Tag Archives: mondialisme

[Lecture] « France : les véritables enjeux – Sortir du système et renouer avec la puissance » de Thierry Gobet

[Lecture] « France : les véritables enjeux – Sortir du système et renouer avec la puissance » de Thierry Gobet

23/07/2013 – 14h40
PARIS
(NOVOpress Breizh) – « France : les véritables enjeux – Sortir du système et renouer avec la puissance- » (Editions Jean Picollec), est le dernier livre très ambitieux de Thierry Gobet. Après avoir défini ce qui caractérise la « puissance » dans sa première partie, il établit un bilan de la situation de notre pays. Dans la deuxième, il met en perspective la France dans son environnement international. A partir de ces constats, il rappelle quels sont les grands choix de société dans la troisième avant de formuler ses propositions pour rendre à notre patrie sa position dans sa quatrième et dernière partie.

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[Tribune libre] Marché transatlantique ? Dormez braves gens... Par Franck Vinrech

[Tribune libre] Marché transatlantique ? Dormez braves gens… Par Franck Vinrech

14/07/2013 – 13h10
PARIS
(NOVOpress) – Le marché transatlantique que Pierre Hillard qualifie d’OTAN économique est un projet qui ne date pas d’hier, sauf pour les médias qui semblent le découvrir comme toujours quand les dés semblent jetés. Pour le simple citoyen, même chose, un matin il se lève et apprend par la radio que l’on a commencé les négociations pour la mise en place d’un marché transatlantique qui va faire voler en éclat ce qui reste de nos protections sociales. Pas de souci, la vie continue, le soleil brille et l’on nous ressort les perpétuels marronniers estivaux. Surtout n’oubliez pas la crème solaire pour protéger bébé mais pour les protections sociales c’est dormez brave gens…

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Sommet du G8 : déni de réalité et petits fours...

Sommet du G8 : déni de réalité et petits fours…

Ci-dessus au G8. Pour tromper sur les effets du mondialisme : un autocollant géant présente la fausse vitrine opulente d’un boucher.

16/06/2014 – 11h00
BELFAST (NOVOpress) – Fermanagh est un des six contés formant l’Irlande du Nord. Un comté rural, de lacs brumeux et de rivières, considéré par les irlandais comme une région où il fait bon habiter, le coût de la vie y est faible, l’environnement encore préservé.
C’est aussi là que le G8 a décidé de se réunir lundi et mardi prochain.

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Hervé Juvin à Locarn : « La déconstruction de l’Union européenne est en cours »

Hervé Juvin à Locarn : « La déconstruction de l’Union européenne est en cours »

02/05/2013 – 14H30
LOCARN (NOVOpress Breizh) –
A la fois centre de formation – une formation en cours concerne de futurs dirigeants de coopératives de production – et think tank spécifiquement breton de réflexion en matière de stratégie économique, l’Institut de Locarn – basé dans  les Côtes-d’Armor –  recevait, le 26 avril dernier, Hervé Juvin (phtoto). Auteur de plusieurs ouvrages (Produire le Monde, Gallimard, 2008 ; Le Renversement du monde – Politique de la crise, Gallimard, 2010) cet économiste et géopoliticien natif de Bretagne publiera en septembre prochain un nouvel essai intitulé « La grande séparation ».

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Jean-Yves le Drian n’achète pas « breton »

Jean-Yves le Drian n’achète pas « breton »

Photo ci-dessus : Le Drian préfère rouler en Suzuki qu’en Peugeot ou Citroën.

01/05/2013 – 18H00
RENNES (NOVOpress Breizh) –
Quand on prétend assurer le leadership de la Bretagne, il convient de faire attention : les actes doivent être en conformité avec les discours. Montrer le bon exemple s’impose également. Posséder des réflexes « bretons » relève aussi de la bonne gouvernance – même dans le cadre de la vie privée. Parmi ceux-ci, on peut placer le principe : « acheter breton ». C’est valable, par exemple lorsqu’on veut acheter une voiture…

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"Offensive générale du Système" - Ce vendredi soir sur Méridien Zéro

“Offensive générale du Système” – Ce vendredi soir sur Méridien Zéro

12/04/2013 – 10H00
PARIS (NOVOpress) –
Ce vendredi 12 avril, la webradio Méridien Zéro inaugure son nouveau créneau jour/heure/durée en vous proposant d’éclairer durant deux heures, de 21h à 23h, la grande offensive qui mène le Système et ce dans une relative indifférence médiatique et populaire. Seront évoqués en profondeur le futur marché transatlantique, l’accord national interprofessionnel (ANI) actuellement discuté au parlement, la dépression des retraites, l’affaiblissement des aides sociales …

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Magdi Cristiano Allam quitte l’Église catholique : « complaisante avec l’Islam, mondialiste, immigrationniste »

Magdi Cristiano Allam quitte l’Église catholique : “complaisante avec l’Islam, mondialiste, immigrationniste”

25/03/2013 – 17h30
ROME (NOVOPress) – S’il fallait un symbole fort de la page qui s’est tournée avec la renonciation de Benoît XVI et l’élection du pape François, ce serait celui-là. Magdi Cristiano Allam, le plus célèbre converti d’Italie, l’ancien musulman baptisé par Benoît XVI en personne, à Saint-Pierre de Rome, lors de la veillée pascale de 2008 (image ci-dessus et vidéo du baptême en fin d’article), quitte l’Église catholique.

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Une fois de plus, du granit chinois à Nantes

Une fois de plus, du granit chinois à Nantes

24/02/2013 – 18h45
NANTES
 (NOVOpress Breizh) – Jean-Marc Ayrault n’est plus maire de Nantes, mais les habitudes prises de son temps demeurent : chaque fois que la ville ou la communauté urbaine de Nantes font des travaux de voirie, ou presque, les granitiers chinois en ont leur part. Les travaux en cours en donnent un nouvel exemple.

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« 2013 L'apocalypse économique : L'hyper classe mondiale à l'assaut de l'économie et de la démocratie » de Jean Michel Groven

« 2013 L’apocalypse économique : L’hyper classe mondiale à l’assaut de l’économie et de la démocratie » de Jean Michel Groven

Jean Michel Groven est économiste et assistant parlementaire au Sénat. Son livre 2013, l’apocalypse économique mérite de retenir l’attention car il ouvre en réalité un espace de réflexion sur l’émergence des nouvelles élites mondiales et sur la mondialisation. Il s’exprime très clairement et très courageusement sur des sujets censurés comme la subversion démographique, le libre échange ou le Politiquement correct. Si l’auteur dit à haute voix dans les couloirs du Sénat ce qu’il écrit dans son livre il doit faire sensation. A.P.

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[Lu sur le net] "L’illusion du choc de compétitivité" par Jean-Yves Le Gallou

[Lu sur le net] “L’illusion du choc de compétitivité” par Jean-Yves Le Gallou

Maurice Allais, le seul Français prix Nobel d’économie, théoricien d’un protectionnisme intelligent.

08/10/2012 — 08h00
via Boulevard Voltaire « Choc de compétitivité » : c’est la nouvelle illusion à la mode.

Industriels et économistes (de l’offre) la réclament et le gouvernement la promet. Le débat sur le calendrier fait rage : pour aujourd’hui, pour demain ou pour les calendes grecques ? C’est pourtant une illusion de plus ! La question n’est pas de répartir autrement les charges sociales et les impôts, c’est de les diminuer. Or pour baisser les impôts, il faut réduire les dépenses. Mais pour diminuer les dépenses publiques, il faut s’attaquer aux causes structurelles de leur croissance : le libre-échange intégral et la poursuite de l’immigration.

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Les Verts restent d'indécrottables mondialistes

Les Verts restent d’indécrottables mondialistes

02/08/2012 — 21h00
PARIS (NOVOpress) — Que les salariés soient conscients d’un fait important, les Verts ne sont guère motivés pour les défendre. C’est le bilan que l’on peut dresser des propos tenus ce matin sur les ondes de RMC par Jean-Michel Placé (photo ci-dessus), président du groupe Europe Ecologie-les Verts (EELV) au Sénat.

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Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

Entre plage et métissage, Eva Joly symbole de la bien-pensance mondialiste

17/04/2012 – 13h00
BATZ SUR MER (NOVOpress Breizh) –
Eva Joly était en Loire-Atlantique dimanche dernier. Après Batz-sur-Mer, une commune de la presqu’île guérandaise gravement touchée en 1999 par la marée noire de l’Erika, la candidate d’Europe Écologie Les Verts est allée apporter son soutien à Nantes à deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre leur expropriation liée au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Mais celle qui a intégré dans son discours tous les codes de la bien-pensance mondialiste – tendance bobo – a bien du mal à décoller dans les sondages.

Ceinte de son écharpe tricolore, la maire (UMP) de Batz-sur-Mer Danielle Rival avait tenu à accueillir en personne la candidate des Verts, histoire de bien lui faire comprendre que « l’environnement appartient à tout le monde ». Madame Joly avait choisi de faire ce déplacement pour dénoncer le pourvoi en cassation de Total dans l’affaire de la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika.

Suite à cette catastrophe écologique, l’une des plus grandes que la France ait connue – 400 kms de côtes avaient été pollués – quatre responsables avaient été condamnés au plan pénal par la cour d’appel de Paris le 30 mars 2010. La société de classification Rina, le gestionnaire Antonio Pollara et l’armateur Giuseppe Savarese avaient été condamnés respectivement à 375.000 euros et deux fois 75.000 euros d’amende. Contre le groupe Total, affréteur du pétrolier, les magistrats avaient estimé que celui-ci avait commis une imprudence quant au choix du navire et avait condamné Total à une amende de 375.000 euros.

Concernant le « préjudice écologique », reconnu pour la première fois par la justice, le montant des dommages et intérêts avait été fixé à 200,5 millions d’euros, une somme légèrement supérieure à celle fixée par le tribunal correctionnel de Paris (192 millions).

Suite au pourvoi en cassation fait par Total, l’avocat général a demandé il y a quelques jours l’annulation de toute la procédure judiciaire, estimant que la justice française n’était pas compétente dans cette affaire. La Cour doit rendre sa décision le 24 mai prochain.

Il convient de rendre cette justice à Eva Joly qu’elle se montre plus diligente que son amie Dominique Voynet qui, ministre de l’Environnement à l’époque de la catastrophe, avait de prime abord refusé d’abréger ses vacances à La Réunion, déclarant qu’il ne s’agissait « pas de la catastrophe écologique du siècle ». Une désinvolture que les Bretons n’ont pas oubliée.

« Nous ne voulons pas que nos plages soient souillées, ni par la marée noire, ni par les algues vertes. Plus jamais ça ! », a-t-elle proclamé lors d’une courte promenade sur la plage, estimant à propos du pourvoi effectué par Total que « l’impunité est dévastatrice, qu’elle concerne l’élite du pays ou les multinationales ».

La candidate d’EELV est allée ensuite à Nantes s’entretenir avec les deux agriculteurs qui ont entamé une grève de la faim pour protester contre la procédure d’expropriation diligentée contre eux dans le cadre de la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle a rappelé sa demande de moratoire pour un projet qui, selon elle, n’a pas de justification économique.

Considéré officiellement comme « non négociable » par les Verts, l’« Ayraultport » n’a cependant pas empêché la signature d’un accord électoral entre ces derniers et le PS pour les prochaines législatives. Entre les grands principes et les places à prendre, les vrais patrons d’EELV, Cécile Duflot et Vincent Placé – surnommés par André Bercoff « Les Thénardier des Verts » ( ! ) – n’ont pas hésité une seconde.

Mais la candidate Eva Joly assume volontiers toutes les contradictions – politiques et idéologiques – des Verts. Ainsi, soucieuse de défendre la biodiversité tant que celle-ci concerne les plantes ou les animaux, elle n’hésite pas à affirmer, dans une tribune publiée récemment par le think tank socialiste Terra Nova, vouloir « mettre au cœur du débat politique la France d’aujourd’hui et de demain, la France métissée ». Défendre, comme elle le prétend, l’existence des langues, des cultures et des ethnies – elle demande la mise en place de statistiques ethniques – et prôner simultanément un « métissage » généralisé de la « diversité », apparait pour le moins incohérent.

Qualifiée aimablement par Yves Cochet d’« écologiste de la dernière pluie », l’ancienne juge d’instruction espère encore faire démentir les sondages. Créditée aujourd’hui entre 1 et 3%, elle voudrait bien atteindre les 5%. Il est permis de rêver.

Retrouvez la “chanson de campagne parodique” d’Eva Joly, revisitée par la maison de disques Olga Records (www.olga-records.com).


Chansons de Campagne Olga – Eva Joly par olgarecords

Crédit photo : Antony4 via Flickr (cc), Eva Joly sur la côte bretonne, novembre 2011

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

Laurence Parisot à Nantes pour défendre le « projet de société » du Medef

19/03/2012 – 18h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – « Un vrai projet de société pour les années à venir ». Laurence Parisot était à Nantes le mercredi 14 mars pour présenter « Besoin d’aire », le livre programme du Medef. Au-delà de la vie économique, il s’agit en effet pour l’organisation patronale de construire les Etats-Unis d’Europe, de réguler le monde, de réinventer la France et de mettre en œuvre une ambition « humaniste ». Coup de projecteur sur l’idéologie du grand patronat français en 2012.

Devant 300 représentants des organisations patronales et chefs d’entreprise de la région, la réunion s’est ouverte par un éloge des “Pays de la Loire” et de la parfaite coopération entre les élus socialistes, en particulier le président du conseil régional J. Auxiettte, et le Medef. Laurence Parisot, membre du Siècle, club le plus fermé de l’oligarchie au pouvoir, participante des réunions du Groupe Bilderberg – un acteur clef de la mondialisation – a exposé son projet intitulé « Besoin d’aire », c’est-à-dire selon elle « besoin d’espace, de nouveaux horizons, de territoires, pas de repli sur soi, participer à la mondialisation pour que nos entreprises gagnent ».

Rappelant qu’en 2007, le Medef avait choisi d’être présent dans la campagne présidentielle en publiant un livre papier intitulé « Besoin d’air » avec 10 propositions pour améliorer la vie des entreprises, la patronne des patrons souligne qu’en 2012, « Besoin d’aire », livre électronique téléchargeable gratuitement, se veut plus ambitieux. « Nous entrepreneurs devions présenter un vrai projet de société » affirme-t-elle. Celui-ci se décline autour de quatre thèmes.

Le premier est de consolider la construction européenne en constituant les Etats-Unis d’Europe. En effet, pour la patronne du Medef, depuis sa création, l’Europe a permis aux pays qui la composent un fort développement. Aujourd’hui, l’Europe est la première puissance économique. Elle continue de mettre en œuvre de grands projets comme celui de Galileo pour la maîtrise des transferts d’information. Pour continuer, il faut préparer l’union politique.

Le second est de réguler le monde car « s’il est évident que rejeter la mondialisation c’est refuser de voir que la terre tourne », il faut des règles communes pour que la compétition soit équitable. A l’occasion du dernier G20 à Cannes, elle a participé à la constitution du B20, B pour business, avec les autres représentants patronaux des 20 pays concernés.

Le troisième est de « réinventer » la France. Il faut lui insuffler l’esprit de conquêtes. La France est riche de « success stories » d’entrepreneurs mais elle est handicapée par son niveau de redistribution qui atteint 54% du PIB. Pour le réduire, il faut organiser, en particulier, le désendettement compétitif en maintenant les leviers de la croissance. De même, la fiscalité des entreprises est la seconde des pays développés derrièrela Suède. Pour la réduire, un nouveau pacte fiscal et social est nécessaire. Ainsi, la diminution des cotisations sociales des salariés pourrait être compensée par une hausse de la CSG, celle des cotisations patronales par une hausse de la TVA.

Le quatrième thème développé par l’organisme patronal est de mettre en œuvre « une ambition humaniste ». Un de ses objectifs est d’assurer l’égalité Homme – Femme d’où la proposition du congé de paternité pour équilibrer la vision des recruteurs sur la disponibilité des jeunes quel que soit leur sexe. Citant Julia Kristeva, L. Parisot veut s’inspirer des pratiques des pays nordiques. Mais surtout elle entend promouvoir « la mixité, la diversité selon le sexe, l’origine, les parcours car on est plus créatif…. lutter contre le racisme, les discriminations.. » pour conclure « qu’ainsi on contribuera à faire avancer la société ».

Laurence Parisot clôturera son intervention par la projection d’un montage tiré à partir du générique du film « L’auberge Espagnole ». Le héros français du film résume ainsi son expérience barcelonnaise : « je suis Français, je suis Danois… c’est le bordel mais je me suis bien marré ». Omettant juste de préciser qu’à l’université de Barcelone les cours sont donnés en langue catalane, démontrant ainsi que la réussite passe aussi par la tradition et l’identité de chaque peuple.

Crédit photo : Medef, licence CC.

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

François Hollande à Saint-Nazaire : recherche voix ouvrières désespérément

21/12/2011 – 13h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress Breizh) – « Je suis à Saint Nazaire car notre pays a un avenir industriel. Je serai le président du redressement industriel et productif ». François Hollande était avant-hier en Bretagne pour visiter le chantier naval STX et l’usine Airbus d’où sort le long courrier A350. Quand le chantre du mondialisme social démocrate (voir vidéo ci-dessous), à la recherche des électeurs ouvriers que le PS ne séduit plus guère, redécouvre sur le tard la nécessité pour la France d’avoir une industrie puissante
.

« Le capitaine de pédalo vient voir le dernier chantier naval d’importance encore en activité en France ». L’ironie mordante de Jean-Luc Mélenchon aura inspiré certains mauvais esprits nazairiens, qui auront salué à leur manière la visite du chantier naval effectuée au pas de charge par le candidat socialiste. Celui-ci n’a pas manqué de rappeler « la nécessité pour la France d’avoir une politique de construction navale », oubliant un peu vite que STX France SA, propriétaire des chantiers nazairiens, appartient en réalité pour les deux tiers à STX Europe, une filiale à 100 % du coréen STX Business Group, et pour un tiers à l’Etat français – via le Fonds stratégique d’investissement. L’avenir de la navale française dépend donc aujourd’hui de décideurs installés en Corée du Sud.

Lors d’une rencontre avec des représentants du réseau d’industriels locaux Neopolia – 145 entreprises industrielles représentant plus de 13 000 salariés – dont certains travaillent dans le développement du projet d’éoliennes en mer, le député de la Corrèze s’est dit prêt à encourager ce secteur d’activité, comme toutes les énergies renouvelables. Une déclaration qui devrait plaire à ses alliés d’Europe Ecologie Les Verts. Avant de se reprendre aussitôt en réaffirmant clairement sa position « pour le maintien d’une industrie nucléaire puissante et prépondérante ». Ce qui leur plaira assurément beaucoup moins.

Derrière cet appel à la ré-industrialisation, il faut sans doute voir dans la visite de François Hollande à Saint-Nazaire – fief ouvrier dirigé depuis des lustres par les socialistes – la volonté de ce dernier de tenter de se réapproprier les voix d’un électorat populaire qui s’est éloigné du PS. Dans un rapport de 88 pages qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en mai dernier, Terra Nova, un think tank socialiste, constate en effet le divorce des ouvriers et employés d’une part et des socialistes de l’autre. A force de favoriser l’ultra-libéralisme mondialiste et le capitalisme financier, ceux-ci ont perdu le contact avec le peuple authentique. Pour Terra Nova le nouveau « peuple de gauche » serait désormais constitué des jeunes, des femmes, des « minorités » et des diplômés.

Le candidat socialiste arrivera-t-il à remonter la pente dans un électorat populaire dont il ne peut malgré tout se passer pour espérer l’emporter en 2012 ? On peut se poser la question. Selon un récent sondage BVA, 43 % des ouvriers auraient l’intention de voter Marine Le Pen à la présidentielle. La candidate du Front National vient d’ailleurs d’annoncer sa venue à Saint Nazaire le 13 avril 2012 pour y tenir l’un de ses derniers meetings de campagne. Une démarche qui ne relève pas du hasard.

Crédit photo: François Hollande via FlickR. Licence CC.

[Tribune libre] Servir le Système pour s'en préserver - Par Marie-Thérèse Bouchard

[Tribune libre] Servir le Système pour s’en préserver – Par Marie-Thérèse Bouchard

Amaury Valetard est stressé aujourd’hui : il a rendez-vous chez GraveMal pour un poste à Kuala Lumpur (photo en Une). Après une licence d’économie dans une université privée avec grillages de protection à Paris, il a intégré l’école supérieure de commerce de La Rochelle où il a validé avec mention Passable son master en éco-fi. Depuis deux ans, après un passage éclair à Londres, le voilà de retour à Paname où il a créé sa société de consulting et officialisé sa relation avec Béatrice qu’il fréquentait depuis la classe de Terminale. Un avenir radieux semble sourire à Amaury : famille, argent, bientôt la gloire, il est, à presque trente ans, à deux doigts d’avoir réussi sa vie. Seulement, y a un hic : Amaury pense qu’il ne pense pas comme il faut.

Il a bien voté Sarkozy en 2007, il est certain que « la France va droit dans le mur », qu’il faut « respecter les valeurs », qu’il se doit d’« avoir des principes inflexibles dans la vie », il va avec Béatrice à la messe une fois par semaine et tous deux organisent un mariage « tradi » dans les règles de l’art. Il se dit de « droite décomplexée » mais ne parle jamais de politique au boulot car « il ne faut pas tout mélanger ». Craignant que ses prises de position ne lui fassent perdre des contrats de conseil en placement, communication et stratégie management (on peut bien être conseiller en tout quand rien n’a de sens), il commente des blogs que personne ne lit sous pseudo et brûle au briquet les lettres de fundraising d’associations catholiques qu’il reçoit dans sa boîte, de peur que sa concierge découvre son terrible secret.

Son objectif au fond est très simple : avoir une maison, trois enfants, une femme au foyer et un univers sain pour tout cela. Seulement voilà, pour avoir de quoi se l’offrir, il faut vivre dans un enfer urbain afin de pouvoir être le premier à mettre la main sur de la fausse monnaie imprimée par la Fed et la BCE, ladite fausse monnaie qui permet à la France, l’Europe, l’Occident d’acheter des produits de merde à la Chine. Cet argent sale pour des produits de mauvaise qualité pousse les diplômés de vrais métiers à s’expatrier vers ces Eldorados asiatiques en carton pendant que l’Ouest fait venir en masse des miséreux des tropiques afin de combler le manque de natalité de ceux qui sont restés, après avoir perdu leur emploi et réduit de moitié leur consommation de pâtes discount à cause de l’inflation engendrée par cette création monétaire. Amaury, pour protéger sa future progéniture du dépotoir qu’est devenu son pays décide donc de devenir un rouage de la Machine infernale.

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[Tribune libre] Servir le Système pour s'en préserver - Par Marie-Thérèse BouchardCes questions, Edgar Grave se les pose aujourd’hui du haut de sa tour de Kuala Lumpur. Propriétaire de trois étages de Petronas (photo ci-contre, les tours), son bureau personnel dans lequel ne rentre que sa fille Laurine, étudiante en commerce qui a trouvé son stage à GraveMal, recèle de trésors de guerre et sert d’écrin à un Modigliani original. Fils d’un médecin de campagne qui a travaillé dur pour lui permettre de faire les études dont il l’estimait digne, Edgar a gravi tous les échelons jusqu’à devenir le milliardaire que l’on sait. Contraint de vivre en Asie afin d’échapper au Fisc, il pense avec tristesse à la maison dans laquelle il a grandi dans le Sud-Ouest et écrit tout au long de ses journées des « Lettres à France ». Rentrer pour lui signifierait la ruine, alors il se morfond depuis sa tour de verre. Il a bien une idée pour rendre à son pays ce qu’il lui a donné. Investir dans la Reconquête. Mais celle des esprits. Il a décidé de financer un think-tank libéral qui aura pour mission de sensibiliser le grand public aux théories économiques qui peuvent sauver la France, l’Europe, l’Occcident de la crise.

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Amaury pense avec tristesse à ses vieux et à ses amis de toujours qu’il va devoir laisser avant de partir si GraveMal le recrutait. Même à Londres, le mal du pays lui prenait parfois la gorge et il se cachait dans les toilettes de sa société pour appeler Béa en pleurs. Quitter la France? Oui, mais pour y revenir plus fort, plus riche, avec un réel esprit de conquérant : revenir pour la Reconquête, partir pour mieux réanimer le cadavre, voilà la raison du sacrifice. Il n’a jamais lu un livre et fantasme une école pour ses enfants qui ne peut plus exister mais peu importe, il est attaché aux formes. Les gamins porteront des uniformes impeccables et apprendront la théorie du genre, il s’en contentera.

Il vivra dans une maison avec une alarme dans chaque pièce et embauchera des gardes du corps pour que ses enfants jouent dans un pré qu’il aura loué avec d’autres parents, désireux de donner à leurs enfants la même illusion que celle que l’on tente de créer dans un bocal en mettant des petites algues en plastique afin de faire croire aux poissons qu’ils sont toujours dans l’océan. Il a un peu de spleen mais ne veut surtout pas « se prendre la tête ». Il monte dans sa voiture et met Lady GaGa, ce soir, après son entretien, il prendra l’avion afin d’enterrer sa vie de Français au Postmodernklüb de Berlin où la jeunesse de droite décomplexée adore parler de la décadence de la République avant de finir la tête dans un caniveau.

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Edgar appelle sa fille Véronique restée en France afin de lui parler de son projet d’engagement politique à distance. Pendant que la sonnerie retentit il regarde sur son mur une photo de lui et de son éditeur, Dominique Lourdeau. Véronique répond. Ex-avocate chez GraveMal et directrice de collection chez Dominique Lourdeau Editions, elle est la plus grande fierté de son père qui estime qu’elle est, de ses six enfants, celle qui a le mieux réussi à s’affranchir de l’aura paternelle. Elle accepte. Elle est même très enthousiaste et commence à manger la moitié, puis les trois quarts de ses mots, tant elle est excitée. Faudra commencer par un webzine, et mener une vraie campagne de vulgarisation de Frédéric Bastiat afin de faire comprendre aux gens qu’ils vivent dans un système super-étatiste et qui joue contre eux, avec l’argent prélevé de force sur leur travail. Enfin ça, c’est ce qu’a compris Edgar, car Véronique, malgré son cursus au Royaume-Uni, n’a pas beaucoup de culture économique.

Véronique à Paris envoie un mail à Jean-Pierre Ether, un ami de Grave Père. Elle lui demande si il accepterait d’écrire des articles pour le webzine et après une vingtaine d’échanges, ils se décident enfin à recruter un webmaster. Il s’appelle Ludovic Grangeon et n’a pas de grandes prétentions salariales. Il est surtout connu de la nanosphère libérale parisienne pour avoir lancé une pétition depuis son blog qui avait récolté près de 200 000 signatures, ce qui lui avait valu une réputation de mec débrouillard qui connait la stratégie à adopter sur le net. Ludovic vit à Reims et n’accepte qu’à la condition de pouvoir faire du télé-travail. La condition est acceptée et le contrat est signé, bien qu’il stipule pour des raisons administratives des horaires de présence dans les locaux de GraveMal France, nouveau siège de l’Institut Reagan.

Véronique rencontre Vespasien Luron, un ami de son ex-mari. Trader pour Goldman Sachs Europe et amoureux des pétro-dollars, la mission que lui ont confiée ses employeurs est d’investir la netosphère libérale afin de dédiaboliser la finance islamique dont raffole la banque aux pratiques douteuses. Tous deux se congratulent et parlent des voyages qu’ils ont effectués ces dernières années. De Singapour à Manhattan en passant par Genève, ils ne connaissent que le globish et les Hilton, ils compensent leur insignifiance par l’importance qu’ils accordent à leurs métiers, financé par Papa dans le premier cas, financé par le Diable dans l’autre, sachant que Papa bosse déjà avec Méphisto. Grave fille, qui n’a de l’amour que pour le T9 de son portable et l’argent, deux moyens efficaces pour dissimuler aux yeux de jeunes naïfs comme Amaury son inculture crasse, décide donc de rebaptiser le site « desspecialistesdeleconomieparlentauxfrancais.org », balançant ainsi à la flotte le projet de son père et s’achetant une réputation de spécialiste auprès d’un milieu insignifiant d’une dizaine de personnes sur tout le territoire français.

L’éducation de ses six enfants est sûrement le plus gros investissement que Grave ait fait dans sa vie. Fils de médecin, catholique, de droite, amoureux des valeurs, plein de principes, il a tenu à leur enseigner la modestie, la réussite par soi-même mais a échoué. Posant son verre de whisky, il écoute le cœur lourd le Requiem de Mozart, seul, en haut de sa cage dorée. Il se sent impuissant et triste à en crever, lui qui ne peut s’évader dans quelque coin sauvage autrement qu’en hélicoptère ou en passant de son bureau au parking. Il n’a pas mis les pieds dans les bidonvilles de Kuala Lumpur depuis près de vingt ans.

Grave est le modèle d’Amaury, qui compte trouver à Kuala Lumpur le moyen de sauver sa vie.

[box class=”info”] Source : reproduit avec l’aimable autorisation du blog Marie-Thérèse Bouchard. [/box]

Crédit photo en Une : Azreey, licence CC. Crédit photo dans le texte : Flayas, Licence publique générale GNU

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National

Kemi Seba l’africain clash Stéphane Durbec du Front National [audio]

27/11/2011 – 08h30
MARSEILLE (NOVOpress) —
Lors de l’émission hebdomadaire “Afro Insolent”, retransmise en direct d’Afrique, Kemi Seba est revenu le 24/11/11 sur le différend qui l’oppose à Stéphane Durbec, responsable d’origine africaine du Front National en PACA.

L’occasion pour lui de rappeler les racines africaines de Stéphane Durbec et de manifester son incompréhension devant le fait qu’un africain puisse défendre la France plutôt que l’Afrique.

L’occasion également de dénoncer les dérives d’un système mondial qui provoque ces “chocs culturels” et qui fait que des individus peuvent défendre une civilisation qui n’est pas la leur.

“Avec Arnaud Montebourg, un premier pas vers la démondialisation” : Appel d’un collectif

“Avec Arnaud Montebourg, un premier pas vers la démondialisation” : Appel d’un collectif

01/10/2011 – 22h00
PARIS (NOVOpress) –
Un “Collectif pour une démondialisation intégrale” vient de publier un manifeste appelant au rassemblement le plus large possible quelle que soit l’appartenance partisane pour défendre la démondialisation et pour organiser des assises de la démondialisation larges et ouvertes.

Pour le Collectif, “Les mondialistes” “et leurs alter égos altermondialistes ont monopolisé la parole politique.” ” Les identitaires s’affirmaient, eux, anti-mondialistes depuis leur création en 2002. Aujourd’hui ces derniers constatent en écoutant Arnaud Montebourg que leur ténacité a porté ses fruits ! Comme Arnaud Montebourg l’a écrit, il n’y a pas de mondialisation heureuse. Le mondialisme n’est ni souhaitable, ni réformable. Ne nous trompons pas, le basculement de l’altermondialisme à la démondialisation est bien plus qu’une victoire sémantique”.

Que ce soit pour Arnaud Montebourg ou pour les identitaires, c’est à l’échelle de l’Europe qu’il faut se protéger de la mondialisation, rappelle le Manifeste.

Arnaud Montebourg fixe comme objectif prioritaire la relocalisation de nos industries face à la délocalisation en particulier par les multinationales. Le Manifeste remarque que pour être efficace il faut ajouter “l’interdiction à ces mêmes multinationales de « délocaliser à domicile » en faisant venir ici une main d’œuvre étrangère” “Le concept de démondialisation inventé par le Philippin Walden Bello ne précise-t-il d’ailleurs pas de « fixer les populations dans leurs aires d’origine » !”

Pour le Collectif il faut “Penser global, agir local !”et c’est avec justesse qu’ “Arnaud Montebourg évoque les convergences de vue de la démondialisation avec les préoccupations des écologistes. Surtaxer des produits venant de l’autre bout du monde et produits dans des conditions douteuses, c’est favoriser une production locale, sans transport polluant inutile, et respectueuse de nos eco-systèmes !”

Le manifeste du “Collectif pour une démondialisation intégrale” peut être lu dans son intégralité sur le site votez-demondialisation.com.