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Theresa May

Selon Theresa May, le Brexit permettra de réduire l’immigration en Angleterre

09/05/2017 – LONDRES (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Lors d’un discours devant ses partisans à Londres, le Premier Ministre britannique Theresa May a affirmé vouloir se conformer à la ligne conservatrice de son parti et en cela réduire l’afflux de clandestins à quelques « dizaines de milliers ».

« Je pense qu’il est important que nous continuions, et nous continuerons, à dire que nous voulons vraiment ramener la migration nette à des niveaux soutenables », a‑t‑elle déclaré.

La sortie annoncée de l’Union européenne fin 2018 devrait, selon sa première ministre, permettre au pays de contrôler ses frontières et d’établir ses propres règles d’entrée, « car nous pourrons établir nos règles pour les gens venant de l’Union européenne ».

En baisse selon les dernières estimations, l’afflux de clandestins au Royaume‑Unis s’élève néanmoins à 273 000 personnes au cours des 12 derniers mois !

Vaclav Klaus Immigration

Vaclav Klaus : « Il ne s’agit pas de migrations individuelles mais d’une immigration de masse »

09/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Vaclav Klaus a été président de la République tchèque de 2003 à 2013. Connu pour son positionnement eurosceptique et son opposition au centralisme bruxellois, il continue de conserver une aura importante dans son pays et dans les milieux souverainistes en Europe. Il a répondu aux questions de Ferenc Almássy et d’Alimuddin Usmani pour TVLibertés au sujet de l’actualité européenne : crise migratoire, influence de Georges Soros en Europe centrale, groupe de Visegrád, relations avec la Russie, situation en Syrie, élection présidentielle française.

Une association veut développer des solutions d’hébergement pour les émigrés

04/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Utopia56, association venant en aide aux émigrés, lance une nouvelle initiative : toute personne majeure, volontaire, au casier judiciaire vierge et disposant d’un peu d’espace peut accueillir une personne clandestine chez elle.

La particularité par rapport aux autres organismes proposant des plans d’accueil semblables : les conventions s’appliquent également aux mineurs. L’association précise que cela ne peut se dérouler que dans un contexte de demande d’asile, sous peine de se retrouver hors la loi.

Utopia56 déplore le manque de place pour accueillir ces personnes : « Il y a une demande des exilés trop importante par rapport aux capacités d’accueil » et veut donc pallier ce déficit en invitant les Français à devenir hébergeurs : « on souhaite une France plus accueillante », conclut elle.

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Réfugiés Portugal

Échec de la relocalisation des « réfugiés » au Portugal

Près de 40 % des « réfugiés » accueillis par le Portugal dans le cadre du fameux système de quotas approuvé en septembre 2015 par une majorité des pays de l’UE sont déjà repartis. En effet, sur un total de 1 255 personnes accueillies, 474 ont fui leur lieu d’accueil, selon une information publiée le 24 avril par le journal Diario de Noticias de Lisbonne.

Parmi ces 474 « réfugiés » partis, 147 ont été arrêtés en Allemagne, en France, en Suède, en Belgique et en Hollande. Pour les autres, personnes ne sait où ils sont, ce qui inquiète l’Unité de coordination antiterroriste (UCAT) chargée de surveiller la présence de « réfugiés » au Portugal et de signaler les cas de radicalisation islamique.

Mais en dehors des djihadistes potentiels, le problème est surtout économique pour ces demandeurs d’asile relocalisés depuis les centres d’accueil grecs et italiens. « Notre pays n’est pas la destination préférée de ceux qui demandent une protection internationale », explique Eduardo Cabrita, ministre en charge de la coordination de la politique du gouvernement.

Le mouvement de fuite des « réfugiés » relocalisés dans le cadre du système européen de quotas, que la Commission européenne voudrait pérenniser et rendre automatique et obligatoire, s’accélère de mois en mois au Portugal. En décembre, les chiffres officiels parlaient de 140 « réfugiés » partis du pays, contre 300 en février et déjà près de 500 aujourd’hui. Un mouvement qui remet en cause l’accueil par Lisbonne de 4 300 immigrants clandestins dans le cadre de son quota de relocalisation, et ce d’autant plus que ce sont les contribuables portugais qui devront financer le retour dans leur pays des fuyards arrêtés ailleurs dans l’UE. Un retour qui pose aussi la question de l’attitude de ces personnes vis-à-vis de l’Etat portugais.

 

Olivier Bault

Extrait d’un article paru dans Présent daté du 28 avril 2017

Invasion migratoire

Invasion migratoire : l’Italie sous le choc « d’une action logistique hors du commun »

« Une action logistique hors du commun, quasiment de nature militaire. » C’est ainsi que, d’après le quotidien italien de centre-droit La Stampa, l’on considère au sein du gouvernement italien le « sauvetage » en mer d’environ 8 500 migrants pendant le week-end de Pâques et leur débarquement en Italie.

Pour les autorités, ce n’est plus un soupçon, c’est désormais une certitude, affirme le journal transalpin. Elles ont analysé les routes empruntées par les canots pneumatiques des immigrants clandestins, leurs points de départ, les horaires et les points de rencontre avec les bateaux des ONG, et elles constatent qu’il s’agissait de toute évidence d’une gigantesque opération planifiée pour les fêtes.

Derrière cette opération, il y a la criminalité organisée libyenne et aussi sans doute des forces politiques qui veulent miner la position du Premier ministre libyen, Fayez el-Sarraj, après les accords signés entre Rome et son gouvernement d’entente nationale pour stopper l’immigration clandestine. Mais il y a aussi des ONG européennes qui sont accusées de collaborer directement avec les réseaux de passeurs, sous couvert d’action humanitaire, en engageant de gros moyens financés par on ne sait quelles sources.

Laura Ravetto, du parti de centre-droit Forza Italia (le parti de Silvio Berlusconi), soutient que seuls 50 % des signalements reçus par les ONG proviennent des garde-côtes italiens.

« Nous sommes en train de créer des corridors humanitaires privés en mer », affirme la député qui est aussi présidente de la Commission Schengen au parlement italien.

L’adoption définitive par la Chambre des députés, il y a deux semaines, du projet de loi du ministre de l’Intérieur Marco Minniti visant à accélérer l’examen des demandes d’asile et à faciliter les expulsions n’a donc pas l’air de dissuader les candidats à l’immigration illégale. Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord, demande l’arrestation immédiate de ces passeurs européens déguisés en humanitaires et l’intervention de la marine italienne pour mettre fin à ce service de navette entre la Libye et les côtes italiennes.

Le ministre de l’Intérieur autrichien, Wolfgang Sobotka, a lui aussi réagi cette semaine, en exigeant que l’UE ferme enfin cette route de la Méditerranée centrale. Malheureusement, si les dénonciations contre ces ONG immigrationnistes se succèdent depuis novembre dernier, y compris de la part de l’agence européenne Frontex, rien n’est fait pour stopper leur trafic.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 22 avril 2017

Alfortville Clandestins

A Alfortville, 150 immigrés clandestins prennent d’assaut la mairie socialiste !

20/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dans la commune d’Alfortville dans le Val‑de‑Marne, près de 150 immigrés clandestins ont pris d’assaut la mairie pour se faire entendre. A 8 h 30 mardi matin, le hall de la mairie a été envahi par des migrants venus de toute la banlieue parisienne à l’appel d’un Collectif des travailleurs sans papiers de Vitry. Le but de leur action, qui aura duré environ une heure, était d’obtenir un rendez‑vous à la préfecture pour « dénoncer les reculs opérés par l’autre loi Cazeneuve sur le droit des étrangers ».

Le Parisien rapporte :

« Notre collectif ne peut plus faire de dossiers groupés pour les demandes de régularisation, pointe Mamadou Diallo, le délégué. Sur Internet, il faut des mois et des mois pour obtenir un rendez-vous. » Quel rapport avec Alfortville ? « Le locataire de la mairie [le sénateur-maire (PS) Luc Carvounas, NDLR] assume le bilan du quinquennat de François Hollande, ayant voté en tant que sénateur un certain nombre de lois scélérates que nous combattons », expliquent les organisateurs.

Cet incident s’est clos par l’intervention des forces de police qui ont délogé les occupants à l’aide de gaz lacrymogènes. Des bagarres ont éclaté avec les clandestins et quatorze d’entre eux ont été pris en charge par les pompiers.

L’aspect marrant de la chose est que la municipalité socialiste d’Alfortville estime que cette opération est d’autant plus injuste « qu’Alfortville a été dès octobre 2015 une des premières villes de France à se déclarer favorable à l’accueil de migrants ».


Alfortville : une manifestation de travailleurs… par leparisien

Migrants Demandeurs d'asile

20 % de demandeurs d’asile en plus en France en 2016

Comme on dit : ça se bouscule au portillon : selon les chiffres rendus publics par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), la France, « terre d’accueil » de toute la misère du monde, aurait connu plus de 20 % d’augmentation en matière de demandes d’asile en 2016.

Ainsi, comme on peut le lire dans Le Figaro, ces chiffres confirment les évolutions annoncées dès le 28 décembre. Selon le quotidien, aux quelque 86 000 demandeurs enregistrés par l’Ofpra en 2016 s’ajoutent aujourd’hui les « migrants » qui déposent un dossier de demande en préfecture (ceux-là, les « dublinés » comme les surnomment les technocrates, devraient être, en principe, transférés dans le premier pays européen par lequel ils sont entrés sur le territoire).

Résultat de la « bousculade » : 97 300 demandes d’asile ont été déposées en France en 2016 soit près, voire plus, de 100 000 demandeurs d’asile. Des chiffres qui ne concernent que l’« immigration légale ».

Après une année 2015 marquée par une hausse exceptionnelle des demandes d’asile, liée à l’arrivée de « réfugiés » provenant de Méditerranée, la progression des demandes s’est poursuivie en 2016 avec une forte augmentation du taux d’acceptation – plus de 30 % des « réfugiés » qui ont déposé un dossier, soit 26 351 personnes, se sont vu octroyer ce statut protecteur. A noter que, malgré la crise syrienne, ce ne sont pas les Syriens qui sont les plus nombreux à déposer une première demande d’asile en France, mais les Soudanais, les Afghans, mais aussi les Albanais et les… Haïtiens. Quatre pays d’Afrique figurent parmi les dix nationalités les plus représentées.

Autre conséquence : l’augmentation des titres de séjour délivrés à des étrangers. Fin 2016, le nombre d’étrangers accueillis en France en situation régulière et possédant une carte de séjour s’élevait à plus de 2,8 millions. Une augmentation et des chiffres qui restent « dans des proportions totalement acceptables pour notre pays », estimait il y a peu l’ex-ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux.

Une submersion migratoire, une immigration massive à laquelle Marine Le Pen est la seule à vouloir mettre un coup d’arrêt en désirant suspendre immédiatement les accords de Schengen, en rétablissant les contrôles aux frontières et en expulsant les fichés « S » étrangers, sans oublier de déchoir de leur nationalité les binationaux « convaincus de liens avec le djihadisme ».

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 19 avril 2017

Bernard Lugan

Pour Bernard Lugan, ce sont 100 millions d’Africains qui veulent venir en Europe

18/04/2017 – EUROPE (NOVOpress) : Pour l’africaniste Bernard Lugan, interrogé par RT France, ce sont 100 millions d’Africains qui veulent migrer vers l’Europe, et non pas 30 millions comme l’avait évoqué le mois dernier président du Parlement européen, Antonio Tajani, dans la presse allemande. Une conséquence, entre autres, du renversement du régime du colonel Kadhafi, qui a complètement déstabilisé la Libye, devenue la principale plaque tournante des migrations vers l’Europe.

« En renversant le régime, explique Bernard Lugan, l’Otan n’a pas vu qu’elle disloquait toute l’organisation sociale et politique de la Libye, qui était faite autour de l’alliance tribale », et « toute la question est de savoir si la Libye peut encore exister. »

L’espoir pourrait venir de Mouammar KadhafiSeïf al-islam Kadhafi, car, explique RT, « les tribus qui détiennent le pouvoir en Libye ont désigné, via leur Conseil, le fils du colonel comme seul représentant légal autorisé à parler au nom des tribus ». Pour Bernard Lugan, la reconnaissance de cette autorité pourrait amener à une sortie de crise : « C’est cette réalité tribale que l’ONU refuse de voir, préférant s’enfermer dans une logique totalement désincarnée et coupée des réalités. »

Et l’africaniste d’affirmer, à rebours de toutes les tentations d’ingérence et des prétentions des pays occidentaux à vouloir régler tous les problèmes dont ils sont à l’origine :

« La solution, c’est de laisser les Libyens régler leurs problèmes eux-mêmes. »

Clandestins Rungis

Des clandestins font grève et obtiennent tout ce qu’ils voulaient !

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Depuis plusieurs semaines, 128 clandestins occupaient un bâtiment du marché de Rungis. Travaillant pour la plupart en intérim dans ce marché, ils réclamaient une régularisation de leur situation. Leur slogan :

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici. »

Soutenus par la CGT, ils ont finalement reçu de la préfecture du Val‑de‑Marne un récépissé avec autorisation de travail durant six mois, préalable à l’obtention d’une carte de séjour d’un an. Leurs dossiers sont à l’étude pour obtenir plus, c’est-à-dire une « régularisation » définitive, avant, bien entendu, de réclamer la nationalité française…

Grande-Synthe

Le camp de migrants de Grande-Synthe n’est plus qu’un amas de cendres

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le camp de migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque, a été réduit en cendres lundi soir par un incendie, qui a fait au moins une dizaine de blessés. « Il a dû y avoir des mises à feu volontaires en plusieurs endroits différents, ce n’est pas possible autrement », a affirmé le directeur de cabinet du maire de Grande-Synthe.

Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient dans 300 cabanons en bois. Selon le préfet, l’incendie s’est déclenché après une violente bagarre à l’arme blanche entre Afghans et Kurdes : les Afghans auraient été contrariés de voir que les Kurdes, arrivés avant eux, bénéficiaient de meilleures conditions de logement…

Hongrie demandeur d'asile

Hongrie : tout demandeur d’asile est désormais placé en centre fermé

10/04/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Fin mars, la Hongrie a encore durci son droit d’asile : tout demandeur d’asile est placé dans un centre fermé, situé en zone de transit. Deux de ces centres ont été installés à la frontière avec la Serbie. L’objectif est d’empêcher ces migrants de disparaître durant l’instruction de leur dossier… « Tout étranger en situation irrégulière en Hongrie est systématiquement conduit à la zone de transit de Tompa ou à celle de Röszke, 50 km plus à l’Est de la frontière serbo-hongroise. »

Comme l’explique La Croix, « si les migrants veulent demander l’asile en Hongrie, ils doivent résider obligatoirement au sein de ces conteneurs extraterritoriaux installés dans la zone de transit, en attendant une issue aléatoire. En 2016, moins de 425 personnes ont reçu l’asile ou la protection subsidiaire de la Hongrie. À ce jour, la Hongrie n’a enregistré qu’environ 1 270 demandes d’asile pour l’année 2017, un chiffre largement à la baisse. Si les migrants ne veulent pas rester en Hongrie, ils peuvent sortir et entrer en Serbie. »

Chard cardinal immigration

Un cardinal africain appelle à stopper l’immigration

Si ses textes officiels sont philosophiquement clairs sur le sujet, l’Eglise est parfois difficilement lisible lorsque ses représentants abordent la question de l’immigration, au moins en Europe. Le pape François a notamment clivé sur le sujet : entre la promotion de l’accueil charitable et la prudence indispensable des pays hôtes, la décision concrète n’est pas facile à prendre.

Mais il est une constance que peu de gens soulignent : celle des patriarches, évêques ou prêtres orientaux et africains sur le sujet. Dès qu’il s’agit de l’Europe, leurs mises en garde sont unanimes.

Les prélats syriens n’ont cessé d’appeler à l’extrême prudence dans l’accueil des réfugiés, appelant – avec leurs voisins irakiens ou libanais – l’Europe à préserver son héritage chrétien pour le bien du monde entier. On se souvient également des paroles sans détour du cardinal Robert Sarah, préfet guinéen au Culte divin, qui déclarait encore récemment :

« L’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’Occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. Il y a également, voyez-vous, cette angoisse, qu’il n’y a que la technique, que l’argent qui compte. Il n’y a pas d’autre valeur… »

Plus récemment encore, c’est le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président ghanéen du Dicastère au service du développement humain intégral, qui déclarait :

« L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet. »

Intervenant lors du Congrès organisé sur le thème « Perspectives pour le service du développement humain intégral à cinquante ans de Populorum progressio », le cardinal a estimé que la « préoccupation » des pays d’accueil était due à leur baisse démographique : « Là où il y a plus d’hôtes que d’enfants, il y a toujours une tension », rappelant que l’accueil nécessitait d’abord « une sécurité dans la démographie locale ».

Refusant de combattre par principe la montée des « nationalismes », ce cardinal a d’abord cherché à les comprendre. Elle traduit pour lui « la préoccupation d’un pays d’être englouti par l’arrivée en masse de nouvelles populations ». C’est pourquoi le cardinal a encouragé les pays occidentaux à aider au développement des pays d’origine afin de « prévenir la nécessité des personnes d’émigrer ».

Un discours qui change des mises en garde systématiques contre le Front national dont les évêques français sont devenus les spécialistes. Qu’ils aient des réserves sur le programme de ce parti relève de leur liberté la plus absolue. Qu’ils se focalisent uniquement sur ce parti, au prétexte que l’accueil incessant et irréfléchi de toute la misère du monde serait un impératif moral est sans cesse démenti par les prélats des pays d’origine. De quoi réfléchir.

Marie Pommeret

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 6 avril 2017

Ignace Dakar Connection

Immigration clandestine : la Dakar Connection démantelée

31/03/2017 – PARIS (NOVOpress) : Au terme d’une enquête qui a duré plus d’un an, l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière a démantelé une importante filière d’immigration clandestine en provenance de Dakar, la capitale du Sénégal. Les centaines d’individus qui avaient bénéficié des services de cette Dakar Connection dirigée, selon Le Figaro, « par un escroc sénégalais d’envergure internationale, déjà connu de la police, disposant de solides relais tant en France qu’en Europe », avaient pu obtenir de faux papiers en France moyennant 10 000 à 12 000 euros chacun. Un reportage de TV Libertés à voir ci-dessous à partir de 11 minutes.

Chard UE migrants

Union européenne : le dogme craque de partout face à l’afflux de migrants

L’Union européenne a beau être le seul dieu, fêté, honoré, relayé sur toutes les antennes, la réalité c’est qu’elle se fissure de partout. Face à la nouvelle submersion migratoire de ce printemps 2017, de plus en plus de pays refusent de se soumettre.

Pour la Grèce c’est non. Le pays refuse d’accueillir de nouveaux migrants. Comme nous le déclarait Marine Le Pen dans l’interview qu’elle nous a donnée le 7 mars dernier, « le printemps n’est même pas arrivé que déjà le nombre d’arrivées a doublé par rapport à l’année dernière ». Le ministre de l’Immigration grec, Ioannis Mouzalas proteste contre un retour au règlement de Dublin que veut lui imposer l’UE. D’après ce règlement, les migrants doivent revenir dans le premier pays européen traversé pour y demander l’asile : « La Grèce porte déjà un très lourd fardeau. Nous prenons en charge 60 000 réfugiés… »

Après la Pologne et la Hongrie réfractaires, l’Autriche va demander à la Commission européenne d’être exemptée de l’accueil de migrants : « Nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. » Lors d’une visite à la mission Frontex en Méditerranée, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz (ÖVP, Parti conservateur) a vivement critiqué les actions de sauvetage des ONG : « Il faut en finir avec la folie des ONG ! Il y a des ONG qui font du bon travail, mais il y en a aussi beaucoup qui sont des partenaires des passeurs. » Frontex a dénoncé le fait que les migrants sont recueillis par des bateaux européens toujours plus près des côtes libyennes, ce qui favorise les affaires des réseaux criminels et des passeurs.

Kurz a de nouveau préconisé le modèle australien : que les réfugiés sauvés en Méditerranée ne soient plus amenés sur terre en Italie, mais qu’ils soient arrêtés et renvoyés dans des centres de réfugiés à l’extérieur de l’UE :

« Quand il sera clair que le voyage s’arrêtera sur des îles comme Lampedusa ou Lesbos, il n’y aura au bout de quelques semaines presque plus personne à se mettre en route. »

C’est un nouveau coup porté au système despotique de répartition des migrants voulu par l’UE.

En Suède, un sondage donne le parti anti-immigration en tête des intentions de vote, en Slovaquie, la droite nationaliste ne cesse d’accentuer sa percée.

La réalité résiste à l’utopie européiste ? Comme l’écrivait Guy Rouvrais, c’est donc la réalité qui a tort et eux qui ont raison ! « Les eurocrates attribuent la révolte des peuples européens non pas à trop d’Europe mais à pas assez. Il faut aller encore plus en avant et à marche forcée ». Sauf que ça ne marche plus comme ça.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 mars 2017
sous le titre « UE : le dogme craque »

Erdogan CNN

Erdogan menace (encore) de rompre l’accord migratoire avec l’UE

24/03/2017 – TURQUIE (NOVOpress) : Dans une interview à l’antenne turque de CNN, le président turc Recep Tayyip Erdogan menace, une nouvelle fois, l’Union européenne de rompre l’accord migratoire conclu à l’instigation d’Angela Merkel, ce qui revient à dire qu’il pourrait laisser partir des centaines de milliers de migrants vers les pays de l’UE !

Dans la série « je veux le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière », Erdogan affirme : « Nous pouvons poursuivre nos relations économiques, nous devrons peut-être revoir nos liens politiques et administratifs. Nous allons nous asseoir et parler avec notre gouvernement, et passer tout en revue, de A à Z. »

Mercredi déjà, le sultan Erdogan avait lancé aux dirigeants des pays européens :

« Je m’adresse une nouvelle fois aux Européens […] La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peut bafouer l’honneur, dont on peut expulser les ministres. Le monde entier suit ce qui se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun Occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde. »

Jeunes Arabes émigrer

Alerte : 20 % des jeunes des pays arabes de la Méditerranée veulent émigrer !

23/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le chiffre fait froid dans le dos : 20 % des jeunes des pays de la Méditerranée veulent émigrer ! Vers où ? Evidemment pas vers des pays plus pauvres que les leurs… Ce chiffre n’est pas une spéculation. Il figure dans une étude coordonnée par la fondation Cidob (Centre des affaires internationales de Barcelone) et commandée par la Commission européenne, qui a été rendue publique aujourd’hui en Espagne. Et ce n’est qu’une moyenne.

« En moyenne, écrit l’AFP, 20 % des jeunes de cinq pays du pourtour méditerranéen (Algérie, Egypte, Liban, Maroc et Tunisie) veulent émigrer, un chiffre qui monte à plus de la moitié en Tunisie. »

« Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, plus le niveau d’éducation est important, plus le désir d’émigrer est renforcé », précise encore le communiqué du Cidob : « Le fait d’arriver à l’université renforce le désir d’émigrer », confirme l’expert ayant supervisé l’étude en Algérie.

Le Cidob, qui a réalisé cette étude, rappelons-le, pour l’Union européenne, en est certain ;

« La principale motivation qui pousse ces jeunes à vouloir partir est, une fois de plus économique : trouver un emploi digne et de meilleures conditions de vie. »

Invasion migratoire

Italie : les ONG complices des passeurs de migrants ?

Intervenant le 22 mars devant la commission parlementaire italienne de contrôle de l’application de l’accord de Schengen, le procureur de Catane, en Sicile, a informé les députés de l’enquête en cours sur les soupçons de complicité entre les ONG européennes opérant en Méditerranée et les réseaux de passeurs libyens.

Le procureur Carmelo Zuccaro a ainsi fait savoir que dans les moments culminants, il y avait 30 navires gérés par ces ONG dont on se demande où elles trouvent l’argent (par exemple, le bateau Aquarius de l’ONG SOS Méditerranée coûte 11 000 euros par jour tandis que les navires Phoenix et Topaz coûtent 400 000 euros par mois à l’ONG maltaise MOAS). Le parquet de Catane enquête justement sur cette prolifération étrange créant un véritable corridor humanitaire entre l’Afrique du Nord et l’Italie.

Le procureur a aussi souligné la part grandissante des ONG dans les arrivées d’immigrants dans sa province de Catane (30 % des immigrants clandestins débarqués au cours des quatre derniers mois de 2016) et le nombre croissant de morts en mer accompagnant cette intensification des efforts des ONG. Ces victimes collatérales de l’activité des ONG intéressent aussi le parquet de Catane, de même que le phénomène de radicalisation de nouvelles recrues par des immigrés clandestins amenés par les ONG et travaillant dans le secteur agricole ou bien incarcérés après avoir commis des délits. Le procureur a en effet signalé des liens avérés entre certains de ces « migrants » et des organisations terroristes islamiques.

Parallèlement à ces révélations, l’amiral italien Enrico Credendino, qui commande l’opération navale EUNAVFOR Med de l’Union européenne, a lui aussi, dans un entretien publié le 17 mars par le Corriere della Sera, reproché aux ONG leur mode opératoire qui consiste à s’approcher des côtes libyennes et à signaler leur position par des signaux lumineux, avant même que des embarcations en difficulté leur aient été signalées. Ceci permet aux passeurs, comme l’avait déjà indiqué l’agence Frontex, d’attendre les bateaux des ONG avant de faire partir les canots surchargés de clandestins.

Olivier Bault

Article publié dans Présent daté du 24 mars 2017

migrants-refugies-autriche

Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »

Source : OJIM – “Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »”

Il y a quelques semaines, l’Ojim vous révélait l’initiative du Conseil Économique et Social Européen visant à définir les « bonnes pratiques » dans la couverture médiatique de la crise des migrants. L’heure des travaux pratiques a commencé. C’est maintenant l’Union Européenne qui récompense les journalistes qui adoptent une présentation de la crise migratoire conforme à sa vision favorable à l’immigration.

L’UE a en effet lancé en début d’année un Prix des médias pour promouvoir « un journalisme sur la migration basé sur des preuves ». Partant du constat que « le discours actuel qui entoure la migration a pris une tournure dramatiquement négative durant la dernière décennie en Europe et ailleurs » et que « la couverture des médias des phénomènes migratoires joue un rôle important dans la formation de l’opinion publique », les organisateurs de ce prix ont comme objectif de « renforcer le rôle positif que les médias peuvent jouer quand il s’agit d’influencer le récit actuel des migrations ». Cette compétition permettra de réunir 72 récits qui pourront être utilisés et diffusés grâce à des droits d’auteurs partagés. La remise des prix aura lieu le 22 juin 2017 « sous les auspices de la Présidence maltaise de l’Union Européenne ».

Quand Bill Gates finance les médias favorables aux migrants

Hasard du calendrier, l’European Journalist Centre est quant à lui à l’origine d’un projet, financé notamment par la fondation Bill Gates, qui vise à assurer la couverture pendant dix-huit mois de l’arrivée et de l’intégration de familles de migrants. Quatre grands journaux européens vont participer à l’opération, Le Monde, le quotidien anglais Guardian, le quotidien espagnol El Pais et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Selon Le Monde, « le projet s’inscrit dans l’approfondissement de notre couverture des questions migratoires ». Le Directeur de l’European Journalism Centre indique sur le site de l’EJC qu’« avec 10 élections nationales en 2017 sur le continent, des projets de cette envergure sont vitaux ». On n’en connaitra pas plus sur les « enjeux vitaux » de ces élections, mais l’angle des articles publiés dans le cadre de cette initiative, des récits de vie, vise à développer l’empathie vis-à-vis des migrants, indépendamment de toute autre considération.

Et l’UE prône d’ouvrir les vannes en grand

Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures l’affirmait récemment à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». «Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

L’Union Européenne utilise donc la carotte pour influencer une opinion publique de plus en plus réticente à accueillir une immigration massive dans une Europe qui compte 21,4 millions de chômeurs et 29 millions de travailleurs pauvres. Mais elle pourrait aussi manier le bâton, comme le relate France Soir le 2 mars : « la Commission européenne a durci le ton jeudi face aux États membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés ».

Politique de la compassion

Les récits de vie des migrants sont de plus en plus nombreux dans les médias et l’espace public : outre l’initiative des 4 grands journaux européens, le Télégramme relate le 5 mars que des bénévoles se sont succédés à Rennes pour un marathon de lecture de 24 heures pendant lequel ont été lus 400 témoignages de migrants, « contenus dans une encyclopédie des migrants, recueillis de Brest à Gibraltar ». Le 8 mars, Arte dressait dans un documentaire le portrait de trois femmes qui ont choisi la France.

Ces récits peuvent participer de l’information sur les migrations actuelles vers les pays européens. Mais des monographies, aussi touchantes soient elles, ne peuvent résumer à elles seules les différentes dimensions de l’accueil des migrants. Ce type d’enquête fréquemment utilisé en sociologie soulève, selon le sociologue J.C. Passeron, cité dans un article consacré aux recherches qualitatives deux problèmes :

– « Le récit de vie se veut exhaustif et par-dessus tout signifiant, ce qui donne l’impression de tout comprendre au risque de faire disparaître toute approche théorique permettant de décrire le problème étudié.

– Le risque est grand de céder à l’illusion de ce que le sociologue appelle la « panpertinence » : tout est pertinent et fait sens, le monde ne peut être décrit ».

Il est vrai que la pression migratoire a tout intérêt à être minimisée, enjolivée ou carrément passée sous silence. Les passages en force de clandestins à Ceuta relatés par Ouest-France, les millions de candidats qui attendent dans les pays africains l’occasion de passer la méditerranée cités par Il Tempo, le nombre toujours croissant de demandeurs d’asile arrivés en France, 100 000 en 2016 selon Le Figaro, et dont les déboutés ne sont quasiment jamais reconduits dans leurs pays : autant d’événements qui pourraient accréditer l’idée d’une situation hors de contrôle.

Vouloir influencer le jugement des citoyens en récompensant des journalistes qui se conforment à la vision hors sol des peuples et de l’économie de l’Union Européenne, indépendamment des implications sociales et culturelles de l’accueil massif de migrants : une nouvelle étape dans le formatage des esprits.