Le premier tour de la présidentielle confirme les clivages déjà identifiés

Macron présidentielle

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le premier tour de la présidentielle a davantage suscité des explications d’ordre anecdotique ou conjoncturel, pourtant, il révèle de véritables fractures géographiques et sociologiques dans les votes, à l’image de celles constatées lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Les résultats démontrent qu’Emmanuel Macron, mais aussi Jean‑Luc Mélenchon obtiennent leurs meilleurs résultats dans les zones urbaines. Ainsi, à Paris, Emmanuel Macron obtient quasiment 35 % des suffrages exprimés. Corrélativement, Marine Le Pen obtient peu de suffrages dans les villes, sauf à Marseille, Toulon et Perpignan.

Emmanuel Macron perce même dans les départements dits de droite, comme les Hauts‑de‑Seine, la Seine‑et‑Marne et les Yvelines. On notera de curieux contrastes ; dans des départements où Marine Le Pen est en tête, Macron reste en tête dans les grandes agglomérations, comme c’est le cas à Chartes et à Amiens.

Il y a aussi un contraste géographique du vote entre l’Ouest et le reste de la France. Marine Le Pen réalise ses meilleurs résultats à l’Est d’une ligne qui va du Havre à Perpignan. Ainsi, elle améliore ses résultats où elle était dans une situation favorable, comme c’est le cas dans l’Aisne, où elle passe de 26 % à 35 %. Elle progresse dans les zones où elle était forte, mais elle régresse là où son implantation était déjà faible.

Quant à François Fillon, il rétrécit l’assise territoriale de la droite. En effet, le député de Paris ne fait pas que baisser par rapport à Nicolas Sarkozy en 2002. Il n’est en tête que dans six départements, dont la Sarthe ou la Mayenne, mais il recule en Champagne, dans les Hauts‑de‑France et dans l’Est. Fait significatif, en Vendée, Fillon est devancé par Macron.

Pour conclure, il y a bien deux France. L’électeur aisé, de la France paisible de l’Ouest, aura préféré Macron à Fillon. Inversement, Marine Le Pen est en tête dans la France rurale et périphérique et dans la France du Nord et du Sud.

Les deux France sont bien polarisées. S’il y a recomposition dans le champ politique, l’implantation des uns et des autres dans les différents territoires jouera certainement un rôle. La mondialisation a certainement été une ligne de fracture entre Macron et Le Pen. L’amorce, peut‑être, d’un nouveau clivage.

Eric Zemmour : « L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes »

eric-zemmour

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « On entre dans le XXIe siècle en retournant en marche arrière, au XIXe siècle, estime Eric Zemmour. L’affrontement Macron-Le Pen est un vote de classes qui nous ramène en 1848, quand il y avait les riches et les pauvres, comme il y a aujourd’hui les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, les bourgeois et les prolétaires, comme il y a les métropoles et le reste de la France, ceux dont les enfants font des études dans les universités américaines et ceux qui rêvent de l’université d’Amiens. »

« Le vote Macron, poursuit-il, c’est l’orléanisme de nos livres de sciences politique, le bourgeois louis-philippard sans la bedaine. Un centrisme libéral qui ne prononce aucun de ces deux mots. La France de Macron, c’est l’optimisme dit-on. Oui, l’optimisme qui chante “Tout va bien très bien, madame la marquise“ et acclame Daladier au retour de Munich. L’optimisme qui prétend que le chancelier Hitler n’est pas si méchant, qu’il va s’assagir si on est gentil avec lui, qu’il a beaucoup souffert. »

L’éditorialiste enchaîne sur cette observation :

« L’histoire n’est pas tragique pensent les électeurs de Macron. La guerre de civilisations n’aura pas lieu. Tout le monde veut acheter des Nike et regarder Hanouna à la télévision. Les partisans de Macron scandent “Brigitte ! Brigitte !“ comme ils ont scandé naguère “Nabilla ! Nabilla !“. »

Et d’enchaîner :

« “Le capitalisme forge sa propre humanité“ écrivait naguère le cinéaste italien Pasolini. Le capitalisme mondialisé a forgé l’électorat de Macron comme il a forgé l’électorat de Justin Trudeau au Canada ou celui de Matteo Renzi en Italie. L’homme qui affirme que la culture française n’existe pas va s’asseoir dans la fauteuil de Charles de Gaulle, Georges Pompidou et François Mitterrand. »

Mais pourquoi parle-t-il déjà au futur, et pas au conditionnel ?

Parce que « Marine Le Pen est son adversaire idéal, qui permet de préparer la grande coalition à l’allemande dont Bayrou, Juppé et Valls ont rêvée, qui lui permet de voir ceux qui à droite l’appelaient Emmanuel Hollande se coucher devant lui et se réclamer du patriotisme contre le nationalisme dans un retournement dialectique habile. »

Eric Zemmour pense en effet que « Marine Le Pen s’est efforcée d’être tout, à la fois Marchais et Mitterrand, à la fois celle qui menace et celle qui rassure, mais elle a troqué une dédiabolisation sur la racisme contre une diabolisation par la monnaie. Marine Le Pen se convertit à l’économisme alors même que les électeurs, les siens mais aussi ceux de Fillon, et même une partie de ceux de Mélenchon, veulent qu’elle leur parle d’identité de la France ».

Et de conclure ainsi :

« Elle fera du combat avec Macron un référendum sur l’Europe alors même que c’est là que Macron l’attend. Comme un piège qu’elle se tend à elle-même… »

Marine Le Pen : « Le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage »

Marine Le Pen Premier Tour

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a affirmé hier soir que « le grand débat va enfin avoir lieu ». Pour elle, « le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage qui met en danger notre civilisation ». « Il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes », a lancé la présidente du Front national, appelant tous « les patiotes sincères » à « l’unité nationale derrière notre projet de redressement ». Voici sa déclaration intégrale.

Mes chers compatriotes,
Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle.

J’en mesure l’honneur, avec humilité et reconnaissance.
Je voudrais vous exprimer, à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude.

La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie.

Ce résultat est historique.
Il fait reposer sur moi désormais la responsabilité immense de la défense de la nation française, de son unité, de sa sécurité, de sa culture, de sa prospérité et de son indépendance.

Il s’interprète également comme un acte de fierté française, celui d’un peuple qui relève la tête ; celui d’un peuple sûr de ses valeurs et confiant en l’avenir.

Il n’a échappé à aucun Français, que le système a cherché par tous les moyens, même les plus contestables, à étouffer le grand débat politique qu’aurait dû être cette élection.

Ce grand débat va maintenant, enfin, avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre.

Car le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage, qui met en danger notre civilisation.

Les Français ont un choix très simple :
Soit nous continuons sur la voie d’une dérégulation totale, sans frontières, et sans protection, avec comme conséquences : les délocalisations, la concurrence internationale déloyale, l’immigration de masse, la libre circulation des terroristes.

Ce règne, c’est celui de l’argent roi.
Soit vous choisissez la France, des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d’achat, notre sécurité, notre identité nationale.

Vous avez donc le choix de l’alternance.
La vraie.
Pas celle qui a vu des gouvernements se succéder sans que rien change.

Celle que je vous propose, c’est la grande alternance, l’alternance fondamentale, qui mettra en place une autre politique, d’autres visages au pouvoir, et le renouvellement auquel vous aspirez.

Ce n’est évidemment pas avec l’héritier de François Hollande et de tous les échecs de ce quinquennat catastrophique, que cette alternance tant attendue viendra.

Il est temps désormais de libérer le peuple français, tout le peuple, sans oublier nos compatriotes d’Outre-Mer qui ont exprimé à mon égard une confiance qui m’honore, il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes qui veulent lui dicter sa conduite.
Car oui je suis la candidate du peuple.
Je lance un appel à tous les patriotes sincères, d’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, quel qu’ait été leur parcours, et leur vote au premier tour, à me rejoindre.
Je les appelle à sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments parce qu’il y va de l’intérêt supérieur du pays.

C’est l’essentiel, vraiment l’essentiel, qui est en jeu : la survie de la France.

Je les appelle à l’unité nationale derrière notre projet de redressement.
Nous les accueillerons fraternellement.

Le 8 août 1943, le général de Gaulle le rappelait à Casablanca : « La grandeur d’un peuple ne procède que de ce peuple ».
C’est ce principe qui, durant les mille cinq cents ans de son histoire, a façonné la France que nous aimons.
C’est ce principe que je mettrai en œuvre.

Le rassemblement du peuple français auquel chacun aspire ne peut se faire qu’autour de l’amour de la France.
Vive le peuple français !
Vive la République !
Vive la France !

Eric Zemmour : « Dans quel monde vit Emmanuel Macron ? »

eric-zemmour

13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour est revenu sur le meeting d’Emmanuel Macron, samedi dernier, porte de Versailles, où il y avait en effet beaucoup de monde, et « pas amené par autocars » s’amuse-t-il. Mais beaucoup de quoi, beaucoup de qui ? Beaucoup de « diversité, comme on dit maintenant », et beaucoup de ceux qui sont – ou rêvent d’être – « des winners », « des vainqueurs de la mondialisation ». De ces gens qui « trouvent la gauche pas assez libérale, et la droite pas assez libertaire ».

Les ouvriers, les chômeurs, les jeunes sans diplômes, tous ceux qui ne vivent pas dans les grandes villes, « tous ceux que les médias accusent de populisme » ne sont pas venus acclamer Macron. Ces « affreux de service ne sont pas encore rentrés dans la bataille présidentielle ». Ils « ne sortiront de leur désintérêt que peu de temps avant le premier tour, au grand dam des sondeur »…

Le calisson d’Aix, une spécialité chinoise !

Calisson d'Aix

01/12/2016 – CHINE (NOVOpress) : Dans un monde où tout n’est que marchandise, tout est possible. Même d’interdire aux Aixois de vendre leur spécialité séculaire sous son propre nom ! Ye Chunlin, un industriel de la région de Shanghaï, vient en effet de déposer cette dénomination commerciale au niveau mondial en Chine auprès du Sipo, , l’équivalent de notre Inpi (Institut national de la propriété industrielle), « faisant de lui le fabricant officiel de cette confiserie provençale sur l’ensemble de la planète ».

« En fait, explique BFM Business, la marque “Calisson d’Aix” est bien protégée, mais seulement en France. Quant à la protection mondiale, une demande d’IGP (indication géographique protégée) est en cours… depuis 14 ans, comme le révèle La Provence. »

« Pour Laure Pierrisnard, directrice de la Confiserie du Roy René et présidente de l’Union des fabricants de calissons d’Aix-en-Provence (UFCA), la bataille n’est pas encore perdue. “Nous avons déposé un dossier d’opposition auprès de l’office chinois des marques qui peut bloquer le dépôt car Calisson d’Aix n’est pas une marque, c’est une appellation” », a-t-elle confié à BFM Business, qui ajoute :

« Arrivera-t-elle à faire plier l’autorité chinoise de la propriété industrielle ? Beaucoup en doutent. »

Au lendemain des régionales, on ne change rien !

16/12/2015 – POLITIQUE (Présent 8505)

C’est le changement !
Au lendemain des régionales, le Premier ministre a saisi « l’injonction » des urnes : « agir, sans relâche, plus vite » contre le chômage. À cette fin, son gouvernement va « mettre le paquet » dès janvier, car « il y a urgence », et ce grâce à « un plan massif. » On croyait que, déjà, Manuel Valls faisait tout pour l’emploi, tout le possible et même l’impossible.
Or il faut croire que, jusqu’au 13 décembre, il ne mettait pas « le paquet », il en avait encore sous le coude. Il pouvait faire plus encore, mais il attendait le verdict des régionales pour décupler d’énergie. Merci qui ? Merci le Front national qui, s’il n’avait pas conquis 6 800 000 suffrages, aurait dispensé l’hôte de Matignon de sortir de « nouvelles » mesures de son chapeau de magicien.
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Telle est la « méthode » Valls : prendre, après un événement retentissant, les décisions qu’il aurait pu adopter avant, ce qui était le cas aussi pour le terrorisme. Bien entendu, pour ce qui est de ce nouveau « plan massif » pour l’emploi lancé à la hâte dans l’affolement, il ne s’agit que de faire croire, une fois plus, que « rien ne sera plus comme avant » et que le pouvoir a « entendu le message des Français. »
Il y a trente ans que ça dure ! Depuis le « coup de tonnerre de Dreux, en 1984, à celui de 2002, en passant par les élections régionales de 1998. Droite et gauche confondues nous annoncent qu’elles ont compris et que ça va complètement changer. Familièrement, on appelle ça des promesses d’ivrogne, après une cuite carabinée, on assure que, cette fois, c’est promis juré, on ne touchera plus à la dive bouteille. Et puis…

Ainsi, quand le vent du boulet s’est éloigné, nos politiques retournent à leur mangeoire et à leurs jeux politiciens. Sarkozy et Hollande et les autres ne songeant qu’à la manière dont ils pourraient rebondir pour la présidentielle. Tout est et sera donc comme avant.

Cela leur permet d’éviter de s’interroger sur les raisons profondes de la colère des Français. Le chômage ? Certes, c’est un mal au flanc de la société française depuis trop longtemps. Mais il ne saurait à lui seul tout expliquer. Le vote Front national ne se réduit pas à une protestation contre l’impuissance du pouvoir vis-à-vis du chômage, il n’en est qu’une des composantes.
Il y a plus de trois millions de chômeurs en France et le double d’électeurs frontistes. Quand Jospin, en 2002, a été battu au premier tour par Jean-Marie Le Pen, un million d’emplois avaient été créés de 1995 à 2002, grâce à l’embellie mondiale. Aujourd’hui, au Danemark où le taux de chômage est deux fois moins important qu’en France, le parti “populiste” est le premier du pays avec 26,5 % des voix. Même chose en Suisse, où il n’y a que 3,3 % de chômeurs. La mondialisation, certes, détruit des emplois en Occident, mais elle ne fait pas que ça, elle dénature nos valeurs chrétiennes, notre identité nationale, par l’immigration légale comme illégale et le métissage des cultures.

D’où le cri des électeurs frontistes, qui n’est pas d’abord “Halte au chômage !”, mais “On est chez nous !” C’est cela que les politiciens installés ne veulent pas entendre, tout en prétendant qu’ils nous ont compris.

Guy Rouvrais

Le vrai visage du sans-frontiérisme ! Tribune Libre de Vincent Revel

01/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Quand les élites trahissent leur peuple au profit des firmes transnationales, quand les défenseurs des travailleurs promeuvent aussi la mondialisation sauvage et défendent les sans-papiers, c’est que nous sommes dans le règne de la trahison sans-frontiériste.

À l’heure où l’Europe vit selon les volontés allemandes, des technocrates bruxellois et de ceux du FMI, les mots : mobilité, reconversion, disponibilité, délocalisation, chômage, concurrence déloyale, austérité sont, aujourd’hui, devenus courants. Le travailleur doit sans cesse savoir se remettre en cause, mais aussi s’adapter à des changements parfois violents et difficiles. Chaque semaine qui passe nous donne des exemples de ce qu’est un monde sans frontière où les hommes sont devenus de simples marchandises, assujettis aux besoins des marchés selon l’offre, la demande et les intérêts des oligarques mondiaux et des grands groupes internationaux. La suppression de 50 000 emplois par la Banque HSBC, alors que cette institution de la finance enregistre tout de même un bénéfice de 13 milliards de dollars, est devenue un évènement presque ordinaire dans notre monde progressiste et néo-libéral.

Comme dans une tragédie grecque, nos responsables politiques continuent à jouer leur rôle d’hypocrites sans réellement se soucier de savoir s’ils sont crédibles et efficaces. En Occident, comme le disait Cornélius Castoriadis,

il y a longtemps que le clivage gauche-droite ne correspond plus ni aux grands problèmes de notre temps ni à des choix politiques radicalement opposés.

Plus rien ne les émeut tellement ils sont déracinés de la terre de leurs pères. En caste privilégiée, ils se font seulement les relais des grands de ce monde pour qui l’objectif premier du capitalisme n’est pas de produire des valeurs d’usage, mais uniquement « de produire toujours plus de marchandises » au coût de production le plus faible. Même les grands fleurons de notre industrie ne sont plus à l’abri de la trahison de nos élus.

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Le consumérisme enlaidit la France et détruit son identité

Zone commerciale en banlieue

Source : Figaro.fr – Produire plus, consommer plus, voilà l’alpha et l’oméga de notre société… et la principale cause de l’enlaidissement de la France. Paysages saccagés zébrés d’éoliennes, pollution visuelle de la publicité, banlieues défigurées à coups de zones commerciales et industrielles, Perico Legas s’insurge contre les ravages faits à l’un des fondements de notre identité, la douceur de vivre.

Non content de ravager nos valeurs morales, notre culture, notre vivre ensemble (le vrai, pas celui des politiques), la mondialisation libérale détruit aussi l’identité esthétique de notre pays. C’est à un véritable viol de notre territoire, à coups de zones commerciales uniformes, de panneaux publicitaires envahissants, de remplacement de nos habitats traditionnels par des maisons préfabriquées, auquel nous assistons. La douceur de vivre en France, c’était aussi l’harmonie et la variété de ses paysages. Ils sont depuis trente ou quarante ans sacrifiés sur l’autel de la surconsommation de masse.

Se pourrir la vue c’est déjà se pourrir la vie

L’urbanisation obéit aujourd’hui à la logique de la grande distribution : d’un côté, la ville avec sa population, que l’on pourrait qualifier de « zone clientèle », en barres d’HLM ou en zone pavillonnaire, et à côté, l’étalage à grande échelle des produits que l’on pourrait qualifier de « zones consommation » (zones commerciales, industrielles ou économiques). Le tout obéit à une double logique d’uniformisation et de concentration, économies d’échelle obligent. L’habitat n’échappe pas à cette logique, pas plus que la production agricole (cultures hors-sol, élevage industriel), qui, au lieu de préserver le cadre de vie comme elle le faisait traditionnellement, contribue à le détruire.

La défiguration de quelques-uns de nos plus beaux paysages à coups d’éoliennes n’est elle là que pour nous donner une bonne conscience écologique. En effet, la seule démarche écologique serait d’inverser cette logique du consommer toujours plus et donc de pouvoir se passer de l’énergie fournie par les éoliennes et autres panneaux solaires.
Bien sûr, tout le monde doit vivre et trouver du travail, mais à ce prix ? Le choix n’est pas forcément entre une France musée et une France zone commerciale polluée. Mourir riches et puissants en pleine croissance ou durer dans le bon sens décroissant ? Riches et pollués à mort ou pauvres, mais en bonne santé ?

Pierre Rabhi : “La mondialisation est une horreur, non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde entier”

Pierre Rabhi : la mondialisation est une horreur, non seulement pour l'Afrique, mais aussi pour le monde tout entier

14/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
Dans une interview accordée au média africain Droit Libre TV, l’agriculteur biologiste et écrivain Pierre Rabhi donne son point de vue sur le Burkina Faso, la mondialisation, l’alimentation, le surpopulation.

Ce spécialiste de l’agro-écologie estime que la mondialisation est une horreur, non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde tout entier. « Elle détruit l’initiative des gens, elle confisque la possibilité des populations de se nourrir par elles-mêmes en les mettant en compétition avec des supra-sociétés qui deviennent si grosses qu’elles monopolisent le marché mondial. »

Selon lui, la politique est inconsciente de l’immensité de l’enjeu qui est la continuité de l’humanité ou sa disparition.

Nous sommes aujourd’hui sur un plan d’éradication de notre espèce. On pollue notre terre, notre eau, notre air ; on détruit nos semences donc le programme suicidaire est en route, surtout pour les damnés de la terre pour qui les souffrances sont atroces.

Pour Pierre Rabhi, le surpopulation mondiale n’est pas la cause de la faim dans le monde, mais c’est plutôt le partage inéquitable des ressources : « Imaginez cinq personnes autour d’une table, on met un plat, et il y en a un qui prend quatre parts et laisse une part aux quatre autres, c’est comme ça que se fait le partage des biens de la planète. C’est à dire, les goulus, ceux qui consomment énormément, affament les autres. »

Pierre Rabhi a écrit un livre : Vers La Sobriété Heureuse qui est un best-seller. Il traduit ce succès par le besoin d’un retour à la nature pour l’humanité. Son espoir est la créativité des gens et leur conscience, notamment en France.



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Traité transatlantique : on nous en dit si peu

10/03/2015-PARIS (NOVOpress)
Traité transatlantique, dit TAFTA, on nous en dit si peu qu’il doit y avoir beaucoup à cacher.

“Transparence toujours insuffisante”, “question sensible de la coopération réglementaire”, “tribunaux d’arbitrage dans la balance”, sur son blog “Contre la cour”, Magali Pernin fait un point salutaire sur l’avancée des négociations sur le TAFTA.

Du 2 au 6 février dernier, après plus de cinq mois de pause causée par le renouvellement des institutions européennes, les négociateurs transatlantiques se sont de nouveau réunis.

Ce huitième cycle de négociations s’est tenu à Bruxelles et a abordé l’ensemble des domaines qui seront couverts par l’accord, hormis la protection des investissements qui, nous le verrons, suscite encore des débats. Malgré cette pause officielle des négociations, le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis a néanmoins connu une actualité remplie ces derniers mois.

Pour lire la suite et s’informer sur la complexité et les enjeux de ce traité dont on sait si peu, on peut se rendre sur le blog « Contre la Cour » de Magalin Pernin.

Huawei : le mythe de la mondialisation heureuse vole en éclats

Huawei : le mythe de la mondialisation heureuse vole en éclats

14/11/2014 – PARIS (NOVOpress)
Thème de propagande diffusé par les globalistes, le mythe de la mondialisation heureuse a volé en éclats lors d’une diffusion de l’émission Cash Investigation sur France 2. Les téléspectateurs ont pu découvrir François Quenin, président du fabricant de smartphones Huawei France, dans une mauvaise posture. La journaliste Élise Lucet montre des photos d’une jeune fille travaillant dans une leurs usines chinoises et a tenté d’obtenir des réponses sur le travail des enfants qui fabrique les téléphones mobiles de la marque Huawei. Dans la vidéo, il demande à plusieurs reprises à Élise Lucet de justifier son identité, sans réponse, il évite le sujet et s’empresse de rejoindre sa voiture.

La situation agricole s’aggrave en France, menant au suicide

La situation agricole s'aggrave en France menant au suicide

16/10/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
Le Front National s’est fendu d’un communiqué félicitant la Mutuelle sociale agricole qui a lancé un numéro d’appel dédié aux agriculteurs en difficulté. Il est évident que cette initiative est révélatrice de la délicate situation du monde agricole.

En effet, la profession connaît un suicide tous les deux jours. Ce drame est, aujourd’hui, passé sous silence. Il est en partie dû à une situation financière intenable.

Comment en sommes‑nous arrivés là ?

La politique agricole de la France est surprenante, car elle laisse partir un pan entier de notre histoire. Elle s’est soumise aux règles du commerce international. Elle a donc quitté sa politique protectionniste qui permettait de protéger notre agriculture de la concurrence agressive et déloyale. En conséquence, aujourd’hui, les agriculteurs travaillent toujours plus pour gagner toujours moins, car leur coût de production est bien supérieur à de nombreux pays concurrents, ils ne peuvent pas gagner au jeu de la compétitivité.

Quelle est la conséquence de cette politique ?

La faillite de l’agriculture française amène à une diminution du nombre d’agriculteurs et de la production. De plus, l’agriculture française se spécialise là où elle le peut encore tout en se séparant de sa diversité. Par conséquent, la France perd de jour en jour de son indépendance alimentaire.

Quelle position peut être envisagée pour la sauvegarde de l’agriculture ?

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Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identités

Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identités

L’essayiste et économiste français Hervé Juvin a été interrogé sur FigaroVox au sujet de son dernier livre, La grande séparation. Extraits.


Hervé Juvin sur FigaroVox : la fin de la mondialisation et le retour des identitésLa condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière: on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale. La Nation était la traduction politique de cette séparation. Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le «tout est possible» ou «le monde est à nous». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait le vivre-ensemble et le faire société. Ce que j’appelle «grande séparation», c’est cet espoir un peu fou, très largement dominant aux États-Unis, notamment à travers le transhumanisme, de s’affranchir totalement de la condition humaine. (…)

On peut considérer qu’à bien des égards la mondialisation est achevée. J’ai la chance de voyager beaucoup dans le monde: il n’y a plus de jungles, de mangroves, de déserts, aussi perdus soient-ils où vous n’avez pas des gens qui sortent un téléphone portable de leur poche. La mondialisation des outils techniques – pour la plupart conçus en Occident- est à peu près aboutie. Le phénomène auquel on ne s’attendait pas, ce que j’appelle dans mon livre «l’aventure inattendue», c’est que l’uniformisation du monde est en train de réveiller les différences. L’exemple le plus frappant est celui de l’islam radical. Malraux parlait de «l’invincible sommeil de l’islam»: il y a trente ou quarante ans, l’islam était quelque chose d’endormi, d’immobile et d’assez pacifique. On peut dire ce qu’on veut sur les dérives extrémistes de l’islam, mais une chose est sûre: le retour (et dans certains cas l’invention) d’un fondamentalisme musulman (pratiques, cultes et doctrines rigoureux et agressifs) est généralement le produit direct d’une confrontation avec la modernité occidentale. (…)

Nos amis américains disent volontiers : tout homme ou femme sur cette terre n’aspire qu’à une chose: devenir un américain comme les autres. C’est la négation absolue de l’altérité. C’est aussi l’inverse du respect pour l’Autre, celui qui ne sera jamais le même, celui qui à ce titre m’aide à sentir mon identité. La paix dans le monde repose sur l’idée inverse: indépendance et différence. j’ai trop longtemps vécu et travaillé à Madagascar, eu des amis marocains, fréquenté l’Inde, je respecte trop les Malgaches, les Marocains, les Indiens, pour vouloir qu’ils deviennent des Français comme les autres. Ils ont leurs identités, leurs coutumes religieuses, leurs mœurs, qui sont éminemment respectables: au nom de quoi puis-je dire que je suis supérieur à eux? Quel droit m’autorise à dire que l’avenir d’un malgache, d’un marocain ou d’un hindou est de devenir un Français comme moi ? C’est quelque part le crime de l’universel: de penser que ce qui est bon pour moi est bon pour le reste de l’humanité.

Intégralité de l’entretien : lefigaro.fr/vox/monde/

La déflation risque de créer de nouveaux problèmes à l’économie globale

La déflation risque de créer de nouveaux problèmes à l'économie globale

21/01/2014 – 16h40
PARIS (NOVOpress) – La déflation, c’est quoi exactement ? Il s’agit de la baisse continue du niveau de prix des actifs, ce qui se traduit par une diminution de l’indice des prix à la consommation. Les actifs retenus sont de trois sortes : les biens et les services, les actifs immobiliers et mobiliers, autrement dit les titres tels que des actions et obligations. L’explication des grands cycles de déflation est marquée par plusieurs aspects : Le premier est la montée de l’endettement des entreprises et des ménages qui nourrit la croissance des créances douteuses des banques. Le second est la liquidation des dettes, qui d’une part assainit les bilans bancaires, mais qui ralentit considérablement la distribution de nouveaux crédits aux entreprises. Le troisième point qui découle du second se traduit par une forte aggravation des faillites des entreprises les plus fragiles et une augmentation du chômage. On entre alors dans le cercle vicieux de l’économie, où la faiblesse de la consommation nourrit celle de l’investissement et engendrer une croissance économique molle.

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Un jour un livre : Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale

Un jour un livre : Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale

29/12/2013 – 11h00
PARIS (NOVOpress) –
À l’occasion des fêtes de fin d’année, les rédacteurs de Novopress vous proposent de découvrir une sélection de livres à travers des extraits choisis. Aujourd’hui, nous vous proposons un extrait d’un livre de Garry Leech, Le capitalisme, un génocide structurel, ou les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale. Puisant dans l’histoire bouleversante des paysans dépossédés de leurs terres au Mexique et en Inde, dans celle des Africains qui meurent par millions chaque année faute de soins, Garry Leech démonte méthodiquement les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale et livre un réquisitoire implacable sur la nature génocidaire du capitalisme.


Chaque année, des millions de personnes dans le monde meurent de faim, périssent à la naissance ou succombent du sida ou d’autre maladies qui peuvent être évitées ou soignées. Ces tragédies sont-elles l’œuvre de Dieu, perpétrées pour des raisons dépassant l’entendement humain ? Sont-elles simplement le résultat des caprices de la nature ? Ou, comme cela a été mentionné auparavant, sont-elles les tragédies malheureuses de la marche inévitable du progrès ?

Nous, les peuples du Nord, sommes régulièrement bombardés de sollicitations de la part d’ONG telles que CARE, Oxfam et World Vision pour faire des donations en vue de soulager le fléau, à première vue sans fin, des affamés, des malades et des sans-abris du Sud. On nous dit qu’ils sont moins chanceux que nous et que nous avons par conséquent, l’obligation de les aider. Mais on nous parle rarement des causes de leur souffrance, au-delà du « hasard » des interventions naturelles comme les sécheresses ou les ouragans qui dévastent l’existence de ces personnes.

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Mondialisation : Coca-cola débarque en Birmanie

Mondialisation : Coca-cola débarque en Birmanie

05/06/2013 – 21h00
NAYPYDAW (NOVOpress)
– Symbole de « libéralisation » du pays pour les uns, démonstration de la collusion entre les intérêts capitalistes et un régime autoritaire et corrompu pour les autres, la firme Coca-cola vient en tout cas d’officialiser son installation en Birmanie et le lancement de la production sur place de sa célèbre boisson.

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Ker-Pinault et la chouette

Ker-Pinault et la chouette

10/04/2013 – 08H00
PARIS (NOVOpress Breizh) –
On avait connu Pinault SA, Pinault-Printemps en 1992, Pinault-Printemps-Redoute en 1994, puis PPR en 2005 ; le groupe fondé par François Pinault deviendra, le 18 juin prochain, « Kering », avec, en logo, une chouette stylisée, oiseau fétiche de celui-ci.

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Les cartels mexicains bénissent la mondialisation

Les cartels mexicains bénissent la mondialisation

03/04/2013 – 08h00
CIUADAD VICTORIA (NOVOpress) –
La police mexicaine vient de découvrir, près de la ville de Ciudad Victoria, neuf cadavres dépecés dans une camionnette immatriculée dans le Texas (Etats-Unis). Un crime sans doute inhérent à la guerre des cartels de la drogue mexicains pour le contrôle du trafic des stupéfiants aux Etats-Unis. Ces deux derniers mois, plus de 100 personnes ont été tuées à Ciudad Victoria dans cette guerre des gangs.

Dimanche, des hommes armés ont cette fois attaqué deux bars de la ville de Guadalajara (ouest du Mexique), tuant également cinq personnes. Si le nord du Mexique enregistre le plus de victimes de la violence générée par le crime organisé, Guadalajara, deuxième ville du pays, compte plus de 70 000 morts dans tout le pays depuis décembre 2006. Pour Télérama.fr, ce bain de sang est directement lié à la mondialisation. Le site évoque le travail d’Ed Vulliamy. Ce journaliste au Guardian estime que « la signature en 1994 de ­l’Alena, l’Accord de libre-échange nord-américain, en supprimant les droits de douane et le contrôle des marchandises, se révéla une couverture parfaite, un vrai cadeau, pour les cartels. Leur trafic se démultiplia du jour au lendemain ». Phénomène qui n’épargne pas l’Europe, confrontée à une immigration massive et à des trafics multiformes : drogues, armes, prostitution.

Crédit photo : Jesús Villaseca Pérez via Flickr (cc).