Le pactole des données médicales, par Arnaud Raffard de Brienne

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La décision, incompréhensible à première vue, du gouvernement de confier l’hébergement des informations de santé de millions de nos concitoyens à Microsoft plutôt qu’à l’opérateur français OVH a de quoi légitimement choquer. Cette décision prise au début de l’été dernier à l’issue d’un processus de sélection pour le moins obscur confie à l’un des plus éminents membres des GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft – nos données les plus intimes du Health Data Hub, cette plate-forme destinée à la recherche médicale et statistique.

Selon le secrétaire d’Etat au numérique, Cédric O, la France n’était pas prête et accusait, au moment de la décision, un retard dans le domaine du « cloud », c’est-à-dire du stockage et traitement de données numériques. Justification fallacieuse car il suffisait, selon Octave Klaba, fondateur de la société roubaisienne OVH, opérateur de référence dans ce domaine, de patienter quelques mois pour éviter ce transfert massif de données vers les Etats-Unis. Juste le temps de permettre à l’entreprise de s’adapter au cahier des charges exigé par le gouvernement. Le violent incendie, mercredi dernier à Strasbourg, de l’un des centres de stockage d’OVH sonne néanmoins comme un avertissement sur les dangers d’une concentration à l’infini des données, même en France ou en Europe.

Ce mauvais coup porté à notre économie n’est pas sans rappeler la vente de nombre de nos fleurons industriels, comme la société Alstom à General Electric, exemple le plus notable, et toutes les soumissions de l’actuel pouvoir aux Etats-Unis et à la langue anglaise.

La fin programmée de la vie privée

Mais cette soumission à l’oligarchie et le pactole offert à l’empire de Bill Gates, sans doute l’un des plus mondialistes d’entre les mondialistes avec George Soros, posent surtout l’épineux problème de la sécurité des données. Il ne se passe pas une semaine sans que ne soit révélé un piratage massif de données informatiques et le phénomène va croissant de mois en mois. Yahoo, grandes entreprises, administrations, banques, mutuelles, particuliers subissent quotidiennement des piratages en tous genres, et nombreux sont les spécialistes annonçant sereinement l’impossibilité d’une sécurisation absolue des données et l’inéluctable fin de la vie privée.

Imagine-t-on les conséquences sur l’emploi, les carrières, la finance, la politique et le crédit de toutes les fuites de données présentes et à venir et de cette fin de toute vie réellement privée ? Il y a moins d’un mois, la presse révélait le vol des dossiers de santé d’un demi-million de nos concitoyens et leur publication sur Internet. Deux semaines auparavant nous apprenions la plus importante fuite de données jamais constatée depuis les débuts d’Internet : près de trois milliards deux cents millions d’adresses courriel et mots de passe volés aux géants du Web.

Toutes données qui bien souvent nourriront des réseaux cybercriminels pratiquant le « rançonnage » assorti d’un chantage, l’« hameçonnage » et l’usurpation d’identité. Sans parler d’un moindre mal : la démultiplication des reventes de fichiers à des fins publicitaires. Dans ce contexte, était-il bien prudent de confier nos données de santé aux grands opérateurs américains qui ne prennent même plus la peine de démentir leurs liens avec les grandes agences de renseignement (NSA, FBI, CIA) ?

Par Arnaud Raffard de Brienne

Article paru dans Présent daté du 16 mars 2021

Facebook, Google, Microsoft et Twitter recréent Big Brother : vers la fin de toute liberté d’expression sur les réseaux sociaux

Vous connaissiez peu le Global Internet Forum to Counter Terrorism, un consortium créé en 2017. Que du beau monde, Facebook, Twitter, Microsoft et Google (via YouTube). Et que de bonnes intentions, « lutter contre le terrorisme ». Réjouissez-vous, vous allez en entendre parler (et en subir les conséquences), le consortium s’élargit avec de nouvelles ambitions et de nouveaux moyens.

Lutte contre « l’extrémisme »

Après l’attentat de Christchurch contre des mosquées en Nouvelle Zélande en mars 2019, la première ministre Jacinda Ardern, le président Emmanuel Macron avaient lancé en mai, l’appel de Christchurch pour lutter contre les « contenus extrémistes et violents » sur internet. La Grande-Bretagne, l’Irlande, puis Twitter, Facebook, Microsoft et Google avaient rejoint l’appel. La phraséologie était volontairement vague et pouvait englober les soutiens de l’État islamique que les « extrémistes de droite ».

Mécanisme préventif

Lors de la conférence de presse annonçant la nouvelle structure, la numéro 2 de Facebook a annoncé fièrement que le réseau social avait supprimé après l’attentat 1,5 millions (vous lisez bien un million et demi) de vidéos dont 1,2 millions n’avaient pu être vues par personne sinon les 30.000 (trente mille) censeurs de Facebook.

La charmante Jacinta a surenchéri « Nous essayons de créer un mécanisme du genre défense civile. De la même manière que nous réagissons aux urgences naturelles comme les incendies et les inondations, nous devons être prêts à réagir à une crise comme celle que nous avons vécue ». Pour prévenir les inondations, on construit des barrages, pour prévenir les incendies on débroussaille, pour prévenir l’extrémisme, on censure, tout se tient.

Élargissement de la plate-forme

A l’occasion de la réunion de l’ONU, le 23 septembre 2019, LinkedIn (propriété de Microsoft) et WhatsApp (propriété de Facebook) ont rejoint l’organisation. Selon un communiqué repris par l’AFP, la structure œuvrera pour « déjouer les tentatives de plus en plus sophistiquées des terroristes et des extrémistes violents pour se servir des plateformes numériques ».

Les gouvernements de six pays, France, Royaume-Uni, Canada, États-Unis, Nouvelle Zélande et Japon auront un rôle de consultation ainsi que l’ONU et l’Union Européenne. On ignore encore le montant des financements de la nouvelle organisation, dirigée par une équipe dédiée, mais il devrait être d’une dimension sympathique.

Lutte contre le « suprémacisme blanc »

Dans le même temps Facebook annonce une collaboration avec les polices des deux côtés de l’Atlantique, pour « éduquer leurs outils d’intelligence artificielle ». Dés octobre 2019 la police de Londres et le réseau social collaboreront pour « détecter les contenus et mieux les supprimer », entendez par là les contenus « extrémistes ». Des universitaires spécialistes de la « radicalisation » et des « experts du maintien de l’ordre » apporteront (on imagine contre une honnête rétribution) leur expérience. On parle de 350 consultants extérieurs pour soutenir cette noble cause, sans compter les personnels des grands réseaux sociaux.

Big brother partout

Le 17 septembre nous vous donnions nombre d’exemples des nouvelles censures sur les réseaux sociaux. D’autres se sont rajoutées. Le magazine L’Incorrect a été censuré sur Facebook après un entretien avec Maître Pierre-Vincent Lambert, l’avocat de Génération Identitaire.

Il est possible qu’un robot identifie les vestes bleues des militants de Génération Identitaire ou certains mots-clefs et supprime automatiquement le post. Un procédé exactement semblable à celui des staliniens des belles années : vous n’existez plus, vous n’avez jamais existé, vous êtes mort pour la société. De quoi réfléchir à des alternatives aux réseaux des géants américains soutenus par six gouvernements, une bonne partie de l’université et hélas sans doute une forte proportion de journalistes.

Article repris du site OJIM

“Google filtre ta pensée” – “Facebook contrôle ce que tu peux lire” : La Quadrature du Net dénonce le flicage organisé par les géants du Net

20/12/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La Quadrature du Net, une association de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet, diffuse actuellement une campagne qui dénonce le flicage organisé par les géants du Net.

“Google filtre ta pensée”
: Google filtre ses résultats de recherche et les recommendations YouTube pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.
“Apple sait où est ta mère” : Si tu as un smartphone sous iOS ou Android, il permet à Appel, Google et leurs apps d’enregistrer ta position, sans toujours te le dire ou te laisser le choix.
“Facebook contrôle ce que tu peux lire” : Facebook trie les contenus de son fil d’actualité pour analyser tes réactions et t’enfermer dans sa bulle.
“Amazon sait quels cadeaux tu auras” : Les comportements qui te semblent les plus anodins, analysés en masse, révèlent précisément ta personnalité, tes attentes et celles de ton entourage.
“Microsoft forme tes enfants” : En 2015, Microsoft a payé 13 millions d’euros à l’Education nationale pour pouvoir former et fournir ses outils aux élèves et enseignants.


Russie : Poutine veut éradiquer les logiciels de Microsoft

15/11/2016 – RUSSIE (NOVOpress)
La ville de Moscou va remplacer Microsoft par des logiciels russes dans près de 600 000 ordinateurs. Cette transition va commencer par le remplacement d’Outlook, IBM et Oracle, mais Microsoft semble le plus ciblé par la politique de Poutine.

Craignant que les logiciels de Microsoft ne soient utilisés par les Etats-Unis contre la Russie dans la guerre cybernétique entre les deux pays rivaux, Vladimir Poutine veut au plus vite se débarrasser de Microsoft, au moins au sein du gouvernement et des entreprises contrôlées par l’Etat.


Régularisation des clandestins aux Etats-Unis : Microsoft soutient Obama

Régularisation des clandestins aux Etats-Unis : Microsoft soutient Obama

24/04/2013 – 08h00
WASHINGTON (NOVOpress) – Alors que les débats se poursuivent autour de la réforme de l’immigration aux Etats-Unis, lors d’une audition au Sénat, lundi dernier, Microsoft a pris publiquement la parole pour défendre le projet de Barack Obama. Pour des raisons de recrutement, le géant américain de l’informatique chasse les cerveaux étrangers et milite pour la hausse du nombre de visas. Le projet de réforme actuellement en discussion prévoit le relèvement de 85.000 à 135.000 voire 205.000 du nombre annuel de visas ainsi que l’attribution de « cartes vertes » (permis de séjour permanents) pour les étrangers diplômés scientifiques d’universités américaines.

Dans une logique mondialiste, l’immigration de masse est donc une bénédiction pour Microsoft, à l’image de nombreux autres industriels internationaux. Alors que le chômage frôle les 8 % aux Etats-Unis, Barack Obama cherche pourtant à légaliser les 11 millions d’immigrés clandestins aux États-Unis afin de satisfaire l’électorat latino ayant voté pour lui à 70 % fin 2012. Aux Etats-Unis comme en France, l’immigration fait follement tourner la tête des politiciens du pays.

Crédit photo : niallkennedy via Flickr (cc)>/small>