Un an après le démantèlement de la jungle de Calais, les migrants sont toujours là

15/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Plus d’un an après le démantèlement de la jungle, la ville de Calais fait toujours face à une crise migratoire, alors qu’Emmanuel Macron viendra en visite ce mardi.

Le gouvernement a désormais annoncé qu’il ne voulait pas de point de fixation aux alentours de la ville, entraînant le démantèlement de tout camp par les force de l’ordre alors que plus de 1 000 migrants seraient toujours à la rue.


Le pape François lance encore un appel pour accueillir les migrants en Europe

15/01/2018 – MONDE (NOVOpress)
Le pape François a une nouvelle fois lancé un appel à l’hospitalité envers les immigrés. “Le péché est de renoncer à la rencontre avec l’autre”, a-t-il martelé à l’occasion de la 104e Journée mondiale des migrants et réfugiés.

Les communautés locales ont parfois peur que le nouveau venu dérange l’ordre établi, prenne ce qui a été laborieusement acquis. Et le nouveau venu arrive aussi avec des peurs. Peur de la confrontation, du jugement, de la discrimination, de l’échec. Ces craintes sont légitimes, basées sur des doutes compréhensibles d’un point de vue humain. Avoir des doutes et des craintes n’est pas un péché. Le péché c’est de laisser ces craintes déterminer nos réponses, conditionner nos choix, compromettre le respect et la générosité.

“Le péché est de renoncer à la rencontre avec l’autre”. Et si l’on préférait défendre les nôtres avant les autres ?


Invasion migratoire – Macron va-t-il céder ?, par Caroline Parmentier

Dans le délirant « il faut les accueillir tous » qui est devenu le seul credo (y compris de l’Eglise catholique) quelle est la capacité de résistance de Macron face à ces structures militantes de gauche et d’extrême gauche, face à la presse et aux « assoces », face à sa propre majorité ?

La une de L’Obs, titrée « Bienvenue au pays des droits de l’homme » sort la grosse cavalerie. On y voit Emmanuel Macron derrière des barbelés évoquant les camps de la Seconde Guerre mondiale, afin de dénoncer sa politique migratoire. Tandis que l’intellectuel qui vit dans les beaux quartiers, Jean-Marie Le Clézio, se fend d’un édito fleuve pour dénoncer le « déni d’humanité insupportable » de la France dans le traitement des migrants.

2018 a commencé avec son flot de migrants, de « réfugiés » et de clandestins qui errent dans les rues, à Paris et ailleurs. Les centres d’hébergement d’urgence, les hôtels et les foyers déjà remplis en hiver de sans-abris, sont sursaturés. Alors qu’il n’a encore rien fait et qu’il n’annonce que des mesures a minima, modérées au vu de la situation, Emmanuel Macron est dénoncé pour sa « ligne dure » et son « virage sécuritaire » intolérables, jusque dans ses propres rangs.

« Hébergement inconditionnel »

Pour tenter de désengorger les centres, le gouvernement a publié en décembre une circulaire sur le recensement des étrangers. Des « équipes mobiles » doivent y être envoyées afin de recueillir des informations sur la situation administrative des personnes hébergées. L’objectif est de savoir précisément qui est accueilli dans ces lieux, de rediriger dans d’autres structures ceux qui ne doivent pas s’y trouver afin de libérer des places pour les sans-abri. Et à terme, tenir la promesse présidentielle (pas tenue) : « Plus personne dans les rues d’ici fin 2017 ». Mais même ça, c’est déjà hautement scandaleux. C’est du nazisme.

L’éloignement des faux demandeurs d’asile (au bénéfice des vrais !) soulève l’indignation. Vingt-six associations (Fédération des acteurs de la solidarité, Emmaüs, Secours catholique, Médecins sans frontières ou encore la Fondation Abbé Pierre) ont saisi le juge des référés du Conseil d’État pour obtenir la suspension de la circulaire. Pas question que « les équipes du ministère de l’Intérieur » procèdent à des « contrôles », « étiquetages » et « triages » qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire. Personne ne met le nez dans les affaires, la pagaille et les magouilles des « assoces » dans la gestion des migrants, vache sacrée au-dessus des lois. L’Etat (c’est à dire nous) est juste bon à les subventionner.

« On touche à notre ADN qui est l’hébergement inconditionnel des personnes », a déclaré Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité. Accueil inconditionnel pour tous les clandestins ! La France est riche, la France est le pays des droits de l’homme, la France est multiculturelle, multireligieuse, pluri-ethnique. Avec les succès que l’on sait, à tous les niveaux.

Emmanuel Macron est parfaitement conscient de la mission régalienne pour laquelle il est aujourd’hui au pied du mur. « Il faut se garder des faux bons sentiments, il y a beaucoup de confusion chez les intellectuels », a-t-il déclaré à l’intention de Le Clézio. Macron connaît l’opinion publique, il sait qu’elle n’est pas représentée par L’Obs. A 60 % parfois à 70 % et malgré la propagande permanente, les derniers sondages montrent que les Français et les Européens jugent que le nombre d’immigrés est trop élevé et qu’ils souffrent de l’immigration incontrôlée. Le président sait qu’il est attendu au tournant sur cette question-là qui est liée à beaucoup d’autres : crise économique, chômage, communautarisme, islamisation, terrorisme. Si rien ne change, les élections de 2022 vont arriver très vite.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2018

Invasion migratoire – Brigitte Bourguignon (LREM) : “la question de l’accueil doit demeurer inconditionnelle”

11/01/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée mardi de Politique matin, la présidente de la commission des Affaires sociales n’a pas souhaité se prononcer sur le maintien de cette circulaire du ministère de l’Intérieur qui demande des contrôles des situations des demandeurs d’hébergement d’urgence.

La députée Brigitte Bourguignon (LREM) affirme toutefois que “la question de l’accueil doit demeurer inconditionnelle“.


Louis Aliot : « l’indignation sur le contrôle des migrants est injustifiée »

21/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Louis Aliot, vice-président du Front national était l’invité du matin de RFI, le mercredi 20 décembre. Il répondait aux questions de Frédéric Rivière.

Il est sain pour un État de savoir combien de personnes sont dans ces centres d’hébergement pour migrants, qui ils sont ? Et, d’adapter la politique migratoire ou de solidarité en fonction de ces effectifs.


Migrants : une loi pour faire respecter la loi !, par Guy Rouvrais

Gérard Collomb Guerre raciale

Il paraît que le président de la République a un plan terrible pour lutter contre l’immigration illégale dont les belles consciences s’émeuvent, comme la presse de gauche et les associations de soutien aux immigrés qui se mobilisent déjà pour y faire échec (voir Présent du 19 décembre). En quoi consiste ce plan ? A faire respecter la loi ! Inouï, n’est-ce pas ? Cela veut dire quoi ? Que la loi n’est pas respectée par ceux-là même dont c’est le devoir. Et que fait-on, en France, quand une loi n’est pas observée ? On en fait une autre dont l’objectif est le même. Le chef de l’Etat en avait énoncé le principe à Orléans le 27 juillet, en annonçant « une vraie politique de reconduite aux frontières », souhaitant que la France reconduise « de manière intraitable celles et ceux qui n’ont pas de titre ». Ce qu’il nous présente comme une initiative audacieuse, si ce n’est héroïque, c’est ce qui aurait dû être depuis toujours !

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, va donc élaborer un texte nouveau pour pallier la non-application des anciens. On nous rebat sans cesse les oreilles avec l’état de droit auquel nous devons une révérence républicaine, mais comment, depuis des décennies admettre que 96 % des déboutés du droit d’asile restent sur notre territoire, selon un rapport de la Cour des comptes ? Dans la loi Collomb en gestation il est prévu de les expulser, ou du moins d’en « éloigner » – ô euphémisme politiquement correct ! – le plus possible. C’est ce qui indigne Le Monde qui, dans un éditorial, assure que « l’honneur de la France est en jeu » parce que le ministre de l’Intérieur « affiche une volonté d’expulser massivement les déboutés du droit d’asile ». Est-ce qu’ils sont expulsables ? La réponse est oui. Où est le problème alors ? Qu’ils le soient « massivement » ? Si c’était au compte-gouttes, l’honneur de la France serait-il sauf ? S’ils restent massivement sur notre territoire il n’est pas étonnant qu’ils soient expulsés massivement, encore qu’on n’ait encore rien vu.

Il y a aussi le sort des « dublinés » qui bouleverse la conscience universelle. Derrière ce néologisme se cachent (à peine…) ceux des candidats à l’asile justiciables de l’accord de Dublin prévoyant de renvoyer le postulant dans le pays où il a fait sa première demande s’il en tente une autre dans un Etat de l’Union européenne. Eux aussi sont expulsables, mais ils restent. Pour éviter cette situation, le projet gouvernemental vise à placer les « dublinés » en rétention avant leur expulsion effective. C’est simplement se donner les moyens de faire respecter la loi européenne. Où est le scandale ?

Macron et Collomb vont-ils faire ce à quoi leurs prédécesseurs ont renoncé ? On aimerait que soit le cas, mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Nous avons tellement entendu d’aussi fermes propos débouchant sur autant de renoncements que le scepticisme l’emporte sur l’optimisme. Souvenons du Sarkozy de 2007 qui, c’était promis, allait régler la question dès qu’il serait aux affaires et n’en a rien fait et a même supprimé ce qu’il appelait la « double peine » et a promu au rang de secrétaire d’Etat une Fadela Amara chantre gauchiste de l’immigration sans limite.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 21 décembre 2017

Le Monde désinforme sur l’invasion de la France

20/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion de la « Journée internationale des migrants », lundi dernier, les autoproclamés « Décodeurs » du Monde republient une série en six volets sur « les idées reçues concernant les migrants ».

Le premier volet s’intitule « Ils envahissent la France ». Il accumule les absurdités : il réduit l’invasion migratoire aux demandeurs d’asile, sous-entend que les demandeurs d’asile déboutés qui restent en France ne sont pas si nombreux, prétend que le nombre de réfugiés et d’immigrés est faible rapporté à la population, ou encore que le regroupement familial ne concerne que peu de monde.

De la pure désinformation puisqu’une invasion migratoire ne peut s’analyser que sur la durée. C’est l’accumulation année après année du solde migratoire annuel, nourri notamment par les demandes d’asile et les obstacles à l’éloignement des étrangers en situation irrégulière, qui fait une invasion.


Louis Aliot à Jean-Jacques Bourdin : “Est-ce que les gens comme vous qui défendez l’accueil des migrants, vous en accepteriez chez vous ?”

Nicolas Bay : “On fait une journée des migrants, on n’a jamais fait une journée des SDF !”

Accueil des migrants : Patrick Doutreligne veut changer les règles pour éviter les expulsions

19/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Président de l’Union d’associations sanitaire et social, Patrick Doutreligne s’inquiète de la volonté du gouvernement de recenser les personnes en centres d’hébergement.

Celui-ci s’inquiète alors de la méthode qui pourrait être mise en place :

C’est inquiétant parce qu’on a un discours qui dit qu’on va mieux accueillir les migrants, mais derrière c’est pour mieux les expulser.

Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a, en effet, déclaré ce lundi 18 décembre, que des personnes étaient logées dans des hôtels “depuis quinze ans”. Une situation qui ne toucherait en réalité qu’une minorité de personnes d’après Patrick Doutreligne.

Pour le président de l’Union d’associations sanitaire et social, “Il faut changer les règles pour ceux qui sont là depuis si longtemps. Ils peuvent être accueillis un petit peu différemment“…


La circulaire du gouvernement visant à recenser les immigrés illégaux hébergés dévoilée

14/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Ce mercredi, l’Agence France Presse a dévoilé la circulaire du ministère de l’intérieur sur le recensement des étrangers en centres d’accueil d’urgence.
Celle-ci a pour but d’évaluer la situation administrative des immigrés illégaux hébergés actuellement dans ces centres.

Différents cas de figures se poseront alors. Les étrangers entrant dans les critères permissifs de l’ONU les définissant comme réfugiés seront alors dirigés vers un logement pérenne. Les autres immigrés pouvant bénéficier du droit d’asile seront alors redirigés vers le dispositif dédié.

Enfin, les quelques étrangers faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire se verraient proposer une aide au retour.
Une fois encore, l’accumulation de moyens déployés pour satisfaire des immigrés entrés illégalement sur le territoire laisse rêveur.


Huit clandestins sur dix refusent que les flics prennent leurs empreintes

Empreintes Clandestins

06/12/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Près de huit clandestins sur dix interpellés dans l’Union européenne refusent que leurs empreintes soient relevées, empêchant de facto l’application des accords de Dublin, donc leur renvoi vers le pays par lequel ils sont entrés. Une information qui figure dans un rapport du sénateur Buffet, dont Minute se fait lécho cette semaine dans l’article ci-dessous.

L’article 55-1 du code de procédure pénale stipule que « le refus, par une personne à l’encontre de laquelle il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre une infraction, de se soumettre aux opérations de prélèvement (empreintes digitales, photographies) ordonnées par l’officier de police judiciaire est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ».

Mais, ça, c’est uniquement pour les Français. Parce que, pour les clandestins, refuser de faire enregistrer ses empreintes, c’est un an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende… et uniquement depuis 2016. Une honteuse discrimination accentuée par les juges, car, écrit François-Noël Buffet, « en pratique, les parquets n’engagent que très peu de poursuites, voire aucune » ! Il y aurait pourtant matière : « 62 % des étrangers interpellés par la direction centrale de la police aux frontières (DCPAF), écrit le sénateur Buffet, refusent que leurs empreintes soient recueillies » ! Sans aucune conséquence autre, donc, que leur maintien… en France.

Dans la gestion des flux migratoires, la question des empreintes est centrale. Depuis les accords de Dublin, signés en 1990, c’est le pays qui prend les empreintes du clandestin pour les inscrire dans le fichier Eurodac qui est prié de prendre en charge ses démarches d’asile. Comme l’explique Buffet, « à titre d’exemple, une personne ayant déposé sa demande d’asile en Grèce avant de se rendre en France doit être “réadmise“ vers la Grèce, seul pays compétent pour traiter son dossier ».

Mais justement parce qu’on on ne veut pas les voir revenir, dans des pays comme la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Italie ou la Grèce, on ne se précipite pas pour relever les empreintes de ceux que l’on a réussi à appréhender. Concrètement, seuls 23 % des clandestins interpellés dans l’UE après « franchissement irrégulier d’une frontière extérieure de l’Union européenne » font « l’objet d’un prélèvement d’empreintes digitales »… C’est ce que Buffet nomme poliment une « stratégie d’évitement »…

Article paru dans Minute n° 2850 du 6 décembre 2017

La Commission européenne appelée à couper les fonds à la Hongrie : pour lui faire payer sa gestion des migrants ?

01/12/2017 – HONGRIE (NOVOpress)
La Hongrie dénonce une attaque politique. L’objet de sa colère, c’est une lettre, dans laquelle la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest.

Dans ce courrier, une demande surprenante : la Commission européenne est appelée à couper les fonds à Budapest, jusqu’à ce que “les libertés démocratiques fondamentales soient rétablies et la corruption combattue.” La correspondance, datée du 23 novembre, est signée par un ancien ministre des Finances allemand, et trois ex-commissaires européens.

Janos Lazar, porte-parole du Premier ministre, s’insurge :

C’est une attaque politique de la gauche. Les libéraux et les socialistes, les opposants du Fidez et les chrétiens-démocrates l’ont réclamée à la Commission européenne. Ca n’a rien à voir avec la vraie vie et la réalité.

Il semble surtout que Bruxelles souhaite faire payer la Hongrie pour son refus d’accueillir plus de migrants…


Une église marseillaise occupée par des migrants

23/11/2017 – FRANCE (NOVOpress)
L’église Saint Ferréol accueille depuis mardi 21 novembre une quarantaine de jeunes migrants, avec la bénédiction du clergé local.
Ces migrants, avec leurs soutiens associatifs, entendent par ce biais défendre la cause des mineurs isolés. Cette situation d’occupation n’a en rien perturbé la dispense des sacrements, puisque la messe est encore célébrée dans l’église.

Le recteur de Saint Ferréol, en accord avec l’évêque, estime que “l’Eglise n’est pas indifférente au sort des jeunes et des moins jeunes. Le département des Bouches du Rhône et les autorités doivent se mettre en mouvement et entendre ce cri“.


Israël va expulser sans état d’âme 40 000 immigrés clandestins africains

Israël Migrants Clandestins

Netanyahou Clandestins21/11/2017 – ISRAEL (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : Dimanche, le gouvernement israélien a voté à l’unanimité la fermeture du centre de rétention pour migrants de Holot, dans le désert du Neguev, et donné aux clandestins « un délai de trois mois pour quitter le pays faute de quoi ils seront expulsés » :

« Selon des chiffres officiels à fin juin, rapporte l’AFP, 38 043 migrants africains, dont 27 494 Erythréens et 7 869 Soudanais, se trouvaient illégalement en Israël. »

Pour le premier ministre Benjamin Netanyahu, il s’agit maintenant de passer à « l’expulsion accélérée », après les deux premières étapes qu’ont été la construction d’une barrière à la frontière égyptienne puis, déjà, l’expulsion de 20 000 clandestins africains.

Selon le ministre de la Sécurité publique, Gilad Erdan, cité par l’Agence France Presse,

« Holot était devenu “un hôtel” pour migrants en situation irrégulière “à la solde des contribuables, ce qui n’encourage pas leur sortie” et coûte 240 millions de shekels (environ 58 millions d’euros) par an ».

Il est notable de remarquer qu’aucune voix internationale ne s’est élevée contre cette décision. Le contraste entre cette politique migratoire ferme et le laxisme de la plupart des pays européens est frappant.

Cédric Herrou : la fabrique d’un héros par les médias dominants

Il est devenu la coqueluche des médias. Depuis plusieurs mois, Cédric Herrou multiplie les passages à la télévision, dans les journaux et à la radio. Ses nombreuses apparitions l’ont fait sortir de l’anonymat et certains journalistes n’hésitent pas à le qualifier de « héros ». Il aurait même refusé un film inspiré de sa vie « avec peut-être Romain Duris ou Vincent Cassel dans (son) rôle », s’est-il confié au Parisien. Retour sur une construction médiatique manichéenne.

Le métier de Cédric Herrou ne le destinait pas à connaitre la notoriété. En parallèle à ses activités professionnelles d’agriculteur à la frontière franco-italienne, M. Herrou est un militant « pour l’aide aux migrants ». Quelles sont donc les actions qui l’ont sorti de l’ombre pour l’exposer aux spotlights des plateaux de télévision ?

Une activité militante et judiciaire intense

Août 2016 : « Cédric Herrou (est) inquiété par la justice pour avoir transporté des Erythréennes, avant que l’affaire soit classée sans suite » le 10 février 2017, nous informe Le Monde. Une interview filmée accompagne l’article du journal du soir dans laquelle il est indiqué que « depuis 6 mois, Cédric Herrou estime qu’il a déjà aidé près de 200 personnes à franchir la frontière ».

Octobre 2016 : Cédric Herrou est mis en garde à vue « pour avoir installé sans autorisation une cinquantaine de migrants dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté, à Saint-Dalmas-de-Tende (Alpes-Maritimes), ainsi que pour l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale », nous informe France 24.

Janvier 2017 : L’Express nous relate que Cédric Herrou a été « de nouveau placé en garde à vue mercredi soir pour infraction à la législation sur les étrangers, a annoncé son avocat ».

10 février 2017 : Le militant est « condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Nice, vendredi 10 février. La justice reproche à cet agriculteur d’avoir pris en charge des migrants sur le sol italien ». « Il a, en revanche, été relaxé des autres faits qui lui étaient reprochés : l’installation, en octobre 2016, sans autorisation d’une cinquantaine d’Erythréens dans un centre de vacances de la SNCF désaffecté (…), ainsi que l’aide au séjour et à la circulation de migrants en situation illégale » selon Le Monde.

17 juillet : Nice-Matin nous informe qu’« environ 130 demandeurs d’asile sont arrivés lundi matin en gare de Nice ». « Un nouveau convoi de réfugiés, plus important que les fois précédentes ». « Dès leur arrivée, ils ont été escortés par la police sur le trajet qui les mène à la Plateforme d’aide aux demandeurs d’asile (…), afin de déposer un dossier. D’après David Nakache, le président de l’association “Tous citoyens”, une vingtaine de demandeurs d’asile arrivent chaque jour dans la propriété de Cédric Herrou ».

24 juillet : Le journal Nice-Matin annonce que « plus de 200 migrants sont arrivés à Nice pour demander l’asile », accompagnés par Cédric Herrou et José Bové.

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