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Clandestins Rungis

Des clandestins font grève et obtiennent tout ce qu’ils voulaient !

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Depuis plusieurs semaines, 128 clandestins occupaient un bâtiment du marché de Rungis. Travaillant pour la plupart en intérim dans ce marché, ils réclamaient une régularisation de leur situation. Leur slogan :

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici. »

Soutenus par la CGT, ils ont finalement reçu de la préfecture du Val‑de‑Marne un récépissé avec autorisation de travail durant six mois, préalable à l’obtention d’une carte de séjour d’un an. Leurs dossiers sont à l’étude pour obtenir plus, c’est-à-dire une « régularisation » définitive, avant, bien entendu, de réclamer la nationalité française…

Grande-Synthe

Le camp de migrants de Grande-Synthe n’est plus qu’un amas de cendres

11/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le camp de migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque, a été réduit en cendres lundi soir par un incendie, qui a fait au moins une dizaine de blessés. « Il a dû y avoir des mises à feu volontaires en plusieurs endroits différents, ce n’est pas possible autrement », a affirmé le directeur de cabinet du maire de Grande-Synthe.

Environ 1 500 migrants, principalement des Kurdes irakiens, y vivaient dans 300 cabanons en bois. Selon le préfet, l’incendie s’est déclenché après une violente bagarre à l’arme blanche entre Afghans et Kurdes : les Afghans auraient été contrariés de voir que les Kurdes, arrivés avant eux, bénéficiaient de meilleures conditions de logement…

Hongrie demandeur d'asile

Hongrie : tout demandeur d’asile est désormais placé en centre fermé

10/04/2017 – HONGRIE (NOVOpress) : Fin mars, la Hongrie a encore durci son droit d’asile : tout demandeur d’asile est placé dans un centre fermé, situé en zone de transit. Deux de ces centres ont été installés à la frontière avec la Serbie. L’objectif est d’empêcher ces migrants de disparaître durant l’instruction de leur dossier… « Tout étranger en situation irrégulière en Hongrie est systématiquement conduit à la zone de transit de Tompa ou à celle de Röszke, 50 km plus à l’Est de la frontière serbo-hongroise. »

Comme l’explique La Croix, « si les migrants veulent demander l’asile en Hongrie, ils doivent résider obligatoirement au sein de ces conteneurs extraterritoriaux installés dans la zone de transit, en attendant une issue aléatoire. En 2016, moins de 425 personnes ont reçu l’asile ou la protection subsidiaire de la Hongrie. À ce jour, la Hongrie n’a enregistré qu’environ 1 270 demandes d’asile pour l’année 2017, un chiffre largement à la baisse. Si les migrants ne veulent pas rester en Hongrie, ils peuvent sortir et entrer en Serbie. »

Chard cardinal immigration

Un cardinal africain appelle à stopper l’immigration

Si ses textes officiels sont philosophiquement clairs sur le sujet, l’Eglise est parfois difficilement lisible lorsque ses représentants abordent la question de l’immigration, au moins en Europe. Le pape François a notamment clivé sur le sujet : entre la promotion de l’accueil charitable et la prudence indispensable des pays hôtes, la décision concrète n’est pas facile à prendre.

Mais il est une constance que peu de gens soulignent : celle des patriarches, évêques ou prêtres orientaux et africains sur le sujet. Dès qu’il s’agit de l’Europe, leurs mises en garde sont unanimes.

Les prélats syriens n’ont cessé d’appeler à l’extrême prudence dans l’accueil des réfugiés, appelant – avec leurs voisins irakiens ou libanais – l’Europe à préserver son héritage chrétien pour le bien du monde entier. On se souvient également des paroles sans détour du cardinal Robert Sarah, préfet guinéen au Culte divin, qui déclarait encore récemment :

« L’Europe a perdu le sens de ses origines. Elle a perdu ses racines. Or, un arbre qui n’a pas de racines, il meurt. Et j’ai peur que l’Occident meure. Il y a beaucoup de signes. Plus de natalité. Et vous êtes envahis, quand même, par d’autres cultures, d’autres peuples, qui vont progressivement vous dominer en nombre et changer totalement votre culture, vos convictions, vos valeurs. Il y a également, voyez-vous, cette angoisse, qu’il n’y a que la technique, que l’argent qui compte. Il n’y a pas d’autre valeur… »

Plus récemment encore, c’est le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, président ghanéen du Dicastère au service du développement humain intégral, qui déclarait :

« L’immigration c’est comme l’eau qui coule du robinet : il ne faut pas seulement essuyer, mais fermer le robinet. »

Intervenant lors du Congrès organisé sur le thème « Perspectives pour le service du développement humain intégral à cinquante ans de Populorum progressio », le cardinal a estimé que la « préoccupation » des pays d’accueil était due à leur baisse démographique : « Là où il y a plus d’hôtes que d’enfants, il y a toujours une tension », rappelant que l’accueil nécessitait d’abord « une sécurité dans la démographie locale ».

Refusant de combattre par principe la montée des « nationalismes », ce cardinal a d’abord cherché à les comprendre. Elle traduit pour lui « la préoccupation d’un pays d’être englouti par l’arrivée en masse de nouvelles populations ». C’est pourquoi le cardinal a encouragé les pays occidentaux à aider au développement des pays d’origine afin de « prévenir la nécessité des personnes d’émigrer ».

Un discours qui change des mises en garde systématiques contre le Front national dont les évêques français sont devenus les spécialistes. Qu’ils aient des réserves sur le programme de ce parti relève de leur liberté la plus absolue. Qu’ils se focalisent uniquement sur ce parti, au prétexte que l’accueil incessant et irréfléchi de toute la misère du monde serait un impératif moral est sans cesse démenti par les prélats des pays d’origine. De quoi réfléchir.

Marie Pommeret

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 6 avril 2017

Ignace Dakar Connection

Immigration clandestine : la Dakar Connection démantelée

31/03/2017 – PARIS (NOVOpress) : Au terme d’une enquête qui a duré plus d’un an, l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière a démantelé une importante filière d’immigration clandestine en provenance de Dakar, la capitale du Sénégal. Les centaines d’individus qui avaient bénéficié des services de cette Dakar Connection dirigée, selon Le Figaro, « par un escroc sénégalais d’envergure internationale, déjà connu de la police, disposant de solides relais tant en France qu’en Europe », avaient pu obtenir de faux papiers en France moyennant 10 000 à 12 000 euros chacun. Un reportage de TV Libertés à voir ci-dessous à partir de 11 minutes.

Chard UE migrants

Union européenne : le dogme craque de partout face à l’afflux de migrants

L’Union européenne a beau être le seul dieu, fêté, honoré, relayé sur toutes les antennes, la réalité c’est qu’elle se fissure de partout. Face à la nouvelle submersion migratoire de ce printemps 2017, de plus en plus de pays refusent de se soumettre.

Pour la Grèce c’est non. Le pays refuse d’accueillir de nouveaux migrants. Comme nous le déclarait Marine Le Pen dans l’interview qu’elle nous a donnée le 7 mars dernier, « le printemps n’est même pas arrivé que déjà le nombre d’arrivées a doublé par rapport à l’année dernière ». Le ministre de l’Immigration grec, Ioannis Mouzalas proteste contre un retour au règlement de Dublin que veut lui imposer l’UE. D’après ce règlement, les migrants doivent revenir dans le premier pays européen traversé pour y demander l’asile : « La Grèce porte déjà un très lourd fardeau. Nous prenons en charge 60 000 réfugiés… »

Après la Pologne et la Hongrie réfractaires, l’Autriche va demander à la Commission européenne d’être exemptée de l’accueil de migrants : « Nous estimons qu’une exception est nécessaire pour l’Autriche qui a déjà rempli ses obligations. » Lors d’une visite à la mission Frontex en Méditerranée, le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz (ÖVP, Parti conservateur) a vivement critiqué les actions de sauvetage des ONG : « Il faut en finir avec la folie des ONG ! Il y a des ONG qui font du bon travail, mais il y en a aussi beaucoup qui sont des partenaires des passeurs. » Frontex a dénoncé le fait que les migrants sont recueillis par des bateaux européens toujours plus près des côtes libyennes, ce qui favorise les affaires des réseaux criminels et des passeurs.

Kurz a de nouveau préconisé le modèle australien : que les réfugiés sauvés en Méditerranée ne soient plus amenés sur terre en Italie, mais qu’ils soient arrêtés et renvoyés dans des centres de réfugiés à l’extérieur de l’UE :

« Quand il sera clair que le voyage s’arrêtera sur des îles comme Lampedusa ou Lesbos, il n’y aura au bout de quelques semaines presque plus personne à se mettre en route. »

C’est un nouveau coup porté au système despotique de répartition des migrants voulu par l’UE.

En Suède, un sondage donne le parti anti-immigration en tête des intentions de vote, en Slovaquie, la droite nationaliste ne cesse d’accentuer sa percée.

La réalité résiste à l’utopie européiste ? Comme l’écrivait Guy Rouvrais, c’est donc la réalité qui a tort et eux qui ont raison ! « Les eurocrates attribuent la révolte des peuples européens non pas à trop d’Europe mais à pas assez. Il faut aller encore plus en avant et à marche forcée ». Sauf que ça ne marche plus comme ça.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 30 mars 2017
sous le titre « UE : le dogme craque »

Erdogan CNN

Erdogan menace (encore) de rompre l’accord migratoire avec l’UE

24/03/2017 – TURQUIE (NOVOpress) : Dans une interview à l’antenne turque de CNN, le président turc Recep Tayyip Erdogan menace, une nouvelle fois, l’Union européenne de rompre l’accord migratoire conclu à l’instigation d’Angela Merkel, ce qui revient à dire qu’il pourrait laisser partir des centaines de milliers de migrants vers les pays de l’UE !

Dans la série « je veux le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière », Erdogan affirme : « Nous pouvons poursuivre nos relations économiques, nous devrons peut-être revoir nos liens politiques et administratifs. Nous allons nous asseoir et parler avec notre gouvernement, et passer tout en revue, de A à Z. »

Mercredi déjà, le sultan Erdogan avait lancé aux dirigeants des pays européens :

« Je m’adresse une nouvelle fois aux Européens […] La Turquie n’est pas un pays qu’on peut bousculer, dont on peut bafouer l’honneur, dont on peut expulser les ministres. Le monde entier suit ce qui se passe de très près. Si vous continuez de vous comporter de cette manière, demain, aucun Européen, aucun Occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité dans la rue, nulle part dans le monde. »

Jeunes Arabes émigrer

Alerte : 20 % des jeunes des pays arabes de la Méditerranée veulent émigrer !

23/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le chiffre fait froid dans le dos : 20 % des jeunes des pays de la Méditerranée veulent émigrer ! Vers où ? Evidemment pas vers des pays plus pauvres que les leurs… Ce chiffre n’est pas une spéculation. Il figure dans une étude coordonnée par la fondation Cidob (Centre des affaires internationales de Barcelone) et commandée par la Commission européenne, qui a été rendue publique aujourd’hui en Espagne. Et ce n’est qu’une moyenne.

« En moyenne, écrit l’AFP, 20 % des jeunes de cinq pays du pourtour méditerranéen (Algérie, Egypte, Liban, Maroc et Tunisie) veulent émigrer, un chiffre qui monte à plus de la moitié en Tunisie. »

« Contrairement à ce qu’on pouvait attendre, plus le niveau d’éducation est important, plus le désir d’émigrer est renforcé », précise encore le communiqué du Cidob : « Le fait d’arriver à l’université renforce le désir d’émigrer », confirme l’expert ayant supervisé l’étude en Algérie.

Le Cidob, qui a réalisé cette étude, rappelons-le, pour l’Union européenne, en est certain ;

« La principale motivation qui pousse ces jeunes à vouloir partir est, une fois de plus économique : trouver un emploi digne et de meilleures conditions de vie. »

Invasion migratoire

Italie : les ONG complices des passeurs de migrants ?

Intervenant le 22 mars devant la commission parlementaire italienne de contrôle de l’application de l’accord de Schengen, le procureur de Catane, en Sicile, a informé les députés de l’enquête en cours sur les soupçons de complicité entre les ONG européennes opérant en Méditerranée et les réseaux de passeurs libyens.

Le procureur Carmelo Zuccaro a ainsi fait savoir que dans les moments culminants, il y avait 30 navires gérés par ces ONG dont on se demande où elles trouvent l’argent (par exemple, le bateau Aquarius de l’ONG SOS Méditerranée coûte 11 000 euros par jour tandis que les navires Phoenix et Topaz coûtent 400 000 euros par mois à l’ONG maltaise MOAS). Le parquet de Catane enquête justement sur cette prolifération étrange créant un véritable corridor humanitaire entre l’Afrique du Nord et l’Italie.

Le procureur a aussi souligné la part grandissante des ONG dans les arrivées d’immigrants dans sa province de Catane (30 % des immigrants clandestins débarqués au cours des quatre derniers mois de 2016) et le nombre croissant de morts en mer accompagnant cette intensification des efforts des ONG. Ces victimes collatérales de l’activité des ONG intéressent aussi le parquet de Catane, de même que le phénomène de radicalisation de nouvelles recrues par des immigrés clandestins amenés par les ONG et travaillant dans le secteur agricole ou bien incarcérés après avoir commis des délits. Le procureur a en effet signalé des liens avérés entre certains de ces « migrants » et des organisations terroristes islamiques.

Parallèlement à ces révélations, l’amiral italien Enrico Credendino, qui commande l’opération navale EUNAVFOR Med de l’Union européenne, a lui aussi, dans un entretien publié le 17 mars par le Corriere della Sera, reproché aux ONG leur mode opératoire qui consiste à s’approcher des côtes libyennes et à signaler leur position par des signaux lumineux, avant même que des embarcations en difficulté leur aient été signalées. Ceci permet aux passeurs, comme l’avait déjà indiqué l’agence Frontex, d’attendre les bateaux des ONG avant de faire partir les canots surchargés de clandestins.

Olivier Bault

Article publié dans Présent daté du 24 mars 2017

migrants-refugies-autriche

Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »

Source : OJIM – “Crise des migrants : l’Union Européenne récompense les « bonnes pratiques journalistiques »”

Il y a quelques semaines, l’Ojim vous révélait l’initiative du Conseil Économique et Social Européen visant à définir les « bonnes pratiques » dans la couverture médiatique de la crise des migrants. L’heure des travaux pratiques a commencé. C’est maintenant l’Union Européenne qui récompense les journalistes qui adoptent une présentation de la crise migratoire conforme à sa vision favorable à l’immigration.

L’UE a en effet lancé en début d’année un Prix des médias pour promouvoir « un journalisme sur la migration basé sur des preuves ». Partant du constat que « le discours actuel qui entoure la migration a pris une tournure dramatiquement négative durant la dernière décennie en Europe et ailleurs » et que « la couverture des médias des phénomènes migratoires joue un rôle important dans la formation de l’opinion publique », les organisateurs de ce prix ont comme objectif de « renforcer le rôle positif que les médias peuvent jouer quand il s’agit d’influencer le récit actuel des migrations ». Cette compétition permettra de réunir 72 récits qui pourront être utilisés et diffusés grâce à des droits d’auteurs partagés. La remise des prix aura lieu le 22 juin 2017 « sous les auspices de la Présidence maltaise de l’Union Européenne ».

Quand Bill Gates finance les médias favorables aux migrants

Hasard du calendrier, l’European Journalist Centre est quant à lui à l’origine d’un projet, financé notamment par la fondation Bill Gates, qui vise à assurer la couverture pendant dix-huit mois de l’arrivée et de l’intégration de familles de migrants. Quatre grands journaux européens vont participer à l’opération, Le Monde, le quotidien anglais Guardian, le quotidien espagnol El Pais et l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Selon Le Monde, « le projet s’inscrit dans l’approfondissement de notre couverture des questions migratoires ». Le Directeur de l’European Journalism Centre indique sur le site de l’EJC qu’« avec 10 élections nationales en 2017 sur le continent, des projets de cette envergure sont vitaux ». On n’en connaitra pas plus sur les « enjeux vitaux » de ces élections, mais l’angle des articles publiés dans le cadre de cette initiative, des récits de vie, vise à développer l’empathie vis-à-vis des migrants, indépendamment de toute autre considération.

Et l’UE prône d’ouvrir les vannes en grand

Le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures l’affirmait récemment à la Tribune de Genève, « L’Europe va avoir besoin de 6 millions d’immigrés ». «Nous allons ouvrir des bureaux (pour les permis de séjours) dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest ».

L’Union Européenne utilise donc la carotte pour influencer une opinion publique de plus en plus réticente à accueillir une immigration massive dans une Europe qui compte 21,4 millions de chômeurs et 29 millions de travailleurs pauvres. Mais elle pourrait aussi manier le bâton, comme le relate France Soir le 2 mars : « la Commission européenne a durci le ton jeudi face aux États membres de l’UE, en menaçant de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés ».

Politique de la compassion

Les récits de vie des migrants sont de plus en plus nombreux dans les médias et l’espace public : outre l’initiative des 4 grands journaux européens, le Télégramme relate le 5 mars que des bénévoles se sont succédés à Rennes pour un marathon de lecture de 24 heures pendant lequel ont été lus 400 témoignages de migrants, « contenus dans une encyclopédie des migrants, recueillis de Brest à Gibraltar ». Le 8 mars, Arte dressait dans un documentaire le portrait de trois femmes qui ont choisi la France.

Ces récits peuvent participer de l’information sur les migrations actuelles vers les pays européens. Mais des monographies, aussi touchantes soient elles, ne peuvent résumer à elles seules les différentes dimensions de l’accueil des migrants. Ce type d’enquête fréquemment utilisé en sociologie soulève, selon le sociologue J.C. Passeron, cité dans un article consacré aux recherches qualitatives deux problèmes :

– « Le récit de vie se veut exhaustif et par-dessus tout signifiant, ce qui donne l’impression de tout comprendre au risque de faire disparaître toute approche théorique permettant de décrire le problème étudié.

– Le risque est grand de céder à l’illusion de ce que le sociologue appelle la « panpertinence » : tout est pertinent et fait sens, le monde ne peut être décrit ».

Il est vrai que la pression migratoire a tout intérêt à être minimisée, enjolivée ou carrément passée sous silence. Les passages en force de clandestins à Ceuta relatés par Ouest-France, les millions de candidats qui attendent dans les pays africains l’occasion de passer la méditerranée cités par Il Tempo, le nombre toujours croissant de demandeurs d’asile arrivés en France, 100 000 en 2016 selon Le Figaro, et dont les déboutés ne sont quasiment jamais reconduits dans leurs pays : autant d’événements qui pourraient accréditer l’idée d’une situation hors de contrôle.

Vouloir influencer le jugement des citoyens en récompensant des journalistes qui se conforment à la vision hors sol des peuples et de l’économie de l’Union Européenne, indépendamment des implications sociales et culturelles de l’accueil massif de migrants : une nouvelle étape dans le formatage des esprits.

Hongrie volontaires frontières

La Hongrie recrute 3 000 volontaires pour garder ses frontières

19/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce sont des « chasseurs de frontières » : c’est du moins ainsi que sont présentés par Euronews ces 3 000 volontaires qui sont actuellement formés pour venir renforcer les 10 000 policiers déjà chargés de surveiller la frontière qui sépare la Hongrie de la Serbie. Zoltan Replyuk, 25 ans, explique par exemple qu’il a toujours voulu « être policier » :

« Cette formation est une occasion fantastique. Je peux servir et défendre ma patrie. »

Dans un reportage bien plus complet et bien plus partisan diffusé il y a quelques jours, la RBTF (Belgique) parlait elle carrément de « chasseurs de migrants », les candidats étant pour « la plupart guidés par un très puissant sentiment nationaliste ».

Dimitris Avramopoulos Migrations

« L’UE aura besoin de six millions d’immigrés », affirme le commissaire aux Migrations

« Dans l’avenir, l’Europe des 27 aura besoin de… six millions d’immigrés. » Cette belle phrase, cette « invitation » à l’immigration-invasion, a été prononcée le 6 mars dernier par le commissaire européen aux Migrations et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, lors d’un congrès à l’Université de Genève, ville où il fut consul général de Grèce avant de devenir maire d’Athènes, puis successivement ministre de la Santé, de la Défense et des Affaires étrangères dans son pays.

Et de nous la jouer chaud et froid, façon dignité et bonne conscience à géométrie variable : « Phénomène sans précédent, la crise migratoire a pris de court l’UE […] Mais maintenant, tout est à nouveau sous contrôle », assure le commissaire européen en précisant que « nous avons des hotspots efficaces en Italie et en Grèce, pour faire le tri. Nous avons un arrangement avec la Turquie pour y traiter les dossiers des requérants et éviter qu’ils ne tentent la traversée vers l’Europe (…) Nous voulons convaincre les migrants africains de retourner chez eux et d’introduire une demande d’immigration légale. »

Dans le même temps, explique-t-il sourire en coin, « les 27 auront besoin à l’avenir de six millions d’immigrés […] Nous allons ouvrir des bureaux dans tous les pays de la rive sud de la Méditerranée et en Afrique de l’Ouest. C’est le meilleur moyen de lutter contre les passeurs. Evidemment, nous n’allons pas juste ouvrir les frontières et laisser tout le monde entrer. Ce serait absurde et ne ferait qu’alimenter xénophobie, nationalisme et populisme. Cela dit, nous nous devons de protéger les personnes persécutées et de traiter tout le monde avec dignité […] Notre Union est basée sur la solidarité et la responsabilité. Pas la haine de l’autre. » Décidément, les technocrates ne nous veulent que du bien…

Et Dimitris Avramopoulos d’ajouter sans rire, façon Bisounours, que

« les attentats terroristes dans l’UE ont été commis par des citoyens européens. A une exception près, ce n’était jamais le fait de réfugiés ! »

Même pas des islamistes, tant qu’il y est. Les victimes des « maboules » apprécieront.

Pierre Malpouge

Article publié dans Présent daté du 18 mars 2017

Hollande Réfugiés Migrants

Tribune libre – Migrants : des morts sur la conscience ?, par Louis Brequin

Le président Hollande vit les dernières semaines de son mandat présidentiel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait les mettre à profit pour mettre en application son idéologie immigrationniste.

Ainsi, le 14 mars, s’est tenue à l’Elysée une cérémonie de « signature d’un protocole d’accueil de réfugiés » avec cinq organisations humanitaires chrétiennes. En substance, ce protocole consistera à l’établissement d’un corridor humanitaire entre le Liban et la France par voie aérienne permettant à 500 réfugiés syriens installés au Liban de rejoindre la France.

Alors déjà qu’au sud de la Méditerranée, les bateaux de Frontex récupèrent les migrants toujours plus près des côtes libyennes – assurant ainsi la majeure partie du trajet et facilitant grandement leur passage en Europe –, nos dirigeants autorisent maintenant l’affrètement d’avions pour les ramener directement en France. A ce rythme là, migrer en Europe deviendra bientôt aussi facile et banal que de se rendre au travail le matin !

Pour justifier sa décision, François Hollande a invoqué les « risques pour leur vie » encourus par les migrants au Moyen-Orient. Cet argument est rabâché jusqu’à la nausée par tous les partisans de l’accueil sans restrictions, qu’ils soient institutionnels ou associatifs.

Il faut tordre le coup à cette idée qui prend racine chez les Européens selon laquelle l’émigration en Europe est pour ces populations une question de vie ou de mort. En effet, des millions de Syriens ou d’Irakiens sont actuellement réfugiés dans les pays voisins (Turquie, Jordanie, Liban…), voire dans certaines régions de Syrie qui sont stables, notamment la bande côtière avec les villes de Tartous et Lattaquié. Les conditions de vie dans ces camps sont des plus difficiles certes, mais personne n’y risque une mort imminente. Un argument irréfutable pour s’en convaincre : selon les statistiques de l’UNHCR, 72 % des migrants arrivés en Europe sont des hommes. Si elles risquaient véritablement la mort, ces populations fuiraient indistinctement, hommes, femmes et enfants vers l’Europe.

On peut toujours en appeler aux hypocrites principes d’ouverture et de solidarité pour justifier une politique d’accueil, mais essayer de mettre la mort des naufragés en Méditerranée sur la conscience des Européens, c’est malhonnête et sordide.

Pour la défense de leur politique, on entend d’ici les immigrationnistes objecter que « 500 personnes, ce n’est rien pour un pays comme la France ». Certes, mais on pourrait aussi bien inverser le raisonnement et se dire « finalement, à quoi bon accueillir 500 personnes sur la masse de celles en détresse ? ». Il ne s’agit pas ici d’être odieusement cynique mais bel et bien de souligner les impasses de l’humanitarisme occidental.

Puisque M. Hollande se soucie d’épargner des vies humaines, pourquoi ne se penche-t-il pas sur le cas des famines qui sévissent aujourd’hui en Afrique et menacent selon l’ONU 20 millions de personnes ? Après tout, la famine tue aussi sûrement que les guerres. A plus ou moins long terme, c’est une large partie du continent africain, en pleine croissance démographique et en proie à une instabilité chronique, qui menace de se déverser en Europe.

Or, qui peut sérieusement affirmer qu’une arrivée aussi massive de personnes de culture et de langue radicalement différentes, souvent traumatisées psychologiquement, se déroulerait pacifiquement ? En effet, il faut aussi battre en brèche l’idée insidieuse qui voudrait que chaque réfugié de guerre soit une personne bonne par nature, de par son statut de victime. Rien ne lui interdit d’adopter un esprit revanchard et accapareur, surtout envers des Européens qui ont à ses yeux le privilège de vivre en paix et dans l’abondance. Il n’y a pas de règle en la matière. Les événements survenus en Allemagne corroborent cette analyse, alors même que l’arrivée des premiers réfugiés ne date que de 2015.

Toutes les bonnes volontés du monde n’y changeront rien.

Devant l’ampleur des phénomènes en cours, l’utopie d’une Europe refuge pour tous les martyrs de la planète est illusoire, sauf à vouloir importer des conflits ici sans pour autant les résoudre là-bas. Les Européens pourront dès lors toujours faire valoir leur générosité passée pour tenter de trouver l’asile ailleurs !

C’est aussi le propos de l’ouvrage de Jean Raspail, Le Camp des saints, livre que la gauche se complait à dénigrer avec condescendance, alors même qu’il soulève une contradiction qu’elle devra démêler si elle veut être audible sur le sujet des migrations. Ce n’est pas demain la veille qu’elle nous apportera une solution…

Louis Brequin


Cérémonie de signature du Protocole d’accord… par elysee

Sanctuaires clandestins

Ces villes américaines qui s’érigent en « sanctuaires » pour les clandestins

1Sanctuaires clandestins Trump5/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Alors que Donald Trump veut expulser les clandestins et menace de priver de subventions fédérales les « villes sanctuaires » qui les accueillent, un bras de fer s’est engagé entre celles-ci et la Maison Blanche. En Californie, qui compte une forte communauté hispanique dont beaucoup de clandestins, c’est tout l’Etat qui pourrait se constituer en « sanctuaire » !

Dans ce reportage de France 24 tout en finesse, on entend dire que « Donald Trump veut déporter (sic) plusieurs millions de clandestins » mais on apprend aussi que Los Angeles compte plus d’un million de « sans papiers » !

Pour l’heure, « plus de 30 villes de Californie se sont déclarées “villes sanctuaires“ », ce qui relève d’« un statut légal, qui interdit à la police locale de collaborer avec les agents de l’immigration ».

Gourévitch Flux migratoires

Jean-Paul Gourévitch : « On n’a pas anticipé les flux migratoires »

Gourévitch migrations14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Consultant international sur l’Afrique, Jean-Paul Gourévitch est connu pour ses études sur les migrations. Auteur de nos nombreux ouvrages, dont Les Migrations pour les Nuls qui lui a valu de nombreuses critiques, Jean-Paul Gourévitch est venu présenter son nouvel ouvrage sur le plateau de TV Libertés : Les Véritables Enjeux des migrations (éd. du Rocher).

Lors de cet entretien, Jean-Paul Gourévitch évoque la situation actuelle des flux migratoires mais également celle de l’expatriation. Si la France tente de limiter l’immigration à travers de nombreuses aides économiques apportées aux pays en développement, celles-ci semblent néanmoins insuffisantes. Des milliards d’euros sont dépensés, mais l’immigration reste très élevée…

Les scénarios catastrophes sont désormais imaginables. Jean-Paul Gourévitch fait part de ses inquiétudes et dresse un état des lieux documenté et chiffré de ces migrations.

Immigrés Somalienne Etats-Unis Canada

Des immigrés fuient l’Amérique de Trump pour demander asile au Canada !

immigrés pakistanais Etats-Unis Canada12/03/2017 – ETATS-UNIS (NOVOpress) : Présentés au journal de 20 heures de France 2 comme des « réfugiés », ce sont des immigrés, qui, ayant migré aux Etats-Unis, ont compris que l’élection de Donald Trump risquait de leur valoir un aller simple pour leur « pays d’origine ». Contrairement à ce qui était accepté sous Obama, où les « sans papiers » pouvaient travailler « et savaient que leur situation se “régulariserait“ un jour », comme l’explique le journaliste Jacques Cardoze.

Pakistanais, Somaliens ou autres, ils ont donc décidé de fuir les Etats-Unis, en bravant «  des conditions météorologiques particulièrement rigoureuses » (sic), pour s’en aller se faire arrêter au Canada et y demander asile. Et ça marche ! A Winnipeg, au Canada, des centres les accueillent.

On découvre à cette occasion que, là aussi, il y a des « passeurs » qui en ont fait un business. Depuis Minneapolis, des voitures arrivent par le Dakota du Nord et déposent les migrants à proximité de la frontière canadienne, dépourvue de toute surveillance. Le coût : de 500 à 900 euros selon l’importance des familles.

Mais, comme le reconnaît France 2, l’opinion publique canadienne ne voit pas ses arrivées d’un très bon œil, et « s’inquiète d’une arrivée massive au printemps ».


Ces migrants qui fuient l’Amérique

Quand Libé et la pub mettent les migrants à la place des Français

Source : OJIM – “Quand Libé et la pub mettent les migrants à la place des Français”

6 mars 2017, l’Ojim assistait à la conférence de presse conjointe de Libération et de l’agence de publicité Fred&Farid pour « donner la parole aux réfugiés ». Fred&Farid ? C’est l’agence qui en 2011 a défrayé la chronique pour avoir acheté des followers sur son compte Twitter. En 2012 rebelote l’agence achète de faux comptes Facebook pour gonfler la page d’un client. Que du beau monde. L’objet de la conférence et du numéro spécial en préparation selon Laurent Joffrin : « favoriser l’accueil des migrants », retourner le regard, que les migrants puissent montrer « qu’ils ont beaucoup de choses à apporter à la société française ». Analyse du journal paru le 7 mars 2017.

Des rassemblements électoraux turcs prévus en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, en faveur du « oui » au référendum du 16 avril 2017 portant sur une réforme constitutionnelle visant à accroître les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdoğan, engendrent des tensions diplomatiques entre ces pays de l’Union européenne et le gouvernement d’Ankara. Le chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern appelle désormais l’Union européenne à la rescousse.

L’édition spéciale tient parole avec en couverture « Le Libé des réfugiés » (la confusion réfugiés/migrants/clandestins est soigneusement et constamment entretenue). L’éditorial sous double signature annonce la couleur « La France vue par les réfugiés », ceux ci sont en position de juges et pourront distribuer bons et mauvais points. Remarquons que certains de ces « réfugiés » sont bien incertains. Le sympathique Hamze « a débarqué en France par hasard », la jolie Anmar part à Paris à 25 ans « pour étudier le cinéma, » le fort jeune Guennady arrivé en France a l’âge de 8 ans avec sa famille « n’ a jamais tout à fait su pourquoi ils étaient partis », le décidé Rooh a quitté « son pays et sa famille en 2009 » car « il préférait la France » et pour finir Marie-Angélique a quitté le Rwanda un pays en paix en 2014. Tous ces jeunes gens sont bien agréables mais la condition de réfugiés d’une bonne partie d’entre eux semble poser question.

On est chez nous chez vous

Poursuivons notre lecture avec le papier d’Anmar Hijazi sur les meetings LR et FN titrant « La France c’est les gens qui sont ici ». Titre ambigu qui pourrait recouvrir aussi bien les positions de Jacques Attali pour lequel la France est un « hôtel » que celle des identitaires disant « on est chez nous ». L’article est bien écrit, équilibré et la charmante Anmar aimerait tellement qu’on lui dise qu’elle aussi elle est chez elle … ce qui se passe lorsqu’un retraité la prend pour une militante FN.

Des trois éditos de la page 8 le plus enlevé est celui (traduit de l’arabe) de Sohaib décrivant avec humour ses soucis pour avoir porté une cravate à Raqqa capitale de l’Etat islamique. Pourquoi n’est il pas resté en Syrie pour combattre l’Etat islamique avec l’armée, les kurdes ou une des innombrables milices ? Au lieu à 20 ans de s’ « imaginer un destin de politicien » . Nul ne le saura sinon qu’il est plus agréable d’étudier à la Sorbonne que de défendre son pays avec les risques encourus. Osons la question : le fort gentil Sohaib serait il plus simplement un déserteur ?

Hollande sur le gril

Le pompon est sans doute la visite… à l’Élysée de trois « journalistes/migrants/réfugiés ». François Hollande a-t-il reçu ne serait ce qu’une fois les habitants de Calais envahis dans leur vie quotidienne ? Il est vrai qu’il a du temps en ce moment. Malicieusement et avec culot les apprentis journalistes reprennent les « questions Libé » : avez vous trahi la gauche ? Rooh va même accuser le Président : « le projet de déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux l’a totalement dissuadé de demander la nationalité française ». Et l’accusé Hollande de se défendre mollement, son projet voulait au contraire protéger les binationaux non accusés de terrorisme. Les jeunes invités concluent « Nous voulons croire qu’il est sincère ». L’accusé Hollande est acquitté au bénéfice du doute.

Au total ce numéro spécial marche – volontairement – à fronts renversés. Les Français ne sont plus les seuls à avoir droit à la parole sur leur territoire, Président compris. Tous les réfugiés, tous les migrants, tous les clandestins doivent avoir les mêmes droits (à la parole, au vote sans doute demain et bien entendu aux avantages sociaux sans conditions tout de suite), la même puissance symbolique, la même légitimité que les ressortissants de souche ou de papier. La souveraineté ? Evacuée. L’histoire ? Evacuée. La culture et la politique ? Réduits aux droits humains.

Culture et Histoire sont dans un bateau, les deux tombent à l’eau. Qu’est ce qui reste? Le marché bien entendu, il est vrai que nous sommes au quotidien du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi propriétaire de SFR pour lequel les journaux deviennent des produits dérivés d’abonnements téléphoniques.

ONU Migration

L’ONU appelle enfin les candidats à la migration à rester chez eux !

08/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un tournant considérable : l’ONU appelle les candidats à la migration à rester chez eux ! Dans un clip vidéo intitulé Dangerous Crossings (« Dangereuses traversées »), l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) a réuni six artistes – Maryam Mursal et Aarmaanta de Somalie, Yeshie Demalash, Dawit Nega et Tadele Roba d’Ethiopie et Hany Adel d’Egypte – qui interprètent une chanson en cinq langues différentes pour diffuser un message de sensibilisation à l’intention de ceux qui voudraient partir de chez eux en traversant la mer.

La musique a été écrite par le célèbre producteur de Hollywood George Acogny et la vidéo est dirigée par le cinéaste égyptien Amr Salama. « C’est la chanson Tahriib d’Aaarmaanta, explique l’UNHCR, qui a mené à la création de Dangereuses traversées », dont « les paroles sont issues de textes somaliens » :

« Un voyage dangereux amène la tristesse / Le cœur est effrayé / Et le corps blessé / Ici à la maison / En famille et entre amis / Il y a des mains tendues / Quand viennent les temps difficiles / Pour vous retenir « 

Ou encore :

« Partir comme ça, c’est tragique / Rester au loin, le cœur brisé / Mais malgré les risques / La marée monte, désespérée / Comme un enfant tombé du nid / Loin de la maison et de tout ce qui est familier / Combien de larmes vont couler ? / Combien de cœurs vas-tu casser ? »

Ou, toujours :

« Avez-vous reçu les nouvelles tragiques ? / Ne vous ont-ils pas fait les récits ? / Avez-vous vu les victimes ? / […] Qu’est-ce qui t’attend dans les pays étrangers ? / Mon frère, mon frère / Pourquoi devez-vous partir ? /

Mais qu’est-ce que nous sommes en train de raconter ? Dangereuses traversées, qui est en effet produit par l’ONU, ne vise qu’à sensibiliser « aux dangers de la traversée vers le Yémen en guerre via le golfe d’Aden et la mer Rouge depuis l’Afrique, soulignant les conditions déplorables et les risques croissants au Yémen ». Parce que la traversée de la Méditerranée, ce n’est pas dangereux ?