plafond de verre » pour transformer l’essai dimanche prochain.

6 décembre 2015, 19 h 00 : la mine des journalistes sur les plateaux TV prédit une soirée historique pour le FN, Michaël Darmon , chef du service politique de I-Télé, les yeux rivés sur son smartphone, au bord des larmes ou enrhumé ?
6 décembre 20 h 15 : 20 h 00, les premières estimations tombent avec le FN largement en tête dans 6 régions et avec un score National supérieur à 30 % et des résultats en PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie qui dépassent les 40 %. Résultats pourtant largement prévisibles mais qui étonnent pourtant la caste politico-médiatique.
Pourtant, le phénomène qui devrait inquiéter le plus les rédactions, ce sont les 12 541 voix qu’a obtenu le parti musulman communautariste ADMF qui prône le port du voile et l’enseignement de l’arabe dans les écoles …
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Non, ce n’est pas le programme économique du FN qui pousse les Français à voter massivement pour ce parti, c’est la menace de voir notre identité disparaître face à une immigration explosive, une insécurité totalement hors de contrôle, un communautarisme revendiqué et un risque terroriste maximum avec une 5eme colonne islamiste présente en très grand nombre sur le sol Français.

Quand ils veulent toujours plus de mosquées par pur électoralisme alors que les Français n’en veulent pas, les Français ne le supportent plus …

Quand ils laissent les racailles agresser des Français, caillasser des policiers, bloquer des autoroutes, ou incendier des villages en toute impunité, les Français ne le supportent plus …

Quand ils ne veulent plus appliquer la loi sur le voile intégral par peur de stigmatiser une religion, les Français ne le supportent plus …

Quand ils veulent accueillir tous ces immigrés clandestins et les répartir dans les campagnes Françaises, les Français ne le supportent plus …

Quand à chaque attentat islamiste, ils appellent au « Pas d’amalgame » par peur uniquement de « stigmatiser » alors qu’ils sont pleinement responsables de leur laxisme en matière d’insécurité et d’immigration, les Français ne le supportent plus…

Quand ils nous parlent encore d’intégration ou d’assimilation en nous vendant la société du « vivre ensemble » et du multiculturalisme, alors que cela n’a jamais fonctionné nulle part sans violence, les Français ne le supportent plus…
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Quand tous les mois, ils nous disent que le chômage monte moins ou qu’il se stabilise alors que la réalité prouve le contraire, les Français ne le supportent plus…

Quand ils piétinent la démocratie au risque d’un suicide politique en retirant leurs listes dans les régions « où le FN peut l’emporter », les Français ne le supporteront plus…

Le « plafond de verre » va-t-il enfin exploser le 13 décembre 2015 ? Souhaitons-le !

Franck Guiot

Crédit photo : Blandine Le Cain via Flickr (CC) = Meeting 1er mai 2012 Front National

Régionales : la preuve par Calais

Source : Boulevard Voltaire
Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche.

« Arrêtez d’emmerder les Français ! » tonnait Pompidou contre le jeune énarque Chirac qui voulait lui faire signer tout un tas de décrets à l’utilité douteuse. « Arrêtez d’emmerder les Calaisiens ! » lance au visage du gouvernement une population à bout. Calais… 70.000 habitants, ville d’ordinaire calme, tournée, par vocation, vers l’étranger, ville gérée depuis la guerre, et sauf rares parenthèses, par la gauche, et pendant 37 ans par les communistes jusqu’à ce qu’arrive Natacha Bouchart, UMP, en 2008. Eh bien ! Calais en a marre. On n’a pas demandé leur avis aux gens avant d’installer la « jungle » des migrants et tout ce qui gravite autour. Alors Calais s’est exprimée, dimanche : elle a donné la moitié de ses voix à Marine Le Pen. Les gens de pouvoir, gauche et ex-UMP totalisent 37 %. Quelle claque !

Pourtant ! Face au présentateur de TF1 qui énumère devant lui les échecs de son gouvernement depuis trois ans, Valls, œil noir, menton en avant, cingle : « Je ne suis pas venu ici pour m’excuser. » Dommage ! Et le voici, raide comme un cadavre, qui lance des phrases absurdes : « La gauche a créé une dynamique en passant les accords nécessaires », et « Quand il en va de la république, il faut être désintéressé et ne pas s’accrocher à son poste » – les ombres de Cahuzac et de Hollande ont plané un moment sur le plateau –, et encore « Je suis pour la république exigeante, qui affirme l’autorité, qui veut protéger les Français et aussi les rassembler », et enfin « L’extrême droite divise les Français, et veut les jeter les uns contre les autres. » En voyant les résultats de Calais, j’ai plutôt l’impression que Marine Le Pen rassemble davantage que le socialiste local qui ne fait pas 14 % !

Et puis vient le temps des petits arrangements, des compromissions, des combinazione, des reniements. Tenez ! Cambadélis. Vous vous souvenez de ce qu’il disait en septembre ? Sur France Info, le 17 septembre : « Aujourd’hui quand vous entendez quelqu’un comme Estrosi, vous vous demandez s’il n’est pas au Front national… Les positions qu’il développe sont pires que celles de Marion Maréchal-Le Pen. » Dans Libé du 14 septembre : « Les déclarations extrémistes de Christian Estrosi et de Xavier Bertrand sur les réfugiés empêchent désormais le front républicain. » Aujourd’hui, sans vergogne, il fait exactement l’inverse, retire ses candidats dans ces deux régions et appelle à voter pour les « extrémistes » Estrosi et Bertrand. Ah ! elle est belle, la « république exigeante » !

Ils n’ont rien compris, ces tocards. La leçon de Calais ne les atteint pas. Ils parlent entre eux, pour eux, un langage codé, boursouflé, impigeable, satisfait, fat. Les Français leur hurlent des choses et eux, de tous bords, se bouchent les oreilles. Un jour, c’est pieds nus et la corde au cou, comme les bourgeois de Calais, qu’ils devraient venir rendre des comptes au peuple de France.

Yannik Chauvin
Docteur en droit, écrivain, compositeur

Masseret résiste

08/12/2015 – CULTURE (Présent 8499)

La victoire éclatante du Front national au premier tour des élections régionales de dimanche n’aura pas seulement mis ses têtes de liste en position de l’emporter dans plusieurs régions. Elle aura aussi provoqué une grande discorde au sein des partis de l’établissement, où les consignes de retrait ou de maintien édictées par les états-majors parisiens sont très loin de faire l’unanimité, comme le montre le cas de Jean-Pierre Masseret dans le Grand Est.
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Une revanche personnelle

Pourtant, de Cambadelis, qui avertissait dimanche que « c’est une décision du Bureau national du PS » et qu’« il devra la respecter », à Aurélie Filippetti, qui prévenait lundi qu’« il ne pourra plus avoir l’étiquette PS », les menaces à l’encontre de la tête de liste socialiste arrivée troisième derrière le FN (36,1 %) et Les Républicains (25,8 %) avec 16,1 % des voix n’ont pas manqué.
Mais, faisant fi des consignes de la rue de Solférino et bravant le refus de sept de ses colistiers qui ont publiquement annoncé qu’ils voteraient pour le candidat LR Philippe Richert, Jean-Pierre Masseret, 71 ans, ancien inspecteur des impôts, a quand même déposé lundi sa liste pour le second tour des régionales en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, en expliquant que, « quand on se retire, le FN est plus fort ». Pour preuve, ajoutait Masseret, « à chaque scrutin, le FN continue à progresser »…

C’est que la tête de liste PS, qui ne semble pas comprendre que si le FN progresse à chaque scrutin, c’est avant tout parce que sa gestion de la région est calamiteuse, a une revanche personnelle à prendre contre le parti de Marine Le Pen, qui lui a enlevé son ancienne mairie d’Hayange lors des municipales de 2014 et est en passe de lui enlever sa présidence de région.

La fureur de Valls

Un entêtement qui, en tout cas, a provoqué la fureur de Valls qui, invité lundi soir sur TF1, a directement appelé les électeurs socialistes à voter pour les listes de la droite et du centre en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, mais aussi dans la région Grand Est. Avant de lancer – très sérieusement – en direction de Massenet : « Quand la République est en cause, on ne s’accroche pas à un poste » et « il faut être digne » !
Mais l’état-major du PS n’est pas le seul à rencontrer des résistances. Faisant fi, là encore, des consignes LR de se maintenir partout, Dominique Reynié, candidat en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, arrivé troisième avec 18,8 % des voix derrière le FN (31,8 %) et le PS (24,4 %), a d’ores et déjà annoncé qu’il n’était pas question pour lui de faire jouer le « front républicain » face à Louis Aliot.

Franck Delétraz

Régionales : le thème de l’identité à l’honneur

08/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Après l’emballement habituel qui suit la sortie des résultats, quelques analyses plus profondes apparaissent désormais.

Et la première de ces dynamiques est bien évidemment ce succès du Front National
27.96 % des suffrages exprimés ! C’est le score du Front National au niveau national selon le ministère de l’Intérieur. Une première place inédite. Le FN dépasse même la coalition Les Républicains, Modem, UDI, ce qu’il n’avait pas réussi à faire aux départementales de mars dernier.
Le vote Front National a été particulièrement fort dans ses bastions : le Nord-Pas-de-Calais/Picardie et la Provence-Alpes-Cotes-d’Azur. Et le plébiscite est encore plus fort dans les villes administrées par le Front depuis 2 ans : 50 % à Fréjus, au Luc, à Cogolin ou encore à Hénin-Beaumont. 45 % à Béziers, 40 à Villers-Cotterêts. Des résultats qui devraient encourager les maires de ces villes.

Les sondages à la sortie des urnes ont montré que l’élection s’est jouée sur le thème de l’identité
Le vote Front National est une preuve de cette « identitarisation » des débats. Mais pas que ! En Corse, 30 % pour le Parti régionaliste. En Bretagne, la liste des Bonnets rouges de Christian Troadec a presque atteint les 7 %. Quant à l’Est, les Révoltés ont recueilli près de 5 % des voix. Une force électorale que même le jacobin Florian Philippot a reprise dans son discours de remerciement.
Le souverainisme a aussi été mis à l’honneur avec les 4 % de Nicolas Dupont-Aignan au niveau national et un pic à 6 % en Ile-de-France.

Poussée difficilement contenue par les Républicains
Au moment de son élection à la tête des Républicains, Nicolas Sarkozy avait affirmé, je cite : « Je suis le meilleur rempart contre le Front National ». Force est de constater que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, les Républicains ont compris qu’ils ne représentaient plus l’opposition légitime.
Les médias aussi ont joué leur rôle à la perfection : dimanche soir, certains plateaux ne comportaient aucun représentant du FN…

Régionales 2015, un score historique !

07/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sans aucun doute, ces élections régionales 2015 sont historiques. Face à un système sclérosé et verrouillé de l’intérieur, le Front National de Marine Le Pen a réussi pour la première fois à bousculer l’oligarchie qui nous gouverne avec mépris depuis plus de 40 ans.

Le Front National arrive en tête dans six régions sur treize et se retrouve en ce lundi 7 septembre 2015 à la place enviée du premier parti politique de France. Cela peut être surprenant pour certains « bobos », plus habitués jusqu’à présent à voir le peuple français à voter docilement selon les slogans formatés par les nouveaux censeurs, mais c’est le principal constat que nous pouvons faire après ce premier tour des élections régionales. Dans le Nord, en PACA et dans le Grand Est, le Front National s’offre même des scores dépassant tous les sondages en atteignant des résultats jusqu’ici jamais égalés dans son histoire (41 %, 41 % et 36,5 %).

Pour le système en place, c’est une lourde défaite. Malgré l’appui inconditionnel des médias, des syndicats et du monde du spectacle, les partis dits « républicains » ne réussissent plus à effrayer les Français comme avant. Une partie importante des électeurs résiste désormais à l’esprit de culpabilisation qui règne en France.
Un grand nombre de citoyens ne se laisse plus prendre au piège des pseudo-moralisateurs avec des références historiques prédisant le retour du mal qui nous renverrait immanquablement aux années sombres de notre histoire. Ils arrivent à comprendre que la force obscure c’est au cinéma qu’on la trouve avec la sortie du nouveau Stars War et que le PADAMALGAM commence sérieusement à sentir la naphtaline. Avec ces résultats, nous avons à présent 30 % de Français qui osent enfin s’élever contre une élite déconnectée de la réalité, s’intéressant au mot France qu’en période électorale.

Pour cette raison, assister en direct à la panique d’un Cambadédis, fidèle apparatchik d’un Parti socialiste à bout de souffle, à la gravité calculée d’un Sarkozy, conscient d’échoué son grand retour politique, et à l’agitation des médias, trahissant une panique mal dissimulée, tout ceci fait vraiment plaisir à voir.
C’est un moment inoubliable tellement qu’il nous permet enfin d’espérer une alternative politique salvatrice pour notre nation.
Aujourd’hui, nous sentons que quelque chose de positif est enfin possible pour la France. Nous voyons en direct la fin d’un système apatride, souvent corrompu, élevant, au mépris de tous les électeurs et en dernier recours possible, le fameux et fumeux « barrage républicain » comme une dernière arme dérisoire, mais aussi comme un ultime rempart protecteur d’intérêts de partis.

Mais ce jour radieux ne nous fait pas non plus tomber dans une euphorie déplacée en oubliant la triste réalité du paysage politique français, car, à ce jour, le Front national, avec ses 30 % d’électeurs, ne compte que deux députés, une petite dizaine de mairies et zéro département ! Pour nos « démocrates », ceci légitime plus que tout le « barrage républicain ». En bons « politicards » véreux des temps modernes, nos élus se moquent éperdument des résultats des urnes.
Lorsqu’ils ne correspondent plus à leurs attentes, à leurs idées, mais aussi à leurs besoins, ils n’hésitent pas à créer des modes de scrutin écartant d’office les concurrents désignés préalablement comme illégitimes ou bien à passer des alliances improbables autour d’un hypothétique pacte républicain. Et contre ceci, il va être très difficile au Front national de changer la donne tellement les règles du jeu démocratique sont faussées dès le départ… mais là où il y a une volonté, il y a aussi un chemin.

Vincent Revel

28 % des voix, en tête dans 6 régions, le FN rafle la mise au 1er tour des régionales

07/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La victoire du FN était annoncée, restait à connaître son ampleur. En tête dans 6 régions sur 13, en bonne place pour l’emporter au second tour dans deux d’entre elles, le FN confirme sa dynamique.

Au premier tour des élections régionales, le parti de Marine Le Pen a capté 27,2 % des suffrages, devançant la droite (27 %) et le PS (23,5 %). Son résultat dépasse tous les pronostics, lui qui faisait 11,42 % au niveau national à l’issue du premier tour des précédentes régionales.

Le Front national arrive en tête dans six régions au premier tour, confirmant son implantation nationale, en dehors de ses traditionnels bastions sudistes et nordistes, ou Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal Le Pen récoltent chacune 40,6 % des voix. C’est notamment Florian Philippot qui a créé la surprise en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine avec 36,06 % des voix, mais aussi Louis Aliot en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées et Sophie Montel en Bourgogne et Franche-Comté avec 31 % chacun.
Au cours de sa conférence de presse, Marine Le Pen n’a pas parlé une seule fois du Front national. Elle parle désormais de « mouvement national ». Les prémices d’un changement de nom du parti ?

Au vu de sa gestion catastrophique tant au plan national que local, le PS limite la casse à environ 23 % des suffrages au niveau national. Il n’est en mesure de l’emporter que dans deux régions : Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes et Bretagne. Confirmant le souci qu’il a des « vraies priorités », le Parti Socialiste a annoncé que l’urgence était de faire barrage au Front National, se retirant de trois régions où il arrive en troisième position : Nord, PACA et Alsace. Couac pour cette dernière, où le candidat Jean-Pierre Masseret a annoncé refuser de suivre la consigne de Jean-Christophe Cambadélis. Une stratégie suicidaire, puisque la seule force de ce parti résidait dans son implantation locale et que le retrait du scrutin signifie l’absence de tout représentant dans les instances régionales concernées pendant cinq ans. Suicidaire aussi parce qu’elle consacre le divorce entre le peuple et ce parti

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Élections régionales : l’incertitude s’accroît à quelques jours du premier tour

02/12/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Il y a encore un mois, pour les régionales, on promettait une bérézina électorale au Parti Socialiste et un large succès au duo Les Républicains-UDI, le FN étant par ailleurs susceptible de remporter une ou au plus deux victoires symboliques.

La donne a changé avec les attentats islamistes du 13 novembre
Tandis que la cote de popularité du président Hollande grimpe en flèche (il a repris 20 points), le Parti Socialiste bénéficie d’un vote utile à gauche. Les électeurs se détournent en effet des petits partis de gauche, au profit du parti du gouvernement. Parallèlement, l’électorat de droite se droitise : depuis l’affaire Morano et les attentats, un nombre croissant d’électeurs passent des Républicains au Front National.
Résultat : les forces de gauche, du Centre-Droit et de la droite nationale s’équilibrent ; Les Républicains ne sont plus les grands favoris.

Manuel Valls avait bien anticipé cette configuration
Comme nous l’avons détaillé dans notre bulletin du 18 novembre, le gouvernement savait qu’il existait une menace d’attentats imminente. Et il espérait bien en tirer profit sur le plan électoral. C’est ce qui explique que Manuel Valls, quelques jours avant le 13 novembre, avait affirmé que tout devait être fait pour barrer la route au Front National, jusqu’à un désistement dit républicain.

Mais il faut aussi entendre par là un désistement des candidats du Centre-Droit !
Et si cela ne se fait pas, le Premier ministre compte au moins sur le fait que les électeurs nationalophobes se tourneront au second tour vers les listes de gauche. Dans certaines régions, ce sont en effet les listes conduites par les socialistes qui apparaîtront comme la meilleure candidature du Système. Peut-être en Rhône-Alpes par exemple.
Si les résultats du premier tour sont serrés, on peut attendre des surprises au soir du second tour.

[édité par NOVOpress]
En tout cas, le FN continue à faire peur, comme en témoignent les déclarations de François Patriat, président PS de la région Bourgogne, lors d’une réunion publique à Besançon :

Daech fait le boulot du FN. S’il réussit à communautariser les gens, le but est atteint.

On voit par là que le PADAMALGAM, ça n’est pas pour tout le monde… Même si la primeur de ce type de dérapage doit probablement être attribuée à Jean-Christophe Lagarde. Il y en a d’ailleurs pour tous les goûts, car à ceux que Daesh ne ferait pas peur, le MEDEF a sorti hier l’amalgame avec l’extrême-gauche et le programme commun de 1981.
Marion Maréchal-Le Pen estime d’ailleurs que le patron du Medef, Pierre Gattaz
est en mission commandée pour tenter de faire peur au monde économique, mais qui n’est pas dupe. Les seules attentes qu’a le monde économique, ce n’est pas de savoir qui est aux affaires, mais de savoir si la fiscalité est avantageuse, si la sécurité est assurée, si le transport des salariés est assuré, tout simplement.

« Malheureusement pour lui l’ensemble des suggestions qu’il fait sont reprises dans notre programme qu’il n’a manifestement pas lu », a-t-elle ajouté, affirmant notamment que le FN ne prônait pas une augmentation du SMIC, mais simplement des baisses de cotisations sur certains salaires les plus bas, ce qui augmente mécaniquement la rémunération du salarié.

Maurice Gendre : Ce que cache l’opération dite de la Droite « hors les murs »

Source : Agence Info Libre
La démission de Chauprade n’est qu’une étape supplémentaire dans le projet buissonien de Droite « hors les murs » qui se dessine depuis déjà plusieurs semaines.
Le démarrage médiatique de cette opération remonte à la sortie du livre de Philippe de Villiers Le moment est venu de dire ce que j’ai vu voire à la sortie de l’ouvrage de Geoffroy Lejeune intitulé Une élection ordinaire
.

Et depuis des éléments épars, qu’il faut faire l’effort de recouper, vont tous dans cette direction.
Robert Ménard s’en fait le héraut dès qu’on lui tend un micro sur l’air bien connu du : « fédérer toutes les bonnes volontés de la droite patriote et populaire ». Henri Guaino, lui, chante les louanges de Marion Maréchal-Le Pen, cette dernière rencontre Patrick Buisson, Nicolas Dupont-Aignan tempère certaines de ses critiques à l’égard de membres du FN susceptibles d’abandonner Marine Le Pen, Villiers félicite Dupont-Aignan pour son parcours et sa permanence doctrinale, Aymeric Chauprade quitte le FN et demande à Villiers de reconsidérer « son abandon définitif de la politique ».
On peut faire le pari que dans les prochaines semaines des personnages comme Christian Vanneste, Dominique Jamet et des transfuges de la Droite populaire (l’aile droitière de l’UMP) viendront se joindre au cortège.
Le relais médiatique tout désigné de cette opération Droite « hors les murs » sera évidemment Eric Zemmour.
Et l’organe officiel du « parti » : Valeurs actuelles.
On mettra aussi en avant certaines « prises de guerre » venant de la rive gauche du spectre politico-intellectuel, à commencer par Michel Onfray, qui a déjà été approché par plusieurs des personnes précitées.

Leur programme

Maintenant le programme probable de cette Droite « hors les murs » :
– sur le plan économique et social : orientation clairement prolibérale (Guaino et Onfray ne parviendront pas à y faire barrage seuls s’ils s’embarquent dans l’aventure) et campagne ouvertement tournée vers les PME-PMI, les artisans et commerçants.
– en matière de politique étrangère : compromis avec l’UE (soit on garde carrément l’euro comme monnaie unique, au mieux on demande un retour à la monnaie commune), inclination prorusse (en raison de l’influence de Chauprade, Villiers, et des membres de la « Droite pop »), mais malgré tout tempéré par une prise de distance toute relative avec l’OTAN. En effet, cette Droite « hors les murs » aura pour projet de se mettre tout le grand patronat dans la poche qu’il soit proaméricain (d’où paradoxalement un ton aux accents parfois néoconservateurs, parfaitement emblématique dans les discours de Chauprade depuis plus d’un an) ou russo-compatible. Selon le bon vieux principe : ne mettons pas tous nos œufs dans le même panier.
– conservatisme assumé sur le plan des mœurs et les questions de société.
– fermeté affichée en matière d’immigration, reprise en main de la Justice, lutte sans merci contre la délinquance et la criminalité et probablement réforme drastique du Code de la nationalité.

Une épine dans le pied pour Sarkozy et Marine Le Pen

La question est : contre qui sera tournée cette tentative de reconfiguration de la Droite ?
En premier lieu : Nicolas Sarkozy. À l’exception notable de Guaino, les figures de proue de cette Droite « hors les murs » sont tous des opposants affichés de longue date, des amoureux déçus ou des ex-amis désormais en guerre ouverte avec l’ancien locataire de l’Élysée.
En second lieu : Marine Le Pen. Là aussi, on remarque d’anciens soutiens indéfectibles désormais fâchés à mort avec la présidente du FN, des ennemis de toujours et d’autres doutant de sa loyauté ou de sa capacité à gouverner.
Cette Droite « hors les murs » reproche notamment au Front National un programme économique jugé trop « étatiste » ou trop « nostalgique » des Trente Glorieuses. Cette Droite « hors les murs » fustige aussi des choix qualifiés de « démagogiques » (en matière de retraite notamment) et « irréalistes » dans la lutte contre la mondialisation néo-libérale.
Par simple déduction, en sachant à qui cette Droite « hors les murs » risque de coûter très cher (si cette opération ne reste pas lettre morte, ce qui est encore tout à fait possible), on devine aisément à qui elle profitera.
En clair, si la Droite « hors les murs » n’avait pas surgi dans l’esprit de Patrick Buisson, Cambadélis lui aurait soufflé tendrement à l’oreille.

Maurice Gendre

Cacophonie des élections régionales

23/10/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

À quelques semaines du scrutin des élections régionales, les alliances et divergences entre partis se révèlent. Elles révèlent une recomposition du paysage politique français à venir.
Le redécoupage des régions qui sont passées de 22 à 13 n’a pas permis de changer les grandes tendances électorales nationales. Trois grands partis sont en lices dans ce scrutin à la proportionnelle. Le Front National et le parti Les Républicains sont donnés majoritaires au premier tour. La gauche pourrait quant à elle conserver quelques régions.

Que nous révèlent ces élections ?
À y regarder de plus près, les élections régionales montrent qu’un redécoupage partisan est à l’œuvre.
Dans toutes les régions, le Front national ne fait pas d’alliance. Au contraire, chez les Républicains, l’ouverture se fait au centre. L’union des démocrates et indépendants par exemple a obtenu la tête de liste dans trois régions. C’est disproportionné au regard de leur poids électoral. Ils représentent 30 députés sur 577 à l’Assemblée nationale et n’ont gagné qu’un seul département aux élections, en 2015…

Les Républicains ouvrent au centre, mais ferment à droite…
C’est en effet ce qui s’est passé dans quelques régions. Notamment, les Pays-de-la-Loire où Mouvement pour la France de Philippe de Villiers et le PCD de Jean-Frédéric Poisson ont été écartés des places éligibles sur la liste. À la manœuvre, Bruno Retailleau, ancien bras droit de Villiers en Vendée, il est aujourd’hui derrière François Fillon. C’est lui qui a refusé de prendre un candidat MPF et un PCD. Il se considère déjà comme trop marqué par une étiquette conservatrice contre le mariage gay et pro-vie… Il a même déclaré que certains « Prennent en otage le combat pour la famille ».
Quant à Valérie Pécresse en Ile-de-France, elle a poussé à prendre Chantal Jouanno, sénatrice UDI, comme seconde de liste, de peur d’une candidature concurrente.

Qu’en pense la droite des Républicains ?
Un député Les Républicains de l’Aube n’hésite pas à parler de future grande recomposition à droite et évoque une explosion du parti ex-UMP. Nombreux sont ceux qui regrettent une prédominance des centristes sur les listes au détriment des candidats de conviction.