Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

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La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021

Les migrants attaquent la frontière au cri d’« Allah akbar ! ». En se protégeant, la Pologne donne une leçon à toute l’Europe.

Pologne : bientôt une barrière anti-migrants

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Plus de 30 000 tentatives de passage illégal de la frontière depuis le début de l’année, dont plus de 3 500 en août, près de 7 700 en septembre et près de 17 300 en octobre : l’assaut migratoire lancé par la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko contre la Pologne s’intensifie de mois en mois. Ce début de mois de novembre est en outre marqué par plusieurs provocations par des membres des services biélorusses armés et en uniforme pointant leurs armes ou tirant avec un pistolet lance-fusées en direction des militaires polonais. Des provocations que le vice-ministre de l’Intérieur polonais explique par les problèmes qu’ont maintenant les Biélorusses avec ces foules d’immigrants d’Irak (principalement) et du Moyen-Orient qu’ils ont fait venir pour les emmener ensuite aux frontières avec la Pologne et les pays Baltes. Cette guerre hybride menée par Minsk contre ses voisins occidentaux est une réponse aux sanctions adoptées par l’UE après le détournement en mai dernier par la Biélorussie d’un avion Ryanair immatriculé en Pologne qui assurait la liaison Athènes-Vilnius et survolait le territoire biélorusse avec un opposant à bord.

Officiellement, tous ces immigrants viennent en Biélorussie en tant que touristes grâce à la multiplication des liaisons assurées par la compagnie aérienne Belavia et l’activité d’une agence de voyages biélorusse étroitement liée au pouvoir. Parmi les immigrants illégaux qui arrivent à passer et sont arrêtés en Pologne, la moitié environ ont encore des papiers sur eux et ce sont quasiment tous des Irakiens. Comme pour les vagues précédentes, il y a très peu de femmes et d’enfants parmi ces immigrants, ce sont principalement des hommes jeunes et en bonne santé. De plus en plus souvent, des groupes de ces jeunes hommes en âge d’être militaires assistés par les gardes-frontières biélorusses cherchent à pénétrer en force sur le territoire de l’Union européenne, et la garde frontalière polonaise publie régulièrement des images de ces assauts de dizaines de « migrants » armés de pierres et de bâtons. Pour assister les gardes-frontières, Varsovie a déployé 10 000 soldats le long de ses plus de 400 kilomètres de frontière avec la Biélorussie et l’état d’urgence reste de rigueur sur une bande de trois kilomètres de large dont sont exclus journalistes et membres des ONG.

Malgré les efforts polonais, certains arrivent à passer et les centres d’accueil polonais sont proches de la saturation, avec près de 2 000 pensionnaires en attente d’être expulsés. D’autres parviennent à poursuivre leur voyage, car aucun ne vient pour s’installer en Pologne. L’Allemagne a enregistré plus de 6 000 de ces immigrants arrivés depuis la Pologne depuis le début de l’année, dont plus de 3 000 pour le seul mois d’octobre.

Pour stopper l’action de Minsk, le 29 octobre le Parlement polonais a définitivement adopté une loi autorisant la construction d’une barrière frontalière qui consistera en une clôture rigide de cinq mètres de haut, surmontée de barbelés, avec des systèmes de détection de mouvements pour alerter les autorités en cas de tentative d’effraction. Le coût de cette clôture anti-migrants devrait s’élever à 1,6 milliard de zlotys, soit environ 350 millions d’euros. Il n’y aura aucun financement européen pour cet investissement, même si officiellement Bruxelles soutient Varsovie dans cette affaire, tout en multipliant les sanctions financières à l’encontre de la Pologne pour les questions qui ne relèvent pas des compétences de l’UE puisqu’elles sont liées aux réformes polonaises de la justice.

De plus en plus, les grands médias français pondent des articles et reportages larmoyants sur la situation de ces pauvres migrants « piégés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne ». « Dans l’est de la Pologne, la traque des migrants », titrait récemment La Croix, ce à quoi Patrick Edery, le rédacteur en chef du site en français du journal de Solidarnosc, tysol.fr, réagissait sur Twitter en ces termes qui résument très bien la situation : « Les migrants irakiens à la frontière polonaise arrivent tranquillou en avion en Biélorussie, prennent ensuite le bus jusqu’à la frontière. Le tout est facturé 2 000 USD par une agence de voyages qui organise tout. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 8 novembre 2021

UE, migrants… La Pologne ne faiblit pas

Assaillie par les migrants à l’est et par l’Union européenne sur la scène politique continentale, la Pologne résiste et affirme ses positions.

Après que le tribunal constitutionnel polonais a jugé le 7 octobre dernier que les articles 1 et 19 du traité sur l’Union européenne n’étaient pas compatibles avec la Constitution du pays, l’instance continentale a durci le ton le 19 octobre par la voix d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Celle-ci a évoqué les risques encourus par la Pologne, à savoir des pénalités financières, Bruxelles menaçant même de ne pas verser les 36 milliards d’euros qu’elle lui avait promis pour son plan de relance post-Covid.

Grâce à Olivier Bault, notre correspondant permanent à Varsovie, les lecteurs de Présent connaissent désormais bien la pugnacité polonaise. Ainsi, les pressions, bien que fortement ressenties et potentiellement dévastatrices, ne font pas perdre leur courage aux élus polonais. Mateusz Morawiecki, Premier ministre, avait ainsi déclaré immédiatement après l’intervention très offensive d’Ursula von der Leyen qu’il était « inacceptable de parler de pénalité financière », précisant que « le chantage ne peut pas être une conduite politique ». Dans une interview publiée lundi 25 octobre par le Financial Times, le Premier ministre a renchéri en affirmant que son pays ne discutera plus « avec un pistolet braqué sur la tempe ».

Les méthodes dignes de l’URSS appliquées par l’UE sont bien connues en Pologne, c’est d’ailleurs l’héritage de l’époque communiste qui a poussé le pays à faire le ménage dans sa justice, ce qui a provoqué le début de cette énième altercation avec l’UE.

Nombreux sont en effet les désaccords entre les deux parties depuis quelques années et plus précisément depuis l’arrivée au pouvoir en Pologne des conservateurs en 2015, notamment au sujet de l’immigration. Le dernier événement en date ne devrait pas changer la donne.

Le 25 octobre, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a annoncé que son pays allait déployer 2 500 soldats supplémentaires à la frontière biélorusse afin de prêter main-forte aux 7 500 hommes du corps des gardes-frontières déjà en place. L’objectif est simple, empêcher les migrants d’entrer en Pologne, ce qui n’est pas peu dire puisque, d’après Le Monde, 500 à 900 tentatives de passages clandestins ont lieu chaque jour. Ces tentatives engendrent par ailleurs des incidents, plusieurs militaires ayant été blessés par des projectiles en tous genres le week-end dernier.

Comme douze autres pays, la Pologne avait demandé en début de mois la construction de barrières physiques contre ces intrusions. Les demandes et la détresse de ces nations ont cependant été balayées d’un revers de manche par Ursula von der Leyen vendredi dernier à l’issue d’un sommet européen consacré en partie à la pression migratoire, puisqu’elle a affirmé que l’Union européenne ne financera aucune activité liée à la construction de murs ou de clôtures barbelées à ses frontières. Ses attaques contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusé d’être à l’origine de l’afflux de migrants pour faire pression sur l’UE, seront sans doute validées par la Pologne mais ne régleront pas le problème.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 octobre 2021

Jérôme Rivière : « La commission européenne a choisi de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les Nations »

Jérôme Rivière

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins qui ont accueilli des migrants afghans. Pourquoi tant de générosité de la part de l’Europe ?

Réponse de Jérôme Rivière, député européen.

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins de l’Afghanistan qui ont accueilli une partie des réfugiés. C’est généreux…

C’est aberrant. Il y a moins d’une semaine, 12 pays de l’Union européenne, quasiment la moitié des membres de l’Union européenne, se sont adressés à la Commission européenne pour lui demander de financer des barrières physiques aux frontières de l’Union européenne afin de faire face à la vague de migrants accablant les nations et les populations européennes. La commissaire aux affaires intérieures Madame Johanssen a expliqué qu’elle n’y était pas favorable car les fonds européens sont limités.
On répond aux états membres que les fonds européens sont limités pour protéger les frontières et empêcher l’invasion migratoire, et dans le même temps on va distribuer un milliard d’euros de ces mêmes fonds européens en Afghanistan. C’est aberrant et ça dénote bien une politique et une vision migratoires totalement opposées à la volonté des peuples. Cela correspond à un projet qui n’appartient qu’à la Commission en écho avec le pacte sur les migrations. C’est contre cette politique invraisemblable que le groupe Identité et Démocratie, dont font partie les députés du Rassemblement national au parlement européen, se bat.
Cette décision de la Commission n’a aucun sens.

On pourrait penser que cet argent apparait, dans un contexte diplomatique entre le pouvoir des talibans et les 27 pays d’Europe et les États-Unis, comme une volonté de négocier avec ce gouvernement inquiétant.

Comme l’ensemble des parlementaires du Rassemblement national, je récuse toute autorité à l’Union européenne de négocier quoi que ce soit en matière d’affaires étrangères. Les politiques d’affaires étrangères et de défense sont exclues des traités. Ce sont des domaines qui sont du ressort des nations. Il appartient à la France, si elles le souhaite et s’il en va de ses intérêts stratégiques, de choisir ou non de discuter avec les talibans. Quand on arrive à une table de négociation, en donnant un milliard d’euros alors qu’on refuse aux états membres de se protéger contre le problème créé par le régime des talibans avec l’immigration massive, cela s’oppose totalement à la volonté des peuples. La dérive de la Commission est inquiétante. Ils vont toujours plus loin et ils le font avec l’argent des Européens et en particulier avec l’argent des Français.

Il n’y a pas de budget pour sécuriser les frontières, en revanche il y en a un pour encourager les vagues migratoires. Est-ce une volonté idéologique d’ “open society” ?

Bien sûr, lorsque vous dites “open society” vous faites quasiment référence à l’association de Monsieur Soros. C’est un lapsus qui donne le vrai sens des choses ! Aujourd’hui, la Commission qui n’émane d’aucun processus électoral et n’a aucun mandat de la part d’aucun peuple, a choisi le projet poussé par des associations telles que celle de Monsieur Soros, de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les nations. Leur objectif est de mettre un terme aux nations et d’essayer de nous fondre dans un espace qui nous réduit à des consommateurs, enlève l’aspect citoyen et veut briser notre civilisation. Les vagues de migrants toujours plus importantes sont pour eux le meilleur outil pour tenter d’y parvenir.
Ce milliard d’euros refusé aux nations européennes pour se protéger est, brutalement et sans discussion au Parlement, accordé aux talibans pour encourager les vagues migratoires toujours plus grandes.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Salaires somptuaires et grosses berlines pour l’association d’aide aux migrants

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On ne le répétera jamais assez : la misère en général et les migrations en particulier sont de formidables sources de revenus pour certains vautours qui, non contents de s’enrichir sur le dos des pauvres et des précaires, se plaisent à donner des leçons de morale et à poser en bienfaiteurs de l’humanité.

Dernier exemple en date, l’association Equalis, épinglée par le journal satirique Le Canard enchaîné pour son train de vie somptuaire et les salaires colossaux de ses cadres.

Au premier rang de ceux-ci, on trouve bien évidemment – charité bien ordonnée… – le PDG de l’association, Arthur Anane, qui se serait octroyé un salaire supérieur à 16 500 euros mensuels brut ainsi qu’une puissante et luxueuse voiture de fonction. Par ailleurs, il bénéficierait sans rougir d’une « aide au logement » d’environ 500 euros par mois.

Née en 2020 de la fusion de trois associations (La Rose des Vents, Agir-Combattre-Réunir et Via Habitat), Equalis se présente comme un important acteur de l’« économie sociale et solidaire », gérant plus de 70 établissements, majoritairement en Ile-de-France. L’association propose notamment aux migrants et à certains SDF de l’hébergement d’urgence, des centres de soins, des activités d’insertion économique et des services à l’enfance. Elle compte près de 1 000 salariés et dispose d’un important budget de 85 millions d’euros provenant majoritairement de subventions publiques. Les contribuables pressurés seront donc encore une fois heureux de découvrir à quoi servent leurs impôts.

En effet, outre le président, sept directeurs adjoints bénéficieraient également de salaires compris entre 94 000 et 130 000 euros brut annuels. D’autre part, dix salariés disposeraient de voitures de fonction très onéreuses (750 à 900 euros par mois de « leasing ») même si une note de service exclut les « BMW, Mercedes, Jaguar, Lexus » (sic). On a quand même de la décence chez Equalis !

Selon Le Canard enchaîné, le commissaire aux comptes de l’association aurait même refusé de certifier la gestion d’Equalis, mentionnant les irrégularités au parquet de Melun, mais ces affirmations sont contestées par l’association.

Au-delà de possibles pratiques illégales, c’est bien entendu l’aspect moral de l’affaire qui scandalise. Comment de tels abus peuvent-ils être tolérés dans des institutions financées par l’argent public ? Comment ces profiteurs peuvent-ils ne pas être sanctionnés ? Comment est-il possible que dans ce genre d’association à but prétendument caritatif les salaires et les frais de fonctionnement ne soient pas encadrés voire plafonnés ?

Des questions auxquelles Françoise Jan-Léger, présidente du conseil d’administration de l’association, ne répondra certainement pas, puisqu’elle ne paraît nullement gênée ni choquée par les faits révélés par Le Canard, défendant même la rémunération de l’équipe dirigeante en expliquant qu’« Equalis a une croissance forte qui nécessite des professionnels expérimentés et bien formés ». Des termes qui sembleraient plus adaptés à une start-up financière qu’à une association « sociale » subventionnée par les impôts des Français.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 27 septembre 2021

La fin de l’État providence danois pour les « migrants »?, par Etienne Defay

Danemark

Le gouvernement social-démocrate danois a annoncé un changement des règles d’attribution des allocations sociales à destination des immigrés. Selon sa proposition, les étrangers séjournant au Danemark qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché du travail seront tenus de fournir 37 heures de travail par semaine en faveur des collectivités locales pour garder leur droit à toucher une allocation. Selon le ministre de l’immigration et de l’intégration Mattias Tesfaye, lui-même fils d’immigré d’Éthiopie, « le lien entre l’effort et les avantages obtenus doit devenir plus visible ». Le premier ministre Mette Frederiksen a également constaté : « Pendant de trop nombreuses années, nous avons fait du mal à de nombreuses personnes en n’exigeant rien d’elles. »

Les nouvelles dispositions vont s’appliquer aux immigrés qui ont profité des allocations sociales pendant trois à quatre ans et qui n’ont toujours pas acquis les connaissances linguistiques requises pour pouvoir intégrer le marché du travail. Elles s’adressent notamment aux femmes des milieux non-danois car le gouvernement estime que 60% de femmes provenant du Moyen Orient, de Turquie et d’Afrique du Nord ne travaillent pas. Les travaux proposés aux immigrés peuvent consister en des tâches simples comme p.ex. le nettoyage des plages, mais un emploi en entreprise peut également leur être offert. Les dispositions de la nouvelle loi visent également à rétablir une condition de résidence pour pouvoir bénéficier de la couverture chômage, ce qui signifie que les résidents étrangers ne pourront pas en bénéficier avant d’avoir vécu au Danemark pendant une période déterminée.

Le gouvernement minoritaire de Mme Mette Frederiksen, soutenu dans sa politique migratoire par le parti libéral Venstre, considère que les solutions présentées peuvent contribuer à une meilleure intégration des nouveaux-arrivants au Danemark. Il s’agit également de faire passer le message exprimé par le ministre Mattias Tesfaye « Nous avons le devoir de faire tout ce que nous pouvons pour les réfugiés dans le monde mais ils n’ont pas un droit à un avenir dans un État -providence ».

Officiellement, les immigrants de première génération constituent 8% de la population au Danemark. Depuis son arrivé au pouvoir en 2019, le Parti social-démocrate œuvre à réaliser sa promesse électorale de limiter, et même arrêter, les flux migratoires vers ce pays.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 15 septembre 2021

Kaboul : embarquement immédiat, par Francis Bergeron

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C’est le plus catastrophique des scénarios : sont coincés dans l’aéroport de Kaboul et à ses abords des centaines d’Occidentaux, essentiellement des soldats américains, mais aussi des dizaines de milliers d’Afghans qui tentent de fuir les talibans. Les routes vers l’aéroport sont désormais contrôlées par les fondamentalistes islamistes. Tous ceux qui espéraient pouvoir rejoindre encore l’aéroport ont rebroussé chemin, et des témoins ont vu les corps de femmes, assassinées parce que portant un jean et étant sorties de chez elles sans être accompagnées par un homme. Les talibans offrent beaucoup de similitudes avec les Khmers rouges quant à leurs méthodes. Ce qui ramène les Etats-Unis 45 ans en arrière.

Compte tenu des saturations à la dernière porte de sortie du pays, le président Biden, dans un sursaut de lucidité, a évoqué un maintien des soldats américains sur le sol afghan au-delà du 31 août. Mais c’est trop tard, le mal est fait, la désorganisation est totale, la panique générale.

Les talibans ont d’ailleurs rejeté l’idée d’un maintien de la présence américaine au-delà du 31 août. Ils laissent entendre qu’ils attaqueront alors l’aéroport, qui n’est plus qu’une masse de civils. Il reste une semaine tout juste avant cette échéance, les assauts, les bombardements meurtriers. La panique s’est emparée de la foule, au point que sept personnes, dont une fillette, sont mortes, piétinées.

Pour le porte-parole des talibans, cette date du 31 août est « une ligne rouge ».

Les islamistes retournent contre Biden ses propres propos puisque c’est lui qui a fixé cette échéance pour le départ du dernier Américain. Le porte-parole des talibans en conclut que, si des soldats américains sont toujours là le 1er septembre, « cela signifie qu’ils prolongent l’occupation, alors que ce n’est pas nécessaire ». A toute demande de prolongation « pour poursuivre les évacuations, la réponse est non », a-t-il ajouté. On ne peut être plus clair.

Un Biden velléitaire, maladroit

L’ancien président Trump n’a pas manqué de souligner « l’extrême incompétence » de son successeur qui a lui-même fixé des échéances intenables. Biden s’avère velléitaire et maladroit, aux commandes du pays, à un moment capital de sa présidence. Et les surnoms pas très aimables que lui avait collés Trump pendant la campagne électorale : Joe l’endormi, Joe la lenteur, Joe le planqué, semblent devenir une réalité sous les yeux de la planète entière.

Biden est d’ores et déjà en plus mauvaise position que Carter, considéré pourtant par les historiens américains comme le plus mauvais président de l’après-guerre.

Sur le terrain, les évacuations se poursuivent. Depuis la chute de Kaboul, une centaine de Français, une quarantaine d’autres Occidentaux et un millier d’Afghans ont été évacués par le biais de la filière française. Parmi le millier d’Afghans, un taliban et quatre autres hommes qui lui sont proches ont été identifiés. Ils sont à présent sur le sol français, et personne ne sait comment traiter ces cas. Comment savoir en effet si ces hommes ont embarqué pour profiter d’un effet d’aubaine ou s’ils étaient en service commandé pour mener des actions terroristes en Europe ? Peut-être le contingent débarqué compte-t-il d’autres talibans ?

Pour sa part, la Maison-Blanche dit avoir évacué 37 000 personnes, et pense être en mesure de faire partir tous les Américains. Quant aux autres, en particulier les Afghans qui tentent d’échapper à une mort certaine, ce sera vae victis, si on comprend bien.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 11 août 2021

Clichy : le tribunal exige le relogement des migrants clandestins

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Privilégier « l’autre », favoriser l’étranger plutôt que les siens semble être devenu l’impitoyable doxa des institutions républicaines françaises. Ainsi, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a demandé la semaine dernière à la municipalité de Clichy de reloger en urgence des migrants en situation irrégulière qui avaient été évacués d’un immeuble insalubre.

C’est en octobre dernier qu’une quinzaine de migrants clandestins avaient dû quitter leur logement suite à un arrêté de péril imminent. Avec l’aide des associations immigrationnistes, les sans-papiers s’étaient alors tournés vers la justice pour réclamer d’être « pris en charge » – « charge » toujours plus lourde pour le contribuable français… – par la ville ou par l’Etat.

Suite à l’injonction du tribunal de reloger au plus vite ces clandestins, le maire de Clichy, Rémi Muzeau, envisage de faire appel, rappelant qu’il y a déjà « 3 000 personnes en attente de logement dans sa commune ». Il a par ailleurs rappelé que les familles concernées n’étaient pas à la rue mais hébergées par le 115.

Le tribunal administratif réclame néanmoins de la commune qu’elle propose aux familles avec enfants concernées « un hébergement décent » dans les plus brefs délais, et ce « indépendamment de leurs conditions de séjour en France », c’est à dire sans tenir compte du fait qu’elles soient présentes sur le sol national de façon illégale. Une véritable prime au viol de la loi. Les autochtones, eux, pourront attendre encore un peu plus pour accéder aux logements sociaux de la municipalité. Les autres avant les nôtres, suite sans fin…

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 17 août 2021

La chute du gouvernement afghan pourrait entrainer l’arrivée de 3 millions de migrants en Europe

afghans

Le retrait progressif des troupes américaines d’Afghanistan risque d’entrainer un afflux de migrants en Europe et en particulier en France. Les pays européens sont divisés sur la conduite à tenir pour y faire face. Les enjeux considérables du conflit en cours en Afghanistan apparaissent grandement minimisés en France.

La décision de Donald Trump en 2018, confirmée par le nouveau président américain, Joe Biden, de retirer les troupes américaines d’Afghanistan est lourde de conséquences. Les islamistes locaux, les Talibans, ne cessent de faire reculer les troupes gouvernementales sur le territoire afghan, parfois sans combattre. Ils contrôlaient au 11 août 6 capitales provinciales sur les 34 que compte l’Afghanistan. L’application intransigeante de la loi islamique et les règlements de compte ont d’ores et déjà commencé à entrainer d’importants mouvements de population, tant à l’intérieur qu’en dehors du pays. Le pire pourrait bien être à venir.

La chute du gouvernement afghan pourrait entrainer l’arrivée de 3 millions de migrants en Europe

Dimanche 8 août, un travailleur humanitaire allemand qui a exercé son activité une vingtaine d’années en Afghanistan déclarait à la chaine de télévision allemande WDR : « Nous pouvons nous attendre à ce que près de trois millions d’Afghans prennent la route vers l’Europe dans un avenir proche ». Si cette prévision se réalisait, ce mouvement de population pourrait très largement surpasser ladite crise des migrants en 2015, au cours de laquelle près d’1,2 millions de migrants sont arrivés en Europe.

D’autres spécialistes tirent des signaux d’alarme sur les conséquences pour l’Europe d’un retrait précipité et désordonné des troupes américaines en Afghanistan. Des experts en géopolitique soulignaient ainsi en avril 2021 que la décision de Joe Biden de retirer les troupes américaines d’Afghanistan risquait d’entrainer une crise migratoire majeure, dont les premiers signes sont d’ores et déjà tangibles.

L’immigration afghane en Europe, un phénomène exponentiel

Après une baisse temporaire, les arrivées d’Afghans en Europe ont recommencé à augmenter fortement depuis 2019. Cette année-là, les Afghans étaient la deuxième nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile arrivés en Europe. Le nombre de demandeurs d’asile afghans en Europe a continué à augmenter en 2020, pour atteindre 10% des 471 000 demandes effectuées durant l’année.

En France, les Afghans représentent la nationalité la plus représentée parmi les demandeurs d’asile en 2019 et 2020. Selon les derniers chiffres communiqués par l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, la tendance ne fait depuis le début de l’année que se confirmer.

La France est un pays attractif pour les Afghans souhaitant y déposer une demande d’asile : près de 4 demandes d’asile sur cinq y sont acceptées, un taux d’acceptation deux fois supérieur à celui de l’Allemagne.

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Italie : immigration illégale massive

immigration lampedusa

La pression migratoire ne faiblit pas au sud de l’Europe. Pire, elle augmente fortement. En Italie, le ministère de l’Intérieur a déjà recensé plus de 30 300 arrivées cette année, soit le double du nombre enregistré à la même époque l’année dernière. L’île de Lampedusa est une fois de plus submergée par les arrivées de Tunisiens sur des embarcations de toutes sortes, et les ONG sont à la manœuvre pour assurer la navette entre la Libye et l’Italie.

Dimanche, l’Ocean Viking, qui appartient à l’ONG française SOS Méditerranée, a débarqué 549 « migrants » au port de Pozzallo dans le sud de la Sicile. L’Ocean Viking est subventionné par un certain nombre de collectivités locales françaises, y compris par la ville de Paris. La veille, c’est le Sea-Watch 3 de l’ONG allemande Sea Watch qui débarquait près de 260 immigrants illégaux dans le port sicilien de Trapani, à l’ouest de l’île. Sur ces centaines de migrants, parions que d’ici quelques semaines à quelques mois beaucoup se trouveront sur le territoire français et une partie d’entre eux viendront très probablement alimenter les campements urbains qui pourrissent la vie des Parisiens. A propos de la dernière navette de l’Ocean Viking, l’édition sicilienne de la Gazzetta del Sud online nous apprend qu’elle a assuré le transport à 502 hommes dont 107 « mineurs » – principalement non accompagnés – et 47 femmes. Ils proviennent de 21 pays dont le Bangladesh (pour 107 d’entre eux), l’Egypte (72), le Mali (54), le Maroc (50) et l’Erythrée (49). Accessoirement, 30 de ces immigrants illégaux ont été testés positifs au coronavirus à leur arrivée.

“Urgence sanitaire” en Sicile

Quand le gouverneur de Sicile Nello Musumeci parlait il y a quelques jours d’« urgence sanitaire » à cause de l’arrivée massive de « migrants », le ministre de l’Intérieur italien rétorquait que ces « migrants », après une période de quarantaine, sont redistribués sur le territoire national et qu’il n’y avait donc pas urgence sanitaire en Sicile.

L’augmentation du nombre d’immigrants illégaux favorisée par la politique d’accueil du gouvernement Draghi et de son ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese contraint le chef de la Ligue Matteo Salvini à réagir, puisqu’il a choisi de participer à ce gouvernement d’union nationale censé redresser l’Italie après la pandémie de Covid-19. Répondant à Mme Lamorgese qui affiche son impuissance face aux arrivées. Salvini rappelle que, lorsqu’il occupait lui-même son poste de ministre de l’Intérieur, il avait réussi à réduire très fortement le nombre d’arrivées. Accessoirement, le nombre de noyades, qui est à nouveau en forte augmentation, avait lui aussi beaucoup baissé quand Salvini était ministre de l’Intérieur.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 11 août 2021

Fossé culturel entre migrants et autochtones : dans les médias, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

migrants france

Emmanuel Macron veut faire de la France un « poids lourd démographique » en Europe, suivant les conseils de son mentor, Jacques Attali, et ceux du haut-commissaire au plan, François Bayrou.

Il organise pour cela une immigration extra-européenne massive, indépendamment de toute considération culturelle et des difficultés d’intégration. Mais comme nous l’apprennent certains articles parus récemment, le choc des civilisations revient parfois en boomerang. Les cultures ont des pesanteurs que la raison de nos dirigeants ignore. Dans les médias de grand chemin, ce sont parfois les avocats des délinquants étrangers qui sont là pour nous le rappeler à leur corps défendant.

La nuit du nouvel an 2015 à Cologne : la cécité du clergé médiatique mise à nu

A la fin de l’année 2015, le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre, des milliers d’individus « d’origines arabes ou nord-africaine », ainsi qualifiés par les autorités, ont agressé sexuellement de nombreuses jeunes Allemandes de souche. La revue de presse faite alors par l’Observatoire du journalisme mettait en lumière que certains journalistes aux ordres continuent d’appliquer les directives idéologiques de Bruxelles et préfèrent la négation du réel à l’implacable constat d’une politique suicidaire.

Plus récemment, nous évoquions la véritable omerta au Royaume-Uni concernant les très nombreux viols de femmes blanches de milieu populaire commis par des agresseurs « asiatiques », terme utilisé outre-Manche pour désigner des Pakistanais.

Mais le réel revient parfois en boomerang. Dans les articles dont nous faisons une revue de presse, ce sont souvent les avocats de délinquants extra-européens qui décrivent le fossé culturel avec le pays d’accueil et les autochtones. Dans ces affaires sorties pour une fois de la discrétion des prétoires, la culture de l’excuse et le droit à la différence sont employés pour tenter d’excuser l’inexcusable…

Indispensables codes culturels

Tout homme sensé estime de bonne foi que l’étranger qui arrive dans notre pays doit faire des efforts pour s’adapter et respecter nos us et coutumes. Ce raisonnement de bon sens ne semble malheureusement pas partagé par tout le monde.

Fin 2015, un jeune « réfugié » d’origine bangladaise violait une lycéenne de 15 ans à Saint-Lô, dans le département de la Manche. Selon un article paru dans La Manche libre, l’avocate du violeur a invoqué au procès des difficultés d’interprétation de son client qui « n’avait pas les codes culturels » pour prendre conscience qu’il imposait une relation par crainte ou par surprise.

Le quotidien régional mentionne le témoignage du capitaine de police de la sûreté départementale de Saint-Lô : « Lors de l’audition de l’accusé en garde à vue, il a dû placer un brigadier entre l’interprète et le mis en cause car ce dernier tentait de lui peloter les cuisses. Selon lui, l’accusé “considère les femmes françaises comme des p****, il a un comportement de prédateur ». Les experts décrivent quant à eux le migrant comme empreint de la culture masculine de son pays d’origine où « les femmes sont reléguées au statut d’objet sexuel ».

L’avocat de la plaignante a indiqué au Figaro après le jugement acquittant le prévenu du grief de viol que « les jurés ont estimé que l’auteur n’avait pas pris conscience de l’absence de consentement de la victime au moment des faits ». L’affaire a fait grand bruit, en particulier dans les réseaux sociaux, pour ensuite retomber dans l’oubli.

Le fossé culturel, ce sont les avocats qui en parlent le mieux

En août 2018, un Afghan a violé un adolescent âgé de douze ans, dans une maison abandonnée située dans le centre-ville de Saint-Brieuc.

Le Télégramme nous apprend dans un article du 28 juin que « l’avocat général Grégory Martin-Dit-Neuville a évoqué la « Bacha Bazi, une pratique consistant à transformer de jeunes garçons en esclaves sexuels, tout en précisant qu’« une coutume n’est pas une loi ».

Pour l’avocat du jeune Afghan, il faut « tenir compte du gradient culturel », car « on est tous le produit de normes, d’une histoire. Et lui est né à cent kilomètres de Kaboul. On ne sait pas ce que c’est ».

Les juges n’ont pas été sensibles à ces arguments : ils ont condamné le prévenu déjà connu pour des faits similaires à une peine de prison de quinze ans de prison.

Un migrant syrien jugé pour viol victime du « choc culturel »

En novembre 2019, un migrant syrien était jugé pour le viol d’une jeune femme à Poitiers l’année précédente, nous apprend The Epoch Times. La formatrice en français du migrant a souhaité trouver des circonstances atténuantes à celui « dont le profil génétique a été retrouvé dans la culotte de la victime » : « Un grand enfant qui voit des femmes partout. Il n’en a pas l’habitude chez lui, c’est un choc culturel ». Le site d’information nous apprend que Mohamad a été condamné à trois ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans. Il court dans les rues.

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« Migrants » en Italie – Retour à la case départ

« Variant Delta sur dix immigrants arrivés à Lampedusa : c’est très grave, surtout si l’on pense que, en moins d’une semaine, 2 500 ont débarqué. Depuis le début de l’année, nous comptons 17 698 arrivées d’immigrants, contre 5 637 il y a un an et 2 154 en 2019. Je compte avoir bientôt une réunion à ce sujet avec le premier ministre Draghi, cet été l’Italie a besoin de touristes qui paient, pas de bateaux de migrants. » Telle a été la réaction du chef de la Ligue Matteo Salvini il y a une semaine après l’annonce de la présence du variant Delta du coronavirus chinois chez dix « migrants » fraîchement débarqués.

Le nombre d’arrivées continue d’augmenter malgré les voyages du Premier ministre et de son ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese en Libye et en Tunisie en avril et en mai dernier, justement pour discuter, entre autres choses, de la façon de freiner les départs depuis les côtes de ces deux pays. Résultat : l’île de Lampedusa est à nouveau submergée alors qu’il n’y a plus de place sur les navires réquisitionnés pour la mise en quarantaine des nouveaux arrivants. Ils sont actuellement quelque 1 400 dans le centre d’accueil de l’île prévu pour un maximum de 200 personnes. Autant dire que les conditions sanitaires liées à l’épidémie de Covid-19 ne peuvent pas y être respectées. Le maire de Lampedusa, Totò Martello, demande à ce sujet une rencontre urgente avec Mario Draghi. « La météo estivale favorable encourage les migrants à s’embarquer pour ce dangereux voyage vers Lampedusa et l’Europe », a-t-il déclaré dans un entretien pour Arab News, « il arrive presque un bateau par heure et la situation va en empirant. »

Le 17 juin, un navire affrété par l’ONG franco-suisse Médecins sans frontières (MSF) est arrivé avec 410 immigrants illégaux à son bord dans le port sicilien d’Augusta. MSF participait auparavant aux missions de l’Ocean Viking de l’ONG française SOS Méditerranée mais a désormais son propre bateau pour faire la navette entre la Libye et l’Italie.

Toutes ces ONG immigrationnistes ne peuvent qu’être encouragées à intensifier leur action après la décision prise ce mois-ci par le tribunal de Raguse, également en Sicile, d’annuler l’amende et la confiscation du navire Eleonore de l’ONG allemande Mission Lifeline. La sanction avait frappé cette ONG en septembre 2019 en vertu des lois « décrets sécurité » voulues par Matteo Salvini. Même si Salvini lui-même n’était plus au gouvernement à ce moment-là, ces lois s’appliquaient encore et, en janvier 2020, la préfecture de Raguse avait infligé à l’homme d’affaires allemand Claus-Peter Reisch, propriétaire de l’Eleonore, une amende de 300 000 euros. Seulement, en octobre 2020, une nouvelle loi est entrée en vigueur sous le deuxième gouvernement Conte, et la justice italienne considère aujourd’hui que ses dispositions plus favorables aux contrevenants doivent s’appliquer de manière rétroactive. Les ONG savent donc désormais qu’elles ne risquent plus grand-chose en Italie.

C’est sans doute aussi pour cela qu’une majorité des 27 refuse obstinément tout plan européen de relocalisations obligatoires. Ainsi, au Conseil européen des 24 et 25 juin, il devrait uniquement être question d’un plan de l’UE pour freiner les départs au moyen de l’aide au développement, avec huit milliards d’euros prévus à cet effet. Rien de bien original, et ce plan n’aura comme d’habitude aucune efficacité puisque l’UE se refuse toujours à sanctionner financièrement et commercialement les pays d’origine qui refusent de reprendre leurs ressortissants.

En attendant, les « migrants » s’entassent donc à nouveau côté italien à Vintimille, à proximité de la frontière française.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 22 juin 2021

« Migrants » contre police – Bataille rangée à Calais

migrants calais police

Calais, ville martyre. La situation de la sous-préfecture du Pas-de-Calais, goulot d’étranglement de l’immigration clandestine rêvant d’Angleterre, est toujours aussi explosive. Pour preuve, les très graves incidents qui ont émaillé la semaine dernière et abouti à une véritable bataille rangée entre migrants clandestins et forces de l’ordre.

Tout a commencé par les habituelles bagarres entre « migrants », le « vivre-ensemble » entre communautés « exilées » (volontaires) ne fonctionnant pas plus que dans le reste de la société. Ainsi, dans la nuit de mardi à mercredi, l’une de ces rixes a pris de l’ampleur et quatre migrants ont été blessés. Les forces de l’ordre sont alors intervenues et, comme il est de coutume dans ce genre de circonstances, les adversaires se sont alors réconciliés pour se liguer contre elles. Les policiers ont alors dû faire face à un nombre croissant de migrants particulièrement vindicatifs, armés de bâtons, de pierres et de barres et fer. Les faits se sont déroulés aux abords de la rocade portuaire, dans la zone des Dunes et près du port.

Les affrontements, particulièrement violents, ont éclaté vers 3 h 30 et ont duré presque toute la nuit. Visés par une pluie de projectiles divers (dont notamment des conserves alimentaires distribuées par de généreuses associations…), les CRS ont tenté de disperser les émeutiers à coups de gaz lacrymogènes mais ils se sont bientôt retrouvés confrontés à plus de 300 migrants venus en découdre, certains munis de clubs de golf voire de haches, selon certains témoins. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Des centaines de grenades lacrymogènes auraient été tirées pour tenter de rétablir la situation qui ne sera véritablement sous contrôle que dans la matinée.

Bilan de cette nuit de guérilla : 30 CRS blessés, sept hospitalisés, dont l’un assez gravement touché, et une seule interpellation, celle d’un ressortissant érythréen de 22 ans qui a été placé en garde à vue !

De quoi susciter l’ire des syndicats de police qui dénoncent une fois de plus le pourrissement de la situation, l’absence de solution politique et la multiplication des agressions, de plus en plus violentes, dont ils sont l’objet de la part des migrants clandestins. « Le problème migratoire évolue avec les beaux jours et on fait face à des migrants violents, qui n’hésitent plus à venir armés pour blesser les collègues gravement », a notamment déclaré Manuel Vanoeteghem, adjoint au délégué régional d’Alliance Police nationale CRS.

Les perspectives sont, hélas, bien sombres pour la ville du Nord et les forces de police chargées d’y maintenir un semblant d’ordre car le pouvoir macronien ne semble pas envisager de mettre en place les seules mesures susceptibles de ramener la paix et la tranquillité à Calais : l’expulsion de tous les clandestins, accompagnée d’une fermeture complète des frontières à tout nouveau flux migratoire. Tant que ces mesures de bon sens ne seront pas appliquées, le chaos perdurera.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 7 juin 2021

Le Danemark, avant-poste du refus des migrations massives ?, par Paul Vermeulen

Danemark immigration

L’époque où la Scandinavie, en particulier la Suède et le Danemark, appliquant le credo social-démocrate du « vivre ensemble » et des « bienfaits » du multiculturalisme, ouvrait ses portes en grand aux migrants, qualifiés de « réfugiés », serait-elle révolue ? Depuis trois ans, le Danemark a mis un tour de vis à sa politique migratoire. Ce pays l’accentue même, soucieux de survie identitaire et de lutte contre la criminalité et la délinquance. Les Danois regardent la réalité en face : les migrations massives sont la source du développement de la violence.

Le Parlement du Danemark a donc adopté jeudi 3 juin 2021 une loi qui l’autorise à transférer ses demandeurs d’asile en dehors de l’Union européenne dès qu’ils arrivent sur le territoire danois. Cela choque les médias publics français, RFI par exemple, qui annonçait cette décision ainsi : « Délocaliser les demandes d’asile, ce dont rêvent toutes les extrêmes droites européennes, le gouvernement de la sociale-démocrate Mette Frederiksen l’a fait. »

Que dit la loi ?

Que prévoit la loi ? Tout candidat à l’asile arrivant au Danemark sera aussitôt mis dans un avion en direction du Rwanda, de l’Erythrée ou d’autres pays ayant accepté de traiter sa demande d’asile. Le Danemark paiera les frais. L’idée n’est pas neuve et, contrairement à ce que paraît penser RFI, elle a été envisagée ailleurs. Macron avait évoqué cette possibilité durant sa campagne présidentielle. Reste que le Danemark est le premier pays de l’UE à mettre en œuvre un embryon de remigration. Une bonne nouvelle pour les populations européennes, en particulier pour les jeunes femmes, plus souvent victimes qu’à leur tour de l’hystérie migratoire. Si la demande d’asile est prise en compte, le migrant peut éventuellement entrer au Danemark, sans certitude. Si la demande est rejetée, ce sera au pays coopérant avec le Danemark de renvoyer le migrant chez lui. Un premier pas en avant vers « l’Afrique aux Africains », ce qui fut d’ailleurs longtemps la revendication des Africains eux-mêmes, une revendication à laquelle il paraît sage d’accéder. Un pas en avant sans doute symbolique, le Danemark ayant eu seulement 1 500 demandes d’asile en 2020, mais une loi qui ouvre peut-être enfin la boîte de Pandore dans le bon sens.

Les danois sont ainsi les premiers Européens à réagir face à l’immigration massive. Le Danemark, et en particulier Copenhague, connaît une flambée des violences imputables à des immigrés depuis bientôt dix ans, avec une recrudescence depuis cinq ans. Il n’est pas rare de voir débouler des musulmans et/ou Africains sur des vespas et tirer sur tout ce qui bouge. Au cœur de Copenhague. Le fruit de guerres entre bandes ethniques. Certains quartiers sont à 90 % étrangers.

C’est ce qui avait déjà conduit le Danemark, en 2018, à baisser les allocations pour les migrants, à doubler les peines de prison, à extraire les criminels des cités et à rendre obligatoire la crèche pour les enfants de migrants. Des mesures de bon sens, des mesures de survie identitaire. Prises par un gouvernement social-démocrate. Reste à mener une grande politique européenne de remigration : le grand remplacement n’est pas une fatalité.

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 4 juin 2021