Religieux algérien, UOIF, etc. : Qui sont les invités du congrès de la Grande Mosquée de Lyon ?

Religieux algérien, UOIF, etc. : Qui sont les invités du congrès de la Grande Mosquée de Lyon ?

27/05/2012 – 15h00
LYON (NOVOpress Lyon) –
La Grande Mosquée de Lyon et l’Institut Français de Civilisation Musulmane organisent, ce week-end, un séminaire international  sur le thème de l’Islam dans l’espace européen: Culture et Education pour mieux vivre son Identité. Au programme de ce congrès : “L’éducation Islamique et son rôle dans la constitution de l’Identité religieuse des musulmans” ; “les musulmans en Europe : l’Apport civilisationnel, ses principes et sa finalité” ou “l’éducation des enfants en Europe entre contradiction et complémentarité“… Ce séminaire se déroule sous la présidence d’officiels extra-européens, tels que Nouredine Al Khadmi, ministre des affaires religieuses de Tunisie, et Abou Abdallah Ghoulamallah, ministre des affaires religieuses d’Algérie. Plusieurs chercheurs et imams ont ainsi été conviés et comme l’année dernière, la présence de certaines personnalités pourrait faire polémique.

Religieux algérien, UOIF, etc. : Qui sont les invités du congrès de la Grande Mosquée de Lyon ?

En effet, une intervention d’Abderrazak Guessoum, docteur en lettres à la Sorbonne et président de l’association sunnite des oulémas musulmans algériens est prévue. Ce professeur de philosophie est connu en Algérie, pour ses opinions sur le rôle actif de la religion dans la vie politique. Son association sunnite est notamment très influente dans la vie politique en Algérie, comme en témoigne la devise de son association: « L’arabe est ma langue, l’Algérie est mon pays, l’Islam est ma religion. ». Son association prône également le rapprochement des sunnites et des chiites autour d’un seul bloc de musulmans. Il représente la tendance arabo-islamique dans le mouvement national algérien.

On compte aussi parmi les invités Larbi Kechat, recteur de la mosquée Adda’wa à Paris, très influent dans ce quartier à forte tendance musulmane, comme en témoigne ses relations avec le maire du 19eme arrondissement de Paris. En effet, le maire accepte de prendre en compte les demandes de cette association (le centre socio-culturel de Paris) pour les mariages civils de musulmans, et accorde également des subventions en nature et en espèces. Il est également à la source du projet de grande mosquée du 19e arrondissement, qui se veut la plus grande mosquée d’Europe. Larbi Kechat est aussi un proche de Tariq Ramadan, fervent défenseur de l’influence de la communauté musulmane en Europe.

Le président de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), Ahmed Jaballah est également invité. L’UOIF est une fédération islamique implantée en France, considérée comme l’aile radicale de l’Islam de France. Son idéologie est assez proche de l’idéologie des Frères Musulmans.

Enfin, Azzedine GACI , recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne qui abrite aussi depuis 2006 l‘Institut d’Etude de la Théologie Islamique, du Coran et des Civilisations (ETIC) sera aussi présent. Tout comme Sadek Sellam secrétaire général du Conseil Régional du Culte Musulman pour la région Rhône-Alpes, il a été élu à ce poste sous la bannière de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF).

Tentation islamiste à la mosquée de Libourne ?

Tentation islamiste à la mosquée de Libourne ?

07/05/2012 – 10h00
LIBOURNE (NOVOpress via Infos Bordeaux) –
Depuis juin dernier, Libourne (Gironde) possède officiellement une mosquée (11 avenue du Général Monsabert), inaugurée en présence du maire socialiste Gilbert Mitterrand. Celle-ci est dirigée par l’association des Musulmans de Libourne, proche de la très controversée UOIF (Union des Organisations Islamiques de France).

Présidée par Mohamed Benbekkari, celle-ci vient récemment de changer d’imam. Le nouvel arrivant est le marocain Messaoudy Abdelhamid qui remplace Embarek Guerdam. Si la liste des derniers conférenciers apporte quelques sueurs (notamment le très radical Mohamed Khattabi), ce sont des vidéos pour le moins troublantes qui circulent sur internet. On y voit lors d’un « concours coranique » à la mosquée le 11 février dernier, une petite fille portant le foulard islamique réciter des versets sous les « allah akbar » approbateurs.

Lors de son inauguration (photo), le maire de Libourne déclarait « Imaginons qu’ici à Libourne cette mosquée soit le symbole du vivre ensemble, face à l’obscurantisme populiste ambiant ». Et si c’était l’inverse ?

Mosquée à Bordeaux : Le diocèse reculerait-il ?

Mosquée à Bordeaux : Le diocèse reculerait-il ?

07/02/2012 – 10h00
BORDEAUX (via Infos Bordeaux) —
Infos Bordeaux avait été le premier à en parler, le diocèse de Bordeaux souhaitait vendre un terrain lui appartenant, à l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord. La nouvelle avait choqué de très nombreux catholiques, un collectif de « catholiques indignés » s’étant même crée pour l’occasion.

Devant le tollé qu’a suscité l’annonce de cette transaction, le père Rouet, vicaire général, a envoyé cet après-midi un communiqué de presse annonçant une modification substantielle de la position du diocèse : « Début 2010 des musulmans, habitant le Grand Parc, ont pris contact avec le curé de la Trinité pour leur faire part de leur recherche d’un lieu de prière. Il a été alors évoqué la disponibilité du local situé rue Henri Expert dont nous n’avons plus l’usage et que nous cherchons à vendre afin de financer la construction d’un nouveau lieu de culte dans le quartier Ginko. C’est dans ce contexte que ces musulmans se sont adressés à l’association diocésaine propriétaire. La première rencontre avec l’économat diocésain a été effectuée par l’Association des Musulmans de Gironde (AMG) et une de ses affiliées, l’Association Culturelle des Musulmans Bordeaux-Nord. Au cours de l’été dernier, ces deux associations se sont séparées. Nos interlocuteurs ayant donc changé nous ne sommes pas en mesure de donner suite à ce projet ».

Même s’il ne répond pas aux nombreuses interrogations des fidèles catholiques, le communiqué est pourtant clair, le diocèse de Bordeaux met un terme à cette vente très polémique.

Nissa Rebela attaque en justice le bail unissant la ville de Nice à la mosquée Ar-Rahma

Nissa Rebela attaque en justice le bail unissant la ville de Nice à la mosquée Ar-Rahma

19/01/2012 – 14 h – NICE (NOVOpress) – Depuis près d’un an, les identitaires de Nissa Rebela mènent le combat en première ligne contre la transformation d’une partie du centre-ville en « quartier musulman » (l’expression est de l’AFP !), ghetto communautaire où le peuple historique de Nice devient résiduel.

Il y a eu « l’apéro porchetta-rosé » (version relocalisée du fameux “apéro saucisson-pinard”) permettant de faire cesser pendant plusieurs mois les prières de rue en mettant sur le devant de la scène médiatique cette occupation scandaleuse du pavé niçois par des musulmans aux visées politico-religieuses ; il y a eu aussi l’intense mobilisation et le lobbying auprès de la mairie pour empêcher l’ouverture d’une seconde mosquée (par des islamistes radicaux liés aux Frères Musulmans) dans le quartier en lieu et place d’un restaurant de 250m², la mairie finissant par préempter les lieux sous la pression ; il y a eu l’intervention – en pleine rentrée politique de l’UMP et devant plusieurs minsitres réunis à Nice – de plusieurs militants brandissant des pancartes et scandant “Estrosi complice : pas de mosquées à Nice !”.

Rue de Suisse aussi, la municipalité a acheté les locaux occupés illégalement (sans titre et sans verser de loyer) par les musulmans depuis ONZE ans. Mais cette fois-ci pour les relouer à ces derniers ! Entérinant ainsi la présence de la mosquée Ar-Rahma, et cela à travers l’utilisation de fonds publics.

La ville de Nice a acheté des locaux avec l’argent des contribuables dans le but d’en faire profiter les musulmans en leur relouant les mêmes locaux qu’ils squattaient auparavant. Christian Estrosi espérant ainsi acheter la paix, favorisant au passage la tendance la plus dure de l’islam en pactisant avec l’imam Magamadov et l’UOIF.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue voici moins d’une heure que Philippe Vardon – président de Nissa Rebela – et Me Pierre-Vincent Lambert ont annoncé que la lutte contre l’islamisation du Pays Niçois allait désormais se déplacer sur un nouveau terrain. Désormais, c’est donc sur le terrain judiciaire que ce combat va continuer à travers une action dénonçant cette violation manifeste du principe de laïcité s’appliquant aux institutions de la République. Philippe Vardon – en tant que contribuable de la ville de Nice – a ainsi déposé plainte devant le Tribunal Administratif de Nice contre le bail établi entre la ville et les musulmans. Il est soutenu par l’Association de Défense de la Laïcité, présidée par Me Pierre-Vincent Lambert, qui s’est associée à son action en justice.

Affaire à suivre… de près !

Traitement partial et haineux par France Bleu Gironde de l’action des Identitaires contre la future mosquée de La Réole [audio]

Traitement partail et haineux par France Bleu Gironde de l'action des Identitaires contre la mosquée de La Réole [audio]

04/12/2011 – 17h10
BORDEAUX (NOVOpress) – l’antenne girondine de la radio publique France Bleu s’est signalée dernièrement par un traitement haineux et partial à l’égard du Bloc Identitaire.

En relatant l’action du Bloc Identitaire contre la future mosquée de la Réole, selon la radio, un tract d’information à la population de La Réole délibérément mise à l’écart devient « un tract diffamatoire », « de l’intox d’un groupuscule », les incidents créés par les musulmans sont « le fait des Identitaires », la mosquée n’est encore que « prétendue » mais par ailleurs, elle doit être terminée en 2013. La preuve avec le document ci-dessous

Les Identitaires d’Aquitaine s’opposent à la construction d’une mosquée à La Réole (33) [audio]

Les identitaires d'aquitaine s'opposent à la construction d'une mosquée à La Réole (33) [audio]

29/11/2011 – 18h00
BORDEAUX (NOVOpress) – Depuis deux semaines, les militants identitaires d’Aquitaine sont présent sur le marché de la petite commune de La Réole, afin de sensibiliser les habitants au projet de construction d’une mosquée dans la cité médiévale.

En effet, hormis la presse qui s’est fait le relais des actions menées par le Bloc Identitaire, aucune information sur ce projet n’a été communiqué aux habitants, ce qui laisse à penser qu’il y a une volonté délibérée de ne pas faire de bruit et d’ouvrir cette mosquée au nez et à la barbe des résidents de la commune.

Une pétition a également été lancée sur le marché, samedi dernier. Visiblement, cette initiative a été très bien accueillie par la population locale, malgré les tentatives d’intimidation de quelques musulmans locaux (photo ci-dessus).

Alain De Peretti, responsable du Bloc Identitaire Aquitaine, revient sur les évènements des deux dernières semaines.

[box class=”info”]Crédit photo : Bloc Identitaire Aquitaine[/box]

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Un cimetière et une église profanés

Un cimetière et une église profanée

17/11/2011 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Des faits dont personne ne parle : l’église Sainte Claire (photo) de Vauréal dans le Val d’Oise et le cimetière de Sussargues dans l’Hérault ont chacun connu des dégradations. Dans l’église le cierge pascal et les fonts baptismaux ont été détruits et l’extérieur de l’édifice a été tagué. Quant au cimetière des croix ont été renversées et posées devant les tombes à l’envers.

Peut-être pas assez porteur médiatiquement, ces faits n’ont révolté personne, gageons que si une mosquée ou une synagogue avait subi le même sort, on en entendrait autrement parler. Rappelons que ce sont les édifices chrétiens qui sont les premières victimes du vandalisme en France. A titre d’exemple, en 2007, parmi les 144 cimetières vandalisés, 130 étaient chrétiens, 9 étaient consacrés aux musulmans et 5 aux juifs.

Crédit photo : Alvar Lavague, licence CC.

Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

13/11/2011 – 10h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
La ville de Bruges (Gironde) va-t-elle aussi avoir sa mosquée ? En effet, l’association cultuelle soufiste « Maktab Tarighat Oveyssi Shahmaghsoudi » souhaite y posséder un lieu de culte. Le permis de construire (à l’adresse 43 rue du Jarteau) a été accordé par la mairie pour la construction d’un vaste « centre Persan ».

Le soufisme est une pratique décriée dans l’islam, que certains comparent à un comportement sectaire. L’association a pour objet « l’exercice exclusif du culte musulman, la pratique du soufisme et la célébration des cérémonies religieuses islamiques ». Elle se donne également le but « l’acquisition, la location, la construction, et l’aménagement des édifices servant au culte ».

Afin de sensibiliser les habitants qui ignorent tout du projet, des militants du Bloc identitaire Aquitaine sont allés hier matin à la rencontre des riverains. Dans le tract (ci-dessous) qui a été distribué, ceux-ci demandent à la mairie de revenir sur sa décision, et appellent les riverains à obtenir des explications auprès du maire socialiste, Brigitte Terraza. Pour les opposants à cette mosquée, celle-ci « est de nature à créer de sérieux troubles du voisinage et de ce fait à l’ordre public ».

Les militants du Bloc identitaire ont récemment fait parler d’eux suite à la décision du maire de Talence de proposer un terrain aux musulmans installés à Talence. Après Bordeaux, Pessac, Mérignac, Libourne et Talence, c’est donc un nouveau lieu du culte musulman qui semble en gestation. La France qui ne comptait que 5 mosquées en 1965 en dénombre près de 3000 aujourd’hui.

[box] Une pétition contre ce projet à Bruges a été lancée ici. [/box]

Bruges (Gironde) : Une mosquée déguisée en préparation

La tension est vive entre musulmans bordelais

La tension est vive entre musulmans bordelais

11/11/2011 – 20h00
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Nos confrères de Sud-Ouest ont révélé hier les tensions qui sont chaque jour plus grandes, au sein de la communauté musulmane installée dans la région bordelaise. En cause, un conflit larvé dont l’enjeu est le contrôle de l’association des musulmans de Gironde (AMG), qui gère les principales mosquées de l’agglomération. Cette association, proche des islamistes de l’UOIF est connue pour abriter les imams Tareq Oubrou (photo) et Mahmoud Doua.

Dernier incident en date, une violente dispute qui aurait éclaté au sein de la mosquée de Cenon. Pour les opposants à l’actuelle direction, « les dirigeants actuels sont soumis à l’UOIF ». Ces derniers reprochent notamment à la direction l’inefficacité dans le « projet phare » de l’association : la construction d’une mosquée cathédrale dans le quartier de la Bastide (à Bordeaux), projet contesté par de nombreux habitants et commerçants.

Violence, tension, altercations, la communauté musulmane s’entre-déchire. Joint par Infos-Bordeaux, un commerçant du quartier de la Bastide, situé tout près du terrain visé par les musulmans, ne cache pas sa joie. Sous couvert de l’anonymat, il déclare ainsi à Infos-Bordeaux « Ils sont en train de perdre le peu de crédit qui leur restait aux yeux de la municipalité, c’est plutôt une bonne nouvelle ».

[box] Voir aussi hier, Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien. [/box]

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

Conflits ethniques autour du nouveau lieu de culte musulman parisien

10/11/2001 – 15h25
PARIS (NOVOpress) –
Près de deux mois après l’installation d’un nouveau lieu de culte aux portes de Paris afin d’essayer d’empêcher les prières de rue en plein Paris, le torchon brûle entre les responsables musulmans originaires du Maghreb et ceux originaires d’Afrique subsaharienne.

Ces imams se disputent, en fait, le contrôle de la caserne transformée en mosquée par un tour de passe‑passe du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant. « Je ne veux pas de ce bébé, je ne peux pas le gérer avec les Africains », s’emporte l’imam algérien de la rue Myrrah, tandis que son commensal béninois refuse (sic) « d’être asservi » par un imam maghrébin.

La préfecture de police en est pour ses frais et attend vainement les statuts de l’association devant gérer ce lieu de culte. Les prières de rue continuent donc rue Myrrha, l’islam n’est pas près de baisser pavillon et les fonctionnaires de police seraient bien inspirés de consacrer leurs loisirs à lire les ouvrages de Bernard Lugan…

[box class=”info”]Crédit photo : DR[/box]

L’action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes [vidéo]

L'action des Identitaires “Saint-Martin-la-Mosquée” vue par France 3 Alpes

Un politiquement correct très manichéen pour présenter l’action menée par les Identitaires, le 4 novembre 2011, action dénonçant le projet de mosquée à Saint-Martin-le-Vinoux.

La dhimmitude journalistique se traduit aussi bien chez ceux qui voudraient cacher l’événement pour ne pas faire de la publicité aux idées qu’il sous-tend, que chez ces journalistes de France 3 chez qui elle devient une caricature d’information.

Saint-Martin-le-Vinoux en Islam : les réactions (audio)

Saint-Martin-le-Vinoux en Islam : les réactions

04/11/2011 – 15h00
GRENOBLE (NOVOpress) —
Les militants du Bloc Identitaire d’Isère ont revendiqué ce matin (voir sur Novopress) le changement des noms de rue de la commune de Saint Martin le Vinoux (38). Ainsi, l’Avenue du Maréchal Leclerc ou la Rue des Droits de l’homme sont devenues l’Avenue des islamistes ou la Rue de la Charia. Ils entendaient protester contre l’ouverture prochaine d’une nouvelle mosquée dans le secteur, la première dans cette commune de 6000 habitants.

Cette action semble susciter une vive polémique au sein de la commune puisque de nombreux riverains nous ont fait part de leur soutien total à cette action, exprimant souvent un ras le bol et un désaccord total avec la municipalité qui est accusée par beaucoup de faire années après années une large place au clientélisme religieux vis-à-vis des musulmans notamment.

Entretien avec le maire de la commune, Yannick Ollivier.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France

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Crédit photo : Bloc Identitaire. Licence Creative Commons.

Turin : Le tribunal administratif dit oui à la grande mosquée

29/10/2011 – 14h30
TURIN (NOVOpress) –
« Des scènes qui se répètent en attendant la fin heureuse annoncée » : c’est en ces termes que le site Minareti.it, « le portail du monde arabo-islamique italien », décrivait au début de l’année « les autorisations pour la construction de mosquées sur le sol italien » . La dernière en date concerne Turin, où la municipalité de gauche, le 30 décembre 2010 (à la faveur des fêtes de fin d’année ?) a accordé le permis de construire pour transformer un ancien entrepôt en « Mosquée de la Miséricorde », au n° 5 de la via Urbino. « Notre vieille mosquée, explique l’imam Abdelaziz Khounati, de l’Union des musulmans en Italie, devait accueillir 150 personnes mais elle était utilisée pour 500. Et la communauté musulmane de Turin est d’environ 35.000 fidèles ». Une vidéo de propagande pour la nouvelle mosquée (image ci-dessus) parle de 40.000.

La « Mosquée de la Miséricorde » doit coûter 1,2 million d’euros, en bonne partie versés par le gouvernement marocain, le reste issu de « l’autofinancement ». Ce « sera la première vraie mosquée d’Italie. Vraie, parce que non travestie en centre culturel mais autorisée comme lieu de culte ».

La fin heureuse dont parle Minareti.it est-elle l’édification de minarets dans toutes les villes italiennes ou carrément la transformation de l’Italie en République islamique ? En tout cas, les musulmans viennent de gagner une bataille avec la décision du Tribunal administratif du Piémont, qui a rejeté le recours de la Ligue du Nord contre le permis de construire. Selon les juges, les quatre signataires du recours – les députés Allasia et Cavallotto, l’assesseur régional Maccanti et un militant résident dans le quartier de la future mosquée – n’ont de toute façon pas « d’intérêt légitime » à déposer un recours puisqu’ils ne sont pas directement concernés par la mesure prise par la mairie. Le raisonnement est le suivant : la Ligue étant un parti politique, « les questions d’urbanisme et de construction ou les exigences de défense de l’environnement au sens large sont absolument étrangères aux objectifs statutaires du mouvement ».

Sur le fond, la Ligue avait accusé la mairie d’avoir utilisé un raccourci – en délivrant un permis administratif plutôt qu’une autorisation de changement de destination de l’édifice – pour éviter un vote en Conseil municipal. Mais pour le Tribunal, la procédure est parfaitement correcte : l’ancien entrepôt est un lieu destiné à des services, et la mosquée, lieu de culte, rentre de plein droit dans cette catégorie.

La mairie et les musulmans triomphent. « Nous pouvons enfin commencer les travaux », se réjouit Abdellaziz Khounati. «Ces derniers mois, pendant que j’attendais et que je ne savais pas comment les choses finiraient, j’ai demandé devis sur devis. J’attendais et je priais. Aujourd’hui, je peux faire venir les entreprises ». Les maçons arriveront d’ici deux semaines. Dans six mois, la mosquée ouvrira.

La « Mosquée de la Miséricorde » entend désormais servir de modèle. Au cours des derniers mois, de nouvelles demandes sont parvenues à la municipalité, comme l’explique l’adjointe à l’Intégration, et présidente du “réseau européen Quartiers en crise”, Ilda Curti (à laquelle Nicolas Sarkozy a décerné en 2010 l’Ordre du Mérite). Ilda Curti se place sous le patronage de l’ancien archevêque de Milan, le très islamophile cardinal Tettamanzi, qui avait plaidé pour des mosquées dans tous les quartiers : « Le culte est un service de proximité. Il y a à Turin des milliers de musulmans : il est impensable qu’ils se concentrent tous au même endroit. Nous sommes donc prêts à prendre en compte d’autres demandes, selon la même procédure ».

La Ligue ne s’avoue pas encore battue. « Nous prenons acte de la décision du tribunal », a dit le président du groupe pour le Piémont et pour Turin, Mario Carossa, « mais nous ne comprenons pas pourquoi on considère qu’un mouvement politique qui vit de la représentation des citoyens n’est pas directement intéressé à défendre les citoyens. Nous continuerons notre lutte ». La Ligue entend désormais se pourvoir devant le Conseil d’État.

Annulation de la construction de la Grande Mosquée de Marseille

Annulation de la construction de la Grande Mosquée de Marseille

28/10/2011 – 19h15
MARSEILLE (NOVOpress) –
Le tribunal administratif de Marseille a annoncé l’annulation du permis de construire de la grande mosquée de Marseille. Ce projet avait reçu un avis négatif de la part des habitants et commerçants, estimant superflu la construction d’une nouvelle mosquée et fortement dommageable en matière d’aménagement du territoire. Cette décision constitue donc un revers cinglant pour ce projet en suspens depuis 18 mois.

Le tribunal a suivi les préconisations du rapporteur public qui avait estimé, lors d’une audience le 20 octobre, “que des incertitudes perduraient sur les modalités de stationnement prévues pour l’édifice, dont le chantier devait démarrer en février à Saint-Louis, sur le site des anciens abattoirs dans le nord de la ville”. Il s’agit également d’une nouvelle victoire pour le Bloc Identitaire fortement mobilisé ainsi que la Ligue du Sud contre la création de cette nouvelle mosquée.

Photo : Projet de grande mosquée de Marseille.Crédit : DR.