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Débat Jacques Sapir et Étienne Chouard – Gilets jaunes : soumettre la monnaie au contrôle citoyen ?

14/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Bien qu’elle soit l’un des enjeux les plus politiques de l’économie, la monnaie, trop souvent vue comme un sujet technique, souffre d’un certain désintérêt dans le débat public.

Comment fonctionnent les banques centrales, qu’est-ce que la création monétaire, et peut-elle être mise au service de l’intérêt général ?

Une émission avec Jacques Sapir et Étienne Chouard, figure du militantisme pour la démocratie participative, qui publie Notre cause commune (éd. Max Milo, 2019).


L’arme de destruction massive : la crypto monnaie

28/11/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’adoption par le parlement des Îles Marshall, du principe d’une crypto monnaie mise en œuvre par une société israélienne présage de mauvais augures pour ce petit pays inerme dépendant de la protection assurée par les Etats-Unis, rapporte Le Réseau Voltaire.

Le FMI a brandit la menace de la non convertibilité en dollar de la nouvelle crypto monnaie qui s’intitule Sovereign.

Pour rentrer dans le rang, le Parlement se prononcera sur la mise en application de la crypto monnaie et risque de censurer le gouvernement d’Hilda Heine.

Actuellement seul le Venezuela dispose d’une crypto monnaie dont la valeur est fixée sur les réserves naturelles du pays, ce qui a permis de mettre fin à la dépréciation du Nouveau Bolivar.

Le Royaume-Uni, le Canada, Singapour, la Turquie et l’Iran étudient la possibilité de créer leur propre crypto monnaie.

Une souveraineté réelle pour s’émanciper de la mainmise du dollar sur le commerce et les échanges internationaux passe par une indépendance monétaire quelle qu’en soit la forme.

Jean Messiha : « Aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire »

Jean Messiha, diplômé de l’IEP de Paris, ancien élève de l’ENA (promotion Romain Gary), docteur en économie, est l’un des quatre délégués nationaux chargé des études et argumentaires du Rassemblement national (il avait adhéré au Front national en 2016). Il est membre du bureau politique du RN, mais surtout il est le conseiller de Marine Le Pen pour les questions économiques.
Cette thématique est spécialement importante car, lors du fameux débat Le Pen-Macron du 3 mai 2017, les sujets économiques, et singulièrement la question de l’euro, et les réponses de la présidente du Front national, ont inquiété certains électeurs qui auraient pu voter pour le FN. Par ailleurs, Jean Messiha est haut fonctionnaire dans un ministère stratégique. Ses fonctions au sein du Rassemblement national sont purement militantes, et bénévoles.

— Notre entretien est centré sur la question européenne et plus globalement sur les questions économiques. Mais ma première question sera personnelle : d’où vous vient cette passion politique qui vous anime ?

— Je suis d’origine égyptienne (copte) et je n’ai découvert la France qu’à l’âge de huit ans. Ma langue maternelle n’était pas le français. Mon père était diplomate. Et, de ce fait, les affaires de l’Etat m’ont toujours passionné. J’ai été élevé dans l’amour de la France, dans le culte de ses grands hommes, de son histoire, de sa littérature, de ses artistes. J’ai découvert plus tard le fossé qui séparait ma vision de la France, l’image que je m’en faisais, de la réalité, et surtout du ressenti des Français eux-mêmes sur leur propre pays. Mon engagement vient en quelque sorte d’une volonté de combler ce fossé, de recoller l’image à la réalité, un peu comme une rivière qui sort de son lit et qu’on veut aider à revenir à son cours naturel. Remettre la France dans son sillon historique : voilà la quintessence de mon engagement.

— Dans l’une de vos analyses récentes concernant la monnaie unique, vous maintenez qu’il faut « sortir du piège de l’euro ». Qu’entendez-vous par là ?

— Comme le disait de Gaulle, « il n’est de politique que de circonstance ». Les circonstances ont évolué. En 2017, si Marine Le Pen avait été élue, nous nous serions retrouvés seuls en Europe sur cette position de retour à la souveraineté nationale. L’Europe des nations, on ne peut la faire seuls, contre l’avis des autres pays européens. Et la seule solution, en 2017, était une sortie de l’euro. Nous n’avions pas le choix, si nous voulions être fidèles à nos convictions. Mais il aurait en toute hypothèse été utopique d’imaginer qu’on puisse en sortir du jour au lendemain.

En dix-huit mois, les choses ont considérablement évolué : l’Autriche, l’Italie, le groupe de Visegrad, la montée en puissance de l’AFD en Allemagne, des Démocrates de Suède, et un peu partout des partis souverainistes et patriotes, nous poussent à penser qu’il y a désormais la possibilité d’une approche pragmatique, qu’une période de transition est possible. L’Europe qui sortira des urnes en mai 2019 sera, dans tous les cas, beaucoup plus ouverte aux thématiques souverainistes et identitaires. La voix des patriotes d’Europe sera plus forte. En fait, un nouveau paradigme est en gestation, orienté sur de nouvelles idées-forces : la patrie, l’identité, la volonté politique. Ce paradigme est mondial et fait basculer les pays les uns après les autres (Brexit, Etats-Unis, Inde, Brésil, Italie…).

Du même coup, la sortie de l’euro n’apparaît plus comme une impérieuse nécessité mais plutôt comme une hypothèse de travail, pour un avenir plus lointain. Il n’empêche qu’aucun patriote ne peut renoncer à sa souveraineté monétaire. La question n’est donc pas de savoir si nous devons renoncer à jamais à cette souveraineté monétaire, mais de savoir comment la récupérer, et quand. L’euro était un piège, mais il est désormais possible de penser qu’on pourra en sortir en douceur. A partir du moment où les peuples européens se réapproprient leurs identités – et c’est ce que montreront les élections de mai –, à partir du moment où l’Europe rejoint nos positions, cesse de penser contre nous, ce qui était urgent hier l’est moins aujourd’hui et, en tout état de cause, il est possible d’arriver à ses fins nationales sans nécessairement utiliser les mêmes moyens.

Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut bâtir une coopération monétaire nouvelle en six mois. Un éventuel retour vers les monnaies nationales est un long chemin, d’autant qu’il nécessite un consensus. Il s’est écoulé près de dix ans entre l’entrée en vigueur du traité de Maastricht et la mise en place de l’euro. Il serait utopique – et dangereux – de détricoter ce dispositif dans des délais très courts, qui ne tiendraient compte ni de la complexité monétaire ni des phénomènes propres aux marchés financiers (spéculation, etc.).

Les rapports de force, en mai prochain, ne rendront plus nécessaire la sortie de l’euro, en tout cas dans l’immédiat. On mesure déjà l’effet du changement de paradigme quand on voit l’Italie, la Pologne ou la Hongrie résister sereinement aux ukases de Bruxelles. Les chars européens vont-ils envahir ces pays pour les mettre au pas ? Non, bien entendu. Il devient plus facile de rester dans cette Europe-là tout en se réappropriant sa souveraineté. Les importants effets pervers que nous subissons de l’Union européenne doivent plus à l’impuissance et à l’abandon de nos dirigeants qu’à la toute-puissance de Bruxelles. Restaurons d’abord le volontarisme politique et remettons nos intérêts nationaux au centre de notre stratégie européenne, et voyons ce que cela donne. Gageons que cela donnera déjà beaucoup.

— S’il y a impossibilité à court terme de retrouver notre souveraineté monétaire et si, en outre, il devient possible de résister avec succès à Bruxelles, il suffit donc laisser les choses en l’état ?

— Non, face à la déliquescence tous azimuts de notre pays, sinon voulue du moins subie par nos élites dirigeantes, nous ne pouvons pas rester l’arme au pied. La France subit en effet un déclassement sans précédent, international, économique, commercial et industriel. Et malgré toutes les incantations que l’on entend depuis des décennies sur le pouvoir de l’UE à nous protéger et à démultiplier notre puissance, on voit bien que rien de tout cela n’a ne serait-ce qu’un début de concrétisation. L’Europe ne se défend pas ou se défend mal, en économie mondialisée. A cet égard, la « guerre économique » que dénoncent régulièrement nos dirigeants dans le sillage des récentes mesures protectionnistes américaines, n’est rien d’autre que la volonté d’un pays – les Etats-Unis en l’occurrence – de refuser d’être le dindon de la farce du commerce mondial en restant ouvert à tous les vents. Le monde s’est en effet habitué à ce que les pays occidentaux se déclarent « pays ouvert » sans frontières et sans résistances, pendant que la terre entière protège ses frontières et fait valoir les intérêts nationaux. Désormais, de plus en plus en plus de pays occidentaux disent non à la poursuite du suicide commercial et industriel. L’UE reste quant à elle corsetée par des schémas surannés et des poncifs idéologiques éculés, s’entêtant à défendre un modèle dont la page se tourne désormais partout… Nous affirmons le droit de la France à se protéger, à protéger son industrie, son marché national, comme font les autres pays.

Notre souveraineté retrouvée doit s’accompagner d’un redressement de notre compétitivité. Cela nécessite que l’on baisse massivement les charges sociales, puisque nous ne pouvons pratiquer de dévaluation. Ce fut la recette miracle de l’Allemagne de Schroeder. Aujourd’hui, tous secteurs confondus, nos coûts de production sont parmi les plus élevés d’Europe, nous sommes même plus chers que nos voisins allemands, alors que le pouvoir d’achat des Français est inférieur à celui des Allemands. C’est bien pourquoi nous sommes incapables de sauver notre industrie. Nos employés ne sont pas trop payés, mais les charges sont trop lourdes et écrasent notre économie. Mais, contrairement à ce que propose la droite LR, nous n’entendons pas compenser cette baisse par une hausse de la TVA ou d’autres types de taxes. Le bonneteau fiscal auquel se livrent tous les gouvernements successifs n’est pas notre stratégie. Nous allons baisser les charges en les compensant par des ponctions sur ceux qui profitent de la France : des mesures fiscales et tarifaires sur les importations de produits en provenance de pays nous infligeant des déficits abyssaux (à l’instar de la Chine), une réduction substantielle de notre contribution annuelle à l’Union européenne, la baisse drastique des dépenses liées à l’immigration, la lutte contre la fraude fiscale ou encore la mise à plat des niches fiscales (qui coûte plus de 100 milliards d’euros chaque année au budget national). Certaines de ces mesures nécessiteront probablement un bras de fer avec Bruxelles, mais ce bras de fer est désormais possible, comme nous le démontrent nos amis italiens notamment, d’autant que, sans la France, l’Union européenne et l’euro n’existeraient plus ; il est donc peu probable que nous n’obtenions pas gain de cause.

Propos recueillis par Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 novembre 2018

De la crise migratoire au Brexit : l’Union européenne en voie d’atomisation

Source : Boulevard Voltaire
Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. L’Euro s’effondre progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahie, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

L’Allemagne porte la responsabilité du démantèlement prévisible de l’Union européenne. En cause, sa politique égoïste et irresponsable dans tous les domaines : immigration, économie, défense et énergie. Quant à la France, elle est coupable de faiblesse. Soumis, les dirigeants français n’ont eu de cesse de faire des cadeaux à Berlin. Tout s’est accéléré sous la présidence de François Mitterrand, lequel, européiste acharné, craignait que l’Allemagne réunifiée ne se tourne irrémédiablement vers l’Est.
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Jacques Sapir alerte à nouveau sur les conséquences de l’euro pour la France

22/02/2016 – ÉCONOMIE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Selon l’économiste Jacques Sapir, il est plus que temps de tirer le bilan de l’impact de l’euro sur l’économie française. En effet, approuvée à une très courte majorité lors du référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, entrée en service en 1999 pour les transactions bancaires puis en 2002 de manière concrète pour la population des pays de la zone euro, cette monnaie est censée avoir amélioré la situation globale de la France, selon le discours officiel.

Sur qui se base le discours officiel ?

Selon des économistes comme Mundell, McKinnon ou encore Kennen, plus l’économie d’un pays est ouverte sur l’extérieur, moins le taux de change est important ; et si l’économie d’un pays est diversifiée, cela réduit l’impact de ce que l’on appelle des « chocs exogènes » permettant à ce pays d’être lié à d’autres par des taux de change fixes. En conséquence de quoi, un pays aurait tout intérêt à se lier à d’autres, tant que le capital et le travail sont parfaitement flexibles, et que son économie est diversifiée.
Ces travaux sont basés, selon Jacques Sapir, sur des visions fausses des processus économiques. Ils ne prendraient pas en compte le phénomène de persistance du commerce international, et négligeraient l’influence de facteurs endogènes sur le développement du commerce qui redonnent toute leur importance aux dévaluations pour redonner de la compétitivité aux pays.

Quelles seraient alors les conséquences réelles de l’euro ?

Toujours selon Jacques Sapir, l’euro a favorisé l’Allemagne, qui, sans lui, aurait eu à affronter une forte hausse de son taux de change. Cela s’est fait au détriment de pays comme la France ou l’Italie, qui, par exemple, ont vu leur industrie s’effondrer en raison d’un trop important déficit commercial corrélé à une trop grande différence de compétitivité-coût.
De surcroît, le coût économique de l’euro s’accompagne d’un coût social propre à désagréger la société française.
En effet, l’euro pousse l’économie réelle à réduire ses coûts et les états à mettre en œuvre une politique d’austérité, entraînant l’augmentation incontrôlée du chômage de masse, et la captation de la richesse par un petit nombre au détriment de la majorité.

Marine Le Pen à Milan, star de la droite patriote européenne

30/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Star du groupe parlementaire européen « Europe, Nations et Liberté » qui s’est réuni hier à Milan, Marine Le Pen a tiré à boulets rouges sur l’Europe de Bruxelles.

La droite patriote s’est retrouvée hier à Milan à l’invitation de Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord. Du PVV du Hollandais Geert Wilders au FPÖ Autrichien, en passant par le Vlaams Belang et des partis europhobes polonais et roumains et bien sûr le Front National, le groupe « Europe, Nations et Liberté » tenait sa première convention.

Acclamée telle une star, Marine Le Pen a pu allègrement qualifier le Traité de Schengen « d’infamie » et prédire la fin de l’Europe de Bruxelles.

Manuel Valls en France, Jean-Claude Juncker à Bruxelles, Christine Lagarde à Washington, tous s’affolent de la dislocation en cours de l’Union Européenne. Il est vrai que de toutes parts l’édifice européiste tel qu’ils l’ont eux-mêmes si maladroitement dessiné s’effondre. Mais je veux le faire savoir aux citoyens des nations d’Europe : ils n’ont rien à regretter de la fin de ce monde antique. Au contraire, ils ont tout à espérer du retour des nations et de leurs libertés.

Plaidant pour une refonte de l’Europe, le retour des monnaies nationales à côté d’un euro « monnaie commune », Marine Le Pen a dessiné les contours d’un Eirope des nations, seule à même de lutter contre les dangers qui la menacent, dans le respect de la liberté et de l’identité des peuples qui la composent.

Car Bruxelles ne menace pas seulement la liberté, mais aussi l’existence même des peuples européens, menacée par « la subversion migratoire voulue par Bruxelles et Berlin », a expliqué en substance la présidente du Front National.

C’est l’ultime bras armé de la politique européiste et de son projet funeste : appauvrir et dissoudre les nations européennes, noyer à jamais les civilisations.

Elle a ajouté concernant les évènements de Cologne qu’ils avaient « révélés les menaces que l’immigration de masse faisait peser sur les droits des femmes et la pérennité de la civilisation occidentale ».
Mais s’est réjoui que « les peuples européens commencent enfin à se lever face à cette atteinte majeure à leur sécurité, à leur prospérité, et à leur identité ».

De son côté, Matteo Salvini s’est particulièrement emporté contre une Europe qui « s’écroule sous la faim, les clandestins et le chômage. » Tandis que Marcel de Graaff, du Parti de la liberté néerlandais, a parlé de « l’échec de l’Union européenne qui apporte des centaines de milliers de clandestins lesquels menacent femmes et enfants. »
Sur le diagnostic, ces partis sont tous d’accord dans les grandes lignes. Il leur reste à accéder aux responsabilités.



Enterrons l’Euro, déterrons l’ECU !

19/10/2015 – ÉCONOMIE (NOVOpress)
Oui, l’Europe a besoin d’une monnaie forte au niveau mondial, un instrument d’échange et de puissance capable de rivaliser avec le Dollar ou le Yuan. Non, celle-ci n’a pas besoin d’être « unique » comme l’euro. L’ECU est la solution à la fin de l’euro.

Interrogée en octobre 2014 par Nicolas Beytout du journal L’Opinion, [vidéo à partir de 4 min 4 s], Marine Le Pen, Présidente du Front National, avait cité l’ECU durant l’entretien, ce projet de monnaie de l’Europe unie imaginé avant l’Euro. Il faut se remémorer que l’ECU aurait dû être la monnaie de l’Europe, avant qu’il soit étrangement torpillé et remplacé par l’Euro, la France et l’Europe ayant peut-être subi à l’époque la pression de l’impérialisme américain sur ce dossier.

L’ECU avait la particularité d’être une monnaie « commune » et non pas une monnaie « unique » comme l’est l’Euro. La différence est qu’une monnaie commune est une monnaie qui existe en parallèle aux monnaies nationales. Une monnaie unique est une monnaie qui remplace toutes les monnaies nationales en circulation en Europe. Dans le cadre d’une Europe économiquement unie, supprimer les monnaies nationales se révèlent être une erreur, car chaque pays possède son propre potentiel et rythme économique, et surtout, comme l’explique l’économiste Jacques Sapir dans une émission de télévision,

les constructions nationales sont de vielles choses extrêmement puissantes qui ont dans certains cas plus de 1 000 ans d’existence pour l’Angleterre et pour la France, qui sont plus récentes dans d’autres cas, mais qui ont quand même constituées leur réalité dès le XVIe et le XVIIe siècle, et on ne peut pas passer un coup de rabot là-dessus, donc il vaut mieux en tenir compte.

Rétablir les monnaies nationales n’implique pas d’abandonner l’idée d’une monnaie européenne, car l’Europe a nécessairement besoin d’une grande devise pour être de taille face aux autres aires de civilisation du globe telles que les USA avec leur Dollar et la Chine avec son Yuan ; et peut-être, qui sait, bientôt une monnaie pour une civilisation islamique qui émerge de manière fulgurante au sud de l’Europe pendant qu’en France les « politiciens » s’empêtrent dans des querelles byzantines telles que celle qui porte sur le poids des cartables à l’école.

Avec l’Euro, l’erreur a été de vouloir appliquer le modèle Américain à l’Europe, de faire « les États unis d’Europe » comme l’avaient souhaité Laurence Parisot lorsqu’elle fût présidente du MEDEF et la socialiste Ségolène Royal.

C’est impossible à faire parce que nous ne sommes pas les États-Unis, les pays européens ont une histoire beaucoup trop longue, et aujourd’hui on le voit bien : regardez en Belgique, les Flamands ne veulent pas payer pour les Wallons, donc on ne peut pas espérer que demain les Allemands accepteraient de payer pour les Espagnols ou pour les Italiens ; il faut donc prendre acte de cette situation.

explique Jacques Sapir.
La solution serait donc d’avoir à la fois une monnaie nationale et une monnaie commune, en l’occurrence l’ECU, qui sera une monnaie civilisationnelle. La monnaie nationale servira pour la vie courante, la monnaie commune pour les affaires intraeuropéennes et le commerce mondial avec les autres civilisations. L’ECU servira également pour les zones frontalières, le secteur des transports, le tourisme et l’hôtellerie. Il faudra donc mettre en circulation dans toute la Communauté européenne des pièces rigoureusement identiques en taille, en poids et en métal ; de cette façon les nationaux d’un pays membre voyageant dans un autre pays membre ne verront pas leurs pièces refusées par les commerçants ou les appareils automatiques.

Hubert Grandboursier

Dictature des banques : sous prétexte de terrorisme, l’étau se resserre

29/08/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Sous prétexte de rendre la vie plus difficile aux terroristes et délinquants, les paiements en liquide de plus de 1000 euros seront interdits à compter de demain mardi 1e septembre. Opportunisme du Système qui profite de la peur ambiante pour faire avancer le projet d’une société sans cash, donc de contrôle absolu de vos moindres faits et gestes par les banques et le pouvoir.

Interdit de payer plus de 1 000 euros en espèces à partir de demain, contre 3000 euros euros jusqu’à présent. C’est la principale mesure prise par Michel Sapin pour lutter contre le financement du terrorisme. Pour les touristes étrangers, ce sera 10 000 euros au lieu de 15 000. En janvier prochain, seconde vague : vérification d’identité pour toutes opérations de change en liquide au-dessus de 1 000 euros, signalement des retraits ou dépôts sur votre compte en liquide au-delà de 10 000 euros sur un mois, restriction de l’anonymat sur les cartes bancaires prépayées. Bref, la guerre au cash est déclarée !

L’intention affichée est louable, bien sûr : gêner les terroristes qui, pour acheter leurs armes, n’ont parfois besoin que de quelques centaines d’Euros. Les spécialistes estiment que contrairement à ce qui se passait lorsqu’Al Qaeda était tout puissant, les djihadistes français s’autofinancent aujourd’hui à travers des micros financement qu’il est donc nécessaire de pouvoir repérer.

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La menace terroriste, formidable opportunité pour augmenter le contrôle social, ici via le contrôle du cash.

Mohammed Merah ? C’était surtout des « go-fast » – le transport de drogue entre l’Espagne et la France. Les frères Kouachi ? Des petits trafics de contrefaçons. Leur complice Amedy Coulibaly ? Un crédit à la consommation de 6.000 euros chez Cofidis. Pour Éric Vernier, professeur de finance et spécialiste du blanchiment au micro de France Info,

on a le crédit à la consommation, on a le crédit revolving qui peut très bien servir à ce type d’opérations. Vous pouvez aller dans toutes les banques ouvrir assez facilement des lignes de 2.000-3.000 euros assez facilement. Vous multipliez par cinq ou six établissements et très vite vous avez 15.000 ou 20.000 euros. Et donc financer par exemple un départ vers la Syrie ou des achats d’armes en liquide dans certains quartiers de Marseille ou de Paris

Il y a aussi les fraudes à la carte bancaire ou aux assurances. Le crowdfunding même ! Ces plates-formes participatives sur Internet permettent de collecter des fonds pour un projet personnel. Bref, s’il s’agit de lutter contre le terrorisme, Sapin est à côté de la plaque. Toujours sur France Info, Jean-Charles Birsard, du Centre d’Analyse du terrorisme, confirme :

les mesures annoncées portent très peu sur les moyens utilisés par les terroristes. Par exemple, envoyer de l’argent à travers des téléphones portables, à travers des cartes bancaires prépayées anonymes. On n’a pas aujourd’hui la capacité de modéliser ce financement.

Bien sûr, ces mesures répondent à un objectif de communication : le pouvoir met en scène sa « réponse » au terrorisme, en fait son absence totale de gouvernement, comme avec Valls qui met en place le numéro d’urgence 3117… qui existe depuis 2014 et Sapin, donc, qui annonce cette mesure anti-cash comme une réponse à l’attentat du Thalys. De fait, la loi date de mars 2015 (elle était déjà présentée comme une réponse à l’attentat de Charlie Hebdo) et ses décrets d’application ont été publiés le 27 juin.

Mais surtout, on ne peut s’empêcher de se dire que l’occasion était trop belle : les ennemis du cash ont essayé d’adopter une loi en 2012 visant à limiter l’utilisation des paiements en liquide, passant d’un montant maximum de 3 000 euros à 1 000 euros. La loi fut refusée. Les attentats contre Charlie Hebdo et un supermarché juif en janvier 2015 ont permis de faire passer cette mesure, au motif que les attaques avaient été partiellement financées en utilisant de l’argent liquide.
Pour autant, les crédits à la consommation, utilisés aussi pour financier le terroriste Amedy Coulibaly, n’ont pas été limités…
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Le camp de concentration bancaire

Source : Réseau International
Le remplacement progressif de l’argent liquide par la monnaie scripturale aboutira, à terme, à une gestion centralisée des permissions ou des interdictions de posséder, d’agir, de se déplacer… bref, de vivre tout simplement. Valentin Katasonov nous décrit ici la manière dont nous dirigeons pas à pas et inexorablement vers la réalisation d’une prophétie d’il y a 2000 ans, « Révélation de Jean (l’Apocalypse) ».

La mort de l’argent

Depuis longtemps on tente de nous prouver que le système monétaire basé sur les signes de trésorerie (billets de banque et des petites pièces de monnaie) est un anachronisme, un signe d’arriération. Que l’argent généralement représente un « terrain fertile » pour toutes sortes de crimes et transgressions. Que toute l’économie «grise» se tient sur l’argent liquide et par conséquence, le budget d’état ne reçoit pas les taxes. C’est grâce à l’argent liquide que la corruption se fait. L’argent liquide est une source de financement du terrorisme et de toutes sortes de groupes criminels. On peut continuer plus loin la liste de ce qu’on peut faire d’illégal et criminel avec argent liquide. Il se révèle aussi que les citoyens respectueux de la loi, possédant l’argent liquide, courent de gros risques: ils peuvent être volés et même tués. Ils sont des victimes potentielles de personnes sans scrupules qui peuvent leur imposer de faux billets de banque. Enfin, on cite un gros inconvénient pour l’état. Selon certaines estimations, le traitement et le stockage de l’argent liquide dans notre pays coûte l’équivalent de 1% du PIB.

En revanche, dans tous les sens sont vantées les vertus des moyens non monétaires: la facilité d’utilisation (cartes plastiques) de titre de paiement pour les courses, pour le paiement des transports, logement et autres services, pour les virements. En outre, il y a la protection contre le vol et la contrefaçon. Sans parler de l’amélioration de la vie de la société en général. L’économie «grise» disparaîtra, les drogues disparaîtront, la corruption mourra, les terroristes disparaîtront, le budget débordera de recettes d’impôts, etc.

À première vue, il semble n’y avoir rien à discuter. Il faut, dès que possible supprimer l’argent liquide, et rattraper le retard. Certaines personnes semblent avoir une attitude dégoûtée envers les billets. Certains notent des taches sales sur le papier, que les utilisateurs précédents ont laissé. D’après le dicton, l’argent n’a pas d’odeur, mais on nous assure que l’argent liquide a une mauvaise odeur. Tandis que la monnaie scripturale, elle est propre et ne sent pas! Dans le sens propre et figuré. Mais là, je ne suis pas d’accord. Si nous convenons que l’argent sent, alors la scripturale d’aujourd’hui pue, de manière si forte et si pénétrante qu’aucun masque ne puisse aider. Malheureusement, la période suffisamment longue d’une «économie de marché» (c’est à dire, le capitalisme), a fait que notre sens de l’odorat s’est si émoussé que nous ne sentons pas l’odeur des diverses ordures, y compris ce qu’on appelle le « banking trash ».

Pourquoi j’ai une attitude aussi inconciliable (intolérante) face à l’argent non-liquide? Pour la simple raison que c’est un moyen de paiement et d’échange illégal. Autrement dit, du faux argent. Et qui est engagé dans la production d’argent non-liquide (également appelé l’argent de dépôt)? Ce sont les banques commerciales, dont nous avons aujourd’hui plus de 800. En Amérique (USA) elles sont près de 7 000. Quelles lois définissent le statut et le règlement de l’argent non-liquide? Aucune. Sa production et sa circulation sont, comme disent les avocats, «hors du cadre légal». Dans notre pays, dans certains cercles [criminels ou de l’ombre], on appelle une telle activité « la vie par compréhension mutuelle ».
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Drachmes : billets grecs

La BCE évoque une monnaie Grecque parallèle

Source : Reuters – Une dépêche de Reuters mentionnait, le weekend dernier, une « proposition » de Bruxelles, pour aider la Grèce, en cas de non accord avec l’Eurogroupe et donc d’impossibilité pour le gouvernement grec de payer ses salaires, ses retraites, etc… à mettre en place de façon provisoire une double monnaie appelé en Anglais IOU, « I Owe You », soit « Je Vous Dois ». Plus simplement des reconnaissances de dette papier.

Le gouvernement pourrait ainsi émettre des reconnaissances de dette pour payer les salariés du secteur public et les retraités et libérer du « vrai » cash pour rembourser la dette. Mais cela pourrait aussi provoquer un chaos économique si la population craint que les reconnaissances de dette ne soient jamais payées, avec un risque de paralysie du secteur public qui pourrait tout simplement se mettre en grève générale. Même si le peuple grec accepte ces reconnaissances de dette, ce système ne pourrait pas fonctionner longtemps. Ces reconnaissances de dettes pourraient ainsi servir à payer l’impôt. Et comme ces IOU n’ont aucune valeur sur le plan international nous aurions un nouveau défaut de paiement. De fait les IOU deviendrait une monnaie grecque parallèle dont la valeur serait largement inférieure à celle d’un euro normal. Cela équivaudrait à une sortie de la zone euro.

Mais comme il est bien entendu impossible d’abandonner l’euro, on présentera cette solution comme provisoire – un provisoire qui conduira inéluctablement, à plus ou moins brève échéance, à la sortie de l’euro. Car les élites ultra-libérales qui nous gouvernent ne peuvent admettre à aucun prix qu’ils ont bâti il y 25 ans un système extrêmement rentable pour une minorité d’entre eux mais qui a tant couté au peuple en destruction de richesses, d’emplois, en vies perdues et que ce système n’est plus tenable. La Grèce est bien un parfait symbole de cette chimère qui a enrichi les riches et appauvri les pauvres, balayé toute forme de services public dans la santé et les transports et en tentant jusqu’au bout de détruire toute contestation populaire, par la menace ou en envoyant des élus du peuple en prison sous des prétextes fallacieux. La nouveauté est que Bruxelles cherche des solutions techniques pour que le passage soit le moins chaotique possible, en présentant cela bien entendu comme une aide purement humaniste, mais sans pour autant annuler la dette. Le défaut viendra forcément, par une dévaluation/inflation qui en réduira le montant nominal au fil des ans.

Première étape de ce scénario, l’établissement en Grèce d’un contrôle de sortie des capitaux, qui mettra déjà en cause le principe fondamental de libre circulation des biens et des capitaux dans l’UE. Cela pourrait être évoqué cette semaine si la Grèce ne capitule pas face aux exigences de l’Allemagne, la BCE et la Commission. En tout état de cause, ce n’est qu’une question de temps avant que la drachme soit officiellement de retour.

Une question qui semble n’intéresser pour le moment que les spécialistes, mais dont l’impact sur l’UE et donc sur la France pourrait être considérable.

Crédits photo : montage NOVOpress


Facebook veut se lancer dans le transfert de monnaie électronique

Facebook veut se lancer dans le transfert de monnaie électronique

Le siège social de Facebook. Crédit photo : Coolcaesar via Wikipédia (cc).

17/04/2014 – PALO ALTO (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Profitant de sa très large diffusion, le réseau social Facebook entend accroître les interactions entre individus. Jusque-là limitées à l’échange de messages instantanés, et au partage de contenus audiovisuels ainsi que de textes, Facebook entend se lancer dans le transfert de monnaie électronique.

L’entreprise américaine espère ainsi augmenter son emprise et se rendre un peu plus indispensable à ses millions d’utilisateurs. Facebook tirerait des revenus en prélevant un pourcentage sur chacun des transferts effectués grâce à ses services. La monnaie électronique est un système qui s’est grandement développé. Toutefois, certains analystes pointent un marché déjà très saturé et incertain.

“La guerre des monnaies”, demain soir 28 février sur Méridien Zéro

Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.27/02/2014 – PARIS (NOVOpress) – Vendredi 28 février, dans son émission qui sera diffusée de 21 heures à 23 heures, la webradio Méridien Zéro reçoit François Sainz gérant des éditions “Le retour aux sources” accompagné de l’équipe du livre “La guerre des monnaies – La Chine & le nouvel ordre mondial” :

– Jean-François Goulon : Auteur (“Le conflit israélo-palestinien – des origines cananéennes de la Palestine à sa demande d’adhésion à l’ONU”), traducteur de nombreux essais chez “Le Retour Aux Sources” (dont “Les secrets de la réserve fédérale” de Eustace Mullins), Directeur de la Rédaction du site Questions Critiques (Site spécialisé en géopolitique)
– Lucien Cerise : conférencier sur les problématiques d’ingénierie sociale, auteur de “Oliganarchy” & “gouverner par le chaos”
– Antony Bonamy : collaborateur des éditions “Le retour aux sources”, Spécialiste de la Chine et agent de l’auteur Hongbing Song.

A la barre Jean-Louis Roumégace. A la technique, Lord Tesla.

Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.

Comprendre la dette publique [vidéo]

Comprendre la dette publique [vidéo]

10/10/2011 – 14h30
PARIS (NOVOpress) – Utilisez cette vidéo comme outil pédagogique pour comprendre comment les dettes publiques et privées sont devenues l’un des problèmes économiques majeurs. Et pour comprendre pourquoi la crise des dettes souveraines risque de devenir une crise systémique aux répercussions tragiques