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15/10/2012 — 17h15
PARIS (NOVOpress) — Via son nouveau site Internet, Minute propose désormais de retrouver (via un abonnement) les articles et les archives de l’hebdomadaire. Vous avez également la possibilité de proposer une information et prendre connaissance de la rédaction de l’hebdomadaire politiquement incorrect.

L’esprit des choses : Mystérieuse cheminée – Par Jean-Michel Diard

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard

Le Père Noël y est dit-on passé, il y a quelques jours, et, avec les premiers froids, elle a repris la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. De nouveau, nous sommes fascinés par la danse des flammes, le chant des bûches et cette odeur si particulière qui imprègne les vêtements, qu’elle vienne du bois de pommier, de chêne, de pin ou des vieux ceps de vigne.

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard
Image d'Épinal, XIXème siècle. Licence : domaine public.

La cheminée aura connu une longue et glorieuse carrière. Il n’y a pas si longtemps (moins de deux siècles!), elle offrait encore chaleur et nourriture à tout un continent. Des colossales cheminées seigneuriales – où un bœuf entier pouvait rôtir à la broche –, aux âtres paysans où la marmite murmurait en permanence, accrochée à la crémaillère, elle était l’âme de la maison. C’était autour d’elle que se tenaient les veillées et que se réglaient maints conflits familiaux.

Puis, il n’y a finalement pas si longtemps, nos aïeux en ont eu assez de griller par devant et d’être frigorifiés par derrière. Avec la révolution industrielle sont arrivés le charbon de terre et surtout de nouvelles façons de se chauffer, plus efficaces et plus économiques. Le calorifère et le chauffage central se sont introduits dans les habitations aristocratiques et bourgeoises, tandis que, dans les fermes et les maisons de village, le poêle faisait une entrée en force.

Car si les campagnes furent les dernières à l’abandonner, elles ne furent pas les moins féroces à l’égard de la pauvre cheminée. Délaissée, elle y fut l’objet des pires outrages. On y a voulu à toute force oublier ce vestige d’un temps honni où la vie était décidément trop dure, le temps d’avant la modernité, d’avant la radio et l’automobile. La cheminée a été transformée en vulgaire placard, en réserve à charbon, voire carrément démolie. Offense suprême, son conduit a subi l’introduction du tuyau du poêle, quand ce n’était pas celle du fil de l’antenne de télévision. On l’a rejetée comme on a rejeté les vêtements traditionnels, le patois ou le latin à la messe, sous prétexte de progrès et de modernité.

Il faut rendre cette justice aux « néo-ruraux » d’avoir mis fin à la catastrophe. Ces nouveaux venus à la campagne, appelés « rurbains » par les sociologues, ont su rendre vie à la belle au feu dormant. C’est souvent à eux que l’on doit la remise en état du vieux foyer devenu parfois un peu trop neuf. Eux les premiers ont redécouvert le plaisir des flambées de jadis, à leur façon bien sûr. On nous parle alors de « qualité de vie » sans trop préciser d’ailleurs ce qu’on met dans cette curieuse expression. Nostalgie? Ce serait trop simple. Si, aujourd’hui, la cheminée a retrouvé droit de cité y compris dans les constructions neuves, c’est qu’elle répond à un obscur et vague besoin, qui ne répond à rien d’utilitaire puisque le foyer n’est plus que rarement la source principale de chaleur et que l’on n’y cuit plus nos aliments.

D’abord, c’est autour du feu de cheminée que se rassemble la famille, ou ce qui aujourd’hui en tient lieu. On se rassemble devant la cheminée, pas devant le radiateur, ni même devant ce substitut disgracieux qu’est le foyer fermé (l’insert).

Alors que les structures traditionnelles sont mises en cause et même violemment combattues, il y a cette recherche lancinante de la communauté per due, d’une identité qui s’effiloche implacablement. La cheminée est un refuge, le rappel de ce qui nous relie au passé. Elle rend visible le lien mystérieux qui nous rattache à ce Moyen Age où elle naquit après la disparition de l’hypocauste romain.

Surtout, la cheminée, c’est le foyer, et pas seulement au sens strict du mot. C’est elle qui transforme un abri ou un refuge en véritable chez-soi. Image du soleil central de la cité (comme l’était à Rome le feu perpétuel des vestales), elle fait de notre habitation une véritable cité en miniature, une cité où les vivants conversent avec ceux d’avant, ceux qui ont construit, vécu, peiné ou ri dans les mêmes murs. La coutume de la pendaison de crémaillère n’est que le lointain écho de tout cela.

Comme si nous n’arrivions pas à oublier que, grâce à la cheminée, notre maison n’est au bout du compte qu’une reproduction, à nos mesures, du cosmos.

 Jean-Michel Diard

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

L'esprit des choses : Mystérieuse cheminée - Par Jean-Michel Diard

Le scandale des subventions d’état – Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre reproduit avec son aimable autorisation.
Minute en kiosque ou sur Internet.[/box]

« Minute » s’est procuré un document devenu très difficile d’accès : le « Jaune des associations », document budgétaire où sont récapitulées toutes les subventions accordées par les ministères aux associations – y compris les plus fantaisistes. Le constat est accablant, les gaspillages invraisemblables, et les économies à réaliser, mirobolantes. Etat des lieux.

SOS racisme: 534000 euros… LICRA: 306500 euros… Act Up: 125000 euros… France terre d’asile: 602000 euros… Alliance israélite universelle : 280 000 euros… Haut conseil des Maliens de France (sic): 25000 euros… Et le jackpot pour l’AFTAM (association pour les foyers d’immigrés, créée par l’indigné Stéphane Hessel): 2,7 millions d’euros! C’est la crise, mais, de toute évidence, pas pour tout le monde, au vu de ces quelques exemples tirés de l’immense liste des associations subventionnées par l’Etat pour l’année 2010.

Etrangement, ces financements publics d’associations aux buts parfois discutables (4000 euros accordés à l’obscure « KJPF » pour la promotion de la langue « peuhl » à Mantes-la-Jolie!) sem blaient voués à rester discrets… En effet, chaque année, en annexe du projet de loi de Finances (PLF), est publié un document budgétaire appelé « le Jaune des associations » qui récapitule de manière extrêmement détaillée, ministère par ministère, « l’effort financier de l’Etat en faveur des associations » le PLF 2012 contient ainsi 3 tomes pour les subventions accordées en 2010 (ce qui, au passage, révèle que les députés prennent connaissance de cet arrosage associatif avec un décalage de deux ans!). Mais cette année – quel dommage! – le « Jaune des associations » n’était plus disponible à la Documentation française… Heureusement, « Minute » a pu mettre la main sur ce précieux rapport et en décortiquer pour vous les 1134 pages.

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Le fromage des subventions d’Etat mis en coupe réglée

L’on y apprend ainsi qu’en 2010, plus de 18000 associations ont été arrosées par un ministère. Parmi elles, de nombreuses structures étrangères, qui prospèrent en France depuis que la loi Mauroy du 9 octobre 1981 ne soumet plus la constitution d’associations étrangères à l’autorisation du ministère de l’Intérieur. Mais ce qui saute vraiment aux yeux, c’est que le fromage des subventions d’Etat est totalement mis en coupe réglée puisque, au total, seul 1,5 % des associations se partagent la manne publique. Bonjour l’égalité!

Plus grave: de manière générale, pour les années passées, les animateurs de l’Observatoire des subventions ont établi que, compte tenu des subventions multiples parfois accordées par différents ministères à une seule organisation (LICRA, SOS Racisme…) 0,01 % des associations touchaient à elles seules 55 % des subventions publiques! On peut parier que rien n’a changé. Et, selon Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables associés, « les cinq associations les mieux dotées totalisent en moyenne 15 % de l’argent des contribuables ».

C’est que le système est drôlement bien fait: les financements au niveau des collectivités locales décentralisées (communes, conseils généraux ou régionaux) sont nombreux et permettent à des dizaines de milliers de petites associations d’avoir des aides ponctuelles qui, pour les grosses associations, s’ajoutent à celles de l’Etat. C’est le cas, en particulier, pour les associations dites « culturelles » et les lobbys anti-racistes, qui bénéficient de relais à tous les échelons de l’administration, multipliant les subsides.

Au total, en 2010, pratiquement 1,5 milliard a été accordé aux associations – pour 1,2 milliard en 2009, soit une augmentation de 21 %. Sur ce colossal magot, il y a de toute évidence de quoi faire de belles économies. Sans parler d’une meilleure utilisation de l’argent du contribuable!

Les subventions ministérielles : la « culture » au détriment de l’agriculture

Le premier tome du « Jaune » nous renseigne sur l’ensemble des fonds distribués par les différents ministères. Le ministère de la Culture a connu la plus forte augmentation en passant, de 2009 à 2010, de 123,8 millions d’euros de subventions allouées à 425,8 millions, soit une progression de… 243%! Jack Lang peut aller se rhabiller: Frédéric Mitterrand, ministre sarkozyste, n’a rien à lui envier.

Le ministère de l’Ecologie et du développement durable n’est pas loin derrière, passant, pour la même période, de presque 34 millions de subventions à 96, 5 millions, soit une augmentation de 184 %!

L’Education nationale progresse cahin-caha de 54 %, avec 87,5 millions d’euros gasp… – pardon! – alloués à diverses associations.

Les Affaires étrangère et européennes, en revanche, reculent de 63 %! Les crédits de ce ministère régalien lui permettaient encore de distribuer 74,9 millions de subventions en 2009: il n’y en avait plus que 27,5 millions en 2010. La francophonie est la première victime de cette coupe sombre, puisque les Alliances françaises à l’étranger disparaissent une à une. Mais il y a là une certaine logique, puisque Paris cède de plus en plus ses prérogatives à Bruxelles et qu’il existe même, désormais, des « ambassadeurs européens » Pourquoi se fatiguer à garder une représentation à l’étranger quand on délègue déjà tous ses pouvoirs à Bruxelles?

Autre perdants: les Français de l’étranger qui se retrouvent privés du soutien de la métropole. Mais au final, c’est toute la France qui y perd, puisque notre diaspora ne peut plus agir aussi efficacement que par le passé pour faire progresser les investissements nationaux ou soutenir les positions de Paris dans les milieux décideurs.

Autre ministère en déshérence, l’Agriculture, qui, déjà limité à 64,5 millions en 2009, recule encore de 21 %, pour tomber à seulement 50 millions de subventions.

Là encore, les chiffres montrent que ce secteur est totalement abandonné par un gouvernement appliquant sans discuter la politique agricole européenne.

Les services du premier ministre arrosent les copains

Les services du premier ministre, eux, font un bond en passant de 36,8 à 77,8 millions, soit une augmentation de 111 % des fonds accordés. Chaque année, ces « services », au titre de la « coordination du travail gouvernemental », subventionnent un certain nombre de fondations, de clubs politiques ou de « thinks-tanks » appartenant à l’Establishment et dirigés par des hiérarques de la classe politique.

En 2010, les services du Premier ministre ont ainsi octroyé, sur une enveloppe de 11,9 millions d’euros destinée à la « coordination du travail gouvernemental », la coquette somme de 7,7 millions à ces différents organismes, soit 64,91 % du total.

Parmi elles, on peut citer quelques structures très proches de l’UMP, telles l’association Georges Pompidou, qui touche 400000 euros; la Fondation Charles De Gaulle (1 million); la Fondation pour l’innovation politique (think-tank créé par l’industriel chiraco-sarkozyste Jérôme Monod, directement financé par l’UMP jusqu’en 2005, et actuellement dirigé par l’ultralibéral Dominique Reynié), qui récolte 1,2 million; ou la Fondation Prospective et innovation, dont le président est un certain Jean-Pierre Raffarin (320000 euros).

Les satellites du socialisme ont aussi un bel accès à la gamelle, avec, entre autres, la Fondation Jean Jaurès, présidée par le socialiste Pierre Mauroy (1,4 million); la Fondation Respublica de Jean-Pierre Chevènement (450000 euros); ou l’Institut François Mitterrand (350000 euros) Le parti communiste n’est pas oublié, avec 900000 eu ros accordés à la Fondation Gabriel Peri (« pour une meilleure compréhension de l’histoire du Parti communiste français ») présidée par Robert Hue!

S’étonnera-t-on de voir que le think tank Idées et Nations, présidé par Louis Aliot, n° 2 du Front national ne reçoit, lui, pas un centime de subvention publique?

Les associations « antiracistes » et pro-immigrées prospèrent

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Marine Le Pen a justement dénoncé, récemment, la hausse « vertigineuse » des subventions d’Etat accordées aux associations dites « antiracistes », favorables à l’immigration ou supposées en gérer les conséquences sur notre sol. Les fonds alloués à ces organisations sont en effet passés de 1,2 milliard d’euros en 2009 à un minimum de 1,5 milliard en 2010 (le total est difficile à établir avec précision tant les faux nez de ces associations sont nombreux). La candidate du FN a notamment cité, entre autres, l’Assfam (service social et familial des migrants (239460 euros), le Centre national des Marocains de France (12000 euros), Profession banlieue (21000 euros), le Bondy blog (50000 euros), le Haut conseil des Maliens de France (25000 euros pour cet organisme strictement communautariste), France Terre d’Asile (602000 euros)… Notons que les collaborateurs de Marine Le Pen ont légèrement sous-estimé les subventions accordées à Ni Putes ni Soumises (288500 et non 276000 euros) et à SOS-Racisme (534000 euros et non 490 000).

A cette liste évidemment non exhaustive présentée par la candidate à la présidentielle, ajoutons les 416500 euros alloués à la LICRA; 20000 euros pour Fasti-Solidarité immigrés; 80739 pour la CIMADE, qui vient en aide aux immigrés illégaux; 130000 pour AFAVO Femmes africaines du Val d’Oise (sic). On trouve aussi des subsides accordés à des associations comme ELLER Visages pluriels de Turquie, dont le but est « d’entreprendre toute action ou toute intervention pouvant directement ou indirectement contribuer à l’intégration des personnes immigrées ou issues de l’immigration ». 1,2 million d’euros ont été accordés à la Fondation Femmes pour la Méditerranée, qui ne possède même pas de site Internet et dont l’activité réelle est, di sons, difficile à évaluer… Le site Net 1901, annuaire des associations de loi 1901 note d’ail leurs « qu’aucune actualité n’a été publiée pour cette association ». On peut donc légitimement se de mander ce qu’elle fait du pognon donné pour ses actions « à l’attention des femmes en Méditerranée et dans le monde arabe. »

Marine Le Pen a fort justement déclaré que ces « associations ont le droit d’exister » mais qu’elles ne devraient bénéficier d’aucune aide de l’Etat, vu leur soutien à l’immigration ou leur caractère « communautariste ». La présidente du FN estime que l’on pourrait, au strict minimum, économiser 500 millions d’euros ou les rediriger « vers des associations sportives, de sécurité civile, du troisième âge, du handicap ou de l’enfance ». Or, ce sont justement les grandes oubliées du concours d’arrosage public 2010!

En France, mieux vaut avoir le Sida que l’Alzheimer…

Prenons par exemple le palmarès des subventions du ministère de la Santé. Les sommes accordées pour lutter contre la maladie d’Alzheimer n’atteignent même pas 300000 euros (279000 exactement), alors que 855000 Français sont atteints par ce mal terrible et doivent dépenser, chaque mois, un minimum de 1000 euros pour payer leurs soins. Pire: 225000 nouveaux cas se déclarent chaque année et, d’ici 2020, si la recherche ne progresse pas, les projections estiment à 1,3 million le nombre de Français qui seront victimes d’Alzheimer.

En face, selon Sida Info service, 152000 personnes sont atteintes du Sida en France (dont près de la moitié sont des malades nés à l’étranger). A la louche, cela fait six fois moins que les victimes d’Alzheimer. Mais au total, les associations de lutte contre le Sida et le VIH ont touché 5,6 millions d’euros en 2010 – soit… 200 fois plus que celles qui luttent contre le fléau de la dégénérescence mentale!

Parmi ces organisations, se cachent en outre nombre d’organisations qui, sous couvert de lut te contre le sida, sont en fait de véritables lobbys homosexuels. Act up a ainsi reçu 125000 euros; les lesbiennes de Gaies, 640000! Sans parler, parce qu’on pourrait finir par s’énerver, d’«Unité réflexion action communautés Afrique », un bidule qui a raflé 30000 euros pour sensibiliser les Africains au VIH et « pour aider à appréhender certaines problématiques spécifiques des migrants originaires d’Afrique subsaharienne ».

Notons, pour la bonne bouche (ou plutôt la narine), que l’organisation Techno+ a touché 100000 euros pour « la promotion de la santé en milieu festif ». Autrement dit, avec l’argent public, cette assoce vient au secours de fêtards camés jusqu’au nez mais incapables d’assumer leurs c… jusqu’au bout. Le site Internet donne notamment de précieux conseils aux apprentis drogués: « Evite de prendre le volant (reste en vie, on t’aime!) et d’entreprendre une activité à responsabilité… ». Ou encore: « Prends garde à la désinhibition, mets une capote et pense au gel lubrifiant car les produits dessèchent! » Riez braves gens, mais pendant ce temps, des vieillards perdent leur dignité dans des hospices mal entretenus et des malades du cancer dépérissent, faute de moyens pour la recherche, dans les hôpitaux surchargés. Mais il faut bien faire la teuf sans tomber dans le « bad trip », comme dit Techno.

Culture et (dé)formation de la jeunesse…

La liste des gabegies étant extensible à loisir, voici, pour conclure, quelques perles ou comparaisons permettant de situer, de manière générale, où et comment part l’argent du contribuable. La jeunesse par exemple! L’Action catholique des enfants de Vendée a perçu la somme de 180 eu ros, tandis que le Club Léo Lagrange du 59, proche du parti communiste, en touchait, lui, 7390. Au niveau national, le FONJEP (fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire), lui aussi très marqué à gauche, récolte 6,3 millions d’euros. Les scouts et guides de France, eux, se sont contentés de 890000. Les scouts et guides d’Europe, plus « tradis », semblent n’avoir eu droit à rien du tout; ce qui n’est pas le cas, on s’en doute, des scouts musulmans (où, étrangement, il n’y a pas de guides…), qui touchent 257800 euros; les éclaireurs et éclaireuses israélites, moins nombreux, ont tout de même pu compter sur 73000 euros.

Terminons ce rapide tour d’horizon par la culture. Là encore, les choix de l’Etat en matière de subvention sont vite faits et se résument en un raccourci frappant: l’association Musiques et danses traditionnelles du Cantal, qui entretient la mémoire et les traditions régionales, a été généreusement soutenue à hauteur de… 300 euros. En revanche, Slam production (qui promeut une sorte de rap de cités) a perçu 68500 euros. Choisis ton camp, camarade!

Il ne faut plus gaspiller l’argent des Français !

Benoîte Tafin, de Contribuables associés, aime citer une déclaration de Nicolas Sarkozy, prononcée durant son discours de Nantes, en 2007: « Ne plus gaspiller un seul euro d’argent public, tel doit être l’idéal vers lequel nous devons tendre. […] C’est une question d’économie: nous n’avons plus les moyens de gaspiller, nous avons trop de déficits, nous avons trop de dettes. […] C’est aussi une question de morale : l’argent public, c’est l’argent des travailleurs, l’argent de ceux qui se donnent du mal pour gagner leur vie, qui ont du mal à gagner leurs fins de mois, du mal à loger leur famille et à élever leurs enfants en travaillant. Le moindre des respects qu’on leur doit, c’est de ne pas laisser gaspiller, de ne pas laisser détourner ce qu’ils ont si durement gagné. » A cinq mois de la fin de son mandat, Sarkozy nous a donné la preuve que, décidément, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Patrick Cousteau et Françoise Monestier

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 21 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Le scandale des subventions d'état - Comment le gouvernement gaspille votre argent

Quand les petites filles jouent trop à la poupée…

Quand les petites filles jouent trop à la poupée…

«Les élèves ne sont pas autorisées à venir maquillées à l’école (hormis le jour du carnaval), porter des talons, des jupes ou shorts courts (mi-cuisses), des chaussures de plages (tongues ou sabots en plastique). »

Ce règlement, mettant au placard les tenues vestimentaires indécentes, n’est pas en vigueur dans un collège fréquenté par des adolescentes trop dévergondées. Il est appliqué dans une école… primaire (!), à Ploudalmézeau, près de Brest, dans le Finistère. Dans le journal « Ouest-France », la directrice de l’école s’explique : « L’an passé, nous avons remarqué plusieurs filles de CM2, habillées comme des femmes. Maquillées, mini-jupes ou shorts “ras-les-fesses” et talons. Entre enseignants, nous ne savions pas quoi en penser. Nous en avons parlé en conseil d’école… »

Et le conseil d’école a prié les lolitas de se rhabiller correctement. Cette histoire illustre les effets pervers d’une mode qui veut transformer les fillettes en obscurs objets du désir. Qu’on en juge… Dans certaines grandes surfaces, on vend des soutiens-gorge destinés aux petites filles de 8 à 10 ans (image ci-dessus), rembourrés de mousse pour donner l’illusion qu’elles ont des seins ! Le 18 décembre prochain à Paris, se déroulera la finale de Mini-Miss 2012, une compétition réservée aux « jeunes filles » (sic) de 7 à 12 ans et retransmise – avis aux pédophiles – sur Internet !

Interpellée par ce phénomène de société, Roselyne Bachelot, notre ministre des Solidarités, a décidé de mettre les pieds dans le plat. Elle a confié à Chantal Jouanno, aujourd’hui sénateur, une mission sur « l’hypersexualisation » des enfants. L’idée que l’ancien ministre des Sports se fait de sa mission, comme elle l’a exposée dans « Le Parisien », nous laisse cependant perplexes : « A travers ces images, qui les mettent en scène dans des accoutrements et des postures d’adultes, on véhicule aussi des représentations qui différencient très tôt les filles et les garçons. Si je caricature, c’est la femme sexuellement ouverte et l’homme, c’est l’étalon. Ces images contribuent à démontrer qu’au fond, il est préférable d’être un garçon qu’une fille. Donc ça interroge la politique de la parité. »

Plutôt que de se lancer dans des analyses à trois balles, la Jouanno ne ferait-elle pas mieux de s’interroger sur le rôle des parents et l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants ? Ainsi à Ploudalmézeau, suite à l’interdiction faite aux élèves de venir à l’école déguisées en petites « putes », une mère de famille s’est indignée : « C’est du sexisme ! Une atteinte à la liberté des femmes ! »

Alors, plus utile qu’une mission sur « l’hypersexualisation » des enfants, Roselyne Bachelot aurait mieux fait de commander un rapport sur « l’hyperconnerie » de certains parents, (mais il est vrai que c’est un boulot titanesque).

Pierre Tanger

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 14 décembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Image : copie d’écran du site de la marque Abercrombie qui proposait des soutiens-gorge “push-up” rembourrés, pour fille « dès sept ans ». DR

Quand les petites filles jouent trop à la poupée…

« La Grèce a de solides raisons d’espérer » : Entretien avec Makis Voridis, ministre grec des Transports

« La Grèce a de solides raisons d’espérer » : Entretien avec Makis Voridis, ministre grec des Transports

Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire Minute du 16 novembre.

[box class=”info”] Le LAOS, abréviation de « Rassemblement populaire orthodoxe », le parti populiste grec, a obtenu un beau succès en faisant entrer deux de ses membres dans le gouvernement d’union nationale formé le 11 novembre. Pour « Minute », Makis Voridis (photo), député d’Athènes devenu ministre des Transports, fait un point exclusif sur la crise grecque et sur les raisons d’espérer. [/box]

« Minute »: Pourquoi avez-vous accepté d’intégrer ce gouvernement ?

Makis Voridis: Ce gouvernement n’est pas basé sur le programme d’un parti, mais simplement sur un objectif limité dans le temps (une centaine de jours) : stabiliser la situation, sauver l’économie et garantir le financement de l’économie grecque. Il a donc un but très fédérateur, qui est de sortir la Grèce de la tourmente. Notre mission consiste à mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet européen du 26 octobre, car la participation du pays à la zone euro est en jeu – autrement dit, l’avenir de la Grèce, mais aussi, à bien des égards, l’avenir de l’Europe, car notre éviction pourrait avoir de terribles conséquences.

L’enjeu est donc de taille et il était normal que nous répondions positivement à l’appel du premier ministre Lucas Papademos [ndlr: ex-vice-président de la Banque centrale européenne, ancien de la banque américaine Goldman Sachs], puisqu’il a proposé une trêve générale et un « gouvernement d’entente et d’équilibre » dans l’intérêt de la nation. Le nouveau gouvernement est pressé par Bruxelles et le Fonds monétaire international (FMI) de ramener le plus rapidement possible notre pays, dont l’endettement atteint 162 % du PIB, à la stabilité économique.

Est-ce que cette cohabitation ne risque pas d’être difficile, voire stérile ?

Nous devons, certes, faire fonctionner une équipe ministérielle aux sensibilités politiques très diverses: c’est évidemment un défi, mais je crois que nous le relèverons tous. Et ce, à condition que chaque parti accepte de mettre ses idées de côté pour parer au plus pressé, qui est de réduire la dette. Nous éviterons tous de critiquer nos partenaires sur la place publique, même si les discussions seront évidemment possibles en conseil des ministres.

Le plus important est de concrétiser les mesures d’assainissement budgétaire de la Grèce, pour débloquer prochainement une tranche vitale de 8 milliards d’euros sur le premier prêt accordé par l’Union européenne.

D’ailleurs, pour revenir à votre question, bien au-delà du risque de cohabitation difficile, il était important de montrer la volonté de la Grèce d’appliquer les engagements pris auprès de nos partenaires européens. Cette coalition, pratiquement et symboliquement, illustre la volonté générale de sortir le pays de la crise. C’est aussi une manifestation de cohésion nationale, face aux troubles internes qui ont pu agiter la Grèce.

Quelles solutions proposerez-vous ?

Il y a de solides raisons d’espérer sortir de la crise. La solution primordiale, c’est de continuer le plan de financement prévu avec nos partenaires: effacement de 100 milliards d’euros de dette publique détenue par les banques, un prêt supplémentaire et une recapitalisation des banques grecques. Sans cela, la stabilité est impossible.

Ensuite, il faut réduire drastiquement le déficit et équilibrer le budget, notamment en réduisant fortement le train de vie de l’Etat et de la fonction publique. Enfin, il faut redynamiser notre économie, nous montrer plus compétitifs et, bien sûr, lutter à tout prix contre la corruption.

L’implication du FMI et de l’UE dans vos affaires ne met-elle pas en péril la souveraineté de la Grèce ?

C’est ainsi: il existe des lois européennes et des procédures appliquées à tous les membres de la zone euro lorsque le budget ou les éléments macroéconomiques sont déficients. Les contrôles vont évidemment être accrus avec l’accord du 26 octobre…

N’est-ce pas un obstacle concernant la défense des intérêts de la Grèce? Par rapport à vos relations avec la Turquie, par exemple…

En fait, tout dépend du problème dont il pourrait être question. En l’état, je ne peux pas vous répondre sans un cas précis à traiter. Ce qui est sûr, c’est que si une menace grave pesait sur l’intérêt national de la Grèce, je ferai mon devoir.

L’immigration semble également poser un grave problème social en Grèce…

L’immigration constitue effectivement un grand problème dans notre pays, mais si vous voulez bien, nous attendrons les élections législatives du 19 février pour en reparler! Tout le mon de, au sein du gouvernement, ne partage pas notre programme concernant l’immigration. Ce que je peux vous dire, c’est que ce sera forcément un sujet abordé en conseil des ministres, car nous pensons que, pour résoudre la crise, il est indispensable de changer le code de la nationalité, limiter drastiquement les aides sociales et inverser les flux migratoires.

Que pensez-vous des émeutes des Indignés ?

C’est délicat… Je peux évidemment comprendre qu’il y ait beaucoup de mécontents. Bien des gens rencontrent les pires difficultés à cause du chômage, ou des coupes qui ont été faites dans les salaires et les retraites; mais il est important de refuser la violence et d’établir un dialogue. Concrètement, il faut prendre le maximum de mesures sociales pour éviter l’aggravation de la situation des plus modestes de mes concitoyens. Mais il est tout aussi important de réformer l’état socialiste mis en place par la gauche, qui, structurellement, coûte une fortune et qui, finalement, est en partie à l’origine de la crise qui nous frappe.

Cette faillite du système nous ramène d’ailleurs au problème de l’immigration, car les étrangers installés en Grèce, généralement illégaux, sont le plus souvent venus pour bénéficier de notre système d’assistance publique. Ce faisant, en cette période de crise, chaque euro qui leur est alloué manque cruellement aux plus pauvres d’entre nous.

Propos recueillis par P. Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 16 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Minute No 2538

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Au tournant des années 2000, les essais de Jean Sévillia (photo) ont ponctué notre réflexion : Le terrorisme intellectuel brossait un tableau de la non-pensée obligatoire, Historiquement correct en faisait l’application à l’histoire et Moralement correct à la société. Aujourd’hui, Sévillia récidive avec Historiquement incorrect, dans lequel il revient sur certains sujets sensibles, au gré des phobies qui traversent l’opinion.

«Petite science conjecturale »: ainsi Ernest Renan, historien des origines chrétiennes, traitait- il l’histoire. Jean Sévillia, lui, croit à l’histoire ; on peut considérer ce livre, Historiquement incorrect, comme une manifestation bienvenue de cette confiance profonde. Pour lui, là où règne l’autocensure et là où le bien-pensant ne se croit pas autorisé à pénétrer, l’historien doit entrer. Il lui suffit de faire état des faits pour que son droit soit établi, même si c’est contre l’opinion dominante. Ainsi sur l’existence historique du Christ, sur le rôle culturel de l’islam entre hellénisme et christianisme, sur l’affaire Galilée, mais aussi sur l’identité française ou sur la Deuxième Guerre mondiale: c’est l’histoire et pas l’idéologie qui doit avoir le dernier mot, car l’histoire établit les faits. Même lorsqu’elle est incorrecte, elle doit être reconnue. Une vraie pensée se fonde forcément sur cet empirisme, que d’aucuns ont considéré comme seul véritablement organisateur et fondateur. Contre les faits, il n’y a pas d’arguments, pas de « correctness » qui tienne.

Comment établit-on un fait ?

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur La question qui se pose, c’est: « Comment établit-on un fait? » L’historien, après tout, ne nous donne que sa construction personnelle. Il nous livre au mieux ses conjectures, au rait dit Renan, et sa science est effectivement toute conjecturale, reposant non sur les événements mais sur des documents évoquant ces événements, avec quelques propositions quant à leur mise en ordre.

Il me semble que Jean Sévillia est trop modeste lorsque, à l’occasion de tel entretien, il se dit simple journaliste de l’histoire.

Certes, en bon journaliste, il a toujours au bout de la plume le fait oublié, la citation qui fait mouche. Mais son travail, justement parce qu’il est précis, peut relever de ce que l’on appelle l’historiographie (ndlr: l’étude de la manière dont on écrit l’histoire). Il compare les historiens entre eux, et cette comparaison, méthodiquement menée, lui permet d’atteindre à une forme d’objectivité modeste et vraiment rassembleuse. Quelques-uns de ces essais sont particulièrement efficaces…

Celui consacré à « l’affaire Sylvain Gouguenheim » – l’historien qui a mis à mal la thèse intouchable des soi-disant « racines islamiques de l’Europe » dans son Aristote au Mont-Saint-Michel (Seuil) –, démontre de manière parfois jubilatoire la mauvaise foi des historiens « officiels », Alain De Libera en tête, sans pour autant présenter l’accusé en chevalier blanc. Sévillia se refuse à tout manichéisme! Il excelle à montrer la complexité de l’histoire réelle, par exemple lorsqu’il aborde le phénomène de la colonisation.

Au cœur des problèmes de culture d’aujourd’hui

L’article qu’il consacre à la Première Guerre mondiale et aux nationalismes qui traversent l’Europe à cette époque est tout aussi éclairant, se refusant à rejeter la faute de la boucherie sur les uns ou les autres. Pas de boucs émissaires dans l’histoire relue par Sévillia. Pas de monocausalité! Mais les deux chapitres qui m’ont particulièrement intéressé sont ceux qu’il a consacrés à l’identité française (un véritable tourbillon de chiffres et de citations) et surtout à la Deuxième Guerre mondiale au prisme de la Shoah, qui pourrait offrir à lui tout seul la matière d’un livre. Sévillia revient, de façon précise et jamais allusive, sur cinquante ans d’histoire culturelle, en montrant comment, petit à petit, la destruction des juifs d’Europe est devenue le centre à partir duquel se construit l’histoire du deuxième conflit mondial.

A lire chacune des dix monographies qui composent cet ouvrage, vous vous trouvez transportés, en quelques pages, non pas au fond d’un passé poussiéreux, mais au cœur des problèmes qui construisent notre culture aujourd’hui.

Joël Prieur

– Jean Sévillia, Historiquement incorrect, éd. Fayard, 376 p.

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 9 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : Perrin, via Wikipedia, domaine public.

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

21/10/2011 – 23h45
PARIS (NOVOpress) –
Mercredi, Novopress a informé de l’ouverture de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers » qui s’oppose à l’instauration du droit de vote des étrangers en France : “Contre le droit de vote des étrangers, Défendons notre identité – Défendons notre nationalité”.

Nous avions déjà évoqué mardi, le lancement d’une pétition analogue –Non au droit de vote des étrangers– de la Droite populaire (aile droite de l’UMP) en publiant en avant-première un article et la Une de l’hebdomadaire Minute qui en parlait. Cette pétition de la Droite Populaire a été très relayée dans les grands médias et l’on a eu la surprise de voir par exemple avant-hier la télévision Canal+ présenter (voir images) la Une de Minute qui annonce cette pétition, à la fois dans son Grand Journal (partie Le Grand Oral) et dans son Petit Journal de Yann Barthès. Chose étonnante pour les grands médias qui en général font comme si l’hebdomadaire Minute n’existait pas, politiquement incorrect !

Où en sont maintenant les deux pétitions ? Malgré l’absence d’écho dans les grands médias de la pétition du collectif « Citoyens contre le droit de vote aux étrangers », à l’heure où nous publions elle arrive à presque la moitié (4778) du nombre de signataires de celle de la Droite Populaire (10884). S’y maintiendra-t-elle ou rattrapera-t-elle ?

De toutes les façons il est encourageant de voir qu’a peine entamées ces pétitions reçoivent un important soutien populaire.

Grand Journal de Canal+ : les 2 photos ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Petit Journal de Canal+ : la photo ci-dessous.
Pétitions contre le droit de vote des étrangers

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés !

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

Au fait, parmi les 2,5 millions de votants à la primaire socialiste – officiellement intitulée « primaire citoyenne », dans cette logique qui voit la gauche s’attribuer le monopole de la « citoyenneté » –, combien y avait-il d’étrangers et de mineurs qui ne participeront pas à l’élection présidentielle ?

Le Parti socialiste avait en effet décrété que pouvaient voter « les citoyens étrangers membres du PS ou du MJS » (le Mouvement des jeunes socialistes, présidé par Laurianne Deniaud), ainsi que « les mineurs membres du PS ou du MJS », qu’ils soient ou non en âge de voter en avril prochain. En revanche, les étrangers non encartés au PS n’avaient pas, eux, le droit de voter… Faut pas déconner.

« Citoyen étranger »

Par sa formule de « citoyen étranger », le PS bafoue carrément la Constitution de la Ve République qui associe nationalité et citoyenneté. Selon la loi française, un citoyen est un « homme ou [une] femme âgé(e) de plus de 18 ans, né(e) de parents français ou étrangers naturalisés », qui, par définition et sauf décision de justice contraire, possède le droit de vote et celui d’être élu.

Parler de « citoyen » au sujet d’un ressortissant étranger relève de l’idéologie pure, de celle qui con duit à parler de « citoyen du monde » ou à vouloir instaurer le droit de vote pour les étrangers.

De fait, la composition du corps électoral de cette primaire confirme la pertinence de l’analyse du think tank de gauche Terra Nova, estimant que le PS cherche à remplacer la défection des « classes populaires » au profit des citoyens issus de l’immigration, voire des immigrés eux-mêmes.

Promesse tenue : le PS a fait voter des immigrés!

« La France de demain »

Au jour symbolique du 10 mai 2011, Terra Nova avait publié une étude sociologique très commentée : « Gauche: quelle majorité électorale pour 2012 ? ».

Notant le rétrécissement du « socle historique de la gauche », du fait de la contraction de la population ouvrière et du glissement à droite de celle-ci, les trois auteurs notaient l’apparition d’un nouvel électorat de gauche, désigné sous le nom de « La France de demain », à savoir « les minorités et les quartiers populaires »

« La France de la diversité, expliquaient- ils, est presque intégralement à gauche. L’auto-positionnement des individus révèle un alignement des Français d’origine immigrée, et plus encore de la deuxième génération, à gauche – de l’ordre de 80-20. On retrouve des scores de cette ampleur dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et encore de 62-38 dans les zones urbaines sensibles. »

Telle est bien la tentation de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier: puisque les prolos votent « populiste » ou tout simplement à droite – comme au deuxième tour de la présidentielle de 2007, où l’électorat ouvrier s’est porté à 50 % sur le candidat de droite, fait sans précédent dans l’histoire de la démocratie française –, il faut modifier le peuple et même le dissoudre, au sens propre, au sein d’un corps électoral élargi à tous ceux qui résident en France…

Si certains doutaient que le PS veuille véritablement accorder à son arrivée au pouvoir le droit de vote aux immigrés, la primaire vient de montrer que, dès qu’ils tiennent les urnes, c’est chose faite.

Antoine Vouillazère

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” de ce mercredi 12 octobre. En kiosque ou sur Internet.
Dessin d’Aramis dans le même numéro de Minute. [/box]

Rumeurs d’alliance Bloc Identitaire/Front national : Fabrice Robert répond à “Minute”

Rumeurs d'alliance Bloc Identitaire/Front national : Fabrice Robert répond à Minute

14/09/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) – Depuis samedi dernier, les rumeurs bruissent d’une alliance entre le Front national et le Bloc Identitaire. On évoque même le ralliement de certains cadres identitaires au FN. Fabrice Robert, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Minute donne son point de vue.

Fabrice Robert a d’abord indiqué, au sujet du retrait de la candidature d’Arnaud Gouillon à la présidentielle : Ce n’est pas un échec, car la logique électoraliste n’est pas au cœur de la démarche politique du Bloc. (…) Sur le plan pratique, nous ne renonçons que pour des raisons financières, mais, en quelques mois, en faisant avec les moyens du bord, nous avons réuni 76 promesses de signatures: c’est autant que le NPA d’Olivier Besancenot. Pour une petite structure comme le BI, c’est franchement une belle victoire !”

Le président du Bloc Identitaire insiste également sur la primauté de l’action dans la rue : “Nous voulons surtout développer notre mouvement au niveau de la base. Nous allons prochainement lancer une nouvelle vague d’actions, sur le modèle de l’apéro saucisson-pinard ou des Assises de l’islamisation…(…) Sans nous, Marine Le Pen ou les députés de la Droite populaire n’auraient jamais abordé ce cas concret d’islamisation. Nous préférons empêcher la création d’une mosquée que faire 2 % à une élection ! Nos actions futures vont encore créer le débat et faire bouger les choses. C’est ça, notre vrai objectif.”

Revenant plus précisément sur l’idée que le retrait du candidat identitaire de la présidentielle aurait été négocié avec le FN, Fabrice Robert affirme : “Je vous garantis qu’il y a eu des éclats de rire, à notre université d’été, lorsque nous avons eu vent de cette rumeur. Il n’y a pas d’accord avec le Front. Nous travaillons sur le terrain depuis huit ans, en toute indépendance. Ce n’est pas pour négocier quelques petites circonscriptions… D’autant, je le répète, que les élections sont un domaine secondaire de notre action. Et quels que soient nos accords ou contacts éventuels – aussi bien avec Jacques Peyrat, à Nice, pour les dernières cantonales, que, dans le futur, avec d’autres partenaires – notre action est soumise à un impératif : nous ne changeons pas d’un iota  l’ADN identitaire. Dans le cadre d’une alliance électorale, le Bloc identitaire est à prendre à 100 % ou à laisser.

[box class=”info”]Pour lire l’entretien dans son intégralité[/box]

La gauche milliardaire – Les Badinter, l’anti bling-bling

La gauche milliardaire - Les Badinter, l’anti bling-bling

Ils forment un joli couple de retraités, Robert et Elisabeth. Lui, du barreau et de la politique ; elle, du féminisme. Presque cinquante ans de vie commune, trois enfants et ils s’aiment comme au premier jour, avec la même fraîcheur. Vie privée décente et retenue publique, charme et discrétion. Voilà qui nous éloigne du clinquant habituel des nouveaux riches du PS. L’anti-bling-bling a élu domicile chez les Badinter.

Héritière du groupe Publicis, fondé par son glorieux père, Marcel Bleustein-Blanchet – l’illustre Gaudissart des Trente Glorieuses, celui qui a vendu à des Français médusés par tant d’abondance la société de consommation –, Elisabeth se classe au 56e rang des plus grosses fortunes de France, selon le magazine « Challenges » : 652 millions d’euros, 10 % du capital de Publicis, dont elle préside le conseil de surveillance avec une mâle assurance. Question de chromosomes sûrement.

Car le féminisme d’Elisabeth est à courant alternatif. Les bimbos siliconées et les pouffes peroxydées, sévèrement bannies de sa production intellectuelle, redeviennent subitement de précieux auxiliaires publicitaires dès lors qu’il s’agit de faire grimper les ventes de déodorants et de voitures. Homo duplex, disait Buffon, l’homme est double. Les femmes aussi. Que l’homme qui est sans contradiction leur jette la première pierre !

Robert et Elisabeth, c’est comme un vélo en tandem : il y en a un qui pédale et un autre qui guide. Attention cependant, ne pas se fier aux apparences : la femme libérée ne l’est pas tant que ça. Chez les Badinter, c’est la suffragette qui trime ; et c’est le ténor du barreau qui ramasse les lauriers. Robert a beau avoir un physique de choriste fluet et longiligne, dès qu’il prend la parole, il fait jouer sa voix de bronze comme un premier prix du Conservatoire. Le résultat est impressionnant. A vous donner la chair de poule. C’est que l’ex-garde des Sceaux et président du Conseil constitutionnel est une autorité morale, héritier en filiation directe de Montesquieu et Condorcet.

Nous, malheureux que nous sommes, n’avons qu’une conscience. Celle de Robert est si grande qu’il en a fait son métier. Il est droit, les hommes sont tordus, il va les redresser –au nom du Bien, cela va sans dire (même si c’est mieux en le disant). Les Droits de l’homme sont ses tables de la Loi, dont il est le Moïse guidant l’humanité arriérée vers la Terre promise de l’Etat de droit. Tu condamneras la peine de mort, tu dépénaliseras l’homosexualité, etc. C’est beau comme un film de Cecil B. DeMille.

A travers des gens comme les Badinter, on mesure combien les socialistes ont perdu le peuple. Qu’est-ce qu’un ouvrier de chez Renault ou un maçon du Poitou-Charentes ont à faire de l’abolition de la peine de mort ? D’abord, en ces matières, ils sont généralement pour les solutions expéditives. Ensuite, ils ont d’autres soucis quotidiens que les débats oiseux qui agitent les dîners en ville.

Comment être socialiste quand on a 750 millions d’euros d’argent de poche ? Il n’y a qu’une seule réponse : transformer la gauche en un parti libéral-progressiste à l’américaine.

En réalité, la gauche parisienne ne mène plus que des combats compatibles avec son train de vie et ses réflexes culturels – hier la peine de mort, aujourd’hui l’homoparentalité. C’est le triomphe de la gauche morale, avec les Badinter ; immorale, avec les DSK et autres Julien Dray. Pour le social, mieux vaut s’adresser directement à Pôle emploi et à Marine Le Pen.

François-Laurent Balssa

[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 3 août. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de France

A l’heure où les équipes cyclistes professionnelles ressemblent à des multinationales, certains font de la résistance. Les Basques espagnols ont créé l’équipe Euskadi-Euskaltel. Et en France, Bretagne-Schuller a pour ambition de constituer une formation 100 % bretonne, avec des coureurs qui défendent les valeurs de la région. Ce qui ne plaît pas aux organisateurs du Tour de France : ils ont refusé d’inviter les Bretons…

Jeudi 14 juillet, c’était la fête nationale, mais sur le Tour de France, dans les Pyrénées, lors de l’ascension menant à Luz-Ardiden, c’était le pays basque qui tirait un feu d’artifice. Sur le bord de la route, des milliers de spectateurs portaient un tee-shirt orange. C’est la couleur du maillot de l’équipe « espagnole » Euskadi-Euskaltel. Créée en 1994 par Euskadi, la communauté autonome du Pays basque, elle a pour particularité de n’être composée que par des coureurs basques, ou formés dans la région.

Magie du sport : au sommet, c’est Samuel Sanchez, coureur d’Euskadi, qui a remporté l’étape ! Il est rassurant de voir gagner une équipe qui cultive son identité, à l’heure où le cyclisme s’est mondialisé, où certaines formations sont des mosaïques dont l’argent est l’unique ciment. Chez Leopard-Trek, l’équipe de Andy et Fränk Schleck (deux frères luxembourgeois qui visent la victoire à Paris), on trouve ainsi deux Allemands, un Hollandais, un Suisse, un Danois, un Belge, un Australien… Se dessine pourtant une réaction. Cette année, Katusha aligne une équipe 100 % russe. Régionalisme avec Euskadi, nationalisme avec Katusha, certains rabat-joie voient dans cette tendance l’expression d’une volonté politiquement incorrecte.

Ils ont la mémoire courte. Jusqu’en 1961, avant que la publicité et les sponsors ne transforment les coureurs en hommes-sandwiches, il y avait sur le Tour des équipes nationales. Coppi et Bartali défendaient les couleurs de l’Italie, Koblet et Kubler arboraient la croix helvétique, Louison Bobet était le leader de l’équipe de France. Et participaient également des équipes régionales : l’Ile-de- France, le Nord, le Sud-Est… et même, au début des années 50, une sélection d’Afrique du Nord ! Il y a une région où l’on n’a pas oublié cette époque héroïque, c’est la Bretagne. En 1947, sous le maillot de l’équipe bretonne de l’Ouest, Jean Robic a gagné le premier Tour d’après-guerre. Bien que né dans les Ardennes, il avait passé toute son enfance à Radenac, dans le Morbihan, où son père tenait un magasin de cycles. Après sa disparition en 1980, la mairie lui a consacré un musée, et une rue porte son nom.

Les organisateurs jouent un mauvais Tour à la Bretagne

En Bretagne, pays de tradition, on a ainsi décidé de renouer avec les grandes heures du passé. Dès 2005, le conseil régional a soutenu l’équipe amateur Jean Floc’h, qui est aujourd’hui devenue l’équipe professionnelle de Bretagne, parrainée par le distributeur automobile Schuller (photo de l’équipe 2011 en haut de l’article). Patron de l’équipe et vice-président de Schuller, Joël Blévin n’a qu’un objectif, composer une équipe 100% bretonne. Le maillot donne le ton : du noir et du blanc, les couleurs du drapeau de Bretagne. L’entraîneur, Emmanuel Hubert, est un Breton de Fougères. Et sur les 16 coureurs de l’effectif, on compte déjà 10 Bretons « pure souche ». Parmi lesquels Johan Le Bon, né en 1990 à Lannion dans les Côtes-d’Armor.

Sport et identité : L’équipe de Bretagne n’a pas été invitée au Tour de FranceGrand espoir du cyclisme français, il a été champion du monde junior en 2008. Le rêve, pour l’équipe Bretagne-Schuller, c’est de participer au Tour de France. Cette année, ça se présentait bien – après un départ en Vendée, trois étapes se disputaient en Bretagne. Mais les organisateurs n’ont pas invité l’équipe Bretagne-Schuller. Ils ont préféré sélectionner la formation hollandaise Vacansoleil, dont le leader, l’italien Riccardo Ricco, a en février dernier frôlé la mort après s’être autotransfusé ; ou encore l’équipe italienne Lampre, dont 13 coureurs font l’objet d’une enquête judiciaire pour dopage ! Aussi, quand le Tour est passé en Bretagne, sur le bord de la route des banderoles sont apparues pour exprimer la déception de tout un peuple : « Bretagne : terre de vélo… Quand Bretagne-Schuller sur le Tour ? ». Seuls les organisateurs ont la réponse.

Pierre Tanger
[box class=”warning”]Article paru ce mercredi dans “Minute” du 20 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Mariages blancs, gris, forcés. Les filières secrètes de l’immigration illégale

[box]L’affaire du député UMP Brigitte Barèges, condamnée, le 6 juillet, à marier un couple mixte douteux, soulève le problème de l’immigration illicite sur notre territoire. Des escrocs, de plus en plus astucieux et organisés, y mettent en place de véritables réseaux de fraudes au titre de séjour. Au passage, ils n’hésitent pas à abuser de la naïveté ou de la vulnérabilité de citoyens français. Enquête. De plus en plus de Français sont victimes d’immigrés illégaux souhaitant obtenir leur régularisation. Le mode opératoire de ces clandestins : les yeux doux et de beaux discours ![/box]

“Votre mariage est annulé ! » Caroline, 30 ans, rayonne. Le juge sourit. Nous sommes à Nantes, au tribunal de grande instance, chargé, depuis 2005, du contentieux lié aux mariages mixtes célébrés à l’étranger. Au bout de trois ans de procédure, la jeune femme repart à zéro. Comme dans la moitié des cas jugés, la preuve a été établie que son mari algérien ne l’avait épousée que pour obtenir des papiers français, avant de l’abandonner comme une chaussette.

Ce phénomène, appelé « mariage gris » dans le jargon juridique, constitue une nouvelle filière d’immigration illégale, se distinguant nettement du mariage blanc. Pour ce dernier, il y a complicité des deux protagonistes afin d’obtenir une union permettant à un immigré illégal de demeurer sur le sol français, en attendant une éventuelle naturalisation. Le mariage gris est autrement plus pervers, car il s’agit d’une véritable « escroquerie sentimentale » : l’étranger joue sur la séduction pour abuser d’un conjoint français vulnérable et obtenir une régularisation, voire la nationalité. Loin d’être complice, le conjoint français est de bonne foi.

Nathalie, une victime, témoigne : « J’étais invitée dans une soirée avec des Africains. J’ai rencontré un homme merveilleux. Il semblait très amoureux et m’a littéralement imposé le mariage, car dans son pays, “c’est comme ça, les Blanches ne peuvent pas comprendre”. Mais après, son comportement a changé. Sa seule préoccupation : les papiers ! Quand j’ai compris, il m’a menacée de représailles si j’empêchais sa régularisation. Il m’a frappée. J’avais trop honte de raconter ce que je subissais. J’ai tout accepté, puis il m’a laissé tomber le jour où il a reçu sa carte de séjour. Aujourd’hui je me sens nulle et sale. »

Un mariage sur trois est mixte

Hommes et femmes sont victimes dans les mêmes proportions. Les fraudes touchent aussi de nombreux Français issus de l’immigration, mariés pendant les vacances avec une personne de leur origine. Mais dans ces circonstances, le mariage gris cède souvent la place au mariage forcé (70 000 jeunes femmes concernées sur notre territoire, selon la dernière estimation du Haut Conseil à l’intégration).

Une fois en France, l’escroc profite parfois du regroupement familial pour faire venir… sa véritable femme et ses enfants !

Marie-Annick Delaunay en sait quelque chose : elle a failli être victime d’un polygame. Afin de sonner l’alarme, elle a créé l’association « Non aux mariages et paternités de papier » et écrit un livre sur ce sujet (1). Son objectif : informer et venir en aide aux victimes sur les plans juridique, administratif et psychologique. « Il est important d’obtenir l’annulation du mariage pour prouver l’escroquerie. Mais la procédure est longue, la preuve difficile à établir. »

Selon elle, la multiplication des mariages gris est liée à loi Reseda du 11 mai 1998, du gouvernement Jospin, grâce à laquelle un étranger pouvait obtenir la nationalité française par simple déclaration, au bout d’un an de vie commune. En 1997, on ne comptait que 14 303 mariages mixtes ; en 2004, ils étaient 88 123 ! Actuellement, un mariage sur trois en France est mixte.

Pire, à partir de 1998, un étranger reconnaissant un enfant né en France avant l’âge d’un an, même s’il n’en était pas le père, obtenait une carte de séjour « vie privée et familiale » (voir encadré p. 5). Le nombre de cartes de séjour délivrées au titre de parent d’enfant français est passé de 4 445 en 2000 à 10 358 en 2004. Certains régularisés n’attendaient même pas, pour rompre, que leur femme sorte de la maternité !

Cette situation n’a pas l’air de préoccuper les politiques outre mesure. Marie-Annick Delaunay raconte : « Nous avons adressé des centaines de courriers à tous les députés et sénateurs. Ceux de gauche ne répondent pas. J’ai envoyé un long mémoire à Ségolène Royal, lorsqu’elle était ministre délégué à la Famille. Il est resté sans réponse. Lorsque je l’ai relancée, j’ai eu droit à trois lignes méprisantes. »

La droite, elle, réagit au compte-goutte. En 2003, l’Assemblée nationale a voté une loi sur l’immigration renforçant le pouvoir des officiers d’état civil dans la lutte contre ces escroqueries. En juillet 2006, Dominique de Villepin révélait, lors du projet de loi sur l’immigration et l’intégration, que « les détournements de l’institution du mariage sont de l’ordre de plusieurs milliers par an. Leur seule finalité est l’obtention de papiers autorisant le séjour en France ». « Plus de 80 % des annulations de mariages prononcées en France concernent des mariages mixtes », annonçaient les services du ministère de l’Immigration en avril 2009, à l’occasion de la création d’un groupe de travail chargé de faire des propositions pour améliorer la lutte contre les unions de complaisance.

« J’ai vu une carte de séjour. Elle avait les yeux bleus. »

En octobre 2010, les députés ont voté une mesure punissant les « mariages gris » de sept ans de prison et de 30 000 euros d’amende.

Pour autant, l’escroquerie sentimentale demeure banale au sein des communautés immigrées.

L’humoriste Fellag en a même fait la base d’un de ses plus fameux sketches. Il y joue un Algérien qui, avide d’arriver en France, rencontre une belle blonde : « J’ai vu une carte de séjour. Elle avait les yeux bleus. » Rires garantis.

Lionel Humbert

(1)  Marie-Annick Delaunay, L’immigration par escroquerie sentimentale, éditions Tatamis, 215 p., 21 euros

[box class=”warning”]Paru ce mercredi dans “Minute” du 13 juillet. En kiosque ou sur Internet.[/box]

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“On soigne mieux les chevaux de course que les coureurs cyclistes !”

Le docteur Jean-Pierre de Mondenard, un des plus grands spécialistes mondiaux du dopage, est le consultant de « Minute » pour cette 98ème édition du Tour de France.

Minute : Les coureurs ne se dopent pas à l’insu de leur plein gré. Ils sont assistés par ce que vous appelez des spécialistes du « dope niveau ». Qui sont-ils ?

Jean-Pierre de Mondenard : Imaginez que Bernard Hinault [quintuple vainqueur du Tour de France en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985, Ndlr] était massé par un soigneur qui était boulanger de profession ! Les temps ont changé… Aujourd’hui, les spécialistes du « dope niveau » sont d’authentiques médecins qui bafouent leur éthique. La nature humaine est telle que ces médecins deviennent rapidement les copains du champion et n’ont plus qu’une ambition : le faire gagner pour être associé à ses succès. Leur serment d’Hippocrate se transforme en serment d’hypocrite. Pour eux soigner la performance passe avant la santé des sportifs.

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