Dix multinationales réclament toujours plus d’immigrés

ikea immigrés

Comme aux heures les plus sombres d’une immigration encouragée et même sollicitée dès les années 1970 par un grand patronat avide de main-d’œuvre docile, tout au moins un certain temps, et à vil prix, une dizaine de chefs de grandes entreprises regroupés dans l’association Refugees are talents – en français, les réfugiés sont des talents pour les entreprises – se sont attribué la présomptueuse mission de favoriser l’intégration au travail des réfugiés ou prétendus tels (voir Présent du 30 juin).

Ces dirigeants, la main sur le cœur, fort heureusement protégé par le portefeuille, plaident pour un partage de bonnes pratiques et le renforcement de la sensibilisation des collaborateurs de leurs entreprises. Traduire une intensification du bourrage de crâne dans la droite ligne des tirades emphatiques, aux limites du grotesque, immortalisées dans leur déclaration commune : « S’engager pour l’accueil de personnes réfugiées est un levier puissant qui renforce la raison d’être de nos entreprises et la performance de chaque entité […] », concluant : « Nous sommes convaincus qu’ensemble, nous ferons grandir notre engagement. Par conviction ; et parce que c’est une voie d’avenir pour nos entreprises et pour notre pays. »

Dans cet attelage immigrolâtre, nous retrouvons les groupes Accor, Adecco, Barilla, BNP Paribas, Ikea, Ipsos, Keolis, L’Oréal, Michelin, Sodexo, toutes enseignes davantage connues à ce jour pour leurs besoins endémiques en personnel relativement peu qualifié et à moindre coût que pour une fibre sociale et xénophile exacerbée.

En revanche, ces délicats patrons soucieux d’intégrer les demandeurs d’asile fraîchement débarqués ne pipent mot sur le sort qu’ils comptent réserver aux millions d’immigrés déjà présents sur le territoire national, sans emploi, en sous-emploi, voire en situation illégale de travail. Au travail ils pèsent sur le marché de l’emploi, au chômage sur la collectivité, et les aider au développement chez eux coûte encore. Dans la droite ligne de la Charte de la diversité créée en 2004, des incitations lourdes d’un monde associatif dédié au grand remplacement et des instances politiques et administratives – une rapide incursion dans la mairie de votre commune, à l’hôpital ou dans n’importe quelle administration devrait suffire à dessiller les plus distraits –, cet engagement médiatique du grand patronat résonne comme une incitation à favoriser toujours davantage l’accueil de toujours plus de « migrants ».

Les nouveaux esclaves de la mondialisation heureuse

Rappelons que depuis des décennies la France subit une immigration de peuplement dont une infime partie relève du motif travail. En 2020, année atypique certes, la primo-délivrance de titres de séjour s’élevait à 220 535 dont 26 950 seulement au titre du travail (source INSEE), soit 12 % c’est-à-dire moins de deux sur dix. Et encore ce modeste ratio fait-il figure de record si l’on considère qu’il s’établissait, les décennies précédentes, très nettement en dessous de 10 % (6,8 % en 2007, par exemple). Plus de 90 % de l’immigration s’est par conséquent établie sans vergogne totalement à charge, sans le moindre appel du pied, ni la moindre incitation de qui que ce soit.

Cet engouement des grands gagnants de la mondialisation pour l’inclusion des immigrés, réfugiés ou non, procède d’un intérêt bien compris. En effet, la nouvelle économie, de plus en plus digitalisée et robotisée requiert un nombre croissant de petites mains, de manutentionnaires, préparateurs de commande, emballeurs, livreurs au statut de plus en plus précaire, le plus souvent en contrat à la petite semaine, voire à la journée, avec même le retour du travail à la tâche sans parler du défaut de déclaration et des salaires et protection sociale indignes.

Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 6 juillet 2021

Les vraies causes de la délocalisation, par Jean-Gilles Malliarakis

Dans sa chronique du Monde, en date du 12 avril, Philippe Escande éditorialiste économique du journal se trompe.[1] Ce n’est pas un “signal destructeur”, comme il le qualifie, mais au contraire une alerte parfaitement nécessaire et, à de nombreux égards, éclairante, quoique désagréable, que Stellantis adresse, sans doute sans le vouloir, au public français et à l’opinion européenne.

Créé officiellement en janvier 2021, le groupe Stellantis est en effet une réalité multinationale de droit néerlandais. Son siège est à Amsterdam. Ceci résulte de la décision, annoncée dès 2019, de fusionner les groupes PSA et Fiat Chrysler.

De sorte que Stellantis commercialise désormais les 14 marques suivantes : Citroën, ainsi que son ancienne série DS, et Peugeot, certes, que nous considérons traditionnellement comme françaises ; mais aussi Opel, Vauxhall, Barth, Alfa Romeo, Chrysler, Doge, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati et RAM.

Pourquoi M. Escande imagine-t-il qu’une telle structure doive poursuive particulièrement l’objectif rassurant de gagner ce que notre éditorialiste du Mondeappelle “la bataille de la réindustrialisation française” ?

Quel que soit l’actionnariat, passé, présent ou futur du groupe actuel et de ses composantes, tout investisseur industriel est confronté aussi bien à une règle de concurrence, en même temps qu’à une situation internationale de libre circulation des capitaux et à un marché européen caractérisé par l’absence de droits de douanes.

Dans de telles conditions, il est parfaitement clair que la France empêtrée dans son “modèle social”, entre gréviculture, enfer fiscal et bureaucratie n’est pas un lieu concurrentiel du point de vue des industriels.

Sans doute, du point de vue européen, il vaudrait mieux que les investissements industriels restent dans notre Vieux Continent. Mais le manque d’imagination des décideurs au sein des grands groupes les a amenés, depuis quelque 30 ans, à choisir un pays comme la Chine plutôt que la Roumanie ou la Slovaquie.

La force des industriels et sous-traitants chinois résulte, évidemment aussi, de salaires particulièrement faibles et d’autres conditions sociales inacceptables. La concurrence est largement faussée avec ce pays : non seulement du fait de son “nouveau mode de production asiatique”, – pour reprendre une expression de Karl Marx… mode de production supposant une situation de quasi-esclavage, que permet la dictature du Parti communiste ; mais aussi du fait d’un déséquilibre monétaire contraire aux règles initiales de l’OMC, la monnaie chinoise étant sous-évaluée et non convertible, etc.

Dans un tel contexte, il est devenu clair que la délocalisation ou la sous-traitance mises en place par de grands groupes industriels méritent d’être dénoncées ne serait-ce qu’en informant correctement le consommateur des conditions de production et en obligeant les distributeurs à indiquer la provenance réelle, etc.

Mais on doit aussi se persuader que le déséquilibre commercial et le décrochage de la France ne sont pas seulement imputables à la concurrence chinoise et à la délocalisation : c’est plutôt le déclin d’une France de plus en plus étatisée, de plus en plus anesthésiée par le politiquement correct, de plus en plus tiers-mondisée qui entraîne la fuite des investissements.

[1] cf. son article du MondeEn décidant de produire sa future berline Citroën en Chine, Stellantis envoie un signal destructeur

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Jean Lassalle : « Résistons ! » à la mondialisation

11/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion de la publication de son livre, « Aurore ou crépuscule Résistons ! » (Ed. Cherche-Midi), le truculent député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle a accordé un entretien d’actualité à Sputnik afin d’évoquer les conséquences politiques de la crise sanitaire, son appel à s’opposer à la globalisation et au « capitalisme financiarisé » et à réinvestir la campagne.


Philippe de Villiers : “Le nouveau monde est en train de mourir du coronavirus”

Depuis son Aventin vendéen, où il se trouve confiné comme le reste du pays, Philippe de Villiers analyse la signification profonde de la crise du coronavirus. Pour le fondateur du Puy du Fou, cette épreuve sonne le glas du mythe de la “mondialisation heureuse” et du nouveau monde, et le retour du “carré magique de la survie”, frontière-souveraineté-localisme-famille.

Lors de la campagne des élections européennes de 1994, vous évoquiez avec Jimmy Goldsmith la nécessité de la “démondialisation” et critiquiez le libre-échangisme mondial. L’actualité, avec la pandémie du coronavirus, vous donne-t-elle raison ?

Hélas ! Je me souviens que dans nos réunions publiques, Jimmy et moi avions cette formule qui faisait rire les salles : « Quand toutes les barrières sanitaires seront tombées et qu’il y aura une grippe à New Delhi, elle arrivera dans le Berry ». C’était un rire d’incrédulité : « ils exagèrent… » En fait, Jimmy avait tout vu, tout dit, tout écrit dans son livre « Le Piège », écrit en 1993, non seulement sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan de l’économie et de la sécurité. Je racontais tous les soirs, devant nos assemblées de curieux, la même histoire métaphorique sur la « jurisprudence du Titanic » : « Le Titanic a coulé à cause d’une seule lame de glace qui a percé la coque. Parce que la carène du navire n’avait prévu qu’un caisson seulement. Lorsque nous avons créé le Vendée-Globe, nous avons imposé sept compartiments étanches dans la coque de chaque bateau. Si l’un des sept se remplit d’eau, il en reste six… Les compartiments étanches empêchent le bateau de couler. Eh bien, chers amis, la jurisprudence du Titanic, c’est que les nations sont les compartiments étanches de la mondialisation. »

La réaction des élites et des médias était la même : « On ne peut pas s’opposer à la mondialisation. Elle est dans le sens de l’histoire. »

Quelle est la signification profonde de l’épreuve que nous traversons ?

Le confinement obligatoire sonne le glas de la fameuse « mondialisation heureuse ». La défaite intellectuelle des mondialistes est à la mesure du drame du coronavirus. Il signale, pour ceux qui ont un peu de lucidité, la fin du « Nouveau Monde » et le retour en force de « l’Ancien Monde ». Après la chute du mur de Berlin, on nous a expliqué que nous allions entrer dans un nouveau monde qui viendrait inaugurer une nouvelle ère, post-moderne, post-nationale, post-morale, une ère de paix définitive. Ce nouveau monde serait deux fois novateur : d’abord il nous débarrasserait des souverainetés et des États, puisqu’il serait ahistorique et apolitique. Ce serait la fin définitive des guerres, de l’histoire, des idées, des religions et l’avènement du marché comme seul régulateur des pulsions humaines et tensions du monde. Les citoyens allaient se muer en consommateurs sur un marché planétaire de masse. Excitant, non ? Et puis – deuxième novation – le nouveau monde organiserait enfin le primat ricardien de l’économie sur la politique, portant ainsi l’idée pacifique d’une réallocation des ressources au niveau du « Village Global » et d’un monde d’ouverture multiculturel. On pensait que les grandes organisations supranationales suffiraient à la supervision de ce nouveau monde où tiendraient dans la Main invisible du libéralisme les bonheurs et prospérités. À partir de ce moment-là, le vocabulaire changea : on ne parlait plus de gouvernement mais de gouvernance, de loi mais de régulation, de frontière mais d’espace, de peuple mais de société civile.

Aujourd’hui, nous comprenons que cette vision idéologique est en train de mourir du coronavirus. En effet, quand revient le malheur, quand rôde la guerre – par exemple à la frontière gréco-turque – ou la mort – avec la pandémie -, les zombies des organisations internationales n’ont plus rien à dire – et d’ailleurs on ne les consulte plus. C’est le grand retour au carré magique de la survie.

Le premier point du carré, c’est la frontière, c’est à dire la protection, ce pour quoi les États ont été inventés. Le deuxième, c’est la souveraineté, c’est à dire la liberté des peuples pour prendre des décisions rapides et ajustées. Le troisième coin du carré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des intérêts vitaux. Le quatrième point, c’est la famille, puisque, quand on décide de confiner un pays, la « République de la PMA » ne confie pas les enfants des écoles aux fonds de pension mais aux pépés et mémés.

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Crise du Coronavirus – Philippe Béchade : «Nous venons de changer de monde»

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
RT France a diffusé cet entretien avec Philippe Béchade, rédacteur en chef de La Bourse au quotidien, membre des Econoclastes.

Il fait le point sur la situation économique mondiale, après une nouvelle journée noire sur les grandes places boursières. Il juge que le monde est entré dans une nouvelle phase historique, qui devrait secouer profondément les structures d’échange.

Il estime que les mesures de sauvetage de cette crise devraient inclure notamment «l’hélicoptère monétaire», une aide directe aux victimes de la crise économique inédite à une grande échelle, afin de relancer une économie dévastée par ce krach sans précédent.


Coronavirus, Waterloo de la mondialisation?

L’épidémie et sa propagation mondiale rapide questionnent notre modèle et l’idéologie sans-frontiériste. À l’instar du Canadien Justin Trudeau, les dirigeants apôtres du mondialisme semblent largués. En France, l’extrême gauche se réjouit.

Retour des frontières, isolationnisme et suspension de certaines libertés : partout ou presque, le coronavirus aura produit un rapide et puissant retour du politique que peu d’observateurs auraient pu anticiper. La souveraineté est subitement revenue en force : l’État aurait finalement encore un rôle à jouer dans la régulation de la société.

Sa fonction ne serait pas seulement d’arbitrer l’entrechoquement des droits individuels, mais aussi de protéger des populations qui se retournent vers lui quand elles se sentent impuissantes.

Le coronavirus pourrait vraiment être le Waterloo de la mondialisation. Du moins d’une phase intensive, extrême de ce phénomène. Débutée en 1492, la mondialisation a quelque chose d’irréversible – les pays ne reviendront jamais à la pleine autarcie –, mais il n’est plus inconcevable qu’elle revienne un peu sur ses pas pour enfin trouver un point d’équilibre. Comment les Italiens peuvent-ils accepter qu’un virus né dans un obscur marché chinois puisse faire chez eux des centaines de morts, pays où l’on mange des pâtes et non des chauvesouris et des pangolins ? Plus jamais les peuples ne consentiront sans résistance à ce que des réalités aussi lointaines ne deviennent aussi proches.

Le cauchemar des “multiculturalistes”

Au Canada, le coronavirus fait voler en éclats les grands rêves de fraternité mondiale de l’élite multiculturaliste, à commencer par ceux du Premier ministre Justin Trudeau, dont le leadership se révèle inexistant. Refusant toujours de fermer les frontières nationales, le petit prince boréal est paralysé par son idéologie, incapable de sortir de son paradigme gnangnan. Finalement, le monde pourrait parfois représenter une menace, l’humanité ne serait pas toujours une belle et grande communauté avec laquelle échanger. Les peuples sont d’accord pour faire du commerce, mais pas pour subir les désastres causés par les pratiques insolites de masses exotiques. La mondialisation nous a fait croire que nous étions unis, mais cette union n’a en réalité jamais tellement dépassé le stade économique.

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Le nécessaire retour aux frontières, par Ivan Rioufol

Fron-tière : un mot que le progressiste a du mal à épeler et à prononcer. Pour les convertis à la nouvelle religion des droits de l’homme et aux sociétés ouvertes, rien ne doit plus distinguer ni séparer les nations et les peuples. L’utopie est en vogue dans la macronie, ce produit de l’air du temps. Il y a deux semaines, parlant de l’épidémie du coronavirus, le ministre de la Santé, Olivier Véran, déclarait : “On ne fermera pas les frontières car ça n’aurait pas de sens“. Propos repris dans la foulée par la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye : “Les frontières physiques n’ont pas de sens pour un virus”. Pas de sens : une expression répétée dès lors par la moutonnerie médiatique, s’évertuant à ne pas voir non plus le lien entre la mondialisation et la contamination du Covid-19 comme une traînée de poudre. Mais qu’observe-t-on ces jours-ci, sinon le recours aux frontières, aux confinements, aux quarantaines ? Après Israël, qui a fermé ses entrées immédiates aux arrivants des pays à risque (dont la France), l’Italie a décidé ce week-end de faire vivre le nord du pays – de Milan à Venise – dans une sorte de camp retranché jusqu’au 3 avril.

Pour sa part, la Chine assure avoir maîtrisé le virus après avoir cloîtré 56 millions d’habitants. Comment l’Etat français peut-il soutenir, sinon par un a priori idéologique qui rend sot, qu’un virus transmissible par le contact humain se joue des frontières physiques ? Sans doute ne sont-elles pas suffisantes. Mais la France et l’Italie, les deux pays d’Europe les plus affectés, paient aussi le prix d’aveuglements politiques sur le rôle protecteur que peuvent avoir les nations soucieuses de maîtriser leurs portes.

En réalité la frontière n’a pas fini de s’imposer comme une nécessité à ceux qui pensaient en avoir fini avec ce concept ringard défendu par des arriérés. Le coronavirus est la mauvaise conscience des mondialistes. Ceux-ci sont condamnés à déplorer, ce lundi, l’effondrement des marchés boursiers, de Hong Kong à Londres. En France, l’impact sur l’économie devrait être de plusieurs dixièmes de points de PIB, selon le ministre du Budget, Bruno Le Maire. Et la menace parallèle que fait courir la Turquie d’Erdogan sur l’Europe et ses nations oblige encore davantage à réhabiliter en urgence ces indésirables limites territoriales. Elles s’avèrent plus que jamais indispensables. A l’invasion du virus chinois s’ajoute en effet la tentation du sultan islamiste de conquérir l’Europe vénusienne, en s’abritant derrière des réfugiés moyen-orientaux et notamment des femmes et des enfants.

Le président turc est attendu ce lundi à Bruxelles. Mais il est à craindre que l’Union européenne herbivore ne rende à nouveau les armes devant la Turquie carnivore. Erdogan, qui se bat pour la consolidation de ses propres frontières, connait la fragilité de celles de l’UE. Il a mesuré la culpabilité postchrétienne de ses dirigeants. Dimanche, il a appelé la Grèce à “ouvrir ses portes” aux migrants : “Hé, la Grèce ! Je te lance un appel…Ouvre tes portes également et libère-toi de ce fardeau. Laisse-les aller dans d’autres pays européens”. Qui bottera le cul de la brute ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 9 mars 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Coronavirus – Le virus de la mondialisation

« Il ne faut pas évoquer les frontières, parce que le virus n’en fait aucun cas ». Voilà en substance ce que racontent les gouvernements européens. Jusqu’au moment où le réel arrive jusqu’à eux, et que les premiers des leurs sont infectés. Quatre députés français, un sénateur et le ministre de la Culture Franck Riester sont positifs au coronavirus. La Lombardie, poumon économique de l’Italie, est mise en quarantaine (voir page 3). Les frontières seraient inutiles mais les zones de quarantaine le seraient ? La pilule commence à être un peu douloureuse pour les peuples.

La conséquence des mises en place de zones de quarantaine un peu partout sur la planète permet de faire à très grande échelle une expérience anthropologique des plus intéressantes : l’observation des comportements face à la pression. Les premières vidéos clandestinement mises sur Internet depuis la Chine permettent de voir une population disciplinée à l’extrême, très docile aux commandements administratifs. Les hôpitaux de campagne sont en ordre, et les supermarchés sont sécurisés par un déploiement policier. Des volontaires encadrés par l’armée surveillent et contrôlent l’accès aux points de passage des zones confinées. Au-delà de la mentalité légaliste de ce peuple, la dictature communiste n’est pas un régime qui incite au désordre, la police étant au service d’un exécutif impitoyable pour lequel l’ordre public est tout.

A contrario, en Italie, l’annonce du confinement de la Lombardie a donné lieu à des scènes navrantes. Le gouvernement est en partie responsable : ses atermoiements et l’imprécision de sa communication ont donné le sentiment qu’il ne maîtrisait pas la situation. Dès lors, lorsque la Lombardie a été proclamée en quarantaine, des milliers de personnes se sont précipitées dans les trains et sur les routes pour fuir. D’autre part, des émeutes ont immédiatement éclaté dans au moins vingt-sept prisons, en particulier à Naples et Pavie. Dans les Pouilles, à Foggia, une cinquantaine de détenus se sont évadés. Une grosse trentaine ont d’ores et déjà été interpellés par les forces de l’ordre.

En France, les comportements varient considérablement d’un kilomètre à l’autre. Dans le quinzième arrondissement de Paris, les rayons pâtes et riz sont très faiblement touchés, seul quelques rares produits étant en rupture de stock, comme les plus grands conditionnements de pâtes les moins chères. Les consommateurs sont calmes, et responsables, et si d’aucuns font des provisions, ce n’est pas au détriment de tout le monde via des chats inconsidérés. Mais non loin de Paris, à Mantes-la-Jolie, endroit connu pour sa très grande proportion de population immigrée très récemment française ou qui ne l’est pas encore, les rayons de denrées non périssables ont été pillés. Cédant à l’appel de la panique, la population a créé des mouvements de foule avec des conséquences tristement idiotes qui en sont le corollaire. A noter que les pâtes sans gluten sont souvent demeurées sur place, la panique ne faisant pas perdre l’intégralité du bon sens.

La crainte de la faim crée des clients faciles pour ceux qui n’ont honte de rien. Sur Internet, les produits alimentaires livrés par Amazon ont connu une hausse spectaculaire des prix, illustrée par une boîte de conserve de maquereaux dont le prix est monté à plusieurs dizaines d’euros. Autre motif de spéculation, le papier toilette est en rupture de stock dans plusieurs endroits, et des vidéos de bagarre entre clients pour quelques rouleaux ont été observées, notamment en Australie. Les magasins disposant d’un service de « drive », c’est-à-dire d’achats faits sur Internet et récupérables à un guichet, voient leur activité exploser : jusqu’à 90 % de vente sur les pâtes et le riz en France. Plusieurs gouvernements ont décrété des restrictions : pas plus de quatre rouleaux de papier toilette en Australie, idem pour le gel hydroalcoolique, les conserves, le sucre, etc. Une expérience tragique mais intéressante à analyser, et dont il ne faudra pas se priver de tirer des enseignements pour sécuriser notre futur.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2020

Le coronavirus, ou la mondialisation infernale, par Ivan Rioufol

Le coronavirus affole les mondialistes béats. Ceux-ci rêvaient de construire le paradis sur terre dans l’abolition des frontières, des nations et des peuples. C’était oublier que le paradis, dans sa racine littérale, désigne un jardin clos de murs. C’est bien l‘enfer qui, tout au contraire, se dévoile à travers cette épidémie qui dépasse le symbole. Partie de Chine, elle s’étend avec une rapidité inquiétante. Même l’Italie est désormais touchée. Le pays a dû ce week-end imposer des mesures de quarantaine dans une dizaine de communes du nord de la péninsule. Le Carnaval de Venise a été annulé dimanche. Bien d’autres nations sont atteintes, comme la Corée du Sud, l’Irak ou l’Iran. L’Arménie, la Turquie, la Jordanie, le Pakistan, l’Afghanistan ont fermé les frontières ou restreint les échanges avec ce dernier pays. Une panique est en train de s’installer, qui fait trembler les marchés boursiers.
Ce lundi matin, les bourses de Milan, Paris et Francfort étaient en chute de plus de 3%. La directrice du Fonds monétaire international (FMI) a averti que la crise “pourrait mettre en péril la reprise” mondiale. Le FMI a abaissé de 0,4 point sa prévision de croissance pour la Chine en 2020. Si l’on n’a jamais vu le battement d’une aile de papillon déclencher un ouragan de l’autre côté de la planète, un microbe est bel et bien en train de réveiller, chez les peuples vulnérables, le rejet du mondialisme et de son mélangisme universaliste. Ce poison-là peut tuer.

Derrière la crise sanitaire s’esquisse un débat politique sur la souveraineté des nations et la maîtrise des frontières. L’idéologie de la diversité – le diversitisme – se révèle être un obstacle pour répondre à ce défi planétaire. Résister à l’épidémie nécessite en effet de se libérer des interdits moraux, posés par la pensée dominante occidentale, sur le rejet de l’Autre, la discrimination, le repliement, etc. L’impératif antiraciste, qui prône le brassage des cultures et des peuples, ne peut s’opposer au besoin d’exclusion pour cause de survie. Dès à présent se pose la question, en Europe, du rétablissement interne des frontières. Ce lundi, la Commission européenne rappelle que le recours aux contrôles doit répondre à des conditions strictes.

Elle explique : “Le code Schengen sur les frontières autorise le rétablissement temporaire des contrôles, mais toute décision devrait être prise dans certaines conditions“. En l’occurrence, une telle décision doit être “basée sur une évaluation des risques crédibles et des preuves scientifiques“, être “proportionnée” et “prise en coordination avec les autres“. Reste que la Commission européenne, qui a construit sa politique sur l’accueil et l’ouverture, n’est pas la mieux placée pour donner son avis sur ce que les nations doivent faire pour se mettre à l’abri d’une menace. Les mondialistes ont causé trop de dégâts pour faire encore la leçon.

Ivan Rioufol

Texte daté du 24 février 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Philippe Moreau-Defarges: « Non, la mondialisation n’apporte pas la paix »

10/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Alors que l’augmentation des échanges devait mener à la paix perpétuelle après la Guerre froide, la mondialisation n’a pas eu les effets escomptés.

Les récentes tensions commerciales sino-américaines en témoignent. Paix et mondialisation, un oxymore?

Philippe Moreau-Defarges, ancien diplomate et auteur de l’ouvrage ” Une histoire mondiale de la paix ” (Ed. Odile Jacob) a répondu aux questions de Sputnik France.


La colère française révèle la fin d’un monde, par Ivan Rioufol

La colère française n’est pas éteinte. Un an après l’acte I des Gilets jaunes, le 17 novembre, le pays vit toujours un temps révolutionnaire. En apparence, les révoltés ont regagné les villes éteintes et les campagnes silencieuses. Leur désorganisation et leur récupération par l’extrême gauche ont découragé beaucoup d’exaspérés. Mais le pouvoir n’a rien fait, depuis, pour se rapprocher des Oubliés. Les quelques milliards d’euros débloqués n’ont pas répondu aux enjeux existentiels.

La marée protestataire s’est provisoirement retirée, mais elle laisse voir les vraies fractures. La rupture n’est plus entre la droite et la gauche, ni même entre ceux d’en haut et ceux d’en bas. Elle oppose les déracinés aux enracinés. De fait, les cités “populaires”, produits de quarante ans de politiques universalistes, ne se sont jamais senties solidaires de la France profonde, en dépit d’une semblable paupérisation. C’est pourquoi les espoirs de convergence de luttes, relancés ces jours-ci par la gauche radicale, ne sauraient être durables. Le rejet de l’idéologie mondialiste annonce la fin d’un monde.

La nouvelle idée universelle est portée par ceux qui, paradoxalement, se réclament de leurs racines, de leurs lieux. D’autres peuples, également menacés par la mondialisation, font valoir de semblables protections. Une économie innovante s’élabore déjà, dans la France modeste et débrouillarde. Elle se construit autour des notions de proximité, de solidarité, de partage. “Il faut des jeunes qui aient envie de devenir milliardaires”, avait déclaré Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, en 2015.

Or ce monde-là, individualiste et matérialiste, ne fait pas rêver. L’erreur du chef de l’État a été de s’accrocher à un idéal postnational plébiscité par les seuls “winners”, soucieux de leurs intérêts financiers. Les injures que Macron et son parti de l’Ordre ont déversées sur les bouseux du 17 novembre ont révélé leur incompréhension des mutations sociétales. La guerre menée par le président contre les populistes a abouti à leur victoire. Pour preuve : le pouvoir n’ose plus bouger de peur d’enflammer le pays. En marche ! est à l’arrêt.

Le nouveau monde, que le chef de l’État croit encore symboliser en promettant de “réconcilier les Français avec la mondialisation”, s’est révélé être la mascarade annoncée ici dès les premiers pas du macronisme.

Ivan Rioufol

Texte daté du 14 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Xavier Raufer : « La mondialisation du terrorisme, notamment islamiste, a été foudroyante »

11/06/2019 – INTERNAIONAL (NOVOpress)
La mondialisation du crime, un thème souvent évoqué, mais rarement abordé en profondeur.

Sputnik a interrogé Xavier Raufer, enseignant au CNAM, auteur de Le crime mondialisé aux Editions du Cerf. Terrorisme, délinquance, trafic de migrants, le criminologue s’attaque aux idées reçues.

Plongée dans l’univers du crime sans frontières.


[Vidéo] Football : mondialisation et standardisation ?

20/07/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Comment la Coupe du monde reflète-t-elle la géopolitique et les relations internationales ? Le football est-il aussi mondialisé qu’on le croit ? L’argent a-t-il changé le jeu ?

Voyage en ballon autour de la planète foot. Avec Jacques Sapir, Robert Redeker, agrégé de philosophie et auteur de Peut-on encore aimer le football ? (Éd. du Rocher, 2018), et Jean-Baptiste Guégan, journaliste, spécialiste de la géopolitique du sport et co-auteur de Football Investigation : les dessous du football en Russie (Bréal, 2018).


60% des Français ont une mauvaise opinion de la mondialisation

16/03/2018 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion du 6e printemps de l’économie, un sondage a été réalisé par l’entreprise OpinionWay sur les Français et la mondialisation. Il en ressort que 60% des Français interrogés ont une mauvaise opinion de la mondialisation.

Ils ont jugé entre autres que celle-ci bénéficie aux continents américain et asiatique mais a, au contraire, des effets négatifs sur l’Europe. Il est également intéressant de noter qu’en majorité les personnes interrogées estiment que les règles des échanges commerciaux sont fixées par les firmes multinationales plutôt que par les États.

Ce sondage se focalisait pour l’occasion sur la facette économique du phénomène. Il n’a donc pas abordé la question migratoire, conséquence pourtant directe de la libre circulation des personnes engendrée par la mondialisation.


Eric Zemmour : « La mondialisation est forcément libérale »

Eric Zemmour

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron, président des riches ? Et si c’était un peu plus compliqué que ça, s’interrogeait Eric Zemmour ce matin sur RTL, en relevant les contradictions du discours de la gauche à ce sujet : « On pourrait appeler ça le coup du Sarko : vous coller l’étiquette infamante de “président des riches“, parce que vous voulez réduire l’impôt des plus favorisés. Nicolas Sarkozy ne s’en était jamais remis. Pour ne pas subir le même opprobre […], François Hollande avait massivement augmenté les impôts, des riches mais aussi des moins riches. Il était devenu le président des impôts. »

« Il y a six mois, nos médias nos élites, tous les relais d’opinion n’avaient pas de mots assez louangeurs pour vanter le discours d’Emmanuel Macron sur l’ouverture, l’Europe, la mondialisation, rappelle l’éditorialiste, et de se moquer des partisans du “repli frileux“ disaient-ils, des “apôtres ringards de la ligne Maginot“. » Mais…

« Mais l’ouverture veut dire aussi l’ouverture pour les capitaux […] La mondialisation est forcément libérale et favorise depuis trente ans les plus riches des pays riches et les plus riches des pauvres, au détriment des classes moyennes des pays riches. C’est injuste, mais c’est ainsi. »

Si on veut changer cela, explique Eric Zemmour, il faut alors tout changer, remettre les frontières et en finir avec l’euro. Si on refuse, alors il faut s’adapter, « c’est-à-dire baisser les impôts pour ceux qui ont la faculté de mettre leur argent en dehors de nos frontières » :

« On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, la satisfaction morale de l’ouverture et de l’universalisme, et la satisfaction intellectuelle de la lutte contre les inégalités. »

Comme on ne peut pas mener, en même temps, la lutte contre le chômage et la lutte contre la précarité :

« Tous les pays occidentaux ont réduit leur chômage en augmentant le nombre des emplois précaires. La France a préféré augmenter son chômage, et son assistanat, et son endettement. »

Eric Zemmour : « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire »

Zemmour Domenach Calvi RTL

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En débat ce matin sur RTL face à Nicolas Domenach, Eric Zemmour ne s’est pas montré choqué par les réjouissances d’Emmanuel Macron au soir du premier. Pour lui, « Macron a gagné au soir du premier tour », du moins, a-t-il corrigé, « il y a neuf chances et demi sur dix qu’il ait gagné ».

Concernant les visites de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à Whirlpool, Eric Zemmour pense « que c’est de la com’ de tous les côtés. » « Tout cela n’est pas très intéressant », dit-il, ajoutant :

« Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette élection signifie […] Nous sommes revenus en 1848 avec une lutte des luttes entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, entre les pauvres et ceux qui profitent du système. »

A la question posée par Yves Calvi : « Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République », Eric Zemmour, tout en trouvant « grotesque » les appels au « front républicain », estime que « Marine Le Pen a très peu de chances d’être élue ». Mais il note que « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire ».

Le candidat de La France insoumise doit s’exprimer ce matin sur sa chaîne YouTube.

Macron, le mondialisme contre la France, par Eric Letty

Macron mondialisme Monde et VieLe 23 avril, le parti du mondialisme a acquis une sérieuse chance de diriger la France. Par son passé, son programme, ses soutiens, Emmanuel Macron est le champion de la Finance que François Hollande, voilà cinq ans au Bourget, avait désignée comme son « ennemie » et qu’il aura en réalité portée au pouvoir si, comme il y a lieu de le redouter, le candidat d’« En marche ! » l’emporte sur Marine Le Pen au deuxième tour.

Au moins l’enjeu est clair : selon qu’ils voteront pour l’un ou l’autre des candidats, les Français choisiront le mondialisme ou la France.

Emmanuel Macron avait beau feindre, le 23 avril, d’en appeler aux « patriotes », il reste un produit marketing créé par ce que l’on appelait autrefois la « fortune anonyme et vagabonde », les forces de l’Argent, qui, en mettant à son service leur puissance médiatique, ont donné à celui qui fut administrateur de Rothschild, secrétaire général adjoint de François Hollande à l’Élysée, ministre de l’économie du gouvernement socialiste, le moyen de se déguiser en homme du renouveau, de la page vierge et du rassemblement au-dessus des partis. Un comble ! Son avènement, s’il est élu, sera un sacre médiatique.

Il suffit de considérer ses soutiens (au-delà de la sphère financière) pour comprendre qui est le candidat d’« En Marche ! » : on y trouve Alain Minc à côté de Cohn-Bendit, Robert Hue près d’Alain Madelin, Bernard-Henri Lévy et Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne. Sans oublier son pygmalion, Jacques Attali, qui était présent le 23 avril au dîner organisé à la Rotonde (le
« Fouquet’s » était sans doute trop chargé de souvenirs…).

Hors-système, Macron ? Il est au contraire, selon le mot de Laurent Wauquiez (qui semble ne plus s’en souvenir) « l’incarnation de l’élite mondialisée ».

Au-dessus des partis ? Il en ramasse au contraire les transfuges et les porte-gamelle, au point d’apparaître comme le canot de sauvetage luxueux de la Hollandie. Qu’est-il d’autre, en effet, que le clone de François Hollande, sans bedaine, ni teinture et la cravate à l’endroit ? Il n’en diffère sur aucun des grands sujets de politique, intérieure ou extérieure.

Avec lui, la France sera encore plus ligotée par l’Europe, vassalisée par l’Allemagne, inféodée à la politique américaine, elle avancera plus vite sur la voie du libéralisme libertaire, renoncera davantage à son identité, à ses racines chrétiennes, aux grands principes sur lesquels s’est bâtie sa civilisation (dont il ignore l’existence…), sera encore plus ouverte à l’immigration, plus exposée aux conséquences du libre-échangisme. C’est l’effarante leçon de démocratie que l’on peut tirer de ce premier tour : malgré toute l’impopularité de Hollande, les électeurs ont placé son héritier en tête !

À quelques nuances près, la distance n’est pas grande non plus entre Emmanuel Macron et François Fillon. Ils appartiennent au même système et cette proximité explique qu’il n’ait pas fallu attendre plus cinq minutes après la publication des premiers résultats, pour que le candidat de la conservation appelle à voter en faveur de son homologue progressiste.

En face, Marine Le Pen porte le drapeau de l’indépendance et des libertés françaises pour lesquelles, voilà cent ans, nos grands-parents ont versé leur sang et auxquelles, avant eux et avant nous, des générations de Français ont travaillé.

Ce qui est en jeu, désormais, c’est l’existence même de la France, cette « petite fille moqueuse et tendre, qui n’appartient à personne » dont parlait Bernanos, et que les amis d’Emmanuel, si nous les laissons faire, vendront demain, nue, sur le marché aux esclaves de la finance internationale.

Eric Letty

Editorial du n° 939 du Monde & Vie daté d’avril 2017