Surmortalité liée à la Covid : la querelle des chiffres

COVID-19

31/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le sociologue Laurent Mucchielli rapporte, pour Médiapart, une analyse de la surmortalité liée à la Covid en France, pour l’année 2020. Effectuée par une équipe de chercheurs de l’INSERM et animée par Laurent Toubiana, elle tient compte du vieillissement continu de la population. Les conclusions de l’étude interrogent : aucune surmortalité chez les personnes de moins de soixante-cinq ans (soit 80 % de la population) et une surmortalité globale de 2,6 %, soit 16 000 morts supplémentaires. Un bilan à mettre en perspective avec les 400 000 morts annoncés par Emmanuel Macron pour justifier le deuxième confinement.

L’étude critique aussi la référence à l’année 2019 caractérisée par une sous-mortalité. Avec un recul sur cinq années, intégrant les épidémies grippales saisonnières, cet impact tombe à 1,12 %. L’étude juge aussi inutilisable le décompte officiel des décès, pour mesurer l’impact réel de l’épidémie, car les confusions dues à la comorbidité biaisent ces données. On comprend pourquoi les mesures prises en 2020 sont jugées par cette étude « disproportionnées ».

Et que dire des autres causes de mortalité ?

Bernard Kron, membre de l’Académie nationale de chirurgie et auteur de l’ouvrage « Blouses blanches, colère noire » paru récemment aux éditions Max Milo, dénonce au micro de Sud Radio la recrudescence des décès liés aux cancers : cancer de la prostate : +53 %, cancer du sein : +47 %, cancers digestifs :+46 % , auxquels il faut ajouter les décès liés à la maladie de Parkinson : +79 % et ceux liés au diabète : +86 %. Il nous apprend que les agences régionales de santé d’Ile-de-France ont demandé la déprogrammation de 40% des actes de chirurgie, ce qui a été refusé par de nombreux chefs de service.

Quant aux patients en réanimation, 50 % ne sont pas victimes de la Covid et pour les autres, la moitié seulement est sous intubation. Il suffirait, selon lui, d’ouvrir des lits dans des hôpitaux existants (comme l’Hôtel-Dieu destiné à devenir un grand centre commercial, ou encore le Val-de-Grâce), pour y accueillir des malades sous oxygénation, qui pourraient être surveillés par des étudiants en médecine en fin de cycle.

L’ONU, promoteur du Grand Remplacement

03/07/2015 – MONDE (NOVOpress)
l’ONU a sorti la dernière version de son rapport sur les « migrations de remplacement », ou comment pallier au déficit de naissance des pays développés par l’immigration de masse.

Dans les bureaux climatisés de l’ONU à New York, on aime bien les chiffres et statistiques. C’est tellement plus simple à manipuler que les hommes, avec leur culture, leur identité, leur histoire… à moins que ce ne soient précisément ces points qui posent problème et demandent à être « corrigés » par « l’immigration de remplacement » ?

À grands coups de statistiques démographiques et de projections économiques, la Division de la population des Nations Unies nous explique donc que la solution au déficit de naissance dans les pays développés consiste à ouvrir toujours plus grand les vannes de l’immigration. Si certains pouvaient taxer M. Camus de « complotisme » ou dénoncer ses « fantasmes », il leur sera difficile d’appliquer la même stratégie de stigmatisation et de déni à une instance aussi respectable que les Nations Unies, qui ne cache de plus pas son jeu : il s’agit bien d’un rapport sur les « migrations de remplacement » !

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L’éducation serait-elle un gage de longévité ?

L'éducation serait-elle un gage de longévité ?

10/07/2012 — 19h30
STOCKHOLM (NOVOpress) — Le principe hugolien qui voulait qu’il suffise de construire une école pour fermer une prison a vécu ; mais il fonctionnerait avec les hôpitaux si l’on en croit Anton Carl Jonas Lager et Jenny Torssander de l’institut national suédois pour la santé publique. L’on avait jusqu’alors pressenti qu’il devait y avoir un lien entre morbidité, taux de mortalité et éducation et milieu social, sans toutefois pouvoir réaliser une étude approfondie sur le sujet : il aurait fallu observer les populations concernés sur des périodes excessivement longues. Comment alors pouvoir étudier des groupes suffisamment représentatifs ?

La Suède a procédé à une réforme scolaire à la fin des années 40, faisant passer la scolarité obligatoire de 8 à 9 ans, en vue d’augmenter significativement le nombre d’étudiants se lançant dans les études après le bac. Le passage d’un système à l’autre ne s’est pas fait brutalement mais progressivement, sur une période de 19 ans. Chaque année, la réforme a été introduite dans un nouvel ensemble de villes et d’agglomérations, tiré au hasard sur tout le pays. Les chercheurs ont donc ainsi disposé de deux groupes d’étude dont la seule différence a été de faire 8 ou 9 ans de scolarité, et les survivants des 1.247.000 enfants concernés par cette réforme ont actuellement de 47 à 69 ans. Une banque de données formidable, d’autant qu’en Suède on ne répugne pas à recouper les informations du Ministère de l’Education avec celles du ministère de la Santé, qui centralise aussi les causes de décès.

Dans un premier temps les chercheurs ont comparé les taux de mortalité des deux groupes totalisant 92 000 décédés. Puis, en prenant comme référence les personnes qui avaient dépassé les 40 ans, il devint évident que le taux de mortalité chez les élèves ayant bénéficié de 9 ans d’école était significativement inférieur à celui de ceux qui y avaient été moins longtemps. Les causes de mortalité soulignaient encore plus la différence entre les deux groupes : moins de cancers – tout particulièrement du poumon –, moins d’infarctus du myocarde dans le groupe ayant bénéficié d’une scolarité plus longue. Le simple risque de mourir semblait inversement proportionnel au nombre d’années d’études.

Ceci dit, il serait sans doute imprudent d’abandonner prématurément le principe des campagnes de dépistage systématique : il ne s’agit là, après tout, que des résultats d’une étude. Pour le moment, l’espérance de vie reste donc ce qu’elle est : une moyenne et non un droit, pas même dans un quelconque programme électoral socialiste…

Crédit photo : peinture d’Albert Anker/Wikipédia sous licence CC.