Vladimir Poutine attaque l’accueil des migrants : « Où sont les intérêts de la population autochtone ? »

Vladimir Poutine, président de la Russie, accordait récemment au Financial Times un entretien très commenté dans lequel il attaquait frontalement le libéralisme menant à l’accueil des migrants par de nombreux pays européens. Voici la traduction d’extraits de cet entretien par les soins de Polémia.

Financial Times : Une question générale maintenant. J’ai parlé au début de notre entretien d’une fragmentation. Un autre phénomène aujourd’hui est la vive réaction populaire contre les élites et l’establishment et vous avec vu cela avec le Brexit. Peut-être parlerez-vous de l’Amérique de Trump. Vous avez vu cela avec l’AFD en Allemagne, en Turquie et dans le monde arabe. Combien de temps pensez-vous que la Russie pourra rester immunisée contre ce mouvement global de réaction contre l’establishment ?

Vladimir Poutine : Vous devez examiner les réalités dans chaque cas particulier. Bien sûr il y a des tendances, mais elles sont seulement générales. Dans chaque cas particulier, lorsque l’on regarde la situation, et la manière dont elle se déroule, vous devez prendre en compte l’histoire du pays donné, sa tradition et ses réalités. Combien de temps la Russie restera-t-elle stable ? Le plus longtemps sera le mieux. Parce que de nombreuses choses, et sa position dans le monde, dépendent de sa stabilité, de sa stabilité intérieure.

Ultimement, le bien-être du peuple dépend tout d’abord de sa stabilité. Une des raisons, la raison interne, pour laquelle pour laquelle l’URSS s’est effondrée, est que la vie quotidienne était difficile pour le peuple, dont les salaires nets étaient très bas. Les magasins étaient vides et le peuple perdait le désir intrinsèque de préserver l’Etat. Les gens pensaient que les choses ne pouvaient pas empirer, quoi qu’il arrive. Or il advint que la vie devint pire pour de nombreuses personnes, spécialement au début des année 1990, lorsque la protection sociale et le système de santé s’effondrèrent et que le système industriel s’émiettait. Le régime soviétique était probablement inefficace mais au moins les gens avaient un travail. Après l’effondrement ils l’ont perdu. Donc vous devez étudier chaque cas particulier de manière séparée.

Que se passe-t-il en occident ? Quelle est la raison du « phénomène Trump », comme vous l’avez dit, aux Etats-Unis ? Que se passe-t-il aussi en Europe ? Les élites au pouvoir se sont détachées du peuple. Le problème évident est le fossé entre les intérêts des élites et ceux de l’écrasante majorité du peuple. Nous ne devons pas négliger cette possibilité. Une des choses que nous devons faire en Russie est de ne jamais oublier que le but de l’exercice et de l’existence de tout gouvernement est de créer une vie stable, normale et sûre pour le peuple, et d’œuvrer pour un avenir meilleur.

Il y a aussi la prétendue idéologie libérale qui a survécu à son objectif initial. Nos partenaires occidentaux ont admis que de nombreux éléments de l’idéologie libérale, comme le multiculturalisme, ne sont plus tenables. Quand le problème des migrations est devenu une préoccupation majeure, de nombreuses personnes ont admis que la politique multiculturaliste n’était pas efficace, et que les intérêts de la population nationale devaient être placés en premier. Il est vrai que ceux qui font face à des difficultés dans leur propre pays, pour des motifs politiques, ont aussi besoin de notre aide. C’est un bel idéal, mais où sont les intérêts de la population autochtone quand le nombre de migrants se dirigeant vers l’Europe de l’ouest n’est pas une simple poignée, mais des milliers ou des centaines de milliers de personnes ?

Financial Times : Angela Merkel a-t-elle commis une faute ?

Vladimir Poutine : Une faute cardinale. On peut critiquer Trump pour son intention de construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis. Peut-être cela va-t-il trop loin. Je ne veux pas discuter cela. Mais il devait faire quelque chose contre l’énorme flux entrant de migrants et de narcotiques. Personne ne fait rien. On dit à l’envi que ce n’est pas bien. Mais qu’est-ce qui n’est pas bien ? Que faut-il faire ? Personne n’a rien proposé. Je ne dis pas qu’un mur doit être construit, ou les droits de douane relevés de 5 % par an avec le Mexique. Ce n’est pas ce que je dis, cependant quelque chose doit être fait. Trump cherche au moins une solution.

A quoi je veux en venir ? Ceux qui sont concernés à propos de cela, les Américains ordinaires, regardent cela et disent : « C’est bien, au moins il fait quelque chose, en proposant des idées et en cherchant une solution ». Les tenants de l’idéologie libérale ne font rien. Ils disent que tout va bien et que tout est comme cela devrait être. Ils sont installés dans leurs bureaux confortables tandis que ceux qui sont confrontés aux problèmes chaque jour, au Texas ou en Floride, ne sont pas heureux, et ils devront bientôt gérer leurs problèmes eux-mêmes. La même chose est en train de se passer en Europe. J’ai discuté de ce problème avec mes collègues mais personne n’a la réponse. Ils disent qu’ils ne peuvent pas mener une politique dure contre l’immigration pour de multiples raisons. Pourquoi exactement ? Juste parce que. « Nous avons des lois » disent-ils. Et bien alors, changez les lois ! Nous aussi avons des problèmes dans notre propre sphère. Nous avons ouvert les frontières avec les anciennes républiques soviétiques, mais au moins ces gens là parlent russe. Vous voyez ce que je veux dire ? Et en outre nous avons pris des mesures pour rationaliser les choses dans ce domaine. Nous travaillons avec les pays d’origine de ces migrants, on leur apprend le russe à l’école, et nous travaillons aussi avec eux ici. Nous avons durci la législation afin de montrer que ces migrants doivent respecter les lois, les coutumes et la culture de notre pays.

En d’autres mots, la situation n’est pas si simple en Russie non plus, mais nous avons commencé à travailler à l’améliorer. Alors que l’idéologie libérale présuppose que rien n’a besoin d’être fait. Les migrants peuvent tuer, piller et violer avec impunité car leurs droits en tant que migrants doivent être protégés. De quels droits s’agit-il ? Chaque crime doit être assorti d’une peine. Donc l’idéologie libérale est devenue obsolète. Elle est venue en conflit avec les intérêts de l’écrasante majorité de la population.

Article repris du site Polémia

En Italie, le plus grand centre d’accueil de migrants en Europe ferme ses portes. “Promesse tenue” pour Matteo Salvini !

10/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’ancien plus grand centre d’accueil de migrants en Europe, situé à Mineo, près de Catane (est de la Sicile), a fermé le mardi 9 juillet officiellement ses portes en présence de son plus grand opposant, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Promesse tenue“, s’était félicité l’homme fort du gouvernement italien une semaine auparavant lorsque les derniers hôtes avaient été transférés du centre d’accueil de migrants de Mineo vers une autre méga-structure en Calabre.

Matteo Salvini a également déclaré :

Le centre ferme et c’est une journée splendide (…) Nous sommes passés des paroles aux faits ! […] Nous économiserons pas mal d’argent : nous œuvrons pour trouver un nouvel emploi aux ex-travailleurs du centre, mais la Sicile, Catane et Mineo ne peuvent pas baser leur avenir sur l’immigration.


Non, le pape François n’aime pas l’Europe, par Ivan Rioufol

Le Pape François préfère les “migrants” aux Européens. Il n’entend pas ces derniers quand ils s’inquiètent de la fragilité de leur civilisation. Ce lundi matin, il a présidé une “messe pour les migrants” en la basilique Saint-Pierre. Dans l’assemblée : seulement 250 invités, immigrés et secouristes. “Les migrants sont avant tout des personnes humaines”, a insisté le pape en les qualifiant de “symbole de tous les exclus de la société globalisée”. Cette célébration est venue marquer le sixième anniversaire de la visite de François sur l’ile italienne de Lampedusa, le 8 juillet 2013. Il avait alors salué “les chers immigrés musulmans” qui débarquent, grâce à l’aide de navires humanitaires, au seuil de cette entrée dans l’Union européenne.

François avait également dénoncé “la mondialisation de l’indifférence“. En avril 2016, de retour d’une visite dans l’île grecque de Lesbos, le Pape était reparti à Rome avec, dans son avion, trois familles musulmanes syriennes (douze personnes), préférées à des familles chrétiennes syriennes. Celles-ci, selon Le Vatican, n’avaient pas alors leurs papiers en règle. “Ces douze sont tous des enfants de Dieu” avait expliqué le Pape. Très récemment, l’initiative de Carole Rackete, qui a fait accoster de force son navire humanitaire allemand à Lampedusa avec 40 personnes recueillies en mer, a été saluée par le Saint-Siège. Alors que le gouvernement italien tente de fermer ses ports aux clandestins, Le Vatican prône une politique d’ouverture diamétralement opposée. Au risque de ne pas être compris de l’opinion.

L’Eglise est dans son rôle quand elle fait preuve de compassion et de charité pour les plus vulnérables. Elle sort de ses fonctions quand elle fait de la politique, par son opposition aux Etats qui entendent contrôler leurs frontières. Une chose est d’aider des migrants qui risquent la mort. Une autre est de rester indifférent aux peuples d’Europe qui voient l’immigration de masse comme une force potentielle de déstabilisation de leur civilisation fatiguée. François se comporte comme s’il avait déjà tiré un trait sur la vieille Europe infertile et décadente, pour lui préférer la plus prolifique clientèle du tiers-monde. Et se plaçant en chef de file des humanitaires, sans manifester de curiosité particulière pour leurs arrangements avec les passeurs en Méditerranée, le Pape est en train de transformer l’Eglise catholique en une super-ONG à la George Soros. Il est également en train de vider de sa substance le subtil message religieux, qui s’adresse à chaque croyant soucieux de sa rédemption, au profit de lourds slogans humanitaires culpabilisant les Etats.

Le plus grave est que François ne semble pas vouloir mesurer la force conquérante de l’islam au contact de l’Occident, et la faiblesse de l’Europe oublieuse de ses propres racines. Le cardinal Robert Sarah remarque avec justesse : “L’Europe veut s’ouvrir à toutes les cultures – ce qui peut être louable et source de richesse – et à toutes les religions du monde, mais elle ne s’aime plus“. Le pape, non plus, n’aime pas l’Europe.

Ivan Rioufol

Texte daté du 3 juillet 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

I-Média – Carola Rackete, capitaine pro-migrant, héroïne médiatique

05/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Après avoir récupéré des migrants en mer, Carola Rackete a violé la frontière italienne les déposer à Lampedusa.

Elle avait donc tout pour plaire aux médias français qui ne se sont pas fait prier pour en faire une héroïne.


Sea Watch : L’immigrationniste Carola Rackete remise en liberté – Matteo Salvini promet de l’expulser vers l’Allemagne

03/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
La capitaine du Sea Watch, l’Allemande Carola Rackete, a donc été finalement remise en liberté. Une décision interprétée comme “une victoire symbolique pour cette ONG qui s’est donné pour mission le sauvetage des migrants en mer Méditerranée”…

Cette femme de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi à Lampedusa, pour avoir fait accoster de force son bateau afin d’en faire débarquer une quarantaine de migrants.

Le vice premier ministre italien, Matteo Salvini, a regretté cette décision et a promis de faire expulser Carola Rackete vers l’Allemagne.


Jean Messiha : «L’immigration est devenue une chance pour ceux qui haïssent la France»

Jean Messiha

02/07/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement national, était l’invité de l’Info de Stéphanie De Muru.

Il en a profité pour aborder les sujets du moment : le navire Sea-Watch 3 arrêté en Italie, l’initiative d’union des droites portée par Marion Maréchal et le renouvellement des postes-clés au sein de l’Union européenne.


Derrière le masque des droits de l’homme, par Ivan Rioufol

Carola Rackete est devenue l’égérie des belles âmes. La capitaine allemande du “Sea Watch 3”, navire affrété par l’ONG Sea Watch qui vient en aide aux migrants en Méditerranée, a eu raison de l’Italie. Après 17 jours de bras de fer avec les autorités de la péninsule, qui refusaient d’accueillir le bateau et ses 42 clandestins, la nouvelle Antigone médiatique a choisi de forcer le passage pour accoster, samedi, à Lampédusa. La capitaine risque dix ans de prison pour “résistance ou violence envers un navire de guerre”. Matteo Salvini a tweeté : “Prison pour ceux qui ont risqué de tuer des militaires italiens, mise sous séquestre du navire pirate, maxi-amende aux ONG, éloignement de tous les immigrés à bord, désolé pour les “complices” de la gauche. Justice est faite, on ne fera pas marche arrière !“.

La France accueillera 10 des 42 immigrés. Reste que Carola Rackete n’a pas tort quand elle assure : “Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire“. En effet, c’est sa cause qui est encore soutenue par la nouvelle religion des droits de l’homme, qui s’est substituée au christianisme en déclin. Cette interprétation idéologique des Evangiles, qui voit l’immigré comme l’ouvrier de la dernière heure, somme les Européens de faire place à d’autres peuples quand ceux-ci le demandent, au nom de l’égalité entre les hommes, de la non-discrimination et du rejet du racisme. Ce commentaire de Pierre Manent reste d’actualité : “Je suis très surpris de la léthargie des Européens qui semblent consentir à leur propre disparition. Pis, ils interprètent cette disparition comme la preuve de leur supériorité morale“.

Ce fanatisme des droits de l’homme, qui voit les nations et les peuples comme des obstacles à l’universalisme rédempteur, est un masochisme construit sur la haine de soi. Rien n’est moins généreux que cet humanitariste souriant mais sans âme, qui invite l’homme occidental à renoncer à défendre son identité au prétexte que son semblable venu d’ailleurs serait pareil à lui. Cet hymne à l’euthanasie d’une civilisation est un refrain morbide. Il est d’ailleurs repris par les droits-de- l’hommistes dans l’affaire Vincent Lambert. Vendredi, la Cour de cassation a invalidé d’arrêt de la cour d’appel de Paris qui avait abouti, le 20 mai, à la reprise de l’hydratation et de l’alimentation du jeune homme en état de conscience altérée. En droit, rien ne s’oppose plus depuis ce lundi à la mort programmée de Vincent Lambert.
Or l’argument des magistrats de la cour de cassation fait froid dans le dos quand ils estiment que “le droit à la vie n’entre pas dans le champ de la liberté individuelle au sens de l’article 66 de la constitution“. Les réquisitions du procureur François Molins, le 24 juin, avait développé cet argument : “Reconnaître le droit à la vie comme une valeur suprême aura pour conséquence la remise en cause de la loi Léonetti et de celle de l’IVG”. Pour les nouveaux évêques et curés des droits de l’homme, le droit à la vie – c’est-à-dire le droit à ne pas être tué – est une valeur embarrassante. S’agenouiller devant ces faux gentils ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 17 juin 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Après avoir été critiqué par la France, Matteo Salvini menace d’envoyer des bateaux de migrants vers Marseille

01/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Sibeth Ndiaye l’a accusé de pratiquer l’«hystérisation». En guise de réponse, le ministre italien a promis de rediriger vers Marseille et la Corse les prochains bateaux de migrants.

Matteo Salvini a notamment répondu aux autorités françaises en écrivant sur Twitter :

Et vu que le gouvernement français est si généreux, au moins en paroles, avec les immigrés, nous enverrons les éventuels prochains bateaux vers Marseille


Invasion migratoire : la colère de Matteo Salvini après le passage en force du Sea-Watch 3

28/06/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Sea-Watch 3, bateau d’une association humanitaire allemande a forcé le passage à Lampedusa, ce qui a déclenché l’ire du ministre de l’Intérieur. Ce dernier a dénoncé «le petit jeu politique» et la mise en danger de la vie des migrants. Cette histoire intervient quelques mois après l’épisode du débarquement des migrants à Malte par le même navire.


Trafic de migrants : la main dans le sac, par Jean-Gilles Malliarakis

Depuis, le 3 octobre 2013, l’île italienne de Lampedusa est considérée comme le symbole même à la fois de la misère migratoire, de l’incurie des technocrates qui nous gouvernent et, bien entendu, de la culpabilité européenne.

Ce jour-là, en 2013, au large de ses côtes leur 366 migrants clandestins africains sont morts dans le naufrage de leur embarcation illégale. Cette terrible tragédie en Méditerranée paralyse, depuis, ce qui tient lieu de conscience aux dirigeants européens

Or, en ce 22 juin 2019 on détient enfin la preuve matérielle du fonctionnement d’un trafic d’être humain organisé par les spécialistes historiques du trafic d’esclaves. Elle est fournie par Frontex. Rappelons que cet organisme gère depuis 2016 la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne. Son siège se trouve à Varsovie. Souvent accusé de laxisme, son budget très limité qui devrait atteindre 322 millions d’euros en 2020 et ne dispose que d’un effectif prévu la même année à hauteur de 1 000 personnes.

Or, ce 22 juin à 12 h 06 une vidéo[1] de l’agence faisait état d’une opération combinée menée par les autorités italiennes.

Le Centre national italien de coordination avait en effet lancé sur cette affaire la Guardia di Finanza. Cette police spéciale très efficace, créée en 1774 par le royaume de Sardaigne[2] emploie aujourd’hui 68 000 fonctionnaires. Habituellement mobilisés contre les trafics en tous genres, ils ont ainsi arraisonné devant Lampedusa 81 illégaux. Ils étaient épaulés ce jour-là par les garde-côtes traditionnels. Or, ils ont rattrapé le plus gros navire et arrêté les trafiquants présumés. Le bateau de migrants a été intercepté dans les eaux italiennes.

Étrangement, à vrai dire, au moment où son auteur entreprend de rédiger cette chronique, à 17 h 04 heure de Paris, il n’avait connaissance d’aucune dépêche en provenance des sources, médias ou sites internet franco-français.

Voici cependant les faits attestés à 18 h 33.

Ils établissent à quel point l’arrivée de migrants ou de réfugiés sur les côtes européennes est l’œuvre de bandes bien organisées. Celles-ci procèdent par un système de bateaux-mères. Les canots pneumatiques, souvent de mauvaise qualité partent en l’occurrence des plages libyennes. Les réseaux mafieux turcs procèdent de même vers la mer Égée, les Marocains vers l’Andalousie, etc. Les trafiquants recourent à une technique plus raffinée que ce que l’on imagine. C’est un bateau-mère qui remorque un ou plusieurs navires ou canots en haute mère, et à une distance raisonnable des côtes italiennes ou maltaises, ils coupent le cordon laissant voguer leurs clients vers leur destination finale. Plus cher mais plus sûr pour les migrants illégaux, plus difficile à intercepter ce voyage se révèle plus lucratif pour les trafiquants.

Mais, souligne le centre d’information Bruxelles 2[3], il est repérable par voie aérienne, en effet :

Les experts du corps européen des garde-frontières Frontex ont eu le nez fin quand ils ont détecté un bateau de pêche remorquant un petit radeau à coque rigide, vide. Bizarre en pleine mer. Ils ont décidé de le suivre à la trace, durant plusieurs heures, à l’aide d’un avion et d’un drone. Quelques instants plus tard, bingo ! La preuve de l’activité devient irréfutable. La vidéo le montre :
Sur les images, on voit ainsi des personnes sortir une par une du bateau, certaines avec des gilets de sauvetage, et monter, ou plutôt s’entasser sur le radeau. Quand le plein est fait, 81 en tout, le bateau mère remet les gaz, toute puissance, pour s’éloigner au maximum du radeau qui devra atteindre ensuite, seul, les côtes italiennes de Lampedusa.
L’alerte est donnée à Rome et à Malte, ainsi qu’au QG de l’opération Sophia Eunavfor Me. La Guardia di Finanza et les garde-côtes italiens sont mobilisées à la recherche des deux navires. Le bateau-mère est finalement intercepté dans les eaux internationales. Les passeurs présumés — six Égyptiens et un Tunisien — sont arrêtés et ont été débarqués à Licata en Sicile, escortés par la police financière italienne, ce matin du 22 juin à l’aube. Le canot rempli de migrants est intercepté dans les eaux italiennes.

Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres, nous suggère depuis 1821 la devise du Guardian de Manchester que tout Européen de bonne foi devrait reprendre à son compte.

À Lampedusa, comme en Mer Égée, comme en Andalousie, la misère migratoire, l’incurie des technocrates qui nous gouvernent et la mauvaise conscience européenne doivent cesser.

[1] cf. Frontex du 22 juin 2019.
[2] cf. Chi Siamo
[3] cf. “Bruxelles 2 Un bateau mère de passeurs pris sur le fait au large de Lampedusa”.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Éric Zemmour : « Les migrants sont des envahisseurs : quand les gens forcent une frontière ça s’appelle envahir un pays »

15/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
« Les migrants sont des envahisseurs : quand les gens forcent une frontière ça s’appelle envahir un pays. »

C’est ce qu’a déclaré Éric Zemmour dans l’émission « La Grande confrontation » sur LCI, présentée par David Pujadas.

Il a également cité une étude de 2015 de Médecins du monde selon laquelle seuls 13% des « migrants » fuiraient une situation de guerre.


Le pape François exhorte les Bulgares à la générosité envers les clandestins

07/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
En visite de trois jours en Bulgarie ainsi que dans les Balkans, notamment en Macédoine du Nord, le pape François a exhorté les Bulgares à faire preuve de générosité envers les clandestins.

Le Pape a par ailleurs déploré la situation démographique du pays, marquée par l’une des plus faibles natalité d’Europe et une émigration de travail très forte. Au cours de sa visite, le Pape a d’ailleurs prévu une visite dans un camp d’accueil de personnes en situation irrégulière.

Un autre objectif de son voyage, moins polémique, concernait les relations avec l’Eglise orthodoxe, justifiant une visite au patriarche Néophyte de Bulgarie.

Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



Pacte de Marrakech « non contraignant » : la bonne blague !

Pacte de Marrakech

Le « Pacte de Marrakech » a déjà suscité de multiples réactions. Deux points sont ici plus particulièrement développés par Antraigues (ancien élève de l’Ecole Polytechnique et contributeur à Polémia) : la stratégie de contournement des peuples occidentaux, et singulièrement de la France, par la combinaison d’un « gouvernement des juges » et de traités internationaux, stratégie dans laquelle il s’insère à l’évidence, et le boulevard ouvert à l’islamisme dans le monde occidental par la politique d’accueil « inclusive » retenue comme devant être la règle.

Les Français, jamais consultés

De décennies d’immigration massive, en France et dans d’autres pays d’Europe occidentale, de populations de civilisations très différentes de la nôtre ont résulté, dans presque tous les domaines, d’inextricables problèmes, dont ceux posés spécifiquement par l’islam.

Pourtant non seulement les Français n’ont jamais été consultés, mais de plus tout a été organisé pour les mettre autant que possible devant le fait accompli.

L’analyse fait ressortir le rôle clé joué, en parfaite synergie, par le « gouvernement des juges » et des traités internationaux en général signés dans la plus grande discrétion (et dont la portée véritable échappe généralement de toute façon aux non spécialistes), le dernier en date étant le « Pacte de Marrakech », pour lequel la discrétion n’a pu toutefois être conservée.

Les juges contre le peuple

Ce « gouvernement des juges » (on peut aussi sans exagération aucune parler de « dictature des juges », car il viole le principe fondamental de la séparation des pouvoirs), exploite la possibilité qu’ont de fait les instances statuant en dernier ressort (le Conseil Constitutionnel, le Conseil d’Etat et la Cour de Cassation), par leurs jurisprudences, de modifier la réglementation, la loi, voire la Constitution. Du moins lorsqu’il n’y a pas de réaction du gouvernement, des partis au pouvoir, et des médias. Mais l’absence de réaction est à peu près certaine lorsque, comme c’est le cas en France, les mêmes intérêts et les mêmes réseaux d’influence, qui tiennent par ailleurs les médias, tiennent aussi depuis des décennies le gouvernement, les partis « de gouvernement », et certains syndicats : il est impossible que cela n’influe pas sur les nominations aux postes clés de la magistrature, qui sont de toute façon un enjeu de pouvoir majeur, et que ne s’installe une situation de connivence généralisée.

La signature de traités internationaux peut influer de deux façons sur le droit français :

D’une part, lorsqu’ils sont « juridiquement contraignants », parce qu’ils s’imposent explicitement aux juridictions françaises (une anomalie de la Constitution française étant la rédaction de son article 55, qui permet de les placer au-dessus de la loi française). C’est ainsi que, tout ou presque étant maintenant judiciarisé, la France n’a plus la maîtrise de ce qui se passe sur son propre territoire, puisque cela dépend des décisions de Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CDEH), dont les domaines de compétence recouvrent en particulier tout ce qui touche à l’immigration et à la lutte contre l’islamisme.

D’autre part parce que, correspondant à des engagements de la France, même « juridiquement non contraignants », ils sont une source toute trouvée de jurisprudences pour les instances françaises, ce qui peut permettre le moment venu de dynamiter des pans entiers de la législation et de la règlementation nationale et, à tout le moins, entrave toute évolution allant à leur encontre.

Soumission française aux traités internationaux

La combinaison de signatures de traités internationaux et de gouvernement des juges, par les discrets coups d’Etat qu’elle permet en tant que de besoin, est évidemment la stratégie idéale de contournement du peuple français pour l’introduction d’abandons de souveraineté. Elle est appelée un grand avenir, le « gouvernement mondial »dont l’urgence nous est chaque matin rappelée ne pouvant guère être mis en place que de cette façon.

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