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Point Godwin Marine Le Pen

Rafle du Vél d’Hiv : la campagne présidentielle atteint le point Godwin

15/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Avec la polémique sur la rafle du Vel d’Hiv, le « point Godwin » est de retour. Faut-il s’en étonner ? « Dérapage », « révisionnisme » et même « négationnisme », a-t-on entendu, alors que Marine Le Pen a tout simplement défendu la ligne gaullienne, qui fut aussi celle de François Mitterrand et qui resta officielle jusqu’en juillet 1995, à savoir que la France, en 1940, était à Londres ou dans le maquis, et non pas à Vichy. Dans un réflexe pavlovien, explique Jean-Yves Le Gallou sur TV Libertés dans cette nouvelle édition d’I-Média, les médias ont pourri la campagne : après avoir taillé un costard à François Fillon, ils en reviennent à la bonne vieille diabolisation du Front national.

A voir également :

A 16:13 : Le zapping d’I-Média

S’il devait voter, Théo, 10 ans, donnerait sa voix à Emmanuel Macron car il a les yeux bleus. Quand RMC Découverte utilise la jeunesse, la chaîne emploie les mêmes méthodes que les régimes totalitaires : la diffusion de la propagande par les enfants.

Les Décodeurs au secours du candidat Macron. Sur internet, le chouchou des médias serait le sujet du plus grand nombre « d’intox » !

Campagne présidentielle, les journalistes sont en colère. Depuis le 10 avril, les médias de l’audiovisuel doivent respecter, non plus la règle d’équité mais celle d’égalité du temps de parole. Un principe pourtant posé par la Constitution.

A 24:45. « Migrants » : de Grande-Synthe à la rue, le feu, ce coupable

Incendie criminel du camp de « migrants », mais où sont passés les coupables ? Pour les médias, la question est inutile, la priorité est au relogement des clandestins pas à la justice.

Les tweets d’I-Média 

Attentat à Stockholm, il n’y a pas de terroriste islamiste mais un « camion fou ». Il n’y a pas d’attentat à Dortmund mais une « charge qui a explosé ». Les médias utilisent la novlangue, pour nier la réalité.

Portrait piquant

Nouvelle rubrique dans I-Média : Nicolas Faure dresse un portrait d’un journaliste du paysage audiovisuel français. Cette semaine, Yann Moix est passé à la casserole.

Chard Parti socialiste

Ci-gît le Parti socialiste, par Guy Rouvray

Ci-gît le parti socialiste… Né à Epinay en 1971, mort à Paris en 2017. 46 ans, c’est jeune pour mourir ! Même si le cadavre bouge encore, cela ne doit pas faire illusion. Il ne reste plus rien du parti de François Mitterrand que des ruines, des haines recuites, des divergences insurmontables. Il n’a plus ni doctrine, ni chef, ses dirigeants et ses membres ne sont d’accord sur rien. Les gauches irréconciliables évoquées par Manuel Valls sont donc irréconciliées.

Entre les hommes, foin des précautions de langage qu’il était d’usage d’avoir entre camarades. Le mot le plus bénin que l’on entend ces jours derniers, c’est « traître » ou « trahisons », les autres sont pires : « minable », « tu nous fais honte », « homme sans honneur », on évoque un « crime avec préméditation » et le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis lui-même, une « Saint Barthélemy ». Le « patron » du PS ne contrôle plus rien, il lance de pathétiques appels à l’unité et prône un surréaliste « apaisement » sur le champ de bataille, sa voix se perd dans le vacarme des invectives, tandis que les militants désertent. Si Manuel Valls, en se ralliant sans gloire à Emmanuel Macron, a porté le coup de grâce à un PS déjà moribond, cela vient de plus loin.

Il y a toujours eu des tendances, des courants divers au sein du PS, mais elles cohabitaient avec des bonheurs divers, et si l’antagonisme entre les personnes était parfois vif, il n’entraînait pas de rupture. Longtemps, François Hollande excellait, comme premier secrétaire, pour sortir de sa poche, au terme d’une nuit de négociations, une « synthèse » qui allait permettre aux socialistes de continuer la route ensemble jusqu’au prochain congrès.

Mais voilà que, devenu président, Hollande a perdu la main. C’est qu’exercer son magistère dans l’opposition est une chose, gouverner en est une autre. On peut promettre tout et n’importe quoi mais mettre en œuvre ce qu’on a imprudemment promis, est une épreuve autrement périlleuse, surtout lorsque le pays n’est plus porté par le vent de la croissance, comme ce fut le cas pour Jospin de 1997 à 2002.

C’est d’abord de cette duplicité au sommet qu’est mort le PS. Les frondeurs sont nés du reniement des engagements de Hollande. On a vu cette première sous la Ve République : deux motions de censure déposées par des députés de la majorité contre leur propre gouvernement pour le faire tomber ! Un « exploit » signé Hollande. L’homme qui voulait pourfendre la « finance internationale » a engendré et encensé un Macron qui en est le mandataire. En voulant gagner sur tous les tableaux, il a perdu sur tous, et d’abord la possibilité de se succéder à lui-même.

Ceux qui font du candidat officiel du parti socialiste, Hamon, un homme à la dérive, ce sont Macron et Mélenchon. Le premier va jusqu’au bout et théorise le reniement du président, le second ressuscite, en le retouchant à peine, le programme de la gauche socialo-communiste des années 1970. C’est lui qui se présente comme le véritable héritier de Mitterrand, ce que voulait être François Hollande qui n’en est plus qu’un lointain simulacre. Le PS, né sous Mitterrand, mort sous Hollande.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 1er avril 2017

Renaud

Renaud traite Hollande, Valls et Macron de « grands incapables » voire de « criminels »

06/04/2016 – BRUXELLES (NOVOpress) : Dans une interview au quotidien belge Le Soir, Renaud est interrogé sur François Hollande, Manuel Valls et Emmanuel Macron. Réponse du chanteur en forme de tir groupé :

« Ce sont de grands naïfs, de grands imbéciles ou de grands criminels. Je ne le sais pas encore mais de grands incapables en tout cas. Sous le couvert de libéralisme économique et de lois du marché, ils nous imposent des lois que même la droite n’aurait pas osé voter. Hollande, il a une tête et un discours de parfait honnête homme mais il se trompe de politique.

 Dans ce même entretien, Renaud confesse des erreurs politiques. Comme celle « d’être allé à Moscou et à Cuba où je pensais voir des gens libres » et où il a vu « un pays de flics, une dictature ».

Renaud est-il encore de gauche ? Assurément et c’est même pour cela qu’il est désabusé. « Si, au deuxième tour, on a le choix entre Marine et Juppé, j’irai voter Juppé car c’est un honnête homme, un homme droit dans ses bottes comme il a dit lui-même. Mais si c’est Sarkozy et Marine, j’irai à la pêche à la ligne. Je ferai partie de ces désespérants abstentionnistes. »

Il ajoute :

« Où est notre Jean Jaurès ? Notre Mitterrand ? Les écolos me déçoivent. Il n’y a pas de relève… Ce qui me fascinait chez Mitterrand, c’était sa culture, plus que sa politique. J’étais admiratif et amoureux de cet homme qui était un puits de culture, qui avait lu Chateaubriand, Voltaire… »

Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Alain de Benoist : «François Hollande aurait fait un très bon marchand des quatre-saisons»

Source : Boulevard Voltaire

C’est devenu un gag récurrent : chaque nouveau Président parvient à nous faire regretter son prédécesseur. Avec François Hollande, on a atteint le fond, non ?

Contrairement aux commentateurs qui le couvrent d’injures (se défouler en éructant est le meilleur moyen de faire savoir qu’on n’a rien à dire), je ne parviens pas à détester François Hollande. Je me désole de le voir occuper le poste qui est le sien, mais sur le personnage lui-même, je n’ai rien à dire. Il aurait sans doute pu faire un convenable receveur des Postes, un directeur de succursale d’une société d’assurances, un marchand des quatre saisons. En tant que premier secrétaire du PS, il n’a pas été pire qu’un autre : dans les magouilles et les petites blagues, il a toujours été à son affaire. Le seul problème est que ce personnage insignifiant est président de la République.
Depuis Pompidou, Mitterrand excepté, la fonction de chef de l’État n’a cessé de se dégrader. Il n’y a plus de chefs, et il n’y a guère plus d’État. La comparaison est certes facile, mais on imagine évidemment mal le général de Gaulle aller faire du jogging en suant à grosses gouttes sous un tee-shirt aux armes de la police new-yorkaise, ou partant en scooter pour aller rejoindre sous la couette une pom-pom girl du show-business. Un chef de l’État doit avoir conscience qu’il n’est pas seulement lui-même, mais qu’il incarne une fonction. Qu’il se discrédite lui-même passe encore, qu’il rabaisse sa fonction est impardonnable. L’homme et sa fonction sont deux choses différentes, et c’est la fonction qui doit l’emporter.
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Villiers sort le vitriol : Sarko, «le lapin-tambour», VGE, «un colin froid», Chirac, «a besoin d’un appui-tête»

28/09/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
La retraite profite à Philippe de Villiers. L’ex-homme politique sort un livre de souvenirs « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » (Albin Michel), portraits des responsables politiques croisés en 30 ans de vie publique.

Philippe de Villiers n’a jamais eu la langue dans sa poche, mais son retrait de la vie politique a libéré sa parole. Il sort jeudi « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu », une galerie de portraits féroces des responsables, à ses yeux, de la perte de souveraineté du pays et un tableau désabusé de la France, menacée par « l’islamisation ».

« Nos politiciens ont perdu l’idée de la France », regrette l’ex-candidat souverainiste à la présidentielle, les descendant les uns après les autres.
Chirac ? « Il a besoin d’un appui-tête. Quand il s’adosse à Marie-France Garaud et Pierre Juillet, il est eurosceptique ; quand c’est Balladur et Juppé qui le conseillent, il devient eurolâtre. » Valéry Giscard d’Estaing ? Un « colin froid » qui a pour seul but « l’intégration de notre pays dans une Europe fédérale, libérale et atlantiste ». Mitterrand ? Un « collectionneur de noirceurs ». Sarkozy ? Il le décrit, dans son chapitre « Nicolas, le lapin-tambour », il explique que le Sarko est plus attiré par « le Qatar » que le « Mont-Saint-Michel » et

[Sarkozy] ne croit pas à l’oeuvre du temps. Il croit que la politique, c’est le mouvement perpétuel. Il pense vraiment, comme un ludion électronique qui toupille et pirouette, qu’il faut tout changer, renverser la table.

Bref, explique Villiers,

Je suis entré en politique par effraction. Et j’en suis sorti avec le dégoût.


[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

[Tribune libre] Le cosmopolitisme, c’est la guerre

« Le nationalisme, c’est la guerre ! », avait lancé le socialiste François Mitterrand, président de la République française de  1981 à 1995, lors d’un discours prononcé au parlement européen le 17 janvier 1995. La Première Guerre mondiale, et la Seconde qui n’est que le prolongement de la première, ne démentent pas cette déclaration. « En Allemagne, en France et en Angleterre les passions nationalistes avaient été portées au rouge par la presse à la veille du conflit et atteignirent pendant la guerre une intensité quasi pathologique », écrit à ce sujet Dominique Venner, historien et directeur de La Nouvelle Revue d’Histoire, dans son livre intitulé « Le Siècle de 1914 ». Celui-ci y explique comment l’Europe a été incontestablement la grande perdante de ces deux conflits mondiaux : « C’est à 1914 et 1918 qu’il faut revenir pour comprendre les conséquences de 1945, la soumission de l’Europe à l’influence opposée de l’URSS et des USA, la décolonisation, le chaos mondial, la destruction de l’ancienne sociabilité européenne, l’américanisation des mœurs et des mentalités, la déconstruction de l’art et de la pensée, la révolution des années 60, le terrorisme et jusqu’aux déferlantes de l’immigration ».
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