La mosquée de Pantin rouvre tranquillement ses portes : Moins de six mois après la décapitation de Samuel Paty

mosquée poitiers

Souvenez-vous : c’était le 21 octobre dernier, dans la foulée du monstrueux assassinat de Samuel Paty par un « réfugié » islamiste tchétchène. Prenant son habituelle posture de matamore, le ministre de l’Intérieur Darmanin, après avoir juré devant les Français de mener la « guerre contre les ennemis de la République », annonçait à grand renfort de publicité médiatique la fermeture pour six mois de la mosquée salafiste de Pantin, pour le motif que ses responsables avaient relayé sur Facebook les appels aux meurtres lancés contre la victime. Or, cinq mois et demi plus tard, et après un changement, pour la forme, de la direction de l’association gestionnaire de ladite mosquée, ce lieu où l’on prêche la haine de la France et des Français s’apprête à rouvrir tranquillement ses portes vendredi pour le ramadan !

Un changement de direction pour la forme

Il faut dire que, avec une naïveté qui confine franchement à la bêtise et témoigne d’une méconnaissance évidente des stratégies islamistes, Darmanin n’avait fait fermer que temporairement ce repère de djihadistes en puissance, posant pour seules conditions à sa réouverture le départ de son imam salafiste Ibrahim Doucouré, et la démission de son recteur tout aussi fanatisé M’hammed Henniche, président depuis 2013 de la sulfureuse Fédération musulmane de Pantin. En clair, il suffisait d’un simple changement de noms à la tête du conseil d’administration de la mosquée pour que celle-ci puisse reprendre illico ses activités subversives. Plus gênante, en revanche, était pour les islamistes la décision du préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, de retirer en novembre à l’association qui gère la mosquée son caractère cultuel, rendant ainsi caduque l’attribution (scandaleuse) par la ville de Pantin d’un bail emphytéotique pour la construction de la future grande mosquée.

Sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée

C’est d’ailleurs pour « sauver le bail emphytéotique de la nouvelle mosquée » que M’hammed Henniche a officiellement annoncé le 14 mars sa démission de l’association gestionnaire de la mosquée de Pantin au profit de Dramé Abderrahman. Et, dès le lendemain, le ministre de l’Intérieur s’empressait de publier sur Twitter un message demandant au préfet de Seine-Saint-Denis « de se mettre en rapport avec la nouvelle équipe pour envisager la réouverture de la mosquée dans les meilleurs délais ». Une réouverture qui aura donc lieu ce vendredi, pour le début du ramadan, et à laquelle participera peut-être d’ailleurs M’hammed Henniche puisque, rappelons-le, celui-ci n’a à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire pour avoir relayé les appels au meurtre contre Samuel Paty, et a même gardé ses fonctions de secrétaire général de la puissante Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 8 avril 2021

Mosquée de Strasbourg : le préfet du Bas-Rhin saisit la justice administrative

mosquée strasbourg

08/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Après la polémique autour de la mosquée de Strasbourg, le préfet du Bas-Rhin Josiane Chevalier a décidé de saisir la justice​ afin d’annuler l’attribution d’une subvention à sa construction. La préfecture conteste sa «légalité», dans un contexte où la loi sur le séparatisme fait débat.


Strasbourg – La mairie écolo finance 10 % de la mosquée

mosquée strasbourg

Les braves électeurs strasbourgeois qui ont cru sottement protéger les petits oiseaux et les plantes vertes en portant l’an dernier les écologistes à la tête de la capitale alsacienne n’ont pas fini de comprendre leur douleur : en effet, non contente de rendre l’atmosphère de la ville proprement irrespirable par la mise en pratique quotidienne de ses ridicules lubies écolos, la majorité EELV vient également de relancer son islamisation à marche forcée en adoptant lundi, par 42 voix contre 7, le « principe d’une subvention » de 2,563 millions d’euros à l’association islamiste turque Millî Görüs, chargée de la construction de la plus grande mosquée d’Europe à Strasbourg !

Rappelons que ce chantier géant, entamé dans le quartier de la Meinau en 2017 et dont le coût total s’élève à quelque 32 millions d’euros (dont 25,63 millions pour la seule partie culte), était à l’arrêt depuis 2019. Faute principalement de financements suffisants. Mais aussi, pour partie, en raison du refus des islamistes de Millî Görüs de signer en janvier dernier la « Charte des principes pour l’islam de France » (censée réaffirmer la « compatibilité » de la religion musulmane avec la République), de leur soutien massif par la Turquie, et enfin de leurs liens très importants avec le Qatar, où des cadres du mouvement s’étaient d’ailleurs rendus avec un fonctionnaire missionné par la municipalité pour demander aux émirs d’éponger un impayé de trois millions d’euros… Bref, autant d’éléments accablants qui, pourtant, comme l’a fort justement observé lundi la députée française et présidente du groupe RN Grand-Est Virginie Joron, en dénonçant vivement ce scandale, « ne semblent pas déranger les écolos »…

C’est que, à en croire la maire écolo Jeanne Barseghian, les islamistes de Millî Görüs auraient fini par accepter les conditions qu’elle avait posées à l’adoption de cette subvention qui ne représente pas moins de 10 % de la somme totale du projet : à savoir la signature préalable de la « Charte des principes pour l’islam de France » ainsi que des garanties sur la transparence des fonds destinés à financer le chantier. Possible. Mais les promesses n’engageant de toute façon que ceux qui y croient, surtout avec les islamistes, il est peu probable que les gens de Millî Görüs fassent de ce qui sera à terme la plus grande mosquée d’Europe un lieu de modération…

Quoi qu’il en soit, l’adoption de cette subvention est tellement scandaleuse que le ministère de l’Intérieur lui-même s’est fendu lundi d’un tweet, dans lequel il a expliqué : « La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique. Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée. »

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 24 mars 2021

Sainte-Sophie transformée en mosquée : pleurnicher ne sert à rien, par Clément Martin (Les Identitaires)

La transformation la basilique Saint-Sophie en mosquée a fait couler beaucoup d’encre. Le pape s’est dit « très attristé », ce qui est faible au regard de l’enjeu de reconquête affirmé par le président Erdogan.

En effet, le président de la Turquie a remis clairement en cause la décision prise en 1934 de séculariser la basilique afin de lui donner le statut de musée, une démarche clairement laïciste héritée de la politique moderniste de Mustapha Kemal, président de la République de Turquie de 1923 à 1938. Ataturk déclara : « Nous allons élever notre nation au niveau des civilisations les plus riches et les plus civilisées du monde. Nous allons mettre notre culture nationale au-dessus du diapason de la civilisation contemporaine. »

Quelques réformes illustrent le kémalisme : abolition du sultanat et du califat, obligation de se choisir un nom de famille, fermeture des monastères et sanctuaires musulmans, interdiction du fez (le chapeau turc traditionnel) et du voile, droits politiques aux femmes, l’islam n’est plus religion d’Etat, adoption des codes civils et commerciaux occidentaux, repos hebdomadaire du vendredi (la règle en islam) reporté au dimanche, la laïcité intégrée dans la constitution, normes internationales de mesure… Bref, la Turquie devenait un pays occidental comme les autres. Aucun autre État, sauf peut-être l’URSS, n’a fait autant pour déraciner son propre peuple. 70 ans après, difficile d’éradiquer l’héritage kémaliste dans ce qu’il a d’économique, de diplomatique ou de juridique, mais les vieilles traditions renaissent dans le peuple nostalgique de la grandeur ottomane. Erdogan, pour justifier le nouveau statut de mosquée, a considéré « injuste », une « honte » et « trahison de l’histoire », la décision de son prédécesseur.

Utilisant le concept nationaliste de « seconde conquête d’Istanbul », Erdogan renoue avec le passé ottoman, affirmant le droit issu de la conquête de Constantinople en 1453. Il serait faux, cependant, d’opposer absolument Atatürk à Erdogan, comme si celui-ci était une anomalie malheureuse et non l’expression d’une continuité anti-européenne. En effet, c’est bien sous Atatürk que les Turcs massacrèrent 30 000 survivants du génocide arménien en 1920. Par ailleurs, la république mise en place par Atatürk prévoit dans sa constitution la nécessité d’une majorité musulmane au parlement.

Aux critiques occidentales sur la liberté religieuse, qui n’expriment aucun contenu positif mais une vague revendication égalitaire sans intérêt pour les peuples conquérants, Erdogan a l’habileté d’invoquer les anciennes mosquées espagnoles reconverties en églises pendant la Reconquista achevée en 1492 ! Longue mémoire, idéal de reconquête, promotion de la puissance au service de l’identité : rien ne sert de chouiner après l’ « ultranationalisme » turc : celui-ci fait tout ce que nous devrions faire pour nos propres intérêts et au nom d’un passé tout autant sinon plus glorieux.

Un idéal de reconquête tout à fait cohérent puisqu’il vise la construction et le financement de mosquées dans tous les anciens pays européens de l’Empire ottoman, essentiellement dans les Balkans. Un idéal de reconquête couplé à une pression migratoire sur l’Europe, par les vagues de clandestins déversés sur l’île de Lesbos et en Méditerranée. Un idéal de reconquête agressif avec l’illumination menaçante d’un navire français de l’OTAN par des frégates turques en juin dernier, étape précédant habituellement un torpillage en règle. La Turquie envisage tous les moyens de sa grandeur. Au carrefour de l’Europe et l’Asie, des pays d’immigration et d’émigration, des grandes zones de turbulence géopolitique, la Turquie demeure plus que jamais un caillou dans notre chaussure.

Le problème turc n’est pas une question diplomatique ou philosophique sur les droits de l’homme mais un enjeu identitaire de puissance : qui sommes-nous ? Que voulons-nous ? Quels moyens mettons-nous à disposition de nos objectifs ? Quels sont nos amis et nos ennemis ? Les Turcs ont répondu à ces questions. Et nous ?

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Notre ennemi Erdogan, par Jean-Gilles Malliarakis

La décision autoritaire d’Erdogan, d’abolir le décret de 1934, par lequel les kémalistes avaient transformé en musée mondialiste, l’ancienne basilique de Sainte-Sophie, profanée depuis le XVe siècle, n’a guère ému, concrètement, nos sociétés de consommation. Juste ce qu’il faut pour se prévaloir d’une bonne conscience factice. Elle ne change pas les projets de vacances du tourisme de masse.

Elle aura interrogé, en revanche, dès le 10 juillet, avant même la réouverture de la prière musulmane prévue pour le 24, les chancelleries et les rédactions des pays civilisés.

Dès le mois de juin, en effet, le patriarche œcuménique Bartholomée, probablement la personne la plus compétente pour parler du sujet, avait averti quant aux réactions à long terme : la transformation de Sainte-Sophie en mosquée pourrait “monter des millions de chrétiens dans le monde contre l’islam[1]”.

Ajoutons à ce stade que, coordinateur des droites européennes, de culture chrétienne, Manfred Weber, qui représente le principal groupe du parlement de Strasbourg, a clairement mis les choses au point. “Les provocations d’Erdogan appellent une réponse forte” souligne-t-il[2].

Dans son discours révélateur du 10 juillet, Erdogan prétend triomphalement que cette démarche “rallume le feu de l’espoir des musulmans et de tous les opprimés, ceux qui ont fait l’objet d’injustice, qui ont été piétinés et exploités”. Car en toutes circonstances le double langage islamo-révolutionnaire néo-ottoman mélange toujours, systématiquement, la rhétorique victimaire et vengeresse (de quoi ?) au pire cynisme revendiquant le droit de conquête.

En écoutant la vidéo, on se sent assez dépaysé par rapport au turc du Bourgeois Gentilhomme…[3]

Les déclarations officielles diffèrent d’ailleurs légèrement en anglais ou en arabe. Elles sont en effet formulées dans le but de répondre aux attentes de leurs destinataires.

La version anglaise rassure la consommatique des opérateurs de voyages : “les portes de Hagia Sophia seront, comme c’est le cas de toutes nos mosquées, grandes ouvertes à tous, qu’il s’agisse d’étrangers ou de locaux, de musulmans ou de non-musulmans”.

La version arabe n’hésite pas, quant à elle, à instrumentaliser la question palestinienne. Elle affirme que la “renaissance (sic) de Hagia Sophia est un signe du retour de la liberté à la mosquée d’al-Aqsa”. Les islamistes ferment en général, curieusement, les yeux sur les relations formelles, d’ailleurs de plus en plus difficiles depuis 2009, entre Ankara et Israël. Ils se gargarisent en revanche de la promesse néo-ottomane d’une nouvelle conquête de Jérusalem. L’invasion des Turcs seldjoukides, qui en chassèrent et massacrèrent les habitants au XIe siècle, fut la cause directe des Croisades, rappelons-le, lorsqu’ils interdirent les pèlerinages chrétiens.

Et la Turquie se flatte ainsi d’un rôle, complètement imaginaire en fait, de “médiateur”, à son seul profit, de ce conflit dans le sens du mirage d’un État palestinien, mais aussi dans les autres zones sensibles d’un proche-orient, toujours tourmenté, où sunnites et chiites se déchirent depuis bientôt 14 siècles et où le gouvernement AKP agit contre tous les autres comme bras séculier des Frères Musulmans.

Ce n’est pas seulement au rôle de sultan moderne, d’un nouvel empire turc, auquel aspire le mégalomane Erdogan[4]depuis son palais d’Ankara plus grand que Versailles ; c’est bien la fonction de calife cédée aux Ottomans en 1517, comme chef mondial des Croyants mahométans, à laquelle il croit avoir droit.

Jusqu’où ira-t-il ? se demande-t-on encore. Votre chroniqueur le répète ici librement quant à lui : il ira jusqu’au point où on l’arrêtera.

[1] cf. article “Sainte-Sophie : le nouveau camouflet d’Erdogan aux Occidentaux”in l’Orient-Le Jour.
[2] cf. la chronique de Manfred Weber in l’Opinion du 12 juillet.
[3] cf. “Turkish President Erdogan announces first prayers at Hagia Sophia after mosque ruling”
[4] cf. “Sainte-Sophie ou le sacre du leadership turc au sein de l’islam politique.”

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Quand Erdogan instrumentalise Sainte-Sophie dans sa lutte contre l’Europe

09/07/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Sainte-Sophie va-t-elle changer de statut, passant de musée à mosquée? Après deux décennies de manifestations et de revendications opérées par des associations et des personnalités islamistes, le Conseil d’État turc devra rendre son verdict avant le 16 juillet prochain sur la transformation de Sainte-Sophie.

Cet édifice, par son passé, sa grandeur et sa richesse, est un symbole de l’histoire européenne et turque. Histoire tumultueuse, bien sûr. Lieu de culte chrétien dès le IVe siècle, centre du monde pour l’Empire byzantin, joyau de la conquête ottomane, qui transforma la basilique en mosquée, Hagia Sophia –signifiant en grec sagesse divine–, a été transcrite Ayasofia en turc, et abusivement appelée Sainte-Sophie en français. Atatürk, le grand leader de la République turque a fait de ce lieu un musée en 1934, mais plus encore le symbole de la nouvelle nation turque.

Mais pourquoi Erdogan cherche-t-il à tout prix à retransformer ce musée en mosquée? Politique intérieure et géopolitique mondiale se croisent dans ce nouvel épisode de Désalliances en bref.


Action de Génération Identitaire : “Le chant du muezzin ne résonnera pas en Europe !”

Norvège : un groupe islamiste subventionné pour convertir une église centenaire en mosquée

13/12/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le chef du Parti populaire chrétien centriste en Norvège, Kjell Ingolf Ropstad, a approuvé une subvention d’environ 100 000 euros dédiée à la conversion d’une église vieille de plus de 100 ans en mosquée, par une communauté islamiste radicale.

Selon le journal norvégien l’Aftenposten, le Centre culturel islamique, bénéficiaire de cet argent, possède déjà plusieurs écoles dans ses mosquées, notamment dans celles d’Oslo et de Drammen.

Ce n’est pas la première fois que Ropstad accorde de telles sommes au groupe islamique. En effet, par le passé, le Centre culturel islamiste avait reçu presque 70 000 euros pour transformer une ancienne église de baptiste en mosquée à Stavanger et 20 000 euros pour transformer une maison de prière à Skien en mosquée.


Journaliste passé à tabac par les fidèles d’une mosquée : cet insupportable « silence assourdissant » des médias

Voilà encore une affaire qui en dit long sur l’inconcevable et inadmissible silence – voire complaisance – observé par la quasi-totalité des médias (surtout audiovisuels) devant la conquête de notre sol opérée depuis des années par l’islamisme et ses suppôts.
Pourtant, la victime étant cette fois-ci un journaliste de la très politiquement correcte France 3, certains auraient pu croire que cette agression allait immédiatement entraîner une levée de boucliers de la profession, comme celle-ci a si bien su le faire lors des manifestations de Gilets jaunes. Mais c’était compter sans leur inénarrable veulerie dès lors qu’il s’agit de dénoncer les agissements délictueux et/ou criminels de ce tabou suprême qu’est devenu l’islam en France.

Imam et trafiquant d’êtres humains

Révélatrice, cette agression l’est aussi de la conquête rampante de la France par l’islam, de ces morceaux de plus en plus nombreux de notre pays qui échappent à l’autorité de l’Etat au profit de celle des imams et de la charia. C’est en effet en voulant prendre quelques images lundi après-midi devant la mosquée As-salam de Petit-Couronne, non loin de Rouen, pour illustrer son reportage sur le procès de l’imam « local », Mohamed Baraeikechighaleshi, que ce journaliste a été violemment agressé. Un imam « local » dont les médias nationaux ont, là encore, assez peu parlé, mais dont le parcours et les agissements sont pourtant édifiants : Iranien de 39 ans, installé en France depuis 2016 avec le statut de « réfugié politique », cet individu, devenu imam sur notre sol, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer à trois ans de prison, dont un an avec sursis, pour avoir facilité des mois durant des traversées de clandestins vers la Grande-Bretagne, notamment en achetant et en livrant des bateaux pneumatiques sur lesquels embarquaient des groupes de migrants. Condamné avec lui à 18 mois de prison, dont neuf avec sursis, mais non incarcéré : Mouhamed W., un Sénégalais de 29 ans, fidèle parmi les fidèles de la mosquée de Petit-Couronne, qui servait, lui, d’intermédiaire entre l’imam et les passeurs… Bref, un scandale qui justifiait amplement ce reportage, surtout dans un pays si attaché à la sacro-sainte liberté de la presse.

Molesté et séquestré par les fidèles musulmans

Mais pas pour les habitués de la mosquée de Petit-Couronne qui, bien décidés à chasser de « leur » territoire les infidèles un peu trop curieux, ont d’abord bousculé et mis au sol le journaliste, ont dégradé puis dérobé sa caméra, puis ont fini par l’emmener manu militarià l’intérieur de la mosquée, où ils l’ont séquestré jusqu’à ce que la police réussisse à les convaincre de le relâcher. Blessé et choqué, le journaliste, qui s’est vu prescrire une incapacité totale de travail de cinq jours, a immédiatement déposé plainte pour coups et blessures, vol et dégradation. Tandis que Pascal Prache, procureur de la République à Rouen, a annoncé qu’une enquête avait été ouverte pour « vol avec violences commis en réunion » et que le principal auteur des faits, interpellé par les policiers, avait été placé en garde à vue. Quant à la direction régionale de France 3… Dénonçant vaguement « des entraves régulières à la pratique de notre profession », elle a déclaré envisager – mais envisager seulement – de « se constituer partie civile ». Courage, fuyons…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 6 juin 2019

Stéphane Ravier : « Le grand débat organisé dans une mosquée islamiste à Marseille : c’est la laïcité version Macron ! »

Lundi soir, à Marseille, c’est à la mosquée Islah qu’a eu lieu un grand débat en présence du député LREM Saïd Ahamada. Dans les colonne de Boulevard Voltaire, Stéphane Ravier dénonce une grave atteinte à la laïcité, les responsables de cette mosquée dispensant, selon lui, un discours de haine appelant au meurtre des mécréants.

Depuis le tweet de protestation de Stéphane Ravier, le site de la mosquée a été fermé, fait remarquer le sénateur des Bouches-du-Rhône.

Le grand débat national continue. À Marseille, il a notamment eu lieu dans une mosquée qualifiée d’islamiste. En quoi cela est-il choquant ?

Lorsque le grand débat se fait à Marseille, il se fait dans une mosquée… tout un symbole ! J’ajoute qu’il s’agit bien d’une mosquée islamiste. Elle publie, donc elle cautionne, les ouvrages du premier des islamistes du XXe siècle sur son site Internet. Il y est question de tuer les apostats, de djihad, etc. Nul ne pouvait ignorer les appels à la haine propagés sur ce site, y compris les pouvoirs publics.
Le député de La République en marche élu de cette circonscription, monsieur Saïd Ahamada, qui a des ambitions municipales pour 2020, y a pourtant participé.
C’est la laïcité version nouveau monde, version Macron.
C’est très inquiétant. Cette mosquée aurait dû être sous contrôle de l’État depuis bien longtemps. Cela fait plusieurs mois que j’ai alerté les pouvoirs publics, et notamment le préfet de région, sur les publications de cette mosquée sur son site Internet. Ce dernier m’avait répondu qu’il avait pris en compte mes remarques. Curieusement, depuis mon tweet d’hier, ce site Internet est fermé. Heureusement que j’ai en ma possession toutes les captures d’écran nécessaires pour prouver tout ce que j’ai annoncé il y a déjà plusieurs mois.

Est-ce que le choix de ce lieu exclut de fait une partie des citoyens ?

Tout le monde est, certes, libre d’aller en ce lieu, mais avouons que c’est assez symbolique et qu’il est possible de le voir comme un débat entre citoyens musulmans. Et pas seulement citoyens français, d’ailleurs. Cela ressemble quand même fort à une démarche discriminatoire. Qu’un élu de la République puisse participer à ce genre de démarches est inquiétant pour notre ville et notre pays. Cela en dit long sur les intentions d’Emmanuel Macron de vouloir réformer la laïcité pour qu’elle fasse une place à l’islam, alors que c’est à l’islam de se conformer à nos lois.

On ne vous a pas entendu vous choquer lorsque les réunions dans le cadre du grand débat avaient lieu dans des églises.

Je n’en avais pas entendu parler. Mais quand bien même, jusqu’à présent, à ma connaissance, il n’y a pas d’appel à la haine, au meurtre et au rejet sur les sites Internet des paroisses. Les églises sont, d’ailleurs, plutôt le lieu qu’occupent les clandestins, avec le soutien de la hiérarchie ecclésiale, comme c’est le cas à Marseille.
Je crois qu’on ne peut pas comparer l’un et l’autre.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire