[Tribune] L’Union européenne passoire : comment Frontex devient une agence d’assistance aux migrants

migrants frontex

Ce qui devait arriver arriva : le directeur général de Frontex, agence européenne des gardes-frontières et des gardes-côtes, Fabrice Leggeri, a été poussé à la démission après des mois de harcèlement d’ONG favorables à l’ouverture de l’Europe aux flux migratoires, ainsi que de la Commission et du Parlement européens. Accusé de refoulements illégaux, ce qu’une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) corroborerait, il a jeté l’éponge.

Cette affaire soulève plusieurs interrogations. D’abord, pourquoi mandater l’OLAF, organe chargé de lutter contre la corruption et la fraude financière, pour enquêter ? Il est vrai que, depuis quelque temps, on a l’impression que cet office est instrumentalisé par la Commission pour des motifs politiques et idéologiques.

Ensuite, pour quelle raison les ONG favorables au laxisme migratoire ont-elles une telle influence sur la Commission européenne, comme si elles étaient en « ligne directe » avec le cabinet d’Ursula von der Leyen, comme elles le sont avec certaines rédactions de médias du courant dominant. C’est le signe même de l’empire de l’émotion, plus que de la raison, sur le système.

Enfin, pourquoi les règles relatives aux migrants illégaux ont-elles été systématiquement utilisées à charge contre le directeur général de Frontex, alors même qu’elles ne sont ni claires ni cohérentes ?

L’article 33 de la convention de Genève sur le droit d’asile stipule qu’« aucun des États contractants n’expulsera ou ne refoulera un réfugié sur les frontières où sa vie ou sa liberté serait menacée ». La Cour européenne des droits de l’homme, que l’on sait sous influence, a étendu ces règles à toute personne en besoin de protection. Or, une norme juridique, pour être appliquée et efficace, doit être claire et précise. Qu’est-ce qu’une personne en besoin de protection ? Notion imprécise, donc sujette à contestations et procédures.

Si les réfugiés d’Ukraine, en grande majorité des femmes et des enfants qui fuient la guerre, doivent évidemment être accueillis, il est avéré que le droit d’asile a été perverti en filière d’immigration illégale. En France, près de 80 % des demandes d’asile sont rejetées mais les personnes arrivées illégalement sur le territoire ne sont que rarement reconduites à la frontière. Le Sénat avance un taux de 13 à 14 %. Seule une instruction en aval, dans le pays de départ, pourrait être efficace, mais les ONG assimilent ceci à « une occupation étrangère ».

L’exposé des motifs du règlement de 2018 relatif à Frontex reconnaît qu’« il reste beaucoup à faire pour garantir le contrôle efficace des frontières de l’Union et pour accélérer considérablement le retour effectif des migrants en situation irrégulière ». Son article 1 indique qu’il s’agit de s’attaquer « aux défis migratoires, y compris la problématique du retour », ce que confirme l’article 10 qui stipule que le rôle de l’agence est de « contribuer à un niveau efficace élevé et uniforme aux contrôles aux frontières et de retour ».

Or, en pratique, la direction générale de Frontex a vu son action continuellement contestée par les ONG, la Commission et le Parlement européens dans une espèce de schizophrénie qui consiste à assigner des buts de contrôle des frontières et de retours « à un niveau efficace, élevé et uniforme » et, dans le même temps, de mettre en cause les actions menées pour y parvenir au nom de la protection des « droits fondamentaux ».

Mme von der Leyen, Allemande typique qui n’en finit pas de vouloir exorciser les crimes commis par ses parents ou grands-parents, soutenue par la gauche du Parlement européen, souhaitait que des sanctions soient prises contre Fabrice Leggeri. Sa démission met un terme à l’affaire. Elle met un terme, aussi, à l’existence de Frontex en tant que garante de l’intégrité des frontières de l’Union européenne. Désormais, il s’agira d’une agence d’assistance aux migrants.

La promesse était que la contrepartie aux accords de Schengen et à l’ouverture des frontières internes de l’Union européenne serait un contrôle efficace des frontières externes. Le masque et tombé. Il n’en sera rien. Le bla-bla destiné à rassurer le « gogo » électeur continuera à le bercer d’illusions. Il ne s’agit pas de faiblesse mais de volonté idéologique. Le monde doit être ouvert et indifférencié afin de permettre aux flux économiques de se déployer sans contraintes en ayant à disposition le « matériau humain » nécessaire. L’Union européenne est et sera une passoire, parce que le projet est qu’elle le soit. Tant pis pour les peuples européens et ce qui leur reste de liberté.

Stéphane Buffetaut

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’Arabie Saoudite va renvoyer 100.000 migrants éthiopiens dans leur pays, le royaume en a déjà renvoyé 352.000 en 4 ans. L’ONU approuve ces expulsions massives

Ukraine : le nécessaire « tri » entre migrants, la question que les médias de grand chemin ne veulent pas poser

migrants

La guerre en Ukraine qui a débuté le 24 février dernier entraine d’importants mouvements de population. Le gouvernement français a rapidement annoncé que notre pays allait accueillir des réfugiés ukrainiens. Parmi les “migrants” qui arrivent en France, nombre d’entre eux n’ont pourtant pas la nationalité ukrainienne. Ceux qui l’ont souligné ont rapidement et vertement été critiqués par des médias de grand chemin. Était-ce justifié ? Revue de presse.

Le tir de barrage au « tri » des migrants

La question d’un tri entre refugiés ukrainiens et extra-européens a d’abord émergé lors de leur sortie du territoire ukrainien. Le journal La Croix, suivi par de nombreux autres médias, souligne ainsi le 1er mars que « les autorités faisaient le tri à la frontière ukrainienne ». Le journal d’extrême gauche Politis est encore plus explicite et parle d’un « tri racial » entre réfugiés.

Cette polémique ne s’est pas arrêtée là. Dans son édition du 9 mars, le journal Le Figaro révélait que parmi les 5 000 premiers migrants venant d’Ukraine arrivés en France à cette date, « 30 % sont des migrants d’autres nationalités, dont beaucoup d’Algériens », suivis par les Ivoiriens, les Marocains et les Indiens.

Cette information allait provoquer un tir de barrage de nombreux médias de grand chemin français favorables à l’accueil inconditionnel des migrants.

« Ukrainiens, Syriens, Afghans… l’accueil des réfugiés en France est-il à géométrie variable ? », s’interroge le Parisien en père la morale le 2 mars.

L’Express se fait la porte-parole des migrants le 3 mars : « Alors que les initiatives se multiplient en France pour accueillir les réfugiés ukrainiens, une éventuelle hiérarchisation entre demandeurs d’asile suscite la polémique ».

L’Alsace s’empresse le 14 mars de faire une « désinfox » de l’article du Figaro. Le quotidien régional estime que « les chiffres officiels « ne disent pas que 30% des réfugiés venus d’Ukraine ne sont pas Ukrainiens. (…) Vendredi, le ministère de l’Intérieur a dit à l’AFP que 97,5% des 10 007 personnes en provenance d’Ukraine contrôlées sur le territoire national par la police aux frontières depuis le 25 février avaient la nationalité ukrainienne ».

Un faisceau d’indices troublant

Alors, la question d’un nouveau coup de bluff à l’occasion de la guerre en Ukraine pour faire accepter toujours plus d’immigration extra-européenne était-elle déplacée ?

Sur les réseaux sociaux, le député Aurélien Taché ex-LREM met en scène son accueil de « réfugiés d’Ukraine ». A voir la photo illustrant cet accueil, nous soulignions le 15 mars que certains arrivent jusqu’en France, plus enfants du soleil que de Kiev.

Bouli Billy relaie un article de La République du centre intitulé : « Orléans accueille ses premiers réfugiés “ukrainiens” ». Il est illustré par la photo de Mohamed et de sa famille.

Les Envahis retweete pour sa part un article de Paris Normandie consacré à l’arrivée de Youssouf à Val-de-Reuil.

Rares sont les journalistes à être allés sur le terrain pour vérifier si l’accueil des réfugiés ukrainiens en France crée un effet d’aubaine. Il est vrai que le sujet est inflammable.

Jean Bexon est de ceux-là. Il a publié sur le site Boulevard voltaire un reportage vidéo au centre Accueil Ukraine, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, près de la porte de la Chapelle. Il constate la présence de « nombreux jeunes Africains parmi les réfugiés d’Ukraine ».

Il relate ses constats dans l’article écrit à l’occasion de cette enquête :

« Une autre grande pièce jouxte la salle de réconfort. Une quarantaine de jeunes hommes, étudiants algériens pour certains, originaires d’Afrique subsaharienne pour d’autres, enregistrent un pré-dossier d’accueil ».

Un chauffeur salarié d’une compagnie de transport privée témoigne : « « Toute la journée d’hier, j’ai vu des “Blacks” ressemblant aux migrants que l’on croise habituellement dans Paris ».

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« J’ai honte »: Robert Ménard « regrette » ses propos « moralement pas bien » sur les migrants

Lyon : Mila harcelée “tous les 10 mètres” sur les berges du Rhône. Elle confie avoir été menacée de viol et agressée sexuellement à plusieurs reprises par “toujours les mêmes profils”

Des millions de migrants échapperont-ils à l’obligation vaccinale ?

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Les labos pharmaceutiques ont-ils si peu confiance en l’innocuité de leurs vaccins anti-Covid qu’ils refusent d’en fournir à des millions de migrants par crainte des risques juridiques liés à leurs possibles effets secondaires ?

C’est en tout cas ce que laisse penser l’agence de presse Reuters en se basant sur diverses déclarations de responsables de programmes humanitaires et des documents internes de Gavi, l’organisation caritative qui gère le programme de vaccination pour les populations déplacées.

En effet, selon les Nations unies, plusieurs fabricants de vaccins Covid-19 ont exigé que les pays leur assurent des « décharges de responsabilité » voire des « indemnisations » en cas d’« événement indésirable » subi par des personnes à la suite de l’administration de ces vaccins. Mais là où les populations ne dépendent d’aucun gouvernement, cela n’est pas possible. C’est notamment le cas pour les personnes déplacées par les crises au Myanmar (Birmanie), en Afghanistan et en Ethiopie, qui se retrouvent hors de portée des programmes de vaccination des gouvernements nationaux.

Ainsi, Gavi, l’alliance pour les vaccins créée en 2000 pour promouvoir la vaccination dans le monde, explique que lorsque les demandeurs de doses, principalement des ONG, ne peuvent pas supporter les risques juridiques, les fabricants refusent le plus souvent de les livrer.

De sérieuses inquiétudes

Ce refus des fabricants d’assurer leurs responsabilités juridiques laisse évidemment planer de sérieuses inquiétudes quant à de possibles conséquences néfastes, à moyen ou long terme, des campagnes de vaccination massives en cours. Et ce alors même que les personnes s’interrogeant sur cette question en Occident sont immédiatement traitées de « complotistes » ou d’« illuminés ».

Interpellés sur cette épineuse question, Moderna a pour le moment refusé de commenter tandis qu’AstraZeneca et Pfizer ont affirmé être en pourparlers avec Gavi mais ont refusé de faire d’autres déclarations.

A l’inverse, trois fabricants de médicaments chinois ont accepté d’assumer les risques juridiques lorsque leurs vaccins sont distribués à des populations migrantes dans des « zones tampons » non rattachées à une entité nationale : SinoVac Biotech Ltd (SVA.O), Sinopharm Group Co. Ltd (1099.HK) et Clover Biopharmaceuticals Co.

La très grande prudence des laboratoires pharmaceutiques tranche évidemment de façon spectaculaire avec la confiance quasi religieuse affichée par nos dirigeants quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins expérimentaux réalisés à la hâte et qu’ils veulent rendre obligatoires pour tous. Sous nos latitudes, le principe de précaution semble n’être plus qu’un lointain souvenir du regretté « monde d’avant ».

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 23 décembre 2021

La méthode pour en finir avec le lobby immigrationniste en France

immigration

Après avoir abordé la règle juridique du non refoulement, les frontières poreuses de l’espace Schengen, le fiasco des expulsions des étrangers en situation irrégulière, les moyens à mettre en œuvre pour parvenir à une réduction du nombre des demandes d’asile, cet article est consacré aux subventions publiques attribuées au lobby immigrationniste en France.
Une tribune de Paul Tormenen.

Chaque année, de nombreuses associations et ONG dont la vocation est l’aide et la prise en charge des migrants bénéficient de subventions publiques d’un montant parfois considérable. À côté de leur mission première, certaines d’entre elles facilitent l’immigration. D’autres font pression auprès du gouvernement pour infléchir sa politique migratoire, en dépit de leur faible représentativité dans l’opinion publique. L’argent du contribuable est ainsi mis au service d’un lobby immigrationniste, sans qu’à aucun moment on ne lui demande son avis. Cette situation n’est pas irréversible, comme nous allons tenter de le démontrer au travers de trois exemples :

– les subventions versées aux ONG ;
– les subventions versées aux associations ayant une mission de service public ;
– les subventions versées aux sites d’information facilitant l’immigration.

I – Les subventions versées aux ONG

Constat – SOS Méditerranée fait partie de ces nombreuses organisations non gouvernementales humanitaires ayant un bateau qui croise en mer Méditerranée. Son activité présentée sur son site paraît sans équivoque : « porter assistance à toute personne […] se retrouvant en danger de mort lors de la traversée de la Méditerranée ». Mais force est de constater que les ONG de sauvetage en mer Méditerranée font partie de la chaîne qui permet chaque année à plusieurs dizaines de milliers de clandestins de gagner l’Europe à partir des côtes d’Afrique du Nord et de Turquie. Certaines d’entre elles ont fait – ou font actuellement – l’objet d’enquêtes judiciaires pour le motif de facilitation de l’immigration clandestine (1).

Parmi les financeurs de SOS Méditerranée figurent des collectivités locales et territoriales françaises (communes, départements, régions). En 2020, une vingtaine d’entre elles apportaient un soutien financier à l’ONG, dans le cadre d’une « plateforme des collectivités solidaires » (2). Les subventions versées l’année dernière par celles-ci atteignaient la coquette somme de 754 000 euros (3). Fin 2021, le nombre de communes et de collectivités qui subventionnent SOS Méditerranée a plus que triplé depuis 2020, pour atteindre 74. Le montant total des subventions versées à l’ONG par celles-ci a fort probablement augmenté dans les mêmes proportions.

Un élu RN du département de l’Hérault a récemment contesté devant le tribunal administratif de Montpellier l’attribution en juillet 2020 d’une subvention de 20 000 euros à l’association SOS Méditerranée (4). Il a invoqué à l’appui de sa requête le fait que la délibération accordant une subvention à l’ONG ne se rattache à aucun domaine d’intervention du département et ne concerne pas les bénéficiaires de l’aide sociale apportée par le département.

Son action en annulation a été non seulement rejetée, l’élu a été condamné aux dépens (5). Le tribunal administratif de Montpellier a estimé dans un jugement du 19 octobre 2021 que « l’association bénéficiaire poursuit une action internationale à caractère humanitaire, dans le respect des engagements internationaux de la France. Seules ces conditions étant requises par les dispositions précitées de l’article L. 1115-1 du Code général des collectivités territoriales, le département pouvait ainsi légalement lui octroyer la subvention en litige ».

Bien que le financement d’une ONG d’aide aux migrants en mer Méditerranée soit bien loin des missions des départements, le Code général des collectivités territoriales dispose que « les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire ».

Proposition – Modifier le Code général des collectivités territoriales afin de ne plus permettre le financement d’actions humanitaires en dehors du ressort géographique de la collectivité considérée.

Dans un contexte de dépenses sociales en forte hausse, notamment en faveur des jeunes migrants via l’aide sociale à l’enfance, certaines collectivités ne peuvent à la fois demander plus de moyens à l’État et se disperser dans l’allocation de leurs ressources (6).

II – Les subventions versées aux associations ayant une mission de service public

Constat – L’État a délégué à des opérateurs privés la prise en charge des migrants (hébergement, actions socio-éducatives, etc.) (7). Certains d’entre eux n’hésitent pas à critiquer le gouvernement pour sa politique migratoire jugée parfois trop « ferme », en dépit du démenti cinglant apporté par les chiffres. Quand ils n’assignent tout simplement pas l’État en justice, comme cela a été le cas en 2016, afin d’augmenter le montant de l’allocation versée aux demandeurs d’asile (8).

France terre d’asile gère 34 centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’association fournit également un accompagnement juridique aux migrants et accompagne des « mineurs étrangers isolés » lors de leur entretien avec l’OFPRA. En 2020, l’association a perçu la modique somme de 70 millions d’euros au titre de son fonctionnement et de 26 millions d’euros de subventions et de participation. Le devoir de réserve ne semble pas applicable à cet opérateur de l’État : ses communiqués de presse sont souvent très critiques vis-à-vis de la politique migratoire du gouvernement (9).

La Cimade gère deux centres d’accueil de migrants. Elle propose également un accompagnement aux procédures juridiques que peuvent engager les étrangers. Mais l’activité de cette association ne se limite pas à une mission humanitaire. Ses prises de position publiques et militantes sont nombreuses, notamment lors de débats parlementaires sur des projets et propositions de lois sur l’immigration, à l’occasion de manifestations de sans-papiers, etc.

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Noyade de 27 migrants dans la Manche : la solution australienne

migrants frontières

Le 24 novembre, 27 migrants sont morts noyés en voulant traverser le détroit de la Manche. De nombreuses voix se sont fait entendre pour que l’on ne connaisse « plus jamais ça ». En mer Méditerranée, c’est par milliers que les morts par noyade se comptent chaque année. Ces faits divers, aussi tragiques soient-ils, ne font que refléter l’ampleur d’une immigration clandestine tacitement autorisée. Cette situation n’est plus tenable. Des solutions radicales s’imposent. L’exemple australien est à ce titre riche d’enseignements.
Une tribune signée Paul Tormenen.

La route migratoire par la mer Méditerranée

Les clandestins qui arrivent en France tentent pour certains de gagner le Royaume-Uni en traversant la Manche. Avant d’arriver dans notre pays, ils ont fréquemment emprunté les routes migratoires qui passent par la mer Méditerranée. Pourtant, parmi les solutions envisagées pour enrayer l’immigration illégale et le business des passeurs, son arrêt pur et simple par la mer Méditerranée n’est jamais évoqué. Preuve s’il en fallait que cette immigration est tacitement tolérée depuis des années, tant par les dirigeants des pays d’Europe de l’Ouest que par l’Union européenne, ce qui lui a permis de prendre une ampleur considérable.

Les récents événements illustrent l’anormalité d’une situation à laquelle l’oligarchie s’est habituée. À cet égard, elle serait bien avisée de s’inspirer de l’exemple de l’Australie, qui pratique un blocus maritime résolu à l’immigration clandestine. Le résultat est éloquent : zéro arrivée = zéro mort.

Au-delà des événements dramatiques, il faut sans cesse rappeler que les centaines de milliers de migrants qui arrivent clandestinement chaque année en Europe foulent aux pieds nos frontières et imposent leur présence sans le consentement des peuples. Quand l’Europe aura-t-elle enfin le courage d’imposer un « no way », un sens interdit à l’immigration clandestine ?

Un phénomène massif

Les statistiques tenues par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU permettent de mesurer l’ampleur de l’immigration clandestine qui transite par la mer Méditerranée. Depuis 2015, le HCR a recensé l’arrivée de près de deux millions de migrants sur les côtes du sud de l’Europe. Si ces arrivées étaient déjà nombreuses avant 2015, elles s’inscrivent désormais dans le temps.

Les moyens de lutte contre l’immigration clandestine : accompagner plutôt qu’arrêter

Pour faire face à ces flux massifs, l’Union européenne a engagé des actions de deux ordres :

– la lutte contre les passeurs ;
– l’action humanitaire.

La lutte contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée

Afin de lutter contre l’immigration clandestine en mer Méditerranée, l’Union européenne a noué des partenariats avec plusieurs pays africains d’où partent les clandestins (1). Des accords visant à neutraliser les réseaux de trafic de migrants et de traite d’êtres humains ont ainsi été conclus avec la Libye, le Maroc et la Tunisie. Il s’agit aussi plus officieusement d’empêcher les départs de bateaux clandestins des côtes de ces pays vers l’Europe. Ces pays bénéficient à ce titre d’importants subsides de l’Union européenne. Au regard des chiffres des arrivées clandestines en Europe précédemment cités, le moins que l’on puisse dire est que le résultat n’est pas probant.

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Les migrants expédient des milliards dans leur pays d’origine, selon la Banque mondiale

argent migrants

Les chiffres sont rarement évoqués, mais les grandes migrations de ce siècle cachent une économie et des transferts de fonds gigantesques.

Pas moins de 589 milliards de dollars, soit 520 milliards d’euros : telle est la somme colossale que les migrants du monde entier auront perçue dans leur pays d’accueil en 2021 et qu’ils auront envoyée dans leur pays d’origine, selon les estimations de la Banque mondiale publiées le 17 novembre. Un chiffre en hausse de 7,3 % sur un an, soit par rapport à 2020.

Ces fonds, perçus hors de leurs frontières et que les migrants rapatrient dans leur pays – des pays souvent à revenus faibles ou intermédiaires -, devraient continuer à croître en 2022 avec une augmentation de 2,6 %. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, les effets de la pandémie n’ont quasiment pas impacté le cours de ces fleuves d’argent. Toujours selon la Banque mondiale, les transferts de fonds sont, aujourd’hui, trois fois supérieurs aux investissements directs à l’étranger (IDE) et aux aides publiques au développement (APD). Pour de nombreux pays, il s’agit d’une source considérable de revenus impactant largement l’économie du pays. C’est ainsi le cas du Liban (34,8 % du PIB), de la Gambie (33,8 %) et du Népal (24,8 %). Quant aux principaux transferts de fonds venus de l’Union européenne, ils se dirigent vers les pays du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.

Dans ce concert, les chiffres d’Eurostat montrent que la France est le pays d’Europe qui envoie le plus d’argent vers l’étranger. En 2020, pas moins de 11,2 milliards d’euros ont, ainsi, quitté les frontières de l’Hexagone. Selon le rapport de la Banque de France, ces exportations financières vont en priorité vers l’Afrique du Nord et subsaharienne. De leur côté, les flux entrants sur le territoire français (venus, notamment, de Suisse et d’Allemagne) se sont considérablement affaiblis depuis 2009, tandis que les flux sortants, eux, sont en hausse. Ils ont bondi de 6,3 milliards, en 2009, à 11,2 milliards, donc, en 2020.

Les sommes d’argent qui voyagent entre les pays occidentaux et le tiers-monde peuvent être transférées par plusieurs canaux : par les banques et les établissements de monnaie (Western Union, MoneyGram…) ou bien par les systèmes informels tels que les porteurs de confiance ou le marché noir. En passant par des sociétés reconnues par l’État, le service des impôts français peut engager une réduction fiscale. D’après l’article 156 du Code général des impôts, ces versements sont considérés comme des pensions alimentaires. Il suffit de fournir une déclaration de revenus, un justificatif de l’état de besoin du bénéficiaire et un document attestant du lien de parenté.

D’après la Banque mondiale, cet argent représente une aide à la « précarité économique » pour « soulager les ménages mis à rude épreuve ». Pourtant, d’après les déclarations à l’Assemblée nationale de l’ancien directeur de la cellule anti-blanchiment de Bercy TRACFIN, Bruno Dalles, ce soutien familial fait partie aussi des sources de financement du terrorisme. Un financement qui bénéficie donc… d’une défiscalisation par l’État français. Un comble !

Gauderic Bay

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise migratoire – Cardinal Robert Sarah : « L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux » [vidéo]

immigration migrants

30/11/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le Cardinal Robert Sarah, auteur de « Pour l’éternité » aux éditions Fayard, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet des crises et des drames migratoires.

Au moins 27 migrants ont péri mercredi 24 novembre dans le naufrage de leur embarcation au large de Calais. Le cardinal Robert Sarah est revenu sur ce drame, le plus meurtrier depuis l’envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche.

Il a appelé à lutter contre ce mal à la racine :

Ma réaction est une révolte. Il y a une triple trahison. On retire des jeunes d’Afrique, des intelligences, des forces vives, qui sont arrachés de leur pays. Ensuite, on présente à ces jeunes l’Europe comme l’Eldorado, on leur dit qu’ils auront tout, alors que ce n’est pas vrai. Et enfin, on ne réagit pas contre les passeurs qui profitent de leur naïveté et les font succomber en pleine mer. Il faudrait lutter contre ce mal à la racine et présenter l’Europe comme elle est, avec ses difficultés aussi.

Selon lui, il est faux de croire que les frontières n’existent pas. « L’important est d’aider l’Afrique à se développer sur place, et faire que ces jeunes trouvent du travail et restent chez eux« , a-t-il poursuivi. « On doit leur dire de servir leur pays et leur continent« . Il a également affirmé que si l’Europe continue en ce sens, « elle sera envahie par une population étrangère« .


Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

levée boucliers pologne

La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021

Les migrants attaquent la frontière au cri d’« Allah akbar ! ». En se protégeant, la Pologne donne une leçon à toute l’Europe.

Pologne : bientôt une barrière anti-migrants

pologne migrants

Plus de 30 000 tentatives de passage illégal de la frontière depuis le début de l’année, dont plus de 3 500 en août, près de 7 700 en septembre et près de 17 300 en octobre : l’assaut migratoire lancé par la Biélorussie d’Alexandre Loukachenko contre la Pologne s’intensifie de mois en mois. Ce début de mois de novembre est en outre marqué par plusieurs provocations par des membres des services biélorusses armés et en uniforme pointant leurs armes ou tirant avec un pistolet lance-fusées en direction des militaires polonais. Des provocations que le vice-ministre de l’Intérieur polonais explique par les problèmes qu’ont maintenant les Biélorusses avec ces foules d’immigrants d’Irak (principalement) et du Moyen-Orient qu’ils ont fait venir pour les emmener ensuite aux frontières avec la Pologne et les pays Baltes. Cette guerre hybride menée par Minsk contre ses voisins occidentaux est une réponse aux sanctions adoptées par l’UE après le détournement en mai dernier par la Biélorussie d’un avion Ryanair immatriculé en Pologne qui assurait la liaison Athènes-Vilnius et survolait le territoire biélorusse avec un opposant à bord.

Officiellement, tous ces immigrants viennent en Biélorussie en tant que touristes grâce à la multiplication des liaisons assurées par la compagnie aérienne Belavia et l’activité d’une agence de voyages biélorusse étroitement liée au pouvoir. Parmi les immigrants illégaux qui arrivent à passer et sont arrêtés en Pologne, la moitié environ ont encore des papiers sur eux et ce sont quasiment tous des Irakiens. Comme pour les vagues précédentes, il y a très peu de femmes et d’enfants parmi ces immigrants, ce sont principalement des hommes jeunes et en bonne santé. De plus en plus souvent, des groupes de ces jeunes hommes en âge d’être militaires assistés par les gardes-frontières biélorusses cherchent à pénétrer en force sur le territoire de l’Union européenne, et la garde frontalière polonaise publie régulièrement des images de ces assauts de dizaines de « migrants » armés de pierres et de bâtons. Pour assister les gardes-frontières, Varsovie a déployé 10 000 soldats le long de ses plus de 400 kilomètres de frontière avec la Biélorussie et l’état d’urgence reste de rigueur sur une bande de trois kilomètres de large dont sont exclus journalistes et membres des ONG.

Malgré les efforts polonais, certains arrivent à passer et les centres d’accueil polonais sont proches de la saturation, avec près de 2 000 pensionnaires en attente d’être expulsés. D’autres parviennent à poursuivre leur voyage, car aucun ne vient pour s’installer en Pologne. L’Allemagne a enregistré plus de 6 000 de ces immigrants arrivés depuis la Pologne depuis le début de l’année, dont plus de 3 000 pour le seul mois d’octobre.

Pour stopper l’action de Minsk, le 29 octobre le Parlement polonais a définitivement adopté une loi autorisant la construction d’une barrière frontalière qui consistera en une clôture rigide de cinq mètres de haut, surmontée de barbelés, avec des systèmes de détection de mouvements pour alerter les autorités en cas de tentative d’effraction. Le coût de cette clôture anti-migrants devrait s’élever à 1,6 milliard de zlotys, soit environ 350 millions d’euros. Il n’y aura aucun financement européen pour cet investissement, même si officiellement Bruxelles soutient Varsovie dans cette affaire, tout en multipliant les sanctions financières à l’encontre de la Pologne pour les questions qui ne relèvent pas des compétences de l’UE puisqu’elles sont liées aux réformes polonaises de la justice.

De plus en plus, les grands médias français pondent des articles et reportages larmoyants sur la situation de ces pauvres migrants « piégés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne ». « Dans l’est de la Pologne, la traque des migrants », titrait récemment La Croix, ce à quoi Patrick Edery, le rédacteur en chef du site en français du journal de Solidarnosc, tysol.fr, réagissait sur Twitter en ces termes qui résument très bien la situation : « Les migrants irakiens à la frontière polonaise arrivent tranquillou en avion en Biélorussie, prennent ensuite le bus jusqu’à la frontière. Le tout est facturé 2 000 USD par une agence de voyages qui organise tout. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 8 novembre 2021

UE, migrants… La Pologne ne faiblit pas

Assaillie par les migrants à l’est et par l’Union européenne sur la scène politique continentale, la Pologne résiste et affirme ses positions.

Après que le tribunal constitutionnel polonais a jugé le 7 octobre dernier que les articles 1 et 19 du traité sur l’Union européenne n’étaient pas compatibles avec la Constitution du pays, l’instance continentale a durci le ton le 19 octobre par la voix d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Celle-ci a évoqué les risques encourus par la Pologne, à savoir des pénalités financières, Bruxelles menaçant même de ne pas verser les 36 milliards d’euros qu’elle lui avait promis pour son plan de relance post-Covid.

Grâce à Olivier Bault, notre correspondant permanent à Varsovie, les lecteurs de Présent connaissent désormais bien la pugnacité polonaise. Ainsi, les pressions, bien que fortement ressenties et potentiellement dévastatrices, ne font pas perdre leur courage aux élus polonais. Mateusz Morawiecki, Premier ministre, avait ainsi déclaré immédiatement après l’intervention très offensive d’Ursula von der Leyen qu’il était « inacceptable de parler de pénalité financière », précisant que « le chantage ne peut pas être une conduite politique ». Dans une interview publiée lundi 25 octobre par le Financial Times, le Premier ministre a renchéri en affirmant que son pays ne discutera plus « avec un pistolet braqué sur la tempe ».

Les méthodes dignes de l’URSS appliquées par l’UE sont bien connues en Pologne, c’est d’ailleurs l’héritage de l’époque communiste qui a poussé le pays à faire le ménage dans sa justice, ce qui a provoqué le début de cette énième altercation avec l’UE.

Nombreux sont en effet les désaccords entre les deux parties depuis quelques années et plus précisément depuis l’arrivée au pouvoir en Pologne des conservateurs en 2015, notamment au sujet de l’immigration. Le dernier événement en date ne devrait pas changer la donne.

Le 25 octobre, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a annoncé que son pays allait déployer 2 500 soldats supplémentaires à la frontière biélorusse afin de prêter main-forte aux 7 500 hommes du corps des gardes-frontières déjà en place. L’objectif est simple, empêcher les migrants d’entrer en Pologne, ce qui n’est pas peu dire puisque, d’après Le Monde, 500 à 900 tentatives de passages clandestins ont lieu chaque jour. Ces tentatives engendrent par ailleurs des incidents, plusieurs militaires ayant été blessés par des projectiles en tous genres le week-end dernier.

Comme douze autres pays, la Pologne avait demandé en début de mois la construction de barrières physiques contre ces intrusions. Les demandes et la détresse de ces nations ont cependant été balayées d’un revers de manche par Ursula von der Leyen vendredi dernier à l’issue d’un sommet européen consacré en partie à la pression migratoire, puisqu’elle a affirmé que l’Union européenne ne financera aucune activité liée à la construction de murs ou de clôtures barbelées à ses frontières. Ses attaques contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusé d’être à l’origine de l’afflux de migrants pour faire pression sur l’UE, seront sans doute validées par la Pologne mais ne régleront pas le problème.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 octobre 2021

Jérôme Rivière : « La commission européenne a choisi de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les Nations »

Jérôme Rivière

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins qui ont accueilli des migrants afghans. Pourquoi tant de générosité de la part de l’Europe ?

Réponse de Jérôme Rivière, député européen.

La Commission européenne s’est engagée à verser un milliard d’euros aux Afghans et aux pays voisins de l’Afghanistan qui ont accueilli une partie des réfugiés. C’est généreux…

C’est aberrant. Il y a moins d’une semaine, 12 pays de l’Union européenne, quasiment la moitié des membres de l’Union européenne, se sont adressés à la Commission européenne pour lui demander de financer des barrières physiques aux frontières de l’Union européenne afin de faire face à la vague de migrants accablant les nations et les populations européennes. La commissaire aux affaires intérieures Madame Johanssen a expliqué qu’elle n’y était pas favorable car les fonds européens sont limités.
On répond aux états membres que les fonds européens sont limités pour protéger les frontières et empêcher l’invasion migratoire, et dans le même temps on va distribuer un milliard d’euros de ces mêmes fonds européens en Afghanistan. C’est aberrant et ça dénote bien une politique et une vision migratoires totalement opposées à la volonté des peuples. Cela correspond à un projet qui n’appartient qu’à la Commission en écho avec le pacte sur les migrations. C’est contre cette politique invraisemblable que le groupe Identité et Démocratie, dont font partie les députés du Rassemblement national au parlement européen, se bat.
Cette décision de la Commission n’a aucun sens.

On pourrait penser que cet argent apparait, dans un contexte diplomatique entre le pouvoir des talibans et les 27 pays d’Europe et les États-Unis, comme une volonté de négocier avec ce gouvernement inquiétant.

Comme l’ensemble des parlementaires du Rassemblement national, je récuse toute autorité à l’Union européenne de négocier quoi que ce soit en matière d’affaires étrangères. Les politiques d’affaires étrangères et de défense sont exclues des traités. Ce sont des domaines qui sont du ressort des nations. Il appartient à la France, si elles le souhaite et s’il en va de ses intérêts stratégiques, de choisir ou non de discuter avec les talibans. Quand on arrive à une table de négociation, en donnant un milliard d’euros alors qu’on refuse aux états membres de se protéger contre le problème créé par le régime des talibans avec l’immigration massive, cela s’oppose totalement à la volonté des peuples. La dérive de la Commission est inquiétante. Ils vont toujours plus loin et ils le font avec l’argent des Européens et en particulier avec l’argent des Français.

Il n’y a pas de budget pour sécuriser les frontières, en revanche il y en a un pour encourager les vagues migratoires. Est-ce une volonté idéologique d’ “open society” ?

Bien sûr, lorsque vous dites “open society” vous faites quasiment référence à l’association de Monsieur Soros. C’est un lapsus qui donne le vrai sens des choses ! Aujourd’hui, la Commission qui n’émane d’aucun processus électoral et n’a aucun mandat de la part d’aucun peuple, a choisi le projet poussé par des associations telles que celle de Monsieur Soros, de faire venir toujours plus de migrants pour détruire les nations. Leur objectif est de mettre un terme aux nations et d’essayer de nous fondre dans un espace qui nous réduit à des consommateurs, enlève l’aspect citoyen et veut briser notre civilisation. Les vagues de migrants toujours plus importantes sont pour eux le meilleur outil pour tenter d’y parvenir.
Ce milliard d’euros refusé aux nations européennes pour se protéger est, brutalement et sans discussion au Parlement, accordé aux talibans pour encourager les vagues migratoires toujours plus grandes.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire