Cloîtrée depuis des mois pour échapper aux islamistes – La jeune Mila fait à nouveau l’objet de menaces de mort

Mila islamistes

Souvenez-vous, c’était en janvier dernier. Après avoir tenu sur les réseaux sociaux des propos assez virulents et quelque peu grossiers à l’encontre de l’islam, Mila, une jeune lycéenne de 17 ans, faisait l’objet d’un incroyable lynchage de la part d’internautes musulmans et se voyait bombardée d’innombrables menaces de mort. Contrainte alors de quitter de l’école et de vivre « cloîtrée » depuis des mois par peur des représailles, la jeune fille vient d’être à nouveau la cible de menaces islamistes.

« Je vais te faire une Samuel Paty »

En effet, a indiqué son avocat Richard Malka, qui est aussi l’un de ceux de Charlie Hebdo, Mila, après avoir récemment partagé sur Twitter des captures d’écran des menaces de mort qu’elle a reçues, a de nouveau été prise pour cible et a fait l’objet de menaces de mort en lien avec la décapitation du professeur Samuel Paty. Une situation qui, à juste titre, inquiète beaucoup Me Richard Malka, qui a rappelé que sa cliente vivait déjà « comme les gens de Charlie Hebdo », c’est-à-dire « bunkerisée ». Dénonçant à la suite de cette information une « persécution, contre une mineure », le ministre délégué chargé de la citoyenneté, Marlène Schiappa, avait immédiatement annoncé son intention d’« adresser un signalement au procureur » et, depuis, une enquête a été ouverte par le parquet de Vienne (Isère) pour « menaces de mort par écrit et harcèlement électronique ».

Pour Royal, Mila doit s’écraser…

Reste que, si ces nouvelles menaces proférées à l’encontre de Mila ont choqué un certain nombre de représentants de la classe politique française, Ségolène Royal, elle, semble avoir trouvé quelques excuses aux auteurs de celles-ci. C’est ainsi que, dans une interview qu’elle a accordée lundi à la chaîne CNews, l’ancienne candidate à la présidentielle, tout en déclarant apporter son « soutien aux personnes menacées » et affirmer qu’il fallait « identifier [les auteurs des menaces] et les condamner très sévèrement », s’est quand même empressée d’ajouter que la jeune lycéenne devait absolument arrêter « de relancer une polémique qui l’a remise en danger ». Bref, qu’elle devait s’écraser devant les intimidations islamistes… Il est vrai que, quelques minutes auparavant, Ségolène Royal avait déjà déclaré « comprendre » que « certains musulmans se sentent insultés, y compris des musulmans qui ne sont absolument pas ni intégristes ni radicaux », par des caricatures de Mahomet…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2020

“J’vais te faire une Samuel Paty” : Mila menacée de décapitation après une nouvelle vidéo anti-islam

Mila

Mila, l’adolescente de 16 ans menacée de viol et de mort pour ses propos sur l’islam, a posté un nouveau message provoquant un torrent de menaces sur les réseaux sociaux.

« Votre religion, c’est de la merde ». La phrase, prononcée en janvier dernier par Mila, une jeune lycéenne de 16 ans, lors d’un « live » Instagram, avait suscité une véritable polémique. Depuis, Mila et sa famille font l’objet d’une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale. Mais la jeune femme a une nouvelle fois été la cible de menaces de mort après avoir posté sur Instagram une vidéo dans laquelle elle lance : « Surveillez votre pote Allah, s’il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul (sic) j’les ai toujours pas sortis ».

Les réactions sur les réseaux sociaux ont été particulièrement violentes et font référence au professeur de collège assassiné par un terroriste islamiste, le 16 octobre 2020, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « T’habite où, je vais te faire une Samuel Paty », peut-on ainsi lire dans un message relayé et condamné par l’écrivain Raphaël Enthoven. Plusieurs personnalités ont immédiatement pris la défense de la jeune femme à l’instar de la la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté. « La jeune Mila est de nouveau cible de harcèlement, menaces de mort, photomontages morbides… Ce n’est plus de la controverse c’est de la persécution, contre une mineure qui plus est. J’adresse dès lundi matin un signalement au Procureur », a indiqué sur Twitter Marlène Schiappa.

En févier, Mila avait été invitée sur le plateau de Quotidien, diffusé sur TMC. Au cours de cette interview, elle s’était « excusée un petit peu pour les personnes » qui vivent leur religion en paix et ont pu être « blessées » par ses propos, mais ne « regrette absolument pas » ses critiques de l’islam.

Texte repris du site Valeurs Actuelles