Une députée autrichienne l’affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

Une députée autrichienne l'affirme : Mohamed Merah avait des contacts avec le milieu salafiste allemand

03/04/2012 – 08h00
VIENNE (NOVOpress via OTS) — Si l’on en croit le quotidien serbe Kurir, Mohamed Merah ne se serait pas seulement radicalisé dans la zone frontalière entre Afghanistan et Pakistan par l’intermédiaire l’Al Qaïda, mais aussi en Bosnie. Selon des informations transmises par les services de renseignement d’outre-Rhin, il aurait aussi assisté des mois avant ses attentats sanglants, à des conférences islamistes organisées par la branche bosniaque de l’association salafiste allemande maintenant dissoute « Invitation au paradis » (Einladung zum Paradies).

Mohamed Merah aurait été endoctriné en Bosnie par l’association « Invitation au paradis »

Merah se serait ainsi rendu le mois dernier à Zavidovići à un exposé du prédicateur extrémiste de Brunswick Muhamed Seyfudin Ciftci. Connu également sous le nom de Abu Anes, ce dernier présidait à Mönchengladbach (Ruhr) jusqu’en mars 2011 l’association salafiste « Invitation au Paradis » surveillée de près par la Cour constitutionnelle allemande et fréquentée également par d’autres prédicateurs haineux, comme l’ancien boxeur professionnel converti à l’islam Pierre Vogel. Ciftci, ex travailleur social dans les zones de combat bosniaques, considère que la lapidation est une sanction justifiée en cas d’adultère, mais est aussi soupçonné de faire le lit du terrorisme dans son école coranique salafiste de Brunswick.

Selon la députée FPÖ Dr. Susanne Winter, cette proximité entre terrorisme algérien et salafisme n’est pas un cas isolé. « Le courant le plus dynamique de l’islam est considéré comme étant une couveuse pour terroristes potentiels. Les réseaux salafistes endoctrinent de jeunes gens sans perspectives avec une idéologie extrémiste qui débouche souvent sur la violence ». Le courant djihadiste au sein du salafisme a déjà servi il y a vingt ans de fondement idéologique à la fondation d’Al Qaïda, et il n’est pas sans raisons présenté par nos services de protection de la constitution comme « le plus grand danger menaçant l’Union européenne et l’Autriche ».

Le spécialiste allemand du proche-Orient Asian El Difraoui l’exprime pour sa part on ne peut plus clairement : « chaque salafiste n’est certes pas un terroriste », mais « la plupart de terroristes islamistes ont eu des contacts avec les salafistes ». Mohamed Merah aussi avait des contacts fréquents en Bosnie avec un groupe d’Algériens dont on pensait pourtant qu’ils avaient pour la plupart quitté le pays. Parmi eux se trouvait l’ex-commandant de la brigade bosniaque « El Mudschaheddin », Abu al’Me’alij. Les volontaires étrangers ayant pour la plupart servi dans les guerres afghanes combattaient avec le soutien d’organisations caritatives saoudiennes aux côté des troupes musulmanes bosniaques depuis 1992. Après la guerre, ils s’employèrent à faire progresser le fondamentalisme musulman dans le pays.

Les réseaux salafistes en expansion sur le territoire européen préoccupent sérieusement S. Winter : « en Autriche, on observe toujours à nouveau des efforts de recrutement de la part de salafistes ultra conservateurs, comme récemment encore à Linz et Graz. Le Ministère de l’intérieur de Johanna Mikl-Leitner [ÖVP, parti chrétien démocrate conservateur] laisse les prédicateurs haineux faire leur œuvre ne toute quiétude. Les germes du terrorisme peuvent se répandre avec succès. C’est pour cette raison que je demande une fois de plus une interdiction d’entrée sur le territoire pour des provocateurs ou des prédicateurs haineux venant de l’étranger » conclue S. Winter.

mohamed-merah.info : le site de ceux qui n’aiment pas Mohamed Merah

mohamed-merah.info : le site de ceux qui n'aiment pas Mohamed Merah

[box]Comme l’a indiqué récemment Novopress, le Bloc Identitaire a lancé une campagne d’affichage “Mohamed Merah, une chance pour la France ?”. En liaison avec cette campagne, ce même Bloc vient de créer un site internet consacré à ce terroriste qui a œuvré à Montauban puis à Toulouse… et à ceux qui ne l’aiment pas : [/box]

Mohamed-merah.info sera l’écho de l’actualité post-mortem de ce jeune délinquant à la double nationalité, racaille condamnée 18 fois, fils d’un père algérien, trafiquant de drogue, qui, aujourd’hui, à l’abri dans son repaire d’outre-Méditerrannée, annonce qu’il veut porter plainte contre la France.

Mohamed-merah.info se veut aussi le point de ralliement de tous ceux qui ne supportent plus les amalgames développés par les grands médias. Non, Mohamed Merah n’était pas un “jeune comme les autres”.

Mohamed Merah n’était pas non plus un “Français d’origine algérienne”. Il était un Algérien de cœur et de nationalité car il possédait deux cartes d’identité, française et algérienne, et c’est d’ailleurs en Algérie que son père veut l’enterrer (inhumation refusée par l’Algérie, Mohamed Merah sera in fine enterré près de Toulouse… Note de Novopress).

[box]Et le Bloc Identitaire d’ajouter : [/box]

Bref, si Mohamed Merah est Raid mort, le combat contre le terrorisme islamique continue sur www.mohamed-merah.info !

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un faits divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, soutenez les Identitaires et la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Leur obsession pathologique de l’extrême droite, alliée à une incapacité psychiatrique d’envisager que des actes racistes et antisémites puissent être commis par d’autres qu’un blanc occidental, a conduit de belles consciences à écrire, lors des tueries de Toulouse et de Montauban, de grands morceaux d’anthologie. A méditer et à conserver soigneusement. Pour la prochaine fois !

La palme revient sans doute au site Internet agoravox.fr qui a publié deux articles qui resteront à tout jamais gravé dans l’anthologie de la connerie. Leur auteur n’a pas signé ses deux forfaits. Qu’il se manifeste pour recevoir sa médaille d’or. Le premier s’intitule « La peste brune ». Extraits: « A nouveau, un pays européen a subi une attaque meurtrière visant des minorités. Nombreux ont été les propos racistes, et xénophobes ces dernières années, et le lent glissement vers l’extrême droite a des conséquences violentes et imprévisibles. Il est facile aujourd’hui de s’indigner face aux nombreux morts, martyrs de l’intolérance mais que n’aurait-il fallu s’indigner face aux nombreux dérapages de nos représentants et de leurs stratégies de captation des thèmes nationalistes. Aujourd’hui nous sommes tous responsables des tueries de Toulouse et Montauban! » Parle pour toi, Ducon !

« Le profil parfait du tueur d’extrême droite »

Il semble que ce soit le même fin limier de la police politique qui récidive avec « La France sur les traces de « son “Breivik” »: « Le type d’action, par sa violence et son caractère organisé, fait obligatoirement penser à une tuerie à la Breivik réalisée par séquences différentes. » Après avoir déliré pendant des lignes et des lignes sur son Breivik français, notre limier s’interroge soudain: « Reste néanmoins aussi, il ne faut pas l’ignorer, la piste de l’extrémiste islamiste. » Mais avec sa grande perspicacité, il nous rassure: « En banlieue, cela m’étonnerait qu’un jeune armé sache autant organiser pareille opération nécessitant beaucoup d’heures de surveillance, à moins de mettre tout un quartier dans le coup. » La piste islamiste écartée, l’inspecteur Maigret retrouve immédiatement celle de l’islamophobie: « A l’heure actuelle, beaucoup d’indices laissent envisager que le pays vient de se trouver un Breivik, les objectifs du Breivik français sont clairement… anti-communautaristes, et fondamentalement racistes. Le profil parfait de l’homme d’extrême droite, ayant eu un passé militaire, ou passionné de la chose militaire. Ce qui déjà restreint pas mal le champ d’investigation des enquêteurs. »

Nous avons également eu droit à l’analyse d’un certain Dominique Reynié, agrégé de science politique, politologue et professeur à l’institut politique de Paris. Pauvres étudiants de la rue Saint-Guillaume ! Selon cette sommité, « ce passage à l’acte s’inscrit dans une montée générale du populisme en Europe. Je suis convaincu que c’est un événement majeur qui va complètement réorienter la campagne. Le ton de la campagne ne pourra pas être le même. La campagne a été dominée par un ton extrêmement agressif et une rhétorique populiste très présente. Cette rhétorique va devoir cesser… On est dans une pathologie meurtrière liée à des fantasmes sur l’immigration et sur l’antisémitisme, qui sont alimentés un peu par tout le monde. »

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Qui est le roi des cons ?

Autre inconnu qui accède à la notoriété par la grande porte de la connerie: un certain Thierry de Cabarrus, critique politique et cinéma, qui écrit sur le site du « Nouvel Observateur »: « Sarkozy, Le Pen: comment la tuerie de Toulouse stoppe leur campagne haineuse. » Morceaux choisis: « Cette série d’attaques sanglantes contre des personnes innocentes, mais aussi contre des institutions (l’école, l’armée) répond comme un écho terrible aux violences verbales et aux désignations des boucs émissaires qui se sont succédé ces derniers mois… Le Front national, mais aussi l’UMP ont placé au cœur du débat électoral des thèmes stigmatisants comme celui de la “viande halal” ou celui des “civilisations qui ne se valent pas”… La persistance d’un climat de haine, alimenté par d’incessantes violences verbales, par la désignation de “coupables” à tous nos maux, par la mise en cause de communautés religieuses ou culturelles n’est, à l’évidence, pas étrangère au passage à l’acte des déséquilibrés, des extrémistes, des racistes ou des terroristes. »

Terminons en apothéose par celui qui, lorsque les cons voleront, sera chef d’escadrille: l’inénarrable Bernard-Henri Lévy. Avec lui, nous croyons toujours que les abîmes de la connerie sont atteints. Erreur! Il peut toujours se surpasser. Qu’on en juge plutôt. Se remémorant la grande manifestation parisienne ayant suivi la manipulation de Carpentras, il s’exclame: « Il faudrait aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et François Hollande en tête, l’équivalent de cette manifestation dans Toulouse endeuillé: place du Capitole, ce haut lieu de notre mémoire nationale où le général De Gaulle vint, le 16 septembre 1945, prêcher l’unité du pays face à un peuple de maquisards FFI, FTP et de rescapés des Brigades internationales en Espagne, un grand rassemblement solennel où toutes les forces politiques viendraient dire, sans nuances, que c’est la France entière qui est attaquée… Avis aux pyromanes de la défense d’une “identité nationale” perçue comme une entité fermée, frileuse, nourrie au ressentiment et à la haine: c’est le contrat social que l’on assassine dans une tuerie de cette sorte. »

Une fois l’identité du tueur connu, tous ces cons se sont tus. Les pancartes ont été remisées. Il n’était plus question de défiler dans les rues.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Nous savions déjà que pour ces belles consciences, toutes les victimes ne se valent pas. Certaines méritent la compassion. D’autres pas. Nous savons désormais qu’il en est de même pour les assassins. Certains doivent être condamnés. Et d’autres absous. Audiard avait vraiment raison: les cons, ça ose vraiment tout!

Thierry Normand

* « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! » est une réplique “culte” du film “Les Tontons flingueurs”, dialogues Michel Audiard.

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 mars 2012 reproduit avec son aimable autorisation ainsi que les dessins d’Aramis. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Merah ressuscite Audiard : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »

Mohamed Merah enterré en Algérie ou comment la classe politique va renforcer la manipulation pour justifier l’immigration

Mohamed Merah enterré en Algérie ou comment la classe politique va renforcer la manipulation pour justifier l'immigration

28/03/2012 – 10h00
 PARIS (NOVOpress) –  Le père de Mohamed Merah, le terroriste à l’origine des attentats de Montauban et de Toulouse, a confirmé avant-hier son désir de voir son fils « reposer » sur sa terre d’origine, l’Algérie :
« J’ai décidé d’enterrer, Inch’Allah, mon fils en Algérie. Son frère Abdelghani m’a appelé pour m’assurer qu’ils font le nécessaire pour le ramener en Algérie. Mohamed a un passeport algérien et est inscrit au consulat de Toulouse depuis sa naissance ».

Difficile avec de telles déclarations de prendre encore au sérieux les appels au « pas d’amalgame » que nous lancent nos élites, terrifiées par la réalité qui les contredit en force depuis une dizaine de jours. Mohamed, jeune français qui aurait été victime d’une « situation sociale difficile »? Il possédait la double nationalité et s’était rendu pour la dernière fois en 2010 dans ce qu’il avait toujours considéré comme son pays.

« Pas d’amalgame » ?

Haineux de la France, socialement « musulman modéré », Merah est l’incarnation même de l’échec de l’immigration de populations d’origine musulmanes en Occident. L’Islam est une « religion d’Amour »? Une copie des vidéos des tueries avec de la musique et des versets du Coran a été envoyée au siège français d’Al-Jazeera, prouvant que la religion des nouveaux immigrants en France ne peut être compatible avec notre société, qu’elle vise à détruire. Difficile également de penser à une mauvaise interprétation ou à un cas isolé au vu des manifestations de soutien dont jouit encore le terroriste à travers tout le territoire. « Les musulmans blessés qu’il se revendique de l’Islam »? Merah ne fait qu’appliquer en Europe la politique menée contre tous les non-musulmans au Proche et Moyen-Orient. Effectivement, il est difficile de ne pas faire d’amalgame, maintenant que le mythe du « droitard extrême » laisse place à la réalité qui déplaît fortement aux dirigeants politiques, responsables de ce carnage.

Comment désormais faire passer la propagande immigrationniste auprès d’une population meurtrie et trahie ? Sûrement avec encore plus de « stigmatisation » des mouvances nationalistes, identitaires, toujours plus de subventions à la gauche, aux associations de quartiers, toujours plus de protections d’Etat des mosquées, toujours plus de persécution judiciaire contre les médias indépendants… Si Nicolas Chapuis journaliste au Nouvel Observateur est « dégoûté que [le terroriste] ne soit pas un nazi », qu’il se rassure, Mohamed Merah ouvre la porte à de nouvelles exactions contre les Français libres.

Crédit photo : DR / France 2

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Retour sur images : comment les médias nous montrent malgré eux la France invisible

Avec l’aisance et le manque de scrupules propres à tous les appareils de propagande, les médias sont passés sans transition, dans la présentation du drame de Montauban et de Toulouse, d’une approche holiste du crime (« c’est le climat de haine et de xénophobie entretenu par l’extrême droite qui a provoqué ce crime raciste ») à une approche purement individualiste : « Mohamed Merah est un assassin isolé qui ne renvoie à rien d’autre que lui ». Même si on découvre maintenant qu’un obscur groupe dénommé « les soldats du califat » aurait revendiqué le crime de Toulouse, les médias s’en tiennent à cette ligne : Mohamed Merah est un « petit voyou » qui a « dérivé » (lefigaro.fr du 23 mars 2012). Circulez, il n’y a rien à voir !

Mais le drame de Montauban et de Toulouse révèle pourtant aussi, dans sa sanglante brutalité, une réalité que le Système s’est efforcé par tous les moyens de nous cacher : il révèle le visage d’une France dont on ne parle jamais dans les médias. Car c’est le visage inquiétant d’une France défigurée par le communautarisme. Armée de citoyens ou armée de minorités ?

Le meurtre des parachutistes met d’abord en pleine lumière un fait jusque-là occulté, sauf dans les milieux informés, à savoir qu’une partie importante de nos forces armées, y compris les unités d’élite, est désormais constituée de Français issus de l’immigration et, pour beaucoup d’entre eux, de religion musulmane.
C’est, certes, le propre des armées de métier de recruter parmi les « minorités » comme l’illustrent les armées britannique et américaine : les minorités voient en effet dans la carrière militaire un levier de promotion sociale.

Mais alors que les forces armées des pays occidentaux sont de plus en plus engagées dans des conflits ou des missions d’interposition ayant lieu dans des pays musulmans, cette situation n’est pas neutre. Que se passerait-il si la France devait, par exemple, entrer en guerre avec un pays du Maghreb ? Quel serait le comportement de ces soldats ?
Ce n’est pas une question absurde car le geste de Mohamed Merah se place justement dans cette perspective : l’assassinat de soldats français d’origine maghrébine visait, semble-t-il, à les châtier par procuration pour l’intervention française en Afghanistan. Cela veut dire que dans l’esprit du tueur leur origine ou leur religion devait l’emporter sur leur loyauté.

La question de la double allégeance

Ce raisonnement, nous dit-on, est celui d’un fou criminel isolé.
Peut-être, mais il pose quand même une question pour l’avenir, d’autant que cet assassinat a aussi valeur d’avertissement. Comme le fait remarquer le professeur Jean-Pierre Filiu, la stratégie terroriste vise aussi à « prendre en otages les musulmanes et les musulmans des pays concernés (afin) de les retrancher de la communauté nationale » (Le Monde du 22 mars 2012).

Le geste criminel de Mohamed Merah pose implicitement la question de la double allégeance.

Cette question a toujours été cruciale dans les sociétés européennes et elle a souvent malheureusement conduit à la guerre civile ou aux guerres de religion précisément. Les protestants anglo-saxons accusaient les catholiques d’être sujets d’un souverain étranger : le pape. Inversement les catholiques reprochaient aux protestants d’entretenir des relations privilégiées avec les ennemis du royaume, mais de religion réformée.

Merah montre par son crime que, si d’aucuns croient possible un islam de France, d’autres estiment que la loyauté musulmane doit l’emporter sur toutes les autres. Et malheureusement ces derniers semblent les plus violents.

Le gentil Merah

Bien entendu, fidèles à leur habitude quand il s’agit de traiter d’un criminel d’origine maghrébine, les médias nous inondent de témoignages décrivant Mohammed Merah comme « calme et gentil » (lefigaro.fr du 22 mars 2012). Mais ces témoignages, même s’ils sont sélectionnés à des fins de désinformation, lèvent aussi malgré eux le voile sur une autre réalité occultée : la progression du préjugé communautaire dans notre pays.

Car qui dit que Merah était « calme et gentil » ? Ses proches, c’est-à-dire des gens qui ont la même origine que lui.
Comme on apprend en même temps que l’intéressé était non seulement surveillé pour ses activités de djihad, mais également « connu des services de police » (15 condamnations, dont un certain nombre pour des actes commis avec violence), les témoignages sur sa « gentillesse » nous enferment dans un terrible dilemme.

Un terrible dilemme

Car :

  • – soit les proches de Merah trouvent sympathique un homme qui se rend coupable de violences répétées et qui tue des militaires français et des enfants juifs, ce qui montre à tout le moins qu’ils n’ont pas les mêmes valeurs que celles des Français de souche ; ce type de témoignage correspond en réalité au comportement souvent observé dans les « banlieues sensibles » où l’interpellation des délinquants soulève des réactions, souvent violentes, de solidarité de la part de la population ;
  • – soit ils signifient que l’on peut être « calme et gentil » et brusquement basculer dans la fureur homicide. Ce phénomène a d’ailleurs été relevé dans le cas d’autres djihadistes étrangers qui étaient bien « intégrés » selon les critères dominants de l’oligarchie occidentale. Mais si c’est le cas, cela conduit à s’interroger sur la réalité d’une « intégration » aussi superficielle.

Dans les deux branches de l’alternative on peut douter de la solidité de ladite intégration.

L’importation des conflits

Merah a tué des enfants juifs pour venger, semble-t-il, les enfants palestiniens tués par les soldats israéliens. Les quatre victimes de Toulouse ont été inhumées en Israël car elles avaient la double nationalité. Les soldats ont été tués parce que la France était présente en Afghanistan.

En d’autres termes, Merah montre que la France se trouve désormais impliquée sur son sol pour des conflits qui ne la concernent pas.

La sombre prévision du général De Gaulle à propos de l’OTAN trouve là une dramatique confirmation : l’aventurisme et l’atlantisme nous font courir le risque d’une implication dans des conflits qui ne seront pas les nôtres. L’immigration massive, que De Gaulle n’avait pas prévue, nous conduit aussi sûrement à importer des haines qui nous sont étrangères.

L’effondrement de l’appareil judiciaire et policier

Le drame de Montauban et de Toulouse lève enfin le voile sur le dramatique effondrement de la Justice et de la Force publique dans notre pays.

Car Merah était connu des services de police et suivi par ceux du renseignement. Mais cela ne l’a nullement empêché d’accomplir ses crimes, comme tous les criminels récidivistes qui courent les rues et dont les performances peuplent la rubrique Faits divers de nos journaux. On nous dit que ce n’était pas possible de le localiser et de l’empêcher de nuire. Mais c’est ce qu’on nous dit dans toutes les affaires criminelles !

Comme, par exemple, dans le cas de ce violeur parisien multirécidiviste de nationalité sénégalaise qui avait « affolé toutes les polices au moment des fêtes de fin d’année » (sic) (lefigaro.fr du 29 février 2012) et que personne ne trouvait. La police belge, elle, l’a trouvé et arrêté sans problème (Le Parisien du 1er mars 2012). Ou comme celui du suspect angolais du meurtre d’une adolescente nantaise, après d’autres agressions : celui-ci était, nous dit-on, placé « sous surveillance électronique », mais cela n’a rien empêché du tout (Le Monde du 21 mars 2012).

Décidément les limiers français ne sont plus à la hauteur et le commissaire Maigret doit se retourner dans sa tombe !
Et les Français de souche qui sont harcelés par les forces de police ou de gendarmerie, parce qu’ils téléphonent en roulant ou parce qu’ils roulent trop vite, apprécieront sans doute mieux ainsi l’efficacité de nos polices dans la prévention du crime.

Mais qui a peur ?

Certes, le tueur est mort – après 32 heures de siège, ce qui est quand même beaucoup – et Nicolas Sarkozy peut continuer de jouer au superflic en serrant les maxillaires. « Mission accomplie », titre la Pravda-Figaro du 23 mars, sans doute pour copier le « Justice est faite » d’Obama après la mort de Ben Laden. On a les héros que l’on peut.
Mais tout le monde a vu les images de cette nuée d’hommes cagoulés menant le siège du domicile du criminel. Tout le monde a vu ces policiers et ces gendarmes équipés comme des chevaliers du Moyen Age, armés jusqu’aux dents, et ce déploiement sans précédent.
Mais combien étaient-ils pour un seul homme ? Que craignaient-ils donc pour être si nombreux ?

D’avoir affaire à une horde de Talibans ? Mais on ne cesse de nous dire que Merah était tout seul. Si telle est l’explication, les forces de l’ordre étaient pour le moins mal informées. A moins qu’elles aient eu peur que le « quartier populaire » dans lequel vivait l’assassin ne se soulève en sa faveur ? Mais on ne cesse de nous dire que les personnes d’origine immigrée sont gentilles, travailleuses et pacifiques…

Evidemment tout cet étalage de forces de police sert à merveille la scénarisation médiatique et électorale d’un Nicolas Sarkozy émule de Rambo, mais ce n’est sans doute pas la seule raison.
Car enfin pourquoi nos superflics sont-ils cagoulés et habillés couleur de muraille ? Pourquoi nos militaires, quand ils empruntent les transports en commun, cachent-ils leur uniforme ? Nos ancêtres, eux, se battaient à visage découvert.

De quel côté était vraiment la peur, hier, dans le quartier des Izards ?

Michel Geoffroy
23/03/2012

[box class=”info”] Source : Polémia – 26/03/2011. [/box]

Image : Mohamed Merah : Son frère est « fier » de lui (il serait revenu sur cette déclaration). On n’en finit pas d’apprendre des nouvelles troublantes sur l’affaire Mohamed Merah. Son frère Abdelkader Merah a été transféré à la SDAT (sous-division antiterroriste) avec son épouse.

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

Tragédie de Toulouse : entre Français de papier et récupération sarkozienne ?

27/03/2012 – 13h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
 Alors que l’on vient d’apprendre que Al jazeera France vient de recevoir les vidéos prises par le terroriste pendant ses massacres, la famille de Mohamed Merah veut enterrer la dépouille du terroriste en Algérie. Selon l’oncle maternel de Mohamed Merah, la dépouille du terroriste islamiste de Toulouse devrait être enterrée en Algérie. Il s’agirait de l’enterrer dans la région de Médéa à 80 km au sud d’Alger d’où son père est originaire.

Père qui a annoncé vouloir porter plainte contre la France “pour avoir tué” son fils, je cite : « Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils ».

La semaine dernière, les quatre victimes de l’école juive ont été rapatriées en Israël et enterrées dans le grand cimetière de Jérusalem.
La dépouille d’Imad Ibn Ziaten, quoique soldat français a été rapatriée au Maroc avec un drapeau marocain sur le cercueil.
Parmi les sept victimes du terroriste islamiste, seul Abel Chennouf, d’origine kabyle et de confession chrétienne et Legouade ont été enterré en France.

Ainsi, dans la tragédie de Toulouse, les sépultures des victimes comme celle du bourreau confirment l’adage de la fidélité du sang au sol. Manifestement en devenant multiculturelle, la France devient multi-conflictuelle.

Quoi qu’il en soit cet événement a été l’occasion pour Sarkozy de prendre deux points supplémentaire dans les sondages.
Tous les moyens sont bons pour le président candidat qui passe d’un rôle à l’autre sans changer de casquette tant que cela lui profite.
C’est par l’intermédiaire d’un courriel personnel adressé aux Français résidents à l’étranger et que lui permettait sa fonction de président, que Nicolas Sarkozy a fait de la publicité pour sa campagne.
Des Français qui d’après les sondages sont toujours prêt à croire au kärcher tant promis du président candidat.

[box class=info]Article reproduit avec l’aimable autorisation du Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie[/box]

Hommages à Merah : le lien entre immigration, délinquance et terrorisme

Hommages à Merah : le lien entre immigration, délinquance et terrorisme

27/03/2012 – 08h00
CALUIRE (NOVOpress) – 
Depuis la mort de Mohamed Merah, le terroriste islamique de Toulouse et Montauban, les hommages se multiplient en sa faveur dans des foyers à forte concentration extra européenne. Dans la nuit de dimanche à lundi, des graffitis contre la police, la municipalité et à la gloire de Mohamed Merah, ont été écrits sur les murs du quartier de Montessuy à Caluire (Rhône), rapporte Le Progrès.fr. L’auteur, « très défavorablement connu des services de police », avait notamment rédigé un « Merah on t’aime ». De véritables déclarations d’amour pour ce délinquant multirécidiviste aux racines algériennes.

D’autres messages de soutien avaient été tracés, en fin de semaine, sur les murs de la cité des Izards à Toulouse, là où avait grandi Mohamed Merah. Tandis que des femmes musulmanes ont défilé en solidarité avec la famille de l’organisateur des attentats islamiques qui ont traumatisé la France. Autre cité emblématique de l’immigration extra-européenne, la cité des Indes à Sartrouville (Yvelines), où de nombreux tags ont été rédigés : « Vive Merah », « Vengeance », « Nique la kippa », réclamaient-ils. Ce phénomène souligne un lien évident entre immigration, délinquance et terrorisme.

Crédit photo : Siobhán Silke via Flickr, licence CC.

Immigration, insécurité, banlieues, Islam radical : en meeting à Nantes, Marine Le Pen tire les leçons des drames de Toulouse et de Montauban

Immigration, insécurité, banlieues, Islam radical : en meeting à Nantes, Marine Le Pen tire les leçons des drames de Toulouse et de Montauban

26/03/2012 – 15h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – C’est sous un soleil radieux que près de 2.000 personnes s’étaient données rendez-vous dimanche à Bouguenais, dans la banlieue de Nantes, pour entendre Marine Le Pen. Devant un public visiblement sous le charme, la candidate à l’élection présidentielle, très en forme, a axé l’essentiel de son discours sur l’islamisme radical, la sécurité et l’immigration
.

Alors que les municipalités tenues par le PS avaient multiplié les refus de location des salles publiques, que la préfecture ne donnera finalement l’autorisation de tenir le meeting organisé sous un chapiteau sur un terrain privé que dimanche à 10h du matin, que les excités de la gauche mélenchonesque avaient multiplié les appels à manifester (un “grand rassemblement” organisé à Nantes réunira péniblement… 100 participants) près de 2000 personnes venues de toute la région ont finalement fait le déplacement sur les bords de la Loire pour rencontrer celle qui se présente comme la seule candidate anti-système.

Arrivée à 16 heures sous les acclamations d’un public enthousiaste, la candidate a débuté son intervention en évoquant d’entrée les drames de Toulouse et de Montauban. Pour Marine Le Pen en effet l’action criminelle de Mohamed Merah est emblématique du renoncement de l’Etat, des méfaits de l’immigration, du triomphe des communautarismes, de l’expression ultime de l’Islam radical. Selon elle l’action de ce terroriste n’a été possible que grâce à la culture de l’excuse mise en place par les gouvernements de gauche comme de droite. Mais pour l’oratrice il est pourtant possible de sortir de cette situation, en ayant l’ambition et la volonté de reconstruire une France solidaire, en remettant la Nation au cœur de la politique et en appliquant la loi républicaine. « Je mettrai l’Islam radical à genou», promet-elle sous les applaudissements.

Marine Le Pen affirme que si Mohamed Merah a pu agir c’est que : « L’Etat a perdu le contrôle des banlieues…», ajoutant que « ces zones de non-droit ont continué de s’étendre sous Nicolas Sarkozy» ; que dans ces zones « on y achète la paix à coup de milliards… » ; « qu’il y a 2 lois, celle de la drogue et celle de l’Islam radical » ; que « oui, l’argent de la drogue sert à acheter les armes de guerre ». Pour elle ces faits expriment que « la vérité est que Nicolas Sarkozy a renoncé à agir… ». La présidente du FN explique que la société française a été transformée par l’immigration de masse, qui a permis le triomphe des communautarismes. Ainsi, les groupes islamistes ont peu à peu fait interdire le porc dans l’alimentation des cantines, imposé l’abattage et la vente de la viande Halal, séparer les garçons et les filles dans la pratique du sport, fait exploser les mariages forcés.

Cette situation est également le fruit de « la culture de l’excuse permanente qui a gangrené la société ». Cela s’exprime, selon elle, dans la politique judiciaire car « des milliers de peines ne sont pas exécutées… que pour les crimes les plus barbares la peine maximum est de 27 ans ». Rappelant que « c’est bien la droite qui a supprimé la double peine », elle pose la question : « qui peut oser dire que la Justice fonctionne correctement envers les criminels ? » De même, les tenants de cette philosophie « ont semé la haine de la France… elle les (les immigrés) cadenasse dans une catégorie ethnico-religieuse ». Résultat : « La gauche leur refuse l’assimilation ».

Marine Le Pen considère qu’elle a la mission de sortir de cette logique pour retrouver une « France solidaire ». Les Français doivent pouvoir vivre en sécurité « qui n’est pas seulement physique mais sociale ». Pour cela « il faut retrouver la conscience d’être un peuple ». Aussi « la France reprendra le contrôle de ses frontières. » précisant qu’elle n’hésitera pas à remettre en cause les accords de Schengen. Rappelant que « la gauche avec Jean Luc Mélenchon souhaite régulariser tous les clandestins », elle, « elle s’engage à réduire l’immigration de 200.000 à 10.000 par an ». Elle précise qu’elle abolira le droit du sol car « la nationalité s’hérite ou se mérite…la naturalisation doit obéir à des lois strictes…car être Français, c’est une fierté, ce n’est pas un droit. »

De même, la République doit lutter contre le développement du communautarisme et l’introduction des religions dans la sphère publique. « J’empêcherai les attaques de la laïcité…les prêches seront systématiquement surveillés dans les mosquées ». Marine Le Pen entend favoriser ce sentiment d’appartenance nationale par l’enseignement de l’histoire de France : « tous les enfants quelles que soient leurs origines doivent connaître Clovis, les 40 rois … Je veux qu’on respecte la France, ma patrie, notre patrie.” C’est aussi pourquoi elle rappelle qu’elle « veut partout la priorité nationale, le patriotisme économique et social ».

S’attaquant au sentiment de peur car « on impose plus facilement la tyrannie à un peuple qui a peur », Marine Le Pen affirme : « je ne veux pas revenir à la France d’avant, mais je veux que les relations sociales soient fondées sur autre chose que la peur ». Citant Bernanos « L’espérance est un risque à courir », elle conclut son intervention en lançant un appel au peuple de France : « Libère toi de ces élites qui t’enchaînent ! » Affirmation reçue cinq sur cinq par un public manifestement conquis qui réserve à la candidate une standing ovation avant d’entonner une vibrante Marseillaise.

Crédit photos : C. Lanseria, NOVOpress Breizh.

Mohamed Merah met en cause le Coran directement

[box]A l’occasion de sa campagne d’affichage “Mohamed Merah, chance pour la France ?” le Bloc Identitaire, le 26 mars 2012, fait remarquer : [/box]

Interrogé par le Monde, Bernard Squarcini – le patron du renseignement intérieur français – révèle que selon les déclarations que Mohamed Merah aurait faites au RAID lors du siège, celui-ci se serait “autoradicalisé”.

Mohamed Merah met en cause le Coran directement
L'affiche du Bloc Identitaire

Reprenant les propos de Merah, Bernard Squarcini rapporte ainsi : “Il s’est autoradicalisé en prison, tout seul, en lisant le Coran. C’est un acte volontaire, spontané, isolé. Et il dit que de toute façon, dans le Coran, il y a tout.”

Si, bien entendu, la lecture seule du Coran ne peut suffire à expliquer la folie meurtrière de Mohamed Merah – tout comme celle des autres terroristes islamistes faisant chaque jour des victimes à travers le monde – ses déclarations ont de quoi inquiéter et questionner profondément la société française.

D’autant que la condamnations par les autorités religieuses musulmanes des sourates les plus haineuses et violentes du Coran tardent toujours autant à venir…

[box]Et le Bloc Identitaire ajoute :[/box]

Parce que les drames de Toulouse et Montauban ne doivent pas rester un faits divers mais marquer le début d’une véritable prise de conscience populaire, Les Identitaires lancent la campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?”

[box class=”info”] Pour avoir plus d’informations sur cette campagne d’affichage, voir ici. [/box]

Photo : une page du coran. Crédit photo : بلال الدويك via Wikipedia, licence CC.

50 000 terroristes islamiques en France selon les calculs de Dalil Boubakeur

50 000 terroristes islamiques en France selon les calculs de Dalil Boubakeur

24/03/2012 – 13h45
TOULOUSE (NOVOpress) –
Dans la tempête des commentaires suscités par les tueries islamistes perpétrées par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban, la déclaration de Dalil Boubakeur s’avère instructive et terrifiante. Mercredi dernier, le dignitaire musulman affirmait que la religion musulmane était « à 99 % pacifique ». En suivant le raisonnement du recteur de la grande mosquée de Paris, 1% des musulmans en France pourraient ressembler au sanguinaire Mohamed Merah. Soit, au bas mot, 50 000 personnes puisque le nombre de mahométans dans l’Hexagone s’élèverait à 5 ou 6 millions !

Toujours est-il qu’un jour seulement après sa mort, Mohamed Merah compte de nombreux fans. Selon Le Parisien, vendredi matin, une enseignante d’anglais au lycée Gustave-Flaubert de Rouen aurait demandé à ses élèves d’observer une minute de silence en mémoire du terroriste islamique. Tandis que les hommages à l’ancien délinquant multirécidiviste se multiplient sur Facebook.

Crédit photo : Alain Bachellier via Flickr (cc) – Le recteur de la mosquée de Paris lors de l’Inauguration de la mosquée Sahaba à Créteil le 18 décembre 2008.

[Édito] Mohamed Merah : un musulman déraciné en guerre contre la France

[Édito] Mohamed Merah : un déraciné en guerre contre le système

Seul contre tous, après avoir tué de sang froid en pleine rue 3 militaires, puis 3 enfants et un adulte dans une école juive de Toulouse sur les 12 derniers jours, Mohamed Merah a choisi de mourir en Moudjahid, en combattant au service de l’Islam, les armes à la main, tirant plusieurs centaines de cartouches jusqu’à son dernier souffle de cette fin de matinée.

Comment un jeune homme de 23 ans, petit délinquant notoire, dépressif, suicidaire, s’est-il soudainement transformé en soldat fanatique, en guerrier ne redoutant pas de se retrouver, pendant des dizaines d’heures, à la merci de toute la France en guerre contre lui ? Comment a-t-il réussi à mettre, pendant des heures et jusqu’à après sa mort sans doute, tout un état à genoux ? Comment a-t-il su trouver la force de résister, moralement, physiquement, psychologiquement, à l’étau qui s’était peu à peu resserré sur lui ? Se revendiquant d’Al Quaida, appellation dont tout le monde peut aujourd’hui se prévaloir du moment qu’il combat l’Occident et Israël, Mohamed Merah était un soldat perdu : visiblement loup solitaire, parti deux fois se former et s’endoctriner en Afghanistan et au Pakistan au service d’un idéal islamiste, il en est revenu déterminé à mener seul sa guerre face à ce qu’il définissait lui même comme l’axe du mal (les forces armées occidentales en guerre contre les talibans, et l’État d’Israël).

Cet enfant né en France de parents maghrébins et musulmans ne se reconnaissait pas, à l’image de dizaines de milliers d’autres comme lui dans les villes de France, dans une république qui l’avait certes vu naître et grandir, mais qui n’avait rien à voir, ni de près ni de loin, avec ses traditions, ses origines, sa civilisation. Tout le matraquage sur le vivre ensemble, sur la nécessité d’assimiler, d’intégrer, d’aider des populations issues de civilisations différentes n’ont pas eu prise sur ce jeune homme, et n’en auront sûrement pas sur les centaines ou milliers d’autres qui pourront être tentés de le prendre pour exemple.

Car si tous les médias, les politiciens, les sociologues, les criminologues s’évertuent à faire passer cet homme pour un fou, pour un cas isolé, ça n’est que pour mieux continuer à refuser de voir la vérité en face : c’est d’une guerre dont il s’agit. Mohamed Merah, loin de « La Marseillaise obligatoire », avait trouvé dans l’Islam des valeurs que n’apporte plus la société occidentale. Comme lui, des milliers de jeunes, en Europe, de toutes origines, se convertissent à cette religion ou l’adoptent, afin de rechercher une échappatoire à cette marche en avant incontrôlée vers une société sans idéal, sans valeurs, sans racines, sans modèles pour avancer.

Mohamed Merah n’a pas importé un conflit étranger à la France : il incarne le conflit larvé qui se prépare en Europe, conflit fabriqué de toutes pièces par des savants fous désireux d’imposer le « vivre ensemble », le métissage, le mélange de peuples et de civilisations qui n’ont jamais souhaité, au plus profond d’eux même, cohabiter. Les Français qui regardent les images en boucle depuis quelques jours ne pourront plus fermer les yeux pendant très longtemps et se dire que c’est un cas isolé ou bien qu’il est victime des jeux vidéos violents : il y aura d’autres Mohamed Merah.

L’État français vient de se montrer en partie incapable de protéger ses ressortissants face aux actes de Mohamed Merah. Tout comme cet État s’était montré impuissant à répondre fermement lors des émeutes de Villiers-Le-Bel il y a quelques années. Les seules réponses apportées : la négociation, le « dialogue » (et 32 heures après et 300 cartouches plus tard la riposte) quand ce ne sont pas l’argent et les subventions, c’est-à-dire au final, l’arme des faibles pour lutter contre des personnes qui n’ont ni envie de négocier, ni envie de se rendre, ni envie d’être achetés, mais qui ont simplement la volonté farouche de déstabiliser le système tout entier. Les Bernard Henry Levy, les Laurent Joffrin, les médias aux ordres du système politico-financier et des groupes d’intérêts ne pourront rien y faire : face au vide moral, au vide spirituel, au vide intellectuel, au vide éducatif, certains ont décidé de se lever et de mettre à bas ce système, cette civilisation européenne en déclin. Les partis politiques de gauche ont d’ailleurs tout perdu dans cette affaire, s’obstinant à vouloir imposer un modèle de société version « meilleur des mondes » dont personne ne veut vraiment.

La seule solution pour éviter un effondrement total serait alors que les Français, les Européens, ouvrent les yeux, cessent de s’aveugler et de se protéger derrière le politiquement correct, pour enfin réagir, pour enfin redonner un sens à leur avenir, à leur quotidien. Pour enfin faire revivre leur civilisation, qui n’est ni musulmane, ni maghrébine, ni chinoise, ni américaine. Pour enfin apprendre à se défendre et à agir contre ceux qui souhaitent rebâtir un empire fort sur nos ruines. Sans ce réveil, un beau jour, d’autres Mohamed Merah viendront se glisser dans leur dos, sans frapper, sans prévenir, renforcés par leur foi et la volonté de conquérir et de transformer une société qui n’est pas la leur : et ils les abattront froidement, sans haine, mais avec l’envie de vaincre, tout simplement parce qu’ils sont en guerre, et que la guerre, c’est sale !

Yann Vallerie, pour Novopress

Crédit photo : DR / France 2

Tueries de Toulouse et de Montauban : patatras !

Tueries de Toulouse et de Montauban : patatras !

[box class =”info”]Article repris avec l’aimable autorisation du site Polémia[/box]

Le choc émotionnel créé par les assassinats de Montauban et de Toulouse promettait de donner un nouveau tour à la campagne présidentielle : des assassinats dont le caractère raciste et antisémite, immédiatement relevé par Nicolas Sarkozy et les médias, devait inciter chacun à une introspection politique profonde. Car « l’ensemble de la République française est touchée par ce drame abominable », selon l’expression de M. Sarkozy (Le Monde du 20 mars 2012).

La machine à diaboliser se mettait déjà en marche

Passée la retenue du premier jour de recueillement, la machine à diaboliser, toujours bien huilée dans notre pays, se mettait déjà en marche : « Tragédie nationale, réflexion nationale », titrait doctement l’éditorialiste-procureur du Monde du 21 mars.

Car qui est derrière ces crimes horribles ?

Bien sûr, « le poison de la haine » pour M. Hollande ; « un climat d’intolérance croissant » pour M.Bayrou qui ajoutait : « Il faut que ce sujet du racisme et de l’antisémitisme soit traité et que cela cesse » (Le Parisien du 21 mars 2012). « Voilà un passage à l’acte extrêmement important dans un climat de libération de la parole raciste et antisémite », affirmait le président de l’union des étudiants juifs de France (Le Monde du 21 mars 2012).

M. Mélanchon avait remisé sa cravate rouge pour participer aux manifestations de recueillement organisées à Paris dimanche soir et invité « d’aucuns à mesurer mieux le poids des mots » (Le Monde du 21 mars 2012), manifestation déjà qualifiée de « républicaine » par certains médias télévisés.

Les armées fouillaient les dossiers d’anciens militaires « néonazis » (Le Monde du 21 mars 2012). « Les miasmes de l’antisémitisme sont toujours là et il faut nous en protéger », ajoutait le ministre de l’Intérieur, M. Guéant (Les Echos du 23 mars 2012).

L’affaire prenait tournure.

Le climat de haine

Car, bien sûr, le coupable ou les coupables – un coupable sadique, en outre, qui aurait filmé ses forfaits – ne pouvait relever que de la bête immonde et du fameux « climat de haine » et de « stigmatisation » provoqué par la terrible extrême droite, celle qui aurait « lepenisé les esprits » et après laquelle, dit-on, courrait Nicolas Sarkozy pour se faire réélire.

On ne la citait pas encore franchement mais elle était déjà dans les esprits médiatiques et ceux de la classe politique institutionnelle. Après la Norvège, la France était donc une nouvelle victime de l’ultra-droite raciste et xénophobe.

Les sociologues improvisés nous donnaient à leur manière l’explication du drame, comme ce bon docteur Bayrou, par exemple : « Les hommes publics ont le devoir de veiller à ce que les tensions, les passions, les haines ne soient pas à chaque instant entretenues. Le fait de montrer du doigt les uns et les autres, c’est faire flamber les passions et on le fait parce que dans ce feu-là il y a des voix à prendre » (Le Monde du 21 mars 2012).

On rappelait perfidement que c’était Marine Le Pen qui avait lancé « un débat sur les étrangers et sur la place de l’islam en France » (Le Monde du 21 mars 2012). Sans parler de la question du halal, bien sûr.

Nicolas Sarkozy s’empressait de recevoir pour les rassurer les représentants des « communautés » juives et musulmanes. La peau de l’ours politicien

Car chacun voyait déjà le profit politique qu’il pourrait tirer de la situation, tout en s’en défendant haut et fort, bien sûr :

  • – Le président sortant pouvait espérer se poser comme le champion intransigeant de la « traque » impitoyable des criminels racistes, en lançant un dispositif policier sans précédent en temps de paix dans notre pays ;
  • – Les centristes et les socialistes trouvaient de leur côté un nouvel argument pour contrer le candidat Sarkozy, accusé d’avoir aussi entretenu ce « climat de haine » ;
  • – M. Mélanchon allait pouvoir jouer à la Bastille le couplet « républicain » face à Marine Le Pen, son ennemi principal. Les candidats du Système se partageaient déjà la peau de l’ours toulousain…

Patatras !

Mais on apprend maintenant que le criminel est « un Toulousain français d’origine maghrébine qui semble s’être entraîné au djihad » (Lefigaro.fr du 21 mars 2012), qu’il se revendiquerait d’Al-Qaïda et qu’il s’appellerait Mohamed (d’après RTL) !… et qu’il était bien surveillé par la Direction centrale du renseignement intérieur pour ses activités « d’ancien » du Pakistan et de l’Afghanistan, ce qui ne l’a d’ailleurs pas empêché de commettre ses crimes. Voici une nouvelle catastrophique pour l’oligarchie !

Car un « Français d’origine maghrébine » est pour le Système un intouchable, même s’il est criminel. Car vis-à-vis de cette délinquance, c’est le principe de l’absence d’amalgame et de stigmatisation qui s’impose. D’ailleurs, le recteur de la mosquée de Paris a immédiatement rappelé la ligne : il faut se garder de « tout amalgame entre la religion musulmane à 99% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et puis ces mini-petites franges de gens décidés à faire un mal atroce » (sur iTélé le 21 mars 2012).

Finies les envolées bizounours sur le « climat de haine » ! Mohamed n’est qu’un soldat perdu, un criminel minoritaire et endoctriné. Mais pas question de mettre en cause le fait qu’il aurait pu être influencé par un « climat » islamique. Adieu la mise en cause de « l’extrême droite » : il ne semble pas que ce Mohamed soit adhérent du Front national ni d’un comité de soutien à Nicolas Sarkozy !
Adieu la dénonciation de la « xénophobie » : car que dire quand le criminel est « français d’origine maghrébine » ? Qu’il n’est pas bien intégré ?
Adieu la condamnation du racisme ! Car un musulman, même djihadiste, ne saurait se voir appliquer ce qualificatif qui ne sied qu’aux Européens de souche. Adieu les superflics, qui n’arrivent pas à empêcher un homme qu’ils « surveillent » de passer à l’acte !

La caste politique se partageait déjà avec délices les dépouilles du futur Anders Behring Breivik toulousain ; mais face à Mohamed elle est brusquement devenue aphone.

Espérons que bientôt elle sera vraiment sans voix, dans tous les sens du terme.

Michel Geoffroy