L’ONG pro-migrants Médecins sans frontières accusée de “racisme institutionnel”

Un millier d’anciens ou d’actuels salariés de l’ONG accusent l’organisation de “renforcer dans son travail humanitaire le colonialisme et la suprématie blanche”.

Médecins sans frontières (MSF) face à ses contradictions. Dans une lettre adressée à leur direction et citée par The Guardian, 1 000 anciens ou actuels salariés de l’ONG humanitaire pro-migrants dénoncent le racisme systémique qui y serait sous-jacent, selon eux. Ils reprochent notamment à l’organisation les politiques de recrutement et la culture d’entreprise qui seraient menée par une « minorité blanche privilégiée » et appellent à ouvrir une enquête interne et indépendante afin de démanteler des « décennies de pouvoir et de paternalisme ».
Mentalité de « sauveur blanc »

Cette lettre est notamment signée par les présidents des conseils d’administration de MSF au Royaume-Uni et en Afrique australe et le directeur général de MSF Allemagne. Elle dénonce la mentalité de « sauveur blanc presque étouffante » qui règne à MSF. L’ancienne responsable média à MSF New Delhi Padma Priya témoigne même du racisme « ordinaire » qu’elle aurait subi durant son passage au sein de l’organisation. « Il y avait un sentiment permanent qu’ils avaient besoin de travailleurs locaux pour avancer, mais sinon ‘ils’ se sentaient meilleurs que ‘nous’. C’était fatiguant », déplore-t-elle. D’autres évoquent des difficultés pour les personnels locaux où MSF est implanté. « Essayer d’aider un membre du personnel local [à postuler] pour un poste [de personnel international] est le processus le plus fastidieux, le plus injuste et le plus frustrant que j’ai jamais vécu », confie un signataire.
Bientôt des changements dans l’organisation

Pour le président international de MSF Christos Christou, cette lettre est un « catalyseur » pour faire accélérer les changements déjà promis par l’organisation. Depuis la mort de George Floyd aux Etats-Unis, des débats internes ont ainsi eu lieu au sein de l’organisation, amenant les salariés « à réfléchir et à faire le point sur [leurs] échecs à cet égard », selon un communiqué de branche britannique de l’ONG que relaie franceinfo. « MSF a été créée pour lutter contre les discriminations et nous sommes très attentifs aux situations de domination. Il existe, depuis 2007, une cellule des abus auprès de laquelle tout acte de discrimination peut être dénoncé », a, de son côté, plaidé le directeur général de MSF France auprès du Monde.

Article repris du site Valeurs Actuelles

Invasion migratoire – Des ONG dénoncent la surveillance aérienne de migrants par l’Union européenne

19/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes Frontex est accusée par plusieurs ONG de recourir à une surveillance aérienne des bateaux de migrants en Méditerranée.

Les organisations soutiennent que l’UE travaille étroitement avec la Libye pour empêcher les navires humanitaires européens de secourir les migrants.


Malgré l’interdiction, une manifestation d’immigrés clandestins à Paris

01/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Plusieurs milliers d’immigrés clandestins et sympathisants ont manifesté ce samedi 30 mai à Paris, malgré l’interdiction de la préfecture de police, pour appeler à la “régularisation” des sans-papiers, qui, selon les organisateurs, ont “le plus souffert de la crise sanitaire”.

Nous sommes là pour rendre visibles les invisibles, les sans-papiers qui sont ceux qui souffrent le plus de cette crise sanitaire car ils vivent dans des foyers surpeuplés dans lesquels la distanciation sociale, l’hygiène ne sont pas compatibles avec les règles sanitaires pour lutter contre le coronavirus”, affirme Benoit Clément, de Solidaires Paris.


Agressé par des Antifas à Lesbos (Grèce), un journaliste patriote allemand témoigne : « Je voulais donner la parole au peuple grec »

Il y a quelques jours, sur l’île de Lesbos, des militants antifascistes ont agressé pêle-mêle militants identitaires et journalistes, venus en Grèce afin de rendre compte de la situation sur place, en cette période d’invasion migratoire orchestrée par la Turquie notamment, utilisant des milliers de migrants civils pour mener à bien son projet de renouveau de l’Empire ottoman.

Parmi les victimes de ces agressions, Mario Müller, journaliste indépendant allemand, ancien membre de Génération Identitaire (Identitäre Bewegung) dans le pays d’Angela Merkel. Les photos témoignent de la violence de l’agression.

Découvrez cet entretien paru sur Breizh-info.

Breizh-info.com : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Est-ce que vous êtes un journaliste, ou bien un militant politique ?

Mario Müller : Je travaille pour Compact Magazin, qui est le plus grand magazine patriote d’Allemagne. Nous avons un tirage mensuel d’environ 40 000 exemplaires et une ligne souverainiste. Si je devais comparer, nous serions comme Valeurs Actuelles en France. Dans le passé, j’étais membre actif de la branche allemande de Génération Identitaire et responsable de la maison de l’identité à Halle (Saale). Aujourd’hui, je suis toujours sympathisant, mais je suis passé du militantisme au journalisme.

Breizh-info.com : Pourquoi et quand êtes-vous allé à Lesbos ?

Mario Müller : Je fais des reportages, ce qui signifie que je cherche des histoires intéressantes à raconter. Par exemple, j’ai fait des reportages sur la Syrie et le Liban, la campagne de Lega Nord en Italie, les séparatistes en Catalogne et aussi les manifestations de Gilets jaunes en France.

En fait, j’avais prévu d’aller à Lesbos bien avant qu’Erdogan ne déclare que les frontières avec la Grèce seraient ouvertes à la fin du mois de février, car je m’attendais à une escalade de la situation. Les habitants des îles du nord de la mer Égée souffrent de l’immigration clandestine depuis des années maintenant, et à Lesbos vous avez le plus grand camp de demandeurs d’asile d’Europe. Il a été conçu pour 3 000 personnes, et maintenant plus de 20 000 y vivent dans des conditions horribles, parce qu’ils ont été attirés en Europe par les fausses promesses de nos gouvernements, en particulier d’Angela Merkel.

Mon plan était de parler aux habitants, dont les moutons sont volés par des clandestins, aux prêtres, dont les petites églises ont été vandalisées, aux villageois, qui aidaient les clandestins lorsque la crise a commencé et qui ont maintenant construit des barrages routiers contre eux… Bref, je voulais donner la parole au peuple grec, car les médias allemands ne montrent que des enfants en larmes pour susciter de l’émotion, au lieu de montrer ce qui se passe réellement aux frontières de l’Europe.

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La Turquie multiplie les provocations contre la Grèce, par Olivier Bault

Après avoir organisé l’assaut contre la frontière grecque par des dizaines de milliers de « migrants », la Turquie multiplie les provocations à sa frontière avec la Grèce. Mercredi, deux F-16 turcs ont été filmés alors qu’ils faisaient une incursion au-dessus du territoire grec dans le nord de l’Evros, province portant le nom du fleuve séparant les deux pays. Les médias grecs rapportaient également des coups de feu tirés par les forces spéciales turques en direction d’une patrouille de la police grecque.

« L’Union européenne doit montrer, avec fermeté, sa solidarité totale avec une nation démocratique de 10 millions d’habitants menacée par un Etat autoritaire de 84 millions d’habitants. En défendant les frontières sud de “l’espace Schengen”, le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis doit être pleinement soutenu », pouvait-on lire lundi dans une lettre ouverte adressée par Marine Le Pen à Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, et à Charles Michel, le président du Conseil européen, le jour de la visite à Bruxelles du président turc Recep Erdogan. Une visite qui n’a rien donné puisque Erdogan était venu discuter financements européens et suppression des visas pour les Turcs après avoir appelé dimanche, lors d’un discours télévisé à Istanbul, la Grèce à ouvrir ses frontières pour laisser passer les « migrants » afin qu’ils aillent dans d’autres pays européens. Cette déclaration est à mettre en relation avec celle du ministre turc de l’Intérieur, Süleyman Soylu, le 5 mars sur CNN Turquie : « Les réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe dépasseront bientôt le million. Les gouvernements européens tomberont. Leurs économies seront déstabilisées, leurs marchés chuteront et ils ne pourront rien y faire. »

C’est donc une véritable déclaration de guerre de la Turquie aux pays européens que ceux-ci feignent de ne pas voir ni entendre, surtout dans l’ouest du continent où une « coalition de pays de bonne volonté » annoncée par le gouvernement allemand la semaine dernière prétend vouloir aider la Grèce en accueillant 1 500 « migrants » mineurs se trouvant actuellement sur les îles de la mer Egée. Une mesure qui ne peut qu’encourager ceux qui tentent aujourd’hui de rejoindre le territoire grec. Pourtant, ainsi que prévenait le chancelier autrichien Sebastian Kurz le 3 mars, « si nous cédons à Erdogan […] alors l’Europe sans frontières internes fera partie du passé ». L’Autriche, avec les pays de l’ex-Europe de l’Est, soutient la Grèce sans réserve face à « l’attaque » (dixit Sebastian Kurz) lancée par la Turquie. L’Autriche et la Pologne, qui ne font pas partie de ces « pays de bonne volonté » mais savent mieux qu’eux se montrer solidaires de la Grèce, ont d’ailleurs annoncé l’envoi d’une centaine de policiers et gardes-frontières pour soutenir les forces grecques le long du fleuve Evros et se sont dites prêtes à envoyer plus de renforts si Athènes le souhaite. La Bulgarie, de son côté, a ouvert à la demande de la Grèce les vannes d’un barrage en amont de la frontière gréco-turque afin de faire monter le niveau des eaux et rendre plus difficile la traversée du fleuve par les immigrants illégaux. Les citoyens grecs se mobilisent également le long de cette frontière. Paysans et chasseurs notamment organisent des patrouilles, et guident et ravitaillent les unités de la police et de l’armée. •

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 12 mars 2020

Face à l’invasion, les Grecs peuvent compter sur la solidarité européenne

La France est un pays formidable. Alors qu’en ce début du mois de mars, un pays européen est agressé par la Turquie, les médias français de grand chemin réduisent cet événement majeur à un entrefilet présentant tout au plus des « incidents » à la frontière gréco-turque. L’annulation d’épreuves sportives à cause du coronavirus semble bien plus importante dans la hiérarchie de l’information que la défense du territoire grec.

Il y a pourtant des motifs d’espérer : les soutiens au peuple grec dans sa résistance à la tentative de submersion migratoire organisée par le gouvernement turc sont nombreux. Et ils ne se limitent pas à un soutien humanitaire, comme celui proposé par les institutions européennes, qui refusent de comprendre que l’on ne défend pas un continent avec de bons sentiments et en donnant de l’argent au pays qui vous agresse.

Les douaniers grecs, rapidement débordés par la manœuvre du président Erdogan, qui a poussé des milliers de migrants vers la frontière grecque, ont pu compter rapidement sur de nombreux soutiens. Ces soutiens prennent de multiples formes : renforts à la frontière avec la Turquie, propositions d’appui logistique, manifestations, déclarations de solidarité au peuple grec, etc.

Le renfort en Grèce

Rapidement après l’annonce du président Erdogan le 29 février de laisser ouverte la frontière gréco-turque et ses manœuvres pour pousser les migrants vers la Grèce, le gouvernement grec déploie l’armée et la police à la frontière. Le 2 mars, l’agence de garde-frontières et de garde-côtes FRONTEX envoie une mission d’intervention rapide en Grèce. Ces renforts « officiels » sont rapidement complétés par de très nombreuses initiatives de pays et de citoyens souhaitant défendre l’intégrité territoriale menacée de la Grèce.

Le soutien de la population

De nombreux Grecs sont venus prêter main-forte aux forces de l’ordre : agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, retraités, ils sont plusieurs milliers à patrouiller à la frontière. Ils arrêtent parfois des clandestins qui veulent passer illégalement. Ils bénéficient d’un large soutien de la population, qui apporte des vivres aux forces de l’ordre. À Évros, de nombreux agriculteurs sont venus avec leurs tracteurs pour éclairer la frontière et faciliter le travail des douaniers. Le 7 mars, le chef de l’Église orthodoxe grecque est venu bénir les soldats qui patrouillent à la frontière.Le chef des gardes-frontières d’Évros affirme : « Il y a une grande unanimité et de nombreuses expressions de soutien, une solidarité touchante[…].Des bénévoles, des entrepreneurs, des associations culturelles soutiennent activement les gardes-frontières. » « L’État turc transporte les migrants, les criminels libérés, et parfois ses propres compatriotes aux frontières », ajoute un journaliste de Tichys Einblick, un site d’information allemand.

Le soutien international

Rapidement, un soutien international s’organise. Le hashtag #Istandwithgreece sur Twitter rencontre un grand succès et permet à de très nombreux internautes de marquer leur solidarité avec le peuple grec.

Des militants identitaires allemands sont venus sur place manifester leur solidarité avec les Grecs. Ils se font agresser par des antifas sur l’île de Lesbos le 7 mars. Le chef du parti Les Démocrates de Suède est venu distribuer des tracts aux migrants à la frontière : « Ne venez pas chez nous. Nous ne pouvons pas vous donner plus d’argent ou vous fournir un logement. Désolé. » À Paris, des militants identitaires manifestent le 7 mars leur soutien au peuple grec. Certains sont arrêtés et passent la nuit au poste de police.À New York le 9 mars, plusieurs centaines d’Américains d’origine grecque manifestent leur soutien à la Grèce. L’organisateur de la manifestation affirme qu’il veut envoyer un message fort et amical aux Grecs qui protègent leurs frontières.

Pour couper court à tout appel d’air qui serait également préjudiciable à la Grèce, le gouvernement hongrois annonce suspendre les demandes d’asile et interdit l’accès à ses centres aux nouveaux requérants. Le Premier ministre autrichien annonce le déploiement de 2 200 soldats pour assurer la protection des frontières autrichiennes. Le 5 mars, la route des Balkans semble fermée.

Plusieurs pays manifestent rapidement leur soutien à la Grèce.

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Foreign Affairs : migrants de tous les pays, unissez-vous !

C’est ce que préconise la revue de référence en géopolitique, Foreign Affairs, dans dans un article publié en ligne le 24 février 2020. « Nos sauveurs, les migrants », telle est l’optique privilégiée. Lecture attentive.

Le titre : Seules les migrations peuvent sauver l’État providence.
Le sous-titre : « Les pays riches ont besoin de 380 millions de travailleurs supplémentaires d’ici 2050 ».
L’auteur : Lant Pritchett, directeur d’un centre de recherches à Oxford. Né en 1959, c’est un économiste spécialiste des questions de développement. Pritchett a travaillé pour la Banque Mondiale durant 5 ans, de 1988 à 2000 puis de 2004 à 2007. Il est l’auteur supposé de la note controversée du mémorandum signé par Lawrence Summers, alors économiste en chef de la banque mondiale, sur la libéralisation du commerce et en particulier sur la « nécessaire » exportation des industries les plus polluantes vers les pays pauvres. Il a ensuite enseigné à Harvard. Selon lui, le seul modèle économique viable dans un avenir proche passe par l’accroissement de la politique migratoire volontaire et acceptée par les pays les plus riches. C’est ce thème qu’il développe de nouveau dans son article de Foreign Affairs.

Les arguments sont économiques

Le présupposé de départ est acceptable : Pritchett suppose que dans les décennies à venir, « le monde développé sera confronté à un défi démographique impossible à empêcher ». Nous vieillissons et nous manquons de jeunes.

En 2050, la génération des actuels trentenaires aurait « à faire face aux conséquences du déficit démographique à venir », ce qui empêcherait alors les divers programmes liés à l’Etat providence. En même temps, les pays riches manqueraient de jeunes travailleurs. Du coup, la « solution » serait simple, « même si politiquement difficile » : « dans les décennies à venir, les pays riches devraient ouvrir leurs frontières à davantage de travailleurs des pays pauvres ».

Les pays du Golfe en exemple

* Comment éviter l’écueil de « la xénophobie » ? En prenant exemple sur des modèles qui, selon l’auteur, fonctionneraient : Singapour, la Suède, les pays du golfe persique. Dans ce dernier cas, les travailleurs migrants se voient souvent retirer toute liberté, y compris le passeport, ce qui ne semble pas émouvoir le libéral Pritchett. Quant à la Suède, l’auteur ne semble pas informé de l’état du pays, du taux de délinquance et de crimes sexuels liés aux migrations, au point que le pays tout entier remet en question son ancien modèle bienfaisant.

Ceci dit, Pritchett l’affirme : il ne sert à rien d’en débattre (la démocratie, vue depuis cette forme de libéralisme, c’est toujours très beau) puisque « les pays riches n’ont pas vraiment le choix ». Le même argument d’autorité qui, chaque fois que les mondialistes prétendent « penser », oublie la possibilité de politiques natalistes, comme ce qui se fait par exemple à l’Est de l’Union Européenne. TINA, there is no alternative aurait dit Margaret Thatcher.

Il y aura encore pire que la « catastrophe démographique » annoncé, si nous fermons nos frontières et que nous « n’accueillons plus de migrants » : sans migrations, nous perdrions au moins 120 millions de personnes en âge de travailler, du fait du vieillissement.

Travailleurs du monde entier, migrez

Dès lors, il n’y aurait qu’une seule solution : « Travailleurs du monde, migrez ! ». Il nous faut 260 millions de travailleurs en plus pour maintenir nos états providence, d’après l’auteur, mais nous allons perdre environ 120 millions de travailleurs. Du coup, la solution est bête comme un calcul d’économiste : 260 + 120 = 380 millions. Accueillons donc 380 millions de migrants et tout ira bien !

Mais alors ? Outre les tensions sociales et les crises de civilisation, les remplacements de population, la disparition des identités, dont il ne parle pas, Pritchett oublie un détail : les migrants en question vieilliront et deviendront eux-mêmes des retraités que la société devra prendre en charge (en faisant venir combien de millions de nouveaux migrants ?), prise en charge accentuée par le coût de leur nombre d’enfants, car le migrant fait plus d’enfants que l’habitant du pays d’accueil. Il faudra, pour cette dernière raison aussi, accueillir encore plus de migrants, « facteurs de richesse »…

L’auteur ne va donc pas assez loin : pourquoi ne pas plutôt déplacer massivement, maintenant, d’un coup, sinon tous les habitants des pays pauvres vers les pays riches, mais disons une bonne moitié ? La solution miracle s’appliquerait en une fois et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles comme disait Leibniz.

Article repris du site OJIM

Chantage migratoire aux portes de l’Europe : vers un bras de fer avec l’UE ?

Frontex

11/03/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’ouverture de la frontière turque pour faire entrer en Grèce des réfugiés de toutes nationalités a fait monter la tension entre les deux pays et inquiète l’Union européenne. Ankara est soupçonné de se livrer à un chantage aux clandestins, dans l’espoir d’obtenir en contrepartie un soutien occidental en Syrie.

L’intervention turque en Syrie serait-elle donc vouée à l’échec ?

Il semble que la Turquie cherche à sortir honorablement du piège syrien. Le sommet du 5 mars avec Moscou, auquel la France et l’Allemagne n’étaient pas conviées, a permis quelques avancées et l’économie d’un conflit armé direct entre Turques et Russes. Il est vrai que sur le terrain, la reprise récente de Saraqeb par l’Armée syrienne, aidée des Russes et des combattants du Hezbollah, n’est pas pour rassurer Ankara. Aussi la Turquie a dû accepter la réouverture, sous contrôle russo-turc, de l’autoroute A4 entre Damas et Lattaquié, fief des Alaouites. Damas retrouve enfin l’usage de ses deux principaux axes routiers dont Saraqeb est le carrefour.

Qu’envisage donc l’Union européenne pour protéger ses frontières ?

Les dirigeants des instances européennes, Commission, Conseil, Parlement se disent résolus à protéger la frontière grecque, et promettent à la Turquie une contrepartie de 500 millions d’euros pour venir en aide aux réfugiés syriens. Rappelons qu’en 2016, un pacte avait déjà été signé entre l’Union européenne et la Turquie, pour restreindre le passage de clandestins vers l’Europe, moyennant une aide de six milliards d’euros. Des pays comme la Suède, confrontés aux dérives de la submersion migratoire, s’inquiètent de l’éventualité d’un nouvel afflux. Ainsi, le patron des Démocrates suédois, Jimmie Akesson, est-il allé distribuer des tracts à la frontière turque, pour dissuader les candidats à l’immigration de venir s’installer en Suède. En France, Jordan Bardella, membre du bureau politique du Rassemblement national, a également fait part de son intention de se rendre à la frontière gréco-turque.

Migrants et Turquie : renaissance d’une conscience européenne ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Sur CNN Turquie, le ministre de l’Intérieur turc menace : « Le nombre de réfugiés qui traversent l’Europe va bientôt atteindre un million. Les gouvernements européens vont tomber, leurs économies seront déstabilisées et leurs bourses vont s’effondrer et ils ne pourront rien y faire ».

Une réalité historique s’impose à tous. Le temps n’est plus au conflit idéologique mais civilisationnel. Les querelles intra-européennes semblent aujourd’hui dérisoires. La Turquie désigne l’Europe comme ennemi. La parenthèse kémaliste est refermée. Un péril millénaire refait surface.

L’hostilité croissante des néo-ottomans mérite une réponse ferme. Les pays européens doivent soutenir la Grèce. Non pas en acceptant des migrants présents sur son sol, mais en l’aidant à sécuriser ses frontières. Troupes et moyens logistiques doivent être envoyés au plus vite. La riposte doit aussi se faire sur les champs politique, diplomatique et économique. Cette idée semble faire son chemin. Plusieurs pays européens ont d’ores et déjà annoncé vouloir envoyer des hommes. N’en déplaise à la gauche qui maudit l’Europe forteresse. L’ouverture des frontières en 2015 semble bien lointaine.

L’actuel assaut de la frontière grecque se déroule 2 500 ans après la bataille des Thermopyles. La survie de la civilisation européenne ne fut alors possible que par le sacrifice des soldats grecs. Aujourd’hui encore, les Grecs font face. Allons-nous les laisser seuls ?

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires

I-Média – Grèce : révolte populaire contre l’invasion

09/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
L’image de la semaine dernière, c’est celle des affrontements entre migrants et grecs.

Entre la réaction populaire sur l’île de Lesbos et les affrontements entre garde-frontières et envahisseurs, il y a comme un air de bataille des Thermopyles aux frontières de l’Europe !


[vidéo] Pour l’envoi de troupes françaises à la frontière gréco-turque !

09/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Erdogan, le président islamiste de la Turquie, a ouvert ses frontières et encourage des dizaines de milliers de migrants à déferler sur l’Europe à travers la Grèce. Sa volonté de déstabiliser et islamiser l’Europe n’est pas nouvelle. Aujourd’hui, il menace de lancer sur notre continent les presque 4 millions de migrants musulmans présents dans son pays.

À la frontière, les migrants tentent de prendre d’assaut au cri d’Allah Akbar les barrières mises en place par les forces de l’ordre et l’armée grecques. La population est venue prêter main forte aux garde-frontières, même les paysans font barrage avec leurs tracteurs !

Les Grecs sont pour l’heure seuls à faire face à cette menace. Le Danemark et l’Estonie ont déjà proposé l’envoi de bateaux et d’avions de surveillance ainsi que d’équipages de garde-côtes. La France, elle aussi, doit envoyer de toute urgence des navires et des hommes de nos forces armées pour épauler les Grecs face à cette invasion car c’est bien toute l’Europe qui est menacée !

Pour signer la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/654/pour-l-envoi-de-troupes-francaises-a-la-frontiere-greco-turque


Les Grecs à l’avant-poste d’une nouvelle immigration massive

Le 29 février, le président turc Erdogan a annoncé qu’il allait ordonner aux douaniers de son pays de ne plus garder la frontière avec la Grèce. Si cette annonce n’est pas nouvelle, elle est maintenant mise à exécution.

Dans le même temps, de nombreux Grecs manifestent contre la pression migratoire sur les îles de la mer Égée. Mais une réaction ferme des gouvernements européens face aux manœuvres du président turc tarde à se concrétiser. Au risque de créer un nouvel appel d’air aux conséquences incalculables pour les Européens.

La Grèce, zone de transit

En septembre 2019, le président turc Erdogan menaçait déjà de « continuer à envahir l’Europe de migrants si la Turquie ne reçoit pas plus de fonds » de l’Union européenne (1). Après le pic de 2015 et une baisse ensuite, le nombre d’arrivées illégales en Grèce recommence à augmenter fortement depuis 2017, avec une accélération depuis le mois de décembre 2019.

Arrivées illégales en Grèce
2017 36 310
2018 50 508
2019 74 613
Source : UNHCR Refugee situation

Le 29 février 2020, le président turc annonçait qu’il laisserait dorénavant les frontières de l’Europe ouvertes aux migrants (2). Selon certaines sources, non seulement la frontière gréco-turque n’est plus contrôlée par les douaniers turcs, en dépit de l’accord signé en 2016 entre l’Union européenne et la Turquie, mais également des migrants seraient fortement incités à se rendre en Europe (3). C’est par milliers que ceux-ci se massent et franchissent illégalement par la mer et la terre une frontière dont la surveillance par les autorités grecques est renforcée (4).

Déjà, en 2015, l’annonce inconséquente de la chancelière allemande, Angela Merkel, d’ouvrir les frontières de son pays avait entraîné un afflux massif de population (856 000 arrivées illégales en Grèce sur la seule année 2015) dont l’Europe de l’Ouest continue encore aujourd’hui de subir les effets.

L’accord Union européenne-Turquie

L’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie prévoyait notamment le renvoi des clandestins arrivés en Grèce et la lutte par la Turquie contre l’immigration irrégulière vers la Grèce (5). En juillet 2019, Ankara a suspendu l’accord de réadmission des clandestins arrivés en Grèce en raison de sanctions de l’Union européenne,à la suite de l’exploration par Ankara de gisements de gaz dans les eaux chypriotes (6). Le président Erdogan invoque désormais comme raison à l’ouverture des vannes de l’immigration vers l’Europe le paiement partiel de la somme due à la Turquie au titre de l’accord conclu en 2016. Les critiques de l’Union européenne au sujet de l’offensive de la Turquie en Syrie contre les Kurdes et l’afflux de centaines de milliers de Syriens à la frontière syro-turque pourraient être d’autres motifs tout aussi importants du courroux de celui que certains nomment le « sultan » turc.

La situation en Grèce

L’afflux continu de migrants en Grèce, et particulièrement sur les îles de la mer Égée, n’est pas sans conséquences. Un récent rapport du Conseil de l’Europe évoque des émeutes fréquentes dans les centres d’accueil et d’identification (RICS) et des tensions entre demandeurs d’asile et police (7). Selon un rapport paru en 2016, les étrangers sont surreprésentés dans les chiffres de la délinquance : ils représentaient en 2016 36 % des personnes arrêtées pour homicides, 47 % de celles arrêtés pour viol et 32 % de celles arrêtées pour vol (8).

L’annonce de la construction de centres de rétention de migrants sur les îles de la mer Égée, de 5 000 places chacun, a été le détonateur d’une révolte populaire attisée par un sentiment de dépossession des Grecs de leurs îles.Sur les cinq îles de la mer Égée, près de 43 000 migrants sont présents, parfois depuis plusieurs années.

Le jeu trouble de certaines O.N.G.

En Grèce comme ailleurs, l’immigration clandestine est devenue un véritable business. Certaines organisations non gouvernementales ont fait l’objet de critiques fort peu médiatisées en Europe de l’Ouest. Le gouvernement de gauche d’A. Tsípras avait voulu en 2018 que chaque O.N.G. soit répertoriée à la suite de l’implication de certaines d’entre elles dans des scandales financiers et des opérations de traite d’êtres humains (9). C’est maintenant le gouvernement conservateur qui accuse des O.N.G. d’aider les passeurs et d’inciter les migrants à se révolter (10).

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Une pétition réclame l’envoi de troupes françaises à la frontière gréco-turque !

05/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Une pétition, qui a été lancée le 4 mars, réclame l’envoi de troupes françaises à la frontière gréco-turque.

Voici le texte de présentation :

Erdogan, le président islamiste de la Turquie, a ouvert ses frontières et encourage des dizaines de milliers de migrants à déferler sur l’Europe à travers la Grèce. Sa volonté de déstabiliser et islamiser l’Europe n’est pas nouvelle. Aujourd’hui, il menace de lancer sur notre continent les presque 4 millions de migrants musulmans présents dans son pays.

À la frontière, les migrants tentent de prendre d’assaut au cri d’Allah Akbar les barrières mises en place par les forces de l’ordre et l’armée grecques. La population est venue prêter main forte aux garde-frontières, même les paysans font barrage avec leurs tracteurs !

Les Grecs sont pour l’heure seuls à faire face à cette menace. Le Danemark et l’Estonie ont déjà proposé l’envoi de bateaux et d’avions de surveillance ainsi que d’équipages de garde-côtes. La France, elle aussi, doit envoyer de toute urgence des navires et des hommes de nos forces armées pour épauler les Grecs face à cette invasion car c’est bien toute l’Europe qui est menacée !

Pour signer la pétition : http://www.france-petitions.com/petition/654/pour-l-envoi-de-troupes-francaises-a-la-frontiere-greco-turque

Menaces d’Erdogan – L’Europe au pied du mur, par Jean-Gilles Malliarakis

Il est assurément trop tôt pour prévoir où conduira véritablement, et jusqu’où ira, la volonté affichée du gouvernement turc d’inonder l’Europe de réfugiés et d’immigrants. Certains prenaient peut-être jusqu’ici cette menace, maintes fois réitérée par Erdogan, pour une rodomontade qui ne serait jamais mise à exécution. Sur la forme la tradition ottomane retrouvée ne se dément pas. Et c’est sans doute ce qui, le 28 février en fin de matinée encore, amenait le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg à exprimer la “totale solidarité” des membres du Conseil Atlantique avec leur inconstante et infidèle alliée.

Après un entretien téléphonique du 27 avec Mevlut Cavusoglu, ministre des affaires étrangères à Ankara, l’article 4 du traité signé à Washington en 1949 avait même été invoqué. Or, c’est dans l’affaire syrienne que la clause était supposée fonctionner. Depuis 2011, Erdogan en compagnie des islamistes, prétend défendre les droits de l’homme dans ce pays, contre ce que les médias ont pris l’habitude d’appeler l’armée du régime, élément de langage désignant tout simplement l’armée régulière, d’un pays juridiquement souverain depuis 1946, détaché de l’Empire ottoman depuis le traité de Sèvres.

Or, dès le lendemain 29 février, encouragés sans doute par cette affirmation hasardeuse d’une complaisance de principe, les agents du pouvoir d’Ankara déclenchaient, depuis Istanbul, la marche vers l’Europe de milliers d’illégaux.

L’activation du chantage migratoire a donc d’ores et déjà introduit une nouvelle dimension dans les relations avec la Turquie. Et cette perspective ne sera pas si facilement éliminée. Tout le monde a compris en effet, qu’en fonction des développements futurs, et si son utilisation devait demeurer impunie, cette arme d’un genre nouveau sera activée chaque fois que l’actuel gouvernement d’Ankara et les réseaux des Frères musulmans la jugeront utile. Ceci jusqu’à ce qu’un mécanisme éliminatoire intervienne.

Même la très incertaine, et si souvent incohérente, Merkel se sait obligée de réagir. Elle doit se prémunir elle-même contre la poussée protestataire qui s’est exprimée dans divers scrutins au niveau des Länder. Elle demeure certes encore accrochée à une chancellerie où elle a fait plus que son temps. Elle sait que sa maladroite politique d’accueil affirmée en 2015 avait déjà engendré son recul dans l’opinion populaire, au mépris de ce qui avait, au contraire par le passé consolidé sa popularité, quand en 2011 elle avait constaté l’échec du modèle multiculturel “Multikülti”.

C’est ainsi que le 2 mars, lors d’une conférence de presse à Berlin, Steffen Seibert au nom du gouvernement allemand a voulu affirmer que l’Union européenne attend de la Turquie qu’elle respecte l’accord turco-européen de 2016. Car celui-ci visait à empêcher les migrants d’atteindre l’Europe, et pour cela environ 3,2 milliards d’euros ont déboursés par les contribuables européens pour défrayer Ankara et, notamment, équiper sa flotte de garde-côtes.”Nous sommes convaincus de la valeur de l’accord et nous attendons qu’il soit respecté”, déclare un peu platement le porte-parole de Merkel.

Ce concept semble très au-dessous d’une situation qui ressemble de plus en plus à une invasion organisée. Elle justifie amplement la requête du gouvernement d’Athènes sur le fondement de l’article 78-3 du traité de l’Union européenne, qui prévoit de façon explicite le cas précis.

Notons cependant sa rédaction très molle : “Au cas où un ou plusieurs États membres se trouvent dans une situation d’urgence caractérisée par un afflux soudain de ressortissants de pays tiers, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut adopter des mesures provisoires au profit du ou des États membres concernés. Il statue après consultation du Parlement européen.”

C’est en cette occasion que le politiquement-islamiquement correct ne manquera pas de chercher à invoquer la convention de 1951 et l’obligation pour l’Europe d’accueillir et de répartir “toute la misère du monde”.

Oui l’Europe est au pied du mur, et c’est au pied du mur qu’on voit le maçon.

Toutes les îles grecques de la mer Égée, jusqu’à Rhodes et jusqu’à la république de Chypre, de même qu’en Méditerranée occidentale les îles de Lampedusa, Malte et le rocher de Gibraltar devraient être désormais, solennellement, proclamées inviolables sentinelles européennes, à défendre solidairement contre toute attaque venue de l’Orient.

Si cette doctrine n’est pas affirmée et mise en pratique, non seulement par Frontex mais par tous les moyens disponibles, ce seront ensuite la Sicile, la Sardaigne, la Corse, les Baléares, puis la Bulgarie, la Provence ou la Campanie.

Les Européens responsables, cela existe, l’ont compris et ils proclament, enfin, leur solidarité.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Vers une troisième guerre médique ?, par Benoît Busonier

Le parallèle est évident, il est impossible de passer à côté : exactement 2 500 ans après, les Thermopyles sont rejouées. Dans le rôle de Xerxès, Recep Tayyip Erdogan. Dans le rôle des 300 Spartiates et des 700 Thespiens, les soldats grecs. L’Orient leur a envoyé 30 000 soldats, mal équipés, affamés, mal payés, de toutes langues et tribus, c’est-à-dire programmés pour se servir sur le pays, par le pillage et le viol. Certes, les AR-15 ont remplacé les sarisses, mais jusqu’à la fin des temps les hommes porteront des casques pour se battre. Le cou crispé par le casque lourd, les poignets serrant les armes : le contexte change mais les sensations sont les mêmes, de l’hoplite au grenadier voltigeur. En – 480, les soldats se sont fait submerger par le nombre des guerriers, mais ont gagné un temps précieux, permettant à la Grèce de se préparer, si bien que la seconde guerre médique a été gagnée après les batailles de Salamine, Platées, puis du cap Mycale.

L’histoire se répète. Lors des deux sièges de Vienne, en 1529 et en 1683, les Turcs envoyaient au combat des mercenaires et des esclaves. En 2020, ce sont des dizaines de milliers de réfugiés syriens qui sont amenés parfois par taxi jusqu’aux frontières de la Grèce par le sultan Erdogan. Encore une fois, la Sublime Porte ouvre les vannes.

Il y a deux points chauds où les tensions se sont transformées en violence. Premièrement, l’île de Lesbos. Cette île située dans l’est de la mer Egée, à quelques kilomètres de la côte turque, est prise quotidiennement d’assaut par des embarcations de migrants complaisamment laissées par les Turcs. Les habitants de l’île témoignent de leur colère noire. Leurs maisons sont régulièrement pillées, tout est dégradé, leur bétail est tué par les 19 000 migrants du camp nommé… Moria. Ce week-end, une dizaine d’embarcations avec 500 migrants ont tenté de débarquer. Les insulaires grecs ont décidé que c’était trop. Ils ont attaqué un camp de migrants en construction et l’ont brûlé, ont bloqué les embarcations, et empêché avec des pierres et des chaînes que des bus amènent d’autres migrants jusqu’au centre d’enregistrement.

Avec un cynisme effrayant, le président turc a massé 13 000 migrants sur les rives du fleuve Evros. C’est le deuxième point de tension. Le président Erdogan a depuis très longtemps multiplié les déclarations où il expliquait son envie d’islamiser l’Europe, et la stratégie de submersion migratoire qu’il compte utiliser. Son robinet à migrants, en particulier afghans et syriens, lui sert d’arme. L’Union européenne, paralysée par la peur de devoir gérer cet afflux, cède sur tout à la Turquie, laquelle finit toujours par envoyer quand même ses supplétifs. Les postes-frontières grecs sont attaqués par des migrants extrêmement nombreux, et équipés par les Turcs de munitions lacrymogènes. C’est une déclaration de guerre pure et simple de la part de la Turquie. (Page 5, un article d’Olivier Bault apporte des détails géostratégiques sur la réaction européenne.)

Avec l’indignité totale qui leur est coutumière, les immigrationnistes utilisent les hommes comme des jouets. Les migrants lancés à l’assaut de la Grèce par la frontière sont tous des hommes entre vingt et trente ans, en parfaite forme physique, pendant que les femmes et les enfants sont entassés dans des barques pour apitoyer. Une manipulation immorale qui porte déjà ses fruits : un homme est mort d’une balle dans le cou en attaquant les barbelés, et un enfant est mort noyé.

Le détroit d’Istanbul est surnommé la Sublime Porte depuis la chute de Constantinople en 1453. Mais cette porte n’a depuis longtemps plus rien de sublime. Après des siècles d’affrontements militaires avec l’Occident, lequel ne s’est parfois sauvé qu’in extremis comme à Lépante, le Turc a compris que notre point faible était notre compassion, raison pour laquelle il nous envoie de faux miséreux pour saper notre civilisation comme furent sapés les murs de Vienne : en souterrain. Cette attaque supplémentaire organisée par Erdogan aura eu un mérite : les images de cette dizaine de milliers de jeunes Moyen-Orientaux en train d’attaquer les postes-frontières grecs font prendre conscience aux Européens que c’est une invasion.

« Si nous les vainquons, ils retourneront chez eux. Si nous sommes vaincus, nous n’aurons plus de pays où nous en aller », disait un général grec à ses hoplites devant l’assaut perse. Deux millénaires et demi plus tard, la civilisation grecque a encore quelque chose à nous dire.

Benoît Busonier

Article paru dans Présent daté du 3 mars 2020