Crise des migrants dans les médias : défense et illustration de l’immigration clandestine

migrants médias

En cet été 2022, la lecture d’articles des médias de grand chemin consacrés à l’immigration clandestine est une source inépuisable de perplexité. Notre revue de presse du 4 juillet révèle en effet un parti-pris éditorial excessivement favorable aux migrants illégaux, excluant tout autre éclairage sur une submersion migratoire qui ne dit pas son nom.

Le choix des articles

Nous avons le 4 juillet sélectionné 5 articles à partir du mot clef « migrants » sur un célèbre moteur de recherche. Les articles proviennent de médias différents : une radio périphérique : Europe 1, un quotidien national : Le Figaro, une radio internationale de service public : RFI, une radio nationale de service public : France Info et un quotidien régional : Ouest-France.

Europe 1 : l’impossible résistance à l’immigration clandestine

La Grèce fait face depuis plusieurs années à une immigration clandestine considérable venue de Turquie, en dépit d’un accord conclu en 2016 entre l’Union européenne et ce pays visant à la contenir.

Durant le 2ème semestre 2022, comme le relate notamment le site Infomigrants, le rythme des arrivées clandestines en Grèce depuis la Turquie s’est accéléré. Cette accélération fait très probablement suite aux déclarations du Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, devant le Congrès américain le 17 mai, évoquant les menaces et violations de son espace aérien et maritime opérées par un pays tiers, dont tous les observateurs ont compris qu’il s’agit de la Turquie. Les suspicions sont fortes que le gouvernement turc ouvre les vannes de l’immigration clandestine afin de déstabiliser la Grèce.

On pourrait donc s’attendre à ce que les médias s’attachent à présenter la crise migratoire sous l’angle de ces manœuvres. Mais, non, rassurez-vous, pour Europe 1, la question essentielle est de savoir si « la Grèce refoule les migrants qui tentent de rejoindre ses côtes ». Dès le sous-titre de l’article, mis en ligne sur le site de la radio, le ton est donné : « pour de nombreuses ONG, cela s’apparente à des refoulements, une pratique illégale ». Le droit est une fois de plus présenté comme un sésame qui permet d’entrer sans autorisation dans n’importe quel pays européen. C’est de façon à peine voilée que le gouvernement grec, qui refuse de laisser son pays se faire submerger par l’immigration clandestine, est mis en accusation, ceci alors que la Turquie est rétribuée pour garder les migrants sur son territoire. Une bien curieuse inversion accusatoire…

Le Figaro et « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla »

Vendredi 24 juin, plusieurs milliers de migrants ont tenté, parfois violemment, d’entrer dans le territoire espagnol de Melilla, en Afrique du nord. Au cours de l’assaut, au moins 27 migrants sont morts. Les blessés se comptent par centaines parmi les migrants et les forces de l’ordre marocaines et espagnoles.

On pourrait s’attendre que le débat se porte après cet assaut d’une rare violence sur l’insuffisante protection des frontières espagnoles.

Que nenni ! pour évoquer ces événements, Le Figaro choisit dans le sous-titre d’un article publié le 3 juillet un extrait d’une interview qu’a donnée le Premier ministre espagnol qui s’attarde sur « la question de la violation des Droits de l’Homme dans la tragédie de Melilla doit être posée à Rabat ». Si la réaction de Pedro Sanchez est importante, Le Figaro aurait tout aussi bien pu donner la parole à un observateur averti de cette crise migratoire permanente en Afrique du nord, comme par exemple Ruben Pulido, qui sur le site d’information La Gaceta de la Iberosfera, met à jour le business des passeurs qui s’affiche ouvertement sur les réseaux sociaux.

Sur RFI, les conditions de détention des passeurs sont mises en accusation

« En Italie, près de 27 000 migrants ont posé le pied sur les côtes du pays depuis le début de l’année. Les récentes arrivées en Calabre et en Sicile confirment une tendance à la hausse : plus de 7 000 personnes en plus par rapport à la même période l’année dernière », nous informe RFI dans un article du 4 juillet.

Dans ce contexte, la lutte contre les passeurs devrait être menée avec une grande fermeté. La chaine de radio a pourtant choisi un angle très subjectif pour aborder le trafic d’êtres humains : donner la parole à une O.N.G. qui critique fortement les incarcérations des passeurs, dans un savant amalgame entre passeurs et migrants : « À Palerme, l’association Arci Porco Rosso, qui vient en aide aux migrants, dénonce leurs conditions de détention, les procès hâtifs dont ils font l’objet et leur criminalisation ». Les passeurs auraient-ils bonne presse sur le service publique de radio ?

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Immigration clandestine : répartir ou renvoyer les migrants ? L’heure des choix

remigration

Comment faire face à l’immigration clandestine extra-européenne toujours plus importante qui arrive dans le sud de l’Europe ? Vaut-il mieux l’organiser en la répartissant entre pays européens ou faut-il la dissuader en renvoyant les migrants en Afrique ? En fonction de l’objectif poursuivi, des pays européens ont adopté des politiques radicalement différentes en la matière. Les premiers enseignements que l’on peut en tirer montrent qu’il est pour l’heure plus facile de céder au business des passeurs que de tenter de l’arrêter en organisant des relocalisations de migrants en dehors de l’Europe.
Par Paul Tormenen, juriste et spécialiste des questions migratoires.

Une pression migratoire croissante

Avec la fin des restrictions des déplacements internationaux et la crise alimentaire qui se profile en Afrique, les migrants clandestins sont de plus en plus nombreux à arriver en Europe.

L’agence de garde-côtes et garde-frontières Frontex a recensé entre janvier et mai 2022 86 420 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’U.E (1). Et encore, ce nombre, en progression de 82 % par rapport à 2021, ne prend en compte que les franchissements détectés par l’agence européenne. Il apparaît largement sous-évalué au regard des statistiques tenues par le HCR des Nations unies, notamment concernant le nombre de migrants arrivés clandestinement en Espagne (2).

Il faut ajouter à ces recensements tous les extra-Européens arrivés légalement qui se maintiennent illégalement dans les pays de l’U.E. après l’expiration de leur titre de séjour. Un autre facteur contribue à l’augmentation constante du stock de clandestins présents en Europe : la forte progression du nombre des demandes d’asile déposées au sein des pays de l’U.E. Elles ont atteint 535 000 en 2021, soit 28 % de plus qu’en 2020 (3). Bien que la grande majorité d’entre elles soit rejetée, les déboutés de l’asile venus pour des raisons économiques restent ultra-majoritairement sur le territoire européen. Ainsi, en 2021, sur les 342 100 clandestins ayant reçu un ordre de quitter le territoire européen, seuls 82 700 sont effectivement partis du pays où ils se trouvaient, soit moins d’un sur quatre ! (4).

Face à l’essor de l’immigration clandestine et des demandes d’asile, des pays européens ont pris des orientations radicalement différentes. Les uns ont choisi d’organiser une répartition entre pays européens des clandestins arrivés dans le sud de l’Europe, au risque de susciter de nouveaux départs des côtes africaines et turques. D’autres, moins nombreux, veulent dissuader les arrivées clandestines sur leur territoire en organisant la relocalisation de migrants en Afrique. Nous présentons ci-après un résumé de ces initiatives radicalement divergentes.

La répartition et relocalisation des migrants en Europe

L’immigration clandestine à destination de l’Europe transitant par la mer Méditerranée a pris une ampleur considérable depuis le début des années 2010. Au plus fort de ladite « crise migratoire » en 2015, la Grèce et dans une moindre mesure l’Italie ont été confrontées à un afflux massif de migrants. La Commission européenne et des chefs d’États de pays européens ont souhaité alléger la pression sur les pays de première entrée, non pas en renvoyant les clandestins chez eux, mais en organisant la relocalisation de migrants dans d’autres pays européens sur la base de quotas.

En septembre de cette même année, le Conseil de l’Union européenne adoptait un mécanisme temporaire de répartition et de relocalisation de 160 000 demandeurs d’asile présents dans le sud de l’Europe dans les différents pays composant l’Union européenne (5).

Au terme de cet accord, fin 2017, seuls deux pays européens ont rempli les objectifs quantitatifs de relocalisation de migrants qui leur étaient assignés (6). Mais les foudres de la Commission européenne se sont portées sur trois pays en particulier : la Pologne, la Hongrie et la République tchèque. En avril 2020, ces trois pays étaient condamnés pour non-respect de leurs quotas d’accueil de migrants par la Cour de justice de l’Union européenne (7).

Quatre ans plus tard, en septembre 2019, un préaccord sur un « mécanisme européen de répartition » était conclu entre neuf pays membres de l’U.E. à Malte. Celui-ci visait à répartir et à relocaliser des migrants arrivés clandestinement dans les pays du sud de l’Europe par la mer Méditerranée centrale (8). Néanmoins, les négociations n’ont pas permis d’obtenir un accord pérenne, qui s’appliquerait à tous les débarquements de clandestins en Europe. Cela n’a pour autant pas empêché que de nombreuses répartitions et relocalisations de migrants aient depuis été organisées à partir de l’Italie et de la Grèce, la France étant l’un des plus pays acceptant de relocaliser le plus de migrants (9).

D’autres opérations de grande envergure ont été organisées, notamment la relocalisation de 1 600 jeunes migrants en mars 2020 suivie de celle de plus 4 000 clandestins présents en Grèce en juin de cette même année (10).

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Melilla : quand le concept d’invasion migratoire devient spectaculaire

Melilla

Vendredi 24 juin, en quelques heures à peine, près de 2.000 migrants ont tenté de forcer la frontière espagnole avec le Maroc, à Melilla. Des centaines de blessés, 23 morts et des gardes-frontières qui ont dû faire face à une violence inouïe de la part des clandestins. L’attaque de Melilla semble être particulièrement symbolique : c’est la première fois que l’Espagne fait face à un assaut migratoire d’une telle ampleur, avec des migrants bien décidés à en découdre.

Une attaque contre l’Espagne ?

En conférence de presse, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est indigné de cet « assaut violent […] et organisé par des mafias qui se livrent au trafic d’êtres humains, contre une ville qui est un territoire espagnol. Il s’agit d’une attaque contre l’intégrité territoriale de notre pays », a-t-il ajouté.

Interrogés par l’agence de presse espagnole EFE, des témoins affirment avoir vu de nombreux migrants armés de couteaux artisanaux, de marteaux, pierres et bâtons mais aussi de poches remplies d’acide à lancer sur les gardes-frontières espagnols. Un équipement qui laisse à penser que ces individus, d’origine subsaharienne pour la plupart, avaient dès le départ des intentions particulièrement belliqueuses. Face à une situation qui s’est très rapidement envenimée, acculant de nombreux gardes-frontières, les autorités marocaines se sont décidées à intervenir et disperser l’assaut migratoire en employant la méthode forte et provoquant la mort de nombreux migrants. Un engagement marocain par ailleurs salué par le gouvernement espagnol qui s’est félicité d’une « coopération extraordinaire » entre les deux pays. Après des années de tension, le Maroc et l’Espagne semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur la gestion des afflux migratoires en provenance des pays d’Afrique subsaharienne.

Pour José Maria Ballester, journaliste espagnol interrogé par Boulevard Voltaire, « l’Espagne est contrainte d’agir avec les susceptibilités politiques du Maroc, qui dispose des clés d’entrée à Melilla, et avec celles de l’Algérie car l’Espagne dépend du gaz algérien ». Sur les 2.000 migrants qui ont tenté de forcer les clôtures barbelées qui séparent Melilla de Nador, la petite ville marocaine jouxtant Melilla, un peu moins de 200 sont parvenus à pénétrer sur le territoire espagnol. Ils ont été rapidement interpellés par les autorités, leur sort reste inconnu à cette heure.

Un drame qui en cache d’autres ?

L’attaque de Melilla n’est pas une première. Cela fait des années que l’Espagne, seul pays d’Europe disposant de frontières directes avec le continent africain, fait face à des offensives migratoires vers ses enclaves territoriales de Ceuta et Melilla. En mai 2021, ce sont plus de 10.000 migrants qui avaient tenté de forcer la frontière espagnole à Ceuta, provoquant une crise diplomatique entre Madrid et Rabat. Le premier accusait le second de laxisme vis-à-vis des migrants africains. À l’heure où la démographie africaine continue d’exploser et où les flux migratoires ne cessent de croître, les enclaves européennes de Ceuta et Melilla risquent de connaître, dans les années à venir, des périodes mouvementées.

Pour José Maria Ballester, « toute l’Europe devrait soutenir l’Espagne. Les migrants qui arrivent chez nous repartent ensuite vers la France et les autres pays de l’espace Schengen. Ce qui se passe à Ceuta et à Melilla concerne l’avenir de l’Europe. »

En Espagne, une lassitude vis-à-vis de l’immigration saisit la population comme en France. Incivilité, mineurs isolés, islamisation, les Espagnols soupirent de désespoir à mesure que leurs frontières deviennent des passoires. José Maria Ballester affirme, non sans cynisme, que « les Espagnols deviennent de plus en plus Français… »

Mais quelles solutions à ces incessants flux migratoires ? Si le journaliste assure qu’il faudrait « faire comprendre aux pays de départ qu’ils doivent garder leurs ressortissants », difficile d’y voir une issue réaliste alors que les pays d’Afrique subsaharienne voient leur économie stagner, leur population confrontée à un chômage massif et les instabilités régionales s’accroître. Reste que ce vendredi 26 juin, 2.000 migrants, dont des centaines étaient armés, se sont présentés face à des forces de l’ordre espagnoles avec la volonté d’en découdre. C’est finalement le peu d’attention porté aux droits de l’homme de la police marocaine qui semble avoir permis de débloquer rapidement la situation.

Hier, ils étaient 2.000, avaient des couteaux et des poches d’acide. Et demain ? En attendant, l’Afrique continue de voir ses enfants prendre la route de l’Europe dans l’espoir vain d’y trouver un avenir meilleur. La question de l’immigration africaine sera celle des décennies à venir, et c’est à l’Europe qu’il incombe d’y répondre. Mais, alors que les dirigeants du G7 sont rassemblés aujourd’hui, on n’entend parler que de « réponse mondiale ». Décevant…

Geoffroy Antoine

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La trop discrète tentative de justice punitive du militant no-border Cédric Herrou

Cédric Herrou

Cédric Herrou est un militant en faveur de l’abolition des frontières très populaire parmi les médias de grand chemin. Il est fréquemment invité sur les plateaux de télévision et dans les studios de radio pour exposer ses généreuses convictions sur la grande communauté humaine. Ces mêmes médias ont par contre été très discrets sur les dernières frasques du militant no border, qui a récemment essayé de mener une expédition punitive à l’encontre d’un clandestin suspecté de viol. Dommage, car c’est du lourd !

Cédric Herrou, la coqueluche des médias

La France est un pays formidable. On peut y revendiquer avoir fait passer la frontière clandestinement à des dizaines de migrants et être présenté comme un héros, une figure romantique digne de l’admiration de tous. C’est le cas du militant no-border Cédric Herrou.

On ne compte plus ses passages dans les médias. En novembre 2020, sur la chaine France 5, l’émission C l’Hebdo invitait Cédric Herrou afin qu’il présente son dernier livre. En décembre 2020, la radio de service public France Info donnait la parole au militant d’extrême gauche. L’occasion pour lui de nous donner la leçon : « apprendre à partager, c’est l’éducation ».

« Symbole de l’aide aux migrants en France » selon Le Monde en mars 2021, « paysan rebelle ami des migrants » pour Ouest France en juin 2021. On pourrait multiplier les exemples de tribunes qui lui sont données pour exposer ses convictions en faveur de l’abolition des frontières, qu’il a mises à exécution en allant chercher des clandestins à la frontière italienne pour les amener en France.

Côté pile et côté face

L’Observatoire du journalisme a plusieurs fois eu l’occasion de souligner la présentation manichéenne du militant d’extrême gauche dans les médias. Ainsi, en janvier 2017, nous constations que le passeur avait été dépassé dans son domicile par l’ampleur de l’immigration clandestine qu’il appelle de ses vœux. En novembre 2017, nous relevions quelques outrances dans ses déclarations et sa propension à faire justice lui-même. A l’occasion du festival de Cannes en juin 2018, nous constations que la participation du passeur de clandestins à cet événement était pour lui et son réalisateur l’occasion de populariser son combat, sous l’œil plus que bienveillant d’une large frange des médias.

Justice punitive

La carrière mouvementée du militant d’extrême gauche vient de connaître un nouvel épisode passé sous silence dans les médias de grand chemin. Vendredi 13 mai, Cédric Herrou a mis en ligne sur son compte Twitter une vidéo, vite supprimée. Sur celle-ci, il dénonce le fait qu’une personne suspectée du viol de l’une de ses amies a été remise en liberté après 48 heures de garde à vue.

N’écoutant que son courage face à une justice décidemment trop laxiste, le militant no border indique toujours sur Twitter, dans un tweet déjà supprimé mais sauvegardé par un internaute vigilant :

« Une jeune femme a été violée par cet homme et le procureur de Nice vient de le libérer. Cet homme arrivera en gare de Nice dans la journée. Nous avons tenté de faire justice nous-mêmes mais les policiers sont venus avant ».

Hormis le site Fdesouche et Valeurs actuelles, la seule couverture médiatique que nous avons trouvé de cet événement est celle de Nice-Matin. On apprend dans un article du 13 mai que l’individu suspecté du viol d’une amie de Cédric Herrou, relâché à Breil sur Roya (la commune où C. Herrou vit), a finalement été arrêté à Nice. « L’homme est sous le coup d’une obligation de quitter le territoire », indique laconiquement le journaliste en guide conclusion.

Arroseur arrosé

Résumons. Un militant en faveur de l’abolition des frontières, qui jouit d’une grande popularité dans le monde médiatique, a essayé de faire justice lui-même contre un étranger en situation irrégulière suspecté de viol, car il trouvait la justice de notre pays trop laxiste. Par chance, la police est intervenue avant que l’expédition punitive tourne mal.

En 2019, des habitants d’un village où des migrants sont hébergés par un membre de l’association de Cédric Herrou n’ont pas eu cette chance. Trois migrants nigérians et un Centrafricain y ont agressé un villageois. À la suite de cette agression, la victime et deux de ses amis ont essayé de faire justice eux-mêmes. Comme Le Figaro nous l’apprend, ils ont été condamnés en décembre 2021 à respectivement 18 mois de prison dont 12 avec sursis, six et huit mois de prison ferme. Le jugement les condamnant n’a donc pas retenu le principe de « fraternité » consacré par un autrement jugement, celui du Conseil constitutionnel en faveur de Cédric Herrou…

En conclusion, le tweet lapidaire d’Arpège LA résume les événements :

« L’immigrationniste Cédric Herrou se plaint qu’un migrant violeur soit aussitôt relâché par la “justice”. Belle synthèse ».

Texte repris du site Ojim

[Tribune] L’Union européenne passoire : comment Frontex devient une agence d’assistance aux migrants

migrants frontex

Ce qui devait arriver arriva : le directeur général de Frontex, agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes, Fabrice Leggeri, a été poussé à la démission après des mois de harcèlement d’ONG favorables à l’ouverture de l’Europe aux flux migratoires, ainsi que de la Commission et du Parlement européens. Accusé de refoulements illégaux, ce qu’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) corroborerait, il a jeté l’éponge.

Cette affaire soulève plusieurs interrogations. D’abord, pourquoi mandater l’OLAF, organe chargé de lutter contre la corruption et la fraude financière, pour enquêter ? Il est vrai que, depuis quelque temps, on a l’impression que cet office est instrumentalisé par la Commission pour des motifs politiques et idéologiques.

Ensuite, pour quelle raison les ONG favorables au laxisme migratoire ont-elles une telle influence sur la Commission européenne, comme si elles étaient en « ligne directe » avec le cabinet d’Ursula von der Leyen, comme elles le sont avec certaines rédactions de médias du courant dominant. C’est le signe même de l’empire de l’émotion, plus que de la raison, sur le système.

Enfin, pourquoi les règles relatives aux migrants illégaux ont-elles été systématiquement utilisées à charge contre le directeur général de Frontex, alors même qu’elles ne sont ni claires ni cohérentes ?

L’article 33 de la convention de Genève sur le droit d’asile stipule qu’« aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera un réfugié sur les frontières où sa vie ou sa liberté serait menacée ». La Cour européenne des droits de l’homme, que l’on sait sous influence, a étendu ces règles à toute personne en besoin de protection. Or, une norme juridique, pour être appliquée et efficace, doit être claire et précise. Qu’est-ce qu’une personne en besoin de protection ? Notion imprécise, donc sujette à contestations et procédures.

Si les réfugiés d’Ukraine, en grande majorité des femmes et des enfants qui fuient la guerre, doivent évidemment être accueillis, il est avéré que le droit d’asile a été perverti en filière d’immigration illégale. En France, près de 80 % des demandes d’asile sont rejetées mais les personnes arrivées illégalement sur le territoire ne sont que rarement reconduites à la frontière. Le Sénat avance un taux de 13 à 14 %. Seule une instruction en aval, dans le pays de départ, pourrait être efficace, mais les ONG assimilent ceci à « une occupation étrangère ».

L’exposé des motifs du règlement de 2018 relatif à Frontex reconnaît qu’« il reste beaucoup à faire pour garantir le contrôle efficace des frontières de l’Union et pour accélérer considérablement le retour effectif des migrants en situation irrégulière ». Son article 1 indique qu’il s’agit de s’attaquer « aux défis migratoires, y compris la problématique du retour », ce que confirme l’article 10 qui stipule que le rôle de l’agence est de « contribuer à un niveau efficace élevé et uniforme aux contrôles aux frontières et de retour ».

Or, en pratique, la direction générale de Frontex a vu son action continuellement contestée par les ONG, la Commission et le Parlement européens dans une espèce de schizophrénie qui consiste à assigner des buts de contrôle des frontières et de retours « à un niveau efficace, élevé et uniforme » et, dans le même temps, de mettre en cause les actions menées pour y parvenir au nom de la protection des « droits fondamentaux ».

Mme von der Leyen, Allemande typique qui n’en finit pas de vouloir exorciser les crimes commis par ses parents ou grands-parents, soutenue par la gauche du Parlement européen, souhaitait que des sanctions soient prises contre Fabrice Leggeri. Sa démission met un terme à l’affaire. Elle met un terme, aussi, à l’existence de Frontex en tant que garante de l’intégrité des frontières de l’Union européenne. Désormais, il s’agira d’une agence d’assistance aux migrants.

La promesse était que la contrepartie aux accords de Schengen et à l’ouverture des frontières internes de l’Union européenne serait un contrôle efficace des frontières externes. Le masque et tombé. Il n’en sera rien. Le bla-bla destiné à rassurer le « gogo » électeur continuera à le bercer d’illusions. Il ne s’agit pas de faiblesse mais de volonté idéologique. Le monde doit être ouvert et indifférencié afin de permettre aux flux économiques de se déployer sans contraintes en ayant à disposition le « matériau humain » nécessaire. L’Union européenne est et sera une passoire, parce que le projet est qu’elle le soit. Tant pis pour les peuples européens et ce qui leur reste de liberté.

Stéphane Buffetaut

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’Arabie Saoudite va renvoyer 100.000 migrants éthiopiens dans leur pays, le royaume en a déjà renvoyé 352.000 en 4 ans. L’ONU approuve ces expulsions massives

Ukraine : le nécessaire « tri » entre migrants, la question que les médias de grand chemin ne veulent pas poser

migrants

La guerre en Ukraine qui a débuté le 24 février dernier entraine d’importants mouvements de population. Le gouvernement français a rapidement annoncé que notre pays allait accueillir des réfugiés ukrainiens. Parmi les “migrants” qui arrivent en France, nombre d’entre eux n’ont pourtant pas la nationalité ukrainienne. Ceux qui l’ont souligné ont rapidement et vertement été critiqués par des médias de grand chemin. Était-ce justifié ? Revue de presse.

Le tir de barrage au « tri » des migrants

La question d’un tri entre refugiés ukrainiens et extra-européens a d’abord émergé lors de leur sortie du territoire ukrainien. Le journal La Croix, suivi par de nombreux autres médias, souligne ainsi le 1er mars que « les autorités faisaient le tri à la frontière ukrainienne ». Le journal d’extrême gauche Politis est encore plus explicite et parle d’un « tri racial » entre réfugiés.

Cette polémique ne s’est pas arrêtée là. Dans son édition du 9 mars, le journal Le Figaro révélait que parmi les 5 000 premiers migrants venant d’Ukraine arrivés en France à cette date, « 30 % sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens », suivis par les Ivoiriens, les Marocains et les Indiens.

Cette information allait provoquer un tir de barrage de nombreux médias de grand chemin français favorables à l’accueil inconditionnel des migrants.

« Ukrainiens, Syriens, Afghans… l’accueil des réfugiés en France est-il à géométrie variable ? », s’interroge le Parisien en père la morale le 2 mars.

L’Express se fait la porte-parole des migrants le 3 mars : « Alors que les initiatives se multiplient en France pour accueillir les réfugiés ukrainiens, une éventuelle hiérarchisation entre demandeurs d’asile suscite la polémique ».

L’Alsace s’empresse le 14 mars de faire une « désinfox » de l’article du Figaro. Le quotidien régional estime que « les chiffres officiels « ne disent pas que 30% des réfugiés venus d’Ukraine ne sont pas Ukrainiens. (…) Vendredi, le ministère de l’Intérieur a dit à l’AFP que 97,5% des 10 007 personnes en provenance d’Ukraine contrôlées sur le territoire national par la police aux frontières depuis le 25 février avaient la nationalité ukrainienne ».

Un faisceau d’indices troublant

Alors, la question d’un nouveau coup de bluff à l’occasion de la guerre en Ukraine pour faire accepter toujours plus d’immigration extra-européenne était-elle déplacée ?

Sur les réseaux sociaux, le député Aurélien Taché ex-LREM met en scène son accueil de « réfugiés d’Ukraine ». A voir la photo illustrant cet accueil, nous soulignions le 15 mars que certains arrivent jusqu’en France, plus enfants du soleil que de Kiev.

Bouli Billy relaie un article de La République du centre intitulé : « Orléans accueille ses premiers réfugiés “ukrainiens” ». Il est illustré par la photo de Mohamed et de sa famille.

Les Envahis retweete pour sa part un article de Paris Normandie consacré à l’arrivée de Youssouf à Val-de-Reuil.

Rares sont les journalistes à être allés sur le terrain pour vérifier si l’accueil des réfugiés ukrainiens en France crée un effet d’aubaine. Il est vrai que le sujet est inflammable.

Jean Bexon est de ceux-là. Il a publié sur le site Boulevard voltaire un reportage vidéo au centre Accueil Ukraine, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, près de la porte de la Chapelle. Il constate la présence de « nombreux jeunes Africains parmi les réfugiés d’Ukraine ».

Il relate ses constats dans l’article écrit à l’occasion de cette enquête :

« Une autre grande pièce jouxte la salle de réconfort. Une quarantaine de jeunes hommes, étudiants algériens pour certains, originaires d’Afrique subsaharienne pour d’autres, enregistrent un pré-dossier d’accueil ».

Un chauffeur salarié d’une compagnie de transport privée témoigne : « « Toute la journée d’hier, j’ai vu des “Blacks” ressemblant aux migrants que l’on croise habituellement dans Paris ».

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Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

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Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021

La méthode pour en finir avec le lobby immigrationniste en France

immigration

Après avoir abordé la règle juridique du non refoulement, les frontières poreuses de l’espace Schengen, le fiasco des expulsions des étrangers en situation irrégulière, les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à une réduction du nombre des demandes d’asile, cet article est consacré aux subventions publiques attribuées au lobby immigrationniste en France.
Une tribune de Paul Tormenen.

Chaque année, de nombreuses associations et ONG dont la vocation est l’aide et la prise en charge des migrants bénéficient de subventions publiques d’un montant parfois considérable. À côté de leur mission première, certaines d’entre elles facilitent l’immigration. D’autres font pression auprès du gouvernement pour infléchir sa politique migratoire, en dépit de leur faible représentativité dans l’opinion publique. L’argent du contribuable est ainsi mis au service d’un lobby immigrationniste, sans qu’à aucun moment on ne lui demande son avis. Cette situation n’est pas irréversible, comme nous allons tenter de le démontrer au travers de trois exemples :

– les subventions versées aux ONG ;
– les subventions versées aux associations ayant une mission de service public ;
– les subventions versées aux sites d’information facilitant l’immigration.

I – Les subventions versées aux ONG

Constat – SOS Méditerranée fait partie de ces nombreuses organisations non gouvernementales humanitaires ayant un bateau qui croise en mer Méditerranée. Son activité présentée sur son site paraît sans équivoque : « porter assistance à toute personne […] se retrouvant en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée ». Mais force est de constater que les ONG de sauvetage en mer Méditerranée font partie de la chaîne qui permet chaque année à plusieurs dizaines de milliers de clandestins de gagner l’Europe à partir des côtes d’Afrique du Nord et de Turquie. Certaines d’entre elles ont fait – ou font actuellement – l’objet d’enquêtes judiciaires pour le motif de facilitation de l’immigration clandestine (1).

Parmi les financeurs de SOS Méditerranée figurent des collectivités locales et territoriales françaises (communes, départements, régions). En 2020, une vingtaine d’entre elles apportaient un soutien financier à l’ONG, dans le cadre d’une « plateforme des collectivités solidaires » (2). Les subventions versées l’année dernière par celles-ci atteignaient la coquette somme de 754 000 euros (3). Fin 2021, le nombre de communes et de collectivités qui subventionnent SOS Méditerranée a plus que triplé depuis 2020, pour atteindre 74. Le montant total des subventions versées à l’ONG par celles-ci a fort probablement augmenté dans les mêmes proportions.

Un élu RN du département de l’Hérault a récemment contesté devant le tribunal administratif de Montpellier l’attribution en juillet 2020 d’une subvention de 20 000 euros à l’association SOS Méditerranée (4). Il a invoqué à l’appui de sa requête le fait que la délibération accordant une subvention à l’ONG ne se rattache à aucun domaine d’intervention du département et ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide sociale apportée par le département.

Son action en annulation a été non seulement rejetée, l’élu a été condamné aux dépens (5). Le tribunal administratif de Montpellier a estimé dans un jugement du 19 octobre 2021 que « l’association bénéficiaire poursuit une action internationale à caractère humanitaire, dans le respect des engagements internationaux de la France. Seules ces conditions étant requises par les dispositions précitées de l’article L. 1115-1 du Code général des collectivités territoriales, le département pouvait ainsi légalement lui octroyer la subvention en litige ».

Bien que le financement d’une ONG d’aide aux migrants en mer Méditerranée soit bien loin des missions des départements, le Code général des collectivités territoriales dispose que « les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire ».

Proposition – Modifier le Code général des collectivités territoriales afin de ne plus permettre le financement d’actions humanitaires en dehors du ressort géographique de la collectivité considérée.

Dans un contexte de dépenses sociales en forte hausse, notamment en faveur des jeunes migrants via l’aide sociale à l’enfance, certaines collectivités ne peuvent à la fois demander plus de moyens à l’État et se disperser dans l’allocation de leurs ressources (6).

II – Les subventions versées aux associations ayant une mission de service public

Constat – L’État a délégué à des opérateurs privés la prise en charge des migrants (hébergement, actions socio-éducatives, etc.) (7). Certains d’entre eux n’hésitent pas à critiquer le gouvernement pour sa politique migratoire jugée parfois trop « ferme », en dépit du démenti cinglant apporté par les chiffres. Quand ils n’assignent tout simplement pas l’État en justice, comme cela a été le cas en 2016, afin d’augmenter le montant de l’allocation versée aux demandeurs d’asile (8).

France terre d’asile gère 34 centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’association fournit également un accompagnement juridique aux migrants et accompagne des « mineurs étrangers isolés » lors de leur entretien avec l’OFPRA. En 2020, l’association a perçu la modique somme de 70 millions d’euros au titre de son fonctionnement et de 26 millions d’euros de subventions et de participation. Le devoir de réserve ne semble pas applicable à cet opérateur de l’État : ses communiqués de presse sont souvent très critiques vis-à-vis de la politique migratoire du gouvernement (9).

La Cimade gère deux centres d’accueil de migrants. Elle propose également un accompagnement aux procédures juridiques que peuvent engager les étrangers. Mais l’activité de cette association ne se limite pas à une mission humanitaire. Ses prises de position publiques et militantes sont nombreuses, notamment lors de débats parlementaires sur des projets et propositions de lois sur l’immigration, à l’occasion de manifestations de sans-papiers, etc.

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Noyade de 27 migrants dans la Manche : la solution australienne

migrants frontières

Le 24 novembre, 27 migrants sont morts noyés en voulant traverser le détroit de la Manche. De nombreuses voix se sont fait entendre pour que l’on ne connaisse « plus jamais ça ». En mer Méditerranée, c’est par milliers que les morts par noyade se comptent chaque année. Ces faits divers, aussi tragiques soient-ils, ne font que refléter l’ampleur d’une immigration clandestine tacitement autorisée. Cette situation n’est plus tenable. Des solutions radicales s’imposent. L’exemple australien est à ce titre riche d’enseignements.
Une tribune signée Paul Tormenen.

La route migratoire par la mer Méditerranée

Les clandestins qui arrivent en France tentent pour certains de gagner le Royaume-Uni en traversant la Manche. Avant d’arriver dans notre pays, ils ont fréquemment emprunté les routes migratoires qui passent par la mer Méditerranée. Pourtant, parmi les solutions envisagées pour enrayer l’immigration illégale et le business des passeurs, son arrêt pur et simple par la mer Méditerranée n’est jamais évoqué. Preuve s’il en fallait que cette immigration est tacitement tolérée depuis des années, tant par les dirigeants des pays d’Europe de l’Ouest que par l’Union européenne, ce qui lui a permis de prendre une ampleur considérable.

Les récents événements illustrent l’anormalité d’une situation à laquelle l’oligarchie s’est habituée. À cet égard, elle serait bien avisée de s’inspirer de l’exemple de l’Australie, qui pratique un blocus maritime résolu à l’immigration clandestine. Le résultat est éloquent : zéro arrivée = zéro mort.

Au-delà des événements dramatiques, il faut sans cesse rappeler que les centaines de milliers de migrants qui arrivent clandestinement chaque année en Europe foulent aux pieds nos frontières et imposent leur présence sans le consentement des peuples. Quand l’Europe aura-t-elle enfin le courage d’imposer un « no way », un sens interdit à l’immigration clandestine ?

Un phénomène massif

Les statistiques tenues par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU permettent de mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine qui transite par la mer Méditerranée. Depuis 2015, le HCR a recensé l’arrivée de près de deux millions de migrants sur les côtes du sud de l’Europe. Si ces arrivées étaient déjà nombreuses avant 2015, elles s’inscrivent désormais dans le temps.

Les moyens de lutte contre l’immigration clandestine : accompagner plutôt qu’arrêter

Pour faire face à ces flux massifs, l’Union européenne a engagé des actions de deux ordres :

– la lutte contre les passeurs ;
– l’action humanitaire.

La lutte contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée

Afin de lutter contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée, l’Union européenne a noué des partenariats avec plusieurs pays africains d’où partent les clandestins (1). Des accords visant à neutraliser les réseaux de trafic de migrants et de traite d’êtres humains ont ainsi été conclus avec la Libye, le Maroc et la Tunisie. Il s’agit aussi plus officieusement d’empêcher les départs de bateaux clandestins des côtes de ces pays vers l’Europe. Ces pays bénéficient à ce titre d’importants subsides de l’Union européenne. Au regard des chiffres des arrivées clandestines en Europe précédemment cités, le moins que l’on puisse dire est que le résultat n’est pas probant.

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Les migrants expédient des milliards dans leur pays d’origine, selon la Banque mondiale

argent migrants

Les chiffres sont rarement évoqués, mais les grandes migrations de ce siècle cachent une économie et des transferts de fonds gigantesques.

Pas moins de 589 milliards de dollars, soit 520 milliards d’euros : telle est la somme colossale que les migrants du monde entier auront perçue dans leur pays d’accueil en 2021 et qu’ils auront envoyée dans leur pays d’origine, selon les estimations de la Banque mondiale publiées le 17 novembre. Un chiffre en hausse de 7,3 % sur un an, soit par rapport à 2020.

Ces fonds, perçus hors de leurs frontières et que les migrants rapatrient dans leur pays – des pays souvent à revenus faibles ou intermédiaires -, devraient continuer à croître en 2022 avec une augmentation de 2,6 %. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, les effets de la pandémie n’ont quasiment pas impacté le cours de ces fleuves d’argent. Toujours selon la Banque mondiale, les transferts de fonds sont, aujourd’hui, trois fois supérieurs aux investissements directs à l’étranger (IDE) et aux aides publiques au développement (APD). Pour de nombreux pays, il s’agit d’une source considérable de revenus impactant largement l’économie du pays. C’est ainsi le cas du Liban (34,8 % du PIB), de la Gambie (33,8 %) et du Népal (24,8 %). Quant aux principaux transferts de fonds venus de l’Union européenne, ils se dirigent vers les pays du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

Dans ce concert, les chiffres d’Eurostat montrent que la France est le pays d’Europe qui envoie le plus d’argent vers l’étranger. En 2020, pas moins de 11,2 milliards d’euros ont, ainsi, quitté les frontières de l’Hexagone. Selon le rapport de la Banque de France, ces exportations financières vont en priorité vers l’Afrique du Nord et subsaharienne. De leur côté, les flux entrants sur le territoire français (venus, notamment, de Suisse et d’Allemagne) se sont considérablement affaiblis depuis 2009, tandis que les flux sortants, eux, sont en hausse. Ils ont bondi de 6,3 milliards, en 2009, à 11,2 milliards, donc, en 2020.

Les sommes d’argent qui voyagent entre les pays occidentaux et le tiers-monde peuvent être transférées par plusieurs canaux : par les banques et les établissements de monnaie (Western Union, MoneyGram…) ou bien par les systèmes informels tels que les porteurs de confiance ou le marché noir. En passant par des sociétés reconnues par l’État, le service des impôts français peut engager une réduction fiscale. D’après l’article 156 du Code général des impôts, ces versements sont considérés comme des pensions alimentaires. Il suffit de fournir une déclaration de revenus, un justificatif de l’état de besoin du bénéficiaire et un document attestant du lien de parenté.

D’après la Banque mondiale, cet argent représente une aide à la « précarité économique » pour « soulager les ménages mis à rude épreuve ». Pourtant, d’après les déclarations à l’Assemblée nationale de l’ancien directeur de la cellule anti-blanchiment de Bercy TRACFIN, Bruno Dalles, ce soutien familial fait partie aussi des sources de financement du terrorisme. Un financement qui bénéficie donc… d’une défiscalisation par l’État français. Un comble !

Gauderic Bay

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise migratoire – Cardinal Robert Sarah : « L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux » [vidéo]

immigration migrants

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Cardinal Robert Sarah, auteur de « Pour l’éternité » aux éditions Fayard, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet des crises et des drames migratoires.

Au moins 27 migrants ont péri mercredi 24 novembre dans le naufrage de leur embarcation au large de Calais. Le cardinal Robert Sarah est revenu sur ce drame, le plus meurtrier depuis l’envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche.

Il a appelé à lutter contre ce mal à la racine :

Ma réaction est une révolte. Il y a une triple trahison. On retire des jeunes d’Afrique, des intelligences, des forces vives, qui sont arrachés de leur pays. Ensuite, on présente à ces jeunes l’Europe comme l’Eldorado, on leur dit qu’ils auront tout, alors que ce n’est pas vrai. Et enfin, on ne réagit pas contre les passeurs qui profitent de leur naïveté et les font succomber en pleine mer. Il faudrait lutter contre ce mal à la racine et présenter l’Europe comme elle est, avec ses difficultés aussi.

Selon lui, il est faux de croire que les frontières n’existent pas. « L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux« , a-t-il poursuivi. « On doit leur dire de servir leur pays et leur continent« . Il a également affirmé que si l’Europe continue en ce sens, « elle sera envahie par une population étrangère« .


Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

levée boucliers pologne

La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021