Le rappeur « Booba » fait l’apologie de Mohamed Merah

Le rappeur « Booba » fait l'apologie de Mohamed Merah

20/03/2014 – PARIS (NOVOpress) – Dans une chanson intitulée « Porsche Panamera », Élie Yaffa “Booba”, un rappeur qui connaît une certaine notoriété, fait l’apologie de Mohamed Merah, l’islamo-racaille qui avait assassiné il y a deux ans plusieurs militaires français à Montauban avant de s’en prendre à des enfants juifs à Toulouse. Paroles du chef d’œuvre (extraits) : Porsche Panamera, Porsche Panamera On canarde tout pour une cause Mohamed Merah (…) T’es dans les mondes oubliés, t’es sur Thalassa T’as voulu crier, faire du bruit, et on te kalasha (…) SDH prêt pour la rre-gué, on à gé-char les balles pour les né-ca Bang Bang dans vos têtes, on vous rafale on a l’seum comme Merah (…)

De son côté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a commémoré hier l’assassinat des 3 enfants juifs et du pére de deux d’entre eux (mais pas des militaires, sans doute Français de second rang à ses yeux) lors d’une cérémonie organisée par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France). Dans un discours enflammé, il a renvoyé dos-à-dos les manifestants du Jour de Colère et les spectacles de l’humoriste Dieudonné, fustigeant au passage l’antisionisme des habitants « des quartiers populaires » (euphémisme politiquement correct signifiant “là où il y a beaucoup d’immigrés”). De façon plus sibylline, sans oser parler directement des conséquences de l’immigration-invasion en provenance du Maghreb et des pays d’Afrique noire, Jean-Marc Ayrault s’est inquiété de l’émergence d’une « minorité de plus en plus extrémiste » prête à s’engager dans des combats ou des actions terroristes à l’étranger « et peut-être demain sur le territoire national ».

S’il est réjouissant de voir le Parti socialiste et ses alliés pris à leurs propres contradictions, ouvrant grand d’un côtés les vannes d’une immigration de peuplement (ce que l’écrivain Renaud Camus appelle le Grand remplacement) et niant toute légitimité aux Français de souche, et de l’autre se lamenter des conséquences de cette même immigration, il faut bien rappeler que les Français en sont au quotidien et en grande majorité les premières victimes.

#Humour / Tireur fou / Abdelhakim Dekhar : il y a 72 heures, ils disaient…

#Humour / Tireur fou : il y a 72 heures, ils disaient...

21/11/2013 – 20h00
PARIS (NOVOpress) –
Petit tour d’horizon des déclarations de responsables politiques ou de presse le 18 novembre au sujet du fameux « tireur fou » dont l’identité et les motivations faisaient l’objet de nombreuses spéculations. Comme pour l’affaire Merah, les sous-entendus vont bon train, selon lesquels le tireur est un détraqué d’extrême-droite.


Jean-Luc Mélechon : « Que cette agression soit l’œuvre d’un déséquilibré ou d’un acte politique, elle révèle une ambiance. Des violences sans armes ont déjà eu lieu contre des bâtiments religieux et des personnes. Nos locaux, nos militants et nos dirigeants ont eu a en souffrir également. » (faisant référence à « la violence prônée par l’extrême droite lors des manifestations contre le mariage pour tous »).

Lire la suite#Humour / Tireur fou / Abdelhakim Dekhar : il y a 72 heures, ils disaient…

« Dissolution des groupes d’extrême droite », ou la bonne vieille technique gouvernementale pour faire taire des opinions dissidentes

« Dissolution des groupes d’extrême droite », ou la bonne vieille technique gouvernementale pour faire taire des opinions dissidentes

Tribune de Louis Tode.

Les médias semblent délaisser l’affaire Clément Méric. Ils ont fait leur travail, mais la manipulation médiatico-politique a-t-elle pris ? Rien n’est moins sûr. Le public s’est-il laissé prendre dans les filets des élucubrations du ministre de l’Intérieur (photo) ? A force de s’entendre rabâcher toujours les mêmes rodomontades, il finit par sortir de sa torpeur. De-ci de-là, des réactions se manifestent, surtout sur internet, mais aussi, parfois certes d’une façon timide, dans la grande presse. Polémia a reçu d’un correspondant un historique des dissolutions, armes chéries de la démocratie depuis 1936 (*). En quoi ont-elles empêché la reconstitution des dissolus ? Louis Tode fait part de ses réflexions. (**)
Polémia

Lire la suite« Dissolution des groupes d’extrême droite », ou la bonne vieille technique gouvernementale pour faire taire des opinions dissidentes

De Mohamed Merah et de la démesure – Par Eric Delcroix

De Mohamed Merah et de la démesure - Par Eric Delcroix

Les commémorations du premier anniversaire des assassinats commis par l’islamiste Mohamed Merah ont pris un tour grotesque, par leur démesure même, évidemment indigne de la mémoire des victimes et de la douleur de leurs proches. Car enfin nos corps constitués ont-ils perdu la tête ?

Lire la suiteDe Mohamed Merah et de la démesure – Par Eric Delcroix

Mohamed Merah compte ses fans sur Twitter

Mohamed Merah compte ses fans sur Twitter

11/03/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress) — Mercredi 6 mars 2013, France 3 diffusait un reportage sur Mohamed Merah, la “chance pour la France” qui a mal tourné. À la suite de cette émission, nombreux furent les internautes qui réagirent sur Twitter, s’indignant de la monstruosité du personnage, et appelant à la vigilance sur le danger que représente l’islamisme.

Il n’en fallait guère plus pour déclencher un véritable lynchage en ligne de la part des islamo-racailles qui considèrent Mohamed Merah comme un des leurs, et sanctionnent toute critique par des insultes racistes en série à l’égard des Blancs, agrémentées de menaces de mort : « j’espère que tu bruleras vif », « (…) j’ai envie de te buter pour les propos que tu tiens sale merde », « sale blanc nique ta mère plus loin », « Vous etes que des blancs vous valez rien » etc…

Lire la suiteMohamed Merah compte ses fans sur Twitter

Souad Merah est “fière” de son frère

12/11/2012 — 17h00
TOULOUSE (NOVOpress) — La famille Merah, une chance pour la France ? Après le frère Mohamed, la sœur Souad. Interrogée en caméra cachée par son frère ainé Abdelghani, qui s’est élevé contre la tuerie perpétrée par Mohamed Merah et sort aujourd’hui un livre qui y est consacré, dans le cadre de l’émission Enquête exclusive, Souad Merah, qui porte le voile islamique, a affirmé avec conviction qu’elle était “fière” de son frère Mohamed  (extrait vidéo ci-dessus).

Lire la suiteSouad Merah est “fière” de son frère

Affaire Merah : l’État français a sous-estimé le terrorisme islamiste

Affaire Merah : l’Etat français a sous-estimé le terrorisme islamiste

24/10/2012 – 10h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
Le rapport sur les dysfonctionnements mis au jour par l’affaire Merah a été rendu public mardi. Le tueur islamique Mohamed Merah avait assassiné trois parachutistes les 11 et 15 mars à Toulouse et Montauban, puis trois enfants et un père de famille dans une école juive de Toulouse le 19 mars dernier. Ce rapport pointe du doigt les défaillances du Renseignement intérieur (DCRI), de la police judiciaire et de la sécurité publique dans l’évaluation de la dangerosité de l’ancien délinquant de banlieue.

Lire la suiteAffaire Merah : l’État français a sous-estimé le terrorisme islamiste

Enquête mondiale sur les serial killers

Enquête mondiale sur les serial killers

07/10/2012 – 18h00
PARIS  (NOVOpress) –  Au fil du temps, Stéphane Bourgoin est devenu le spécialiste des tueurs en série. Les médias se l’arrachent. L’exercice lui monte peut-être à la tête. Le criminologue s’était en effet royalement planté lors de l’affaire Merah en déclarant hâtivement : « Comme avec Anders Breivik, il y a un habillage idéologique. Le choix des victimes, trois hommes d’origine maghrébine, un autre des Caraïbes, ainsi que quatre personnes de confession juive, indique très probablement que le criminel est raciste, antisémite et épouse probablement des thèses extrêmes, néonazies ».

Lire la suiteEnquête mondiale sur les serial killers

Mohamed Merah au cœur d’une vaste conspiration islamiste

Mohamed Merah au cœur d’une vaste conspiration islamiste

24/07/2012 –  12h00
TOULOUSE (NOVOpress) –
  Selon des informations publiées par Le Monde, Mohamed Merah, le tueur islamique de Montauban et Toulouse, n’a rien à voir avec l’image de l’assassin solitaire qui se serait radicalisé tout seul. Mohamed Merah était en fait en contact avec des interlocuteurs présents dans une vingtaine de pays différents. Il a ainsi passé près de 2 000 coups de téléphone en six mois, de septembre 2010 à février 2011, dont quelque 200 à des contacts répartis dans 20 pays.

Lire la suiteMohamed Merah au cœur d’une vaste conspiration islamiste

Les propos de Merah doivent être diffusés, ils montrent l’aveuglement de la France sur les dérives islamiques

Les propos de Merah doivent être diffusés, ils montrent l'aveuglement de la France sur les dérives islamiques

[box] Article de l’Observatoire de l’islamisation. [/box]

Alors que les débats sur l’opportunité d’une diffusion d’extraits expurgés [des négociations entre Mohamed Merah et les hommes du Raid pendant le siège de son appartement] agite les médias, nous nous rangeons complètement derrière la position d’Ivan Rioufol du Figaro qui a défendu hier matin sur LCI les arguments en faveur d’une diffusion tout comme le directeur d’Atlantico Jean-Sébastien Ferjou.

“Il y a toujours cette volonté d’occultation quand des vérités dérangeantes sont mises sur la place publique” Ivan Rioufol- LCI- 9 juillet.

Voici les bonnes raisons de diffuser quelques propos, heureusement expurgés des passages insoutenables qui pourraient heurter sans apporter d’informations [voir la vidéo hébergée sur RuTube ] :

– Couper l’herbe sous le pied aux conspirationnistes et ridiculiser l’avocate du père de Mohammed Merah.

– Comprendre le style de vie apparemment non islamique de Merah, qui a embrouillé les journalistes qui ignoraient la règle de la ruse de guerre édictée par Mahomet, ainsi que la takkye, la dissimulation de l’apparence déjà théorisée par les morisques en Espagne. Les journalistes ont conclu par ignorance qu’il n’avait pas le profil d’un islamiste, sans connaitre une des stratégies de base des islamistes, et ont déduit qu’il était déséquilibré mental…

– Donner des clés de compréhension de la psychologie des terroristes (rapport à la mort, travail solitaire, patience, jusqu’au boutisme, intelligence dans la planification)

Les familles des victimes sont évidemment choquées par tout ce qui se rapproche de cette affaire, mais l’émotion passée elles reconnaitront la nécessité de diffuser ces extraits qui renforcent la vérité et ridiculisent tous les faussaires et manipulateurs qui polluent internet avec des fausses transcriptions des dialogues destinées à salir l’état français et minimiser la portée islamiste de l’acte.

[box class=”info”] Source : Observatoire de l’islamisation. Le titre de l’article a été modifié [/box]

Crédit image : Copie d’écran de l’émission de TF1.

Des extraits audio de Mohamed Merah avec la police dévoilés [audio]

08/07/2012 — 23h45
PARIS (NOVOpress) —
Ce dimanche 8 juillet, pour la première fois, ont été diffusés des extraits audio des négociations entre Mohamed Merah et les hommes du Raid pendant le siège de son appartement en mars dernier à Toulouse.
C’est TF1 qui a présenté ces extraits dans son émission Sept à Huit. La chaîne assure détenir quatre heures et demie d’enregistrement des négociations.

De ce que l’on entend on peut penser que Merah était un bon islamiste, intelligent et cohérent avec la doctrine du djihad. Pour la théorie de l’immigration “chance pour la France” c’est un heureux hasard qu’il n’ait pas été pris vivant pendant les 32 heures du siège de son appartement, ce style de propos répétés tout au long d’un procès aurait fait mauvais effet !

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie

03/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – Le Bloc Identitaire avait annoncé une campagne sur le thème “Mohamed Merah, chance pour la France ?”, Mohamed Merah ce terroriste se réclamant du djihad islamiste et ayant assassiné 7 personnes, dont 3 enfants, à Toulouse et Montauban en mars 2012. Ceci après un passé de délinquant de droit commun condamné 18 fois par la justice.

Alors que les naïfs et les padamalgamesques claironnent que l’immigration est “une chance pour la France” cette campagne rappelle que Mohamed Merah est un des exemples les plus troublants montrant que ce n’en est sans doute pas une.

Novopress a relaté ici un échantillon du début de ces affichages. Depuis une quinzaine de jours la campagne s’est intensifiée et en voici quelques exemples en images.

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Strasbourg

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s'intensifie
Nice

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s'intensifie
Dans le Maine

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Cannes

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Chalon-sur-Saône

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Reims

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Soissons

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Tullins (Isère)

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Dans le Berry

 

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” s’intensifie
Dans le Dauphiné

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

Mohamed Merah, homme seul ou réseau ?

19/04/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Où est passée l’affaire Merah ? Si l’on sait bien que le temps médiatique et le temps politique ne coïncident pas toujours, il est effarant de voir qu’une des plus graves affaires de terrorisme sur le sol français de ces dernières années a totalement disparu de la campagne présidentielle. Et ce juste au moment où des questions intéressantes commençaient à être soulevées sur les relations de Mohamed Merah et de la DCRI. Incompétence ? Instrumentalisation ? Dans les deux cas, si la réponse est oui, l’on se demande comment une question aussi grave peut disparaître sans remous des radars médiatiques…

Les premiers à lancer la charge vont être les parents de Mohamed Merah qui affirment que leur fils a agit sur ordre des services français et a été exécuté dans la foulée, pour ne pas « parler ». Aucun indice ne vient étayer cette thèse pour le moment. On sort un témoin « anonyme » du chapeau qui affirme que Mohamed Merah aurait été abattu dès le début du siège. On ne sait pas qui est ce témoin, et personne d’autre n’a rien vu. Mais comme il faut, dans ce camp là, accréditer à tout prix la thèse de « l’assassinat » de Merah par les forces de l’ordre, on brode sur le nombre de cartouches tirées lors de l’assaut (environ 300). L’on feint de s’étonner d’autant de balles pour tuer un homme. Sauf que, pour commencer, l’homme en question a défendu chèrement sa peau ; ensuite, que les forces de l’ordre avaient pour consigne prioritaire de ne pas le tuer justement, ce qui rallonge de fait la durée de l’assaut. Tout ceci est un peu contradictoire : si il a été abattu délibérément c’est soit au moment de l’assaut, soit avant, mais pas les deux… En l’état, tout ceci ne prouve rien.

Les relations de Mohamed Merah avec la DCRI

Le vrai point douteux de cette affaire est dans la deuxième hypothèse : les relations de Mohamed Merah avec la DCRI. Ce qui a éveillé les soupçons, c’est, pendant le siège, le souhait de Merah de s’épancher auprès d’un officier de la DCRI qu’il connaissait. Ce qui, en soi, contrairement aux élucubrations que l’on a pu lire dans la presse ici ou là, n’est pas nécessairement suspect. Les officiers ont leurs sources comme les flics ont leurs indics. Le travail de police et de renseignement passe par l’humain pour être efficace, ce n’est pas juste de la gestion de bases de données magiques comme dans les séries américaines. Après, le renseignement humain a des failles si l’on ne fait pas le travail nécessaire de vérification. Ce qui semble s’être produit ici, on va le voir.

Mohamed Merah rencontre l’officier Hassan (pseudo) de la DCRI après son séjour en Afghanistan. Presque un an après. Il est à l’époque signalé par les services extérieurs qui le trouvent suspect. La DCRI affirme avoir mené une enquête sur lui après son voyage (Egypte, Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, Tadjikistan, Afghanistan) et n’a rien trouvé de probant. Elle veut néanmoins lui poser quelques questions. Au moment de sa convocation, il est alors au Pakistan. Une fois rentré, il va répondre aux questions. C’est là qu’il affirme avoir fait du tourisme en Afghanistan (!!). Ce qui visiblement ne met pas la puce à l’oreille de l’officier Hassan. Personne ne lui demande ce qu’il faisait au Pakistan non plus… À ce stade il est un peu hâtif d’affirmer comme certains, que cela prouve que Mohamed Merah était un agent de la DCRI. Il est en revanche légitime de s’interroger sur les compétences de la DCRI, dont on le rappelle, la lutte contre le terrorisme islamiste est la mission prioritaire.

Dès le lendemain de l’assaut du Raid, Bernard Squarcini, le patron de la DCRI, s’invite pour une interview dans Le Monde pour déminer les soupçons. Il ne nie pas que Mohamed Merah était plus ou moins repéré par ses services. Sa ligne de défense va être la suivante : Mohamed Merah était un « loup solitaire », il n’était pas membre d’un réseau. Or, les services de lutte anti-terroriste français ne sont pas organisés pour répondre à ce type de menace. Un homme seul est difficilement détectable en l’état, si l’on n’a pas d’élément à charge contre lui. Les services sont formés pour repérer et démanteler des réseaux. Voilà. Fermez le ban. A partir de là toute la presse va reprendre à qui mieux mieux, l’hypothèse de « l’homme seul » qui dédouane les services…

Le hic, c’est que le jour même un groupe djihadiste « les soldats du califat » revendique au nom d’Al-Qaida les attaques de Toulouse. Bien évidemment tout ceci va être balayé d’un revers de main par la DCRI et les experts médiatiques en terrorisme. On va nous dire que Al-Qaida revendique toujours les actions qui vont dans son sens, même quand cela ne la concerne en rien. Mohamed Merah serait donc un homme seul…

Un homme seul ?

Une semaine plus tard, sur les mêmes forums djihadistes, un deuxième communiqué apparaît (“Yusef al-Faransi (Muhammad Merah) As I Knew Him” – al-qimmah.net/showthread.php?p=53163). Il va être beaucoup moins médiatisé. La DGSE, elle, estime le message crédible. Que dit-il en substance ? L’auteur est un membre des « soldats du califat » qui aurait rencontré Mohamed Merah dans un camp d’entraînement. Il ne précise pas si c’est en Afghanistan ou au Pakistan. En revanche, il explique qu’au départ il avait été demandé à Mohamed Merah de commettre un attentat-suicide en France, et celui-ci semble avoir changé de plan d’action une fois rentré. Pour la non-appartenance au réseau, on repassera.

Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011
Djihadistes à l'entraînement en Afghanistan, vidéo de 2011 (capture d'écran)

D’autres indices vont montrer sinon l’appartenance, du moins le proximité réelle de Mohamed Merah avec des réseaux djihadistes. Revenons un petit peu en arrière. Début 2007, un jeune homme est arrêté en Syrie, il voulait aller jouer les kamikazes en Irak. Il est cueilli à sa descente d’avion par la DGSE, qui va dès le lendemain démanteler un gros réseau ariégeois et toulousain d’exportation de djihadistes vers l’Irak. Le groupe était alors sous la surveillance de tous les services, DGSE, RG, SDAT. Le jeune homme en question se nomme Sabri Essid. Il n’est autre que le… beau-frère de Mohamed Merah (le fils du deuxième mari de sa mère).

Son propre frère, Abdelkader, est lui aussi soupçonné de participer au réseau. Il serait le maître d’œuvre de la partie entraînement de la filière en Égypte, où il a de nombreux contacts. Égypte, Syrie… Cela ressemble beaucoup au parcours du premier voyage de Mohamed Merah qui se terminera en Afghanistan. Mieux : en 2008, qui va voir régulièrement en prison, Sabri Essid ? Mohamed Merah lui-même. Mais personne ne se pose de question à l’époque sur l’extension de la petite entreprise terroriste au reste de la famille.

Il faut dire que c’est à la même époque que la fusion DST/RG se produit pour créer la DCRI. De fait la DGSE, pourtant rudement efficace pour le démantèlement du premier réseau va se retrouver hors-jeu. Squarcini récupère alors l’entière responsabilité pour la DCRI de la surveillance des réseaux terroristes sur le sol français. Avec la belle efficacité que l’on voit. Il faut dire qu’à ce moment là, la DCRI est plus préoccupée par le groupe de Tarnac que par la poursuite des investigations à Toulouse…

Au vu de l’incompétence des services sur le dossier, on peut légitimement douter du bien-fondé de la fusion DST-RG et du mode de fonctionnement opérationnel de la DCRI. Ce qui explique les prises de position immédiate de Squarcini visant à nous faire avaler la thèse de l’homme seul. Circulez. Il n’y a rien à voir. On vous protège…

Spoutnik, pour Novopress

La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

La vidéo-surveillance sert-elle à quelque chose ?

13/04/2012 – 12h00
PARIS (NOVOpress) —
En pleine semaine « Merah », le maire de Montauban Brigitte Barèges défendait son choix d’avoir fait de Montauban la 7ème ville de France en terme de densité de caméras par habitants (1 caméra pour 1234 habitants) : « Je suis moi-même avocat, opposée à la peine de mort et attachée aux libertés publiques. Ceci dit, les libertés publiques supposent aussi que la société se protège. C’est la raison pour laquelle nous avons voté la Loppsi2 afin de renforcer notamment la lutte contre le terrorisme ».

Parlons-en : la ville compte 47 caméras sur la voie publique. Le 15 mars, après l’assassinat de deux militaires, la police se penche sur les données des caméras de surveillance pour retrouver le suspect.

Le lieu du crime n’est pas surveillé. Seuls les témoignages humains permettent à la police de déterminer la description du suspect et de son véhicule. Il faut donc commencer la traque en différé, plusieurs heures après les faits pour au moins essayer de le localiser. Quatre caméras récupèrent l’homme au scooter une minute après les meurtres et le début de la fuite. Les caméras parviennent à identifier le trajet du scooter sur quelques centaines de mètres le long du Tarn, puis le perdent à nouveau. Une caméra dans la zone industrielle sud confirme qu’il n’est pas sur la route de Toulouse. Il n’est pas non plus sur la rocade, truffée de caméras. Où est-il ? C’est un automobiliste qui va apporter son témoignage spontanément et faire un peu avancer l’enquête de vidéo-surveillance. On va localiser une route prise par le suspect… et c’est tout. Rien de plus ne sortira des bandes vidéos.

L’étude des bandes va se poursuivre au SRPJ. Des experts informatiques vont récupérer une semaine de bandes pour, à défaut d’identifier où est parti le suspect, au moins essayer de savoir d’où il est venu. Ces bandes représentent 7800 heures de vidéos. Il a fallu une semaine pour les exploiter complètement. Résultat : rien, pas même le plus petit début d’une piste.

Bien sur les partisans de la vidéo-surveillance (qu’ils nomment “vidéo-protection”) vont nous expliquer que toute la ville n’était pas couverte et que la traque de Mohamed Merah aurait pu réussir si il y avait eu encore plus de caméras. Rien n’est moins certain.

En novembre 2010 des journalistes de Streetpress s’étaient livrés à un petit test à Levallois-Perret, probablement la ville la plus vidéo-surveillée de France. Malgré les demandes de la CNIL, les villes ne sont pas tenues de déclarer le nombre de caméras. À Levallois, si le chiffre officiel est de 50 caméras, certaines enquêtes le situerait plutôt autour de 300, ce qui nous donne un ratio de 1 caméra pour 210 habitants environ. Le test consistait à demander aux deux agents en charge de la surveillance en temps réel, de retrouver sur leurs écrans des journalistes déguisés en pom-pom girl, donc a priori facilement remarquables dans les rues. Les policiers ont ramé pendant une bonne dizaine de minute puis ils ont supplié qu’on leur donne un indice (la station de métro la plus proche des « pom-pom girls »). Là bien sur, ils ont fini par trouver.

La vidéosurveillance suppose donc des moyens humains et matériels qui ne sont pas à l’ordre du jour, à l’heure des compressions de personnels dans la police et des réductions des dépenses publiques. Elle est inefficace. C’est pour cette raison que le gouvernement avait pensé introduire lors du vote de la Loppsi2 un article pour autoriser le recours à des sociétés de sécurité privée pour prendre en charge les moyens humains nécessaires à la vidéo-surveillance. Cet article a fort heureusement été censuré par le conseil constitutionnel.

On peut ajouter que la vidéo-surveillance n’a pas non plus prouvé son efficacité dans la lutte contre la délinquance, malgré le rapport très favorable présenté en 2009 par le ministère de l’Intérieur. Ce rapport est contredit par la quarantaine d’études réalisées à l’étranger sur la question. Les méthodes utilisées par le ministère de l’Intérieur pour prouver l’utilité de la surveillance se révèlent plus que douteuses sur le plan méthodologique.

Pour prouver que la vidéo-surveillance a un effet dissuasif, le rapport compare le taux de délinquance globale entre les villes équipées et les autres. La variable vidéo-surveillance n’est pas isolée, par conséquent les chiffres donnés ne prouvent rien (ils ne tiennent pas compte des effectifs policiers dans chaque ville concernée par exemple, qui peuvent eux aussi induire des différences dans le taux global de délinquance). Le fait même de se baser sur un taux global de délinquance est en soi une absurdité : quel est l’effet de la vidéo-surveillance dans des fraudes à la CB ou les violences domestiques ? Il serait plus logique de se baser plutôt sur les actes délictueux commis dans les rues par exemple…

Le rapport ne tient pas compte non plus de ce que l’on appelle « l’effet plumeau » qui mesure le déplacement de la délinquance d’une zone surveillée à une zone non surveillée. Il n’est en aucun cas quantifié, à l’inverse des études étrangères. On trouve juste dans le rapport de vagues témoignages pour affirmer péremptoirement que l’effet plumeau est faible. C’est un peu court.

Pour finir le rapport affirme qu’avec la vidéo-surveillance, le taux d’élucidation est beaucoup plus rapide et plus élevé. L’échantillon concerne 63 brigades de gendarmerie en 2008. Total 770 affaires élucidées grâce aux caméras. Ce qui fait 12 faits par an et par brigade (!!), donc une affaire par mois. C’est sur, ça vaut le coup de dépenser des fortunes en caméras, c’est tout de suite évident…

Alors, au vu de l’inutilité évidente de toutes ces caméras pour assurer la sécurité de la population, pourquoi cette nouvelle hystérie dans nos villes pour en mettre partout (comme en son temps les ronds-points ou les tramways) ? Le placement d’un parc de caméras relève de l’attribution de marchés publics… Attribution des marchés qui en France, on le sait, est toujours réalisée dans la plus parfaite transparence et dans le respect de l’intérêt général… n’est ce pas ?

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo : Pierre-Alain Dorange via Wikimédia Commons

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

10/04/2012 – 08h00
DIJON (NOVOpress) – La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” du Bloc Identitaire s’affiche.

La voici par exemple à Dijon où des identitaires bourguignons ont voulu témoigner dimanche, que le parcours assez classique de Mohamed Merah, du délinquant multirécidiviste au fanatique islamiste fait penser que, contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire, l’immigration extra-européenne n’est sans doute pas une “chance pour la France”.

Deux exemples de leurs affichages (en cliquant sur les images on peut les agrandir) :

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action

La campagne “Mohamed Merah, chance pour la France ?” en action